Journée nationale des Autochtones: Google ajoute 3000 communautés à sa carte du Canada


Je trouve tout à fait normale que les réserves des peuples autochtones puissent être cartographiées sur la carte du Canada, de plus, je trouve important que la Journée nationale des peuples Autochtones soit fériée autant que la fête nationale des provinces que du Canada. Ils font partie du Canada autant que nous, sinon plus
Nuage

 

 

Journée nationale des Autochtones: Google ajoute 3000 communautés à sa carte du Canada

 

 

STEVE DEROY

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca et La Presse canadienne

Plus de 3000 communautés autochtones du Canada apparaîtront désormais dans les cartes de Google Maps et de Google Earth.

Entamé il y a sept ans, le projet a pour but de rendre les peuples autochtones autonomes en leur donnant le pouvoir de contribuer à la cartographie de leurs communautés.

«Il y a énormément de peuples autochtones partout au pays, et le fait qu’ils étaient rayés de la carte de base était franchement insultant.» Steve DeRoy, cartographe et membre de la Première Nation d’Ebb and Flow, au Manitoba

Au Canada, plus de 1,4 million de personnes s’identifient comme Première Nation, Métis ou Inuits. Grâce à des données fournies par le ministère des Ressources naturelles du Canada et les membres de communautés autochtones, Google a cartographié les limites territoriales de plus de 3000 réserves au pays.

Le lancement des nouvelles cartes coïncide avec la Journée nationale des Autochtones.

 «Nous sommes chanceux d’avoir une plateforme qui est utilisée partout dans le monde et nous voulons que le Canada, et particulièrement ce qui nous rend Canadiens, y soit reflété», affirme Alexandra Hunnings, responsable des communications à Google Canada.

Le cartographe Steve DeRoy, qui est aussi membre de la Première Nation d’Ebb and Flow, au Manitoba, fait partie de l’initiative depuis sa mise sur pied. Pour lui, celle-ci représente un pas important vers la réconciliation.

«Le fait que Google rend ces cartes accessibles au monde entier, c’est fantastique», se réjouit-il.

Bientôt une «Journée nationale des peuples autochtones»

En cette Journée nationale des Autochtones, le Le gouvernement fédéral a l’intention de la rebaptiser pour en faire la Journée nationale des peuples autochtones.

Profitant mercredi de cette journée nationale, célébrée au solstice d’été depuis 1996, le premier ministre Justin Trudeau a expliqué dans un communiqué qu’

«aucune autre relation n’est plus importante pour le Canada que la relation que nous entretenons avec les peuples autochtones», soit les Premières Nations, les Inuits et la nation métisse.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a immédiatement apporté son soutien à cette nouvelle appellation, qui correspond davantage, selon lui, à la reconnaissance internationale des peuples autochtones. Son organisme avait d’ailleurs déjà adopté une résolution en ce sens.

M. Bellegarde croit que ce changement, petit en apparence, «constitue un pas de plus vers la reconnaissance que ces territoires sont d’abord la terre natale des nations et des cultures autochtones».

Plus tôt ce mois-ci, la députée néo-démocrate de Saskatchewan Georgina Jolibois avait déposé un projet de loi d’initiative parlementaire visant à faire de la Journée nationale des Autochtones un jour férié.

Le premier ministre Trudeau doit prendre la parole plus tard mercredi devant le 100, rue Wellington, l’ancien siège de l’ambassade américaine à Ottawa, face au parlement, qui doit devenir un édifice emblématique des peuples autochtones. Une source au sein du gouvernement indiquait plus tôt ce mois-ci que le gouvernement dévoilerait bientôt les détails du projet, après consultations avec les communautés autochtones.

L’édifice de pierre calcaire, de style Beaux-Arts classique, a été construit au début des années 1930 pour abriter l’ambassade des États-Unis. Le gouvernement canadien l’a acquis en 1997 et l’édifice était vacant depuis 1998. Il avait été désigné «édifice fédéral du patrimoine classé» en 1985.

Avec les informations de Karen Pauls, CBC News

http://quebec.huffingtonpost.ca

Pensionnats autochtones : faut-il détruire les témoignages des victimes ?


Personnellement, je ne crois pas qu’on devrait détruire ses archives, car cela fait partie de l’Histoire du Canada aussi noire, soit-elle. Il est important cette assimilation des Premières Nations a été fait non pas en douceur, mais par la force, mais bien sûr respecter la confidentialité des victimes
Nuage

 

Pensionnats autochtones : faut-il détruire les témoignages des victimes ?

 

De jeunes Autochtones à l'étude dans un pensionnat,... (Photo fournie, Bibliothèque et Archives Canada)

De jeunes Autochtones à l’étude dans un pensionnat, à une date non précisée.

PHOTO FOURNIE, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA

COLIN PERKEL
La Presse Canadienne
Toronto

 

Les récits déchirants d’Autochtones victimes des pensionnats fédéraux devraient-ils être détruits après 15 ans, puisqu’on leur avait promis la confidentialité? Ou devraient-ils être considérés comme des documents essentiels de l’histoire canadienne, et précieusement archivés?

La Cour suprême du Canada a accepté, jeudi, d’entendre l’appel du gouvernement fédéral et de la Commission de vérité et réconciliation, qui contestent deux décisions rendues en Ontario.

Les tribunaux de premières instances avaient alors tranché que les comptes rendus des témoignages très personnels, souvent troublants, livrés par des Autochtones dans leur réclamation pour recevoir une indemnisation devaient être détruits après une période de 15 ans, à moins que les intéressés ne donnent spécifiquement leur autorisation.

Ottawa a fait appel de ces jugements parce que d’un point de vue juridique, le dépositaire de ces documents doit respecter les diverses lois régissant les renseignements personnels, la protection de la vie privée, l’accès à l’information et les archives.

À la suite du règlement, en 2006, d’une action collective, quelque 30 000 survivants de pensionnats fédéraux pour Autochtones ont réclamé une indemnisation pour les mauvais traitements subis durant leur enfance – sévices physiques, sexuels et psychologiques. Or, les responsables de ce programme d’indemnisations plaident qu’on avait promis aux requérants la confidentialité concernant leur témoignage, à moins qu’ils ne renoncent eux-mêmes à ce droit.

Par contre, les comptes rendus des milliers de témoignages recueillis par la Commission de vérité et réconciliation du Canada sont quant à eux archivés au Centre national pour la vérité et réconciliation, à l’Université du Manitoba.

En avril dernier, la Cour d’appel de l’Ontario, dans un jugement partagé (2-1), a confirmé une décision de première instance: les documents de réclamations doivent être détruits après 15 ans, à moins que l’auteur du témoignage autorise sa conservation, au Centre national pour la vérité et réconciliation. La Cour d’appel a estimé que les témoignages ne peuvent être considérés comme des documents fédéraux, que le principe de confidentialité doit primer, et que la décision appartient aux seuls survivants.

Au cours du siècle dernier, environ 150 000 enfants des Premières Nations et des communautés inuites et métis au pays ont été emmenés de force dans des pensionnats fédéraux, habituellement tenus par des congrégations religieuses, dans le but avoué de les assimiler. Plusieurs y ont subi des sévices terribles.

http://www.lapresse.ca/