De nouvelles images du Titanic révèlent la détérioration avancée de l’épave


Le Titanic n’est plus l’ombre de lui-même. Il est sous le point de disparaître dans les profondeurs de la mer, comme s’il n’avait jamais existé. Il subit en effet des fort courant, plus l’eau salée et des bactéries qui se gavent de métal. En 2010, un micro-organisme a été découvert et bien entendu, son nom a été choisi en l’honneur du Titanic.
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De nouvelles images du Titanic révèlent la détérioration avancée de l’épave


Par Emeline Férard

Une équipe a réalisé une nouvelle série de plongées pour explorer l’épave du Titanic à 3.800 mètres de profondeur dans l’Atlantique. Elle a constaté que le paquebot s’était considérablement dégradé en 14 ans et que certaines parties avaient même disparu.

Plus de cent ans après avoir fait naufrage dans l’Atlantique Nord, le RMS Titanic est-il en passe de disparaitre ? Pour la première fois depuis 14 ans, une équipe est partie à la rencontre de l’épave située à quelque 3.800 mètres de profondeur et elle y a fait un constat préoccupant : depuis le début des années 2000, l’état du paquebot s’est considérablement détérioré.

La série de plongées a été menée début août et avait pour objectif d’étudier et de filmer les restes du Titanic afin de réaliser un nouveau documentaire. Pour cela, l’équipe de Triton Submarines s’est rendue à cinq reprises dans les profondeurs à l’aide de son sous-marin Limiting Factor, qui a capturé les premières images en 4K de l’épave. Du moins ce qu’il en reste.

« La zone de détérioration la plus choquante se situait du côté tribord des quartiers des officiers, où se trouvaient les quartiers du Capitaine. La baignoire du Capitaine est l’une des images préférées des fans du Titanic, et elle a maintenant disparu », a expliqué dans un communiqué Parks Stephenson, historien qui a participé aux plongées au large des côtes de Terre-Neuve au Canada.

La baignoire qui reposait dans les quartiers du capitaine du Titanic n’est désormais plus visible depuis l’effondrement de la partie supérieure. – Xavier Desmier/Getty Images

« De ce côté, une partie entière du pont est en train de s’effondrer, emmenant avec elle les cabines, et la détérioration va se poursuivre », a-t-il ajouté.

En plus des zones effondrées, d’autres structures, notamment en métal, ont montré un état avancé de corrosion. Selon l’historien, le toit du salon situé au niveau de la proue pourrait être la prochaine partie à disparaitre, obstruant la vue de l’intérieur du navire.

Des bactéries mangeuses de métal

« Le Titanic retourne à la nature », a précisé Parks Stephenson.

Cette dégradation rapide n’est pas une surprise pour les spécialistes. Dans les profondeurs, l’épave est soumise à un cocktail de facteurs naturels particulièrement éprouvant. En plus des forts courants qui la balaient, elle doit affronter le pouvoir corrosif du sel mais aussi des bactéries mangeuses de métal.

A partir de prélèvements réalisés sur le paquebot de 270 mètres de long, des chercheurs ont en effet identifié en 2010un micro-organisme inconnu, Halomonas titanicae. Ce dernier a été retrouvé proliférant sur ce que les scientifiques ont nommé des « rusticles », des stalactites de rouille qui se sont formées sur l’épave et ont été colonisées par des bactéries.

Le problème est que ces bactéries, y compris H. titanicae, ont la particularité de se nourrir de fer et notamment de rouille. Au fil des siècles, elles grignotent ainsi peu à peu le Titanic et sa coque. A tel point qu’une grande partie du paquebot pourrait avoir disparu en 2030, selon le Dr Henrietta Mann de l’Université Dalhousie qui a participé à l’identification de l’espèce inconnue.

« L’aspect le plus fascinant était de voir comment le Titanic est rongé par l’océan et comment il retourne à sa forme élémentaire tout en fournissant un refuge pour une remarquable diversité d’animaux », a relevé dans un communiqué Patrick Lahey, président et co-fondateur de Triton Submarines.

Seul témoignage de la catastrophe

En plus de capturer des séquences haute résolution, l’équipe a utilisé une technique appelée photogrammétrie pour collecter des données qui vont permettre dans le futur de pouvoir recréer en trois dimensions le Titanic en réalités virtuelle et augmentée. Les résultats de l’expédition seront dévoilés en même temps que le documentaire produit par Atlantic Production London.

Le RMS Titanic avant son naufrage le 14 avril 1912. – F.G.O. Stuart

« L’épave est le seul témoignage qu’il nous reste aujourd’hui de la catastrophe du Titanic » survenue le 14 avril 1912, a fait remarquer Robert Blyth du National Maritime Museum de Greenwich interrogé par la BBC. « Tous les survivants sont maintenant morts, donc je pense qu’il est important d’utiliser l’épave tant qu’elle a encore des choses à [nous] révéler ».

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Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin


Il y a pas moins de 40 mille milliards de micro-organismes dans notre système gastro-intestinal, cela en fait du monde. Il est reconnu qu’un intestin en santé est un atout indéniable sur notre santé en général. Une pomme ou tout aliment qui contiennent des fibres aide a un microbiote en santé
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Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin

Les bactéries, la seule colonisation qu'il est bon d'encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Les bactéries, la seule colonisation qu’il est bon d’encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The Guardian

La signification du proverbe anglais «an apple a day keeps the doctor away» n’a jamais été aussi vraie.

