Le Saviez-Vous ► Mille-pattes : combien de pattes a-t-il vraiment ?


Les mille-pattes, portent-ils bien leur nom ? Il est facile de voir pour plusieurs d’entre eux qu’ils n’ont pas autant de pattes, quoique certains en ont quand même beaucoup.
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Mille-pattes : combien de pattes a-t-il vraiment ?

 

mille pattes

Crédits : Thomas Shahan/Wikimedia Commons

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Les mille-pattes, aussi appelés myriapodes, sont réputés pour avoir beaucoup de pattes, d’où leur nom. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils n’en ont pas mille ! En réalité, ils en ont beaucoup moins.

Explications !

Les mille-pattes ne sont pas des insectes

Les mille-pattes ne sont ni des insectes, ni des vers. Et pour cause, les insectes ont toujours six pattes. Les mille-pattes sont en fait des arthropodes qui se caractérisent par leur squelette articulé et divisé en plusieurs segments, chaque segment comprenant une ou deux paire de pattes pointées vers le bas.

Les arthropodes étant les animaux les plus nombreux du règne animal, il existe près de 80 000 espèces différentes de mille-pattes. Et aucune ne possède le même nombre de pattes ! Parmi elles, on retrouve la scutigère véloce, dotée de 30 pattes, ou encore le mille-pattes Illacme plenipes qui possède pas moins de 600, voire même 752 pattes. En effet, certains mille-pattes acquièrent à chaque mue deux paires de pattes, ce qui donne lieu à un nombre impressionnant de pattes à la fin de leur vie. Mais nous sommes encore loin des 1000 !

Ainsi, vous l’aurez compris, les mille-pattes ont généralement entre 24 et 750 pattes. Mais la plupart d’entre eux possèdent moins de 100 pattes.

Pourquoi les mille-pattes ont-ils autant de pattes ? 

Les mille-pattes existent depuis environ 400 millions d’années, ce qui signifie qu’ils étaient parmi les premiers animaux terrestres. Ils pouvaient alors mesurer 2 mètres de long, contre quelques millimètres ou centimètres aujourd’hui. On les retrouve désormais sur tous les continents, ce qui montre qu’ils savent parfaitement s’adapter à tout type d’environnement.

Ils se nourrissent essentiellement de feuilles mortes et d’invertébrés et passent donc la plupart de leur temps au sol. Mais comment font-ils pour se déplacer efficacement ? Ils utilisent leurs multiples pattes qui leur permettent non seulement d’avancer rapidement mais en plus de s’enfoncer dans la terre.

Mais rassurez-vous, si vous veniez à marcher sur un mille-pattes diplopode, il ne vous ferait aucun mal. Et pour cause, ces animaux sont complètement inoffensifs ! Ils ne mordent pas, ne piquent pas, ne transmettent pas de maladie et ne sécrètent pas de substance dangereuse, contrairement aux chilopodes. De plus, ils n’infestent pas non plus la nourriture ou les vêtements.

Comment différencier un diplopode d’un chilopode ? 

Les deux principales classes de mille-pattes sont les diplopodes et les chilopodes. Tous deux se ressemblent, mais il est tout de même possible de les distinguer. En effet, les chilopodes possèdent une seule paire de pattes par segment de leur corps, contrairement aux diplopodes qui en possèdent deux. C’est d’ailleurs pour cette raison que les scientifiques les appelle les diplopodes (“double pied”).

De plus, certaines espèces de chilopodes, comme la scolopendre par exemple, peuvent se montrer agressives et mordre.

Par ailleurs, les diplopodes sont facilement reconnaissables à leur physique mais aussi à leur comportement. En effet, lorsqu’ils se sentent menacés, leur réflexe n’est pas de s’enfuir à toutes jambes mais de se pelotonner sur eux-mêmes.

Source

https://animalaxy.fr/

Un mille-pattes vieux de 99 millions d’années découvert dans de l’ambre


Un mille-pattes de 99 millions d’années découvert dans l’ambre. Il vivait au temps des dinosaures. Il ressemble aux mille-pattes d’aujourd’hui, mais les paléontologues ne pouvait pas l’insérer dans leur classification actuelle, ils ont donc introduit dans un nouvel sous-ordre
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Un mille-pattes vieux de 99 millions d’années découvert dans de l’ambre


par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues annonce avoir identifié un nouveau représentant des mille-pattes, coincé à l’intérieur d’une pierre d’ambre birman pendant au moins 99 millions d’années. Les détails de l’étude sont publiés dans la revueZooKeys.

