Le cocon de ce papillon tropi­cal ressemble à un bijou en or


Le Mechanitis polymnia est un beau papillon, mais son cocon est extraordinaire. Longtemps, des gens ont cru que la chrysalide contenait des particules d’or, jusqu’à les savants puissent expliquer ce phénomène qui sert d’une très bonne protection contre les prédateurs.
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Le cocon de ce papillon tropi­cal ressemble à un bijou en or

Crédits : Biolo­gia Vida/DR

par  Suzanne Jovet

Mecha­ni­tis polym­nia est un papillon d’Amé­rique latine, parti­cu­liè­re­ment présent du Mexique aux forêts tropi­cales amazo­niennes. Mais ce papillon d’as­pect ordi­naire fascine les scien­ti­fiques pour sa chry­sa­lide dorée. Long­temps soupçonné de conte­nir de véri­tables parti­cules d’or, les cher­cheurs ont réta­bli la vérité. L’as­pect doré du cocon consti­tue en réalité une arme de défense essen­tielle à sa survie.

L’as­pect métal­lique du cocon de Mecha­ni­tis polym­nia provient de la chitine, une molé­cule égale­ment présente dans les écailles de pois­sons ou les cara­paces de certains insectes. C’est un méca­nisme de défense natu­rel très effi­cace, car les chry­sa­lides de papillons consti­tuent un repas facile riche en protéines. Mais dans la forêt tropi­cale, les préda­teurs confondent ainsi la chry­sa­lide métal­li­sée avec une goutte d’eau.

 « Ils sont en réalité très diffi­ciles à voir dans la nature », explique le Dr Keith Will­mott, expert en papillons tropi­caux.

De plus, les oiseaux, reptiles et arai­gnées géantes ont tendance à fuir lorsqu’ils détectent le reflet de leur propre mouve­ment sur la chry­sa­lide ultra-brillante, le prenant pour une menace immi­nente. C’est bien la preuve qu’ils sont flip­pants.

Source : Biolo­gia Vida

https://www.ulyces.co/

Un vent d’espoir pour le monarque


On comptait 1 milliards de papillon Monarque, puis le nombre a baissé à 100 millions a cause de la sécheresse aux États-Unis qui causaient des pertes importantes d’une plante dont ces papillons on besoin pour leur migration du Mexique, États-Unis, jusqu’au Canada, ce qui fait 4 000 km. L’an dernier fût une bonne année pour eux, ils ont augmenter leur population d’environs 250 millions.
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Un vent d’espoir pour le monarque

Un vent d’espoir pour le monarquePhoto: iStock/Getty ImagesLe nombre de papillons monarques a chuté à moins de 100 millions en 2014.

Le papillon monarque, symbole de la Commission de coopération environnementale (CCE), prend de l’altitude après avoir donné des sueurs froides aux conservateurs de la nature.

En effet, en l’espace de 20 ans la population a connu une baisse dramatique de plus de 90% dans les aires d’hivernage.

« On comptait environ 1 milliard d’individus et ils sont descendus à moins 100 millions en 2014 », indique Maxim Larrivée, chercheur à l’Insectarium de Montréal.

Un déclin aussi important soulève toujours de vives inquiétudes chez les chercheurs, car toute espèce qui perd plus de 90% de sa population court de sérieux risques d’extinction.

L’une des causes? Une période de sécheresse sans précédent s’est abattue sur les États-Unis et les asclépiades en ont beaucoup souffert. Or, la plante asclépiade fournit aux monarques le précieux nectar qui lui permet de faire le plein d’énergie au cours de leur incroyable migration. Aujourd’hui, on calcule le nombre de monarques à 250 millions d’individus.

« Cette augmentation s’explique en partie par les conditions climatiques qui ont été excellentes tout au long du cycle de vie l’an dernier tant lors de la migration printanière, de la reproduction estivale et de la migration automnale ».

La température n’a pas été trop humide et les vents ont été favorable au sud des États-Unis.

« Il est aussi très probable que l’intensification des efforts de conservation concertés du Canada, des États-Unis et du Mexique depuis 2014 ont contribué positivement à la hausse de la population ».

