Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent


Enlever ses chaussures en rentrant à la maison ? Il semblerait qu’il y a tout un monde sous nos semelles. Certaines bactéries seraient celles qui nous donnent des misères. Cependant, en générale, cela n’est pas dangereux du moins pour les gens en bonne santé. Mais pour les jeunes enfants, c’est peut-être un peu différent ainsi que les personnes ayant une santé plus fragile.
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Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Faites-vous partie de ces personnes qui enlèvent leurs chaussures dans la maison ou l’appartement ? Peut-être même demandez-vous gentiment à vos invités de faire pareil ? Vous partez du principe que c’est plus propre. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

On ne va pas se mentir, nos chaussures abritent « des centaines de milliers de bactéries par centimètre carré, explique Jonathan Sexton, microbiologiste à l’Université d’Arizona. Et à chaque pas que nous faisons, dit-il, nous recrutons de nouveaux préposés ».

Qu’il y ait des millions de bactéries, d’accord. Après tout, ce sont elles qui dominent le monde (et nos intestins). Mais quels types de bactéries retrouve-t-on sous nos chaussures ? Et sont-elles pour autant dangereuses pour la santé humaine ?

Du monde sous les chaussures

Des études ont déjà suggéré que près de 96 % de toutes les chaussures (du moins celles analysées) étaient recouvertes de bactéries fécales. Parmi elles, vous retrouverez notamment Escherichia coli (E. coli). Et bien que nombre de ces bactéries soient inoffensives pour l’Homme, certaines souches peuvent en revanche provoquer des diarrhées graves, des infections des voies urinaires et même une méningite.

D’autres études ont également mis en évidence la présence de Staphylococcus aureus, connue pour provoquer de nombreuses infections cutanées et, dans certains cas extrêmes, des infections potentiellement mortelles chez les patients immunodéprimés ou souffrant de problèmes cardiaques. Une étude publiée en 2014 a également révélé la présence de Clostridium difficile, qui de son côté peut entraîner l’apparition de problèmes intestinaux, comme la diarrhée.

bactéries

Staphylococcus aureus, résistante à la méthicilline. Crédits : Pixnio

Ne pas surestimer les risques

Sur le papier, nous aurions donc tout intérêt à retirer nos chaussures chaque fois que nous rentrons à la maison. Mais en réalité, la quantité de ces bactéries potentiellement nocives n’est généralement pas assez élevée pour vous rendre malade.

« Pour un individu en bonne santé, les bactéries sur les chaussures ne posent probablement aucun risque ou un risque minime », explique en effet Kevin Garey, de l’Université de Houston.

Les chercheurs notent tout de même quelques précautions à prendre, notamment en présence de nourrissons rampant au sol, ou encore de personnes immunodéprimées.

« Chez une personne à risque d’infection – généralement une personne récemment hospitalisée – il peut être important de veiller à un bon nettoyage du logement, confirme le chercheur. En résumé, si vous êtes à risque d’infection ou si vous avez un enfant en bas âge, c’est une bonne idée de retirer vos chaussures d’extérieur lorsque vous entrez chez vous, dit-il. Pour la plupart des personnes en bonne santé, toutefois, vous pouvez prendre une décision en vous basant autant sur vos préférences et vos habitudes que sur vos préoccupations potentielles pour la santé ».

Source

https://www.livescience.com/

Le Saviez-Vous ► Les virus et bactéries les plus mortels pour l’Homme


 

Il est bien de connaitre l’ennemi à combattre par son physique, ses forces et ses faiblesses. Chez les bactéries et les virus, ils sont minuscules et ne peuvent se voir qu’au microscope, ils sont pour plusieurs des tueurs en séries tant que la médecine n’arrive pas a le contrôler.
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Les virus et bactéries les plus mortels pour l’Homme

 

Le staphylocoque doré, terreur des hôpitaux

 

Staphylococcus aureus, le staphylocoque doré, n’est pas une bactérie intrinsèquement dangereuse pour l’humanité. La plupart du temps, elle ne provoque que de petites infections bénignes. Mais cette sournoise se terre parfois dans les hôpitaux, et profite d’une lésion pour s’insérer dans un patient affaibli pour le coloniser et entraîner une septicémie. Il est toujours temps de la soumettre aux antibiotiques… mais elle se montre de plus en plus insensible aux médicaments qu’on lui oppose et développe une résistance grandissante !