Il n’y avait que des dinosaures et arthropodes géants à l’époque du Crétacé. Des créatures minuscules évoluaient également, cachées sous les fougères. Comme ce petit mille-pattes, de seulement 8,2 mm de long, récemment découvert coincé dans de l’ambre vieux de 99 millions d’années. Dès les premières analyses, les chercheurs ont rapidement compris qu’ils manipulaient l’un des plus anciens représentants mille-pattes de l’ordre Callipodida. Mais sa morphologie inhabituelle les aura également menés à réviser la classification actuelle du mille-pattes. Ils ont finalement introduit un nouveau sous-ordre.

Pour analyser la petite créature, les chercheurs expliquent s’être appuyés sur une nouvelle technique appelée “microscopie à rayons X 3D”. L’idée, pour faire simple, consiste à “trancher” le spécimen, ce qui permet d’examiner les plus petits détails de son anatomie. Détails qui nous seraient autrement invisibles. L’arthropode étudié était loin d’être le seul découvert dans ce gisement d’ambre birman (529 autres spécimens ont été découverts). En revanche, il était bel et bien le seul représentant de son sous-ordre, désormais baptisé Burmanopetalum inexpectatum.

Le mot inexpectatum signifie inattendu“, en latin. Tandis que l’épithète générique “Burmanopetalum” fait référence au pays de la découverte, le Myanmar – anciennement la Birmanie.

Un petit parmi les géants

« Ce petit mille-pattes a vécu à une époque où de terribles dinosaures et d’énormes arthropodes erraient sur la Terre, explique Pavel Stoev, du Museum national d’histoire naturelle de Bulgarie. On sait par exemple que les anciens mille-pattes du genre Arthropleura, qui habitaient l’Amérique du Nord et l’Écosse il y a 315 à 299 millions d’années, avaient déjà une longueur de 230 centimètres. Quant à notre nouveau spécimen, il vivait probablement dans des forêts tempérées composées d’arbres semblables à des pins et des séquoias, d’hépatiques et de fougères denses ».

« Nous avons eu tellement de chance de trouver ce spécimen si bien conservé dans l’ambre, se réjouit le chercheur. Nous avons été très surpris de constater que cet animal ne peut pas être classé dans la classification actuelle du mille-pattes.Même si leur apparence générale est restée inchangée au cours des 100 derniers millions d’années, notre planète ayant subi de profonds changements à plusieurs reprises au cours de cette période, certains traits morphologiques de la lignée des Callipodida ont considérablement évolué ».

Ce spécimen, à titre d’exemple, ne présente pas d’excroissances caractéristiques sur le dos, qui sont normalement présentes chez tous les membres actuels de l’ordre Callipodida. Une autre caractéristique inhabituelle est ses yeux, très simples, qui s’opposent à la vision plus complexe de ses contemporains.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les lémuriens se frottent-ils l’anus avec des cadavres de mille-pattes ?


Alors que l’humain doit faire attention à l’automédication, les animaux eux semble être plus savants sur les médicaments naturels pour se prévenir et se soigner. C’est le cas des lémuriens à front roux qui utilisent des mille-pattes pour lutter contre les parasites qui peuvent infecter l’anus.
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Pourquoi les lémuriens se frottent-ils l’anus avec des cadavres de mille-pattes ?

 

Un lémurien à tête rouge mâle (Eulemur rufifrons) sur un arbre à Madagascar.

Un lémurien à tête rouge mâle (Eulemur rufifrons) sur un arbre à Madagascar.

LOUISE PECKRE

Par Jimmy Leyes

Les lémuriens à front roux de Madagascar se servent des mille-pattes et de leurs propriétés anti-microbiennes pour se prémunir des parasites. En se frottant avec le millipède puis en l’ingérant, ils tuent leurs parasites intestinaux et empêchent leur propagation.

CREME DE SOIN. Pourquoi se ruiner en produits anti-moustiques quand on peut s’enduire de jus de mille-pattes ? C’est en effet l’option choisie par les lémuriens d’après une récente étude parue dans la revue Primates.

