Plaie des océans, les microplastiques contaminent aussi les fleuves européens


 La Tamise, l’Elbe, le Rhin, la Seine, le Tibre, l’Ebre, le Rhône, la Loire et la Garonne, non ce ne sont pas des réponses de nos mots croisées, mais des fleuves en Europe qui sont contaminées par des microplastiques et des microbilles. Des prélèvements ont été faits pour comprendre la provenance de toute cette pollution de plastiques.
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Plaie des océans, les microplastiques contaminent aussi les fleuves européens


Plaie des océans, les microplastiques contaminent aussi les fleuves européensPhoto: franz12 / Istock.comHuit millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans l’océan.

Les microplastiques sont partout dans les grands fleuves européens: c’est le triste constat de la mission Tara, de retour samedi en Bretagne après six mois de recherches sur neuf fleuves du Vieux continent, sur fond de préoccupation grandissante autour de cette source de pollution majeure.

«On a systématiquement trouvé du microplastique», sur 45 sites répartis sur la Tamise, l’Elbe, le Rhin, la Seine, le Tibre, l’Ebre, le Rhône, la Loire et la Garonne, au large, dans l’estuaire et sur trois autres emplacements plus en amont des cours d’eau, révèle Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l’expédition, à quelques heures du retour de la goélette à son port d’attache, Lorient. «C’est assez dramatique», tranche-t-il.

Les scientifiques sur Tara s’intéressent depuis 2010 aux microplastiques (un à cinq millimètres) car ils en ont pêché partout au cours de diverses expéditions.

D’où la volonté de se concentrer sur les fleuves, pour savoir «d’où ils viennent, où ils vont, comment ils s’accumulent», explique Jean-François Ghiglione.

Huit millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans l’océan, dont 80% vient de la terre, selon des estimations.

Les scientifiques ont longtemps pensé que ces déchets se décomposaient en pleine mer sous l’effet des vagues et du soleil. Mais les 46 scientifiques de 17 laboratoires impliqués dans cette mission unique ont constaté qu’ils sont déjà dégradés dans les fleuves.

«Il faut arrêter le flux» de déchets plastiques sur terre car il est impossible de nettoyer les océans, insiste Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Expéditions.

L’Union européenne, deuxième plus gros pollueur après l’Asie selon Tara, interdira certains objets en plastique à usage unique en 2021. La France travaille actuellement à une loi sur la lutte contre le gaspillage et pour l’économie circulaire. Mais une des mesures phares, la consigne des bouteilles plastiques, semble toutefois avoir du plomb dans l’aile après que le président de la République Emmanuel Macron a dit qu’elle ne se ferait pas sans l’accord des maires.

Une annonce accueillie avec «inquiétude» par la fondation Tara, qui milite avec des ONG pour une réduction de l’usage et des déchets plastiques, avance Henri Bourgeois Costa, porte-parole mission plastique de la fondation.

Radeau pour espèces invasives

Au cours de leur mission, les scientifiques ont effectué des prélèvements à la surface de l’eau, plus en profondeur et sur les berges. Ils ont récolté des débris de plastique, mais aussi placé des moules et des plastiques «témoins» dans des nasses pendant un mois. L’objectif est de comprendre d’où viennent ces plastiques, mais aussi leur impact sur les organismes marins et leurs effets sur la chaîne alimentaire.

Les 2700 échantillons vont à présent être analysés en laboratoires et les conclusions seront connues d’ici deux ans.

«C’est une opportunité d’avoir (…) une vision globale sur l’ensemble de l’Europe», souligne Leila Meistertzheim, biologiste.

Les premières observations permettent déjà de dire que ces microplastiques comprennent des microbilles présentes dans des dentifrices et des cosmétiques, en plus des particules issues de plus gros déchets.

Lors d’une mission en Méditerranée en 2014, il était apparu que les principales sources de microplastiques étaient «le secteur de l’emballage, de la pêche, les fibres textiles» synthétiques, énumère Stéphane Bruzaud, spécialiste des polymères.

Reste à voir si la provenance sera la même ou pas dans les fleuves.

Ces microplastiques peuvent relarguer leurs additifs dans l’eau ou absorber des polluants. Ce qui pose problème quand ils sont ensuite ingérés par des poissons, dont certains sont consommés par les humains.

