Zika transmis par voie sexuelle: quelles conséquences?


Le virus Zika fait couler beaucoup d’encres, et ceux qui ont été contaminer au Québec, revenaient d’un voyage dans les pays à risques. Cependant aux USA, on parle d’une transmission par voie sexuelle, faut-il s’en inquiéter ?
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Zika transmis par voie sexuelle: quelles conséquences?

 

Zika transmis par voie sexuelle: quelles conséquences?

Les scientifiques jugent la transmission intra-humaine «rare».Photo Noah Seelam / AFP

PARIS – Un cas de transmission par voie sexuelle du virus Zika, dont on pensait qu’il était essentiellement propagé par les moustiques, vient d’être rapporté au Texas. Quel peut être l’impact sur la propagation de l’épidémie? Quelles sont les mesures à prendre?

SI LA TRANSMISSION PAR VOIE SEXUELLE SE CONFIRME, PEUT-ELLE CONTRIBUER À L’EXTENSION DE ZIKA?

La communauté scientifique estime à l’unisson que l’impact devrait être marginal, le principal vecteur du virus restant le moustique. Elle juge la transmission intra-humaine «rare».

«Bien que cette annonce suggère que le virus peut se transmettre par voie sexuelle, cela ne change rien au fait que Zika se propage dans les Amériques, essentiellement par le biais de piqûres de moustiques», commente Jonathan Ball, professeur en virologie moléculaire à l’université britannique de Nottingham.

«Le mode de transmission de Zika est essentiellement, pour ne pas dire quasi exclusivement, via un moustique. Ce n’est pas à nos yeux un facteur de transmission important en terme de santé publique», confirme le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’Institut immunologie, inflammation, infectiologie et microbiologie à l’institut français Inserm.

«Ce mode de transmission semble suffisamment rare pour avoir un faible impact sur la propagation de l’épidémie», note aussi Matthew Baylis, professeur à l’université britannique de Liverpool.

«Ce n’est pas le VIH», renchérit le virologue français Bruno Lima. «On a du mal à imaginer qu’un individu qui présenterait un risque de transmission sexuelle installe une épidémie de Zika dans un pays où il n’y a pas de moustique» porteur du virus.

Y-A-T-IL EU DES PRÉCÉDENTS DE TRANSMISSION PAR VOIE SEXUELLE?

«En 2008, un scientifique américain en voyage au Sénégal avait été infecté par Zika. Il aurait contaminé sa femme lors d’un rapport sexuel à son retour à la maison», explique le docteur Ed Wright, de l’université britannique de Westminster.

Un second cas a été rapporté en 2015 «avec une mise en évidence de Zika dans le sperme d’un patient de Polynésie où l’épidémie a sévi fin 2013/début 2014», ajoute le Pr Delfraissy.

QUELLES MESURES FAUT-IL PRENDRE?

«En dehors de la femme enceinte, Zika n’est pas grave», observe le Pr Delfraissy. «Le coeur de notre action est la femme enceinte. Il faut à tout prix la protéger par toutes les mesures de précaution et de prévention possibles», dit-il.

Car Zika est fortement soupçonné de causer des microcéphalies chez les foetus, de graves malformations crâniennes.

Comme ses confrères, M. Delfraissy souligne qu’il faut recommander l’utilisation du préservatif lors de rapports sexuels chez les femmes enceintes dans les pays touchés.

«Il faut s’assurer que tous les hommes des pays touchés (par l’épidémie) et les voyageurs de sexe masculins revenant de ces mêmes pays utilisent des préservatifs, en particulier, s’ils présentent des maux susceptibles d’être associés à Zika tels que fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, arthrite, éruption cutanée ou conjonctivite», renchérit Nathalie MacDermott de l’Imperial College London.

CELA POSE-T-IL DE NOUVELLES QUESTIONS À LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE?

«Dans la mesure où d’autres cas de transmission par voie sexuelle ont été établis il y a quelques années, ce nouveau cas souligne la nécessité de recherches sur la présence de Zika dans le sperme et la durée de cette présence après l’infection», commente le docteur MacDermott.

«Si nous considérons que nous avons potentiellement plus d’un million de cas de Zika causés par une transmission via les moustiques contre quelques cas de transmission sexuelle, les risques supplémentaires semblent faibles. Mais c’est précisément cette question que les chercheurs doivent trancher», ajoute le Dr Wright.

