Des archéologues "redonnent vie" à une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7000 ans en Suède


Une autre reconstruction d’un visage d’une femme qui aurait véçu, il y a 7 000 ans. Elle était chasseuse-cueilleuse et probablement un membre important du groupe. Contrairement aux autres, elle aurait été enterré en position assise avec certains objets … Les archéologues ont apprit beaucoup plus sur les chasseurs-cueilleurs, et cela changer certaines idées qu’ils se faisaient sur eux.
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Des archéologues « redonnent vie » à une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7000 ans en Suède


Des archéologues Des archéologues ont reconstruit l’apparence d’une chasseuse-cueilleuse à partir de ses ossements vieux de 7000 ans.© Gert Germeraad/Trelleborgs Museum

Par Emeline Férard

En Suède, des archéologues sont parvenus à « ramener à la vie » une chasseuse-cueilleuse morte il y a 7.000 ans. A partir de ses ossements découverts dans les années 1980, ils ont reconstruit son visage ainsi que son corps, livrant un remarquable aperçu de ce à quoi elle ressemblait.

Après Hilda, la femme druide de l’âge du fer et SK125, l’Ecossais de 600 ans, c’est au tour d’une chasseuse-cueilleuse de « revenir à la vie ». En Suède, des archéologues ont utilisé les ossements de cette femme morte il y a 7.000 ans afin de reconstruire son apparence. Le modèle d’un réalisme remarquable vient d’être dévoilé dans le cadre d’une exposition qui a ouvert ses portes au Trelleborgs Museum.

Les ossements de la chasseuse-cueilleuse ont été mis au jour dans les années 1980 sur le site de Skateholm, à proximité de Trelleborg. Ce lieu reste à ce jour l’un des plus grands ensembles de tombes de la période mésolithique identifiés en Scandinavie. Plus de 80 sépultures, remontant à entre 5500 et 4600 avant notre ère, y ont été découvertes.

Parmi elles, les archéologues ont révélé différents types de tombes. Certains défunts avaient été inhumés par deux, d’autres avec des chiens. Ce n’était pas le cas de la chasseuse-cueilleuse mais sa sépulture nommée Burial XXII a montré une autre particularité qui n’a pas manqué d’intriguer : son corps avait été placé en position assise.

Le squelette de la chasseuse-cueilleuse dans la tombe « Burial XXII » sur le site de Skateholm en Suède. – Trelleborgs Museum

Les spécialistes ont alors décidé d’excaver la défunte sous la forme d’un seul bloc transféré dans leurs laboratoires pour de plus amples analyses.

« Cela pourrait être la tombe la plus difficile que nous ayons excavée à Skateholm », a raconté Lars Larsson, professeur d’archéologie de l’Université de Lund interrogé par le National Geographic.

Reconstruire un visage à partir d’un crâne

Les examens menés sur les ossements ont révélé notamment que la femme mesurait un peu plus de 1,50 mètre et avait entre 30 et 40 ans lorsqu’elle est morte. Restait encore à déterminer ce à quoi elle ressemblait. C’est l’archéologue et artiste Oscar Nilsson, spécialiste des reconstructions de visages du passé, qui s’est attaqué à ce défi.

Dans un premier temps, il a examiné le crâne de la défunte et créé une réplique en trois dimensions, modelé à la main en prenant en compte son origine, son sexe et son âge. Il a ensuite reconstruit le visage muscle par muscle, cartilage par cartilage avant d’y ajouter de la peau, des cheveux, etc. Le corps lui, a été conçu en silicone et placé en position assise, en respectant la taille de la femme.

La reconstruction réalisé par Oscar Nilsson de dos et de face de la chasseuse-cueilleuse vieille de 7000 ans. – Gert Germeraad/Trelleborgs Museum

La reconstitution montre ainsi la chasseuse-cueilleuse assise en tailleur, vêtue d’un collier de plumes, de peaux et d’une ceinture faites de dents. Pour la couleur de la peau et des yeux, l’artiste s’est basé sur les analyses génétiques d’autres ossements de Skateholm qui ont confirmé les hypothèses sur les populations européennes du Mésolithique. A savoir que les individus avaient la peau sombre et les yeux clairs.

Toutefois, Oscar Nilsson a laissé parler son imagination et son interprétation pour certains aspects et notamment les expressions intenses attribuées à la Suédoise.

