Le Saviez-Vous ► Top 5 des animaux qui dorment vraiment bizarrement


La meilleure position pour dormir pour l’homme est bien d’être allongé sur un lit confortable. Chez les animaux, il y a leur morphologie ou les prédateurs qui peuvent dicter leur position. Cependant, les très jeunes enfants aussi peuvent dormir dans des positions assez étranges
Nuage

 

Top 5 des animaux qui dorment vraiment bizarrement

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Nous ne passons pas moins d’un tiers de nos vies à dormir. Et pour bien dormir, nous avons besoin de nous allonger, de préférence sur une couche douillette, dans un endroit calme et dans le noir. En général, les animaux n’ont pas ces exigences. Certains adoptent même des stratégies très étonnantes.

À l’heure de prendre du repos, les animaux sont confrontés à une difficulté que la plupart d’entre nous ignorent. Ils doivent rester aux aguets, car le danger pour eux est permanent. Certains ont donc imaginé des techniques particulières pour éviter de se laisser surprendre.

Pour d’autres animaux, les postures de sommeil sont simplement dictées par une bizarrerie physiologique ou morphologique — comme les flamants roses qui dorment sur une patte —, ou par un environnement particulier. En voici cinq exemples étonnants.

La stratégie trop mignonne des loutres de mer

Parfois, les loutres de mer assurent aussi leur sommeil en s’empêtrant dans des algues. © Parus, Fotolia

Parfois, les loutres de mer assurent aussi leur sommeil en s’empêtrant dans des algues. © Parus, Fotolia

Les loutres de mer vivent dans le nord de l’océan Pacifique. À l’heure de fermer l’œil, elles s’allongent sur le dos et flottent sur l’eau. Même endormies, les loutres de mer n’attrapent pas froid. Grâce à leur fourrure ultra dense de quelque 150.000 poils par centimètre carré. Et pour se protéger des attaques de leurs prédateurs et éviter de dériver les unes des autres… elles se tiennent par la patte !

Les oiseaux migratoires sont contraints à des microsiestes

Tous les mystères du sommeil des oiseaux migrateurs n’ont pas encore été résolus par les scientifiques. © Georg_Wietschorke, Pixabay, CC0 Public Domain

Tous les mystères du sommeil des oiseaux migrateurs n’ont pas encore été résolus par les scientifiques. © Georg_Wietschorke, Pixabay, CC0 Public Domain

Certains oiseaux migrateurs parcourent des centaines de kilomètres sans se poser. Probablement parce qu’ils sont capables… de dormir en volant ! Comment ? Notamment en alternant très rapidement, les phases de sommeil et les périodes d’éveil. Ainsi la grive à dos d’olive se repose grâce à des microsiestes d’environ 9 secondes seulement.

Le suricate, toujours sur le qui-vive

 

En dormant les uns sur les autres, les suricates se tiennent aussi au chaud. © kerraner, Fotolia

En dormant les uns sur les autres, les suricates se tiennent aussi au chaud. © kerraner, Fotolia

Le suricate est parfois appelé « sentinelle du désert », car on le voit souvent se dresser sur ses pattes arrière pour guetter les dangers qui pourraient menacer le groupe. Ce souci permanent ne s’arrête pas la nuit. Aussi pour dormir, s’entassent-ils les uns sur les autres. La matriarche du groupe se trouve ainsi protégée en son centre. Ceux qui sont sur l’extérieur ne dorment que d’un sommeil léger pour monter la garde.

Le morse, dormeur tout terrain

Le morse peut veiller longtemps ou dormir beaucoup, sur terre ou en pleine mer. © nightowl, Pixabay, CC0 Public Domain

Le morse peut veiller longtemps ou dormir beaucoup, sur terre ou en pleine mer. © nightowl, Pixabay, CC0 Public Domain

Pour le morse, l’enjeu est tout autre. Vu sa taille imposante, il n’a que très peu de prédateurs. Il peut donc se permettre de s’endormir n’importe où. Même dans l’eau, en apnée jusqu’à cinq minutes. Et lorsqu’il est fatigué, il peut dormir jusqu’à 19 h d’affilée. Et lorsqu’il s’engage dans une longue odyssée, il peut au contraire veiller jusqu’à 84 h de suite.