«Quel est le degré du risque de transmission par voie sexuelle? La majorité des cas des infections étant asymptomatiques, y a-t-il un risque de transmission par des personnes n’ayant pas de symptôme? Toutes ces questions soulignent notre ignorance du virus et le besoin urgent d’une réponse et d’une recherche coordonnée», estime Peter Horby, de l’université britannique d’Oxford.

http://fr.canoe.ca/

Ce que vous devez savoir sur le virus Zika


Un virus qui fait peur, car il n’y a pas une journée qu’on entends pas parler de ce virus. Pour le moment il n’a pas présent au Canada.
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Ce que vous devez savoir sur le virus Zika

 

Le virus Zika fait de plus en plus parler de lui. Bien que l’Organisation mondiale de la santé croit qu’il y ait peu de chances que la propagation de cet arbovirus transmis par la piqûre d’un moustique infecté atteigne le Canada, vous devez tout de même être vigilant si vous avez l’intention de visiter l’un des 21 pays identifiés comme «à risques» à travers les Amériques, plus précisément si vous êtes une femme enceinte.

Ce qui inquiète particulièrement les spécialistes, c’est le lien apparent entre le virus Zika et des milliers de cas de microcéphalie (des bébés naissant avec un cerveau plus petit que la normale) rapportés au Brésil.

Et pour compliquer davantage les choses, bon nombre des personnes infectées ne savent souvent pas qu’elles sont porteuses du virus.

Voici ce que vous devez savoir sur le virus Zika :

Origines du virus

Le virus est rencontré pour la première fois en 1947 chez un macaque de la forêt Zika (d’où il tire son nom), en Ouganda. Le premier cas humain est rapporté, quant à lui, en 1964.

Le virus est particulièrement présent dans les régions tropicales d’Afrique et d’Asie. En 2007, une épidémie touche environ 75 % des habitants des îles Yap, en Micronésie. En 2013, la Polynésie française rapporte que 55 000 personnes auraient été infectées par le virus au cours d’une période d’environ trois mois.

La présence du virus en Amérique latine serait attribuable pour sa part à la Coupe du monde de football de 2014, lorsque des touristes venus du monde entier ont foulé le sol brésilien.

Transmission et symptômes

Le virus Zika se transmet principalement par la piqûre d’un moustique infecté. On suspecte également que le virus pourrait être transmis sexuellement, mais de plus amples recherches sont nécessaires pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Les symptômes liés au virus Zika sont les suivants : fièvre, maux de tête, douleurs au niveau des articulations, éruptions cutanées, conjonctivite, inflammation des ganglions.

La personne infectée sera porteuse du virus durant la manifestation de ces symptômes.

Zones à risques

En Amérique latine et dans les Caraïbes, on a récemment rapporté des cas d’infections au Brésil, au Honduras, au Guatemala, en Haïti, à Porto Rico, en Martinique, au Salvador, au Panama, au Venezuela, en Guyane, en Colombie, en Équateur, en Guyane française, en Bolivie, au Paraguay, au Surinam et au Mexique.

L’ensemble des pays du continent américain pourrait bientôt être aux prises avec le virus, à l’exception du Canada et du Chili.

Microcéphalie

À la fin de l’année 2015, dans l’état de Pernambouc, au Brésil, on rapporte une croissance atypique du nombre de cas de microcéphalie congénitale du fœtus dans plusieurs villes. Au total, 58 cas sont répertoriés en seulement un mois, soit plus qu’au cours des quatre années précédentes.

Depuis, 3893 cas de microcéphalie ont été rapportés au Brésil.

Traitement

Il n’existe toujours pas de vaccin contre le virus Zika ni de médicament.

Pour le moment, les autorités tentent de freiner la propagation du virus en s’attaquant directement aux moustiques susceptibles d’être infectés.

Éviter les piqûres de moustiques demeure d’ailleurs le meilleur conseil que nous puissions donner pour ne pas être infecté.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Virus Zika : propagation vers le nord, prévention, symptômes…


L’avantage à nos hivers, nous sommes tranquilles avec les moustiques, car à la belle saison, les moustiques viennent nous visiter. Il semble que les États-Unis commencent a craindre le virus transmit par le moustique tigre mais comme nous n’avons pas d’anticorps contre ce virus, il risque de se propager plus vite
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Virus Zika : propagation vers le nord, prévention, symptômes

 

    Le virus Zika s’étend en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Il cause une maladie de type grippal, le plus souvent sans symptômes, mais qui peut provoquer des malformations chez les bébés exposés pendant la grossesse.

