Des bactéries « zombies » qui échappent à la famine et aux antibiotiques


Les bactéries sont vraiment plus futées que l’on croit. Elles ont plusieurs méthodes pour assuré la survie, due moins pour quelques-unes. Parmi les ruses des bactéries, certaines vont être en dormance quand elles sont en situation difficile,  tout en étant active au ralenti … Et devenir plus résistantes
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Des bactéries « zombies » qui échappent à la famine et aux antibiotiques

 

On voit des bactéries de type bacille, en gros plan.

Bacillus subtilis Photo: iStock / Eraxion

Renaud Manuguerra-Gagné

Des bactéries qui font face à des environnements hostiles peuvent ralentir leur métabolisme aux limites de ce qui serait considéré comme vivant. Cette technique de survie jusqu’ici inconnue pourrait nous aider à mieux comprendre le développement de certaines résistances aux antibiotiques.

La lutte contre les bactéries multirésistantes passe par la création de nouveaux antibiotiques, mais aussi par une meilleure compréhension des mécanismes de survie que peuvent adopter ces microbes.

Cette résistance apparaît souvent à la suite de mutations aléatoires qui donnent à une bactérie et à sa descendance la capacité de survivre à un antibiotique. Ces dernières deviennent ensuite de plus en plus nombreuses à mesure que les bactéries qui sont toujours sensibles à l’antibiotique, elles, meurent.

Or, il existe d’autres mécanismes par lesquels ces microbes peuvent échapper à une situation difficile. Des chercheurs de l’Université d’Amsterdam ont découvert une nouvelle méthode(Nouvelle fenêtre) par laquelle les bactéries diminuent leur activité métabolique sans toutefois l’arrêter, et ce, à des niveaux jamais observés jusqu’à maintenant.

Surnommé « état zombie » par certains, ce ralentissement permet aux bactéries d’assurer leur survie tout en conservant un niveau d’activité leur laissant la possibilité de revenir rapidement à la charge une fois la menace passée.

Spécialistes en survie

Les bactéries ne répondent pas toutes de la même manière lorsque les ressources alimentaires viennent à manquer ou que les conditions de vie deviennent trop difficiles.

Certaines espèces vont rester actives en produisant des biofilms, des murailles qui englobent les colonies bactériennes et leur permettent de vivre sans être affectées par des menaces extérieures, comme des antibiotiques.

D’autres bactéries peuvent entrer en dormance et vont soit arrêter leur croissance entièrement, soit former ce qu’on appelle des spores, des capsules extrêmement résistantes dans lesquelles des bactéries déshydratées pourront rester en dormance pendant des centaines, voire des milliers d’années.

Bien que très efficaces, seules certaines espèces de bactéries maîtrisent cette technique de survie. De plus, ce processus demande beaucoup d’énergie pour être mis en place, et certaines bactéries ne sont pas capables d’émerger de cet état lorsque des conditions plus favorables sont rétablies.

Une troisième voie

Les chercheurs se sont intéressés à une espèce bactérienne inoffensive très commune dans le sol, nommée Bacillus subtilis. Cette bactérie crée normalement des spores pour assurer sa survie, mais des chercheurs ont remarqué qu’une forme mutante incapable de produire des spores survivait quand même pendant des mois dans de l’eau presque pure, avec un accès infime à des éléments nutritifs.

Or, les chercheurs ont réalisé que la bactérie n’était pas en dormance et que, même si le stress lui avait fait prendre une forme sphérique inhabituelle, plusieurs processus biologiques continuaient d’avoir lieu à l’intérieur.

La bactérie pouvait même continuer de se diviser, même si elle ne le faisait qu’une fois tous les quatre jours, soit des centaines de fois plus lentement que sa normale d’une fois toutes les 40 minutes.

Cette activité ralentie à l’extrême venait toutefois avec un avantage : la bactérie était maintenant beaucoup plus résistante aux stress oxydatifs et aux antibiotiques.

Les chercheurs ont nommé ce processus « croissance oligotrophique », c’est-à-dire une croissance qui a lieu dans un milieu extrêmement pauvre en éléments nutritifs. Si des espèces autres que B. subtilis maîtrisent cette technique de survie, cela pourrait mettre en évidence la méthode employée pour survivre aux antibiotiques et offrir une nouvelle cible aux chercheurs qui travaillent à résoudre ce problème

https://ici.radio-canada.ca/

Le tétanos ne s’attrape pas juste avec des clous rouillés


Se blesser avec un clou rouillé, faut-il s’assurer que notre vaccin contre le tétanos soit à jour ? En fait, ce n’est pas le clou rouillé qui est le problème, mais une porte d’entrée pour toutes sortes d’infections. Il semble que la bactérie préfère d’autres choses que les clous … Alors, c’est la fin d’une autre croyance populaire.
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Le tétanos ne s’attrape pas juste avec des clous rouillés

 

Rappelez-vous de renouveler votre vaccin tous les dix ans.

C’est un classique : un clou rouillé sur lequel a marché un enfant ou qui a écorché la main d’un parent en train de réparer la salle de bain, et du coup, toute cette petite famille a des chances de se précipiter à la clinique pour un vaccin contre le tétanos.

Bien qu’on ne soit jamais trop prudent, les clous rouillés sont ici une mauvaise cible, constatent l’Agence Science Presse et l’Organisation pour la science et la société.

Le tétanos est une infection non contagieuse causée par une bactérie appelée Clostridium tetani, un microbe qui peut être mortel dans 10 % des cas et qui, à défaut, peut causer des spasmes musculaires, de la fièvre et des difficultés à avaler.

Or, cette bactérie n’affectionne pas spécialement les clous rouillés. On la trouve plutôt dans les systèmes digestifs des animaux et, de là, dans les sols à travers le monde.

Autrement dit, les humains peuvent être exposés à Clostridiumtetani d’une grande variété de façons, mais qui ont davantage à voir avec la vie sur une ferme ou dans la nature, qu’avec la menuiserie. Par exemple, en nettoyant la cage d’un animal ou en étant mordu par un animal infecté.