© NIAID, Flickr, cc by 2.0

Le virus de l’hépatite B, cette MST terriblement infectieuse

 

On en parle moins que le VIH pourtant, il mérite toute notre attention. Le virus de l’hépatite B se transmet cent fois mieux que le virus du Sida lors des relations sexuelles et s’attaque ensuite aux cellules du foie. Le plus souvent, la maladie n’évolue pas beaucoup et le patient ne ressent rien. Mais parfois, l’hépatite devient chronique, comme chez plus de 300 millions de patients, et détruit peu à peu les cellules hépatiques, aboutissant à une cirrhose ou un cancer du foie, qu’il est très difficile de soigner.

© Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Neisseria meningitidis, principal responsable des méningites

 

La méningite ne connaît pas un, mais plusieurs coupables. Parmi les formes bactériennes les plus graves, le principal accusé est Neisseria meningitidis, impliqué dans 90 % des cas. S’il n’y avait pas de traitements, l’infection serait presque à coup sûr mortelle. Malgré les antibiotiques, un nouveau-né sur cinq et un adulte sur quatre succombent à cette infection des méninges.

© Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Le virus de la rage, la morsure qui fait un carnage

 

Grâce aux travaux de Louis Pasteur, la rage a très nettement reculé dans le monde. On dénombre tout de même plus de 50.000 morts humains sur la Planète en 2004 à cause du virus de la famille des rhabdoviridés. Transmis par morsure, celui-ci fonce droit dans le système nerveux et y fait des ravages à tel point que la mort est presque inéluctable. Heureusement que les vaccins sont là !

© Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Yersinia pestis, la bactérie responsable des épidémies de peste

 
  • Yersinia pestis, la bactérie responsable des épidémies de peste

     

    Qui ne se souvient pas de ces cours d’Histoire évoquant les épidémies de peste au Moyen Âge ? Derrière tout ça, se cache Yersinia pestis, une bactérie qui s’attaque d’abord aux rongeurs avant de s’en prendre à l’Homme. La maladie existant le plus souvent sous forme bubonique (un bubonétant une inflammation et le grossissement d’un ganglion), elle peut évoluer en peste septicémiqueet devenir plus mortelle et plus contagieuse. Dans l’histoire de l’humanité, sa mortalité est difficile à évaluer mais elle est très probablement responsable de plus de 100 millions de victimes.

    © NIAID

    Bacillus anthracis, la bactérie à l’origine de l’anthrax

     
  • Bacillus anthracis, la bactérie à l'origine de l'anthrax

    La maladie du charbon, ou anthrax, est due à une bactérie nommée Bacillus anthracis, ou bacille du charbon. Le plus souvent, celle-ci pénètre dans l’organisme par l’intermédiaire d’une blessure dans la peau. Le corps parvient alors à s’en débarrasser tout seul.

    En revanche, lorsque les spores de la bactérie sont avalées ou respirées, c’est une tout autre histoire. Par voies aériennes, elle n’est pas loin d’être mortelle dans 100 % des cas. C’est pour cela qu’elle inspire autant les bioterroristes.

    © Janice Haney Carr, CDC

    Les hantavirus et leur terrible syndrome pulmonaire

     

    Les hantavirus et leur terrible syndrome pulmonaire

    Les hantavirus sont un peu différents des autres pathogènes présentés dans ce diaporama : ils préfèrent s’attaquer aux rongeurs mais, parfois, de manière malencontreuse, ils peuvent infester un Homme. Dans ces cas-là, leur action peut-être foudroyante. Causant des fièvres hémorragiques ou le syndrome pulmonaire à hantavirus, ils se montrent à l’occasion très agressifs et couramment mortels. Le virus Sin nombre, ou Sin Nombre virus (SNV), que l’on voit à l’image, frappe rarement, mais sûrement.

