Le Saviez-Vous ► Au XIXe siècle, il était courant d’avaler un ver solitaire pour perdre du poids


J’ai déjà entendu parler d’avaler un oeuf de ténia, dans le but de perdre du poids. L’origine de cette pratique remonte autour des années 1837 au Royaume-Uni et encouragé par la reine Victoria 1re. Un guide à cette époque disait que c’était  »du devoir d’une femme d’être belle ». Vous connaissez sûrement cette citation :  »Il faut souffrir pour être belle », c’était une réalité. À cette époque, les critères de beauté étaient stricts et les moyens pour y parvenir étaient drastiques. Le ver solitaire faisait partie de ces méthodes dangereuses.
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Au XIXe siècle, il était courant d’avaler un ver solitaire pour perdre du poids


ver solitaire

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Crédits : iStock

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

L’époque victorienne qui s’est déroulée entre 1837 à 1901 est restée célèbre pour ses critères de beauté souvent étonnants. Cependant, certaines techniques pratiquées afin d’entrer dans ces critères font froid dans le dos comme celle d’avaler un ver solitaire.

Si la pratique venant de Chine consistant pour les femmes à se bander les pieds a été largement diffusée dans les médias, c’est un peu moins le cas pour une autre pratique dont l’origine est bien plus proche de nous : le régime au ténia.

Le ténia est un long ver parasite de l’intestin plus couramment appelé ver solitaire. Ce dernier se décline en deux espèces : l’une présente chez le porc et l’autre chez le bœuf (hôtes intermédiaires) et peut entraîner des douleurs abdominales, des nausées, des troubles du transit intestinal ou encore des troubles de l’appétit (anorexie, boulimie).

Comment croire que l’époque victorienne raffinée, qui s’est déroulée sous le règne de la reine du Royaume-Uni Victoria Ire comme son nom l’indique, pouvait autoriser une pratique aussi ignoble. En réalité, cette dernière fût abondamment encouragée. A cette époque, l’idéal de beauté chez la femme était le suivant : lèvres rouges, joues roses, peau pâle, pupilles dilatées, mais également et surtout, une silhouette très mince.

Ingestion d’ammoniac, bains d’arsenic ou encore corsets serrés à l’extrême étaient les méthodes les plus populaires, heureusement aujourd’hui disparues. Le régime au ténia est cependant le plus effrayant, car il s’agit de volontairement installer dans son corps un ver solitaire. Les femmes avalaient une pilule contenant un œuf de ténia et le parasite se développe une fois ce dernier éclos tout en se nourrissant d’une partie de ce que l’hôte avale.

En théorie, ce régime permettait de perdre du poids tout en se fichant du nombre de calories assimilées, une façon laxiste, mais surtout dangereuse de maigrir. Un guide d’époque, The Ugly-Girl Papers de S.D. Powers, estimant qu’il était « du devoir d’une femme d’être belle » décrivait cette technique et ses motivations dont le but était de trouver un équilibre « sain » dans cette recherche du corps parfait.

« Une fille corpulente devrait manger le minimum nécessaire pour satisfaire son appétit, mais en ne s’autorisant jamais à quitter la table en ayant encore faim »,pouvait-on lire dans le guide.

« Souffrir pour être belle » était une expression qui avait donc tout son sens. La dangerosité intervenait surtout lorsque le poids désiré était atteint et qu’il fallait retirer le ténia. Prendre des pilules pour éliminer le ver n’était pas encore très courant et il y avait donc plusieurs techniques parfois hallucinantes. Un certain docteur Meyers avait inventé un appareil à insérer dans le tube digestif, il s’agissait d’un cylindre fourré avec de la nourriture dont le but était d’attirer le ver. Cependant, les hôtes mourraient le plus souvent étouffés. Une autre technique consistait à agiter un bol de lait à proximité d’un orifice en attendant que ce dernier sorte alléché par l’odeur.

Il s’avère que cette technique destinée à la perte de poids est toujours d’actualité, bien que marginale. En effet, des personnes désirent toujours volontairement laisser s’installer un ver solitaire dans leurs intestins. Bon nombre d’escroqueries existent sur le Web, mais la pratique jouit parfois de publicités dont on se passerait. Dernier exemple en date ? Khloe Kardashian a déclaré dans l’émission de télé-réalité Keeping Up With the Kardashians qu’elle aimerait avoir un ver solitaire, une déclaration qui avait conduit à la rédaction d’un article préventif sur le site Vice en avril 2015.

https://sciencepost.fr/

L’eau au citron aide-t-elle vraiment à perdre du poids ?


On voit souvent des aliments miracles qui a eux seuls peuvent amincir, débarrasser de nos toxines etc.. L’eau citronnée en fait partie. Pour ma part, si je met du citron dans l’eau, c’est pour changer le goût de l’eau de la ville et pas pour autre chose. De toute manière, il faudrait prendre beaucoup de citron pour avoir l’effet désiré et mettrait l’émail de nos dents en péril
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L’eau au citron aide-t-elle vraiment à perdre du poids ?

 

Boire un verre d’eau avec le jus d’un citron chaque matin avant le petit déjeuner serait un secret de minceur pour certaines personnes. Mais peut-on vraiment perdre des kilos en consommant cette boisson ?

Certaines célébrités ne jurent que par leur verre d’eau tiède mélangé à du jus de citron dès le réveil. Ce rituel serait leur secret de jouvence, de bonne mine et… de minceur. Lorsque les adeptes de l’eau au citron en vantent les mérites, ils parlent d’élimination des toxines, de réduction de l’appétit et de diminution de l’absorption des graisses.

« Le problème est que ça ne marche pas comme ça. En fait, l’eau au jus de citron laisse de côté la partie la plus efficace de ce fruit », expliquent les experts du site britannique Time.

Les mérites de cette boisson trouveraient fondement dans une étude japonaise de 2008, menée sur des souris. Les chercheurs ont observé, effectivement, une baisse de l’absorption des graisses chez les rongeurs ayant consommé du citron. Mais ces résultats n’ont pas été vérifiés chez l’être humain, et les souris ont mangé du zeste de citron, pas le jus. Si nous consommions autant de zeste de citron dans notre alimentation, expliquent les spécialistes, l’acide risque d’abîmer sérieusement l’émail de nos dents.

