Les métiers de l’avenir : quand les besoins changent


Il y a des métiers ou même des professions qui ont disparus, ou sur le point de disparaître. D’autres sont en pleine évolution, d’autres encore, ne sont pas encore créer, mais les besoins se font sentir
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Les métiers de l’avenir : quand les besoins changent

Un homme tape sur un clavier d'ordinateur.

L’enjeu de la sécurité informatique risque d’aller de croître en importance au cours des prochaines années.

PHOTO : SHUTTERSTOCK


Vous vous questionnez à savoir quels sont les métiers de l’avenir? Nous avons quelques réponses. Alors, les emplois de demain sont : coiffeur-thérapeute, gardien de données personnelles et sommelier en cannabis, selon l’Institut Brookfield, qui publiera une étude sur le sujet lundi.

C’est ce qui ressort notamment d’un rapport intitulé L’Emploi en 2030, qui sera publié lundi par l’Institut Brookfield pour l’innovation + l’entrepreneuriat.

Pour aboutir à ces prédictions, ce groupe de réflexion qui se consacre à la prospérité économique avait notamment organisé, ce printemps, six ateliers partout au pays, sessions auxquelles ont participé 120 experts.

Par petits groupes, les participants devaient notamment évaluer comment la demande de plusieurs professions déterminées devrait changer au cours des 10 à 15 prochaines années.

Dans le cadre d’un exercice plus ludique, ces mêmes spécialistes devaient notamment imaginer comment les interactions complexes entre la technologie, les tendances sociales et les préoccupations environnementales allaient faire évoluer le marché du travail.

« Service de sagesse »

Parmi les facteurs de changement évalués, on retrouvait notamment l’intelligence artificielle, les chaînes de blocs et des problèmes tels que la rareté des ressources ou la solitude découlant de l’essor de la virtualité numérique.

Pour pallier la perte d’habiletés sociales chez les plus jeunes, Diana Rivera, économiste à l’Institut Brookfield, prévoit ainsi l’avènement de services de sagesse dans les écoles, qui pourraient transformer le traditionnel poste de conseiller en orientation en une forme de mentorat plus holistique.

Les experts devaient ensuite dresser une liste de nouvelles professions qui pourraient susciter des vocations au sein de la nouvelle génération.

Voici donc un aperçu de quelques métiers d’avenir (ou pas).

Coiffeur-thérapeute

Personne capable de régler les soucis surgissant à l’extérieur comme à l’intérieur de votre crâne. Selon Diana Rivera, les discussions sur le sujet ont été vraiment fascinantes, en particulier à l’ère de Queer Eye, l’émission de téléréalité qui consiste autant à ranimer votre psychisme blessé que votre garde-robe fanée.

Il y a un niveau de confiance élevé lorsque vous vous asseyez sur leur chaise, c’est donc déjà un obstacle surmonté. Avec une bonne formation, les stylistes sont vraiment bien placés pour offrir de puissants conseils. Diana Rivera, économiste à l’Institut Brookfield

Enquêteur du web caché

Ces enquêteurs pourraient épauler la police pour infiltrer des réseaux criminels ou être embauchés comme enquêteurs privés pour révéler les secrets d’un adversaire politique.

Il y a des gens qui sont très habiles pour trouver des informations, et monnayer cela. Diana Rivera

Dans la même branche, on retrouverait le métier de gardien des données personnelles. Un travail qui consiste à protéger les données de ses clients contre l’action malveillante de pirates, de concurrents ou de gouvernements.

Les besoins dans l’industrie canadienne de la cybersécurité devraient atteindre les 28 000 travailleurs d’ici 2021, a affirmé Lisa Kearney, fondatrice et PDG de Women CyberSecurity Society, un organisme à but non lucratif qui soutient les femmes et les filles intéressées par les carrières dans le domaine de la cybersécurité.

Sommelier en cannabis

Des pots remplis de feuilles séchées de cannabis sur des étagères.

La gamme des produits en vente est amenée à se diversifier avec la commercialisation prochaine des produits comestibles à base de cannabis.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / BRENNAN LINSLEY

Le marché légal du cannabis est en pleine croissance depuis sa légalisation et de nouvelles fenêtres vont encore s’ouvrir avec la commercialisation des produits comestibles cet hiver.

Il existe déjà des sommeliers pour obtenir les meilleurs accords entre un mets et un vin ou une bière. Alors, pourquoi pas des conseils pour trouver le meilleur cannabis à déguster avec son pouding chômeur?

Parmi les autres métiers imaginés : styliste virtuel, facilitateur de mobilité ou encore consultant en réduction de la consommation.

L’Institut précise que tout le travail réalisé ne vise pas à prédire l’avenir, mais plutôt à susciter la réflexion et à mettre en lumière la façon dont la demande de compétences pourrait changer en fonction de l’interaction de tendances multiples.

Cette initiative doit aboutir en 2020 à la diffusion d’un rapport stratégique qui détaillera quelles seront les compétences les plus recherchées sur le marché de l’emploi dans la prochaine décennie.

D’après un texte de Brandie Weikle, CBC News

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► La fabuleuse histoire de l’Encyclopédie


La première encyclopédie est apparue à partir de 1751, il y est réuni tout le savoir de l’époque. Pour sortir de l’ignorance, il a fallu faire face à l’hostilité de l’Église. L’interdiction de vente, mit à l’index, brûler et enfin éditer l’oeuvre complète.
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La fabuleuse histoire de l’Encyclopédie

Isabelle Bernier

Historienne


Le Ier juillet 1751 paraît le premier volume de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. C’est le début d’une aventure éditoriale sans précédent qui va bousculer les idées reçues en France et dans toute l’Europe. La production de dictionnaires et de grands ouvrages littéraires caractérise le siècle des Lumières. L’Encyclopédie en est l’ouvrage le plus représentatif, à une époque où un nouvel esprit philosophique se constitue, basé sur l’amour de la science et la tolérance.