    © Brian et al., CDC

    Le virus Marburg, une vraie machine à tuer

     

    Le virus Marburg, une vraie machine à tuer

    Le virus Marburg est conçu pour tuer mais reste malgré tout un peu moins mortel que son cousin Ebola. Entraînant également des fièvres hémorragiques, ce filovirus emporte plus de 80 % des personnes qu’il contamine. Sa transmission d’Homme à Homme est malgré tout relativement difficile puisqu’elle nécessite un contact très rapproché entre individus, avec transmission par les selles, les vomissements, les urines ou la salive.

    © Frederic Murphy, CDC

    Le virus de la dengue gagne du terrain

     

    Le virus de la dengue gagne du terrain

    Il est loin d’être le plus mortel et le plus pathogène de cette liste mais il ne faut pas le négliger pour autant. Le virus de la dengue, transmis par les moustiques du genre Aedes, contamine entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde. Pour 500.000 personnes, surtout des enfants, la maladie se présente sous une forme sévère qui emporte 10.000 âmes. Problème de taille : il est en recrudescence ces dernières décennies. Lui qui se limitait à neuf pays avant 1970 touche désormais une centaine d’États.

    © Sanofi Pasteur, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

    Ebola, le virus à la mortalité la plus élevée ?

     

    Ebola, le virus à la mortalité la plus élevée ?

    Connu depuis 1976, le virus Ebola, du nom d’une rivière congolaise, est l’un des plus mortels. Certaines de ses souches entraînent des fièvres hémorragiques qui tuent dans 90 % des cas. Ce virus a causé plusieurs épidémies en Afrique, notamment en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, faisant plusieurs milliers de victimes. On ne dispose malheureusement d’aucun traitement préventif ni thérapeutique contre ce terrible fléau.

    © Frederic Murphy, CDC

    Le virus de la grippe espagnole, cette épidémie ravageuse de 1918

     

    L’année 1918 fut très meurtrière, d’une part parce que les combats avaient toujours lieu en Europe et même au-delà, d’autre part parce qu’une souche particulièrement virulente de grippe H1N1 a sévi dans le monde entier. Elle aurait infecté un Terrien sur deux, soit 500 millions de personnes à l’époque, et aurait fait entre 30 et 100 millions de victimes, selon les estimations. Une véritable arme de destruction massive…

    © Terrence Tumpey, CDC

    Clostridium botulinum, la bactérie qui empoisonne au botox

     

    Clostridium botulinum, la bactérie qui empoisonne au botox

    Clostridium botulinum a une technique bien à elle pour commettre ses meurtres : la bactériepréfère l’empoisonnement. En effet, elle produit l’une des toxines les plus puissantes du monde, la toxine botulique. Cette molécule résiste à de fortes chaleurs et à l’acidité du système digestif, si bien que, lorsqu’elle est ingérée, elle intègre la circulation et va bloquer la communication nerveuse, entraînant des paralysies parfois mortelles.

    © CDC

    Mycobacterium tuberculosis, l’agent mortel de la tuberculose

     

    Mycobacterium tuberculosis, l'agent mortel de la tuberculose

    Devenue rare en France comme dans les pays riches depuis l’instauration du BCG, la tuberculosepoursuit pourtant son œuvre meurtrière à travers le monde. Rien qu’en 2010, la bactérieresponsable, Mycobacterium tuberculosis, a infecté 8,8 millions de personnes et tué 1,4 million d’entre elles, en s’attaquant à leurs poumons. La bactérie sévit depuis 3 millions d’années.

    © Janice Haney Carr, CDC

    Le Virus A H5N1, à l’origine de la grippe qui fait trembler le monde

     

    Le Virus A H5N1, à l'origine de la grippe qui fait trembler le monde

    Apparaissant en 1997 à Hong-Kong, c’est seulement 9 ans plus tard que la grippe H5N1 a fait paniquer la Terre entière. Le virus (ici en doré dans des cellules de chien), transmis à l’Homme uniquement par des oiseaux contaminés, s’avère mortel dans 60 % des cas. En août 2012, l’OMS dénombrait 608 personnes ayant contracté le virus depuis ses débuts, pour 359 morts, même si de nombreux cas bénins ou asymptomatiques auraient pu ne pas être comptabilisés.