S’hydrater plus sainement

Mais consommé avec modération, le citron reste un aliment bénéfique. C’est une bonne source de vitamine C et de pectine, une fibre alimentaire. Ces deux nutriments sont associés à une baisse des risques d’obésité, mais pas assez pour aider à modifier le poids d’une personne. L’eau au citron n’est donc pas la boisson miracle pour perdre quelques kilos, mais un verre de temps en temps ne fait pas de mal au métabolisme.

Elle présente également un autre avantage important : elle peut aider les personnes qui n’aiment pas boire de l’eau, et qui consomment beaucoup de soda, à s’hydrater de façon plus saine, à condition de ne pas rajouter du sucre dans le verre. Alors n’hésitez pas à découper quelques rondelles de citron bio pour les plonger votre carafe d’eau, mais privilégiez une alimentation équilibrée et la pratique d’exercice physique pour rester en forme.

http://www.santemagazine.fr/

Le nouveau défi minceur qui affole Internet implique une feuille de papier


Si vous êtes capable de vous cacher derrière une feuille de papier (genre pour écrire des lettres) peut-être devriez-vous consulter pour comprendre ce qui fonctionne mal dans votre corps. Enfin, c’est quoi qui se passe dans la tête des gens de promouvoir autant la minceur ?
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Le nouveau défi minceur qui affole Internet implique une feuille de papier

 

Les idées ridicules sont légion sur le Web et la nouvelle tendance qui fait rage chez les jeunes femmes ne fait pas exception.

Leur nouveau dada? Se coller une feuille de papier de format A4 (l’équivalent d’une feuille 8 et demi par 11) côté portrait sur le tronc : si la taille ne dépasse pas, tout va bien, vous êtes assez fine. Si elle dépasse, malheur à vous, vous devriez perdre quelques kilos.

Le #PaperChallenge est non seulement ridicule, mais aussi dangereux.

 D’après ce que rapporte Cosmopolitan, « le tour de taille moyen d’une femme est de 80 cm, ce qui fait entre 35 et 40 cm vu de face, alors qu’une feuille de papier fait 21 cm de largeur».

Pas besoin de souligner que l’idéal de beauté véhiculé par ce nouveau défi Internet est complètement irréaliste.

Le #PaperChallenge? Une autre tendance du Web à mettre à la poubelle!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

«Ma fille se trouve laide et grosse»


Il est triste de voir que de plus en plus jeune, les enfants se soucient de leur apparence physique. Il y a une urgence d’agir, mais comment parler de l’apparence physique alors que tout parle du culte de la minceur pour les femmes et des corps musclés pour les hommes.
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«Ma fille se trouve laide et grosse»

 

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ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On le répète, comme pour s’en convaincre: il n’y a pas que l’apparence qui compte. On insiste auprès de nos enfants, aussi perméables que les adultes – c’est dire… – au culte de la minceur ou des torses musclés. L’impact est réel: à 10 ans, une fillette sur deux voudrait être plus mince. Et ce n’est pas nécessairement plus simple pour les garçons, rapporte notre journaliste Alexandre Vigneault.

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Porter le poids de son image

«Ma fille se trouve laide et grosse», se désole une maman sur Facebook. L’enfant en question n’a pas encore 9 ans. Cassandre*, la mère qui signe le billet, lui a fait valoir qu’elle n’est ni laide ni grosse, mais ses bons mots ne pèsent pas bien lourd dans la tête de sa fillette qui désire trouver sa place dans la cour d’école.

Cassandre n’a pas grimpé dans les rideaux la première fois que sa fille lui a fait part de sa souffrance par rapport à son apparence.

«Je ne voulais pas faire la mère freak et dire que mon enfant était fuckée, dit-elle. Mais après plusieurs fois, j’ai commencé à la questionner.»

«Ça vaut la peine de prendre le temps d’en parler. Ce n’est pas un hasard si un enfant répète une chose plusieurs fois. C’est probablement qu’il a envie d’en parler», estime Annie Aimé, professeure de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais et spécialiste des problèmes liés au poids.

La fille de Cassandre n’est pas seule. Il y a aussi celle de Claudia, qui fait de l’embonpoint, et celle de Marie, qui a un ventre rondouillet. Se trouver trop grosse à 9 ans est malheureusement très courant.

«En avril 2014, on a publié un rapport de recherche dans lequel un peu plus de 40 % des enfants de 8 à 12 ans interrogés disaient vouloir être plus minces, expose Annie Aimé. Si on avait regardé toutes les insatisfactions par rapport au poids, on serait peut-être arrivé à 50 %.»

Ces chiffres correspondent aux constats aussi faits aux États-Unis et en Australie, précise la psychologue.

Les filles sont les principales affectées par le culte de la minceur, mais les garçons aussi sont touchés: à 9 ans, 33 % d’entre eux aimeraient être plus minces.

«On a été surpris de voir que nos garçons aussi voulaient être plus minces», admet Annie Aimé.

En fait, chez les garçons, deux tendances coexistent: vouloir mincir et prendre du muscle.

Un facteur d’intimidation

«Ce qui me sidère, c’est que ma fille est tout à fait normale», lance Cassandre.

Elle croit que cette idée lui vient de l’école. Marie et Claudia n’en doutent pas, elles.

«Il y a des commentaires des amis à l’école», confirme Marie. «Ma fille commence à se faire écoeurer à l’école», dit aussi Claudia.

Le poids est le trait physique le plus susceptible de devenir une source d’intimidation, rapporte Annie Aimé.

«On a tendance à percevoir le poids comme une chose qu’on peut contrôler. Si une personne est grosse, ce n’est pas « pauvre toi », mais plutôt: « qu’est-ce que tu fais pour être grosse de même? » On va blâmer la personne, la culpabiliser.» Annie Aimé,
professeure de psychologie à l’Université du Québec

«L’impression que j’ai, dit Cassandre, c’est qu’on vit dans une société de la performance comme travailleur, comme homme, comme femme, comme parent, comme amoureux. Il y a tellement de messages qui nous disent qu’on doit être parfait. Il n’est pas facile de se développer une pensée autonome.»

Les enfants les plus conformistes et ceux qui ont une faible estime d’eux-mêmes sont plus susceptibles d’être insatisfaits de leur apparence. Par ailleurs, ils sont perméables aux conversations entre adultes au sujet du poids, des régimes et de la nécessité d’améliorer sa silhouette. Ils sont aussi exposés aux publicités d’aliments minceur et d’appareils d’exercice.