L’éléphant… à dormir debout !

Les éléphants d’Afrique sont les mammifères qui dorment le moins au monde. Pas plus de deux heures par jour. © cocoparisienne, Pixabay, CC0 Public Domain

Les éléphants d’Afrique sont les mammifères qui dorment le moins au monde. Pas plus de deux heures par jour. © cocoparisienne, Pixabay, CC0 Public Domain

Pour rester en alerte, les éléphants choisissent de dormir debout. Un choix conforté par une particularité morphologique qui leur permet de « bloquer » leurs pattes en position debout et d’économiser ainsi leurs efforts musculaires. Toutefois ils s’allongent tous les trois à quatre jours pour dormir plus profondément, l’espace d’une petite heure.

http://www.futura-sciences.com


 

Dormez-vous sur vos deux oreilles ?


A certaines périodes nous éprouvons des difficultés a dormir, mais quand cela dure plus longtemps, il est nécessaire de trouver les causes et des moyens pour être en mesure de récupérer
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Dormez-vous sur vos deux oreilles ?

PAR LOUISE BOUCHARD  | PHOTO: ISTOCK

 

Nous passons en moyenne le tiers de notre vie à dormir. Cependant, tout le monde ne tombe pas si facilement dans les bras de Morphée… Voici des trucs pour retrouver la route des songes.

Dès que nous nous endormons, un escadron de combattants cellulaires s’affaire à réparer, nettoyer, réguler, régénérer et revitaliser notre corps et notre esprit. Au cours des 5 stades du sommeil se succèdent une foule d’opérations nécessaires au renouvellement du système immunitaire, à la restauration de la mémoire, à la sécrétion de l’hormone de croissance, à la relaxation musculaire et à la neutralisation du stress, lesquels assurent un sommeil bienfaisant et réparateur. C’est pourquoi bien dormir est essentiel pour se réveiller en pleine forme et être efficace tant sur le plan physique qu’intellectuel. Il suffit d’ailleurs de mal dormir pendant une ou deux nuits pour en ressentir les contrecoups durant la journée — grand manque d’énergie, irritabilité, difficultés de concentration et des trous de mémoire, etc. Et quand il y a privation chronique, des conséquences aussi importantes que l’obésité, la dépression, le diabète et les maladies cardiovasculaires peuvent s’ensuivre. Voici 9 mythes et réalités à propos du sommeil.

1. Tout le monde devrait dormir 8 heures par nuit

FAUX

La durée idéale de sommeil varie d’un individu à l’autre. Bien que la moyenne se situe entre 7 et 8 heures par nuit pour un adulte, 6 heures suffisent pour certaines personnes, alors que 9 à 10 heures sont nécessaires pour d’autres. Pour savoir si le temps alloué au sommeil est suffisant, on porte une attention particulière aux critères suivants:

  • avoir l’énergie nécessaire pour mener ses activités normales durant toute la journée;
  • être attentif et réussir à se concentrer;
  • ne pas connaître de périodes de somnolence;
  • ne pas ressentir l’épuisement.

Les besoins en sommeil fluctuent aussi selon l’âge:

  • bébé naissant: de 14 à 18 heures
  • enfant de 2 ans: de 10 à 14 heures
  • enfant: de 10 à 12 heures
  • adolescent: de 9 à 10 heures
  • adulte: de 7 à 9 heures
  • personne âgée: de 6 à 8 heures

2. Les troubles du sommeil ne touchent que les personnes angoissées

FAUX

Environ 40 % des adultes expérimentent des troubles du sommeil au cours d’une année; c’est un moyen que prend le corps pour signaler que quelque chose ne tourne pas rond. Le problème — difficulté à s’endormir, éveil nocturne, réveil précoce — peut être occasionnel, durer quelques jours ou quelques semaines, ou se prolonger durant des mois et devenir chronique. L’anxiété, les mauvaises habitudes de sommeil, le stress lié au travail, à la situation financière ou à la vie de famille, certains médicaments, la caféine, l’alcool, le bruit, les douleurs, le décalage horaire et le manque d’activité physique peuvent aussi contribuer à l’insomnie.