En octobre 1750, un Prospectus présente le projet de Diderot pour convaincre d’éventuels souscripteurs de participer à son financement ; quatre mille personnes vont répondre à l’appel. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, veut décrire de manière la plus complète possible, les arts, les sciences et les métiers de son époque. Au XVIIIe siècle, les arts désignent toutes les activités humaines : le travail manuel, le travail des machines (les « arts mécaniques »), le travail de l’esprit (les arts dits « libéraux » comme l’astronomie, la musique, la logique…), les beaux-arts.

L'Encyclopédie, volume I, première page « A » ; contributeurs : Diderot et d'Alembert ; éditeurs : Briasson, David, Le Breton, Faulche, entre 1751 et 1765. © Wikimedia Commons, domaine public

L’Encyclopédie, volume I, première page « A » ; contributeurs : Diderot et d’Alembert ; éditeurs : Briasson, David, Le Breton, Faulche, entre 1751 et 1765. © Wikimedia Commons, domaine public

Le projet de Diderot

La diffusion à grande échelle de l’état des connaissances dans tous les domaines est une entreprise inédite et révolutionnaire. On n’a encore jamais mis à contribution dans le même ouvrage, les philosophes et les détenteurs d’un savoir scientifique et technique. L’Encyclopédie est une œuvre pédagogique à visée éducative : l’ouvrage procède à un recentrage des savoirs autour de l’Homme.


L’initiative du projet revient à l’écrivain et philosophe Denis Diderot (1713-1784) mais c’est une entreprise collective qui fait appel aux spécialistes de leur domaine : d’Alembert (qui a rédigé le Discours préliminaire en 1751) s’occupe des mathématiques, Bellin contribue à la géographie, Daubenton à la biologie, Rousseau à la musique et l’économie politique, Tronchin à la médecine… On trouve aussi Montesquieu, Voltaire, d’Holbach (chimie), Turgot, Forbonnais et Quesnay (économie), Berthoud (horlogerie), parmi plus de cent cinquante collaborateurs, techniciens et praticiens, liés aux activités productives de leur temps.

Portrait de Denis Diderot par Louis Michel Van Loo en 1767, musée du Louvre, peintures françaises. © 2004, Musée du Louvre, Angèle Dequier

Portrait de Denis Diderot par Louis Michel Van Loo en 1767, musée du Louvre, peintures françaises. © 2004, Musée du Louvre, Angèle Dequier

L’Encyclopédie est un dictionnaire raisonné qui utilise un classement par branche de savoir, l’ordre alphabétique et le système des renvois entre articles. Elle intègre les « arts mécaniques » au sein des connaissances : la description des arts et des métiers impulsée par Diderot, offre un inventaire des procédés de fabrication, des inventions techniques et même des secrets d’ateliers. Elle inclut une collection sans précédent de définitions ; Diderot devient le premier homme de lettres à considérer la technologie comme une partie de la littérature.

L’Encyclopédie propose onze volumes de planches, indispensables à la description des métiers. Les dessins et les gravures illustrent à merveille l’anatomie, l’histoire naturelle, les outils, les gestes du travail, la manufacture, bref tous les secteurs de la technique et de la production.

Exemple de planche de l'Encyclopédie : Papetterie, dans tome V, planche X, dessinateurs Goussier et Benard, 1767. © RMN-Grand Palais (Institut de France), Gérard Blot

Exemple de planche de l’Encyclopédie : Papetterie, dans tome V, planche X, dessinateurs Goussier et Benard, 1767. © RMN-Grand Palais (Institut de France), Gérard Blot

La censure

L’Encyclopédie est certainement l’ouvrage le plus surveillé et censuré de son temps et atteste de ce que représentent les Lumières : appétit de savoir, liberté de penser, nécessité de douter. Elle fournit donc un savoir mais aussi une critique du savoir véhiculé par les habitudes, les dogmes et les autorités. Ses prises de position audacieuses vont lui occasionner de nombreux ennuis qui débutent avec un article sur la Genèse.

En février 1752, les Jésuites exigent la condamnation et l’interruption de la publication : le Conseil d’État du roi interdit de détenir les deux premiers volumes parus  Madame de Pompadour (maîtresse en titre de Louis XV) et Malesherbes, favorable à l’Encyclopédie et directeur de la Librairie (organe créé par Colbert, chargé d’octroyer des permissions et privilèges pour toutes les impressions réalisées en France), font lever l’interdiction et permettent la parution des cinq tomes suivants.

Exemple de planche de l'Encyclopédie : « Horlogerie, montre à équation, à secondes concentriques marquant les mois et leurs quantièmes », suite planche X, volume 22, Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr/BnF

Exemple de planche de l’Encyclopédie : « Horlogerie, montre à équation, à secondes concentriques marquant les mois et leurs quantièmes », suite planche X, volume 22, Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr/BnF

En 1757, les dévots attaquent les encyclopédistes coupables de critiquer la religion catholique : ils estiment que le but de l’Encyclopédie est d’ébranler le gouvernement et la religion. Le pape Clément XIII condamne l’ouvrage et le met à l’Index en mars 1759 : il demande aux catholiques de brûler les exemplaires en leur possession. À la même date, le Conseil du roi interdit la vente de l’Encyclopédie et exige le remboursement de tous les souscripteurs.

En septembre 1759, Malesherbes obtient du roi la permission de faire publier les volumes de planches ; ils vont paraître à partir de 1762. D’Alembert ayant renoncé à poursuivre l’aventure, les dix derniers tomes sont publiés clandestinement par Diderot en 1765 et les deux derniers volumes de planches illustrées paraissent en 1772. En vingt ans, vingt-huit volumes ont ainsi été publiés.