    En 2015, le Brésil, qui fait face à une épidémie de zika, a dénombré 3 174 cas de microcéphalie (périmètre crânien inférieur à 33 centimètres et retard mental irréversible) comparativement à environ 150 cas annuels entre 2010 et 2014.

    Transmission par des moustiques

    Le virus est transmis par des moustiques appartenant au genre Aedes (qui inclut le moustique tigre). Ce sont les mêmes moustiques qui transmettent les virus de la dengue et du chikungunya.

    Il est couramment présent en Afrique et en Asie. Il ne s’était pas répandu dans l’hémisphère occidental avant 2015. Pour cette raison, les gens n’ont pas d’anticorps contre ce virus et il se répand très rapidement.

    Lors d’une piqûre, le moustique se contamine en prélevant le virus dans le sang d’une personne infectée. Le virus se multiplie ensuite dans le moustique, qui le transmet à une nouvelle personne lors d’une autre piqûre. Une personne infectée est « contaminante pour les moustiques » au moment où le virus est présent dans son sang, c’est-à-dire pendant la phase de développement de l’infection dans le corps, soit 3 à 10 jours après la piqûre infectante.

    La maladie ne se transmet pas directement entre humains.

    Symptômes de la maladie

    Dans 70 à 80 % des cas, la maladie est asymptomatique.

    Les symptômes ressemblent à ceux de la dengue (de forme légère), de la fièvre jaune et de la maladie causée par le virus du Nil occidental. Ce sont les suivants :

  • éruption cutanée,

  • fièvre,

  • fatigue,

  • douleurs musculaires et articulaires,

  • conjonctivite,

  • maux de tête,

  • douleurs rétro-orbitaires.

Complications

Des complications neurologiques de type syndrome de Guillain-Barré ont été décrites au Brésil et en Polynésie française.

Des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra-utérin ont également été observées chez des fœtus et des nouveau-nés de mères enceintes pendant la période épidémique.

Traitement

Il n’existe pas à ce jour de traitement spécifique ni de vaccin préventif. Le traitement est avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques (comme le paracétamol), et le repos. L’aspirine est à éviter du fait de la coexistence de la dengue dans les zones où circule le virus et du risque de saignement.

Propagation vers l’Europe et l’Amérique du Nord

Des moustiques du genre Aedes (tel que le moustique tigre) sont présents, notamment en France métropolitaine (dans une vingtaine de départements), et peuvent théoriquement transmettre le virus Zika si des personnes virémiques arrivent dans les zones infestées durant la période d’activité des moustiques (de mai à novembre). En dehors de la période d’activité du moustique (de mai à novembre), le risque de transmission est quasi nul.

En Amérique du Nord, le moustique Aedes aegypti, largement responsable de la propagation actuelle en Amérique du Sud, n’est courant aux États-Unis qu’en Floride, le long de la côte du Golfe et à Hawaii, bien qu’il ait aussi été vu aussi au nord qu’à Washington lors de température chaude, rapporte le New York Times.

Le moustique tigre asiatique, Aedes albopictus, est également connu pour transmettre le virus. En été, ce moustique se rend aussi loin au nord qu’à New York et Chicago.

    Se protéger contre le virus

    La prévention individuelle repose sur la protection contre les piqûres. Il est recommandé, selon l’Inpes :

  • de porter dans la journée (et en particulier en début et fin de journée, périodes d’intense activité du moustique vecteur) des vêtements amples et longs couvrant également les bras et les jambes jusqu’aux chevilles,

  • d’utiliser de préférence des vêtements imprégnés avec un produit insecticide spécial pour tissu, dans les zones de prolifération intense des moustiques ou en cas de contre-indication aux répulsifs (nouveau-nés, nourrisson jusqu’à trois mois),

  • d’utiliser des répulsifs sur les zones découvertes de la peau. Des précautions sont à respecter chez la femme enceinte et l’enfant (prendre avis auprès de son médecin ou d’un pharmacien),

  • d’utiliser des moustiquaires, des diffuseurs électriques à l’intérieur des maisons et des « bandeaux collants » imprégnés d’insecticide fixés au plafond des pièces de l’habitat.

Recommandations pour les femmes enceintes

Il est recommandé aux femmes enceintes se rendant dans les pays touchés de se protéger par tous les moyens disponibles contre les piqûres de moustiques et tout particulièrement au cours des deux premiers trimestres de la grossesse. Il leur est fortement recommandé d’utiliser un produit répulsif adapté en respectant les précautions. Une liste des produits adaptés est disponible sur le site du ministère français de la Santé.