«Ça fait longtemps que ma fille veut qu’on achète un vélo stationnaire», glisse d’ailleurs Marie.

Jouets, pub et jeux vidéo

«Les jeunes sont de plus en plus exposés aux médias et le sont de plus en plus tôt. Même avant 2 ans, les enfants peuvent commencer à interagir avec une tablette électronique, par exemple», fait valoir Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias, organisme basé à Ottawa.

En plus de l’inévitable publicité, il évoque l’internet et les jeux vidéo. YouTube est en effet le site le plus populaire chez les jeunes Canadiens de quatrième année et plus, selon lui. Certains des jeux les plus populaires chez les jeunes Canadiennes sont aussi, en résumé, des jeux de magasinage et de maquillage de modèles stéréotypés «soit légèrement ou très sexualisés».

Les jouets colportent aussi des messages. L’icône du genre, pour les filles, c’est bien sûr la Barbie et sa taille d’une finesse démesurée. Une étude américaine qui date de 1999 signale également que les figurines du genre G.I. Joe et Star Wars avaient considérablement pris du muscle depuis les années 70.

«L’impact sur l’image corporelle et l’estime de soi des garçons va se faire sentir plus vers l’adolescence», précise Thierry Plante.

Que faire?

L’insatisfaction quant à l’image corporelle est une situation complexe. Le fait de jouer avec une Barbie ne rend pas anorexique, évidemment. L’exposition prolongée aux stéréotypes dominants peut par contre avoir un effet à long terme si la personne – enfant ou adulte – ne développe pas son sens critique.

C’est pourquoi Thierry Plante suggère de s’intéresser aux émissions et aux jeux qui captivent nos enfants, sans porter de jugement, mais en les remettant en contexte.

«Ça commence avec l’image corporelle, mais plus tard, à l’adolescence, ça touchera la sexualité, sa représentation et les comportements», dit-il.

«On peut aussi planifier l’utilisation des médias, plutôt que leur accès soit toujours une possibilité en arrière-plan, ajoute-t-il.

«Envisager le temps d’utilisation d’un média comme un choix a une influence sur leur utilisation: les enfants sont plus conscients des choix qu’ils font dans un tel contexte.» Thierry Plante,spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias

Parler sans juger et accompagner les enfants constituent aussi des pistes de solution, selon Annie Aimé. Il faut essayer de naviguer entre l’éducation à l’alimentation, la nécessité de bouger et le développement du regard critique à l’égard des modèles dominants.

«On évite les extrêmes: il ne faut pas partir en peur, prévient-elle, mais on ne fait pas semblant que ce n’est pas là non plus.»

* Certains noms des mères qui témoignent ont été changés

Une fille sur deux

S’observer et se comparer est un comportement normal. Les recherches montrent toutefois que les enfants sont nombreux à se trouver inadéquats.

3 ANS

Âge auquel on commence à se préoccuper de son image corporelle et où on distingue clairement les gens minces des plus en chair. Cassandre dit d’ailleurs que dès 3 ou 4 ans, il était clair pour sa fille qu’une princesse «ne pouvait pas être grosse».

47 %

Presque une fillette de 9 ans sur deux souhaiterait être plus mince, selon une enquête réalisée au Québec. Il s’agit d’un bond spectaculaire puisque, à 8 ans, 25 % d’entre elles formulaient le même souhait. Après 10 ans, la proportion s’élève à 50 % et demeure stable au cours de l’adolescence.

8 ANS

Le regard des autres contribue à façonner notre image corporelle à partir de 8 ans. Avant, les enfants construisent surtout leur image à travers le regard de leurs parents.

15 %

Pourcentage de garçons de 9 à 11 ans qui voudraient être plus musclés. Une enquête menée au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2002 a révélé en outre que 73 % des garçons de 14 ans souhaitaient gagner du muscle.

Sources: Institut national de la statistique du Québec, Canadian Obesity Network, Annie Aimé (Université du Québec en Outaouais)

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Vers les troubles alimentaires?

Claudia ne tourne pas autour du pot: en voyant sa fille «manger ses émotions», elle craint que celle-ci ne développe un trouble alimentaire.

«Est-ce qu’elle va se faire vomir à l’adolescence? Si on ne règle pas ça en ce moment, ça va être pire plus tard, pense-t-elle. Ça ne peut pas aller en s’améliorant.» Pas tout seul, du moins, selon elle.

Entendre sa fillette se plaindre de son poids et de son apparence suscite une inquiétude semblable chez Cassandre, qui ne voudrait pas que sa fille souffre plus tard d’anorexie.

«Je me dis que c’est maintenant qu’il faut que je m’en occupe, avant que ce soit cristallisé et pendant que la communication est possible, dit-elle. J’ai travaillé avec des ados et je sais qu’à un moment donné, ils se referment…»

Les troubles alimentaires touchent bien sûr un certain nombre de garçons, mais ce sont d’abord les filles qui sont à risque de devenir anorexiques ou boulimiques. Des observateurs s’en inquiètent d’autant plus que, à l’ère de l’internet, des sites présentent la minceur extrême comme un mode de vie («lifestyle») et glorifient les petites cuisses, les ventres plats et les corps d’une minceur parfois extrême.

Inspiration minceur

Thierry Plante, spécialiste de l’éducation aux médias chez Habilo Médias, cite notamment des pages qui utilisent des variations des termes «thinspo» (de «thinsporation», contraction de «thin» et «inspiration») et «Pro-Ana» (raccourci de proanorexie), appellations cool pour désigner des pages consacrées à l’inspiration minceur ou faisant la promotion de comportements associés à l’anorexie. Sur l’un de ces blogues, on aperçoit même une fille impeccablement coiffée et habillée, qui se fait vomir avec style…

Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE, spécialisée dans les problèmes de nutrition et d’image corporelle, confirme que le risque que la situation empire est réel.

«Le facteur de risque le plus solide des troubles alimentaires, c’est l’image corporelle négative. Alors pour toute femme qui développe un trouble alimentaire, il y a des insatisfactions corporelles.» Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE

Elle précise néanmoins que ce n’est pas le seul facteur: il y a aussi l’anxiété, la dépression et l’isolement, notamment. L’image corporelle devrait être abordée à l’école, selon elle, et bien sûr à la maison.