«Il y a un cocktail d’additifs qui vont polluer l’environnement, d’où l’idée de simplifier la formulation des plastiques», indique le chercheur.

Les microplastiques posent aussi problème car ils peuvent servir de radeaux pour des bactéries pathogènes ou des espèces invasives.

https://journalmetro.com/

Nos machines à laver déversent des tonnes de microplastiques dans l’océan


Nous n’avons pas le choix, il faut laver nos vêtements, malheureusement, suite aux lessives des fibres se détachent et se retrouvent dans les usines qui traitent les eaux usées. Pour une famille moyen, on retrouve quelques 533 millions de microfibres par année pour
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Nos machines à laver déversent des tonnes de microplastiques dans l’océan

Les fibres arrachées à nos vêtements par le lavage en machine finissent dans les océans. © Monkey Business, AdobeStock

Les fibres arrachées à nos vêtements par le lavage en machine finissent dans les océans. © Monkey Business, AdobeStock


Nathalie Mayer
Journaliste

Alors que le problème de la pollution au plastique des eaux de la Planète prend de plus en plus d’ampleur, les chercheurs d’Ocean Wise (Canada) se sont demandé quelles pouvaient en être les sources.

Leurs travaux montrent que les fibres perdues par nos vêtements alors qu’ils tournent dans nos machines à laver en sont responsables pour une part non négligeable.

Selon eux, un ménage moyen rejette, vers les usines de traitement des eaux usées, quelque 533 millions de microfibres chaque année, soit 135 grammes de plastique. Au total et après traitement des eaux, cela ne représente pas moins de 878 tonnes de microfibres de plastique rejetées dans le milieu naturel par les seules machines à laver américaines et canadiennes. C’est l’équivalent du poids de dix rorquals bleus.

Reste à espérer que les fabricants travailleront désormais à concevoir des textiles du futur plus résistants. De notre côté, les chercheurs nous recommandent d’essayer de laver nos vêtements moins souvent, d’acheter plutôt des textiles de bonne qualité ou encore, d’installer un filtre sur notre machine à laver.

https://www.futura-sciences.com/

Du microplastique dans les sachets de thé


Ceux qui aiment le thé, le prennent souvent en forme de sachet. Il semble que certains d’entre eux combiné à l’infusion libère des micros et des nanos plastiques que le buveur ingère. Mieux vaut peut-être opter pour des feuilles de thé en vrac.
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Du microplastique dans les sachets de thé


slawomir.gawryluk/shutterstock.com

Boire du thé pourrait vous exposer à consommer… du plastique. Des chercheurs canadiens ont ainsi relevé la présence de plastique sous forme micro et nanoscopique, libéré par certains sachets au moment de l’infusion.

Vous prendrez bien une petite tasse de thé ? Les antioxydants contenus dans cette boisson chaude sont une bonne raison, tout comme une météo automnale, de consommer régulièrement du thé. Il semblerait pourtant que les sachets de thé en plastique – en nylon ou en PET* récemment arrivés sur le marché, libéreraient des microparticules de plastique dans l’eau. Un constat réalisé par la professeure de génie chimique à l’Université McGill au Canada, Nathalie Tufenkji et ses collègues.

Des milliards de microparticules

Après l’eau du robinet, l’eau embouteillée et certains aliments, le plastique serait maintenant dans notre mug préféré ? Pour savoir si les sachets de thé en plastique qui ont récemment fait leur apparition sur le marché pouvaient libérer de telles particules dans l’eau pendant l’infusion, les scientifiques canadiens se sont procuré quatre thés emballés dans des sachets de plastique.

Pour qu’elles n’influencent pas leur analyse, les chercheurs ont au préalable extrait les feuilles de thé des sachets. Ils ont ensuite fait tremper les sachets vides dans l’eau chaude pour simuler l’infusion.

Résultat, ils ont constaté « qu’un seul sachet de plastique, soumis à la température d’infusion, libérait quelque 11,6 milliards de microplastiques et 3,1 milliards de nanoplastiques dans l’eau ». Un constat d’autant plus alarmant que « ces niveaux sont des milliers de fois supérieurs à ceux auparavant détectés dans d’autres aliments ».

Quelles conséquences sur la santé ?

