Astéroïde qui a décimé les dinosaures: la Terre a réagi comme un fluide


 

Je n’aurais pas voulu voir de près l’astéroïde qui est tombé au Mexique, il y a 66 millions d’années qui fut la cause plus que probable de l’extinction des dinosaures. Ce fut un moment de grande force et d’intensité qui n’aurait duré que quelques minutes
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Astéroïde qui a décimé les dinosaures: la Terre a réagi comme un fluide

Un titanosaure exposé au American Museum of Natural... (ARCHIVES AFP)

Un titanosaure exposé au American Museum of Natural History, New York. Les titanosaures ont été le dernier grand groupe de sauropodes avant l’extinction Crétacé-Tertiaire.

MARIE-SOLEIL DESAUTELS
La Presse

Lorsque la météorite reconnue pour avoir initié l’extinction des dinosaures a frappé la Terre, il y a quelque 66 millions d’années, la force de son impact était telle que la surface de la planète a réagi comme un liquide, selon les résultats d’une recherche parue dans le magazine Science.

À l’impact, l’astéroïde d’un diamètre de quelque 15 km a créé un trou de 100 km de diamètre et de 30 km de profondeur. La roche au fond de ce gouffre a jailli à une hauteur équivalente à deux fois celle du mont Everest, la plus haute montagne de notre monde moderne qui culmine à 8848 mètres. Puis, toute cette roche émergente s’est effondrée en une vague et a formé un anneau de montagnes alors que les parois initiales du trou s’affaissaient à leur tour. Le cratère résultant fait désormais 200 km de diamètre et la cordillère de «l’anneau de pics» est haute de 500 mètres et d’un rayon d’environ 30 km du centre de l’impact.

Le tout s’est déroulé en à peine cinq minutes, 10 au gros maximum, selon le géophysicien Sean Gulick de l’Université du Texas. Ce dernier était à la tête de l’équipe de chercheurs qui a prélevé des échantillons sur le site du cratère formé par l’impact, le Chicxulub, dans la péninsule du Yucatán au Mexique.

De mai à juin cette année, ils ont prélevé des carottes de forage à près de 1,5 km de profondeur sous le plancher océanique du golfe du Mexique. Les résultats de leurs travaux ont été publiés la semaine dernière dans le magazine Science.

La reconstitution des événements a été rendue possible par l’analyse des carottes. Les scientifiques peuvent désormais décrire comment le cratère s’est produit.

La réaction de la surface de la Terre se compare à celle d’un cube de sucre qu’on laisse tomber de haut dans une tasse de café.

Leurs recherches confirment un modèle avec une charge dynamique et énergétique très importante. Les débris de la croûte terrestre projetés dans l’atmosphère à la suite de l’impact ont aussi masqué le ciel, modifiant le climat, ce qui a contribué à l’extinction de plusieurs espèces vivantes.

> À lire sur BBC, NPR et Time.

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Curiosity découvre une étrange roche à la surface de Mars


Curiosity n’est pas encore au chômage, il explore encore la planète Mars. Il a trouvé une roche très particulière sans être inconnu pour les scientifiques
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Curiosity découvre une étrange roche à la surface de Mars

 

Curiosity

La roche de Curiosity

Curiosity explore la surface de la planète Mars depuis 2012. Au cours de ses multiples missions, le robot de la NASA a fait de nombreuses découvertes. Encore récemment, celui-ci a mis en évidence un objet digne d’intérêt : une petite roche que l’agence spatiale américaine considère, au vu de son apparence, unique en son genre.

La remarquable trouvaille a été officiellement annoncée par l’Arizona State University via un communiqué publié sur le site web Red Planet Reports. La publication contient également deux photos différentes capturées par les instruments embarqués à bord du dispositif.

 

UNE APPARENCE SINGULIÈRE

Sur l’une des images, il est possible de voir la roche au milieu d’une vaste étendue rougeâtre, sur le flanc du Mont Sharp. L’autre cliché présente en revanche un gros plan de l’objet, repris par la caméra ChemCam sur lequel on peut voir en haute définition, les caractéristiques singulières de sa surface.

Surnommée «Egg Rock», la météorite se présente sous la forme d’un corps arrondi, lisse et irrégulier de 4 centimètres de diamètre.