«Il faut que la communication soit toujours ouverte», conseille-t-elle.

Même si elle est très embêtée par les inquiétudes de poids de sa fille, Marie peut au moins se réjouir de deux choses: son enfant «est relativement bien dans sa peau» et sa confiance en elle n’a jamais été un problème jusqu’ici.

Claudia se trouve dans une situation plus délicate. Elle ne veut pas mettre de pression sur sa fille et dit ne pas vouloir la voir maigrir pour maigrir.

«Ce que je voudrais, c’est qu’elle se sente en forme, qu’elle puisse courir comme les autres, précise-t-elle. Qu’elle ait du fun comme les autres enfants.»

http://www.lapresse.ca/

Je grossis pour un rien et pas elle… Pourquoi ?


Certaines femmes prennent du poids à cause de mauvaises habitudes alimentaires, manque d’exercices, mais aussi l’hérédité, la ménopause … Alors que d’autres arrivent à garder leur poids pendant toute leur vie. Quelle injustice. ! Sans être obsédé par les kilos en trop, il est préférable d’apporter une bonne hygiène de vie, et surtout ne pas tomber dans des régimes miracles, ni au découragement
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Je grossis pour un rien et pas elle… Pourquoi ?

 

Malgré tous leurs efforts, il y en a qui sont tout le temps en train de lutter contre les kilos tandis que d’autres engouffrent n’importe quoi et restent obstinément minces.

La justice n’est pas toujours de mise en matière de poids. Mais le comportement joue aussi. Décryptage

Le poids de l’hérédité

Depuis très longtemps, on sait qu’un enfant né de deux parents de poids normal a seulement 10 % de risque de devenir obèse. Si c’est Papa ou Maman, ce risque monte à 40 %. Et si c‘est Papa et Maman, ce risque double.

Au fil des années, les scientifiques ont identifié des gènes responsables de la prise de poids et ils ne cessent d’en trouver de nouveaux. Mais, en pratique, cela ne change rien au problème : on ne peut pas modifier ses gènes, on est obligé de faire avec.

Conclusion : s’il y a un gros ou une grosse dans votre famille proche, vous n’avez pas d’autres choix que de vous bouger le plus possible pour augmenter votre dépense énergétique et vous accrocher à une alimentation équilibrée.

L’obsession des kilos

Les minces ignorent le plus souvent la balance. Parfois, elles n’en ont même pas une chez elles, et elles ne se pèsent que lors d’une visite médicale.

Vous êtes de celles qui commencent leur journée en se pesant ou pire encore, qui se confrontent à leur balance plusieurs fois par jour ? Vous avez une balance hyper sophistiquée qui vous indique le gras, la masse musculaire, et, – horreur ! – qui vous parle et donc vous culpabilise dès une différence de 200 g ?

Dans une même journée, votre poids peut varier de 1 à 3 kg, et ce pour différentes raisons : degré d’hydratation, composition des aliments, etc.

Quand votre poids augmente de quelques centaines de grammes, vous vous privez de manger, consciemment ou inconsciemment. Quand il n’a pas bougé ou qu’il a diminué, vous levez le pied sur les privations.

Conséquence ? Vous déséquilibrez votre alimentation et surtout, vous n’êtes plus à l’écoute de vos sensations de faim et de satiété. C’est la meilleure façon de grossir.  Plus vous êtes obsédée par votre poids, plus vous accumulez les (mal)chances d’en prendre !

La solution ? Notez votre poids un matin, à jeun, après avoir fait pipi. Puis rangez votre balance au fond d’un placard (que vous devrez vider pour la récupérer). Ressortez-la un mois plus tard et pesez-vous dans les mêmes conditions. Alors, la différence, en plus ou en moins, sera vraiment valable.

Le manque de sommeil

Vous vous couchez tard, vous vous levez tôt, vous avez du mal à vous endormir ? Bref, vos nuits sont trop courtes. Et vous rattrapez votre manque de sommeil pendant le week-end.

Il n’est pas impossible que ces kilos que vous prenez si facilement viennent de cela. Des chercheurs de l’Université de Washington ont constaté que dormir moins de sept heures par nuit favorisait la prise de poids : les gènes de l’obésité se mettent au repos pendant le sommeil. Donc, plus on dort, moins ils fonctionnent.

D’autre part, le manque de sommeil, ça fatigue. Pour lutter contre cette fatigue, on a beaucoup plus tendance à grignoter des trucs gras et sucrés, à boire des sodas bien sucrés plutôt que de l’eau, et tout ceci bouleverse l’équilibre alimentaire et fait grossir.

La solution ? Des nuits de 8 heures au moins ! Bouclez la télé, l’ordi, la tablette, le smartphone de bonne heure (de façon à calmer votre cerveau) et couchez-vous plus tôt avec un livre.

« Et pourtant, je ne mange rien ! »

C’est ce que l’on entend souvent dans la bouche des trop grosses (ou de celles qui se croient trop grosses) qui râlent après les minces qui mangent ce qu’elles veulent.

Mais lorsqu’on les soumet à un bilan alimentaire serré, établi jour par jour pendant une semaine, on s’aperçoit alors qu’elles multiplient inconsciemment les erreurs alimentaires.

Trop d’huile et/ou de beurre (selon les régions) pour cuisiner, des repas irréguliers, un manque flagrant de légumes et de fruits. Elles ne grignotent pas car elles se surveillent, ou alors, elles craquent de temps en temps en culpabilisant.

La solution ? Pendant une semaine, inscrivez tous les jours (sur un cahier ou sur un fichier dans votre smartphone) tout, absolument tout, ce que vous avalez dès que vous l’avalez. Et comparez ensuite avec un régime équilibré à 1800/2000 calories (si vous n’avez pas d’activité physique) et 2000/2200 calories, si vous faites un peu de sport.  

Faites aussi le compte de ce que vous achetez comme corps gras (huile, beurre, margarine) et ensuite calculez la consommation moyenne sur une semaine. Si vous dépassez les 200 à 300 g hebdomadaires, tous corps gras confondus, c’est trop. Et cela peut être une des raisons de votre facile prise de poids.

