Il y a 200 millions d’an­nées, les croco­diles étaient végé­ta­riens


Au cours des millénaires, les crocodiles ont su s’adapter à leur environnement pour survivre. Trois fois, ils ont été des herbivores. On peut donc prétendre que si les crocodiles pourraient au besoin redevenir herbivore
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Il y a 200 millions d’an­nées, les croco­diles étaient végé­ta­riens


par  Suzanne Jovet

Les croco­diles ont bien changé. Dans une étude publiée jeudi 27 juin dans la revue scien­ti­fique Cell, les scien­ti­fiques améri­cains Keegan Melstrom et Radnall Irmis ont décou­vert qu’il y a 200 millions d’an­nées, certains des croco­diles qui peuplaient la Terre étaient végé­ta­riens, rapporte The Inde­pendent.

L’her­bi­vo­rie est une évolu­tion rela­ti­ve­ment rare qui n’est présente chez aucun croco­di­lien contem­po­rain. Mais cette étude indique que les croco­dy­li­formes herbi­vores étaient plus fréquents qu’on ne l’ima­gine dans un loin­tain passé. Ces reptiles herbi­vores étaient à vrai dire présents durant toute le Méso­zoïque sur la plupart des conti­nents.

Pour confir­mer leurs hypo­thèses, les cher­cheurs ont analysé 146 dents de 16 croco­dy­li­formes. Les résul­tats ont révélé que ces crocos préhis­to­riques ont connu un plus grand nombre de régimes alimen­taires que leurs descen­dants

 « Nos travaux démontrent que ces croco­dy­li­formes dispa­rus avaient un régime alimen­taire extrê­me­ment varié », déclare Keegan Melstrom, cher­cheur à l’uni­ver­sité de l’Utah.

Les recherches ont égale­ment démon­tré que les croco­dy­li­formes ont déve­loppé au moins trois denti­tions diffé­rentes. De multiples denti­tions adap­tées à l’en­vi­ron­ne­ment et aux habi­tudes alimen­taires de l’ani­mal. Ainsi, tous les croco­diles contem­po­rains disposent de dents en forme de cônes, idéales pour déchi­rer la viande.

« La chose la plus inté­res­sante que nous ayons décou­verte est la fréquence à laquelle les croco­dy­li­formes ont mangé des plantes. Les carni­vores possèdent des dents simples alors que les herbi­vores ont des dents beau­coup plus complexes », explique Keegan Melstrom.

Au cours de leur longue évolu­tion, les croco­dy­li­formes seraient ainsi trois fois deve­nus herbi­vores. Il n’est donc pas exclu qu’ils recom­mencent à l’ave­nir.

Crédit : South West News Service

Source : The Inde­pendent

https://www.ulyces.co/

Le premier oiseau fossile jamais découvert avec un œuf conservé à l’intérieur


Découvrir des fossiles d’oiseau ou des oeufs ont déjà été découvert, mais un fossile d’oiseau avec l’oeuf à l’intérieur de son corps et vieux de 110 millions d’années, c’est une première. L’analyse de cet oeuf démontre que l’oisillon n’était pas en santé et qui a probablement causé la mort de la mère.
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Le premier oiseau fossile jamais découvert avec un œuf conservé à l’intérieur

 

Un nouveau fossile du Crétacé met en lumière la reproduction aviaire

Photographie de l’holotype d’ Avimaia schweitzerae . Crédit: Barbara Marrs

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues annonce la découverte incroyable d’un fossile d’oiseau du Mésozoïque, vieux de 110 millions d’années, mort avec un œuf encore  présent dans son abdomen. 

Des fossiles d’oiseaux anciens ont déjà été découverts ces dernières années. Des œufs, également. Mais un fossile d’oiseau aussi bien conservé avec un œuf encore à l’intérieur, c’est une première. Une découverte d’autant plus incroyable que les œufs entièrement formés ne restent généralement dans le ventre d’un oiseau adulte que pendant environ 24 heures. C’est par ailleurs vraisemblablement cet œuf qui a entraîné la mort de cette femelle, il y a 110 millions d’années. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Communications.