«L’aspect sombre, lisse et lustré de cette cible et son espèce de forme sphérique ont attiré l’attention de certains scientifiques du MSL quand nous avons reçu les images de la Mastcam», explique dans un communiqué Pierre-Yves Meslin de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP). 

L’objet est également parsemé de plusieurs entailles profondes ce qui suggère qu’il s’est certainement retrouvé à l’état fondu dans le passé. Les points lumineux que l’on peut apercevoir sur l’image résultent eux, des pulses lasers envoyés par Curiosity.

Grâce aux analyses préliminaires menées, on sait désormais que la roche se compose de fer, de nickel, de phosphore et d’autres ingrédients en moindres concentrations.

DE NOMBREUSES MÉTÉORITES FERREUSES À  LA SURFACE DE MARS

Bien que son apparence soit quelque peu inhabituelle, la météorite ferreuse n’est pas la seule de son genre sur Mars. Ces corps sont en effet fréquents et pour cause, la planète à l’atmosphère relativement mince se situe à  proximité de la fameuse ceinture d’astéroïdes. La météorite en question pourrait ainsi provenir directement de la partie centrale.

Elle aurait traversé l’atmosphère martienne avant de s’écraser à la surface de la planète rouge il y a plusieurs millions d’années, d’après les scientifiques. Néanmoins, la météorite montre en certains points un enrichissement à la fois en nickel et en phosphore, ce qui est plus inhabituel parmi les météorites ferreuses, relève Meslin.

L’étude de ces corps rocheux trouvés sur Mars fournit des informations précieuses aux scientifiques sur la façon dont ils ont été affectés par l’environnement martien.

«Les météorites ferreuses fournissent des données sur de nombreux astéroïdes différents qui se sont fragmentés, envoyant des morceaux de leurs noyaux sur Terre et sur Mars», précise Horton Newsom de l’Université du Nouveau-Mexique.

«Mars pourrait avoir recueilli une population différente d’astéroïdes que celle que la Terre a rencontrée», ajoute-t-il.

Grâce au laser de Curiosity, les scientifiques ont pu recueillir des données sur la surface et la structure intérieure de Egg Rock. Elles sont actuellement en cours d’analyse.

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A l’origine de l’or, la collision d’étoiles mortes


On sait que l’or, ce métal précieux est présent dans l’espace, mais reste à savoir comment il est arrivé sur terre. Des scientifiques pensent avoir trouvé le phénomène en question.
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A l’origine de l’or, la collision d’étoiles mortes

 

Vision d'artiste de la collision de deux étoiles à neutrons. Credit: Dana Berry, SkyWorks Digital.

Vision d’artiste de la collision de deux étoiles à neutrons. Credit: Dana Berry, SkyWorks Digital.

Michel Alberganti

D’où vient cet or si précieux sur Terre? Comment cet élément s’est-il formé et pourquoi est-il si dispersé à la surface de notre planète? Un élément de réponse à ces questions a été apporté en 2011 avec la confirmation de l’origine extraterrestre du métal précieux. En effet, l’or originel, tout comme le platine, qui existait lors de la formation de la Terre a été entraîné, avec le fer, vers le noyau de la planète. Là, se trouveraient assez de métaux précieux pour recouvrir la surface du globe sur une épaisseur de 4 mètres… C’était il y a 4,54 milliards d’années. Et cette mine qui ferait chuter les cours n’est plus vraiment accessible. 

Par chance, il y a 3,8 milliards d’années, une pluie gigantesque de météorites s’est abattue sur la Terre. Elle a formé les cratères de la Lune et, surtout, elle a déposé sur la croûte terrestre une quantité d’or qui n’a pu migrer vers le centre de la planète en raison de la solidification avancée de la surface. Telle est la théorie exposée en 2011 dans un articlepublié dans Nature.

Tout cela ne nous dit pas d’où vient l’or. Comment s’est-il formé dans le cosmos pour être transporté par les météorites?

Lors d’une conférence de presse tenue le 17 juillet 2013 au Centre d’astrophysique Harvard Smithsonian, Edo Berger a expliqué sa théorie de la formation de l’or dans l’univers. Pour lui, l’or, contrairement au carbone et au fer, ne peut être produit à l’intérieur d’une étoile. Il proviendrait en fait d’un événement particulièrement cataclysmique: la collision de deux étoiles à neutrons, c’est-à-dire du cœur mort de deux étoiles ayant préalablement explosé en supernovas. 