Dans Le charme discret de l’intestin, Giulia et Jill Enders rendent hommage à notre «deuxième cerveau», vecteur de bien-être et de santé. C’est dans la même veine qu’une étude autrichienne trouve de bonnes raisons pour manger une pomme par jour car elles impliquent une colonisation de notre tube digestif par des millions de bactéries.

Près de 40 mille milliards de micro-organismes cohabitent plus ou moins paisiblement dans notre système gastro-intestinal. Giulia Enders qualifie notre microbiote intestinal, ou flore intestinale, de «petit peuple» :

«Nulle part ailleurs dans le corps il n’y a une telle variété d’espèces différentes.»​​​

Plus ces espèces sont variées, mieux notre corps se porte. Alimentant consciencieusement nos intestins en énergie, éliminant les toxines et fabriquant des vitamines, elles participent à notre bien-être intérieur. Elles sont également garantes du bon fonctionnement de notre système immunitaire, combattant contre la prolifération de bactéries pathogènes. Certains types d’alimentation favorisent plus que d’autres le développement de ces gardiens de la paix intestinale.

Un trésor de bactéries

La pomme contiendrait quelque 100 millions de bonnes bactéries, lesquelles, en «colonisant» nos intestins, apportent fraîcheur et diversité au petit peuple de nos entrailles. Les scientifiques ont aussi découvert que la diversité de ces micro-organismes était encore plus riche dans les pommes bio.

Dans la mesure où beaucoup de bactéries sont éliminées par la cuisson, la pomme n’est pas le seul atout dont nous disposons pour nous constituer une petite armée de bactéries. Tous les aliments crus contenant des fibres s’avèrent être les meilleurs candidats à un microbiote riche et équilibré. Ne terminons cependant pas sans l’ultime conseil de Giulia Enders pour apprécier les bienfaits de votre pomme: ne retenez rien de ce qu’elle provoquera.

«Un petit pet par-ci par là, c’est très bon pour la santé. Pour ceux qui se targuent dignement de ne jamais avoir de flatulences, sachez-le: un mauvais péteur est aussi un mauvais hôte qui laisse ses bactéries mourir de faim.»

http://www.slate.fr/

Des microorganismes découverts dans l’endroit le plus chaud sur Terre


Dans une région d’Éthiopie, un environnement extrême, une eau frôlant les 100 C et est très acide en plus d’être riche en sel et en métaux, on peut croire qu’il est impossible que la vie puisse exister. Pourtant, des minuscules bactéries ont été trouvées sous des couches de sels. Si dans un tel environnement la vie régner, alors sûrement qu’elle existe ailleurs dans l’espace
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Des microorganismes découverts dans l’endroit le plus chaud sur Terre


Nathalie Mayer

Journaliste


La région de Dallol (Éthiopie) est une région tout à fait inhospitalière. Pourtant, des chercheurs y ont découvert de minuscules organismes vivant dans des conditions qualifiées de multiextrêmes. Un aperçu, peut-être, de ce qui pourrait se jouer sur d’autres planètes.

S’il existe sur Terre des environnements peu accueillants, la zone volcanique de Dallol (Éthiopie) en est un. Elle est notamment considérée comme l’endroit le plus chaud de la Planète. Et on y trouve des sources chaudes aux caractéristiques uniques. Ici, la température de l’eau avoisine les 100 °C. Son pH est très acide, proche de 0. Enfin, cette eau est riche en sel et en métaux tels que le fer ou le cuivre. Des conditions multiextrêmes a priori peu propices à la vie.

Pourtant une équipe internationale de chercheurs annonce aujourd’hui y avoir découvert des organismes de taille nanométrique. Ces petites bactéries étaient cachées, ensevelies dans des couches de sel déposées sur les cheminées de Dallol. Les chercheurs ont même d’abord cru à des précipités minéraux.

Dans les échantillons rapportés par les chercheurs, des colonies d’organismes vingt fois plus petits que les bactéries moyennes, ici vues au microscope électronique à balayage. © Centro de Astrobiologia

Dans les échantillons rapportés par les chercheurs, des colonies d’organismes vingt fois plus petits que les bactéries moyennes, ici vues au microscope électronique à balayage. © Centro de Astrobiologia

Revoir nos critères d’habitabilité

Pour l’heure, les chercheurs ont classé ces organismes parmi les Nanohaloarchaea, comme on en a déjà observé dans des eaux hypersalines de par le monde. Mais il pourrait aussi bien s’agir d’organismes appartenant à une classe encore inconnue et non décrite à ce jour.