    Les scientifiques restent néanmoins inquiets, car le pathogène circule encore dans la nature et on sait que quelques mutations pourraient suffire pour qu’il devienne contagieux dans l’espèce humaine. Dans ce cas, les morts pourraient se compter en millions…

    © CDC

    VIH : le virus du Sida et ses 30 millions de victimes

     

    VIH : le virus du Sida et ses 30 millions de victimes

    Depuis 1981 et la date de sa découverte, le VIH (les petites boules vertes sur l’image) a tué environ 30 millions d’êtres humains à travers le monde et continue encore de se répandre. Ce rétrovirus engendre le Sida (Syndrome d’immunodéficience acquise) et ravage surtout les pays pauvres, ceux du continent africain en tête. Pourtant, il existe des thérapies qui entravent la progression du virusdans l’organisme et permettent aux patients de vivre avec le VIH sans déclarer le Sida durant de très longues années. Mais celles-ci ont du mal à s’exporter en dehors des pays riches.

    © Goldsmith et al., CDC

    https://www.futura-sciences.com/

  • Oropouche : le nouveau virus qui menace le Brésil


    Un virus fait rage au Brésil affectant les oiseaux, les singes et les êtres humains transmis par des moucherons. Le virus Oropouche était connu dans la forêt amazonienne, sauf que maintenant, il a traversé les zones urbaines. Sachant que les virus peuvent traverser les frontières, on ne peut qu’espérer qu’un vaccin efficace soit trouvé
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    Oropouche : le nouveau virus qui menace le Brésil

     

    Oropouche : le nouveau virus qui menace le Brésil

     

    Le Brésil doit faire face à la propagation d’un nouveau virus : Oropouche. Un arbovirus, pour être précis, qui se transmet par les moucherons.

    Risque d’infection du système nerveux central

    Des chercheurs de la Fondation de l’Amparo, au Brésil, ont tenu à alerter sur la propagation d’un virustransmis par des moucherons de l’espèce Culicoides paraensis. Ce virus entraîne ce qu’on appelle la fièvre Oropouche. Selon un communiqué de la fondation, jusqu’à présent ce virus était uniquement présent dans la forêt amazonienne, mais il aurait traversé la zone urbaine et aurait déjà fait 500.000 victimes au cours des 10 dernières années au Brésil.

    Des personnes infectées auraient en effet été identifiées dans les grandes villes. Parmi les différents principaux symptômes qui touchent la personne infectée, on trouve une fièvre aiguë, des douleurs articulaires, des maux de tête ou encore des douleurs derrière les yeux. Mais, dans certains cas, la situation peut se dégrader : trois personnes ont en effet souffert d’une infection du système nerveux central.

    La propagation du virus inquiète

    Ces infections ne sont pas à prendre à la légère, car elles peuvent entraîner une méningite.

    Ce virus « pourrait émerger à tout moment et causer un grave problème de santé publique au Brésil », s’est inquiété Luiz Tadeu Moraes Figueiredo, professeur à l’Université de São Paulo.

    Il pourrait en effet se propager vers les régions les plus peuplées du pays et faire des ravages, selon la Fondation de l’Amparo.

    Les chercheurs ont précisé que les personnes qui souffraient d’une maladie immunodépressive avaient plus de risques d’être touchées au niveau du cerveau, car cela « facilite l’invasion du virus ».

    Le virus aurait déjà été détecté chez des oiseaux à la frontière de l’Argentine et l’Uruguay, chez des ouistitis au Nord de Sao Paulo, ainsi que chez des singes situés dans le centre du pays. 