La fantastique luminosité qui accompagne la fusion de deux étoiles à neutrons témoigne, selon Edo Berger, de la formation d’éléments lourds, tels que l’or.

«Nous estimons la quantité d’or produite lors d’un tel événement à 10 fois la masse de la Lune», a-t-il déclaré.


 

Cette véritable fontaine d’or pur s’accompagne de l’émission de rayons gamma, un phénomène appelé «sursaut gamma court» ou GBR, peut-être engendrés par la collision de deux étoiles à neutrons. Celui que le satellite Swift de la Nasa a détecté le 3 juin 2013, GBR 130603B, a duré moins de 2 dixièmes de seconde. A suivi une lueur à dominante infrarouge engendrée par des éléments radioactifs en cours de désintégration.

«Nous cherchons le “smoking gun” pour relier le sursaut gamma court et la collision d’étoiles à neutrons. La luminescence radioactive de GBR 130603B pourrait être cette preuve», explique Wen-fai Fong, coauteur de l’étude avec Edo Berger.

L’équipe a calculé qu’environ un dixième de la masse du Soleil a été éjectée durant ce bref sursaut gamma. Une partie des matériaux était de l’or. En combinant cette estimation avec celle du nombre de sursauts gamma qui se sont produits au cours de la vie de l’univers, les chercheurs estiment que la totalité de l’or présent dans le cosmos pourrait provenir de tels sursauts gamma.

L’hypothèse ne pourra que séduire les adorateurs du métal jaune. A la beauté et à la rareté, l’or ajouterait une naissance hors du commun. Chaque bijou serait ainsi issu d’une collision d’étoiles mortes. Un phénix cosmique, rien de moins.

M.A.

Michel Alberganti

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Une météorite de 30 tonnes découverte en Argentine


J’aimerais bien trouver une météorite, mais celle trouvée en Argentine, est énorme, elle serait la 2 ème plus grosse au monde
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Une météorite de 30 tonnes découverte en Argentine

 

© photo news.

Une météorite de fer de près de 30 tonnes a été découverte dans le nord de l’Argentine lors de travaux d’excavation.

L’objet a été trouvé dans la province de Chaco, à 800 kilomètres au nord-ouest de Buenos Aires, précise l’agence de presse Télam. Le cratère se trouve dans un lieu appelé Campo del Cielo, frappé il y a environ 4.000 ans par une pluie de météorites.

Plus imposante météorite découverte sur ce site, baptisée El Chaco, elle pèserait 29 tonnes. Il s’agirait de la deuxième plus grande météorite au monde, après Hoba, météorite de plus de 50 tonnes, découverte il y a un siècle en Namibie.

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Volcans et météorite, vainqueurs des dinosaures par K.O


 

On cherche encore comment ont disparu les dinosaures. Une météorite ? Des volcans ? Et si c’était les deux ? Des éruptions volcaniques ont eu pour résultat d’un changement climatique qui ont tué nombres de dinosaures en plus de la météorite plus tard qui n’a laissé aucune chance à d’autres dinosaures. Reste que cela demeure une hypothèse, mais envisageable
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Volcans et météorite, vainqueurs des dinosaures par K.O

L'activité volcanique et l'impact d'une météorite ont asséné un "double coup de poing" aux dinosaures, selon l'étude (c) Afp

L’activité volcanique et l’impact d’une météorite ont asséné un « double coup de poing » aux dinosaures, selon l’étude (c) Afp

Le long règne des dinosaures n’a pas été mis au tapis d’un seul coup par la chute d’une météorite, il y a 66 millions d’années : cet événement a été précédé par un changement climatique lié aux volcans, soulignent mardi 5 juillet 2016 des chercheurs. 

A la fin du Crétacé, les dinosaures non aviaires et les trois quarts des espèces de la planète ont été rayés de la carte. Une extinction de masse dont les causes continuent à faire débat parmi les scientifiques. Des chercheurs ont cherché à comprendre ce qui s’était passé à ce moment-là sur l’île Seymour, située dans l’Antarctique. Dix des 24 espèces de mollusques présentes sur l’île se sont évanouies bien avant la chute de la météorite sur le Yucatan (Mexique), souvent présentée comme la grande responsable de l’éradication des dinosaures, souligne une étude. La disparition de ces dix espèces est concomitante des immenses éruptions volcaniques du Deccan (ouest de l’Inde), qui ont provoqué le rejet d’énormes quantités de cendres, de poussières mais aussi de dioxyde de carbone dans l’air, selon cette étude parue dans Nature Communications.