Cette découverte éclaire en tout cas d’un jour nouveau notre compréhension des limites environnementales de la vie. Elle pourrait permettre de mieux définir les limites d’habitabilité, tant sur Terre qu’ailleurs dans notre Système solaire… ou même au-delà. De quoi mieux sélectionner les sites sur lesquels de futures missions iront chercher une vie extraterrestre.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Vous n’avez pas idée de combien de microbes vous enrichit un passage au distributeur de billets


Sans vouloir faire peur, comme tout chose publique, il y a des risques de contamination. Les distributeurs à billet ne font pas exception à la règle. C’est surtout sur l’écran qu’on pitonne qui peuvent partager avec nous de nombreux microbes et virus. L’hygiène des mains après un contact avec la machine limite la contamination
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Vous n’avez pas idée de combien de microbes vous enrichit un passage au distributeur de billets

 

http://www.afpforum.com/AFPForum/Search/Results.aspx?pn=1&smd=8&mui=1&q=17845665178404088128_0&fst=billets+banque&fto=1&t=8.2.5.9.7.11

Distributeur de billets à Lille, 4 janvier 2017. | Philippe Huguen / AFP

Repéré par Léa Marie

Repéré sur Scroll.in

Vous risquez d’y attraper la grippe ou de graves infections respiratoires.

Ce n’est un secret pour personne: cuvette des toilettes, poignées de portes ou encore barres de métro sont de véritables nids à microbes. Comme bon nombre de surfaces publiques. Mais il y en a une, pourtant très fréquemment utilisée, à laquelle nous pensons rarement: les distributeurs de billets. Et pourtant, avec leurs touches et leurs écrans tactiles, ces derniers constituent un superbe réceptable à virus. 

Touchées par des milliers de personnes chaque jour –qui, a priori, n’ont pas pris le soin de se laver les mains antérieurement, ces machines sont souvent, comme le souligne le site Scroll.in, situées à proximité de bouches d’aération qui soufflent de l’air humide.

«Ajoutez à cela la chaleur dégagée par l’électricité des distributeurs, et vous avez les conditions idéales pour que prolifèrent les micro-organismes.»

95% sont contaminés

Pour retirer de l’argent, une personne compose son code confidentiel via des boutons, puis appuie sur (ou à proximité de) l’écran pour sélectionner certaines options de retrait. Quelques minutes plus tard, elle touchera son visage, sa bouche, ses cheveux ou autre, et ingérera ainsi des micro-organismes infectieux. Qui sont particulièrement contagieux en période hivernale, alors que sévit l’épidémie de grippe. Autre réjouissance: les distributeurs favorisent également le transfert de bactéries à l’origine de maladies diarrhéiques. Autrement dit, ils n’ont rien à envier aux toilettes.

95% des distributeurs automatiques seraient contaminés, d’après une étude scientifique datant de 2015. Certains d’entre eux contiendraient même jusqu’à 150 bactéries différentes. L’une des plus répandues? La Klebsiella, généralement présente dans le tube digestif humain et dans les selles. Elle peut également infecter les poumons et être à l’origine d’infections respiratoires graves –voire mortelles– telles la pneumonie.  

Précautions avant usage

Toutefois, les chances que ces micro-organismes entraînent de telles conséquences seraient minces, estiment les experts. Le développement d’une infection repose sur des facteurs nombreux et variés: la quantité de microbes présents sur la surface, la solidité ou au contraire la porosité de cette dernière, ou encore la robusté du système immunitaire de l’individu concerné. Mais mieux vaut prévenir que guérir: il est vivement recommandé de prendre des mesures de précaution après un passage à la banque.

Car, difficile de savoir à quelle fréquence les distributeurs sont nettoyés… et s’ils le sont. En amont, leur désinfection régulière permettrait de limiter les risques de prolifération des germes et de contamination. Un lavage des mains ou le recours un gel anti-bactérien après utilisation viendraient à leur tour limiter les dégâts. 

http://www.slate.fr/

Une étrange bactérie découverte sur l’ISS


Des bactéries ont été découvertes à l’extérieur de l’ISS. Sommes-nous en face des premières rencontre avec les extraterrestres ? Pas certains, car ils pourraient venir par des objets quelconques. Si elles sont terrestres, elles seraient capables de séjourner à un environnement extrême autant par le froid que la chaleur et les rayons UV. De toute manière, ce n’est pas la première fois que des bactéries connues ont séjournées dans l’espace à l’insu des cosmonautes
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Une étrange bactérie découverte sur l’ISS

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

Des bactéries ont été découvertes à l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS). Les scientifiques russes qui ont étudié les échantillons rapportés sur Terre s’interrogent sur leur origine : terrestre ou extraterrestre ?

Le cosmonaute Anton Chkaplerov a rapporté à l’agence d’information russe Tass que des bactéries vivantes ont été découvertes à l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS). L’échantillon, qui a été rapporté sur Terre pour être étudié, a été collecté avec des cotons-tiges lors de l’un des examens réguliers de la surface externe du vaisseau orbital par ses passagers. Ces bactéries ont été trouvées dans des dépôts de déchets de carburant déchargés par les moteurs.

« Il s’avère maintenant que ces échantillons révèlent des bactéries qui étaient absentes sur le module de l’ISS lors de son lancement, a-t-il déclaré. Elles se sont donc déplacées dans l’espace pour venir s’accrocher sur la partie extérieure du revêtement de la Station. Il semble qu’elles ne présentent aucun danger », a-t-il ajouté, se voulant rassurant.