Dès le début des années 1770, Diderot reprend son activité d’écrivain car l’Encyclopédie est achevée. Cependant il ne publie aucun texte qui lui ferait courir de risques, en raison de ses positions sur l’athéisme, la colonisation… Certains de ses écrits ne seront connus qu’un siècle plus tard.

Exemple de planche de l'Encyclopédie : « Lutherie, instruments anciens et modernes, à cordes et à pincer », volume 2, Lutherie, planche III, dessinateur Benard, 1762. © gallica.bnf.fr/BnF

Exemple de planche de l’Encyclopédie : « Lutherie, instruments anciens et modernes, à cordes et à pincer », volume 2, Lutherie, planche III, dessinateur Benard, 1762. © gallica.bnf.fr/BnF

À savoir

Entre 1776 et 1780, est publié le Supplément à l’Encyclopédie, composé de quatre volumes de textes, d’un volume de planches et de deux volumes de tables. Diderot ne participe pas en tant que rédacteur à cette entreprise. L’ensemble des volumes de l’Encyclopédie plus le Supplément, constituent les trente-cinq volumes de l’édition dite « de Paris ».

L’Encyclopédie a occupé un millier d’ouvriers pendant plus de vingt-cinq ans. Près de soixante-douze mille articles ont été produits, Diderot en a composé plus de mille. Le prix d’achat de la première édition (in-folio) s’élève à 980 livres tournois, le salaire annuel moyen d’un ouvrier ou d’un domestique se situant autour de 300 livres. Le poids d’un volume est d’environ dix kilogrammes et son format proche du « A3 » actuel.

https://www.futura-sciences.com/

Exorciste indépendant, un métier d’avenir en France


J’ai l’impression que la France se retourne au Moyen-âge avec l’exorcisme, sauf qu’au lieu de prêtres, se sont diverses personnes qui se donnent le pouvoir traiter le mal Ou encore une sorte de chasse aux sorcières. .Je ne nie pas qu’il peut se passer des choses étranges, mais l’exorcisme …. !!!  On peut s’imaginer combien de charlatans vont profiter de cette manne avec la peur des gens. Au moins parmi eux, sont un peu plus lucide en recommandant de voir un médecin ou un psychologue
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Exorciste indépendant, un métier d’avenir en France

 

Extrait de «L'Exorciste» | DR. via Allo Ciné

Extrait de «L’Exorciste» | DR. via Allo Ciné

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur The Economist

La demande d’exorcisme est en pleine expansion en France, l’occasion pour des indépendants de se lancer dans ce business de plus en plus délaissé par l’Église.

Quand on prononce le terme d’«exorcisme», on pense souvent aux séries et aux films dans lesquels des prêtres lancent des incantations en latin afin d’extraire le mal d’une personne possédée.

En France, outre la centaine d’exorcistes mandatés par l’Église catholique, des indépendants, soigneurs, médiums, kabbalistes ou encore shamans proposent désormais leurs services, pour plusieurs centaines d’euros par séance. Certains gagnent jusqu’à 12.000 euros par mois. L’Église, elle, ne prend pas d’argent pour les mêmes services.

Selon l’Association internationale des exorcistes, l’afflux de demandes à traiter est trop important pour les prêtres agréés. La BBC relate que près de 2.500 personnes font appel à des séances d’exorcisme chaque année en Île-de-France.

Autre raison à l’engouement pour l’exorcisme indépendant: la vocation se tarit au sein de l’Église catholique, les plus jeunes prêtres se disant «effrayés» par les séances.

Des attaques terroristes à la magie noire

Dans une interview réalisée par The Economist, Philippe Moscato, médium-guérisseur à Paris, explique que les attaques terroristes de 2015 ont provoqué un déluge de demandes de séances d’exorcisme.

L’exorcisme est également fréquent dans les mafias locales de Paris, de Lyon et de la Côte d’Azur pratiquant la magie noire, tout comme chez les immigrants –en particulier africains. Ces derniers se tournent plus volontiers vers des exorcistes indépendants que vers des prêtres agréés.

«L’Église a négligé l’exorcisme depuis bien trop longtemps, malgré une forte demande du public», conclut Alessandra Nucci, écrivaine et journaliste italienne.

Comme pour toute pratique alternative, la porte est ouverte aux charlatans: les arnaques financières ou morales ne manquent pas. Il arrive régulièrement que des enfants «possédés» soient blessés au cours d’une séance.

La plupart des exorcistes indépendants conseillent malgré tout aux clients de consulter un médecin ou un psychologue avant de participer à une séance d’exorcisme. 

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► 3 armures célèbre de l’Histoire


À travers l’Histoire, les armures ont été créées pour protéger le corps pour les guerriers et les chevaliers. Me semble que cela devait être défi de porter ces protections pour éviter la mort..
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3 armures célèbre de l’Histoire

 


Allemagne, 16e siècle
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Source)

 Les armuriers, dédiée à ce très ancien métier qu’était la forge. Épées, couteaux, boulets de canon… la forge est un métier complexe et pourtant essentiel depuis l’Antiquité afin de certes fabriquer des armes, mais aussi afin de bien protéger les hoplites, les guerriers et les chevaliers au combat en fabriquant également les armures. Profitons de l’occasion pour nous intéresser brièvement à trois armures célèbres de l’Histoire.

