Au revoir


On a beaucoup parler de terrorisme, de bombe, d’avion détournée pour se détruire en plein vol pendant nos discussion assez pour refléter dans nos mots le tristes sort des victimes et ceux qui restent. Ce poème est en deux partie, la victime et celui qui reste
Nuage

Au revoir

 

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir
Pour garder tes yeux au fond des souvenirs

Que reste t’il de la fleur et de l’arôme
Au profond des abîmes ou loge le cœur
Noyé dans l’artère des milles rancœurs
Sombrant dans l’odeur fétide qui embaume

Injustice ou volonté du créateur
Où serait-ce l’oeuvre d’un déprédateur
De voir après moisson le reste du chaume
Impressionner que la terre inculte chôme

J’endure cet accent triste, atrabilaire
Laissant l’âme dans un état grabataire 
Et pour me voir arraché comme une plante
Brutalement de sa terre verdoyante

Et par la suite dévorent mon cadavre
Ton souffle de toi, tu le sais est mon havre
En tout, mon bonheur, une joie délirante
Par contre, seul ton absence me tourmente

Viens, Viens vite, le téléphone indiscret
Communique un message simple en sonnet
J’ai envie de te voir avant de partir 
Envie de butiner ces beaux souvenirs

Envie de regarder ton visage si doux
Dieu me l’a-t-il envoyé, je ne sais d’où
L’Eden ? Où les cieux ? Où un des plus beaux lieux
J’ai envie de crier, pleurer, ah mon Dieu !

Envie de chanter ma courte ritournelle 
Avec toutes les belles images immortelles
Viens, viens vite, viens vite ici, je veux te voir
Te dire non pas adieu mais au revoir

Tout mon corps enveloppé dans les bras des fées
L’âme a voulu imiter l’amour d’Orphée
Dans son long péril, de l’enfer en enfer
Dans tous ses voyages pénétrant l’univers

Éperdu dans les ténèbres sans indices
Suppliant la déesse, où est Eurydice ?
Puis sans but, l’esprit ivre de dopamine
Tombe dans les mains du mal qui le domine

Elle était quelque part dans l’aéroport
Serrant très fort ses papiers comme si mon sort
Serait entre ses doigts frêles en porcelaine
Se cassant devant les échecs qui s’enchaînent

Dans ma main tremblante; je tenais des fleurs
Avec un gros chagrin, mes yeux en pleurs
Un peu distant, par respect ou bien peur d’elle
Restant figé pour endormir les querelles

Autour son frère, sa mère puis ses soeurs
Images de mille glaives ancrés au cœur
J’ai ressenti l’épine de l’amertume
Jusqu’au sang qui lentement se consume

Elle quittait entourées comme une prisonnière
Pour la reconduire vers une autre ornière
C’était la nuit la plus froide de décembre
Que cette indifférence a givré dans l’ombre

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
9 décembre 2004

Ne me dis pas


Ce poème est triste, je sais ! Mais c’est ceux que je préfère sans pour autant être moi-même en détresse émotionnelle. C’est peut-être un moyen pour moi de rester positive le fait d’écrire des poèmes sombres .. comme couché sur papier au lieu de les vivre
Nuage

 

Ne me dis pas

 

 

De cette vie, ne me dis pas
Quand dois-je passer à trépas
Mais lorsque la sève du corps
Fuit sans aucun bride ni mors

Le corps à son dernier soupir
Oubli tous ses désirs fervents

Ma place demeurera vide
Parmi la foule si aride
Offrant une scène aux remords
Sur l’inanité des efforts
 
Quand la voile brisant le zéphyr
Pourquoi aller à contrevent ?