Tout commence un petit matin de novembre 2016, alors que la saison des pluies vient juste de débuter sur l’île de Madagascar. Louise Peckre, l’auteure principale de l’étude, marche dans la forêt pour observer les lémuriens et remarque que le sol grouille de mille-pattes diplopodes (probablement Sechelleptus) sortis après les premières grosses pluies. Puis la chercheuse aperçoit une femelle lémurien qui semble très agitée. L’animal tient dans sa main un millipède qu’elle vient d’attraper. Elle le mâchouille durant quelques secondes jusqu’à ce que son cadavre dégouline puis se frotte frénétiquement l’anus, les parties intimes et la queue avec le nectar orange mélangé à de la salive  A la fin, le lémurien ingère le myriapode et continue sa route.

Femelle adulte mordant un mille-pattes en se frottant la queue (a) et la région périanale (b). © Peckre et al, 2018

Les mille-pattes sécrètent des substances toxiques

Intrigués, Louise Peckre et ses collègues de l’Institut de Recherche sur les Primates de Leibniz, en Allemagne, observent régulièrement cinq groupes de lémuriens à front roux (Eulemur rufifrons) dans la forêt Kirindy, sur l’île africaine de Madagascar. Ils notent ce comportement chez six des animaux qu’ils suivent. Mais pourquoi agir de la sorte ? En effet, ce comportement n’est pas seulement étrange, il est aussi dangereux.

En effet, « le lémurien s’expose à un risque de prédation et d’intoxication » déclare la chercheuse dans une petite vidéo.

Car les diplopodes dont il est question contiennent des substances toxiques justement pour se protéger des prédateurs.

Le millipède (Sechelleptus spp., Spirostreptidae) avec lequel se frottent les lémuriens dans la forêt Kirindy à Madagascar. © Peckre et al, 2018

Les chercheurs émettent alors plusieurs hypothèses. La première voudrait que les lémuriens frottent les millipèdes avant de les consommer afin de les débarrasser de leurs toxines. Hypothèse bancale puisque certains myriapodes ne sont même pas mangés. Autre possibilité : les primates se « parfument » à l’eau de Sechelleptus pour communiquer avec leurs congénères. En effet, la région péri-anale est très utilisée pour laisser des marques olfactives. Problème : les jeunes aussi se badigeonnent de jus de mille-pattes et pourtant, ils ne sont pas encore en âge de marquer leur environnement. Hypothèse rejetée. La dernière est donc la plus probable. Les auteurs suggèrent que les lémuriens à front roux pratiquent, via ce comportement, l’automédication.

Un soin préventif et curatif

D’une part, les primates pourraient s’enduire du mélange salive-exsudat des diplopodes pour repousser les insectes. Les benzoquinones sécrétées par les millipèdes lorsqu’ils se sentent agressés sont en effet connues pour faire fuir les moustiques. Cependant, les chercheurs estiment que cette explication est peu probable puisque les lémuriens se frottent uniquement la région péri-anale alors que c’est leur face qui est la plus exposée aux piqûres.

Ce qui semble plus plausible, c’est que les petits mammifères se frictionnent les parties génitales, l’anus et la queue afin « d’éliminer les parasites souvent présents dans leur système gastrique et leurs intestins et, plus particulièrement, les vers nématodes Oxyuridae connus pour causer une irritation autour de la zone de l’anus »peut-on lire dans un communiqué.

Les éthologues ont d’ailleurs remarqué que beaucoup d’individus avaient une zone sans poils à la base de la queue qui pourrait être la conséquence d’un grattage intense causé par une infection aux oxyures. Autre indice : la prévalence des nématodes dans la population est plus importante lors de la saison des pluies.

A la base de la queue, certains lémuriens ont une zone sans poils, probablement causée par des frottements répétés sur des substrats. © Peckre et al, 2018

Car les benzoquinones ont aussi des propriétés anti-microbiennes, que les lémuriens semblent avoir découvertes. Ainsi, ces primates malgaches se frottent les parties génitales pour empêcher la transmission des larves de nématodes qui se trouvent autour de la région péri-anale et qui se propagent très rapidement au sein des populations. Leur auto-médication ne s’arrête pas là. Après s’être frotté l’anus, les lémuriens ingèrent le cadavre du mille-pattes pour tuer les parasites intestinaux adultes. En combinant ces deux stratégies, ils se protègent eux ainsi que leurs congénères de démangeaisons futures. Bien que les benzoquinones soient toxiques et cancérigènes pour les lémuriens à long terme, le bénéfice immédiat semble plus important.