Les effets de ces micro et nanoplastiques sur l’organisme sont encore inconnus. Toutefois, les chercheurs canadiens ont décidé d’exposer Daphnia magna, une puce d’eau souvent utilisée comme modèle dans les études environnementales, à ces particules.

Leur constat n’est pour le moins pas rassurant.

« Les puces d’eau ont survécu, mais elles ont présenté des anomalies anatomiques et comportementales. »

Pour en savoir plus sur les effets chroniques chez l’humain, les recherches devront se poursuivre. Et en attendant, il est peut-être plus prudent de privilégier le thé en vrac…

A noter : Au fil du temps, le plastique se désagrège en microplastiques, voire en nanoplastiques. Ces derniers mesurent moins de 100 nanomètres. Le diamètre d’un cheveu humain ne dépasse pas 75 000 nanomètres.

*polytéréphtalate d’éthylène

  • Source : Université McGill, 25 septembre 2019

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Les microplastiques, nouveaux indices de datation ?


Les scientifiques ne prendront pas nécessairement cette mesure comme ils font avec le carbone 14, mais le microplastique est quand même un bon indice de l’ère anthropocène. C’est une vraie honte !
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Les microplastiques, nouveaux indices de datation ?

Par Léia Santacroce

Après l’âge de pierre, l’âge de bronze, l’âge de fer… place à l’âge du plastique ? C’est ce que suggèrent des chercheurs américains dans une étude parue début septembre.

Ils sont partout, les microplastiques. Dans l’océan, les rivières, les glaciers, les montagnes… et dans nos estomacs. A ce compte-là, pas étonnant de les retrouver dans les carottes de sédiments. Dans une étude parue début septembre dans la revue Science Advances, des biologistes américains rapportent avoir fait des forages dans le bassin de Santa Barbara, au large de la Californie, pour analyser des dépôts côtiers couvrant la période 1834 – 2009. Résultat : une augmentation exponentielle des résidus de plastique depuis 1945.

Après le carbone 14, la datation plastique ?

Ces chercheurs vont même jusqu’à proposer d’utiliser ces minuscules particules (pas plus grosses que des grains de riz, certaines plus fines que des cheveux), pour dater et mesurer « la grande accélération de l’anthropocène« .

« A l’école, nous apprenons tous les différentes ères : l’âge de pierre, l’âge de bronze, l’âge de fer… Notre ère à nous restera-t-elle connue comme l’âge du plastique ? », s’interroge dans The Guardian Jennifer Brandon, co-auteure de l’étude et chercheuse à l’Université de Californie à San Diego. « C’est terrible de penser que c’est pour cela que nos générations se souviendront de nous. »

L’anthropocène en question

Pas dit que cette publication convainque l’ensemble de la communauté scientifique de faire de ladite anthropocène une véritable ère géologique (« cette notion n’a pas d’intérêt au regard de la vertigineuse ancienneté des temps de la Terre », dixit le biologiste et océanographe Gilles Bœuf dans un article paru en 2017 dans The Conversation), mais elle a le mérite de mettre en lumière « l’influence majeure des activités humaines sur les écosystèmes », comme l’écrit ce même Gilles Bœuf, et « l’accélération effroyable de cet impact depuis le XXe siècle ».

https://www.geo.fr/

Un morceau de banquise gavé de microplastiques


Si une image vaut mille mots, celle d’un morceau de la banquise en Arctique porte un message très clair sur l’étendue du plastique dans l’océan. C’est une vraie calamité.
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Un morceau de banquise gavé de microplastiques

PHOTO DUNCAN CLARK, AFP

Une équipe de scientifiques a extrait ce morceau de glace de l’Arctique, constellé de microplastiques d’un morceau de banquise qui a probablement dérivé depuis le nord du Groenland jusqu’au Passage du Nord-Ouest.

(Paris) Au premier abord, on croirait un bonbon translucide parsemé de fragments de fruits multicolores, mais loin de là ! C’est un morceau de glace de l’Arctique, constellé de microplastiques.


MARLOWE HOOD
AGENCE FRANCE-PRESSE

Une équipe de scientifiques a extrait cette carotte de glace d’un morceau de banquise qui a probablement dérivé depuis le nord du Groenland jusqu’au Passage du Nord-Ouest, espace maritime entre les océans atlantique et pacifique, de plus en plus navigable avec le réchauffement.