1- L’armure de Dendra, XVe siècle av. J.-C. :


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Source)

Les plus anciennes armures de l’Histoire ressemblaient très peu à ce que nous voyons dans les films de nos jours. Oubliez en effet les morceaux qui étaient forgés de manière à bien épouser les bras, le torse ou les jambes des combattants à l’époque des guerriers mycéniens! Ancêtres des Grecs qui ont colonisé et développé des cités-États autour de la Mer Égée, les Mycéniens étaient une civilisation guerrière qui protégeait ses populations tant par d’impressionnants palais-forteresses que des armées bien entraînées entre les années 1600-1200 av. J.-C. environ.


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Source)

Bien que nous connaissions la nature guerrière de cette civilisation, nous avons très peu d’exemples d’armures de cette époque. C’est ce qui rend celle découverte sur le site archéologique de Dendra si unique! Cette armure, faite de plusieurs lattes de bronze martelées par un forgeron et formant une protection relativement rigide autour du corps du guerrier, a été découverte en 1960 par des archéologues suisses. Elle nous montre que les guerriers mycéniens étaient quelque peu limités dans leurs mouvements avec ce type d’armure et que la tête était à l’époque protégée… par un casque en dents de sangliers!

2- Le destin tragique du roi Henri II :


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Source)


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Sources)

Le roi de France Henri II a possédé quelques superbes armures au XVIe siècle, dont celle-ci, réalisée par des armuriers milanais vers l’an 1536. Armure royale, elle est faite de fer dit damasquiné, soit avec des incrustations d’argent et les lettres H pour Henri et C pour sa femme, Catherine de Médicis, sont intégrées dans les complexes décorations. 


Gravure allemande du XVIe siècle illustrant l’accident d’Henri II
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Source)

Malheureusement pour lui, l’armure et le casque portés lors d’une joute organisée le 30 juin 1559 à Paris pour célébrer le mariage de sa fille avec Philippe II d’Espagne, n’ont pas pu le protéger d’un accident fatal. Bien qu’encore en forme à l’âge de 44 ans, il a subi en effet ce jour-là une blessure dont il mourut quelques jours plus tard, soit le 10 juillet. Son adversaire, Gabriel de Lorges, comte de Montmorency, l’avait blessé accidentellement à l’œil avec sa lance, qui est passée à travers le casque, une blessure qu’aucun médecin, même pas le célèbre Amboise Paré, n’a hélas réussi à soigner.

L’évolution corporelle d’Henry VIII d’Angleterre :


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Source)


Amure de 1520

(Source)

Les armures du roi Henry VIII d’Angleterre (1509-1547) sont elles aussi passées à l’histoire en raison non seulement de la qualité exceptionnelle de leur conservation, mais aussi parce qu’elles témoignent de la constante prise de poids du souverain entre l’âge de 23 ans et 55 ans. En effet, si Henry VIII est connu pour ses six épouses, son mode de vie faste et son amour de la nourriture, ses changements corporels au gré des décennies font encore les manchettes de nos jours.


Armure de 1540
Photo :
Gary Ombler/Royal Armouries

Cette armure en particulier retient l’attention car elle présente une coquille proéminente à l’entre-jambe, ce qui était peu commun pour les armures de cette époque. Constamment inquiet quant aux rumeurs sur son manque de virilité car il avait de la difficulté à enfanter des héritiers mâles, Henry VIII a, tant dans ses tableaux que sur cette armure, constamment mis ses organes génitaux en évidence afin de démontrer sa vigueur. Henry VIII avait à son service parmi les meilleurs armuriers d’Europe, qui sont su travailler avec son physique grossissant au fil du temps afin de lui faire des armures de grande qualité… qui protégeaient absolument toutes les parties de son anatomie!

Si les armuriers travaillaient avant tout pour fournir des armes et des armures de qualité à leurs clients, il n’en demeure pas moins qu’ils étaient aussi de grands artistes! 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► Les pleureuses : un métier ancestral


Personnellement, je croyais que les pleureuses dans les obsèques étaient choses du passé. Il semble que non. Bien sûr, que ce métier n’est pas en vogue en Occident quoiqu’en Grande-Bretagne, ce service est offert et en Orient, c’est un métier qui a toujours de l’avenir. J’avoue que je n’aime pas l’idée que des personnes inconnues soient louées pour pleurer à ma mort
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Les pleureuses : un métier ancestral

 

Les pleureuses : un métier ancestral

Chacun voudrait avoir des funérailles qui sortent de l’ordinaire. Vouloir que l’on se souvienne de nous est quelque chose d’humain. Tout comme il est naturel de vouloir des funérailles dignes de ce nom pour un être aimé. Depuis les temps ancestraux, il existe des personnes qui peuvent rendre des funérailles totalement hors du commun. Il s’agit des pleureuses. Généralement féminines, ces professionnelles sont engagées par les familles endeuillées pour feindre le chagrin lors de funérailles. L’objectif étant de rendre un hommage plus important au défunt.

Si dans quelques régions du monde, le métier de pleureuses existe encore, cette profession s’est peu à peu éteinte mais il y a plusieurs siècles, la majorité des funérailles ne pouvaient pas se faire sans pleureuses.

Les pleureuses dans l’Antiquité et au Moyen-Âge

Egypte Antique : Aux origines des pleureuses

En Egypte Antique : Aux origines des pleureuses

C’est certainement à l’époque de l’Egypte Antique, soit de nombreux siècles avant notre ère, que le métier de pleureuse est apparu pour la première fois. Généralement appelées pour les funérailles royales, les pleureuses rythmaient le transport de la dépouille du défunt.

Elles émettaient des cris et scandaient des versets. De nombreuses fresques et sculptures ont représenté ces marches funèbres rythmées par les pleureuses.

Dans la Rome Antique : En tête du cortège

Métier de pleureuse dans la rome antique

Dans la Rome Antique, on faisait également appel à des pleureuses pour qu’elles rythment le cortège funèbre.