Une découverte inattendue

Il s’agit là d’une espèce nouvelle, désormais baptisée Avimaia schweitzerae. Les chercheurs Alida Bailleul et Jingmai O’Connor, de l’Institut de paléontologie de l’Académie chinoise des sciences, expliquent avoir découvert le fossile dans des gisements datant du Mésozoïque, situés au nord-ouest de la Chine. Si l’espèce est nouvelle, nous savons en revanche qu’elle appartient à un groupe d’oiseaux appelé Enantiornithes, une sous-classe éteinte d’oiseaux préhistoriques largement répandue pendant le Crétacé, cohabitant avec les dinosaures.

Si au départ les deux paléontologues n’ont observé qu’un oiseau, il est ressorti après analyse que cette ancienne petite femelle cachait finalement un précieux trésor : une masse inhabituelle, écrasée dans son abdomen. Un petit fragment extrait du fossile s’est en effet révélé, au microscope, être les restes d’une coquille d’œuf. Une première. Concentrés sur ces nouveaux tissus, les deux chercheurs ont ensuite remarqué une anomalie. La coquille était composée non pas d’une, mais de deux couches. Le signe d’un oiseau en mauvaise santé.

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Illustration d’artiste de l’espèce Avimaia schweitzerae, nouvellement identifiée. Crédits : Michael Rothman

Une femelle hyper stressée

Pour les chercheurs, cela signifie probablement que l’œuf a été retenu trop longtemps à l’intérieur de l’abdomen. Cette particularité est toujours observée chez certains oiseaux modernes (poulets, oiseaux domestiques) qui subissent un trop-plein de stress. Dans ce cas, l’œuf ne veut tout simplement pas sortir. Par ailleurs, la coquille conservée paraissait également très fine – trop fine pour un œuf sain. Ces deux observations ont amené les chercheurs à suggérer que c’est bien cet œuf qui a provoqué la mort de la femelle.

On notera enfin que cette coquille présente également des sphères microscopiques de phosphate de calcium, que l’on voit aujourd’hui chez les oiseaux qui nichent dans des environnements humides. Il y a donc fort à parier que cette nouvelle espèce nichait près de points d’eau, et enterrait ses œufs dans le sol une fois pondus.

Source

https://sciencepost.fr/

Le fossile d’un reptile marin rarissime découvert en France


Un dinosaure marin qui est connu en Afrique et aux États-Unis, a été découvert en France. Et cela est une découverte pour les paléontologues qui vont essayer de comprendre comment ce plésiosaure marin s’est retrouver dans ce territoire français. Une migration ? Une nouvelle espèce ?
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Le fossile d’un reptile marin rarissime découvert en France

Ces ossements - un fémur de 51 cm de... (Photo Loic Venance, Agence France-Presse)

Ces ossements – un fémur de 51 cm de long, des «morceaux de membres d’un poignet ou d’un pied», une «série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire», mais aussi une mandibule complète d’un mètre de long – ont été extraits à l’automne.

PHOTO LOIC VENANCE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse

Angers

Le fossile d’un grand reptile marin vieux de 90 millions d’années et rarissime en Europe, récemment extrait d’une cave troglodyte privée à Tuffalun, dans le centre de la France, a été présenté jeudi au muséum des sciences naturelles d’Angers et salué comme une «découverte exceptionnelle».

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l’époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du muséum d’Angers.

Ces ossements – un fémur de 51 cm de long, des «morceaux de membres d’un poignet ou d’un pied», une «série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire», mais aussi une mandibule complète d’un mètre de long – ont été extraits à l’automne et rapportés en février au muséum, où ils feront l’objet d’une étude paléontologique complète avant d’être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est «exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier», a souligné Peggy Vincent, paléontologue au muséum national d’histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l’ère secondaire.

«Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d’il y a 90 millions d’années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d’aussi important et d’aussi complet», a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis

. «Le fait de savoir qu’il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (…) Ce n’est pas certain, mais c’est probable qu’il s’agisse d’une nouvelle espèce. Si c’est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu’il y a eu des migrations», a assuré Mme Vincent.

«Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c’est-à-dire de 250 millions d’années jusqu’à 65 millions d’années, on a seulement une centaine d’espèces de plésiosaures qui sont connues, c’est quasiment rien. Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu», a souligné la paléontologue.

 

http://www.lapresse.ca