Si on commence à travailler sur une ferme, s’assurer d’être à jour dans ses injections pourrait donc être plus important que si on rénove la maison. Au Québec, le ministère de la Santé suggère de renouveler son vaccin tous les 10 ans.

La croyance populaire veut que le tétanos soit associé à la rouille. Ce n’est pas le cas. Une blessure occasionnée par un objet non rouillé peut aussi servir de porte d’entrée au tétanos— en fait, n’importe quelle blessure peut servir de porte d’entrée à la bactérie. Clostridium tetani peut par exemple coloniser une vieille maison ou une grange abandonnée par le biais de la terre, de la poussière ou des excréments des animaux. Cette bactérie n’attend qu’une blessure de votre part pour s’infiltrer ; mais cette blessure n’a pas besoin de provenir d’un clou. Ni d’un clou rouillé !

Ce texte est une adaptation du billet rédigé en anglais par AdaMcVean, publié sur le site de l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Voici comment éradiquer le virus de la grippe de votre foyer


Nous sommes en pleine saison de toux, reniflements, éternuements, maux de gorge, le tout est de ne pas contaminer les autres. Bien qu’il est difficile d’y échapper, quelques règles d’hygiène  et de désinfection peut diminuer les risques
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Voici comment éradiquer le virus de la grippe de votre foyer

Sur vos mains, vos télécommandes ou vos poignées de porte, le virus de la grippe est partout. Un scientifique nous dit comment l'éliminer de votre foyer. 

DAVID PEREIRAS / EYEEM VIA GETTY IMAGES

Jason Tetro Expert en microbiologie, santé et hygiène

Lorsqu’on l’exécute adéquatement, la combinaison d’une hygiène des mains et de désinfection aidera à prévenir la propagation de la grippe et permettra un retour rapide à la normale.

Sur vos mains, vos télécommandes ou vos poignées de porte, le virus de la grippe est partout. Un scientifique nous dit comment l’éliminer de votre foyer.

Les résidences sont propices aux germes. Les microbes proviennent de diverses sources comme les systèmes de ventilation, les plantes, l’environnement extérieur et notre propre nuage microbien. Habituellement, ils ne sont pas une menace pour notre santé et il n’y a pas lieu de s’en soucier.

Lorsque quelqu’un contracte un virus respiratoire, tel que l’influenza, vous pourriez souhaiter réévaluer la situation pour préserver les autres de la maladie.

Alors, comment évacuer ces germes de la grippe de votre foyer et de votre lieu de travail?

La meilleure façon est de suivre le processus connu sous le nom de prévention et contrôle des infections. On l’utilise depuis des décennies dans les centres de soins de santé pour la sécurité des patients, des visiteurs et du personnel.

Tout ce qu’il faut, c’est un changement de mentalité: vous devez considérer votre foyer comme un hôpital.

Alors, en suivant ces quelques simples étapes, vous pourrez réduire les possibilités de propager l’infection aux personnes qui vivent ou entrent chez vous.

Cesser de se toucher le visage

La première étape du processus est de déterminer comment l’agent pathogène en question se propage. Pour l’influenza, il y a deux voies bien connues. La première est la transmission directe d’une personne à l’autre par gouttelettes et possiblement dans l’air.

Par exemple, une étude a démontré que les étudiants en médecine touchent leur visage 23 fois par heure, et que 44% de ces touchers impliquent une membrane muqueuse.

JOSCHA MALBURG / EYEEM VIA GETTY IMAGES

La deuxième est la transmission indirecte par laquelle les gens s’infectent eux-mêmes par inadvertance après avoir touché des surfaces contaminées, appelées parfois «vecteurs passifs».

Quelle voie est celle qui vraisemblablement contribuera le plus à la propagation de l’infection? La voie directe peut sembler un choix évident. Mais la recherche a démontré que la transmission indirecte peut contribuer de façon importante à une épidémie. C’est parce que les humains ont l’habitude de se toucher régulièrement le visage, augmentant ainsi les possibilités d’introduction du virus.

Utiliser la vapeur pour éliminer la grippe

À l’étape suivante, on détermine les méthodes pour prévenir et/ou contrôler les routes de l’infection.

La façon la plus simple est d’éliminer la propagation en tenant les personnes infectées à l’écart des endroits où celles qui ne le sont pas se rassemblent. Mais, contrairement aux hôpitaux, l’isolation n’est pas habituellement possible — ou éthique — au foyer.

La seule option alors est de réduire la probabilité d’auto-inoculation en tuant le virus sur les surfaces, une pratique connue sous le nom de désinfection.

La désinfection diffère du nettoyage général puisqu’elle vise à tuer certains types d’espèces microbiennes. Dans les soins de santé, les désinfectants sont règlementés et approuvés par les gouvernements et possèdent des allégations spécifiques contre les virus. On ne peut toutefois pas dire la même chose des produits de consommation, qui peuvent ne pas être suffisamment efficaces.

Heureusement, on peut combattre l’influenza en essuyant avec de simples détergents, de l’eau de Javel diluée ou du peroxyde d’hydrogène.

Si on veut éviter les produits chimiques, la grippe peut être combattue avec la vapeur, un fait reconnu depuis plus de 100 ans.

Désinfecter la télécommande

Après avoir choisi un désinfectant, l’étape finale consiste à déterminer les surfaces à nettoyer. Celles qui nous préoccupent le plus sont «les surfaces touchées fréquemment» — celles que plusieurs personnes utilisent régulièrement.

Dans les hôpitaux, elles comprennent les armatures de lit, les tables et les chariots. Au foyer, on trouve aussi des surfaces touchées fréquemment comme les poignées du réfrigérateur et du micro-ondes, les robinets, les interrupteurs, les poignées de porte, les toilettes et, sans surprise, la télécommande et autres appareils électroniques.

UNSPLASH/ALEXANDER DUMMER, CC BY-SALes appareils électroniques, notamment les télécommandes, doivent être désinfectés régulièrement.