Et tu penses que mon passeport
Corrigerait en bien mon sort
Où qu’un simple séjour peut-être
Ouvrira grandes les fenêtres

Ne me dis pas d’être patient
Et puis, que vienne mon destin

Tu ne peux compter les étoiles
Sans que cette vie se dévoile
Puis le ciel s’ouvrira aux anges
Psalmodiant quelques airs étranges 

L’iris de tes yeux est méfiant 
À la lueur de ton écrin

Non, ne me parle plus des rêves 
Mon envie est que tout s’achève
Car comment renaître des cendres
Et laisser après les méandres

Va-t-en, laisse moi regretter
Avant que ma nostalgie sombre
 
J ai greloté sous mes décombre
Pour me consoler de mon ombre
Il s’est plié pour me couver
De mon fiel, il s’est abreuvé

Alors, laisse moi vivoter
Tout au fond des noires pénombres

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
1 Décembre 2004

Il est écrit


Oui il est écrit quelque part noir sur blanc ou sur une pierre gravé que les hommes et les femmes qu’importe leur croyances, leur couleurs, leurs origines qu’ils sont tous égaux et libres. Est-ce vrai ? Il semble que le monde chante cette chanson avec de fausses notes
Nuage

 

Il est écrit

 

Il est écrit quelque part
Au milieu de nulle part
Dans un endroit inédit
Ou bien sur un manuscrit

Sur deux cotons qui s’accouplent
Près de deux montagnes en couple
Versant larmes de rosées
Dans l’azur sans offenser

Contre vents souvent instables
Montrant la vie vulnérable
Léchant l’ombre du soleil
Frôlant l’arbre qui sommeille

Sur le sable scintillant
Désert de neige insouciant
Bercés par des vagues vierges
Ou des cristaux qui submergent

J’ai ouïs, il y a longtemps
Un mot, une phrase d’antan
Mêlé au parfum de rose
Diffusant à faibles doses

Comme l’écho d’une chanson
Sous l’air de milles frissons
Soufflant des proses ou poèmes
A la façon des bohèmes 

À l’orée des souvenirs
De l’aurore des soupirs
Jusqu’à la fente de la nuit
La destinée s’est enfuit

Mais, j’ai pourtant vu un jour
Sur l’univers des labours
A travers des yeux en larmes
Et dans un cœur plein de charme

Un oiseau de liberté
Aux couleurs de charité
Et si ce n’était qu’un rêve
Une hallucination brève

Car les adages s’embrouillent
Des lèvres pâles bredouillent
Les mains et le corps tremblotent
Espérant un antidote

Les lettres, les sons s’emmêlent
Puis, les phrases s’entremêlent
Ils ont effacé la paix
Pour une guerre en relais

Et pourtant, il est écrit
Même chez les érudits
Que nous sommes tous égaux
Ou c’est pour cacher les maux

Le rideau est bien tombé
Le feu de haine a flambé
Mais, il reste un peu d’espoir
Abrité dans les tiroirs

Rachel Hubert (Nuage)
11 Novembre 2004

Silence


Il souvent qu’on garde des rancunes, des petites choses qui nous dérangent au plus profond de nous-même, mais quand la goutte déborde que ce soit une amitié de longue date ou bien un couple qui pourtant paraissait si uni éclate et c’est la déchirure
Nuage

 

Silence

 

Je n’entends que le silence
Et le vide de l’absence
Au désert de l’abandon
Où germe que le chardon

Il n’a suffi qu’un moment
L’éclair d’un frissonnement
À l’ombre de ta froideur
Qu’apparaisse la laideur

Le temps semble s’arrêter
Que le vent pour tourmenter
Ton corps ressemble à la mort
Dans tes yeux nul réconfort

Tu veux partir
Je veux rester
Ou bien le contraire
Tu veux rester
Je veux partir
Je ne sais plus

Que reste-t-il des espoirs
Imaginés tard le soir
Qu’une sombre fumée grise
De la vie qui agonise

La page doit se retourner
Non ! Cesse de sermonner
La route ici, se découpe
Ainsi mon cœur s’entrecoupe

Récupère ta vie
Redonne-moi ma vie
Et fais-moi tes adieux
Et je quitte les lieux

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
24 Août 2004

Oh Mer !


Ce que je préfère quand j’écris c’est d’employer des éléments de la nature comme s’ils pouvaient nous répondre, car la nature a son propre langage pour nous faire réagir quand on la contemple
Nuage

Oh Mer !