Placées en tête de ce dernier, elles avaient pour objectif d’améliorer l’aspect des funérailles en récitant des lamentations. Dans L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, Louis de Jaucourt décrit cet usage de pleureuses dans la Rome Antique.

« Les Romains pour s’épargner la peine d’offrir une affliction extérieure dans les funérailles de leurs parents et de leurs amis, ou pour augmenter l’aspect de leur deuil, établirent l’usage d’un chœur de pleureuses, qu’ils plaçoient à la tête du convoi, et qui par des chants lugubres, et par des larmes affectés, tâchoient d’émouvoir le public en faveur du mort que l’on conduisoit au bûcher. Elles avoient à leur tête une femme qui régloit le ton sur lequel elles devoient pleurer […] » est-il écrit à la définition de « Pleureuses » dans la première édition de l’Encyclopédie en 1751.

Le Moyen-Âge : Les pleureuses anéanties par l’Eglise Catholique

Durant l’époque du Moyen-Âge, c’est surtout dans les pays anglo-saxons que les pleureuses sont engagées. En effet, la montée du Christianisme et la pression de l’Eglise Catholique ont rendu l’exercice des pleureuses beaucoup plus rare.

Les pleureuses : un métier encore d’actualité

Les pleureuses en France : Très répandues avant le XIXème siècle

En France, le métier de pleureuse a quelque peu disparu depuis les années 1960 comme le souligne Jean-Luc Laffont dans son ouvrage « Les pleureuses et crieuses d’enterrements dans la France méridionale ».

Toutefois, avant le XIXème siècle, la présence de pleureuses lors de funérailles était très fréquente.

« La coutume d’avoir des personnes vêtues de deuil et payées pour pleurer aux funérailles, semble fort ancienne. Cet usage paraît avoir été plus généralement répandu en France, où il se conserve encore de nos jours, et d’où il s’était propagé dans le nord de l’Italie, ainsi que j’en ait été convaincu par plusieurs monuments » a écrit Camille Bonnard dans « Costumes des XIIIème, XIVème et XVème siècles ».

En Grande-Bretagne, on paye des « figurants endeuillés »

Histoire des pleureuses

Il faut très certainement traverser la Manche et se rendre au Royaume-Uni pour remarquer que l’appel à des pleureuses est une chose très demandée encore de nos jours.

En Grande-Bretagne, une société s’est même fondée en proposant un type de services de pleureuses. Baptisée Rent-a-Mourner (comprenez, « Louez une pleureuse »), cette société propose aux familles endeuillées de payer les services de plusieurs professionnels qui s’inviteront à des obsèques. Ces « figurants endeuillés » se détachent du rôle traditionnel des pleureuses dans le sens où les familles font appel à leurs services plutôt lorsque peu de personnes risquent d’être aux obsèques.

Ils se doivent tout de même de donner l’impression d’avoir connu intimement le défunt en ayant reçu des informations détaillées sur sa vie.

En Chine et à Taïwan, les pleureuses sont fortement demandées

Mais c’est certainement à l’autre bout du monde, dans l’extrême Orient, que la tradition des pleureuses se perpétue encore de nos jours. En effet, en Chine et à Taïwan, des femmes sont encore engagées par les familles endeuillées pour rendre « vos obsèques inoubliables » comme a titré L’Express dans un article paru en 2011.

On y suit alors la vie d’une pleureuse Chinoise nommée Hu Xianglian. Recrutée par une famille endeuillée, on découvre sa profession durant une cérémonie d’obsèques. Après avoir feint une profonde tristesse, récité un discours à la mémoire du défunt, la pleureuse et sa bande de musiciens vont se donner en spectacle et même offrir un spectacle de danse. N’y voyez-là aucune marque de non-respect envers le défunt car, dans les traditions chinoise et taïwanaise, la joie fait également partie du cérémonial funéraire.

« Comme l’adieu au mort est un moment très important, il faut que la cérémonie soit animée et spectaculaire. Sinon les enfants seront mal vus par le village. […] Si les descendants ne pleurent pas assez fort, cela va être considéré par les gens du voisinage comme un manquement à la piété filiale. […] Il faut exprimer la douleur à la place de la famille. C’est un métier très éprouvant » explique la pleureuse professionnelle dans les lignes de l’article de L’Express.


Crédits visuels :
  • Crédit visuel de l’article : © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons, via Wikimedia Commons

http://www.obseques-organisation.com/

Le Saviez-Vous ►Top 10 des métiers dont vous ignorez l’existence !


 

On dit qu’il n’y a pas de sots métiers, mais admettons que certains sont carrément bizarres et d’autres intéressants
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Top 10 des métiers dont vous ignorez l’existence !

Quand on était petit, on voulait tous devenir pompier, hôtesse de l’air, professeur, médecin ou princesse… Malheureusement, très peu d’entre nous, ce sont tenu à leur souhait.

Pourtant aucun d’entre nous a pensé à être testeur de nourriture pour animaux, livreur de pizzas sous-marin ou encore écrivain de fortune cookie ! Parce que oui, ces métiers existent, voici le top 10 !

1. Testeur de nourriture pour animaux

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Non, vous ne rêvez pas. Certaines personnes goûtent la nourriture pour animaux, et en font leur métier. Entre la pâtée, les croquettes, et les friandises tout y passe. Les aliments ne sont bien sur pas avalés, le testeur le mâche, et le recrache. En vous souhaitant un bon appétit !

2. Exciteur de dindons

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Oui, vous avez bien lu ! Ce job consiste à exciter des dindons d’élevage, qui sont trop gros pour se reproduire. Puis de récupérer leur semence dans une petite fiole afin d’inséminer les dindes !