« Il faut que je fasse régime »

C’est ce que vous vous dites et faites souvent. Depuis des années, depuis même peut-être votre adolescence, vous avez accumulé des périodes de restriction plus ou moins sauvages qui vous ont fait perdre 2 ou 3 kg très vite repris.

Résultat ? Vous avez complètement déséquilibré votre organisme. À force d’être ainsi bousculé, votre corps a perdu ses repères.

Il se défend physiologiquement – il est équipé pour cela – en faisant des provisions en vue de la prochaine famine : il ralentit sa dépense de calories quand vous ne lui en apportez pas assez et il fabrique un maximum de gras pendant les périodes d’abondance.

La solution ? Adoptez un régime équilibré en fonction de votre taille et de votre poids et oubliez cette obsession des kilos. Vous les perdrez lentement, mais définitivement.

Manger lentement

A quelle allure mangez-vous ? Combien de temps restez-vous à table ?

Si vous avalez tout rond, si vos repas sont expédiés en 15 à 20 minutes, il y a de grandes chances pour que vous ne vous sentiez jamais vraiment rassasiée.

Vingt minutes, c’est le temps qu’il faut à votre centre de satiété pour se mettre en route et vous envoyer les bénéfiques signaux de rassasiement. Quand vous mangez vite, il n’a pas le temps de bien fonctionner et n’enregistre pas ce que vous venez d’avaler.

Résultat ? Vous ne vous sentez jamais vraiment bien, vous avez tout le temps envie de manger quelque chose. Vous résistez mais vous craquez souvent.

Les minces mangent lentement : elles prennent le temps d’apprécier ce qu’elles ont dans leur assiette (ou le sandwich de midi), elles sont naturellement à l’écoute de leurs sensations, elles s’arrêtent spontanément lorsqu’elles sont rassasiées. Ainsi, elles ne mangent pas au-delà de leurs besoins énergétiques.

La solution ? Obligez-vous coûte que coûte à manger lentement. Cela va vous demander un gros effort, cela va vous énerver mais, que vous soyez ou non prédisposée génétiquement à la prise de poids, c’est la bonne solution pour ne plus grossir

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne

Sources : Allison DB, Faith MS, Nathan JS. Risch’s lambda values for human obesity. Internal Journal of Obesity and Related Metabolism Disorder. 1996;20:990-9. leep Duration and Body Mass Index in Twins: A Gene-Environment Interaction http://dx.doi.org/10.5665/sleep.1810. Nathaniel F. Watson, MD, MSc1,2,3; Kathryn Paige Harden, PhD6; Dedra Buchwald, MD4; Michael V. Vitiello, PhD3,5; Allan I. Pack, MB ChB, PhD7; David S. Weigle, MD4; Jack Goldberg, PhD8. Hypothalamic Angptl4/Fiaf Is a Novel Regulator of Food Intake and Body Weight. Diabetes;59:2772–2780 Kim HK, Youn BS, Shin MS, Namkoong C, Park KH, Baik JH, Kim JB, Park. JY, Lee KU, Kim YB, Kim MS.

http://www.e-sante.fr/

Minceur : halte aux idées reçues !


On dirait que plus on essaie de démontrer les pièges des régimes et des aliments dites allégés, moins de calories etc … plus on voit des publicités, des régimes miracles pour chercher des termes plus convainquant
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Minceur : halte aux idées reçues !

 

En matière de minceur, les idées reçues sont nombreuses. Entre produits allégés ou aliments « brûle-graisses », il est difficile de s’y retrouver. Nous faisons le point sur ces grands principes de la minceur…

1. Les produits allégés ou light font maigrir

10 idees recues sur la minceur

FAUX – Les produits allégés sont souvent le résultat d’opérations marketing. Les produits qui portent la mention faible teneur en gras ou allégés en sucres ont certes, une teneur en gras et en sucres moins importante que celle des produits normaux mais sont parfois tout aussi caloriques. De plus, nous pouvons être poussés, sans nous en rendre compte, à consommer plus d’aliments allégés parce qu’on pense qu’ils sont moins caloriques, ce qui n’est pas toujours mieux car ces gras et sucres sont remplacés par des substituts industriels

2. Pour maigrir, je dois manger moins

10 idees recues sur la minceur

FAUX – Pour perdre du poids, réduire les quantités n’est pas toujours la solution, sauf quand les quantités ingérées sont déjà importantes. Si vous avez l’habitude de manger des portions normales (75g de viande, 125ml de légumes et 125ml de féculents1) sans vous resservir, diminuer les quantités ne servira qu’à accroître le sentiment de frustration que peut engendrer un régime, ce qui entraînera souvent des petits craquages. L’idéal est de modifier progressivement son alimentation. Privilégiez les viandes maigres comme les volailles, les légumes à la cuisson vapeur et les féculents à grains entiers dont l’index glycémique est plus faible et dont les fibres aideront à mieux rassasier et faciliteront le transit intestinal. En revanche, il est impératif de limiter le grignotage entre les repas.

3. Boire beaucoup d’eau fait maigrir

10 idees recues sur la minceur

FAUX – L’eau, bien qu’elle soit essentielle à la vie, n’a aucun impact sur la minceur. A partir d’1,5 L d’eau par jour, elle permet l’élimination des toxines. Néanmoins, en buvant à petites gorgées, l’estomac se remplit lentement et atténue la faim, ce qui limite souvent les envies de grignotage. Attention : cette astuce permet de contourner les petits craquages sur des produits gras ou sucrés, souvent responsables de l’échec d’un régime. Elle ne doit pas être un prétexte pour sauter un repas. Autorisez-vous quand même une petite collation saine en milieu d’après-midi (fruit, yaourt sans sucres ajoutés, etc…) selon votre faim.

4. Le pain ne fait pas grossir

10 idees recues sur la minceur

VRAI ET FAUX – Une fois de plus, tout est une question de quantité et de type de pain consommé. Une tranche de pain qu’il soit blanc ou complet contient environ 100 kcals, sachant qu’on recommande un apport d’environ 2000 kcals par jour pour une femme et de 2700 kcals pour un homme. Le pain, comme la majorité des autres aliments, doit être consommé modérément. Il est conseillé de préférer les pains complets aux pains raffinés, riches en fibres qui favoriseront la satiété et le transit intestinal.