Le réchauffement climatique dû aux volcans« pourrait avoir accru les pressions sur l’écosystème »

L’extinction des 14 autres espèces de mollusques est en revanche contemporaine du moment où la Terre a été frappée par cet objet venu du ciel, à la fin du Crétacé. L’impact a lui aussi déclenché un réchauffement climatique.

« Nous avons établi que les extinctions de masse de la fin du Crétacé avaient été provoquées par une combinaison d’activité volcanique et de l’impact de la météorite, assénant un double coup de poing aux dinosaures », indique Sierra Petersen de l’Université du Michigan (Etats-Unis), co-auteur de l’étude. 

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé la composition chimique de 29 coquillages fossilisés qui vivaient dans la période comprise entre 65,5 millions d’années et 69 millions d’années sur l’île Seymour. L’équipe de scientifiques a établi que les températures de l’océan antarctique avaient augmenté d’environ 7,8 degrés Celsius après des éruptions volcaniques dans l’ouest de l’Inde, qui ont duré des milliers d’années et ont répandu des gaz toxiques dans l’air.

Le thermomètre a de nouveau augmenté soudainement de 1,1 degré Celsius environ 150.000 ans plus tard, correspondant à la chute de la météorite de Chicxulub au Mexique.

« Ces nouvelles données permettent d’établir un lien direct entre le volcanisme, les événements consécutifs à l’impact de la météorite et le processus d’extinction – ce lien étant le changement climatique », ajoute Sierra Petersen.

Le réchauffement climatique dû aux volcans « pourrait avoir accru les pressions sur l’écosystème, le rendant plus vulnérable lors de l’arrivée de la météorite« , en déduisent les chercheurs.

L’équipe apporte ainsi sa pierre au débat sur la plus impressionnante extinction de masse à avoir frappé la Terre. Un débat qui n’est pas terminé.

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Un nouveau type de météorite intrigue les scientifiques


En Suède, un nouveau type de météorite a été retrouvé qui est tombé il y a 470 millions d’années. Une coïncidence avec l’émergence de la biodiversité marine à peu près à la même époque ?
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Un nouveau type de météorite intrigue les scientifiques

 

Une vue d’artiste montrant la collision violente entre deux astéroïdes. De nombreux débris sont produits, dont certains retomberont un jour sur Terre. Celles que l’on nomme des chondrites ordinaires constituent 87 % des quelque 50.000 météorites collectées à ce jour sur notre planète. © Nasa

Une vue d’artiste montrant la collision violente entre deux astéroïdes. De nombreux débris sont produits, dont certains retomberont un jour sur Terre. Celles que l’on nomme des chondrites ordinaires constituent 87 % des quelque 50.000 météorites collectées à ce jour sur notre planète. © Nasa

Laurent Sacco

On a collecté environ 50.000 météorites sur Terre mais celle retrouvée dans une carrière suédoise, piégée dans du calcaire qui s’est déposé il y a 470 millions d’années, ne ressemble à aucune autre.  Cette découverte nous donne peut-être des informations précieuses et inédites sur l’histoire de la biosphère et du Système solaire.

Il y a entre 485 et 460 millions d’années environ, la diversité de la vie marine a augmenté comme jamais et c’est pourquoi on appelle ce moment de l’histoire de la biosphère la grande biodiversification ordovicienne (en anglais Great Ordovician Biodiversification Event ou GOBE), ou encore l’explosion ordovicienne.

Les calcaires retrouvés dans la carrière de Thorsberg, dans le sud de la Suède, datent de cette période, plus précisément de l’Ordovicien moyen qui s’étend de 470 à 458 millions d’années environ. Depuis le début des années 1990, elle a livré une centaine de météorites dites fossiles car, bien qu’elles aient été altérées, elles ont visiblement bénéficié de conditions d’enfouissement qui leur ont permis de traverser les âges jusqu’à nous.