3. Ecrivain de fortune cookie

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Tout le monde connaît ces petits gâteaux chinois qui comporte un petit mot ! Figurez-vous, qu’il existe des écrivains freelance qui écrivent toutes les citations qui sont dedans !

4. Testeur de toboggan

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Les testeurs de toboggan testent tous les toboggans du monde entier, que ce soit dans les parcs ou dans les parcs aquatiques ! Sympa comme job

5. Chauffeur de lit

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Avec l’hiver, on a tous envie de se coucher dans un lit chaud. Malheureusement, en se glissant sous la couette, le lit est froid. Ainsi, certains ont eu l’ingénieuse idée de faire chauffeur de lit qui viennent juste avant que vous vous couchiez !

6. Feutier

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Il se charge de garder toutes les bougies allumées de Lourdes. Pas très fun, mais il en faut bien un !

7. Livreur de pizzas sous-marin

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Il y a les livreurs de pizzas… et les livreurs de pizzas sous-marin. En soit c’est la même chose, sauf que le second a une combinaison de plongée et une glacière hermétique pour que la pizza arrive chaude et sèche !

8. Detective d’ordures

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Ne soyez pas surpris, ce métier existe vraiment ! En Allemagne, la réglementation du tri sélectif est très stricte. Du coup il y a des détective d’ordures. Ils espionnent les citoyens pour être sur qu’ils trient comme il faut leurs poubelles…

9. Câlineur professionnel

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L’idée a été lancée par une Américaine en 2009 ! Elle a donc décidé d’accueillir toutes personnes se sentant solitaires, tristes ou ayant besoin d’affection. Le métier le plus étranges du monde, mais qui reste sympa !

10. Professeur de yoga pour chiens

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Il fait le même job que le prof de yoga… mais pour les chiens !

http://histoiresdunet.com/

Le Saviez-Vous ► 14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes


 

Des pionnières ont ouvert la voie sur des professions que seuls les hommes étaient roi et maître. Elles ont passé pardessus les multiples préjugés pour atteindre une grande carrière qui a permis aujourd’hui à ce que d’autres femmes puissent le pas
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14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes

Quelles ont été les premières femmes à être pilote, astronaute, médecin, journaliste, agent de police, juge, avocate?

On a tendance à l’oublier, mais l’histoire de l’humanité a longtemps été, surtout, l’histoire des hommes. Ce n’est que depuis un peu plus de 100 ans que les femmes peuvent actuellement exercer, ou presque, les mêmes métiers que les hommes.

Voici quelques-unes de ces pionnières dans des métiers anciennement réservés aux hommes.

La première médecin

 14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes

Sur la photo, Elizabeth Blackwell, vers 1870.

(Crédit photo: Hulton Archive/Getty Images)

Quand Elizabeth Blackwell a été acceptée au collège médical de New York en 1847 (elle avait 26 ans), ce fut presque par accident. Le doyen et la faculté responsables de l’évaluation des candidats n’ont pas su quoi penser de sa demande.

Pensez, une femme à l’école de médecine? En 1847?

Ils ont donc demandé aux 150 étudiants mâles de la classe de voter, en stipulant que même si un seul d’entre eux refusait que cette femme soit admise, le collège la refuserait. Les jeunes hommes ont trouvé la demande tellement ridicule qu’ils ont cru que c’était une blague… et l’ont acceptée.

C’est ainsi qu’en 1849, Elizabeth Blackwell est devenue la première femme à obtenir un diplôme en médecine aux États-Unis. Elle est aussi la première femme membre de l’Ordre des médecins de la Grande-Bretagne. Elle est morte en 1910, à l’âge de 89 ans.

La première avocate

 14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes

(Crédit photo: historyofiowa.wikispaces.com)

Née le 23 mai 1846, Belle Aurelia Babb, qui deviendra plus tard Arabella Mansfield, est devenue la première femme avocate aux États-Unis, et dans le monde, en 1869, à l’âge de 23 ans.

Malgré une loi de l’état de l’Iowa, où elle résidait, qui restreignait les applications aux mâles blancs de plus de 21 ans, elle obtint la permission de passer l’examen du barreau qu’elle réussit avec de très hauts résultats. Cette même année, l’Iowa fut le premier état américain à accepter que les femmes puissent devenir avocates.

Arabella n’a cependant jamais vraiment pratiqué, se concentrant sur l’enseignement. Elle a été très active dans le mouvement pour les droits des femmes.

Décédée le 1er août 1911, elle n’aura pas vu la culmination du mouvement en 1920, avec le 19e amendement de la Constitution américaine qui permet, enfin, le vote des femmes.

 

La première journaliste d’investigation

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Sur la photo, la journaliste américaine Elizabeth Cochrane, en 1890. Elle écrivait sous le nom de Nellie Bly.

(Crédit photo: Interim Archives/Getty Images)

De son vrai nom Elizabeth Jan Cochrane, Nellie Bly est née le 5 mai 1864 en Pennsylvanie. Suite à une lettre envoyée au rédacteur en chef d’un quotidien de Pittsburgh en protestation à une rubrique sexiste, elle se voit offrir un poste au journal local.

Vite reléguée aux pages féminines, elle quitte Pittsburgh pour New York où Joseph Pulitzer l’engage en 1887.

Son premier article traite d’un asile de fous pour femmes. Elle se fait passer pour malade et s’invente des problèmes psychiatriques pour s’y faire interner et pouvoir décrire les conditions épouvantables des patientes.

En 1888, Nellie Bly fait le tour du globe pour tenter de battre le record de Phileas Fogg, le héros duTour du monde en 80 jours, de Jules Verne. Elle le réussira en 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes. Elle est ainsi la première femme à faire le tour du monde sans être accompagnée par un homme.