5. L’huile d’olive est moins calorique que les autres huiles

10 idees recues sur la minceur

FAUX – L’huile d’olive est tout aussi calorique que les autres huiles : 10g (environ 1 c. à soupe ou à table) d’huile d’arachide, de tournesol, de noix ou d’olive, équivaut à 90 kcals. Néanmoins, l’huile d’olive possède des propriétés nutritionnelles plus intéressantes que certaines autres huiles. Composée à 75% d’acides gras monoinsaturés, elle protège des maladies cardiovasculaires et elle permet de faire baisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) et cholestérol total. En matière de nutrition, ces huiles restent à privilégier face aux beurres ou margarines.

6. Je brûle les graisses au bout de 30 minutes d’exercice intense

10 idees recues sur la minceur

VRAI ET FAUX – On dit souvent qu’il est essentiel d’associer une activité physique à un régime pour perdre du poids. De la même façon, on dit aussi qu’on ne commencerait à brûler les graisses qu’après 30 minutes d’activité intense. Cette idée reçue est à nuancer. Il est vrai que lors des premières minutes d’exercice, le corps brûle de l’énergie qui ne correspond pas aux « stocks » de graisses plus profonds, mais à l’énergie mise à la disposition des muscles pour permettre leur bon fonctionnement, soit le glycogène.

Par conséquent, c’est bien au bout de 30 minutes au minimum de sport intense qu’on pourra commencer à brûler les réserves de graisses stockées. Ce mécanisme est également valable lors d’un effort plus modéré en misant en même temps sur la régularité, pour entraîner le corps à puiser dans les graisses plus profondes lors d’une activité sportive.

7. Pour maigrir, il faut dire adieu au(x) gras…

10 idees recues sur la minceur

FAUX – Tout est une question de « type » de gras. Il est conseillé de réduire sa consommation de gras saturés et d’éliminer celle des trans pour une meilleure santé. En revanche, pas question de supprimer les gras essentiels que l’organisme ne peut synthétiser lui-même et qui doivent être apportés par l’alimentation. Il s’agit desOméga-3 (dont le poisson ou la graine de lin sont d’excellentes sources) et des Oméga-6. Appelés acides gras polyinsaturés, ils jouent également un rôle protecteur contre les maladies cardiovasculaires.

8. Il faut manger plus léger le soir

10 idees recues sur la minceur

VRAI ET FAUX – On entend souvent dire que le repas du matin et du midi doivent être plus conséquents que celui du soir. Il est vrai qu’il est plus favorable de manger au moins 60% de ses calories au courant de la journée puisque c’est le moment où nous sommes le plus en activité. Pourtant, il n’est pas non plus déconseillé de prendre un repas beaucoup plus léger le soir. Tout dépend du degré de faim que l’on a et du type de repas que l’on prend. Un repas sain et équilibré, pris en famille et éloigné du coucher ne fera pas systématiquement stocker plus qu’un repas très léger. En matière de nutrition, le conseil primordial sera d’être à l’écoute de son corps et de ses besoins.

9. Pour perdre du poids il faut miser sur des aliments « brûle-graisse »

10 idees recues sur la minceur

FAUX – Des aliments comme l’ananas sont connus pour être des brûle graisses. Mais en terme de nutrition, ce type d’aliments n’existe pas. Certes, l’ananas contient de la broméline, un enzyme qui possède certaines actions bénéfiques sur le système circulatoire et cardiovasculaire, qui améliore la digestion des protéines, mais qui ne brûle pas les graisses. En revanche, l’ananas possède un pouvoir de satiété important étant donné sa bonne teneur en fibres : il peut être consommé en collation accompagné d’une source de protéines comme les noix.

http://www.passeportsante.net/

Êtes-vous trop préoccupée par votre poids?


Ah les régimes … ils en ont des conseils pour maigrir .. des produits sois-disant coupe faim et toutes ces personnes qu’on voit dans les revues, a la télé, au cinéma .. et in veut nous faire croire, que  pour être belle et bien dans sa peau, il faut être mince . Alors qu’il faut simplement mangé sainement et bouger ..
Nuage

 

Êtes-vous trop préoccupée par votre poids?

 

Deux problématiques reliées au poids se côtoient dans notre société. L’épidémie d’obésité, d’une part. L’obsession de la minceur, de l’autre. Si on connaît et mesure plus souvent les conséquences de l’obésité, l’obsession de la minceur menace elle aussi la santé de nombreuses femmes… et jeunes filles.

 

La face cachée de la problématique du poids


Environ 57 % des adultes et 26 % des enfants québécois ont un surplus de poids. Il s’agit d’une augmentation considérable depuis 25 ans. La préoccupation collective face à cette tendance se justifie quand on sait que l’embonpoint et l’obésité augmentent les risques de souffrir de plusieurs maladies : hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, cancer, etc. Cependant, cela ne signifie pas que chaque individu doit développer une préoccupation personnelle à l’égard de son poids!

Pourtant, selon un sondage Ipsos Reid mené en 2008, 73 % des Québécoises désirent maigrir et 62 % ressentent une pression sociale pour rester minces ou pour perdre du poids. Cette source révèle aussi que 50 % des femmes de poids normal, et même 21 % de celles sous leur poids santé, souhaitent maigrir. Autre fait troublant : 70 % des adolescentes font des efforts répétés pour contrôler leur poids ou en perdre. Le plus désolant est que le tiers des fillettes de 9 ans ont déjà tenté de maigrir.

Les médias, la publicité, la mode et l’industrie du spectacle contribuent à créer des normes de beauté mettant en vedette un corps féminin très mince, voire maigre. La quête de la minceur devient une question d’apparence plutôt que de santé. Quand on est davantage intéressé à l’effet des aliments sur notre poids qu’à leur teneur en éléments nutritifs indispensables au bon fonctionnement de notre corps, il y a un problème.

L’effet pervers des régimes

Pour votre corps, entreprendre un régime amaigrissant n’est pas banal. Celui-ci interprète les restrictions alimentaires comme un danger, et il se défend comme il peut. Entre autres, il protège ses réserves de graisse et il utilise les muscles comme combustible pour fournir de l’énergie. Cette perte de masse musculaire s’accompagne d’une perte d’eau, et elle cause une baisse du métabolisme de base. Autrement dit, le corps dépense moins d’énergie pour accomplir ses fonctions vitales. Une perte aussi minime qu’un demi-kilo de muscle suffit à ralentir le métabolisme de base, ce que certains régimes draconiens arrivent à faire en peu de temps. Lorsque vous recommencez à manger comme avant, votre corps, qui craint de devoir faire face à une autre famine, en profite pour faire des réserves. C’est ainsi que vous risquez de reprendre le poids perdu, et même davantage. C’est aussi parfois le début de la valse des régimes et du phénomène qu’on appelle « yo-yo » : perte de poids, gain de poids – perte de poids, gain de poids encore plus marqué, etc.