Selon notre chercheur, même si le nombre de papillons a augmenté, il faut rester vigilant. « Toutefois, si l’on réussit à maintenir ce chiffre et même plus d’ici dix ans, cela sera une très belle histoire de conservation. »

Des mystères élucidés

Car l’incroyable odyssée de 4000 km qu’entreprend ce papillon pesant à peine 0,5 g vers les états du Michoacán et de Mexico est parsemée d’obstacles. Un périple également étonnant dont on soulève de plus en plus le voile sur les mystères entourant les méthodes de navigation de cet insecte. Par exemple, on sait que le monarque est guidé par la position du soleil et qu’il possède un capteur de champ magnétique terrestre.

Mais une découverte toute récente apporte d’autres éclaircissements aussi intéressants.

« On croit qu’une trace chimique dans l’urine d’un papillon permettrait aux générations futures de suivre cette trace lors de leur migration, particulièrement pour détecter et retrouver les sites d’hivernage au Mexique. »

En attendant que notre joli papillon nous révèle tous ses secrets, on peut observer les monarques dans les parcs-natures de Montréal, le long du fleuve Saint-Laurent, à l’île Sainte-Hélène ou au Jardin botanique. Sans oublier tous les champs ouverts et incultes émaillés d’asclépiades. On peut aussi créer une oasis pour les monarques en cultivant de l’asclépiade commune et des plantes nectarifères.

Pour de plus d’informations : http://m.espacepourlavie.ca/oasis-pour-les-monarques ou www.mission-monarque.org

https://journalmetro.com

Des restes d’ours géant découverts dans une grotte sous-marine


La fosse Hoyo Negro est doté de plus grottes au Yucatán au Mexique. Lors des changements climatiques, des humains et toutes d’animaux ont trouvé refuge dans les galeries. Mais ils ont probablement été surpris par des inondations. Les scientifiques ont trouvé entre autre un carnivore ressemblant à un loup, des paresseux géants, des tapirs, des tigres à dents de sabre et un ours géants. Toute cette belle brochette de fossile date 35 000 à 12 000 ans.
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Des restes d’ours géant découverts dans une grotte sous-marine

ours géant

Un morceau de crâne d’Arctotherium wingei, un ancien ours géant. Crédits : Roberto Chavez-Arce

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Une ré-analyse de fossiles retrouvés il y a plusieurs années au fond d’une grotte sous-marine mexicaine a révélé la présence d’ours géants dans la région à l’époque du Pléistocène. Une véritable surprise.

Bienvenue dans la fosse Hoyo Negro, un système de grottes situé à l’est de la péninsule du Yucatán, au Mexique. Les lieux ont notamment fait parler d’eux en 2007, suite à la découverte de deux squelettes humains. Parmi eux, celui d’une adolescente, vieux de 13 000 ans et très bien conservé. C’est à ce jour le squelette le plus ancien jamais découvert dans la région. Mais d’autres espèces fréquentaient également les lieux durant la dernière période glaciaire. Et certaines étaient énormes. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Biology Letters.

Plusieurs grands carnivores

C’est du moins ce que suggère la ré-analyse de plusieurs ossements retrouvés il y a plusieurs années, enfouis sous les eaux. Les chercheurs expliquent en effet avoir identifié un crâne d’ours à face courte (Arctotherium wingei). Il s’agit de l’un des plus gros ours ayant jamais vécu sur Terre. Ont également été retrouvés des ossements d’un ancien carnivore ressemblant à un loup (Protocyon troglodytes), des restes d’anciens paresseux géants, de tapirs ou encore de tigres à dents de sabre. Tous ont évolué au cours de la même période, il y a entre 35 000 et 12 000 ans.

Cette incroyable fosse se présente comme une sorte de grande capsule temporelle naturelle du Pléistocène supérieur. Un gouffre où se sont retrouvées piégées beaucoup de victimes. De nombreuses espèces ayant trouvé refuge dans ces galeries, à 60 mètres de profondeur, semblent en effet avoir été “surprises” par la fonte des glaciers environnants. La grotte se serait alors très vite retrouvée inondée, entraînant la mort par noyade de la plupart de ses occupants.