3. Il est bénéfique de se créer un rituel du sommeil

VRAI

Tout comme on prépare les enfants au dodo en instaurant la routine bain-pyjama-histoire, les adultes et les ados devraient, eux aussi, adopter un rituel, surtout s’ils ont du mal à s’endormir. On peut:

  • s’accorder une heure de transition avant d’aller au lit (cesser de travailler, fermer l’ordinateur, lire, écouter de la musique, mettre son pyjama, méditer ou pratiquer des exercices de relaxation, prendre un bain à 37 °C maximum, etc.);
  • se diriger vers la chambre, fermer les rideaux, ouvrir les draps, se démaquiller et se brosser les dents lorsque les yeux piquent et qu’on se met à bâiller. Refaire les mêmes gestes dans le même ordre donne au cerveau le signal que l’heure du coucher est imminente.

4. Le dérèglement de l’horloge biologique affecte le sommeil

VRAI

Il n’y a pas de mal à être couche-tôt/lève-tôt ou couche-tard/lève-tard. Les  problèmes apparaissent lorsque le sommeil est décalé par rapport à la moyenne ou à son horaire. Par exemple: incapacité à fermer l’œil avant 3 h du matin et grande difficulté à se lever à une heure «normale». Dans ce cas, il faut resynchroniser l’horloge biologique, soit par la luminothérapie — au réveil, à l’heure ciblée, s’exposer de 30 à 60 minutes à la lumière d’une lampe à haute intensité (de 5 000 à 10 000 lux), qui stimule les cellules nerveuses et régule la sécrétion de la mélatonine, une hormone clé du sommeil. L’utilisation d’un simulateur d’aube peut aussi aider au réveil. Pour certains, la chronothérapie s’impose: on rétablit le rythme du sommeil (rythme circadien) en décalant graduellement les heures d’endormissement sur une période de 2 semaines.

5. La prise de somnifères est la solution idéale

FAUX

Les spécialistes estiment que les somnifères ne devraient être prescrits que pour 3 ou 4 semaines afin d’éviter l’accoutumance. Certains de ces médicaments modifient le schème du sommeil: diminution du sommeil lent profond et du sommeil paradoxal et augmentation du sommeil lent léger. De fait, la personne dort plus longtemps, mais son sommeil est moins réparateur. Les somnifères aident momentanément les insomniaques à trouver le sommeil, mais ils n’éliminent pas les causes de l’insomnie.

6. La température corporelle influence l’endormissement

VRAI

Pour passer à l’étape du sommeil, le corps doit abaisser sa température interne. Maintenir une température trop élevée dans la chambre à coucher, porter un pyjama trop chaud, prendre un bain dont l’eau excède 37 °C et faire une séance tardive d’exercices physiques toniques sont autant d’éléments qui empêchent l’endormissement et perturbent le sommeil. Les bouffées de chaleur nocturnes liées à la ménopause peuvent également mener à l’insomnie.

7. L’activité physique favorise le sommeil

VRAI

Se dépenser physiquement entraîne une saine fatigue et fait augmenter la production d’endorphines, qui détendent l’organisme. Selon les experts, 30 minutes de marche rapide suffisent à produire un effet régulateur sur le sommeil. Toutefois, il vaut mieux éviter les efforts intenses le soir, car ils font grimper la température corporelle. L’exception à la règle: les ébats amoureux, qui constituent un excellent somnifère!

8. Le lit n’a aucune incidence sur la qualité du sommeil

FAUX

Un matelas doit soutenir uniformément toutes les parties du corps. S’il est trop mou, il peut donner des courbatures. S’il est trop dur, il peut causer des points de pression douloureux au niveau des hanches et des épaules. Après 10 ans et 30 000 heures de loyaux services, un matelas doit être remplacé. Pour l’oreiller, on favorise un modèle ergonomique ou de forme plutôt aplatie (et non pas gonflée et moelleuse), et ayant reçu un traitement antiacariens et antibactériens.

9. La microsieste revivifie l’organisme

VRAI

D’une durée de 15 à 20 minutes, la microsieste de milieu de journée repose, permet de décrocher, de penser plus clairement et d’éviter le fameux «coup de barre» d’après-midi. À noter: il n’est pas nécessaire de dormir pour en bénéficier, car le simple fait de se retirer et de se calmer fait du bien sur les plans psychologique et physiologique. Toutefois, la microsieste est déconseillée aux insomniaques chroniques.

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