L’astronaute Shane Kimbrough photographié par Thomas Pesquet lors de leur sortie dans l’espace le 13 janvier 2017. © ESA

L’astronaute Shane Kimbrough photographié par Thomas Pesquet lors de leur sortie dans l’espace le 13 janvier 2017. © ESA

A-t-on découvert les premières formes de vie extraterrestre ?

Quelle est l’origine de ces bactéries ? Comment sont-elles arrivées là ? Certains estiment qu’il s’agirait peut-être des premières formes de vie extraterrestre découvertes. Pour l’instant, les chercheurs pensent plutôt à une origine accidentelle humaine. Il est probable qu’elles soient arrivées à bord de la Station spatiale avec du matériel (comme des tablettes), apporté pour être testé sur de longues périodes dans l’environnement spatial, a indiqué Tass.

Quand bien même ces organismes ne seraient pas d’origine extraterrestre, découvrir des colonies de bactéries qui survivent dans un milieu aussi hostile pour l’Homme que l’espace reste extraordinaire. Là-haut, en dehors de l’atmosphère terrestre, à quelque 400 km au-dessus de la terre ferme, elles ont ainsi résisté à des températures pouvant atteindre 121 °C au Soleil et -157 °C à l’ombre…

Le saviez-vous ?

Des cosmonautes ont révélé en mai dernier, à l’agence d’information russe Tass, que des recherches sur des prélèvements réalisés entre 2010 et 2016 avaient montré que pléthore de micro-organismes étaient retrouvés accrochés sur les parois externes de la Station spatiale internationale (ISS). Parmi les plus surprenants, citons des planctons originaires de la mer de Barents ou encore une espèce qui ne vit que dans le sol de Madagascar… Étonnant ! Comment ces petites bêtes sont-elles arrivées là ? Les scientifiques russes proposent qu’elles aient été propulsées par des courants ascendants jusque dans l’ionosphère.

Des bactéries ont déjà été découvertes à l’extérieur de la Station spatiale précédemment mais, à chaque fois, leur origine terrestre a été établie. En décembre prochain, Anton Chkaplerov regagnera l’ISS.

POUR EN SAVOIR PLUS

Une bactérie inconnue découverte dans l’ISS

Article de Jean-Luc Goudet publié le 26 mai 2017

Une bactérie piégée dans un filtre installé dans la Station spatiale internationale a été repérée par une équipe du JPL et son espèce n’était pas connue. Elle n’est bien sûr pas « extraterrestre » comme l’ont titré certains journaux mais a dû grimper à bord avec un objet quelconque. Tels les bateaux qui apportaient dans les îles lointaines des rats et des microbes, les vaisseaux spatiaux embarquent un peuple invisible.

Elle fait beaucoup parler d’elle en Inde car elle a été baptisée en l’honneur de A. P. J. Abdul Kalam, décédé en 2015, qui fut ingénieur aéronautique mais aussi président de ce pays de 2002 à 2007. Son nom : Solibacillus kalamii sp. nov. Le « sp. nov. » rappelle que c’est une espèce nouvelle mais qu’elle est apparentée à un genre déjà connu, en l’occurrence Solibacillus.

Cette bactérie est aussi devenue mondialement populaire car elle a été découverte non pas sur Terre mais dans la Station spatiale internationale. Kasthuri Venkateswaran et son équipe du JPL (Jet Propulsion Laboratory) l’ont en effet dénichée dans un filtre à particules fines resté 40 mois en service dans l’ISS. Ces chercheurs, américains et indiens, décrivent leur trouvaille dans la revue International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology.

Elle a bien résisté à ce séjour, donc aux rayonnements, plus élevés qu’au sol, et à la microgravité. Le travail de cette équipe de biologistes est justement d’étudier ces micro-organismes ayant longuement vécu dans l’ISS (voir ce communiqué du JPL, en anglais). On peut espérer qu’ils délivrent un jour quelque secret permettant aux astronautes de mieux tenir le coup lors de longs voyages spatiaux. Cependant, les chercheurs n’annoncent aucune caractéristique particulière dans leur description de Solibacillus kalamii.

 

Une colonie de Solibacillus kalamii observée au microscope optique à contraste de phase. La barre d'échelle mesure 10 micromètres, soit un centième de millimètre. © Kasthuri Venkateswaran et al., International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology

Une colonie de Solibacillus kalamii observée au microscope optique à contraste de phase. La barre d’échelle mesure 10 micromètres, soit un centième de millimètre. © Kasthuri Venkateswaran et al., International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology

Des micro-organismes vivent dans l’ISS

Le fait de découvrir un micro-organisme dans l’ISS n’a rien de surprenant. Des études, réalisées notamment par des équipes japonaises dans le module Kibo, ont montré tout un peuple invisible de bactéries et de champignons microscopiques. Il est surveillé, tout d’abord pour des raisons sanitaires. Maintenir en permanence, durant des années, six Hommes dans un espace confiné ne peut pas se faire de manière stérile…

De plus, le fret en tout genre qui est apporté dans la Station est inévitablement accompagné de micro-organismes. L’épisode nous rappelle que les vols habités n’embarquent pas que des humains. Tout un écosystème les accompagne et se retrouvera un jour dans les colonies installées sur la Lune, dans l’espace ou sur Mars.