Le fruit défendu

C’est bien connu, les interdits alimentent le désir. Les nombreuses restrictions et interdictions imposées par les régimes entretiennent et exacerbent votre envie de manger de ces aliments. Et certains de ceux-ci occupent vos pensées et finissent par vous obséder, si bien que, quand vous « cédez », la rage devient incontrôlable! Le fait de vous priver, même quand vous avez faim, risque de vous faire établir une relation négative et malsaine avec la nourriture. Adieu, le plaisir de manger…

Telle mère, telle fille

Comme parent, vos gestes, vos attitudes et vos paroles ont beaucoup d’influence sur vos enfants. Plusieurs études révèlent que les filles dont les mères s’imposent des restrictions alimentaires ou encore qui mangent par compulsions ont plus de risque d’adopter les mêmes comportements. Les enfants sont sensibles aux messages que véhicule, directement ou indirectement, un parent qui accorde une grande importance à l’apparence et qui, de surcroît, est insatisfait de la sienne.

Quelques indices d’une image corporelle négative

  • Vous vous pesez toutes les semaines (ou plus souvent).
  • Vous aimeriez porter une ou deux tailles de vêtement de moins.

  • Vous faites de l’exercice par obligation et non par plaisir.

  • Votre objectif, quand vous faites de l’exercice, est de brûler des calories.

  • Vous pensez très souvent à la nourriture.

  • Vous vous sentez coupable quand vous mangez des sucreries, pâtisseries ou autres gâteries.

  • Vous êtes insatisfaite de votre corps.

Visez la santé!

Quand vous avez réellement un surplus de poids, il n’est pas nécessaire de maigrir beaucoup pour obtenir des bienfaits. Une perte de poids de 5 à 10 % du poids initial est généralement suffisante pour améliorer la santé. Et, mesdames, sachez que vos rondeurs aux hanches, aux cuisses et aux fesses ne sont pas celles qui présentent le plus grand risque pour votre santé! L’accumulation de poids au niveau de l’abdomen constitue un risque pour la santé beaucoup plus élevé. De plus, les maladies liées à l’obésité sont les mêmes que l’on retrouve chez les gens sédentaires, peu importe le poids. Ce qui implique que la pratique d’activités physiques réduit le risque de maladies chroniques attribuables à l’obésité (diabète de type 2, hypertension, maladies cardiovasculaires et certains cancers), que l’on soit obèse ou pas. Donc, en misant sur la santé plutôt que sur le poids, on gagne sur toute la ligne!

Un réel surpoids?


Pour savoir si votre surplus de poids représente un risque pour votre santé, vous pouvez calculer votre IMC et mesurer votre tour de taille. Voici la classification du risque pour la santé selon ces deux paramètres.

Risque moindre Risque accru Risque élevé
IMC 18,5 à 24, 9 25 à 30 > 30
Tour de taille – femme < 80 cm (31,5 po) 80-88 cm (31,5-34,5 po) > 88 cm (34,5 po)
Tour de taille – homme < 94 cm (37,0 po) 94-102 cm (37-40 po)
> 102 cm (40 po)

 

Rappel :

  • Si vous souffrez d’embonpoint ou d’obésité, fixez un objectif de perte de poids ne dépassant pas 10 % votre poids initial.
  • Consultez une nutritionniste afin d’obtenir des conseils personnalisés et d’adopter une démarche équilibrée.
  • Une perte de poids ne devrait pas dépasser plus de 1 à 2 lb (0.5 à 1 kg) par semaine.
  • Résistez à l’attrait des produits, poudres et autres recettes « miracles » pour maigrir.

 

http://extenso.org

L’obsession de la minceur, héréditaire?


J’avoue être septique que la génétique serait une des causes sur l’obsession du corps parfait .. je pense par contre que l’environnement, les valeurs de l’entourage a un effet sur ces personnes qui pour eux le culte de la minceur est important
Nuage

 

L’obsession de la minceur, héréditaire?

 

L'obsession de la minceur, héréditaire?

Photo: Fotolia

La moitié des facteurs qui causent une obsession de la minceur serait due au bagage génétique.

Le culte de la minceur est omniprésent dans notre société moderne, au point de créer plusieurs problèmes sociaux, spécialement chez les femmes, dans les dernières années.

Boulimie, anorexie, troubles alimentaires divers, obsession des régimes, entraînement excessif, voilà autant de problèmes qui peuvent apparaître chez les gens obsédés par la minceur.

Voilà que des chercheurs croient qu’il est possible que l’hérédité joue un rôle dans le degré de pression sociale ressenti par les femmes. En effet, une étude reprise par nlm.nih.gov explique que la moitié des facteurs qui causent une obsession de la minceur serait due au bagage génétique.

En d’autres termes, ce n’est pas que les médias et les magazines de mode qui seraient à blâmer, mais aussi l’environnement immédiat et les proches de celles qui possèdent déjà cette tendance génétique.

Cynthia Bulik, directrice de l’University of North Carolina Eating Disorders Program, explique:

«En principe, fondamentalement, nos comportements varient en fonction de notre réaction face aux éléments de notre environnement. Donc, si une personne réagit plus fortement aux images véhiculées par les médias ou à la pression des pairs, une partie de cette réaction est certainement causée par une susceptibilité génétique prédéterminée».

http://fr.canoe.ca

Se priver de manger pour mieux boire


Quelle horreur de suivre des régimes a tout casser dans le seul but de boire plus d’alcool, et que des compagnies tant qu’à eux n’y voit que le profit, Tant pis si la femme se rend malade, ou si elle boit plus ce qui compte c’est l’argent qu’on peut y faire. C’est une mode dangereuse qui ma première idée est de crée plus d’alcoolique chez les femmes ce qui aura des graves conséquences dans l’avenir autant pour les buveuses que pour les bébés qui naitrons de ces femmes
Nuage

 

Se priver de manger pour mieux boire

 

Se priver de manger pour mieux boire

PHOTO D’ARCHIVES

Selon une récente étude, une étudiante américaine sur six saute des repas pour mieux ressentir les effets euphorisants de l’alcool et faire de la place aux calories ingérées.