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs observent des animaux utiliser des mille-pattes pour s’approprier leurs défenses anti-parasitaires. Plusieurs espèces d’oiseaux et de mammifères, notamment les capucins, sont connues pour s’y frotter et même pour les manger. La plupart des diplopodes sécrètent une variété de produits chimiques pour se défendre des prédateurs. Ces produits chimiques peuvent être sédatifs, répulsifs, irritants ou toxiques.

Pour voir la vidéo, c’est ici.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi vous ne DEVRIEZ PAS tuer ce mille-pattes


J’ai vu deux fois ce mille-pattes et les deux fois dans une salle de bain. La première fois, il y a une dizaine d’années, ce fut un grand étonnement, j’ai fouillé sur le net pour savoir, c’est quoi cette bibite ? Et bien, malgré son apparence, c’est un insecte des plus utiles que l’on peut retrouver dans une maison et qui agit comme exterminateur de cafards, punaises de lit, araignées et fourmis.
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Voici pourquoi vous ne DEVRIEZ PAS tuer ce mille-pattes

 

De tous les insectes qui envahissent les maisons québécoises, beaucoup d’entre nous trouvent que le mille-pattes de maison — aussi appelé la scutigère véloce — est l’un des plus effrayants.

On pense que cette espèce a été introduite en Amérique du Nord via le Mexique il y a maintenant plusieurs décennies.

Cette espèce est plus petite que la majorité des mille-pattes. Elle possède une trentaine de pattes qu’elle peut détacher si l’une d’elles reste coincée ou en cas de danger.

Malgré son air terrifiant, la scutigère est considérée comme inoffensive. Une de ses morsures, cependant, piquera de manière semblable à celle d’une abeille. 

Les mille-pattes de maison aiment les espaces humides et sombres comme les salles de bains et les sous-sols. 

Si vous en voyez un, retenez votre premier instinct d’en faire une crêpe avec votre soulier : car les mille-pattes adorent manger les fourmis, les araignées, les cafards ou encore les punaises de lit.

Ainsi, si vous voyez un mille-pattes dans votre maison, mais que vous ne voyez aucune autre espèce d’insectes, il y a de fortes chances qu’il ait efficacement endossé son rôle d’exterminateur ! Cependant, si vous considérez toujours ces mille-pattes comme des indésirables dans votre maison, ils peuvent être facilement ramassés et remis dehors pour qu’ils puissent continuer leur travail.

Si vous voulez les empêcher de rentrer chez vous : 

  1. Séchez les zones humides de votre maison;

  2. Éliminez les grandes populations d’insectes d’intérieur (fourmis et autres…);

  3. Scellez les fissures dans les murs de votre maison;

  4. Et rappelez-vous : ils ont plus peur de vous que vous d’eux. Si vous décidez de les laisser rester chez vous, ils feront de leur mieux pour rester à l’abri des regards.

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Ce mille-pattes géant tue des proies 15 fois plus grosses que lui


Heureusement, du moins pour le moment, nous n’avons pas ce genre de chenille sur notre territoire. Malgré qu’elle n’est que 20 cm, elle peut s’attaquer a des animaux 15 fois plus grosse qu’elle. Si elle mord un humain, il faut prendre la direction hôpital, car son venin attaque le coeur, peut nécroser des tissus et peut causer aussi la mort
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Ce mille-pattes géant tue des proies 15 fois plus grosses que lui

 

Marie-Céline Ray
Journaliste
 
 

Grâce à une toxine que des chercheurs viennent de mettre en évidence, un mille-pattes géant (Scolopendra subspinipes mutilans) peut paralyser des proies bien plus grosses que lui, comme des lézards. Son venin crée des dégâts dans les systèmes cardiovasculaire et nerveux des animaux.

En général, les prédateurs s’attaquent à des proies plus petites qu’eux, car c’est plus simple à attraper. Pourtant, certains animaux n’ont pas peur de s’en prendre aux plus gros. Ils sont alors souvent dotés d’un venin qui leur permet d’immobiliser ces proies volumineuses, et qui leur sert également à se défendre contre des prédateurs.

Ainsi, le venin des serpents cible le système nerveux ou circulatoire de leurs proies ; les araignées, les scorpions et les escargots marins immobilisent souvent leurs proies avec des venins qui agissent sur le système nerveux. Mais le mécanisme par lequel les mille-pattes neutralisent leurs proies est moins étudié.

Le saviez-vous ?

Les mille-pattes sont des invertébrés de la famille des myriapodes. Scolopendra subspinipes mutilans est aussi parfois appelé « mille-pattes du Vietnam ».