« Je fais rarement des reconstructions qui ont autant de personnalité. Mais c’est une personnalité », a-t-il confié au National Geographic.

 On ignore le rôle de la chasseuse-cueilleuse dans son groupe mais des détails ont suggéré qu’elle n’était pas n’importe qui.

Sa tombe est en effet apparue particulièrement ornée comparée aux autres, notamment avec les cornes sur lesquelles la défunte était assise

« On peut interpréter ces éléments de nombreuses façons mais à mes yeux, c’est sans aucun doute une chaman […] De toute évidence, c’était une personne d’une grande importance et d’une grande dignité », a-t-il jugé.

Des chasseurs-cueilleurs par choix ?

Si cette théorie reste à confirmer, les sépultures de Skateholm, de même que d’autres sites mésolithiques de la région, ont permis d’en apprendre plus sur les chasseurs-cueilleurs de l’époque. Elles ont notamment révélé que ces communautés semblaient avoir continué de prospérer près d’un millénaire après l’apparition de l’agriculture sur le continent européen autour de 9000 avant notre ère.

D’après Lars Larsson, certaines tombes contenaient des ressources suggérant que les chasseurs-cueilleurs réalisaient peut-être des échanges avec les communautés agricoles de l’Europe. Autant d’observations qui tendent à bousculer la croyance selon laquelle l’isolation géographique serait responsable de l’arrivée tardive de l’agriculture dans les régions scandinaves. Il pourrait ainsi plutôt s’agir d’un choix.

« Les gens ont tendance à penser que les chasseurs-cueilleurs étaient des humains non civilisés », a commenté l’archéologue au National Geographic, « mais pourquoi aurait-il voulu passer à l’agriculture alors qu’ils avaient déjà une bonne situation en chassant, en cueillant et en pêchant ? »

https://www.geo.fr/

Une forêt pétrifiée datant de 4.500 ans refait surface après une tempête


Grâce à une  tempête a fait resurgir des souches d’arbres pétrifiées d’une ancienne forêt qui daterait entre 5. 000 à 4.500 an avant J-C. sur une plage du Pays de Galles. Il y a 5 ans une partie de la forêt avait déjà émergé, aujourd’hui, c’est une autre partie qui est sortie des eaux. Elle comportait des chênes, pins, bouleaux saules et noisetiers.
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Une forêt pétrifiée datant de 4.500 ans refait surface après une tempête

Céline Deluzarche
Journaliste

Un paysage fantomatique de souches pétrifiées émergeant du sable a fait son apparition sur une plage du Pays de Galles en Grande-Bretagne. Plusieurs vestiges de l’âge du Bronze avaient déjà été découverts à cet endroit.

Un spectacle impressionnant est apparu la semaine dernière sur les côtes galloises, entre les villages de Borth et d’Ynyslas dans le comté de Ceredigion, en Grande-Bretagne. C’est à la faveur d’un violent orage qu’a émergé cette forêt d’arbres fossilisés datant de l’âge du Bronze. Sous la force des vents, la mer a reculé, exposant le sable sous lequel se cachaient les arbres.

La forêt fossilisée couvre la plage entre les villages de Borth et d’Ynyslas. © Welsh photographs, Facebook

La forêt fossilisée couvre la plage entre les villages de Borth et d’Ynyslas. © Welsh photographs, Facebook

En 2014, une grande tempête avait déjà découvert une partie de la forêt et l’on pouvait depuis apercevoir quelques souches dépassant de l’eau à marée basse. Mais les images dévoilées ce 21 mai, sur la page Facebook de Welsh photographs, un photographe amateur du Pays de Galles, ont révélé une autre partie plus au nord et jusqu’ici inconnue. Le long de la plage, on y voit une vaste étendue de 3 à 5 km de souches de chênes, pins, bouleaux, saules et noisetiers.