Vers le nord

La découverte d’ossements sous les tropiques d’Amérique centrale est déjà rare en soi. Mais la découverte de ces deux carnivores – Arctotherium wingei et Protocyon troglodytes – est ce qui a le plus surpris les chercheurs. Nous pensions en effet jusqu’à présent que cet ancien “loup” et cet ours géant à face courte évoluaient 2 000 kilomètres plus au sud.

« Les traces précédentes de ces animaux n’ont été retrouvées que sur quelques localités d’Amérique du Sud, explique en effet Blaine Schubert, principal auteur de l’étude. Et ce sont des vestiges fragmentaires ».

Pour expliquer leur présence, les chercheurs soupçonnent ces animaux – et les deux êtres humains retrouvés – de s’être déplacés vers le nord pendant ou après le dernier événement glaciaire, il y a 35 000 à 12 000 ans, en raison d’importants changements environnementaux.

L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont en effet longtemps été séparées géographiquement, donnant lieu à des communautés distinctes de vertébrés. Les échanges de faune entre les deux continents ont commencé à la fin du Cénozoïque, et l’on distingue aujourd’hui principalement quatre grandes époques majeures d’échanges biotiques entre les deux Amériques. Dont une, il y a entre 35 000 et 12 000 ans. Mais visiblement, tous ne sont pas arrivés à bon port.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Quelle est l’origine des dragons ?


Les dragons sont d’origines multiples de divers pays. Ils font partie des mythes et légendes tantôt positifs, tantôt négatifs. Dans le monde imaginaire, ils ont été des gardiens, des ennemis ou bien des divinités.
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Quelle est l’origine des dragons ?

 

par Mathilde Secci, rédactrice web

Le dragon est une créature mythique très présente dans l’imaginaire collectif. Il est très prisé par les auteurs de l’imaginaire, tels que Tolkien, George R. R. Martin ou J.K. Rowling. Il est parfois perçu comme sage et protecteur, ou au contraire comme agressif et cupide.

Puisqu’il est présent dans de nombreux mythes et légendes du monde entier, il est alors légitime de se demander : quelle est son origine ? 

Les dragons évoqués par plusieurs civilisations

En Orient

Les Sumériens, peuple de Mésopotamie, parlaient déjà des dragons. La plus vieille légende est celle du dragon Asag, alors considéré comme un voleur. Mais pour les Babyloniens, les dragons sont surtout à l’origine de la création des dieux, qui seraient nés de l’union de deux dragons.

La Chine est sans doute le pays où la figure du dragon est la plus positive. Il représente l’équilibre des éléments naturels et est synonyme de bonne fortune. Dans l’antiquité chinoise, les empereurs étaient les descendants des dragons, et donc les héritiers de leur puissance.

Chez les Aztèques

Le dragon le plus connu de ce peuple s’appelle Quetzalcóatl, littéralement « serpent à plumes ». Il fait partie des cinq divinités à l’origine de la création du monde. Il a notamment inventé l’agriculture et en a appris l’usage aux Hommes. C’est également lui qui contrôle les saisons, ainsi que l’apparition du jour et de la nuit.

En Occident

Dans la mythologie grecque, Hercule combat deux dragons durant l’accomplissement de ses douze travaux. Tout d’abord l’hydre de Lerne, créature aux multiples têtes qui repoussent encore plus nombreuses à chaque coup d’épée. Ensuite, le dragon à cent têtes Ladon, gardien du jardin des Hespérides. D’autres reptiles sont présents dans les récits des héros grecs, comme Python ou le dragon de Colchide. Tous deux sont des gardiens : le premier d’un oracle de Delphes, le second protégeant la toison d’or.

Les Vikings évoquent également les dragons dans leurs légendes. Combattre ces impressionnantes créatures transforme un homme en véritable héros. Toutefois, elles ont également une définition péjorative. En effet, selon la mythologie nordique, le grand serpent de Midgard entoure le monde en se mordant la queue. Le jour où il cessera de le faire sera le jour de la fin du monde, appelé Ragnarök.