Jusqu’à 2011, les chercheurs n’avaient découvert qu’un seul type de météorites, des chondritesordinaires de type L qui constituent environ 35 % de l’ensemble des météorites cataloguées, et 40 % des chondrites ordinaires qui constituent 87 % des quelque 50.000 météorites collectées sur Terre. On pense que les chondrites ordinaires proviennent d’un petit nombre de collisions récentes d’astéroïdes, récentes à l’échelle de l’histoire du Système solaire bien sûr. En fait, comme on distingue trois groupes de ces chondrites, H, L et LL, elles devraient provenir de trois principaux corps parents.

Mais dans le cas de la carrière de Thorsberg, la quantité de chondrites retrouvées ne s’explique que par une augmentation brutale du flux de météorites. La mécanique céleste laisse même penser qu’elles sont issues d’un gros d’astéroïde d’environ 100 kilomètres de diamètre qui aurait subi l’impact d’un corps céleste plus petit.

La météorite Österplana 065 a pour dimension de 8 × 6,5 × 2 cm de large. Elle est entourée d'un halo gris dans du calcaire autrement rouge donc oxydé. On pense que l'oxygène a été consommé par l'altération de la météorite alors au fond de la mer de l'Ordovicien où se déposait les sédiments. La pièce de monnaie dans l'image a un diamètre de 2,5 cm.
La météorite Österplana 065 a pour dimension de 8 × 6,5 × 2 cm de large. Elle est entourée d’un halo gris dans du calcaire autrement rouge, donc oxydé. On pense que l’oxygène a été consommé par l’altération de la météorite alors au fond de la mer de l’Ordovicien où se déposaient les sédiments. La pièce de monnaie a un diamètre de 2,5 cm. © Birger Schmitz

L’explosion ordovicienne a-t-elle été causée par une pluie de météorites ?

Tout change donc en 2011 avec la découverte d’une nouvelle météorite qui rentrait mal dans les types connus, même si elle avait été rapprochée des winonaïtes, des achondrites primitives relativement rares, composées de larges cristaux de pyroxène, d’olivine et de sulfures mixtes defer et de nickel. Or, un groupe de chercheurs suédois et états-uniens vient de publier un article dans Nature Communications qui confirme ce dont ils se doutaient. Il s’agit d’un tout nouveau type de météorite jamais rencontré auparavant. Il s’agit probablement d’un fragment de l’impacteur qui a propulsé dans l’espace les chondrites L retrouvées en Suède.

Baptisée Österplana 065 (Öst 65) conformément aux conventions de la Meteoritical Society, c’est-à-dire du nom de la localité où elle a été trouvée (Österplana), on sait qu’elle a voyagé dans l’espace interplanétaire pendant environ un million d’années avant de rejoindre le fond des mers de l’Ordovicien, il y a 470 millions d’années. En effet, lors d’une collision entre astéroïdes, les fragments produits sont soumis aux rayons cosmiques puisqu’ils proviennent de l’intérieur du corps parent. Ces rayons modifient la matière et il est donc possible d’en déduire un temps d’exposition. C’est l’analyse précise des isotopes d’oxygène et de chrome de Öst 65 qui a finalement permis de la différencier nettement de toutes les météorites retrouvées à ce jour.

La découverte est intéressante à plus d’un titre. D’abord elle nous dit que les types de météorites qui tombent sur Terre depuis des milliards d’années ne sont pas forcément les mêmes, ce qui ouvre des perspectives quant à des découvertes sur ce qui s’est passé dans la ceinture d’astéroïdes et donc plus généralement, l’histoire du Système solaire. Enfin, il est tentant de relier le pic de bombardement météoritique découvert dans la carrière de Thorsberg, et que semblent accompagner des cratères d’impact alignés aux États-Unis comme ceux de Ames et Rock Elm, à la grande biodiversification ordovicienne.

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Poignard de Toutankhamon : il a été forgé dans un métal extraterrestre


Il y a plus de 3 000 ans avant J.C, les Égyptiens semblaient donner une valeur spéciale au fer. Savaient-ils sa provenance extraterrestre ?
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Poignard de Toutankhamon : il a été forgé dans un métal extraterrestre

 

Poignard à lame de fer d'origine météoritique retrouvé sur la dépouille du pharaon Toutankhamon. Longueur: 34,2 cm CREDIT: Daniela Comelli

Poignard à lame de fer d’origine météoritique retrouvé sur la dépouille du pharaon Toutankhamon. Longueur: 34,2 cm CREDIT: Daniela Comelli

Par Bernadette Arnaud

De récentes analyses révèlent qu’un poignard trouvé au début du 20e siècle dans le tombeau de Toutankhamon, en Egypte, a été forgé à partir de fer d’origine météoritique.