Les arbres fossilisés ont été préservés du temps grâce à la tourbe acide. © Welsh photographs, Facebook

Les arbres fossilisés ont été préservés du temps grâce à la tourbe acide. © Welsh photographs, Facebook

D’après les analyses, la forêt daterait de 5.000 à 4.500 ans avant J-C. Malgré les rudes conditions climatiques de la région, les arbres auraient résisté au temps grâce à la tourbe acide dans laquelle ils étaient enfouis et qui les privait d’oxygène. De précédentes fouilles sur le site avaient permis de découvrir plusieurs vestiges du Mésolithique, comme des empreintes humaines et animales, des traces de pierres brûlées, un silex taillé ou un squelette d’auroch. Selon Alun Hubbard, géographe et glaciologue à l’Université d’Aberystwyth, le désensablement progressif de la forêt serait lié en partie à des travaux effectués sur le littoral. En 2012, une barrière brise-lame a ainsi été érigée à Borth pour protéger la côte des vagues, ce qui a freiné l’apport de sable et en galets.

Le vestige d’un royaume englouti ? © Welsh photographs, Facebook

Le vestige d’un royaume englouti ? © Welsh photographs, Facebook

Cette découverte rappelle la légende locale du « Royaume englouti » (Cantre’r Gwaelod en gallois), qui raconte qu’une ancienne civilisation aurait été submergée par les eaux après qu’un gardien eut oublié de fermer les portes de la ville.


https://www.futura-sciences.com/

Un chewing-gum contient le plus ancien ADN humain scandinave


Petite pensée à moi-même : pourquoi les médias français emplois souvent des mots anglais, comme par exemple : chewing-gum ? Bref, c’est loin d’être de la gomme à mâcher que nous connaissons, mais il semble que les chasseurs-cueilleurs eussent leur propre gomme. Cette substance pouvait aussi servir d’adhésif pour leurs outils.
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Un chewing-gum contient le plus ancien ADN humain scandinave


Pour être mastiquée, l'écorce de bouleau est chauffée dans des conditions hermétiques et le produit final est constitué de goudron et des cendres de l'écorce. | Jorre via Wikimedia Commons

Pour être mastiquée, l’écorce de bouleau est chauffée dans des conditions hermétiques et le produit final est constitué de goudron et des cendres de l’écorce. | Jorre via Wikimedia Commons

Repéré par Hakim Mokadem

Vieux de 10.000 ans, il contribue à comprendre l’itinéraire et le mode de vie des premiers êtres humains de Scandinavie.

Repéré sur Cosmos Magazine

Bien loin nos références modernes, un chewing-gum fabriqué à partir d’écorce de bouleau contiendrait l’ADN des premiers êtres humains scandinaves. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude publiée dans la revue Communications Biology.

À l’origine de cette découverte, une équipe de recherche norvégienne et suédoise, qui s’est appuyée sur l’étude de morceaux de chewing-gum retrouvés dans les années 1990 après des fouilles non loin de la côte ouest suédoise. L’incapacité des scientifiques à analyser l’ADN humain ancien à l’époque explique la reprise tardive des recherches sur le sujet.

Deux femmes et un homme

Cet ancêtre du chewing-gum moderne, fabriqué à partir de poudre d’écorce de bouleau, était non seulement mastiqué mais aussi utilisé comme adhésif dans la fabrication d’outils et pour d’autres technologies durant l’Âge de pierre.

Les scientifiques ont pu extraire suffisamment d’ADN sur cette pâte à mâcher pour identifier la présence originelle de deux femmes et un homme. D’après l’étude, les résultats montrent que ces individus partagaient une affinité génétique étroite avec d’autres chasseurs-cueilleurs de Suède et avec les premiers mésolithiques européens.

Toutefois, des objets présents sur le site de fouilles laisseraient penser que des personnes originaires de l’actuelle Russie ont transité, si ce n’est vécu sur la zone. Mais pour l’heure des preuves ADN manquent pour le confirmer.

«L’ADN de ces anciens chewing-gums a un potentiel énorme, non seulement pour retracer l’origine et le mouvement des peuples, mais également pour fournir des informations sur leurs relations sociales, leurs maladies et leur nourriture», explique Per Persson, co-auteur de l’étude et chercheur à l’université d’Oslo

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Un bovin trépané par l’homme il y a plus de 5000 ans


Un crâne de vache daté de plus de 5,000 ans, serait probablement le premier acte de vétérinaire que les scientifiques ont pu trouver à ce jour. L’animal aurait subi une trépanation, acte qui était déjà connu chez des crânes humains environs 10,000 ans. L’animal était soit mort ou n’a pas pu survivre de cette opération. Peut-être que c’était comme on fait aujourd’hui, une expérience sur un animal pour le refaire chez l’homme
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Un bovin trépané par l’homme il y a plus de 5000 ans

Une reconstruction du crâne de bovin percé d'un trou,... (Fernando Ramirez Rozzi, CNRS VIA AFP)

 

Une reconstruction du crâne de bovin percé d’un trou, découvert sur un site néolithique français.