« Nous ne nous attendions pas à trouver autant de plastique, nous avons été choqués », raconte à l’AFP Alessandra D’Angelo, de l’université de Rhode Island, à l’issue de ce voyage de 18 jours sur le brise-glace suédois Oden avec une dizaine d’autres chercheurs.

« Il y en a tellement et de toutes sortes, des billes, des filaments, du nylon… », ajoute-t-elle par téléphone depuis le Groenland.

La pollution aux plastiques n’est pas l’objet principal de cette mission de plusieurs années baptisée Northwest Passage Project, menée par l’océanographe Brice Loose.

Les scientifiques cherchent à évaluer comment le réchauffement climatique affecte la biochimie et les écosystèmes de l’archipel arctique canadien.

L’une des questions clés est de déterminer si la fonte des glaces risque d’augmenter la concentration du méthane — gaz à effet de serre trente fois plus puissant que le CO2— dans l’atmosphère.

L’Arctique, qui se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, a déjà gagné +2 °C par rapport à l’ère plus industrielle.

Mais au milieu des étendues blanches, les plastiques se sont invités au menu des scientifiques.

« L’omniprésence du plastique, ça a été pour nous comme un coup de poing dans le ventre », commente Brice Loose, choqué de voir ce matériau « totalement étranger » dans un environnement « si immaculé ».

Selon une étude publiée jeudi dans Science Advances, une quantité importante de microplastiques et de microfibres sont transportés par les vents jusqu’en Arctique, où ils retombent sur terre lorsqu’il neige.

Chaque année, quelque 8 millions de tonnes de plastique sont également déversées directement dans les océans.

L’équipe du Northern Passage Project a récolté ses échantillons près de Resolute, au Canada. Mais selon les scientifiques, la glace, compte tenu de sa salinité et de son épaisseur, venait sans aucun doute du nord de l’océan arctique et avait plus d’un an. 

La concentration de morceaux de plastique était bien plus importante que celle de l’eau environnante.

« Quand l’eau gèle, cela forme des cristaux. L’eau passe à travers ces cristaux quand ils se forment », explique Jacob Strock, un autre membre de l’équipe, de l’université américaine de Rhode Island. « La glace agit comme une passoire, en filtrant les particules qui sont dans l’eau ».

Le plancton, animal ou végétal, reste aussi prisonnier de cette glace et certains spécimens ont pu ingérer au préalable des microplastiques.

Des particules de plastique ont été retrouvées dans des organismes vivants aux quatre coins des océans, jusqu’au fond de la fosse des Mariannes, la plus profonde connue.

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Du microplastique… même dans les airs


Il existe des appareils pour capter des microplastiques. Il en a partout dans l’océan, les cours d’eau, les montagnes,. Comment peuvent-ils se rendre dans les parcs naturels dans les montagnes ? Il semble que le vent soit un facteur important. Ils vont essayer de découvrir si d’autres facteurs comme les oiseaux, les nuages, pluie et neige sont aussi des éléments qui amènent ces microplastiques.
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Du microplastique… même dans les airs

 

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique... (PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde.

PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

On a retrouvé du microplastique partout dans les rivières et les mers, jusqu’aux abysses océaniques. Des chercheurs européens viennent d’en détecter sur les sommets de la Terre. Ils y sont amenés par les vents.

Nos explications.

Au milieu des Pyrénées

Deonie et Steve Allen ont installé leurs pièges à microplastique au milieu des Pyrénées françaises, au sud de Toulouse, à 1425 mètres d’altitude. Le plus proche village, Vicdessos, se trouvait à 6 km de là, et la ville de Foix, qui compte 10 000 habitants, à 25 km.

« Nous avons retrouvé une quantité de microplastique beaucoup plus importante que ce qui pouvait être généré par les communautés des environs », explique Deonie Allen, qui travaille avec son mari comme biologiste au CNRS français et à l’Université de Strathclyde à Glasgow.

« Il y avait eu quelques études sur la présence de microplastique dans la pollution urbaine dans des villes en France et en Chine, mais personne n’avait pensé qu’ils pouvaient voyager sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Nous pensons avoir trouvé l’un des réservoirs manquants des microplastiques. Quand on fait le bilan du plastique, il nous manque certains réservoirs. Des chercheurs ont proposé le fond des océans, nous montrons que ce peut aussi être l’atmosphère et les hautes montagnes. » L’étude de Deonie et Steve Allen a été publiée au début d’avril dans la revue Nature Geoscience.