Illustrations : Moustique tigre ; carte de la distribution géographique du virus Zika en janvier 2016. Source : US Centers for Disease Control and Prevention.

Psychomédia avec sources : Inpes, CDC, New York Times, Le Monde.

http://www.psychomedia.qc.ca/

BRÉSIL. Le virus Zika ravage le cerveau des nouveau-nés


Un tout petit moustique au Brésil fait de graves dégâts chez les bébés en gestation. Ceux atteints risque d’avoir des malformations congénitales. Le coupable, le moustique tigre qui propage le virus Zika apparenté aux virus du chikungunya et la dengue. C’est le genre d’insecte qu’on ne veut pas voir dans notre environnement
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BRÉSIL. Le virus Zika ravage le cerveau des nouveau-nés

 

Dans la ville de Santa Cruz do Capibaribe, une mère avec son enfant né en octobre 2015 et atteint de microcéphalie. © Felipe Dana/AP/SIPA

Dans la ville de Santa Cruz do Capibaribe, une mère avec son enfant né en octobre 2015 et atteint de microcéphalie. © Felipe Dana/AP/SIPA

Par Lise Loumé

Transmis par le moustique tigre, le virus Zika provoque des malformations du crâne chez les nouveau-nés. Une épidémie frappe actuellement le Brésil.

Le Brésil est en état d’alerte : le virus Zika, moins connu que ses cousins le chikungunya et la dengue – transmis eux aussi par le moustique tigre – fait des ravages chez les nouveau-nés depuis plusieurs mois : il provoque une maladie congénitale très inquiétante, la microcéphalie, qui voit les bébés naître avec une boîte crânienne dont le diamètre est inférieur à la normale (habituellement supérieure à 33 centimètres), portant préjudice à son développement intellectuel. En novembre 2015, 739 cas suspects avaient été identifiés dans le pays et aucun décès n’avait été déploré. Le bilan s’est fortement alourdi depuis : le ministère brésilien de la santé rapporte désormais… 3.174 cas et 38 décès suspects, selon le bulletin paru le mardi 5 janvier 2016.

« L’épidémie se propage et touche maintenant 684 villes de 21 États », est-il indiqué.

L’État de Pernambouc compte le plus grand nombre de cas suspects (1.185), soit 37,33 % du chiffre total signalé dans tout le pays.

20 fois plus de cas que les années précédentes

Face à l’augmentation anormale du nombre de cas de microcéphalie chez les nouveau-nés en 2015 (2.782 cas au 31 décembre 2015), comparés aux années précédentes (voir graphique ci-dessous), les autorités sanitaires du pays avaient engagé en cours d’année des investigations pour établir son origine. Les soupçons se sont rapidement portés sur le virus Zika lorsque ce dernier a été découvert chez un nourrisson décédé, atteint de cette malformation du crâne et d’autres maladies génétiques.

© Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

Un virus peu connu des scientifiques

Or le lien entre le virus Zika et les microcéphalies congénitales n’était pas « scientifiquement prouvé », précisait en novembre 2015 le Centre européen de prévention et contrôle des maladies. Toutefois, l’hypothèse tenait la route.

« D’autres infections causées par des flavivirus (ndlr : un genre de virus comprenant celui de Zika, de la dengue, du Nil occidental, de la fièvre jaune, etc.) causent des malformations congénitales dont la microcéphalie, expliquait l’instance. Des études scientifiques restent nécessaires pour comprendre cette association et le rôle possible d’autres facteurs ».

De manière générale, les scientifiques connaissent assez peu le virus Zika, contrairement à ses cousins le chikungunya et la dengue : une équipe franco-thaïlandaise a identifié en juillet 2015 la manière dont il infecte les cellules humaines, et les symptômes qu’il provoque dans la plupart des cas sont connus depuis plus longtemps : fièvre, douleurs articulaires, maux de tête et signes cutanés (et plus rarement, des complications neurologiques).

Afin d’éviter que l’épidémie ne se propage davantage, les autorités sanitaires brésiliennes recommandent aux femmes enceintes de garder les portes et fenêtres fermées et de se vêtir de vêtements couvrants et utiliser des produits répulsifs afin de se protéger des piqûres de moustiques. Elles ont même recommandé aux couples vivants non loin de lieux où le moustique prolifère de reporter leur projet d’enfant…

http://www.sciencesetavenir.fr/