FERNANDO RAMIREZ ROZZI, CNRS VIA AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Voulaient-ils soigner ou s’exercer à la chirurgie ? L’étude d’un crâne de bovin percé d’un trou, découvert sur un site néolithique français, montre que la trépanation sur un animal était pratiquée il y a plus de 5000 ans, assurent des chercheurs.

Cela pourrait en faire le premier cas connu de chirurgie vétérinaire, selon une des hypothèses avancées dans une étude parue jeudi dans Scientific Reports.

On savait déjà que l’homme pratiquait la chirurgie crânienne sur d’autres hommes dès la période mésolithique (qui a démarré environ 10 000 ans avant Jésus-Christ), selon ces scientifiques.

« En Europe, il y a beaucoup de crânes humains datant du néolithique qui montrent des signes de trépanation. Mais on n’avait encore jamais retrouvé de crâne animal trépané », explique à l’AFP Fernando Ramirez Rozzi, paléoanthropologue dans un laboratoire du CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Le crâne de vache provient du site de Champ Durand, situé en Vendée (ouest de la France) et découvert dans les années 1970.

Occupé par l’homme entre 3400 et 3000 avant Jésus-Christ, ce camp fortifié, entouré de fossés, semble avoir été un centre d’échanges important pour les populations qui commercialisaient le bétail.

L’équipe menée par Fernando Ramirez Rozzi et Alain Froment du Musée de l’Homme a d’abord cherché à démontrer que la vache en question n’avait pas eu le crâne percé par un coup de corne asséné par un autre bovin, ou par une pierre reçue sur la tête.

« Si le trou situé sur un lobe frontal avait été provoqué par un coup de corne ou un autre élément, on devrait voir que l’os était enfoncé vers l’intérieur. Or ce n’est pas du tout le cas », argumente Fernando Ramirez Rozzi.

« En revanche, on trouve autour du trou des marques de grattage qui sont similaires à celles que l’on observe sur des crânes humains trépanés » au néolithique.

Images à l’appui, il estime avoir « montré sans ambiguïté que les crânes de la vache et les crânes humains ont subi la même technique ».

Le bovin était-il vivant au moment de la trépanation ?

« On ne sait pas trop ». « Mais l’os ne s’est pas reformé. Ce qui veut dire que soit la vache était déjà morte, soit elle n’a pas survécu à l’opération ».

Les scientifiques ont également vérifié que le trou ne résultait pas de maladies osseuses.

Datations complétées

Mais pourquoi des hommes préhistoriques ont-ils trépané un bovin ? Les scientifiques avancent deux hypothèses.

Cela pouvait être pour soigner la vache.

« Si cette chirurgie crânienne observée sur la vache a été réalisée pour sauver l’animal, Champ Durand fournit la preuve la plus ancienne d’une pratique chirurgicale vétérinaire », souligne l’étude.

Autre piste : ces hommes cherchaient peut-être à s’exercer sur l’animal avant d’opérer des hommes.

« Si la trépanation était utilisée pour s’exercer à des techniques, la vache de Champ Durand fournirait la plus vieille preuve d’une expérimentation sur un animal » dès 4000 avant notre ère, selon l’étude.

Fernando Ramirez Rozzi a tendance à privilégier cette seconde hypothèse.

« Je ne vois pas très bien l’intérêt de vouloir sauver un bovin, qui faisait partie d’un gros troupeau. Sauf peut-être si c’était un reproducteur très important ».

« Je crois que c’était surtout une pratique que l’on testait sur un animal avant de passer à l’homme ».

En revanche, les chercheurs ne croient pas à une trépanation pour des motifs rituels.

« Ce crâne a été jeté dans un fossé comme un déchet ».

L’équipe travaille depuis plusieurs années sur ce crâne. En 2010, elle avait commencé à communiquer sur ses travaux, mais elle avait essuyé des « critiques » concernant la datation des ossements, reconnaît le chercheur.

« Depuis de nouvelles datations des ossements humains et animaux ont été réalisées ». « Nous avons à présent 25 datations. C’est costaud », assure-t-il.