J’allais venir à toi, Oh Mer !
Aux profondeurs de tes abîmes
Me libérer du goût amer
De mes entrailles qui s’abîment

Envoûtée par une expression
De l’intensité de ton coeur
T’offrir l’acmé de mes passions
Dans ton écrin de tout malheur

Tes vagues, ton ire me tanguent
Puis se dissipent sous mes pieds
Et ta fraîcheur qui me seringue
Pour me vider et me confier

Puis ensevelie d’un silence
Qui jalonne mon état d âme
Ma candeur naît la confiance
Croire en toi serait un grand drame

Les poètes m’ont pervertie
Sans une clairvoyance posthume
Mes douleurs cherchant l’amnistie
Dans tes ténèbres que j’exhume

Oh Mer !
Je ne viens plus me confesser
Ou ensemencer mes labours
Une méthode de me panser
Pour chasser loin tous mes vautours

Cœur brisé débourre ta peine
Tes poèmes aux rafles des vents
Ainsi écrire à perdre haleine
Cet amour, tu es seul fervent

Hélas, tu restes toujours sévère
Comme les belles courtisanes
Juste l’emblème de l’éphémère
Ainsi, rends mon cœur si profane

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
5 Juillet 2004

Je meurs ou bien je nais


Qu’on soit d’Occident ou d’Orient, avec nos croyances, nos peurs, nos rêves le mal d’aimé se consume de la même façon,mais s’exprime avec des mots propre à une culture, Ce que j’aimais écrire avec une personne ayant un bagage de vie différent du mien .. m’inspirant de ses idées, ses bouts de phrases souvent trop longues, ses expressions a permis d’écrire un mélange des deux mondes pour un mal universel
Nuage

 

Je meurs ou bien je nais

 

Je meurs ou bien je nais
Après un long silence
D’oubli et sans attrait
Inhumant l’existence

Mais le temps me confine
Et laisse rejaillir
Des douleurs qui chagrinent
A mon dernier soupir

L’âme tout au fond
En feu, serpente
Fait sont lit profond
En écume ardente

Et la chaleur remonte
Abreuvée d’amertume
Par la flamme insolente
Mon rêve se consume

J’ai envie de voir
Larme qui ruissèle
Du matin au soir
Sur l’œil s’amoncèle

D’un écoulement rustique
Sculpte ma mélancolie
Par des idées utopiques
Aux confins de la folie

L’arbre du mal épineux
Aux abimes s’enracine
Pique mon esprit furieux
Et embrase ma poitrine

Dois-je blâmer les séraphins
Puiser de la malédiction
En abdiquant de mon destin
Et tout en frôlant l’extinction

Mais, tant que les pas du pervers
Cherchent à instiguer mon cœur
Louvoyer au seuil de l’enfer
Est l’emblème de mes malheurs

Et pourtant j’ai prié
Avec larmes brûlantes
La douleur amplifiée
De mes lésions béantes

Malgré cela, j’ai égrené
Assidument le chapelet
Que ses grains se sont échinés
De mon esprit obnubilé

La nuit vient et va le jour
A ton rêve, je m’obstine
Envoûtée par cet amour
Qui me plaît et me lancine

Nul songe ne donne trêve
A mes sens crûment meurtris
Tu restes l’éternel rêve
Qu’inhiberait les houris

Après être ressuscitée
J’endurerais donc ma tristesse
De mon âme déchiquetée
D’être très loin de ma duchesse

Pour que les élus aient pitié
Et se prosternent au Dieu du ciel
Par le soutien des crucifiés
Comme un voeu sempiternel

Je dédaigne la terre en or
Aussi, je renonce aux couronnes
Seul tes yeux restent mon trésor
Qui électrisent mes neurones

Ah mon Dieu, ta miséricorde
Je n’ai nulle envie de pécher
En pendulant à une corde
Que mon corps risque de sécher

À cause de tant d’hormones
Tu as ancré ma faiblesse
Que tu me fasses l’aumône
De soulager ma détresse