ESPACE. C’est un joyau royal… extraterrestre ! La lame de fer du poignard du pharaon Toutankhamon – à pommeau de cristal de roche et manche en or serti de pierres précieuses – pourrait bien, en effet, venir de l’espace. C’est ce que vient de révéler une analyse géochimique publiée dans la revue Meteoritics and Planetary Science*,montrant que le fer utilisé pour sa fabrication pourrait provenir d’une météorite. Cette pièce prestigieuse a été découverte en 1925 par Howard Carter et était exposée depuis au Musée égyptien du Caire (Egypte) (voir photo d’ouverture). Elle avait été retrouvée dans les bandelettes qui emmaillotaient la momie de ce célèbre souverain de la 18e dynastie, le long de son flanc droit.

C’est en utilisant des méthodes non invasives de spectrométrie de fluorescence des rayons X* (X-ray fluorescence) que des chercheurs italiens de l’Ecole Polytechnique de Milan, de l’Université de Pise, de Turin, et leurs collègues Egyptiens du musée du Caire et de l’université du Fayoum, ont pu établir la composition de la lame de fer (photo d’ouverture). Selon Daniela Comelli, du département de physique de l’Ecole Polytechnique de Milan (Italie), l’une des co-signataires de l’article jointe par Sciences et Avenir,

« les concentrations en nickel et les quantités (plus faibles) de cobalt, phosphore, carbone et soufre décelées dans la lame sont typiques du fer d’origine météoritique ».

En effet, une présence de 10% de nickel a été enregistrée, là où elle est d’environ 4% pour du minerai terrestre.

Une seconde dague, celle-là à lame d’or,(photo ci-jointe) se trouvait, elle, déposée sur l’abdomen du jeune pharaon.

Les Egyptiens semblent avoir attribué une très grand valeur au fer

Les Egyptiens percevaient-ils ces éléments de fer tombés du ciel et récupérés dans les météorites comme des envois divins ? Toujours est-il qu’ils semblent avoir attribué une très grande valeur à ce matériau rare car d’autres objets précieux de cette composition ont déjà été exhumés en Egypte. Ainsi, dans un cimetière de la période prédynastique située le long du Nil, une parure préhistorique composée de neuf perles tubulaires avait été mise au jour en 1911, à Gerzeh, au sud du Caire. Après les avoir analysées en 2013, les chercheurs avaient pu établir que ces perles étaient façonnées à partir de fer d’origine météoritique vers 3300 ans av. J.C.

« C’est en effet le taux de nickel mesuré qui permet de confirmer cette origine », avait alors expliqué à Sciences et Avenir Philippe Fluzin, directeur du Laboratoire Métallurgie et cultures, du CNRS.

L’art de la métallurgie du fer a longtemps été inconnu des Egyptiens. Il n’aurait commencé à se répandre qu’aux environs de 1000 avant notre ère.

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Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars


Mars, une planète austère du système solaire aurait semble-t-il eu des tsunamis causés par des météorites. Et qui dit tsunami, dit océan. Malheureusement, s’il y a eu autrefois de l’eau, aujourd’hui, elle n’a laissé qu’un sol aride
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Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars

 

 Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Bruno Cravo

Les vagues ont atteint les 120 mètres de haut.

Des murs d’eau de 120 mètres qui feraient passer le tsunami au Japon en 2011 pour une vaguelette. C’est ce qu’a éprouvé la planète Mars il y a environ 3,4 milliards d’années d’après Discover, levant le doute sur la présence d’un océan sur la planète dans le passé.

Le mensuel scientifique s’appuie sur les observations du Planetary Science Institute et ses études de l’érosion de l’ancien littoral martien. Elles révelent que la planète rouge a subi ces catastrophes par deux fois en constatant un recul prononcé des roches. Pas de séismes à l’origine de ces cataclysmes comme c’est souvent le cas sur Terre mais des perturbateurs extérieurs: deux météorites géantes semblables à celle qui frappa notre planète il y a soixante-cinq millions d’années.