Tout cela est une source importante de contamination virale et doit être désinfecté régulièrement.

Évidemment, régulièrement est un terme arbitraire. Pour savoir à quelle fréquence désinfecter, vous devez comprendre l’habilité de l’agent pathogène à demeurer vivant dans l’environnement.

Les expériences sur l’influenza révèlent que le virus peut demeurer infectieux jusqu’à 24 heures sur les surfaces.

Ce qui signifie que vous devriez désinfecter aussi souvent que possible lorsqu’une personne manifeste des symptômes et, par sécurité, quelques jours après qu’ils se soient estompés.

Se laver les mains régulièrement

Comme on l’a appris avec la prévention et le contrôle des infections, il est difficile de maintenir une telle fréquence. C’est pourquoi il faut compléter la désinfection des surfaces avec une hygiène constante des mains.

Après un contact avec une surface suspecte, les gens devraient se laver les mains. S’il y a un évier, lavez-les avec de l’eau et du savon et assurez-vous de bien les savonner au moins 20 secondes et de les sécher complètement. Vous pouvez aussi utiliser un rince-main à base d’alcool, composé de 62 à 70% d’éthanol, pourvu que les mains restent mouillées au moins 15 secondes.

Lorsqu’on l’exécute adéquatement, la combinaison d’une hygiène des mains et de désinfection aidera à prévenir la propagation inutile de la grippe et permettra un retour plus rapide à la normale.

Ce processus peut aussi aider à stopper la propagation d’autres agents pathogènes, comme le rhume, les infections cutanées et le redoutable norovirus.

Même si toutes ces mesures nécessitent du temps et de l’énergie, s’assurer que nos proches sont à l’abri de ces infections en vaut certainement la peine.

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les entrailles de la Terre grouillent de vie «intraterrestre»


Si on ne trouve pas d’extraterrestre dans l’espace, nous ne manquons pas de découverte avec les intra terrestres. En effet, la vie existe dans les profondeurs de la terre. Des micro-organismes à profusions dans des conditions inouïes arrivent à survivre.
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Les entrailles de la Terre grouillent de vie «intra terrestre»

 

 

KERRY SHERIDAN, IVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington

Environ 70 % des microbes de la Terre vivent dans ses profondeurs, dans des roches autrefois considérées stériles, mais où bactéries et autres organismes unicellulaires abondent. Pour la première fois, des chercheurs ont estimé l’ampleur de cette vie profonde ou « intraterrestre ».

Des centaines de chercheurs internationaux membres du Deep Carbon Observatory – observatoire du carbone en profondeur – ont publié lundi à l’occasion du sommet américain de géophysique à Washington la somme de leurs travaux estimant que la vie profonde représentait une masse de 15 à 23 milliards de tonnes de carbone, soit 245 à 385 plus que celle des sept milliards d’humains.

Cela n’avait jamais été quantifié. Auparavant, la communauté scientifique ne disposait que d’observations ponctuelles.

Les chercheurs de cette collaboration internationale de 10 ans ont réalisé des centaines de forages, sous les continents et les océans.

Un bateau japonais a foré 2,5 kilomètres sous le plancher océanique, lui-même à 1,2 kilomètre sous la surface, capturant dans ses carottes des microbes jamais observés auparavant et vivant dans une couche de sédiments vieille de 20 millions d’années.

« Les microbes vivent partout dans les sédiments », dit à l’AFP Fumio Inagaki, de l’agence japonaise pour les sciences marines et de la terre. « Ils sont là et attendent… On ne comprend pas encore le mécanisme de la survie à long terme ».

Ces organismes vivent des kilomètres sous la surface, dans la croûte terrestre, et ont apparemment évolué séparément de la vie en surface.

« Ce sont de nouvelles branches dans l’arbre de la vie qui existent sur Terre depuis des milliards d’années, sans qu’on ne les ait jamais remarquées », dit à l’AFP Karen Lloyd, de l’Université du Tennessee. « C’est comme si vous veniez de découvrir soudain un collègue de bureau en vous retournant ».

Ces microbes sont principalement des bactéries et des archées, des micro-organismes unicellulaires. Certains sont zombies : ils utilisent toute leur énergie à survivre, sans aucune activité, dans des poches isolées de la surface depuis des temps immémoriaux – des dizaines de millions d’années, ou plus. Soumis à une pression extraordinaire et privés de nutriments, ils ne se reproduisent pas et n’ont aucune activité métabolique pour se réparer, par exemple.

D’autres bactéries ont une activité et fascinent les biologistes, car elles fonctionnent dans un système qui n’a rien à voir avec la surface, où toute la chaîne alimentaire dépend de la photosynthèse, qui fait pousser les plantes et permet à un ensemble d’organismes de se nourrir.

« Leur source d’énergie n’est pas le Soleil et la photosynthèse », dit à l’AFP Bénédicte Menez, responsable de l’équipe géomicrobiologie à l’Institut de Physique du Globe de Paris. « Ici, ce qui fait démarrer les communautés, c’est la chimiosynthèse : elles tirent leur énergie des roches, quand des roches s’altèrent ».

À quoi cela sert-il ?

Le record observé appartient à un organisme unicellulaire baptisé Geogemma barossii, trouvé dans des sources hydrothermales sur les fonds des océans. Il vit, croît et se réplique à 121 °C.

La vie profonde reste un formidable mystère scientifique. Comment les microbes se répandent-ils en sous-sol ? Sont-ils descendus de la surface, ou venus de l’intérieur de la Terre ? Jusqu’à quelle profondeur trouve-t-on du vivant ? Quelles sont les sources d’énergie principales des microbes : le méthane, l’hydrogène, les radiations naturelles… ?

Ces questions nous concernent, insistent les chercheurs.

« Par exemple, les scientifiques ne savent pas encore la manière dont la vie souterraine touche la vie en surface, et vice versa », dit Rick Colwell, de l’université d’État de l’Oregon.

