Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D


Cette idée me fait penser à la série  »Cosmos 1999 » et grâce à l’imprimante 3D, il serait possible de faire des modules sur la lune qui protègerait le village des rayons cosmiques, des températures extrêmes … Et cette idée semble vouloir avec une continuité avec Mars
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Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D

 

Un des villages lunaires envisagés par l'ESA.

Vue d’artiste d’une base lunaire multi-dômes envisagée par l’Agence spatiale européenne.

ESA

Franck Daninos

 Spécialiste en sciences fondamentales au magazine Sciences et Avenir

Pour son projet de base lunaire, l’Agence spatiale européenne utiliserait des matériaux disponibles sur place plutôt que de les amener depuis la Terre. Le principe de faisabilité vient d’être démontré en laboratoire…

RESSOURCES LOCALES. L’Agence spatiale européenne (ESA) souhaite construire un  » village lunaire  » international dans les années 2020 – pour des missions scientifiques, l’exploitation minière, le tourisme spatial… Et vient tout juste de montrer que les ressources locales et des technologies automatisées peuvent être mobilisées à cette fin. Les scientifiques du projet Regolight ont prouvé, en effet, que des matériaux très résistants pourraient être fabriqués à partir des poussières très fines présentes à la surface de Lune, le régolithe… assemblées en briques grâce à une sorte d’imprimante 3D !

Un four solaire chauffe et agglomère les poussières lunaires

Pour les besoins de cette démonstration, les chercheurs de l’ESA n’ont pas utilisé de véritables poussières lunaires mais des roches volcaniques terrestres pulvérisées jusqu’à obtenir des particules de 0,1 millimètre imitant la composition et la granulométrie du régolithe. Une table d’impression 3D a permis, ensuite, de déposer automatiquement ces particules dans un moule, couche par couche, puis de les cuire grâce à un four solaire comportant 147 miroirs incurvés. Fabriqué à Cologne au Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique, ce four permet d’atteindre une température d’environ 1000°C et d’agglomérer ainsi ces particules sans utiliser de liants chimiques.

Résultat : des briques de 20 cm de longueur, de 10 cm de largeur et de 3 cm d’épaisseur construites en 5 heures.

 » Ces briques ont la résistance du gypse « , précise un communiqué de l’ESA, et contribueraient à protéger le village lunaire des rayons cosmiques, des pluies de micrométéorites et des températures extrêmes.

Prochaine étape : tester les propriétés mécaniques de ces briques et les fabriquer dans les conditions de températures et de pression régnant sur la Lune.

Fin avril, des ingénieurs américains ont pour leur part démontré que la  » terre «  martienne pourrait servir, elle aussi, mais par une autre méthode, à fabriquer des briquettes de 3 millimètres d’épaisseur pour les futures constructions sur la planète rouge.

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La poussière spatiale peut tuer des satellites en formant du plasma


 

La  »vie » de satellite n’est vraiment pas facile dans l’espace, bien sur, il y a des menaces d’éruptions solaires, de météorites .. mais aussi des poussières spatiales qui semblent formé une sorte de plasma qui serait une hypothèse envisagée pour les satellites qui arrêtent de fonctionner bizarrement
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La poussière spatiale peut tuer des satellites en formant du plasma

 

 

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

De nombreux satellites en orbite cessent mystérieusement de fonctionner sans qu’un impact de micrométéorite ou de débris puisse être accusé. Il semble maintenant que le responsable pourrait être le flash électromagnétique émis par des poussières spatiales transformées en plasma lorsqu’elles percutent un satellite.

En août 1993, l’Esa a constaté que le plus grand satellite civil de télécommunications jamais lancé, Olympus 1, a brusquement cessé de fonctionner. Cela s’est produit au moment où la pluie d’étoiles filantes des Perséides était à son maximum. Du fait des hypervitesses de certaines micrométéorites dans l’espace, même des objets de quelques millimètres de diamètre peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’intégrité d’un satellite. Rappelons que le terme hypervitesse désigne en général des vitesses d’au moins 11.000 km/h, ou encore Mach 8,8. Lors d’une collision à ce niveau de vitesse, l’impacteur et la cible se vaporisent et du plasma est même parfois produit.

De façon surprenante, et malgré son dysfonctionnement, Olympus 1 a fourni des informations montrant qu’aucun transfert de quantité de mouvement notable n’avait accompagné sa brutale mise hors service. On ne pouvait donc pas faire intervenir d’impact de micrométéorite. L’histoire d’Olympus 1 ne faisait en fait que s’ajouter sur une longue liste de cas similaires et tout aussi énigmatiques.

Une image montrant l'impact hypervéloce d'une bille d'aluminium. La cible est elle-même en aluminium. En fait, beaucoup de satellites ne seraient pas victimes d'impacts aussi violents.
Une image montrant l’impact hypervéloce d’une bille d’aluminium. La cible est elle-même en aluminium. En fait, beaucoup de satellites ne seraient pas victimes d’impacts aussi violents. © Esa

 

L’énigme du satellite Olympus 1

On pourrait penser résoudre ces énigmes en faisant intervenir des électrons tueurs, mais cela ne semble pas être toujours possible. Une autre explication bien plus séduisante et vraisemblable est en train d’émerger à la suite de travaux menés par une chercheuse en astronautique de l’université de Stanford : Sigrid Close.

Pour elle et ses collègues, la clé de l’énigme repose sur un phénomène connu depuis 1945 et la première explosion atomique de l’histoire : l’effet EMP (de l’anglais electromagnetic pulse). Il s’agit d’une émission d’ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude qui peut détruire de nombreux appareils électriques et électroniques. En français, on la désigne sous le terme d’impulsion électromagnétique (IEM).

Le phénomène avait été prévu par le génial Enrico Fermi avant même le premier essai nucléaire américain du 16 juillet 1945. Il avait fait blinder une partie des appareils utilisés lors de cette expérience. Plus tard, les physiciens ont découvert l’ampleur insoupçonnée des effets EMP associés à des explosions nucléaires et ont même proposé de s’en servir comme arme de guerre pour détruire les systèmes électroniques de l’ennemi.

Bientôt des essais à bord de l’ISS pour protéger les satellites ?

Lors d’expériences au sol, Sigrid Close et ses collègues ont pu montrer que l’impact de poussières reproduisant en laboratoire ce qui pouvait se passer dans l’espace conduisait à la vaporisation de ces dernières et à la formation d’un plasma. Ce qui s’accompagne d’un flash d’ondes électromagnétiques, apparemment assez puissantes pour endommager l’électronique des satellites en orbite.

Afin de rendre encore plus solide la thèse de la poussière tueuse de satellites, les chercheurs envisagent maintenant de faire des expériences dans l’espace à bord de l’ISS. Leur but est de trouver des moyens de protéger plus efficacement les satellites contre cette menace.

http://www.futura-sciences.com