Comme la poussière du Sahara ?

Les microplastiques voyagent potentiellement sur des milliers de kilomètres, selon Steven Allen.

« Nous montrons un déplacement probable de 95 km, mais on sait que la poussière du Sahara peut voyager sur 3500 km. Les grains de poussière peuvent atteindre 450 microns, ce qui est plus gros que nos particules de microplastique, qui mesuraient entre 10 et 300 microns. »

Un micron est un millième de millimètre. La limite de 10 microns correspond à celle des instruments de mesure. D’où provenait le microplastique retrouvé au milieu de ce parc naturel de montagnes ?

« On l’ignore, c’était l’hiver et les vents sont très changeants dans cette région, dit M. Allen. On n’a pas pu non plus déterminer la source, les incinérateurs de déchets, la peinture des routes qui se transforme en poussière, les sacs de plastique, les engrais. La liste potentielle est longue. »

L’étude avance que le microplastique pourrait même venir de Toulouse ou de Saragosse, à plus de 200 km de la station météorologique.

Nuages et oiseaux

Quelle est la prochaine étape ?

« Nous devons tout d’abord déterminer la provenance de ces microplastiques et la manière dont ils voyagent dans l’atmosphère, dit Deonie Allen. Il faut examiner la situation à différents endroits dans le monde, distinguer le rôle du vent, des nuages, de la neige et de la pluie. Le vent semble important, mais il pourrait se passer des phénomènes importants dans les nuages, où existent des populations de bactéries. Sont-elles capables de se nourrir du plastique, comme les bactéries des océans ? Les oiseaux avalent-ils des microplastiques quand ils volent ? Les questions ne manquent pas. »

https://www.lapresse.ca/

Du plastique dans notre alimentation !


On a beaucoup insisté voir alarmé que les microplastiques se retrouvaient dans l’estomac des animaux marins. Et bien voilà que d’après des analyses fait sur des personnes de partout dans le monde, ces microplastiques se retrouvent dans notre alimentation.
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Du plastique dans notre alimentation !

 

Rich Carey/Shutterstock.com

Après avoir analysé les selles de personnes originaires du monde entier, des scientifiques autrichiens déclarent avoir trouvé des traces de plastiques dans la totalité des échantillons ! Une annonce faite lors d’une réunion de la United European Gastroenterology, une entité qui réunit les sociétés européennes spécialisées en santé digestive.

Des chercheurs de l’Université de médecine de Vienne et de l’Agence environnementale autrichienne ont suivi un groupe de participants venus de pays du monde entier, notamment de Finlande, d’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de Pologne, de Russie, du Royaume-Uni et d’Autriche.

Et leurs observations sont alarmantes : chaque échantillon de selles a donné un résultat positif à la présence de microplastiques !

Dans le détail, jusqu’à neuf plastiques différents, d’une taille comprise entre 50 et 500 micromètres, ont été trouvés. Le polypropylène et le polytéréphtalate d’éthylène étant les plus courants. Rappelons que ces deux plastiques sont couramment utilisés pour l’emballage alimentaire (emballage du beurre, bouteilles d’eau…).

Comment expliquer cet état de fait ?

Selon les auteurs, «  2 à 5% de tous les plastiques produits finissent dans les mers. Une fois dans l’océan, le plastique est consommé par les animaux marins et entre dans la chaîne alimentaire où il est probable qu’il soit consommé par l’homme. Ainsi, des quantités importantes de microplastiques ont été détectées chez le thon, le homard et les crevettes. Par ailleurs, il est fort probable que, lors de diverses étapes de la transformation des aliments ou à la suite de leur emballage, les aliments soient contaminés par des plastiques ».

Quel risque pour la santé ?

En l’état des connaissances actuelles, les auteurs ne peuvent, pour le moment pas se prononcer.

Toutefois, « les plus petites particules microplastiques sont capables de pénétrer dans la circulation sanguine, le système lymphatique et peuvent même atteindre le foie. Nous avons donc besoin de recherches supplémentaires pour comprendre ce que cela signifie pour la santé humaine. »

  • Source : United European Gastroenterology, 22 octobre 2018
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

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