    Marine Rondot

    http://www.passeportsante.net/

    Un virus très rare fait surface dans le Maine


    Les moustiques si petits mais si embêtants et dangereux si un de ces insectes est porteur d’un virus. Le virus Jamestown Cayon est un très rare, mais il a fait une victime dans le Maine aux États-Unis, Il n’y a que 31 infections ont été recensées à travers le monde depuis 14 ans. Heureusement qu’il n’est pas mortel, mais peut quand apporter bien des problèmes de santé
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    Un virus très rare fait surface dans le Maine

    Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques,... (PHOTO ARCHIVES AP)

    Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques, les symptômes de ce virus incluent une fièvre, des raideurs de la nuque et des douleurs corporelles.

    PHOTO ARCHIVES AP

    Associated Press
    AUGUSTA, Maine

     

    Les autorités de santé publique du Maine mettent la population en garde après qu’un homme eut été infecté par un virus extrêmement rare et transmis par les moustiques.

    Le résidant du comté de Kennebec a présenté des symptômes du virus Jamestown Canyon en juin. Il pourrait s’agir de la première infection à ce virus jamais constatée dans le Maine.

    Seulement 31 infections au virus ont été recensées à travers le monde depuis 14 ans.

    La maladie ne s’est jamais révélée mortelle. Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques, ses symptômes incluent une fièvre, des raideurs de la nuque et des douleurs corporelles.

    Le virus est similaire à la grippe et peut se transformer en méningite ou en encéphalite.

    http://www.lapresse.ca

    La peau et le retour des rituels tribaux


    Autrefois, les clans, les tributs se distinguaient avec des tatouages, des peintures corporelles et des os ou autres en guise de bijou inséré dans la peau. Aujourd’hui, ce genre de rituel tribal revient en force pour se démarquer des autres. Le problème, c’est qu’a chaque fois qu’on transperce la peau, cela est une porte ouverte contre des bactéries comme la bactérie mangeuse de chair, le tétanos et autres microorganismes qui peuvent être mortels.
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    La peau et le retour des rituels tribaux

     

    Jacques Beaulieu

    Chroniqueur et communicateur scientifique

     

    Il fut un temps dans l’évolution humaine où l’identification à une tribu ou à une caste quelconque était essentielle à la survie de l’espèce. Il fallait être en mesure d’identifier rapidement dans le feu de l’action d’une attaque, qui était de notre clan et qui appartenait à la tribu adverse. Pour ce faire, tatouages, peintures corporelles et autres signes distinctifs assuraient cette reconnaissance. Plus tard, le vêtement ayant fait son apparition, les costumes militaires, les habits d’apparat, les costumes cléricaux, etc. remplacèrent les tatous, les scarifications et autres identifications corporelles. Faut-il croire que nous assistons présentement à une récession de quelques centaines de milliers d’années de l’évolution humaine lorsqu’on rencontre de plus en plus souvent des personnes tatouées, percées et implantées de toutes parts ? Malheureusement, ces retours aux rituels tribaux n’ont pas que le barbarisme comme traits communs, ils représentent une menace sérieuse à la santé.

    Une des fonctions essentielles de la peau est d’établir une barrière entre l’intérieur du corps et l’extérieur, barrière extrêmement efficace contre les infections. Les microorganismes (anciennement, on les appelait les microbes) présents naturellement dans l’environnement sont arrêtés par cette barrière habituellement très étanche. D’ailleurs, le streptocoque béta-hémolytique du groupe A, qu’on appelle communément : la bactérie mangeuse de chair peut trouver son chemin pour entrer dans le corps humain par une éraflure ou une coupure quelconque. Contrairement à ce que son nom laisse supposer, la bactérie ne mange pas les tissus musculaires, elle émet une toxine qui les dissout. Cette fameuse bactérie provoque la fasciite nécrosante. Chaque année au Canada 90 à 200 cas sont dénombrés dont 20% à 30% sont mortels. Bien d’autres microbes peuvent s’insérer dans l’organisme lorsque la peau est endommagée. Le tétanos et bien d’autres agents infectieux n’attendent qu’une porte d’entrée pour s’infiltrer dans l’organisme et causer des ravages parfois mortels. Chaque fois que cette barrière qu’est la peau est endommagée, il y a donc risque d’infection. Et, comme nous l’avons vu, le danger n’est pas anodin.