Océan martien confirmé

«La découverte de gisements de méga-tsunamis martiens enlève une grande partie de la controverse, qui pendant des décennies a entouré l’hypothèse d’un océan sur Mars», assure Alexis Rodriguez, chercheur à l’origine de ces révélations.

Le scientifique affirme également que «la planète est devenue beaucoup plus froide après le premier tsunami», un changement climatique qui a entraîné un raz-de-marée en partie gelé quand la seconde météorite a frappé Mars quelques millions d’années plus tard.

L’ampleur des vagues s’explique par la taille des météorites tombées sur la planète à cette période. Elles ont causé des cratères d’environ trente kilomètres. Les incertitudes liées à l’eau s’évaporent peu à peu pour la planète la plus intrigante du système solaire. En revanche, en ce qui concerne la vie, ce n’est toujours pas gagné. 

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Fouiller le cratère qui a vu périr les dinosaures


Une expédition se prépare à explorer un cratère qui aurait eu un lien avec la disparition des dinosaures. Grâce aux carottes qu’on va relever, les chercheurs espèrent trouver des réponses telles que comme nous sommes apparus sur terre, comment le roc a réagit à l’impact et si vraiment, ce fut un point de non-retour pour les dinosaures et bien d’autres questions encore.
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Fouiller le cratère qui a vu périr les dinosaures

 

C'est sans doute la cicatrice la plus spectaculaire que porte la Terre. Il y a...

PHILIPPE MERCURE
La Presse

C’est sans doute la cicatrice la plus spectaculaire que porte la Terre. Il y a 66 millions d’années, une météorite géante a percuté notre planète de plein fouet, libérant une énergie équivalant à des milliards de bombes atomiques. L’impact a décimé les dinosaures, permis l’apparition de l’être humain… et creusé un immense cratère au fond duquel des scientifiques veulent maintenant creuser. Coup d’oeil sur une expédition qui pourrait révéler des surprises.

L’impact

C’était il y a 66 millions d’années. Et pour la Terre et ses habitants d’alors, disons que ce fut une grosse journée. Fonçant à quelque 70 000 km/h, une météorite grande comme une ville s’est abattue pas très loin de ce qui s’appelle aujourd’hui Cancún, au Mexique. Quantité d’énergie libérée : plus d’un milliard de fois celle des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki combinées. Mégatsunamis, tremblements de terre, incendies, nuages de poussière qui ont recouvert la planète pendant des années : l’impact fut tel qu’il a décimé 75 % des êtres vivants, dont les dinosaures.

« C’est un événement particulièrement destructeur – même si, au bout du compte, nous sommes probablement ici parce qu’il a permis à d’autres formes de vie d’émerger », dit Sean Gulick, chercheur en géophysique à l’Université du Texas à Austin et cochef scientifique d’une expédition qui vient d’être lancée pour en savoir plus sur cet événement.

Le cratère

La Terre porte toujours la marque de cette catastrophe : un cratère géant de 200 km de diamètre, dont une portion se trouve sur la terre ferme et une autre sous le golfe du Mexique. Le cratère de Chicxulub, baptisé selon la petite ville mexicaine qui se trouve aujourd’hui à proximité, est l’un des trois plus grands cratères d’impact de la planète. C’est surtout le mieux préservé et le seul qui soit lié à une extinction massive d’êtres vivants.

L’expédition

Cette semaine, un bateau de recherche bien particulier est arrivé au-dessus du cratère. Sous la coque, trois immenses pattes se sont déployées. Lorsqu’elles toucheront le fond de l’océan, elles soulèveront le bateau, qui se transformera alors en plateforme de forage. Objectif : creuser 1,5 km sous le fond de la mer pour ramener une longue carotte de roc provenant du cratère.

« Ça commence à devenir très excitant », lance le professeur Gulick, qui rêve de cette expédition depuis 1999.

La mission est une collaboration internationale, notamment européenne et américaine. Elle coûtera 10 millions, durera deux mois et devrait permettre de recueillir des échantillons qui occuperont une armée de scientifiques pendant des années.