En 1895, elle épouse le millionnaire Robert Seaman et, à sa mort, prend la direction de ses entreprises, jusqu’à leur fermeture suite à des activités louches de certains employés.

Elle reprend alors sa carrière de journaliste et oeuvre pour le droit de vote des femmes. Elle sera reporter de guerre durant la Première Guerre mondiale. Elle meurt à 57 ans, à New York.

La première cinéaste

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Sur la photo, Alice Guy, en 1913.

(Crédit photo: Wikipédia)

Alice Guy, de son vrai nom Alice Ida Antoinette Guy, est née le 1er juillet 1873, en France. Elle est la première femme cinéaste au monde.

Poussée par la nécessité de gagner sa vie, Alice devient en 1894 secrétaire au comptoir général de la photographie. L’entreprise est rachetée un an plus tard par Léon Gaumont. Tout un nouveau monde s’ouvre alors devant la jeune femme, celui du cinéma.

Avec son premier film, La fée aux choux, tourné en1896, elle devient la première réalisatrice de l’histoire du cinéma. Elle s’installe aux États-Unis en 1907, fonde sa propre maison de production en 1910, la Solax Company, et devient ainsi la première femme créatrice d’une société de production de films.

Elle a tourné plus de 600 films, de tous les genres, du western au fantastique. Elle est morte en 1968, à 72 ans.

 

La première vétérinaire

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(Crédit photo: icelegendsaustralia.com)

Isabelle Bruce Reid est née le 21 décembre 1883 à Melbourne, en Australie. Elle a grandi dans le domaine familial rural et développe très jeune un grand intérêt pour les animaux, surtout les chevaux.

Après des études où elle se distingue par ses performances, elle montre un talent certain pour le chant (elle est soprano), mais ses parents considèrent qu’une carrière sur la scène est déplacée pour une jeune femme de son statut social. Ils l’encouragent cependant quand elle décide de s’inscrire au Collège vétérinaire de Melbourne en 1902.

En 1906, elle est l’un des cinq étudiants à passer l’examen et la seule à le réussir. Le 21 novembre, elle devient la première femme vétérinaire reconnue au monde. Elle meurt en 1945, à l’âge de 62 ans.

 

La première pilote

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Sur la photo, la baronne Raymonde de Laroche au volant de son avion.

(Crédit photo: Topical Press Agency/Getty Images)

Née le 22 août 1882, à Paris, Élisa Léontine Deroche commence une carrière artistique, sous le nom de baronne Raymonde de Laroche. Elle est ensuite initiée au pilotage et obtient son brevet le 8 mars 1910, ce qui en fait la première femme à obtenir un brevet de pilote au monde.

Quelques semaines après l’obtention de son diplôme, elle a un accident alors qu’elle concourt pour le « Prix des Dames » lors de la grande semaine d’aviation à Reims. Les commentaires fusent: l’aviation, ce n’est pas pour les femmes.

Dès 1912, Raymonde de Laroche se remet à piloter, remporte la « Coupe Femina » en 1913 et obtient le record féminin du plus long vol en circuit fermé en franchissant 323 kilomètres.

Elle meurt le 18 juillet 1919 quand son instructeur, qui est aux commandes de l’avion, percute le sol en voulant faire un looping. Tous deux sont tués sur le coup. Elle a 37 ans.

La première policière

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(Crédit photo: Wikipedia)

Alice Stebbins Wells est la première policière des États-Unis et dans le monde.

Née le 13 juin 1873, elle devient d’abord ministre du Culte. Suite à sa pétition réclamant de l’aide pour les femmes et les enfants victimes de crimes, elle joint le département de police de Los Angeles en 1910.

Elle a 37 ans. Jusque-là, les femmes n’étaient engagées que comme geôlières dans les prisons pour femmes.

Alice Stebbins Wells a par la suite fondé l’Association internationale des policières et a voyagé partout aux États-Unis et au Canada pour promouvoir le rôle des policières.

Deux ans après elle, deux autres femmes sont devenues policières.

Elle est devenue sergente en 1940 et est morte en 1957, à l’âge de 84 ans.

 

La première ingénieure

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(Crédit photo:csc.matco.ro)

Elisa Leonida Zamfirescu, née en Roumanie le 10 novembre 1887, est la première femme européenne à devenir ingénieure.

Sa mère était fille d’ingénieur et son frère est lui aussi devenu ingénieur. À cause cependant des préjugés de l’époque quant à la place des femmes dans le domaine scientifique, Elisa est rejetée lors qu’elle veut s’inscrire à l’École des ponts et chaussées de Bucarest.

Elle persévère et est finalement acceptée à l’Académie royale de technologie de Berlin. Elle reçoit son diplôme d’ingénieure en 1912.

De retour en Roumanie, elle travaille à l’Institut de géologie, joint les rangs de la Croix-Rouge pendant la Première Guerre mondiale et se marie. Après la guerre, elle retourne à l’Institut de géologie où elle dirige plusieurs laboratoires et participe à de nombreuses études, tout en enseignant la physique et la chimie. Elle est morte en 1973, à l’âge de 86 ans.

 

La première hôtesse de l’air

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(Crédit photo: dot.state.mn.us)

Ellen Church, infirmière de profession, est la première hôtesse de l’air de l’histoire.

Originaire de l’Iowa, passionnée d’aviation et détentrice d’un brevet de pilote, elle voulait devenir commandant de bord. Mais les compagnies aériennes refusaient à l’époque de confier leurs appareils à des personnes soumises à des « variations hormonales ».

En 1930, elle convainc pourtant le responsable deUnited Airlines d’engager des infirmières, comme elle, plutôt que les stewards masculins qui sont alors la norme.