Enfin, que cette bactérie soit inconnue n’est pas étonnant non plus. Une récente extrapolation, sur la base des données recueillies par le Earth Microbiome Project (recensement des bactéries mondiales), le Human Microbiome Project (étude de la flore bactérienne portée par les humains) et les deux expéditions Tara Oceans, parvenait à une estimation de mille milliards d’espèces de bactéries (1012), alors que nous n’en connaissons que dix millions (107). Devant l’une d’elles, nous n’avons donc qu’une chance sur cent mille de tomber sur une espèce déjà rencontrée…

http://www.futura-sciences.com

De la vie sur Terre il y a 3,95 milliards d’années ?


Si on la Terre s’est formées il y a plus de 4 milliards d’années, et que la vie aurait apparue 1 milliard d’années après, on pourrait considérer que cela n’a pas pris trop de temps. Il semblerait qu’aurait trouver une vie rudimentaire il y a 3,95 milliards d’années au Labrador au Canada et encore a deux autres endroits encore plus vieux, toujours au Canada. Cependant, des scientifiques doutent des résultats. Pourra-t-on avoir une certitude un jour ou l’autre ?
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De la vie sur Terre il y a 3,95 milliards d’années ?

 

AGES/EYEEM

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Une forme rudimentaire de vie pourrait avoir été déjà présente sur Terre il y a 3,95 milliards d’années.

Une forme rudimentaire de vie pourrait avoir été déjà présente sur Terre il y a 3,95 milliards d’années, alors que la Terre subissait d’intenses bombardements de comètes et d’astéroïdes, affirment des chercheurs dans une étude publiée mercredi dans Nature.

« Nous avons trouvé la plus ancienne preuve de vie sur Terre » au Canada « dans des roches sédimentaires du Labrador datant de 3,95 milliards d’années », a déclaré à l’AFP Tsuyoshi Komiya de l’Université de Tokyo, l’un des auteurs de l’étude.

A cette époque, la Terre, qui s’est formée il y a 4,567 milliards d’années, était bombardée par les comètes,  relève-t-il.

Depuis un an, les annonces sur la date de l’apparition de la vie sur Terre se succèdent dans Nature et elles font l’objet de vifs débats entre scientifiques.

En septembre 2016, une équipe de chercheurs a annoncé dans la revue britannique avoir découvert au Groenland des stromatolites (des structures calcaires formées par des colonies microbiennes) vieux de 3,7 milliards d’années.

Puis en mars 2017, des scientifiques ont indiqué, toujours dans Nature, avoir découvert des micro-organismes fossiles qui auraient entre 3,77 et 4,29 milliards d’années. Ils ont été repérés dans la Ceinture de Nuvvuagittuq au Canada.

Cette fois-ci, les chercheurs japonais ont travaillé dans la zone de Saglek Block, dans le nord du Labrador, dont les roches ont environ 3,95 milliards d’années.

Ils ont étudié la composition isotopique de grains de graphite (carbone) pour savoir s’il était d’origine organique ou non.

Les isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre de protons mais qui différent par leur nombre de neutrons.

Le carbone possède plusieurs isotopes naturels (dont le fameux carbone 14, radioactif, utilisé pour les datations mais que l’on ne trouve pas dans les roches anciennes).

Pour leurs travaux, les chercheurs se sont intéressés au rapport carbone 13 (6 protons, 7 neutrons) sur carbone 12 (6 protons, 6 neutrons), deux isotopes stables.

« Les organismes, pour se développer, préfèrent les isotopes légers, en l’occurrence le carbone 12, plutôt que le carbone 13 plus lourd », explique Tsuyoshi Komiya.

Son équipe a découvert que les grains de graphite étaient nettement enrichis en carbone 12.

Tsuyoshi Komiya en déduit que « la signature » de ce graphite est « biogène », c’est-à-dire qu’il provient d’organismes vivants.

Mais Sylvain Bernard, géochimiste au Muséum national d’histoire naturelle (France), se montre très circonspect sur ces conclusions.

« Il n’y a pas que le vivant qui ait cette signature isotopique ». Elle peut venir de réactions de minéraux entre eux ou de fluides entre eux, souligne-t-il.

« Les arguments avancés par ces chercheurs sont loin d’être suffisants pour déterminer de façon non ambiguë la +biogénécité+ de ces graphites. Ils utilisent des arguments qui sont peut-être nécessaires mais ne sont pas suffisants », poursuit Sylvain Bernard.

« Pour le moment, on ne sait toujours pas quand ni comment la vie est apparue sur Terre », dit-il. « Mais on progresse », grâce à des techniques de pointe, note-t-il.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un étrange animal découvert dans un étang à Vancouver


Trouver ce genre de créatures dans l’eau, on pourrait penser à un animal difforme ou quelque chose du comme ça. Mais non, c’est en fait, c’est une colonie qui fait cette masse. C’est rare au Canada, mais cette masse rebutant est utile pour filtrer l’eau
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Un étrange animal découvert dans un étang à Vancouver

 

Cet étrange animal a été découvert dans un étang à Vancouver au Canada

Cet étrange animal a été découvert dans un étang à Vancouver au Canada — Stanley Park Ecology Society (capture d’écran Twitter)

ESPÈCES La mystérieuse créature a été découverte au mois d’août dans un étang du parc Stanley de Vancouver…

Les experts de la Société d’Ecologie du parc Stanley, un parc urbain de Vancouver, en Colombie-Britannique ( Canada), ont sorti de l’eau, à la mi-août, un bien étrange animal.