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Ces crânes ont été empalés sur des piques en Suède il y a 8000 ans


Quelle tristesse de mourir ainsi. Les archéologues on trouver des têtes empaler à des pics. Des adultes hommes et femmes ainsi qu’un nouveau-né. Les femmes ont reçues plusieurs coups à leurs têtes alors que les hommes n’ont été qu’une seule fois et ils ne sont pas mort de ce traitement, mais ont quand même été tué et exposé sur des pics
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Ces crânes ont été empalés sur des piques en Suède il y a 8000 ans

 

Crédits : Fredrik Hallgren (à gauche) Sara Gummeson (à droite)

par  Mehdi Karam

 

Du jamais vu en Suède. Entre 2009 et 2011, des résidus de dix crânes humains vieux de 8 000 ans (Mésolithique) ont été déterrés au centre du pays, sous une tourbière située à proximité du fleuve Motala Ström.

Leur analyse, publiée le 9 février dans la revue Antiquity par une équipe d’archéologues de l’université de Stockholm, rapporte la présence de signes importants de traumatismes, sans doute causés par un objet contondant, ainsi que des preuves que les crânes ont été empalés sur des pieux. Mais qu’est ce qui a bien pu arriver à ces gens ?

Crédits : Gummeson et al./Antiquity

À ce propos, les chercheurs sont complètement désarçonnés. Si tout laisse à penser qu’il aurait pu s’agir d’un rite cérémonial, reste à en déterminer la nature. Car les tombes où ont été découverts les ossements humains contenaient également des os d’au moins sept espèces d’animaux différentes – dont de sanglier, d’ours et de blaireau. Le fait qu’il n’y ait aucune trace laissée par le feu sur ces restes montre qu’ils n’ont pas été cuisinés. Neuf des dix crânes humains étaient ceux d’adultes, et le dernier celui d’un nouveau-né. Parmi ceux-ci, quatre ont été identifiés comme étant ceux d’hommes et deux auraient appartenu à des femmes.

Cette information a son importance, puisque les analyses montrent que les femmes ont été frappées plusieurs fois à l’arrière de la tête tandis que les hommes n’ont reçu qu’un seul coup, sur le sommet du crâne. Pourtant, ce ne serait pas la cause de la mort, assure à National Geographic Fredrik Hallgren, membre de l’équipe d’archéologues, qui déclare que

« ces gens n’ont pas été tués puis exposés sur des piques. Plus de la moitié d’entre eux ont d’abord guéri de ce traumatisme infligé à leur tête ».

Cette caractéristique laisse ainsi penser que des querelles pourraient avoir éclaté au sein d’un groupe.

Cela n’explique toutefois pas pourquoi les crânes ont été enterrés à part, au fond d’un lac, avec une pique enfoncée dedans. Espérons que les futures découvertes sur le site apporteront une certaine clarté à cette étrange histoire.

Sources : Antiquity / National Geographic

 

https://www.ulyces.co

Ce crayon d’ocre était utilisé il y a 10.000 ans


Le crayon est l’outil qui relit la parole par l’écriture ou dessin. Il y a plus ou moins 10 000 ans que semblant de crayon en ocre a été utilisé. Le début de la connaissance partagé qui a franchit le temps
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Ce crayon d’ocre était utilisé il y a 10.000 ans

 

Crayon d'ocre

Ce caillou d’ocre taillé pourrait être un des tous premiers crayons utilisés par un humain.

PAUL SHIELDS/UNIVERSITY OF YORK

Par Joël Ignasse

Ce petit morceau d’ocre taillé aurait servi de crayon il y a plus de 10.000 ans. 

C’est près de la ville de Scarborough, dans le nord-ouest de l’Angleterre que des archéologues de l’université de York ont découvert, sur un site connu pour ses vestiges préhistoriques, ce petit bout d’ocre rouge de 22 mm de long sur 7 de large. Il a été extirpé près d’un ancien lac recouvert de tourbe et a tout de suite attiré l’attention des spécialistes. Ils y voient en effet l’un des tous premiers crayons de l’histoire !

Il est vrai que sa forme (un peu grossière) rappelle fortement cet instrument et plus encore une de ses extrémités en facette « qui était arrondie au départ et qui est devenue extrêmement aiguisée suggérant qu’elle a été utilisée » souligne Andy Needham du département d’archéologie de l’Université de York, dans un communiqué.