    Exemples d’infections graves

    Il y a quelque temps, à la suite de piercings, deux cas sévères furent relatés dans la littérature médicale. Une femme de 29 ans s’est retrouvée avec une péricardite sévère (infection de la membrane qui entoure le cœur). Cette infection avait provoqué une sécrétion d’un fluide infecté entre la membrane et le cœur, fluide qui compressait le cœur, menaçant même les battements cardiaques. L’analyse de ce fluide révéla la présence d’une bactérie susceptible de provoquer en plus une méningite. La dame aurait facilement pu en mourir si elle avait consulté ne serait-ce que 24 heures plus tard. Dans un autre cas, une bactérie s’est logée dans le sein gauche et a provoqué un abcès qu’on dut drainer et traiter avec des antibiotiques. Dans ces deux cas, la porte d’entrée du microorganisme fut une tige avec un bijou implanté dans la langue.

    Plus les tissus où sont insérés ces bijoux sont complexes, plus les risques d’infections ou d’autres complications augmentent. Ainsi, une bague insérée dans le lobe de l’oreille ne représente qu’un danger minime. Il en est tout autrement lorsqu’une tige traverse la langue, le mamelon, l’ombilical ou encore le clitoris. Dans ces cas, en plus de transpercer la peau, le corps étranger traverse aussi du tissu musculaire et du tissu nerveux. Il ne s’agit plus d’une porte d’entrée, mais d’une autoroute en ligne directe avec tous les organes vitaux du corps humain.

    Une asepsie douteuse

    De plus, contrairement à ce qui est avancé par ces poseurs d’autoroutes à infections, même si toutes les précautions d’asepsies sont prises, le risque demeure. Il faut se rappeler que des infections se produisent même en milieu hospitalier où les mesures de stérilité sont maximales, alors qu’en est-il dans un commerce de tatouage ou de perçage ?

    Finalement, il en existe plusieurs qui prétendent que ces bijoux qu’on insère dans la langue ou sur la lèvre n’ont aucun effet sur la dentition et sur la santé buccale. Les dentistes pourront vous donner l’heure juste à ce sujet. Dents usées, dents fêlées, dents cassées ou fissurées de l’intérieure (visible seulement à la radiographie) et déchaussement de la gencive entraînant une sensibilité accrue et des caries au niveau de la racine de la dent sont autant de conséquences que doivent traiter les dentistes. Comme l’indique le site Orthodontiste en ligne : Les risques et complications liés au piercing des lèvres et de la langue vont de l’usure dentaire anormale et fracture de dents à la récession gingivale et infections systémiques sévères. ( https://www.orthodontisteenligne.com/blogue/le-piercing-buccal-pensez-y-bien/?amp=1#ixzz4jL4eXoaD )

    Il doit surement exister des manières moins barbares et surtout bien moins dangereuses pour se distinguer les uns des autres.

    http://quebec.huffingtonpost.ca

    La pompe à essence : un nid à microbes !


    Bien sûr, on ne peut pas mettre des gants partout, et le gel antibactérien n’enlève pas tout non plus, cependant un lavage de main s’impose.
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    La pompe à essence : un nid à microbes !

     

    Faire le plein de sa voiture peut s’avérer dangereux pour la santé si l’on ne prend pas quelques précautions.

    Vous ne mettez pas les gants en plastique proposés pour faire le plein d’essence à la station service ? Vous avez tort ! Une étude, réalisée par BusBud, montre que les pistoles des pompes à essence sont encore plus sales que… les cuvettes des toilettes !

    11 000 fois plus de bactéries qu’aux toilettes…

    Que retrouve t-on comme bactéries sur les pistolets des pompes à essence ? Des bactéries positives gram cocci comme le staphylocoque ou le streptocoque qui peuvent entraîner des infections cutanées, des intoxications alimentaires, et dans les cas graves, une septicémie.

    Les chercheurs ont également trouvé une bactérie négatif gram rods qui peut provoquer une méningite.