Ma feuille essore sa sève
Sur mon visage pale
Mépris de la douce Eve
A atteint l’encéphale 

Car toi seul qui devine
La bonté des intentions
Si c’est un bien, illumine
Et couronne mes passions

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
29 Mai 2004

Quatre murs


Apprendre a vivre seule a été par étape, il y a au début des hauts et des bas, et je pense qu’en touchant le fond cela permet de mieux remonter
A cette époque donc, cela ne faisait pas longtemps que je vivais seule .. dans un endroit inconnu et un peu plus isolée de tout le monde, que quatre murs en guise de compagnie..  mais c’est a ce moment que je pense qu’il y a d’autres gens entre quatre murs, ébranlés par la peur, la faim, la guerre
Nuage

Quatre murs

 

 

Quatre murs sous la pluie
Qui m’étouffe au silence
Où rodent en cadence
Les spectres de vengeance
Et mon ombre s’enfuie

Quatre murs qui écoutent
Les cris de l’extérieur
Et mensonges des parieurs
Puis les pleurs des prieurs
Aux larmes qui s’encroûtent

Quatre murs qui résistent
Quand le vent se déchaîne
Ou que le mal s’enchaîne
Des bombes se désenchaînent
Devant mon âme triste

Quatre murs fendillés
Laissant passé l’austère
Jusqu’au fond des artères
Provoquant ma colère
De mon cœur grisaillé

Quatre murs, une prison
Fixée par cette guerre
Des gens de l’autre terre
Feront un cimetière
Sans nulle floraison

Quatre murs écroulés
Et la mort m’a vaincue
Mais mon âme a survécu
Aux désespoirs vécus
Dans mon pays criblé

Quatre murs, mon tombeau
Attendre l’autre monde
Qu’aucun mal à la ronde
Ni cruauté féconde
Ne viendront au château

Rachel Hubert
27 Mai 2004

Ne blâme pas


On blâme beaucoup les autres, la température, la vie en générale, mais on ne regarde pas ce nous, nous pouvons faire pour changer ce qui ne vas pas .. L’exemple des animaux, de la nature qui a partir de rien, malgré les intempéries se relève
Nuage

 

Ne blâme pas

 

Ne blâme donc pas la terre aride
Mais, pourquoi n’a t’elle pas reverdi
Tout au long de ces temps si rigides
Le sang quitte visage affadi

Voilà, ce beau coeur qui a terni
Suite à des profondes meurtrissures
La belle âme assainie, s’embrunie
Rien n’amalgame sa déchirure

N’ahane plus face aux injustices
Le pouvoir en toi, les fils se tressent
Alors remue-toi pour faire justice
Au lieu de faire mirer ta faiblesse

Vois, le grain comment il est petit
Agite la terre à la lumière
Ni l’eau, ni le vent ne l’amortit
Sa résistance est routinière

Vois le par défi, il donne des fruits
En profusion pour continuité
Ainsi sa vie sur l’univers luit
Par la flore inspire l’humanité

Tes idées, écueil de tout bonheur
Médite bien avant de périr
Par contre chante loin de mon cœur
Car je risque de beaucoup souffrir

Par amour, enhardis l’âme morose
Au lieu d’amplifier les préjugés
Alors donc, fait au moins quelque chose
Allège cette peine engrangée
 

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
24 mai 2004

Oedèmes


Partout dans le monde, des drames surviennent arrachant a la vie des êtres aimés dans les milieux nantis, comme parmi les plus pauvres. La douleur indescriptible est réelle car c’est tout le corps qui en souffre
Nuage

 

Oedèmes

 

 

 

Sur les hauteurs d’un long cri
D’un très jeune enfant meurtri
Ses os broyés par des chars
Un jour en plein cauchemar

Sa mère cri sa douleur
Par un chagrin étrangleur
Devant la scène effroyable
De cet acte abominable

L’épreuve devant ces faits
A rempli ses seins de lait
Sont sur le point d’éclater
Face au bébé étêté

