Des scien­ti­fiques chinois ont changé du cuivre en un maté­riau presque iden­tique à l’or


L’or ne sert pas juste dans les bijoux, mais aussi dans bien d’autres choses comme l’électronique. Les Chinois semble avoir trouvé de convertir le cuivre en or, ce qui sera sans doute très utile en usine
Nuage

 

Des scien­ti­fiques chinois ont changé du cuivre en un maté­riau presque iden­tique à l’or

 

Un lingot d’or chinois

par  Ulyces

 

Une équipe de cher­cheurs chinois a réussi à trans­for­mer du cuivre en un maté­riau presque iden­tique à l’or, apprend-on dans une étude parue le 21 décembre dans la revue scien­ti­fique Science Advances, et vali­dée par d’autres scien­ti­fiques.

Cette décou­verte ne les rendra pas riche mais devrait permettre de réduire signi­fi­ca­ti­ve­ment l’uti­li­sa­tion de métaux rares et chers dans les usines, d’après les auteurs de l’étude.

Le profes­seur Sun Jian et ses collègues de l’Ins­ti­tut Dalian de chimie physique ont pour cela bombardé une pièce de cuivre d’ar­gon chargé élec­trique­ment. Les parti­cules ioni­sées du gaz ont dispersé les atomes de cuivre à l’im­pact qui, en refroi­dis­sant et se conden­sant à la surface d’un dispo­si­tif collec­teur, ont formé comme une fine couche de sable. Chaque grain de ce nouveau maté­riau avait un diamètre de seule­ment quelques nano­mètres.

Les cher­cheurs ont ensuite utilisé le maté­riau ainsi obtenu comme cata­ly­seur pour trans­for­mer du char­bon en alcool – un tour de passe-passe chimique complexe habi­tuel­le­ment obtenu grâce à de l’or ou de l’argent, très utilisé dans l’in­dus­trie élec­tro­nique.

« Les nano­par­ti­cules de cuivre ont atteint une perfor­mance cata­ly­tique très simi­laire à celle de l’or ou de l’argent », écrit Sun Jian dans un commu­niqué. « Ces résul­tats prouvent que le cuivre, grâce à ce proces­sus, peut passer de poulet à phénix », conclut-il.

Source : Science Advances

https://www.ulyces.co/

Droit aérien et spatial, une nouvelle ruée vers l’or


Nous n’avons pas assez sur Terre, qu’on pense exploiter l’espace avec le tourisme et l’exploitation des astéroïdes. Ils n’ont pas résolu la pollution spatiale, alors que sera l’avenir au-dessus de nos têtes
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Droit aérien et spatial, une nouvelle ruée vers l’or

 

Des entreprises comme Orbital Sciences Corp. et SpaceX... (Photo AP)

Des entreprises comme Orbital Sciences Corp. et SpaceX ont déjà fait des vols d’essai, après avoir été choisies par la NASA pour ravitailler la Station spatiale internationale.

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MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

« À la fin du siècle, les ressources terrestres seront épuisées, finies, c’est un fait. Les humains n’ont pas le choix d’explorer ce qui se trouve dans l’espace. »

L’affirmation du professeur de McGill Ram Jakhu n’est pas farfelue. Depuis quelques années déjà, des entreprises américaines se préparent à aller forer des astéroïdes. Tandis que d’autres comptent amener des touristes en orbite ou ont été sélectionnées pour ravitailler la Station spatiale internationale.

En 2015, l’ex-président Barack Obama a autorisé les citoyens américains à posséder ou vendre les ressources qu’ils parviendront à trouver dans l’espace. Son geste a encouragé les investissements, mais créé la controverse.

« Une règle du traité international interdit de s’approprier l’espace. Certains estiment qu’elle vise seulement la surface et non le sous-sol, mais ce n’est pas clair », dit Ram Jakhu, le directeur de l’Institut du droit aérien et spatial de McGill.

L’un des enjeux consiste à empêcher la prolifération de cow-boys de l’espace, qui mettraient le bien commun en péril en se comportant de manière irresponsable. Ou qui pollueraient la terre en lançant trop d’engins en orbite.

Dans un livre intitulé La gouvernance mondiale de l’espace, le professeur Jakhu répertorie les règles existantes et identifie les manques :

« C’est un projet très large et très futuriste, qui concerne ce qui pourrait se passer dans 20 ou 30 ans. »

Tourisme spatial

Des entreprises comme Orbital Sciences Corp. et SpaceX ont déjà fait des vols d’essai, après avoir été choisies par la NASA pour ravitailler la Station spatiale internationale.

Après Space Adventures, Virgin Galactic et Blue Origin veulent plutôt amener des touristes en orbite. Tandis qu’Orbital Technologies, établie en Russie, veut y installer un hôtel.

Planetary Resources ou Deep Space Industries comptent enfin forer des astéroïdes, plusieurs abritant de l’eau et d’immenses quantités de métaux – souvent rares ou précieux, comme le platine.

Pour l’instant, l’exercice demeure malgré tout inabordable. D’après les journaux spécialisés, la NASA prévoit dépenser 1 milliard pour rapporter sur terre un échantillon de l’astéroïde Bennu pesant au maximum deux kilos. Mais au fil des progrès technologiques, le coût des expéditions diminuera. Sans compter que certaines ressources pourront être vendues directement dans l’espace, comme matériaux de construction ou carburant.

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