Des formes et des représentations différentes

Les dragons sont présents dans les histoires de divers peuples, ce qui induit qu’ils ne sont pas perçus de la même manière à travers le monde.

En Orient et au Mexique, il est évident que les dragons sont des créatures reliées à des valeurs positives, telles que la sagesse et la chance. Les dragons chinois sont semblables à d’immenses reptiles dépourvus d’ailes. Leurs couleurs sont vives, comme il est coutume de le voir aux festivités du Nouvel An chinois. De même, Quetzalcóatl dispose de plumes très colorées.

En Occident, ils sont plutôt assimilés à des monstres aux écailles sombres et aux ailes immenses. Ils sont souvent les gardiens de lieux ou de trésors. Seule l’arrivée d’un héros permet de les vaincre. Cette image a davantage été renforcée au Moyen-Âge par la légende du roi Arthur. Les chevaliers de la Table Ronde ont pour objectif de débarrasser le monde des êtres maléfiques tels que les dragons, afin d’achever la quête du Graal.

Les dragons n’ont donc pas d’origine bien précise. Ils sont mystérieusement présents dans l’imaginaire mondial.

https://lesavaistu.fr/

Des Mexicains volent des matériaux du mur frontalier et les revendent pour protéger des propriétés


Je trouve cela assez cocasse. Alors que Donald Trump a demandé d’installer des fils barbelés en novembre dernier à la frontière du Mexique, ce même barbelé n’est plus là. Il aurait été volé pour être revendu dans une ville mexicaine pour protéger leur demeure. Ce qui est drôle, il semblerait que les voleurs ne soient pas des Mexicains, mais majoritairement des Américains
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Des Mexicains volent des matériaux du mur frontalier et les revendent pour protéger des propriétés

 

La frontière entre les États-Unis et le Mexique, à Tijuana, est protégée par des barrières et des fils barbelés. Des voleurs ont volé de ces fils pour les revendre à Tijuana.

GREGORY BULL/ASSOCIATED PRESS

La frontière entre les États-Unis et le Mexique, à Tijuana, est protégée par des barrières et des fils barbelés. Des voleurs ont volé de ces fils pour les revendre à Tijuana.

Alors… qui paie pour le fameux mur, finalement?

 

  • Par Ryan Grenoble, HuffPost US

«Gros» ou «magnifique» sont des adjectifs dont s’est souvent servi le président américain pour décrire le fameux mur qu’il veut ériger entre son pays et le Mexique. Mais «facile à voler», celui-là, on ne l’a pas entendu souvent.

Entre 15 et 20 personnes ont été arrêtées pour avoir volé du fil barbelé à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, selon ce que les autorités mexicaines ont confié au réseau de télévision KUSI-TV, de San Diego. Les voleurs revendaient ensuite les matériaux à des résidents de Tijuana, au Mexique, qui voulaient augmenter la sécurité autour de leur propriété.

L’armée américaine a installé ces fils barbelés en novembre dernier, à la demande du président Donald Trump, qui se disait inquiet par rapport à l’arrivée imminente de la «caravane» de migrants.

 

«Nous avons découvert que les fils barbelés qui avaient été installés à la frontière n’y sont plus», a confirmé le secrétaire à la sécurité publique municipale de Tijuana, Marco Antonio Sotomayor Amezcua, au journal San Diego Union-Tribune.

«Nous sommes au courant de ce vol. Les autorités américaines nous ont demandé de les aider, avec nos agents de liaison.»

Bien que les autorités mexicaines aient affirmé au Union-Tribune que les personnes arrêtées étaient principalement des citoyens mexicains, une résidente de Tijuana qui a fait installer des fils barbelés chez elle assure que l’homme qui lui a vendu le matériel n’avait pas du tout l’air mexicain.

La femme, qui se nomme Veronica, a raconté au journal El Sol de Tijuana que l’homme en question avait les yeux bleus, les cheveux blonds, et qu’il ne parlait pas très bien espagnol.