Les humains accumulent les projets d’exploitation du sous-sol profond, par exemple, pour stocker du CO2 ou enfouir des déchets nucléaires. Jusqu’à présent, ces projets considéraient que les profondeurs étaient « globalement stériles », dit Bénédicte Menez. Mais, les interactions sont sans doute sous-estimées.

« Il y a une vraie prise de conscience de ces répercussions du vivant très profond dans la Terre », dit-elle.

La découverte change aussi notre regard sur les autres planètes – sur Mars, Par exemple, où l’on sait depuis cette année qu’il y a de l’eau liquide, mais où l’on cherche toujours une trace de vie.

Savoir que des microbes peuvent vivre à des niveaux de pression et de température extrêmes « peut nous aider à mieux chercher sur d’autres planètes », dit Rick Colwell, qui enseigne la discipline d’astrobiologie.

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Peut-on attraper des infections en s’asseyant sur les toilettes publiques?


Chez moi, beaucoup de toilettes publiques sont presque tous avec un oeil magique pour les toilettes, distributrices de savon et robinets. Donc on touche le moins possibles aux objets. Enfin, faut-il avoir peur de la contamination dans ces lieux ? Alors que le téléphone est plus contaminé que les toilettes publiques ! Une chose à retenir, le lavage des mains est une grande importance pour diminuer les risques d’infections.
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Peut-on attraper des infections en s’asseyant sur les toilettes publiques?

 

Lors d’une rencontre avec des matières fécales dans les toilettes publiques, il existera toujours un risque d’infection. | Gabor Monori via Unsplash License by

Lors d’une rencontre avec des matières fécales dans les toilettes publiques, il existera toujours un risque d’infection. | Gabor Monori via Unsplash License by

Primrose Freestone

Qui ne s’est jamais contorsionné pour éviter de s’asseoir sur le siège des toilettes publiques, par peur de ce qui s’y trouve?

Tout le monde a déjà vécu cette situation: une envie pressante, la recherche frénétique de toilettes, et, une fois trouvées, la découverte que le siège est couvert de gouttelettes, souvenirs de l’utilisateur précédent. Dès lors, que faire? Se comporter comme si de rien n’était et procéder comme à l’accoutumée, ou bien tenter de faire son affaire accroupi, en équilibre précaire?

Notre monde est, à bien des égards, une planète de microbes. Comme tous ses habitants, nous portons en nous et sur nous nos propres forêts tropicales microscopiques, que nous échangeons en permanence non seulement avec notre environnement, mais aussi les uns avec les autres. Les microbes sont en effet abondants dans tout le corps humain, y compris sur la peau, dans la bouche, dans les yeux, dans les organes urinaires et génitaux ainsi que dans le système gastro-intestinal. La plupart des gens transportent jusqu’à un kilogramme de micro-organismes… Ces bactéries, champignons, levures, virus et parfois parasites vivent majoritairement dans l’intestin.

Les recherches ont établi que les microbes de l’intestin constituent de 25 à 54% des matières fécales humaines. En conséquence, les fèces humaines peuvent transporter un large éventail de pathogènes transmissibles: les bactéries Campylobacter, Enterococcus, Escherichia coli, Salmonella, Shigella, Staphylococcus, Streptococcus et Yersinia –ainsi que les virus comme les norovirus, les rotavirus et les virus des hépatites A et E, pour n’en nommer que quelques-uns.

Lors d’une rencontre, dans les toilettes publiques, avec des matières fécales, il existera donc effectivement toujours un risque d’infection… Mais à quel point ce risque est-il important?

Uriner en public

Il est très peu probable qu’une infection se développe à partir des fesses, même assises sur un siège de toilettes. En effet, la plupart des infections intestinales impliquent le transfert manuel de bactéries vers la bouche. Ceci se produit généralement lorsque les mains, les aliments ou certaines surfaces se retrouvent souillés par des matières fécales. Qui plus est, la couche de bactéries et de levures qui recouvre la peau humaine fonctionne comme un bouclier de protection très efficace. Et enfin, en dernier recours, notre système immunitaire est particulièrement efficace pour nous protéger contre les agents pathogènes.

Il n’est donc pas nécessaire de grimper sur le siège des toilettes pour s’y s’accroupir. En fait, cette façon de faire peut entraîner des blessures, ou augmenter le risque d’infection. Comme l’explique Brianne Grogan, physiothérapeute en santé des femmes:

«Le problème avec le fait de “planer” au-dessus des toilettes en urinant est que les muscles de votre plancher pelvien et de votre ceinture pelvienne –vos rotateurs de la hanche, vos muscles glutéaux, votre dos et vos abdominaux– sont extrêmement tendus. Cette tension de la ceinture pelvienne rend l’écoulement de l’urine difficile, vous obligeant souvent à pousser ou à “appuyer légèrement vers le bas” pour que l’urine sorte rapidement. Or, uriner via des poussées ou des appuis fréquents vers le bas peut contribuer au prolapsus des organes pelviens

Brianne Grogan ajoute que cette position pourrait aussi aboutir à une vidange incomplète de la vessie, ce qui pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de l’urgence des mictions ou, dans des cas extrêmes, contribuer à augmenter le risque d’infection urinaire.

La poignée de porte sale

Les défenses microbiennes et immunitaires d’un individu le protègent donc des risques d’infection liés à l’utilisation de toilettes publiques. Qui plus est, dans les pays développés, la prise de conscience du risque d’infection par les matières fécales entraîne un nettoyage régulier des toilettes.

Pour vous rassurer, vous pouvez néanmoins tout à fait transporter avec vous des lingettes antiseptiques, et les utiliser pour nettoyer le siège des toilettes avant de l’utiliser, afin de protéger votre fondement de tout risque de contamination.