La bête, une curieuse masse brunâtre et visqueuse d’environ 60 cm de diamètre, avait élu domicile dans un étang nommé Lost Lagoon, a rapporté mardi Sciences Avenir.

« Un peu ferme mais gélatineuse »

Les experts ont rapidement reconnu une pectinatelle, l’une des rares espèces d’eau douce du groupe des bryozoaires (animaux-mousse). Cette masse ressemble à « une sorte de Jello (dessert d’Amérique du Nord) vieille de trois jours, un peu ferme mais gélatineuse », a expliqué la spécialiste Kathleen Stormont au Vancouver Courrier.

Il s’agit d’une espèce relativement rare dans cette province canadienne. Le « monstre du Lost Lagoon » est, en réalité, constitué d’un amas d’animaux accrochés les uns aux autres. Une sorte d’essaim aquatique dans lequel un premier spécimen nommé zoïde se fixe et produit plusieurs clones.

 

Des filtres à micro-organismes

Chaque pectinatelle sécrète ensuite un liquide qui permet de maintenir la colonie. La masse ainsi formée peut s’accrocher à un support ou simplement flotter. Chaque individu du groupe aspire de l’eau puis la rejette, ne retenant que les micro-organismes dont il se nourrit.

Malgré leur aspect peu engageant, les pectinatelles sont donc bien des organismes utiles puisqu’elles filtrent l’eau et en améliorent la qualité.

http://www.20minutes.fr/

Le virus du Nil


La seule arme que nous avons contre le virus du Nil présentement est la prévention. Aucun antibiotique ou vaccin n’est présentement efficace sur les moustiques qui sont vecteurs de ce virus et qui le transmet aux oiseaux et aux humains …
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Le virus du Nil

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Pour voyager de l’un à l’autre, le virus du Nil utilise un moyen ingénieux : les insectes qui piquent les oiseaux et les humains.

Comme dans bien des secteurs de la santé, la prévention demeure ici notre meilleure alliée.

En 1978, alors que j’étudiais en biologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, j’obtins comme emploi d’été le privilège de travailler avec le groupe de recherche en démoustication sous la direction des professeurs Jean-Pierre Bourassa et Antoine Aubin. Une de mes tantes avait alors ironisé en disant qu’il n’était pas nécessaire de faire des études universitaires pour élever des maringouins. Mal lui en prit, car aujourd’hui, il n’aurait été des efforts de ces pionniers, nous serions encore bien plus démunis face au virus du Nil. À ce chapitre, le Québec a adopté une approche novatrice en tentant de diminuer les populations de moustiques à l’aide d’un agent biologique non dommageable pour l’humain : le Bacillus thuringiensis israelensis. Ce microorganisme s’attaque efficacement aux larves des maringouins, c’est ce qui s’appelle tenter de tuer le mal dans l’œuf. Comme le souligne un document rédigé pour le ministère de l’Environnement par le Dr. Jean O. Lacoursière, entomologiste et professeur associé, et le Dr. Jacques Boisvert, microbiologiste et professeur titulaire du département de chimie-biologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières en 2004 ( http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/virus-nil/bti/ ) :

« Autorisés au Canada depuis 1982, les produits à base de Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) sont couramment utilisés dans le contrôle des populations de moustiques et de mouches noires. Depuis 2002, on les utilise pour contrôler les populations de moustiques vecteurs du virus du Nil occidental au Québec. »

Pas fou, ce virus du Nil. Il ne se contente pas d’infecter les oiseaux, mais trouve aussi preneur chez les humains. Pour voyager de l’un à l’autre, il utilise un moyen ingénieux : les insectes qui piquent les oiseaux et les humains. Nous avons donc ici 4 intervenants : le virus qui cause l’infection, deux victimes (les oiseaux et les humains) et un vecteur, l’insecte piqueur comme le maringouin. Pour garder le niveau d’infection le plus bas possible, nous avons donc 4 possibilités d’intervention.

Plusieurs recherches sont en cours pour mettre sur pied un vaccin, mais aucune n’a encore des résultats concrets.

On pourrait vouloir agir sur le virus même, en l’éliminant avec un médicament quelconque. Mais les antibiotiques sont inefficaces contre les virus. Plusieurs recherches sont en cours pour mettre sur pied un vaccin, mais aucune n’a encore des résultats concrets.

Autre champ possible d’intervention : les moustiques vecteurs. Il serait impossible d’éliminer tous les maringouins, mais si on parvient à diminuer sensiblement le nombre de moustiques dans une région donnée, on réduit de beaucoup le risque de transmission des oiseaux aux humains. C’est ce que l’on tente de faire avec le projet de démoustication.

Héma-Québec a annoncé que toutes ses réserves de sang ainsi que le sang provenant de tous les donneurs seraient examinés et vérifiés.