La mort des dinosaures

Comment la vie revient-elle sur les lieux d’une catastrophe comme celle qui a frappé le Yucatán ? Comment le roc se comporte-t-il lors d’une collision d’une telle violence ? Comment le climat est-il perturbé ? Les questions auxquelles les chercheurs espèrent répondre grâce à la mission sont légion. Et selon le professeur Gulick, il est loin d’être impossible qu’on démystifie une fois pour toutes le sort qu’ont connu les dinosaures. Car s’il existe aujourd’hui un consensus pour dire que leur disparition correspond à l’arrivée de la météorite, on comprend encore mal par quel mécanisme exactement ils sont tous morts.

« On pense pouvoir le savoir en observant quels sont les premiers organismes qui ont occupé le site après l’impact, explique le professeur Gulick. Si on comprend comment la vie est revenue, on pourra en savoir plus sur les conditions qui ont régné sur place et sur la façon dont elles ont évolué. »

Le mystère de l’anneau

Une autre grande question concerne les montagnes qu’on trouve souvent à l’intérieur des grands cratères, dont celui de Chicxulub. Ces montagnes forment un anneau autour du centre. On les observe aussi sur la Lune et sur les autres planètes rocheuses.

« Quand un impact comme celui de Chicxulub survient, le roc devient pratiquement comme un fluide visqueux. Il y a formation d’un trou, il y a de la matière qui éclabousse, mais on ne comprend pas précisément comment se forme l’anneau central », explique le professeur Gulick. 

L’expédition représente donc une occasion unique d’analyser la composition de ces montagnes et de comprendre la physique de l’extrême qui les a fabriquées.

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Photos du passé


Des photos insolites du passé qui racontent chacune leur propre histoire d’un moment figé dans le temps. Certaines sont anodines, d’autres cocasses mais aussi étonnantes
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Photos du passé

 

Le huitième art, la photographie, est un moyen plus ou moins abstrait de conserver une représentation graphique de moments, de lieux, de gens ou d’objets.

C’est en cela qu’il est toujours captivant de découvrir de nouvelles photos issues du passé ; surtout lorsqu’il est lointain. On essaye d’imaginer l’atmosphère, les relations entre personnes, on tente de décrypter les émotions sur les visages des silhouettes figées

La représentation qu’on aura d’un cliché apparaîtra comme « objective » puisque c’est le « réel » qui impressionne le support.

1. Un soldat allemand de 2m30 toisant de très haut un soldat anglais (1944)

2. Le jeune Léon Trotsky, l’air un peu pincé sur une photographie… de la police (1898)

3. Le premier policier britannique noir : Norwell Roberts s’occupait de la circulation londonienne (1968)

4. Des Népalais transportent la Mercedes (modèle 1939) qu’Adolf Hitler a offerte au roi Tribhuvan (1940)

5. Un facteur à Chicago transportant une grosse sacoche remplie de cadeaux de Noël (1929)

6. Un vétéran de la Guerre de Sécession âgé de 47 ans, marqué par une balle prise dans la tête lors de la bataille de Chickamauga, et qui a vécu avec cette blessure ouverte ! (1911)

7. Un vétéran de guerre anglais tente de vendre quelques allumettes dans la rue, dans le Kent (1928)

8. Une très grosse ecchymose sur la seule personne connue de l’histoire ayant été frappée par… une météorite ! (1954)

9. Arnold Schwarzenegger et George Bush qui font de la luge (1991)

10. Un petit garçon regarde la télévision à travers la vitrine d’un magasin (1948)

11. À Londres, un policier tente de juger qui de ces filles a les plus belles chevilles (1930)

12. Pour permettre une meilleure flottabilité, voici des prototypes de maillots de bain en bois (1929)

 

13. Un garde-frontière tire, du Mexique aux États-Unis, un fugitif qui avait réussi son affaire… à deux doigts (1920)

14. En Floride, les participantes à un concours de la femme aux plus beaux yeux, « Miss Lovely Eyes » (1930)

15. À la fin de la guerre du Vietnam, une photo de l’ « Opération Babylift » qui visait à évacuer les orphelins de Saïgon jusqu’aux États-Unis, en France, au Canada et en Australie (1975)

16. Des fûts de bière attachés sous les ailes d’un avion de chasse Spitfire (britannique) parti pour aller étancher la soif des soldats Alliés débarqués au début de l’été sur les plages de Normandie (1944)

Source : Hexjam

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