Sur l’Homme, une morsure de mille-pattes peut entraîner de l’hypertension, une ischémiecardiaque, la nécrose de tissus, voire le décès : tous ces symptômes semblent prendre pour cible le système cardiovasculaire. À Hawaï (États-Unis), les morsures de mille-pattes sont fréquentes et conduisent de nombreux patients aux urgences.

Le mille-pattes Scolopendra subspinipes mutilans pèse environ trois grammes et mesure 20 cm de long. Il vit dans des forêts, des terres agricoles, mais aussi des villes dans l’est de l’Asie. En 30 secondes, ce mille-pattes peut tuer une souris de 45 grammes, soit 15 fois plus grosse que lui. Une équipe chinoise a purifié les toxines du venin de ce mille-pattes. Les chercheurs ont ensuite testé ces toxines une à une.

 

Le mille-pattes Scolopendra subspinipes mutilans pèse environ trois grammes et mesure 20 cm de long. © Yasunori Koide, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Le mille-pattes Scolopendra subspinipes mutilans pèse environ trois grammes et mesure 20 cm de long. © Yasunori Koide, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

La toxine cible des canaux potassium des cellules du cœur ou du cerveau

Les scientifiques ont trouvé que l’une des toxines, appelée Ssm Spooky Toxin (SsTx), agissait sur des canaux à potassium (K+) de la cellule. Ces cinq canaux de la famille des canaux KCNQ jouent un rôle important dans le cerveau et le cœur : ils sont essentiels pour la transmission de messages nerveux ou pour le maintien du rythme cardiaque.

L’injection de la toxine identifiée dans la peau du dos d’une souris entraînait une nécrose des tissus. En revanche, sans cette toxine, le venin n’était pas aussi mortel. La toxine SsTx semblait donc responsable en grande partie de la toxicité du venin, même si elle n’était probablement pas la seule à agir sur l’organisme des proies.

 

Le venin des araignées, comme celui des veuves noires, peut aussi être toxique pour l’Homme. © ondreicka, Fotolia

Le venin des araignées, comme celui des veuves noires, peut aussi être toxique pour l’Homme. © ondreicka, Fotolia

Comme la toxine ciblait des canaux spécifiques, les scientifiques pensent qu’il serait possible de créer un traitement anti-venin en utilisant des molécules pouvant ouvrir ces canaux. Ainsi, ils ont montré que la rétigabine ouvrant les canaux KCNQ2 et KCNQ3 peut neutraliser le venin du mille-pattes. La rétigabine est un médicament déjà utilisé dans le traitement de l’épilepsie. Aujourd’hui, il n’existe aucune thérapie disponible contre les morsures du mille-pattes. Ces résultats paraissent dans la revue Pnas.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un mille-pattes géant vivant en Asie peut tuer des proies 15 fois plus grosses que lui.
  • Son venin contient une toxine puissante qui cible des canaux potassium.
  • Une molécule ouvrant ces canaux potassium pourrait servir d’anti-venin.

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Du venin pour traiter le diabète, l’obésité et les allergies Dans le sud de la Belgique, une équipe de recherche travaille sur un sujet un peu particulier. En utilisant du venin prélevé sur des animaux sauvages, des scientifiques espèrent développer des traitements contre le diabète, les allergies ou encore l’obésité. La chaîne Euronews nous en dit plus au cours de cet épisode de Futuris.

https://www.futura-sciences.com/

28 occasions lors desquelles la nature nous fait dire « NON »


La nature est magnifique, parfois, elle peut être assez glauque. Elle fait ses propres scènes d’horreur.
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28 occasions lors desquelles la nature nous fait dire « NON »

Dans la nature, tout n’est pas nécessairement aussi beau ou hilarant que ce à quoi nous sommes habitués. Elle a un côté obscur.

D’une mère mille-pattes protégeant ses petits en passant par une colonie de guêpes en construisant un nid autour d’une poupée désarticulée, ces images montrent les choses les plus effrayantes que mère nature a à offrir. Faites défiler la page pour mettre votre courage à l’épreuve et votez pour vos préférées.

N° 1 – Ce cratère de lave semble aspirer les âmes des damnés en enfer.

N° 2 – Un bernard-l’hermite utilisant la tête d’une poupée en guise de coquille.

3 – Des guêpes ayant construit un nid autour d’une poupée désarticulée.

N° 4 – Cette grenouille a été trouvée un matin toute sèche et flétrie à l’extérieur d’un magasin. Le gérant s’est dit : « essayons de la mettre dans de l’eau », et mince, elle est revenue à la vie.