Les sièges de toilettes sales ne devraient toutefois peut-être pas constituer votre plus importante préoccupation. En effet, une étude de 2011 a révélé que les microbes présents dans les gouttelettes d’eau projetées lorsque la chasse d’eau est tirée colonisent rapidement une surface plutôt conséquente de la pièce, y compris l’abattant, la porte, le sol et le support du papier toilette. Pour éviter de subir cette vaporisation à base de contenu de toilettes –lequel inclut vos propres germes et ceux des utilisateurs précédents– il est recommandé de quitter la cabine immédiatement après avoir appuyé sur le bouton de la chasse d’eau.

Et enfin, bien sûr, tout le monde ne se lave pas les mains après être passé aux toilettes. Il est donc fort probable que les poignées de portes soient contaminées. Pour éviter de recontaminer vos mains propres lorsque vous quittez les toilettes publiques, utilisez votre coude, votre manteau ou un mouchoir pour ouvrir la porte.

Maintenant, lavez-vous les mains

Un lavage de mains efficace est la clé d’une protection complète contre les germes associés aux toilettes. Le lavage des mains élimine en effet totalement la saleté, les bactéries et les virus, ce qui empêche les microbes potentiellement infectieux de se propager à d’autres personnes et objets. Il est recommandé de se laver en frottant vigoureusement ses mains et ses doigts avec de l’eau savonneuse pendant vingt à trente secondes, y compris sous les ongles. La friction qui résulte du frottement des mains l’une contre l’autre détache les débris sur lesquels se trouvent les microbes.

Il faut toutefois aussi savoir que les lavabos des toilettes publiques, les robinets et les distributeurs d’essuie-tout ou les boutons des sèche-mains sont tous fortement contaminés par des microbes. C’est parce qu’en général, les mêmes mains qui viennent d’essuyer un fondement pressent ensuite le bouton du distributeur de savon puis touchent la poignée du robinet. Il est donc conseillé, une fois le lavage des mains terminé, de laisser le robinet ouvert pendant que vous vous séchez les mains, puis d’utiliser un morceau d’essuie-tout propre pour le fermer. Ou, si vous utilisez un sèche-mains, d’utiliser votre coude pour appuyer sur le bouton de mise en marche.

Il va de soi qu’il est déconseillé de manger, de boire ou de fumer à l’intérieur des toilettes publiques. Il en va de même pour l’utilisation du téléphone portable. Pourtant, des travaux ont montré que près de 75% des gens utilisent leur téléphone lorsqu’ils sont aux toilettes. À ce propos, il est peut-être temps de cesser de s’inquiéter de la propreté des toilettes. Une étude menée par une équipe américaine a en effet révélé que les téléphones mobiles sont jusqu’à dix fois plus sales que les sièges de WC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.The Conversation

http://www.slate.fr/

Surprise : de la vie retrouvée sous terre, à 600 mètres de profondeur


Des cyanobactéries ont été trouvées a plus de 600 mètres de profondeur dans un site en Espagne que le sol est riche en fer et qui ressemble à des paysages de Mars. Ce qui a de particulier, c’est jusqu’à maintenant on croyait que ces microbes ne pouvaient vivre en air libre alors que sous-terre, ni eau, ni lumière, elles peuvent vivre aisément dans des conditions extrêmes
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Surprise : de la vie retrouvée sous terre, à 600 mètres de profondeur

 

cyanobactéries vie Espagne terre 600 mètres mars

Un échantillon de roche foré depuis les profondeurs de la Terre avec à l’intérieur des millions de bactéries. Crédits : CAB / IPBSL

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs annonce la découverte de millions de cyanobactéries évoluant sous la surface de la Terre, à 613 mètres de profondeur. Une observation qui étonne : les cyanobactéries ont normalement besoin de lumière pour survivre.

En Espagne, la région de Rio Tinto présente un paysage atypique et riche en fer, qui rappelle étrangement certains paysages retrouvés sur Mars. Autre particularité : la présence de micro-organismes à plus de 600 mètres de profondeur, normalement dépendants de la lumière du Soleil. En témoignent des opérations de forage faites il y a quelques semaines au fond d’une mine abandonnée. Les tronçons échantillonnés par une équipe de chercheurs du Centre espagnol d’astrobiologie de Madrid ont en effet révélé la présence de cyanobactéries dans le creux des roches. Or, aucun photon ne peut atteindre une telle profondeur.

« Vous allez dans le désert, vous avez des cyanobactéries, vous allez à la mer, vous trouvez des cyanobactéries, vous allez dans la Station spatiale internationale, vous pourriez retrouver ces microbes, les faire descendre, et ils survivront, explique Fernando Puente-Sánchez, principal auteur de l’étude publiée dans les Actes de l’Académie nationale des sciences. Le dernier habitat que nous n’avions jamais analysé était le sous-sol ».

Mais alors, comment ces micro-organismes normalement dépendants de la lumière du Soleil peuvent-ils survivre sans photons ? Réponse : en tirant l’énergie nécessaire de l’hydrogène.

Si leurs congénères – même dans les endroits les plus sombres – arrivent à capturer l’énergie photonique pour diviser l’eau et générer des électrons pendant la photosynthèse, ces cyanobactéries, privées de lumière, ont quant à elles évolué pour se nourrir d’hydrogène, dont elles tirent leur énergie. Il y avait en effet moins d’hydrogène aux endroits où ont été retrouvés les microbes, comparés aux endroits où ils étaient absents.

Une preuve de plus que les micro-organismes sont ultra-résistants et parfaitement capables de s’adapter aux environnements extrêmes. C’est aussi une bonne nouvelle pour les recherches futures de vie microbienne dans les sous-sols de Mars, qui ne présentent ni eau ni lumière du Soleil.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Les enfants et les microbes : 4 choses à savoir


    Les enfants qui n’ont pas appris à se salir comme en allant jouer dehors, dans l’eau, la boue, le sable pourraient seraient peut-être une cause de l’apparition de certaines allergies et asthme. Les microbes sont importants pour notre microbiote et c’est à l’enfance qu’on peut préparer la santé de demain. Ainsi que les virus, les aides à parfaire leur système immunitaire
    Nuage

     

    Les enfants et les microbes : 4 choses à savoir

      VICTORIA SNOWBER

      C’est bien connu, les enfants ont une propension à se salir. Pour peu qu’on les laisse faire, ils reviendront souillés de leur promenade au parc durant laquelle ils auront touché — et parfois même goûté ! — aux feuilles, insectes, cailloux et diverses saletés à leur portée.