    Il est donc indispensable de s’équiper des gants en plastique fin proposés avant de faire le plein d’essence.

    Et pour celles et ceux qui règlent par carte , il faut également savoir que les boutons du clavier pour entrer son code, contiennent, eux, 15 000 fois plus de bactéries ! Alors, après avoir réglé, il faut penser à se nettoyer les mains avec un gel antibactérien.

    http://www.santemagazine.fr/

    Des parents en cour pour avoir traité leur fils malade avec des smoothies


    Je peux comprendre qu’avant d’aller à l’hôpital avec un enfant, on attend un peu et on essaie certaines choses, mais la médecine conventionnelle ne devrait jamais passer avant la médecine naturelle
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    Des parents en cour pour avoir traité leur fils malade avec des smoothies

     

    Lorsque leur garçon est tombé malade, les parents... (Photos Robert Skinner, archives La Presse)

    Lorsque leur garçon est tombé malade, les parents d’Ezekiel croyaient qu’il souffrait d’une laryngite. Ils lui ont donné des remèdes naturels et des smoothies maison.

    PHOTOS ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

     

    DELON SHURTZ
    La Presse Canadienne
    LETHBRIDGE

    Un jury en Alberta a entendu, mercredi, comment des parents ont donné à leur enfant malade des traitements homéopathiques pour guérir une méningite.

    David Stephan, 32 ans, et sa femme Collet Stephan, 35 ans, ont plaidé non coupables à une accusation de ne pas avoir fourni les choses nécessaires à l’existence d’un enfant de moins de 16 ans. Le petit Ezekiel, 19 mois, est décédé en mars 2012.

    Le procureur de la Couronne Clayton Giles a allégué que le couple, qui est propriétaire de la compagnie de suppléments alimentaires Truehope Nutritional Support, n’en a pas fait suffisamment pour soigner l’enfant.

    Lorsque leur garçon est tombé malade, les parents d’Ezekiel croyaient qu’il souffrait d’une laryngite.

    Ils lui ont donné des remèdes naturels et des smoothies maison contenant notamment du poivre, du gingembre, des oignons et du raifort.

    Terrie Meynders, une infirmière qui est également une amie de la famille, a témoigné au procès qui se tient à Lethbridge.

    Elle a raconté que Collet Stephan l’avait appelée pour qu’elle ausculte Ezekiel.

    «Ce n’était pas clair à mes yeux qu’il était si sérieusement malade», a expliqué Mme Meynders, qui a toutefois recommandé aux parents d’aller consulter un médecin.

    Elle dit avoir d’ailleurs évoqué une possible méningite virale.

    Le couple a plutôt décidé de consulter un naturopathe.

    Au cours d’un entretien avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a été enregistré le 15 mars 2012, Collet Stephan a dit que le corps d’Ezekiel était si raide qu’elle n’avait pas été en mesure de l’asseoir dans son siège d’auto. Le couple a plutôt installé un matelas à l’arrière de la voiture pour conduire le jeune enfant chez le naturopathe.

    David Stephan a raconté à un représentant de la GRC qu’ils avaient prévu donner plus de remèdes naturels à Ezekiel. Ils s’étaient mis d’accord pour le conduire à l’hôpital si sa condition ne s’améliorait pas.

    Le couple a déclaré qu’Ezekiel semblait bien répondre aux nouveaux traitements et qu’il était plus calme. Il aurait d’ailleurs passé une meilleure nuit que les précédentes à son retour à la maison.

    Son état de santé s’est toutefois dégradé par la suite.

    «D’un coup, sa respiration est devenue anormale», a rapporté sa mère à la GRC.

    Les parents ont alors appelé le 911 et ont tenté de réanimer leur bébé pendant qu’une ambulance tentait de les rejoindre dans une communauté voisine. Au cours des manoeuvres de réanimation, l’enfant a arrêté de respirer à plusieurs reprises.

    «Il était bleu au moment où nous avons atteint l’ambulance», a laissé tomber Collet Stephan à un agent de la GRC.