Les résidents ont payé 40 pesos (soit environ 2,84$) pour que ces fils barbelés soient installés autour de leur maison, selon le réseau de télévision de Tijuana XEWT-12 TV.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca

Le Sénat américain rejette le financement d’urgence du mur à la frontière mexicaine


    Le Sénat américain majoritairement républicain n’a pas suivi Donald Trump pour l’état d’urgence afin de soutirer de l’argent pour construire son mur à la frontière mexicaine. Il faut croire que ce ne sont pas tous les républicains qui suivent les yeux fermer le président des États-Unis.
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    Le Sénat américain rejette le financement d’urgence du mur à la frontière mexicaine

    L'édifice du Capitole, sous les nuages, à l'aube.

    Le Sénat américain, à majorité républicaine, a rejeté lors d’un vote final jeudi le financement d’urgence pour la construction du mur promis par Donald Trump à la frontière mexicaine. Photo: Reuters / Joshua Roberts

Radio-Canada

Le Sénat américain, à majorité républicaine, a rejeté jeudi, lors d’un vote, l’état d’urgence décrété par Donald Trump en février et qui visait à débloquer les fonds nécessaires à la construction d’un mur à la frontière mexicaine.

Le Sénat assène ainsi un cuisant revers au président, qui avait promis, si c’était le cas, de riposter avec son premier veto. « VETO! », a d’ailleurs écrit Donald Trump, en lettres majuscules, peu de temps après sur Twitter, confirmant ses intentions.

« J’ai hâte d’opposer mon veto à la résolution tout juste adoptée, inspirée par les démocrates, qui ouvrirait les frontières tout en augmentant le crime et le trafic de drogues dans notre pays. Je remercie tous les républicains forts qui ont voté pour appuyer la sécurité à la frontière et le mur dont nous avons désespérément besoin! », a-t-il ajouté.

Douze sénateurs républicains ont voté avec l’ensemble des démocrates pour la résolution qui proclame que « l’urgence nationale déclarée par le président le 15 février 2019 […] est par la présente annulée ». Le Sénat a ainsi voté contre l’état d’urgence par 59 voix contre 41.

La résolution avait déjà auparavant été adoptée par la Chambre des représentants, à majorité démocrate. Elle doit cependant recevoir l’approbation du président pour entrer en vigueur.

Depuis des semaines, Donald Trump tentait de convaincre les sénateurs républicains d’appuyer sa déclaration d’urgence, soulignant les dangers d’une immigration non contrôlée et affirmant que les sénateurs en faveur de l’augmentation de la sécurité aux frontières devaient se ranger derrière lui.

Cependant, pour plusieurs sénateurs républicains, ce vote ne se limitait pas à la construction d’un mur à la frontière, mais en était aussi un sur la Constitution elle-même.

De nombreux républicains considéraient en effet qu’en promulguant l’état d’urgence nationale afin de contourner le Congrès, le président avait violé la séparation des pouvoirs, puisque la Constitution accorde au Congrès, et non au président, le contrôle des dépenses publiques.

Cela créait, selon eux, un précédent potentiellement dangereux.

De leur côté, les partisans de Trump faisaient valoir qu’en proclamant l’état d’urgence, le président avait agi uniquement dans les limites de son autorité, en vertu de la Loi sur les urgences nationales, et qu’il prenait ainsi les mesures nécessaires pour régler la crise humanitaire et le trafic de drogue existant à la frontière.

Déclaration de l’état d’urgence en février

En février, l’annonce du président américain était survenue après qu’il eut perdu son bras de fer contre la Chambre des représentants au sujet du financement du gouvernement américain, un affrontement qui avait entraîné une paralysie partielle de l’administration pendant plus d’un mois.

Donald Trump, qui réclamait 5,7 milliards de dollars américains pour la construction de son mur avec le Mexique, a finalement dû se contenter d’une somme moindre, de 1,375 milliard, pour financer la construction de 88,5 km de « nouvelles barrières physiques ».

Selon la Maison-Blanche, la proclamation d’une urgence nationale aurait permis au président d’obtenir 8,1 milliards de dollars pour la construction du mur, à la fois des départements de la Défense, de la Sécurité intérieure et du Trésor.

Avec les informations de Agence France-Presseet Washington Post

https://ici.radio-canada.ca