      Plusieurs affirment que c’est là une bonne façon de développer une meilleure défense immunitaire qui les protégerait de troubles comme l’asthme et les allergies. Mais qu’en est-il alors de notre obsession de la propreté, s’est demandé le Détecteur de rumeurs.

      Les « bons » microbes, plus nombreux que les méchants

      Depuis le XIXe siècle, on a appris que les microbes peuvent être responsables de maladies, comme la grippe. Or, on sait aujourd’hui que sur les milliers de variétés de microbes auxquelles nous sommes exposés, seule une centaine sont dangereuses. Les autres sont de « bons » microbes, des alliés insoupçonnés de notre santé. Leur rôle serait si important que les scientifiques considèrent le microbiote intestinal — soit l’ensemble des microbes qui habitent nos intestins — comme un organe à part entière, au même titre que le foie, les poumons et le cœur.

      Un ventre à peupler et un système immunitaire à entraîner

      Les bébés sont exposés dès la naissance aux microbes. Lors d’un accouchement naturel, à ceux qui peuplent le vagin de leur mère ; lors de l’allaitement, aux microbes qui résident sur sa peau. Une alimentation riche en fibres dont les microbes se nourrissent permettra à l’écosystème intestinal de l’enfant de proliférer. Puis, explorant le monde à quatre pattes et portant ses mains à sa bouche, il se confrontera aux microbes logés dans la poussière, dans la bave du chien ou sur les jouets qu’il partage avec ses amis. Si un virus s’y cache, ils tomberont malades, mais ces expositions entraîneront aussi son système immunitaire à tolérer les microbes inoffensifs.

      Diversifier son microbiote

      Le hic, c’est qu’avec notre obsession de l’hygiène, les enfants d’aujourd’hui sont exposés à une moins grande variété de bons microbes qu’autrefois. De plus en plus d’études portent à croire que le système immunitaire des enfants qui vivent dans des environnements trop stériles serait trop peu diversifié et resterait partiellement immature, puisqu’il n’aurait pas appris à réagir adéquatement durant la petite enfance. Cette immaturité du système immunitaire pourrait être la cause de troubles de santé qui se développent beaucoup plus tard dans la vie de l’enfant, comme les allergies et l’asthme. Tout ça est encore à confirmer par des études plus poussées, mais l’importance d’un microbiote diversifié dès le plus jeune âge semble désormais faire consensus auprès de la communauté scientifique.

      Une question de gros bon sens

      Bien entendu, les maladies chroniques, comme l’asthme et les allergies, sont multifactorielles. Cependant, les gels antibactériens qu’on accroche maintenant aux sacs à dos des enfants, notre volonté de les garder propres en tout temps et le fait qu’ils passent deux fois moins de temps à jouer dehors qu’il y a 20 ans, s’exposant ainsi à une moins grande variété de microbes, sont autant d’habitudes qui pourraient nuire à leur santé à long terme. Pour y remédier, il ne s’agit pas de bazarder l’hygiène élémentaire, de les laisser mâcher une gomme trouvée sur le sol ou de jouer dans la litière du chat. Se laver les mains avant les repas ou après une visite aux toilettes demeure une mesure d’hygiène à préconiser. Il faut toutefois réapprendre à les laisser jouer librement dans la boue, marcher pieds nus dans le sable, mâchouiller des brins d’herbe, s’ébouriffer dans la poussière. Bref, les laisser se salir comme seuls les enfants savent le faire, pour leur propre santé et celle de leurs microbes !

      Pour en savoir plus, le Détecteur de rumeurs vous recommande :

      Les microbes, nos alliés : arrêtons d’aseptiser nos enfants, de Marie-Claire Arrieta et B. Brett Finlay

      Mille milliards d’amies : comprendre et nourrir son microbiome, de Marianne Desautels-Marissal

      Ce texte est initialement paru dans la dernière édition papier du magazine Planète F, consacrée aux territoires, une collection de réflexions sur la famille et la parentalité.

      https://quebec.huffingtonpost.ca/

    Le Saviez-Vous ► Microbes: 13 choses à savoir


    Il y a les bons et les mauvais microbes. Il faut donc éviter de propager les mauvais, autant sur nous-même que sur les objets.
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    Microbes: 13 choses à savoir

    La meilleure défense contre les germes pathogènes

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    La meilleure défense contre les germes pathogènes

    Se laver les mains à l’eau et au savon au moins 20 secondes. Inutile de faire couler l’eau chaude, elle ne nettoie pas mieux que l’eau froide.

    Ni eau ni savon?

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    Ni eau ni savon?

    Utilisez un désinfectant à l’alcool. Selon Jason Tetro, microbiologiste torontois et auteur du livre The Germ Code, un nettoyant qui contient de 62 % à 70 % d’alcool détruit presque tous les microbes sur la peau.

    Certaines bactéries méritent d’être cultivées

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    Certaines bactéries méritent d’être cultivées

    M. Tetro recommande de manger des aliments riches en probiotiques comme la banane et l’asperge afin de nourrir les bactéries probiotiques de l’intestin, qui facilitent la digestion.

    L’essentiel d’un réfrigérateur bien organisé

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    L’essentiel d’un réfrigérateur bien organisé

    Des bactéries nocives comme la salmonelle peuvent contaminer des aliments prêts à manger, des fruits ou des légumes prélavés, par exemple, s’ils sont en contact avec d’autres plus dangereux comme les viandes et leur jus. Owen Chong, porte-parole de la santé publique à Toronto, suggère de ranger les viandes crues au bas du frigo, les fruits et légumes non lavés au milieu et les aliments prêts à manger sur le dessus pour réduire le risque.