Elle devrait nourrir ce mort
Mais le mal choisi son sort
De la décapitation
D’une injuste exécution

La pluie du sang dans les rues
S’infiltre aux places incongrues
Sur les plaintes d’une mère
Donnant froideur à la terre

Le vent qui transmet l’odeur
Du mort, jusqu’au profondeur
Que les mouches attirées
Festoient sur le corps marbré

Ailleurs, tout près du désert
Des grands vautours en concert
Guettent leur proie affaiblie
Dans la pause de l’oublie

Un gamin nu jusqu’aux pieds
Scrute la terre en pitié
Avec regard qui se brise
Vers le ciel en pleine crise

Quel sentiment l’enfièvre
Si rien n’allège sa fièvre
Il ne connaît pas noël
Ni les contes d’arc-en-ciel

Puis, il inspecte l’azur
Mais, il sent son cœur obscur
De sa vie qui s’atténue
Puis pleure sans retenue

Es-il voué à la faim
Puis dans le bec des vilains
Nourrir tous ces gros oiseaux
Qui espèrent leur cadeau

Cloué sans mot tel un pieu
Seul ses yeux supplient Dieu
Malgré sa peine et sa crainte
Accepte toutes contraintes

Dans un taudis, les murs hantent
Les souvenirs hors des fentes
Les images se chevauchent
Des vieux temps qui se débauchent

L’enfant meurtri, femme battue
Et cris qui se perpétuent
Pendant les longues années
D’un vieil homme infortuné

Sans réponses des pourquoi
Il n’a connu que l’effroi
Nulle défense et sans armes
Mais que d’éternelles larmes

Ses yeux usés de chagrin
Que la terreur des faquins
Ont tué ses héritiers
En se pensant justiciers

Tel des perles d’un beau collier
Qu’un fou brise du soulier
Et que l’espoir se disperse
Et que la haine se déverse

Tout cela pour l’emblème
A rendre la vie un dilemme
Oh plume, souligne mon ire
Sur page blanche mon délire

Tisse les longs fils des contes
De tout le mal que j’affronte
Expose à ma descendance
Où la fin a prit naissance

Shahrazade opte silence
En voyant notre insolence
Elle quitte les trouble-fêtes
Loin du monde qui s’entête

Alors que faire de plus
À la venue de Jésus
Dans cette jungle des bêtes
L’atrocité devient fête

Que nous soyons d’orient
Puis traversons l’occident
Le résultat est le même
Marquant par des œdèmes

L’histoire sans fin du monde
Se répète à la seconde
Des échecs et des erreurs
Nous présentons que l’horreur

Rachel Hubert (Nuage)  Saïd
7 mai 2004

L’amour en sursis


Il y a des amours éphémères, un des amants fait croire a l’autre un amour vrai mais impossible donnant milles défaites en même temps que fausses promesses .. C’est l’histoire vécu d’un ami qui pourtant était près a tout pour défier les obstacles mais en vain
Nuage

 

L’amour en sursis

 

 

Voila des années qui s’écroulent
Au son du torrent qui s’écoulent
Tous ces desseins qui s’échappent
Au fil du temps qui me rattrapent

Le rêve sous tous ces parjures
Coûte de grandes déchirures
Mais l’envie s’érige sans cesse
Malgré ruses et fausses promesses

Je suis cloué à coups de peines
Sanguinolent aux quatre veines
L’égoïsme nourrit les moeurs
Et fige mes nerfs froids du coeur

Je braverais vent et marée
Pour une joie de longue durée
Cependant tout n’est que fluide
Donnant un mauvais goût fétide

Car mon grand amour m’a prédit
Très loin de toutes perfidies
Que l’amant bientôt reviendra
Avec des fleurs qu’il répandra

J’ai attendu ce personnage
Sorti d’un troublant brouillage
Comme raconter dans les histoires
Es-ce une image illusoire

Quand le grand prince d’orient
Viendra avec l’air défiant
Se sera signe d’une fin
De l’amour espéré en vain

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
23 Avril 2004