Selon le chercheur, ce crayon aurait pu être utilisé il y a un peu plus de 10.000 ans pour colorer ou orner des peaux d’animaux. Dans la même zone mais sur un site situé de l’autre côté du lac, les chercheurs ont aussi retrouvé un gros caillou, toujours en ocre, présentant une surface fortement striée. Elle a sans doute été grattée pour en extraire de la poudre d’ocre. 

 

Ce caillou d’ocre a été gratté pour récolter de la poudre rouge. Crédit : Paul Shields / Université de York

L’ocre est un pigment minéral important utilisé par les chasseurs-cueilleurs préhistoriques à travers le monde. Les dernières découvertes suggèrent que les humains ont collecté de l’ocre et l’ont traité de différentes manières pendant la période mésolithique, entre 10.000 et 5.000 ans avant notre ère. L’ocre est une roche composée d’argile qui peut être rouge quand elle contient un pigment d’origine minérale, l’hématite. 

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Comment des chercheurs ont reconstitué le visage d’une adolescente grecque morte il y a 9 000 ans


La technologie est de plus en plus précise pour la reconstitution de visage. Avgi est une femme qui a existé il y a plus de 9 milles ans en Grèce. Avec une panoplie de spécialistes en divers domaines et plus l’imprimante 3 D, on voit les traits de cette femme plus masculine qu’aujourd’hui, et une autre reconstituions de 430 avant Jésus-Christ, aussi de Grèce, on voit que les traits d’une jeune fille se sont adoucis
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Comment des chercheurs ont reconstitué le visage d’une adolescente grecque morte il y a 9 000 ans

 

Avgi. Oscar Nilsson.

Avgi. Oscar Nilsson.

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel

Repéré sur National Geographic

Son visage était plus dur et masculin que ceux de l’humanité moderne.

 

Elle s’appelle Avgi et la dernière fois que sa tête a été aperçue, elle vivait en Grèce il y a près de 9 000 ans. Et sans les technologies modernes n’ont n’aurions probablement jamais été capables de savoir à quoi ressemblait cette adolescente du Mésolithique.

Le visage reconstitué de cette jeune femme a été dévoilé cette semaine par des chercheurs de l’Université d’Athènes au Musée de l’Acropole. Celle-ci était en vie aux environs de 7 000 avant Jésus-Christ, alors que la région passait d’une société de chasseurs et à une société de cultivateurs. C’est d’ailleurs de là que vient son prénom, explique

National Geographic : Avgi signifie aube en français, un nom choisi pour symboliser la naissance de la civilisation moderne.

La reconstruction du visage d’Avgi a été un processus long et complexe, mené par une équipe comportant un endocrinologue, un orthopédiste, un neurologue, un pathologiste, un radiologiste ainsi qu’un archéologiste suédois. L’équipe s’est servi du crâne de la jeune fille, retrouvé en 1993, pour ensuite en imprimer une copie parfaite grâce à une imprimante 3D. Vient ensuite la reconstruction des muscles, un à un. La couleur de la peau et des cheveux, impossible à deviner, provient des traits communs connus de la population de l’époque.

Le résultat final est impressionnant et Oscar Nilsson, un archéologue suédois qui a participé à la reconstruction, explique que la tête d’Avgi est intéressante à bien des égards :

«Elle possède un crâne et des caractéristiques uniques, pas spécialement féminines. J’ai participé à de nombreuses reconstructions de visages datant de l’âge de pierre et je pense que certaines caractéristiques physiques ont disparu avec le temps. En général, aujourd’hui, les hommes comme les femmes sont moins masculines.»

Ce n’est pas la première fois que l’équipe de Manolis Papagrigorakis recrée le visage d’une personne disparue il y a des millénaires. En 2010, les chercheurs présentaient le visage de Myrtis, une fillette athénienne de 11 ans qui vivait aux alentours de 430 avant Jésus-Christ. En regardant les images, force est de constater que les traits se sont considérablement adoucis comparés à Avgi.

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L’avancée des techniques de reconstruction permet de se faire une idée plus précise de l’apparence des humains qui peuplaient la Terre il y a des millénaires. En décembre dernier, une équipe de chercheurs présentait notamment le visage d’une ancienne reine péruvienne.

http://www.slate.fr