    Ne lavez pas le poulet avant de le faire cuire

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    Ne lavez pas le poulet avant de le faire cuire

    Des germes pourraient être propagés par l’eau de rinçage. Pour éviter une éventuelle contamination, M. Chong recommande de découper et de préparer les volailles sur une planche et avec des ustensiles réservés à cet effet.

    Privilégier les serviettes en papier dans les toilettes publiques

    ARANYA LOISAMUT/SHUTTERSTOCK

    Privilégier les serviettes en papier dans les toilettes publiques

    S’ils sont bons pour l’environnement, les sèche-mains le sont moins pour la santé, car ils mettent des quantités de microbes en suspension. Dans le cadre d’une expérience menée en 2014 à l’Université de Leeds, des microbiologistes ont découvert que la concentration de bactéries dans l’air est 27 fois plus élevée autour des sèche-mains qu’aux environs des distributeurs d’essuie-mains.

    Ce ne sont pas les sièges des toilettes publiques qui sont le plus à craindre

    TYLER OLSON/SHUTTERSTOCK

    Ce ne sont pas les sièges des toilettes publiques qui sont le plus à craindre

    … mais bien les poignées et les éviers. M. Tetro conseille d’utiliser une serviette en papier pour ouvrir les portes.

    Les microbes aiment particulièrement les brosses à dents

    Les microbes aiment particulièrement les brosses à dents

    Si vous ne vous rappelez plus quand vous avez changé de brosse à dents, il est temps de le faire. Lorsque la cuvette des toilettes reste ouverte, il peut se former une pellicule de coliformes fécaux sur la brosse, explique M. Tetro. Abaissez toujours le couvercle et rincez votre brosse à l’eau chaude pendant cinq secondes avant de vous en servir.

    Utiliser les essuie-tout désinfectants de la bonne façon

    IGOR NORMANN/SHUTTTERSTOCK

    Utiliser les essuie-tout désinfectants de la bonne façon

    Une étude effectuée à l’Université de Cardiff, au pays de Galles, en 2015 a démontré qu’ils peuvent propager des superbactéries comme le staphylocoque résistant à la méticilline et le C. difficile. En utilisant un essuie-tout par surface, vous éviterez de répandre des microbes.

    Irradiez vos torchons

    KOSTENKO MAXIM/SHUTTERSTOCK

    Irradiez vos torchons

    D’après un article publié en 2006 par le Journal of Environmental Health, il suffit d’une ou deux minutes dans un four à micro-ondes pour exterminer plus de 99 % des germes.

    Enlever toujours vos chaussures

    CHRISTOPHER HALLSHUTTERSTOCK

    Enlever toujours vos chaussures

    Des chercheurs ont déterminé qu’en moyenne 421 000 bactéries différentes recouvrent nos chaussures. Laissez-les donc à la porte.

    Les avantages d’une brassée à l’eau chaude

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    Les avantages d’une brassée à l’eau chaude

    « Un lave-linge rempli de sous-vêtements remue un million de bactéries E. coli », déclare le microbiologiste Charles Gerba.

    Son équipe de recherche recommande de laver à l’eau chaude (au moins 60 °C) et au javellisant.

    Les microbes aiment également les téléphones cellulaires

    THECOUNTRYSIDE PHOTO/SHUTTERSTOCK

    Les microbes aiment également les téléphones cellulaires

    Nos téléphones stockent plus que des données. En 2011, des chercheurs britanniques en ont examiné 390 et ont découvert que la surface d’un appareil sur six portait des traces de matière fécale. Jason Tetro suggère d’essuyer quotidiennement chaque téléphone avec une serviette désinfectante pour réduire le risque d’infection.

    Tiré de RD.ca : 13 Things You Didn’t Know About Germs

    http://selection.readersdigest.ca/

    Des scientifiques veulent remplacer les pesticides par des microbes


    En fait, ce n’est pas de nouveaux microbes que l’industrie Indigo Agriculture veut ajouter aux plantes, mais plutôt remettre des microbes disparus par l’usage déraisonnable des pesticides. Il semble qu’après l’avoir essayé sur du coton le rendement a augmenter de 14 %. Ils espèrent pouvoir balayer Monsanto et compagnie pour une agriculture bio
    Nuage

     

    Des scientifiques veulent remplacer les pesticides par des microbes

     

     

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    Des pesticides sur un champ de patates | Pesticidewise via Youtube License by

    Repéré par Aurélie Rodrigues—

    Ils pourraient révolutionner le secteur agricole mondial

     

    Indigo Agriculture, une entreprise spécialisée dans les biosciences, pourrait bien être en train de révolutionner l’agriculture mondiale. Les agronomes de cette start-up ont trouvé le moyen d’utiliser des microbes pour remplacer les pesticides.

    Les créateurs d’Indigo Agriculture se sont inspirés des recherches sur le microbiote humain pour déterminer l’importance des micro-organismes dans la santé des plantes. Le but est de réintroduire des microbes disparus dans les plantes à cause de l’usage excessif de pesticides.

    Bloomberg explique que la méthode employée par les agronomes consiste à prendre des échantillons de plantes saines et non traitées et de créer une empreinte de leur microbiote grâce au séquençage génétique. Ils analysent ensuite les données recueillies et déterminent quels microbes sont en plus grand nombre sur les plantes en bonne santé. Au Texas, la méthode Indigo a permis d’augmenter le rendement de 14% des champs de coton.

    Les recherches de l’entreprise se portent sur la capacité de résistance des microbes aux engrais azotés et aux vermines. Ainsi, à long terme, Indigo Agriculture cherche à limiter ou même éliminer l’utilisation des pesticides et engrais synthétiques grâce à ses supermicrobes.

    Exit Monsanto et Dow Chemical, hello Indigo

    D’après Bloomberg, la tendance est au bio: les consommateurs rejettent de plus en plus les pesticides et les OGM. Selon un sondage publié en 2017 par l’ONG environnementale WWF, 70% des Français ont changé d’habitudes de consommation pour se diriger vers des produits plus responsables, ou envisagent de le faire.