Elle est engagée, à l’essai, pendant trois mois, avec sept autres jeunes filles qui toutes, selon les critères d’embauche, doivent avoir moins de 25 ans, peser moins de 52 kilos et mesurer moins de 1,58 m, à cause de l’exiguïté des cabines.

Elles doivent aussi être infirmières et… blanches.

Ces premières skygirls, comme on les appelle alors, gagnent 125 $ par mois, pour 100 heures de vol. L’essai s’avère un succès, les passagers masculins sont emballés. Bientôt, toutes les compagnies aériennes suivront le pas.

Quant à Ellen Church, elle devra cesser de voler un an et demi après son premier vol, suite à un accident de voiture. Elle meurt en 1965, à l’âge de 61 ans, après une chute de cheval.

 

La première Première Ministre

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Sur la photo, Sirimavo Bandaranaike, premier ministre du Ceylan (Sri Lanka), le 19 octobre 1964, à Londres.

Crédit photo: Keystone/Getty Images)

Sirimavo Bandaranaike est née le 17 avril 1916, au Ceylan.

Elle est la première femme de l’histoire contemporaine à occuper le poste de premier ministre d’un pays, ce qu’elle a réussi à trois reprises.

Après avoir accédé à la tête du Parti de la liberté du Sri Lanka, elle devient première ministre du pays de 1960 à 1965, de 1970 à 1977, puis de 1994 à 2000, l’année de sa mort.

Sa fille, Chandrika Kumaratunga, est elle-même présidente lors du troisième mandat de Sirimavo en tant que premier ministre.

La première astronaute

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Sur la photo, Valentina Tereshkova, photographiée juste avant son décollage, le 16 juin 1963.

(Crédit photo: Central Press/Getty Images)

Valentina Terechkova est devenue en 1963, à 26 ans, la première femme astronaute de l’histoire.

Simple ouvrière textile à 18 ans, elle est choisie parmi plus de 400 candidates pour devenir la première femme dans l’espace. Elle est encore aujourd’hui la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l’espace, du 16 au 19 juin1963, et la plus jeune cosmonaute à le faire.

Après son premier et unique vol, la Soviétique épouse le cosmonaute Andrian Nikolaïev et donne naissance à une petite fille. Le couple se sépare, Valentina reprend ses études et obtient son diplôme d’ingénieur en aéronautique en 1969. Elle devient ensuite instructrice et obtient le grade de major général de l’armée de l’air.

En 1971, elle devient membre du comité central du Parti communiste de l’Union soviétique et députée. Il faudra attendre 19 ans avant qu’une autre femme aille dans l’espace.

 

La première Première Ministre d’un pays musulman

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Sur la photo, Benazir Bhutto durant sa dernière campagne électorale à Rawalpindi, le jour de son assassinat.

(Crédit photo: AAMIR QURESHI/AFP/GettyImages)

Benazir Bhutto est née à Karachi le 21 juin 1953. Elle a dirigé le Parti du peuple pakistanais (fondé par son père, Zulfikar Ali Bhutto) de 1984 à 2007 et été deux fois première ministre du Pakistan, devenant ainsi la première femme élue démocratiquement à la tête d’un pays à majorité musulmane.

Son père a été à la tête du Pakistan de 1971 à 1977. Benazir Bhutto est l’une des figures marquantes du Pakistan. En 1987, elle épouse l’homme d’affaires Asif Ali Zardani, qui devient coprésident en 2008.

Benazir a été assassinée le 27 décembre 2007 lors d’un attentat-suicide, deux mois seulement après son retour d’exil (qui aura duré quatre ans).

Elle venait de terminer un discours en vue des prochaines élections quand un terroriste s’est fait exploser, la tuant ainsi qu’au moins 10 autres personnes.

En août 2013, l’ex-président pakistanais Pervez Musharraf a été officiellement accusé de ce meurtre.

 

La première chef de l’année

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Sur la photo, Anne-Sophie Pic lors de la préparation du dîner de gala du Festival de Cannes, le 14 mai 2013.

(Crédit photo: Ian Gavan/WireImage pour Electrolux)

Anne-Sophie Pic est née le 12 juillet 1969 en France. Elle est issue d’une lignée de chefs restaurateurs primés au Guide Michelin: André Pic, son grand-père, 3 étoiles à partir de 1934, et son père, Jacques Pic, 3 étoiles à partir de 1973.

Après le décès de Jacques Pic, c’est le frère d’Anne-Sophie qui reprend l’entreprise familiale, La Maison Pic, mais les résultats sont médiocres et quelques années plus tard, Anne-Sophie prend à son tour la direction du restaurant.

Le 24 septembre 2007, elle est élue « chef de l’année » par les 8000 chefs répertoriés dans le guide Michelin. Elle est la première femme à obtenir ce prix, créé en 1987.

En 2011, elle a reçu le Prix Veuve Clicquot de la Meilleure Femme-chef du Monde.

La première directrice générale du Fonds monétaire international

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Sur la photo, Christine Lagarde lors d’une conférence pendant le sommet des femmes les plus influentes organisé par le magazine Fortune, le 15 octobre 2013, à Washington, DC.

(Crédit photo: Paul Morigi/Getty Images pour FORTUNE)

Christine Lagarde est née le 1er janvier 1956, à Paris. Après une formation en droit et une carrière au sein d’un cabinet d’avocats américain, elle occupe en France le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur de 2005 à 2007 et de ministre de l’Agriculture et de la Pêche en 2007.

Elle devient ministre de l’Économie de 2007 à 2011, ce qui fait d’elle la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.

Le 5 juillet 2011, elle est nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) qui regroupe 188 pays, à la suite de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, devenant ainsi la première femme à occuper cette fonction.

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