    Finalement, les scientifiques ont découvert que le virus pouvait se transmettre aussi par des transfusions sanguines et par des dons d’organes. Héma-Québec a annoncé que toutes ses réserves de sang ainsi que le sang provenant de tous les donneurs seraient examinés et vérifiés. Quant aux dons d’organes, le risque est minime par rapport aux avantages souvent essentiels pour la vie du receveur. Le virus pourrait aussi être transmis par le lait maternel si, évidemment, la mère est porteuse.

    En ce qui concerne les symptômes, Santé Canada nous apprend sur son site:

    « Les symptômes peuvent aller de bénins à graves. La plupart des personnes (70 à 80 %) infectées au virus du Nil occidental ne ressentent aucun symptôme.

    Certaines personnes ont des symptômes bénins qui peuvent comprendre :

  • fièvre

  • maux de tête

  • courbatures

  • éruption cutanée légère

  • ganglions lymphatiques enflés

    Les premiers symptômes apparaissent généralement de 2 à 15 jours après l’infection.

    Toute personne infectée risque de développer des symptômes et des effets plus graves pour sa santé. Les adultes de 50 ans ou plus et les personnes ayant une affection sous-jacente ou un système immunitaire affaibli ont toutefois un risque plus élevé.

    Très peu de personnes (moins de 1 % des personnes infectées au virus) développeront des symptômes graves et auront des effets sur leur santé. Dans nombre de ces cas, l’infection peut affecter le système nerveux central, soit les tissus du système nerveux du cerveau et la moelle épinière.

    Les symptômes graves peuvent inclure :

  • apparition rapide de maux de tête importants

  • forte fièvre

  • raideurs au cou

  • nausées ou vomissements (parfois les deux)

  • difficulté à avaler

  • somnolence

  • confusion

    Vous pouvez aussi ressentir des symptômes graves comme :

  • pertes de connaissance

  • manque de coordination

  • faiblesse musculaire

  • paralysie

    En général, le rétablissement peut prendre une semaine dans les cas bénins. Dans des cas graves, la personne peut ressentir divers effets sur sa santé pouvant aller de plusieurs mois à quelques années après l’infection initiale par la maladie. Certains cas graves de la maladie peuvent entraîner la mort. »

    Toujours sur ce même site, on apprend que :

    « Le virus du Nil occidental est une maladie relativement nouvelle en Amérique du Nord. Ses effets à long terme ne sont pas entièrement compris. La plupart des personnes, même celles qui présentent des symptômes et des effets graves sur leur santé, se rétablissement complètement. D’autres connaissent des problèmes de santé permanents.

    Ces problèmes peuvent comprendre :

    • des effets sur la condition physique, notamment :

      • une faiblesse musculaire à long terme et une paralysie

      • fatigue

      • maux de tête

      • effets sur l’état mental, notamment :

        • confusion

        • dépression

        • problèmes de concentration et perte de mémoire

        • effets sur la capacité fonctionnelle, notamment :

          • difficulté à préparer des repas

          • capacité diminuée à faire des activités physiques extérieures

          • difficulté à faire les tâches quotidiennes, p. ex. le magasinage

        Quant aux traitements, ils peuvent varier d’une simple surveillance avec traitement des symptômes lorsqu’il s’agit de conditions bénignes à des hospitalisations dans les cas les plus sévères.

        Comme dans bien des secteurs de la santé, la prévention demeure ici notre meilleure alliée. Les règles de prévention individuelle consistent à éviter les piqures d’insectes en portant surtout le matin et le soir (ou en tout temps si on fréquente des endroits où il y a beaucoup de moustiques) des vêtements qui couvrent tout le corps (ne pas oublier le bas des jambes et les pieds). On peut enduire les parties restantes d’un insecticide. Ne pas oublier de vérifier l’état des moustiquaires de votre maison, chalet ou tente. Il ne faudrait tout de même pas permettre à l’ennemi d’entrer dans la maison et la recommandation vaut aussi bien dans les grandes villes qu’en campagne.

        Rappelons que cette année fut et demeure idéale pour la prolifération des insectes piqueurs, le printemps ayant été pluvieux et frais et les canicules ne s’étant pas vraiment produites. Ces conditions météorologiques font en sorte que les marres d’eau (lieux de prédilection pour la multiplication des insectes) ne se sont pas évaporées et qu’elles continuent donc de fournir à ces insectes des conditions idéales de prolifération, et ce même à la fin du mois d’août.

        http://quebec.huffingtonpost.ca/

        Souffler les bougies sur un gâteau et faire don de ses bactéries


        Comment on a fait pour ne pas tomber malade après avoir mangé un gâteau d’anniversaire auquel, on a soufflé les chandelles ? Il semble qu’un souffle humain contienne plus de 1400 % de bactérie de différence entre un gâteau non soufflé
        Nuage

         

        Souffler les bougies sur un gâteau et faire don de ses bactéries

         

        Une dame souffle fort sur les bougies d'un gâteau d'anniversaire et deux d'entre elles volent dans les airs.

        Le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle personne n’a soufflé, selon une étude. Photo : iStock

        Des scientifiques se sont récemment chargés d’élucider une question qui intéressera probablement les personnes ayant une aversion pour les germes. Un fêté transfère-t-il un nombre important de bactéries sur le glaçage de son gâteau d’anniversaire lorsqu’il en souffle les bougies?