    D’autre part, la méfiance envers les géants de l’agrochimie comme Monsanto –souvent qualifiéed’entreprise «la plus détestée au monde»– ne fait qu’accroître, notamment à cause du scandale de «l’agent orange» et du glyphosate, l’agent actif dans bon nombre de pesticides classés comme un cancérogènes probablespour l’homme par l’OMS.

    David Perry, le directeur général de l’entreprise Indigo, souhaite remodeler complètement la structure du secteur agricole actuel: non seulement pour concurrencer les géants de l’agrochimie comme Monsanto et Dow Chemical mais aussi les distributeurs agricoles comme Cargill et Archer Daniels Midland. L’entreprise s’ouvre donc potentiellement à un marché de plusieurs milliards de dollars.

    Depuis 2016, Indigo Agriculture propose du coton avec une meilleure résistance à la sécheresse –une menace grandissante due au réchauffement climatique. Consciente du risque pour les agriculteurs qui tenteraient l’aventure Indigo, l’entreprise du Massachusetts propose d’acheter directement les récoltes aux producteurs –et se charge ensuite de la revente.

    Malgré tout, le succès d’Indigo Agriculture dépendra des recherches qui démontreront si les microbes peuvent vraiment remplacer les pesticides. Pour Michael Dean, directeur des investissements à AgFunder, le plus grand défi sera de réussir à convaincre les agriculteurs de couper le cordon avec Monsanto et les autres entreprises d’agrochimie.

    http://www.slate.fr/

    Le Saviez-Vous ► Les 10 pires nids à microbes dans la maison


    Une maison même bien entretenue a des objets et des endroits beaucoup plus contaminées que les toilettes. Surprenant !! Ceci est fondé par des chercheurs à la recherche des microbes
    Nuage

     

    Les 10 pires nids à microbes dans la maison

     

    Marie-Céline Ray
    Journaliste

     

    De l’éponge de la cuisine à la brosse à dents, en passant par la télécommande de la télé, l’endroit le plus sale de la maison n’est pas forcément celui que l’on croit.

    Voici dix objets qu’il vaut mieux tenir propres car ils sont connus pour abriter des micro-organismes en tous genres.

    Les WC l’endroit le plus sale de la maison ? Pas forcément… Cuisine, salle de bains et bureau peuvent aussi accueillir une foison de micro-organismes divers. Nous avons sélectionné dix objets qui ont été scrutés par des scientifiques car riches en microbes.

    L’éponge de la cuisine

    En 2017, une étude parue dans Scientific Reports a analysé le microbiome présent sur des éponges de cuisine et a trouvé des quantités importantes de bactéries Acinetobacter, Moraxellaet Chryseobacterium. Les chercheurs suggèrent que les éponges de cuisine devraient être régulièrement changées, à la fréquence d’une fois par semaine.

    Le réfrigérateur

    En 2013, une étude a cherché quels étaient les lieux dans la cuisine qui abritaient le plus de germes. Devant les ustensiles de cuisine, le réfrigérateur apparaît comme le principal nid à microbes, avec ses compartiments fruits et légumes ou viandes. Sa propreté s’impose car des micro-organismes du réfrigérateur peuvent contaminer des aliments et conduire à des intoxications alimentaires.

    L’évier

    En 2011, des microbiologistes de la NSF, une agence de santé publique américaine, ont étudié les germes présents chez 22 familles. Souvent les participants pensaient que la salle de bains était l’endroit le plus à risque alors qu’en fait c’était plutôt la cuisine. Les scientifiques ont cherché des bactéries coliformes, un groupe de bactéries incluant Escherichia coliou Salmonella, qui peuvent être le signe de contaminations fécales. Les éponges et chiffons arrivaient en tête des objets les plus souvent contaminés dans la cuisine, devant l’évier.

    Le plan de travail de la cuisine

    Dans la même étude que précédemment, après l’éponge et l’évier de la cuisine, le plan de travail était l’endroit le plus souvent contaminé avec des bactéries coliformes.

    La planche à découper

    Toujours dans la même étude de 2011, la planche à découper était le quatrième nid à microbes de la cuisine, après les éponges, l’évier et le plan de travail.

    La brosse à dents

    Dans l’étude de la NSF de 2011, les brosses à dents étaient les objets les plus souvent contaminés dans la salle de bains, devant les gants

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    La brosse à dents doit être changée au maximum tous les trois mois, pour un brossage efficace. © damrong, Fotolia

    La brosse à dents doit être changée au maximum tous les trois mois, pour un brossage efficace. © damrong, Fotolia

    Les jouets

    En 2013, une étude américaine a montré que les peluches des enfants sont de redoutables nids à bactéries. 80 % des peluches analysées portaient des germes dangereux : les pneumocoques !

    Salière et poivrière

    Ces deux contenants qui servent à assaisonner vos plats ne contiendraient pas que du sel et du poivre mais aussi beaucoup de micro-organismes. En 2008, une petite étude de l’université de Virginie s’est intéressée à 30 adultes qui avaient des symptômes de rhume. 16 d’entre eux étaient infectés par un rhinovirus. Ils ont dû dire aux scientifiques quels objets ils avaient touchés chez eux dans les 18 heures précédentes et des analyses microbiologiques ont été réalisées. Il est apparu que les trois contenants testés qui servaient à saler et poivrer étaient contaminés. Ces objets ont comme inconvénients d’être utilisés par plusieurs membres d’une même famille.

    La télécommande de la télévision

    Touchées par tous les doigts de la maisonnée, la télécommande est aussi un objet susceptible de collectionner des micro-organismes. Dans la même étude de l’université de Virginie, les télécommandes étaient contaminées à 50 % par des germes.

    Le clavier de l’ordinateur

    Une étude de 2009 sur des claviers d’ordinateur d’une université a montré que ceux qui sont utilisés par différentes personnes sont particulièrement à risque. Les auteurs recommandent de nettoyer régulièrement les claviers surtout si plusieurs personnes sont amenées à les utiliser.

    https://www.futura-sciences.com/