N° 5 – Un nid de frelons abandonné que mon père a trouvé dans son abri de jardin alors qu’il n’y était pas entré pendant quelques années. La tête appartient à une statue en bois avec laquelle le nid abandonné a fusionné.

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N° 6 – Une mère mille-pattes protégeant ses petits.

N° 7 – Une personne en charge du lac a trouvé le renard (qui s’est noyé) dans la glace, a extrait le bloc et l’a posé sur la glace afin d’éloigner les gens de celle-ci.

N° 8 – Le cymothoa exigua est un type de parasite qui pénètre par les branchies des poissons, dévore leur langue, et la remplace.

N° 9 – Des enveloppes de fleurs mortes dans mon jardin. Elles ressemblent à des masques de mort.

N° 10 – Le champignon les doigts du diable.

N° 11 – Quelle tête !

N° 12 – Il y a tellement d’abeilles dans le mur que leur miel dégouline d’une prise

N° 13 – Un ver originaire d’Antarctique appelé Eulagisca gigantea.

N° 14 – Une chenille à tête de serpent.

N° 15 – Cette chouette occupée a tué plus de 70 lemmings et a entouré son nid de leurs dépouilles fraîches.

N° 16 – Un mille-pattes dévoré par une vipère a trouvé le chemin de la sortie.

N° 17 – Cet arbre dans le Nebraska a été frappé par la foudre la veille.

N° 18 – Une nouvelle patte pousse sur la queue de ce lézard ?

N° 19 – Des fourmis rouges ont créé une île flottante avec leurs corps pour échapper à l’inondation de Houston.

N° 20 – J’étais sur le point de montrer à mes enfants que les carapaces de cigales ne sont ni dégoutantes ni effrayantes, lorsque…

N° 21 – Ces pythons réticulés se sont séparés d’eux-mêmes selon leur couleur juste après l’éclosion.

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N° 22 – Un renne (Rangifer Tarandus) présentant des bois qui perdent leur velours, en Amérique du Nord.

N° 23 – Une ruche construite autour de carillons éoliens chez un ami.

N° 24 – Le rondeau mouton a des dents ressemblant à celles des humains.

N° 25 – La mouche sans ailes Penicillidia se fixe à la tête d’une chauve-souris et ne la quitte jamais.

N° 26 – Ce gecko à trois queues.

N° 27 – Une souris sur mon porche qui porte la tête de son ennemie vaincue.

N° 28 – Un éboulement à Taïwan.

https://bridoz.com/

Ce ver préhistorique avec de longues pattes ressemble à un Pokémon


Un fossile découvert montre un ver qui vivaient dans des fonds marins, il y a des millions d’années
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Ce ver préhistorique avec de longues pattes ressemble à un Pokémon

 

DANIELLE DUFAULT

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

Si vous n’aimez pas les scolopendres et autres mille-pattes, vous n’allez pas apprécier Ovatiovermis cribratus. Cette nouvelle espèce, qui vivait dans les fonds marins il y a quelques 500 millions d’années, est une sorte de ver avec de longues pattes pleines de piquants, rapporte Popular Science.

De la famille des lobopodes, cette nouvelle espèce a été identifiée par une équipe de chercheurs dans une étude publiée ce mardi 31 janvier dans la revue BMC Evolutionary Biology. Les scientifiques ont identifié cette étrange bestiole grâce à deux fossiles découverts dans les montagnes canadiennes.

Pas plus grand qu’un pouce, toutes pattes dépliées, Ovatiovermis cribratus s’accrochait au sol sur ses membres postérieurs. Il pouvait ainsi se tenir droit, précise dans un communiqué le Musée royal d’Ontario, qui a récupéré le fossile. Objectif: avoir les « mains » libres pour récolter de la nourriture dans l’eau et la ramener à sa bouche.

Les chercheurs pensent que cet invertébré est un lointain ancêtre des célèbres tardigrades, mais aussi des arthropodes, un type d’animaux invertébrés dont font partie les mille-pattes. Bizarrement, Ovatiovermis cribratus n’avait aucune carapace et était entièrement mou. Les chercheurs pensent que le ver préhistorique survivait en se camouflant, par exemple au milieu de colonies d’éponges. Mais cela reste une hypothèse et nous ne saurons jamais comment vivait vraiment l’Ovatiovermis cribratus.

http://quebec.huffingtonpost.ca/