        Un texte de Marie-Claude Frenette

        Afin de le savoir, des chercheurs de l’Université Clemson en Caroline du Sud, aux États-Unis, ont effectué des tests auprès de 11 individus à trois reprises sur différents jours, soit 33 observations au total.

        Ils ont demandé aux sujets de l’expérience de souffler des chandelles insérées dans un polystyrène en forme de gâteau recouvert d’une feuille de papier d’aluminium sur laquelle du glaçage avait été ajouté. De plus, les prétendus fêtés avaient d’abord mangé de la pizza afin de simuler une séquence « repas suivi d’un dessert ».

        Selon les résultats obtenus, le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle personne n’a soufflé.

        L’action de souffler ses chandelles d’anniversaire présente donc des risques importants de provoquer la transmission de bactéries orales et d’autres microorganismes issus de ses voies respiratoires sur du glaçage qui sera consommé par d’autres personnes.

        Extrait de l’étude Transfert bactérien associé au souffle utilisé pour éteindre des bougies d’anniversaire

        Dans leur étude publiée en mai dernier dans le Journal of Food Research du Centre canadien de science et d’éducation, les chercheurs précisent que l’analyse du glaçage au-dessus duquel les participants avaient soufflé révèle non seulement qu’il contenait un nombre 15 fois plus élevé de bactéries, mais que la gamme de bactéries détectées était 100 fois plus importante.

        http://ici.radio-canada.ca

        De la vie intraterrestre sous les fonds marins


        Sur terre, il y a encore beaucoup à découvrir. Sous le plancher des océans, à plus de 2 km, malgré la noirceur totale, la forte pression, la vie est toujours présente. Alors, jusqu’à quelle condition extrême que la vie cesse d’exister sur terre ?
        Nuage

         

        De la vie intraterrestre sous les fonds marins

         

        Des bulles de méthane s'échappent du fond marin

        Des bulles de méthane s’échappent du fond marin Photo :  ICI Radio-Canada

        Un texte de Marianne Desautels

        Alors que tous les yeux sont tournés vers l’espace à la recherche de vie extraterrestre ou d’exoplanètes habitables, des écosystèmes entiers restent inexplorés, tout près de nous.

        Une équipe internationale de chercheurs a entrepris de forer la croûte océanique au large du Japon. Ils y ont trouvé des microorganismes et les ont décrit dans un article publié le 24 juillet dernier dans la revue Science. Personne n’avait encore examiné la vie microbienne enfouie aussi loin sous les abysses.

        À 2,5 km sous le plancher marin, la chaleur et la pression sont intenses. Les réserves de nourriture, limitées. La lumière du soleil ne s’y rend jamais. Dans cet environnement extrême, on aurait pu s’attendre à rencontrer des formes de vie plutôt exotiques.

        À leur grand étonnement, les scientifiques y ont découvert des bactéries bien banales, très proches de celles vivant dans le sol de nos forêts. Elles sont cependant beaucoup moins nombreuses : en guise de comparaison, un centimètre carré de terre dans votre cour arrière contient des milliards de bactéries. À 2500 mètres sous le fond marin du Japon, on en compterait de 10 à 10 000 seulement.

        Comment se sont-elles retrouvées là?

        Il y a environ 23 millions d’années, la côte nord-ouest du Japon ressemblait un peu à la Floride, avec ses lagons et ses marais. Avec le déplacement des continents, ces régions ont été englouties et recouvertes de sédiments. Il est donc possible que ces organismes soient les descendants des bactéries qui vivaient au sol il y a 20 millions d’années, qui se seraient adaptées aux conditions extrêmes des fonds marins.

        Mais il est aussi plausible que ces microorganismes soient les mêmes cellules qui vivaient dans les marais au moment ou ils ont commencé à s’enfoncer dans les profondeurs, ce qui voudrait dire que ces bactéries seraient vieilles de quelques dizaines de millions d’années; des fossiles vivants, en quelque sorte.

        « On ne sait pas exactement quel est le taux de renouvellement de ces cellules », a confié le géomicrobiologiste Fumio Inagaki, un des scientifiques du projet, au magazine Science.

        Une biomasse ancienne, mais active

        Aujourd’hui, cette couche profonde est très riche en charbon. Les bactéries qui y vivent s’en nourrissent, et émettent du méthane. Dans le cycle du carbone, un des plus importants processus biologiques et géologiques de la Terre, les atomes de carbone passent des organismes vivants à la matière inanimée. Le méthane que ces bactéries émettent fait croire aux scientifiques que cette biomasse pourrait jouer un rôle important dans le cycle du carbone.

        Même si les chercheurs ont détecté des traces chimiques de vie à 4 km sous le plancher marin, on ne sait pas encore jusqu’à quelle profondeur la vie peut trouver son chemin.

        Sous nos océans, de vastes espaces sont encore inexplorés. De fascinantes découvertes peuvent en émerger. Par exemple, la Taq polymérase, une enzyme qui a révolutionné la biotechnologie dans les années 1980, et qui déboucha sur des pas de géants pour les techniques de biologie moléculaire et d’immenses avancées dans nos connaissances de la génétique, a été découverte chez la bactérie Thermus aquaticus, vivant dans des sources chaudes.

        http://ici.radio-canada.ca/