L’obsession de rester mince pousse de jeunes femmes à s’affamer pour boire davantage d’alcool

 

ISABELLE MAHER

 

JOURNAL DE MONTRÉAL

 

Obsédées par la minceur, des jeunes femmes auraient développé l’habitude de mélanger jeûne et alcool avant de faire la fête. Ce comportement dangereux observé chez nous, toucherait une étudiante américaine sur six.

Un Mojito contient 169 calories, une bière 140 calories, une coupe de Chardonnay 138 calories… Des jeunes femmes jonglent quotidiennement avec ces données et vont jusqu’à « planifier » à l’avance une soirée bien arrosée en se privant de manger.

« Dès le lundi avant une fête prévue pour le week-end, certaines de mes patientes vont mettre en place un jeûne ou tripler les séances d’entraînement au gym. Ce phénomène n’est ni nouveau, ni plus fréquent qu’avant. Les règles varient selon les patientes », note Stéphanie Léonard, psychologue et spécialiste des troubles alimentaires.

Perdre la tête

Moins manger pour mieux boire, un phénomène aussi appelé « alcoorexie » a été récemment documenté par des chercheurs de l’Université du Missouri. Selon leur étude publiée en 2011, une étudiante américaine sur six saute des repas pour mieux ressentir les effets euphorisants de l’alcool et faire de la place aux calories ingérées. Ce comportement touche trois fois plus de femmes que d’hommes et pas nécessairement des personnes souffrant d’anorexie.

Aucune étude sur l’alcoorexie n’a été réalisée chez nous, mais les intervenants de l’organisme Anorexie et boulimie Québec (ANEB) ont observé cette pratique, particulièrement chez sa jeune clientèle âgée entre 17 ans et la mi-vingtaine.

« Plusieurs d’entre elles évitent les activités sociales pour ne pas s’exposer au gain de poids. Pour elles, jeûner avant une sortie permet d’oublier les calories le temps d’une soirée. Si elles sautent le dîner et le souper, elles auront aussi moins besoin de boire pour ressentir les effets », rapporte Geneviève Dumont, coordonnatrice clinique d’ANEB.

Dans un forum de discussion, une jeune femme qui consomme de l’alcool tous les jours depuis des années raconte qu’elle se prive de manger pour compenser. Une autre âgée de 28 ans qui souffre d’anorexie restrictive depuis l’âge de 12 ans s’est mise à boire régulièrement il y a un an. Dès qu’elle arrête, elle souffre de boulimie vomitive. Un schéma infernal, décrit-elle.

« Beaucoup de femmes ont développé cette stratégie. Ça existe depuis longtemps. Ça fait partie de ces pratiques aberrantes qu’elles développent pour éviter de manger. Certaines ont recours à la caféine, d’autres aux boissons énergisantes ou à l’eau. Certaines font même des dons de sang pour se débarrasser des calories », rapporte Howard Steiger, directeur du programme des troubles de l’alimentation à l’Institut Douglas.

Des risques

Priver le cerveau de nourriture et consommer de grandes quantités d’alcool peut entraîner de graves problèmes de santé, expliquent les chercheurs du Missouri.

Les femmes sont particulièrement vulnérables aux effets de l’alcool, car l’enzyme responsable du métabolisme pour l’alcool n’est pas aussi active que chez l’homme. L’alcool est donc éliminé moins rapidement. De plus, la masse adipeuse étant plus abondante chez la femme, l’alcool se répand plus facilement dans les muscles. Notons que la consommation d’alcool à l’adolescence et au début de la vingtaine peut compromettre gravement la santé des os et augmenter les risques d’ostéoporose.

L’offre de boissons allégées explose

PHOTO D’ARCHIVES

L’organisme Anorexie et boulimie Québec considère que les entreprises « exploitent la tyrannie de la minceur ».

L’OFFRE DE BOISSONS ALLÉGÉES EXPLOSE

Bières, vodkas, cocktails… Les fabricants d’alcool semblent s’être donné le mot pour envahir le marché en offrant des produits moins caloriques.

« Les gens font attention à leur santé et font du sport. Contrairement au vin très associé à la santé, nous devions travailler à changer la perception négative que les gens peuvent avoir de la bière en offrant un produit moins calorique », explique François Lefebvre, chef des communications chez Molson Coors. L’entreprise lançait l’an dernier Molson Canadian 67, une bière contenant 67 calories.

La tendance des boissons faibles en calories semble plaire aux consommateurs. Des entreprises comme Smirnoff, Bacardi, Labatt et Molson ont flairé la tendance.

Mais selon Geneviève Dumont, coordonnatrice de l’organisme Anorexie et boulimie Québec, ces entreprises exploitent la tyrannie de la minceur. « Je trouve alarmant que l’on offre toutes sortes de produits alcoolisés faibles en calories. On exploite un contexte social, c’est devenu glamour de boire et de faire la fête en gardant la ligne. On ne devrait pas avoir à compter les calories lorsque l’on boit », plaide-t-elle.

Minceur en bouteille

Aux États-Unis, le gigantesque succès de Skinnygirl a surpris l’an dernier avec une hausse des ventes de 294 %. Le cocktail dont la mise en marché et le nom de la marque misent sans détour sur l’attrait de la minceur a fait son arrivée au Québec en avril dernier.

Selon Rob Tucker de l’entreprise Beam, propriétaire de Skinnygirl, l’intérêt pour le produit est manifeste. « En deux mois et demi, nous avons déjà vendu 1284 caisses de 12 bouteilles, c’est incroyable ! »

Interrogé sur une possible mauvaise utilisation du cocktail minceur, Monsieur Tucker s’est montré étonné.

 « Je trouve triste que certaines femmes comptent les calories pour boire plus, ce n’est pas du tout notre objectif », affirme-t-il.

Dans un sondage mené en 2011 par Molson auprès de 2 000 répondants, 61 % affirment être influencés par l’apport en calories dans le choix d’une boisson alcoolisée et 39 % disent connaître la quantité de calories contenue dans la bière qu’ils boivent.

 

http://www.journaldemontreal.com