    Après cinq jours à l’Hôpital pour enfants de l’Alberta, les médecins ont cessé de maintenir le jeune Ezekiel en vie artificiellement.

    http://www.lapresse.ca/

    Comment reconnaître une méningite ?


    Une méningite est une infection des méninges, si elle est virale, elle est souvent sans conséquences, mais si elle vient d’une bactérie, il faut vite consulter
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    Comment reconnaître une méningite ?

     

    symptomes meningite

     

    par Amélie Pelletier

    Fièvre, maux de tête, vomissements… Ces symptômes peuvent évoquer bon nombre de maladies banales. Mais c’est aussi ainsi que peut commencer une méningite. Les signes qui doivent inciter à consulter rapidement un médecin.

    Fièvre, maux de tête, vomissements… Ces symptômes peuvent évoquer bon nombre de maladies banales. Mais c’est aussi ainsi que peut commencer un eméningite. Les signes qui doivent inciter à consulter rapidement un médecin.

    Toutes les méningites ne sont pas graves, loin de là. Dans 70 % des cas, il s’agit de méningites virales le plus souvent bénignes.

    L’infection des méninges, l’enveloppe qui protège le cerveau, venant alors compliquer quelque temps une maladie infectieuse banale comme les oreillons. Inquiétant sur le moment, mais tout se termine généralement bien sans traitement particulier. Tout autre est la situation en cas de méningite due à une bactérie. L’urgence est alors d’empêcher l’infection du sang (septicémie) et des organes vitaux en administrant des antibiotiques. À condition de reconnaître à temps la maladie. Au début, le diagnostic est difficile, car les symptômes ne sont pas très spécifiques. Ils évoquent souvent une grippe. C’est leur sévérité ou leur association qui doivent inquiéter.

    Si fièvre et maux de tête sont mal supportés

    Un début brutal, une fièvre élevée (supérieure à 39 °C), très mal supportée par le malade, doit vite attirer l’attention : le malade est abattu, il a le teint gris, se plaint de courbatures, de frissons. Les maux de tête, violents, ne sont pas calmés par la prise de paracétamol. Ils peuvent s’accompagner d’une raideur de la nuque et d’une sensibilité anormale à la lumière vive. Des maux de ventre particulièrement sévères, avec des nausées et des vomissements « en jet », sont aussi évocateurs.

    Si des taches rouges apparaissent sur la peau

    L’apparition de points rouges ou violacés n’importe où sur le corps constitue une urgence vitale. Ces petites taches, caractéristiques de ce qu’on appelle un purpura, correspondent à des microhémorragies de la peau et traduisent une infection aiguë du sang. Il faut appeler le médecin traitant ou, s’il n’est pas disponible, contacter le Samu (en France ndlr) ou conduire le malade aux urgences.

    Si la ponction lombaire ramène un liquide trouble

    Seule une ponction lombaire permet de confirmer le diagnostic et de connaître le germe responsable. Réalisée systématiquement en cas de suspicion de cette maladie, elle consiste à prélever un échantillon de liquide céphalorachidien (situé dans les méninges). Si ce liquide est clair, pas d’inquiétude, c’est en faveur d’une méningite virale. S’il est trouble, l’antibiothérapie est commencée sans attendre l’identification de la bactérie et de sa sensibilité aux antibiotiques. Ces résultats permettront toutefois de s’assurer que le traitement mis en route est efficace sur le germe retrouvé.

    Si des proches sont touchés par une méningite

    Un cas au lycée, un copain atteint de méningite rencontré à une soirée ? Il faut voir un médecin. Les personnes susceptibles d’avoir été en contact reçoivent un traitement antibiotique à titre préventif pendant deux jours. S’il existe un vaccin, il est administré en complément du traitement antibiotique.

    http://www.topsante.com/

    Dix symptômes à prendre au sérieux


    Il arrive des jours que nous sentons pas très bien, mais certains symptômes ne devraient pas être pris à la légère, et consulté rapidement
    Nuage

     

    Dix symptômes à prendre au sérieux

     

    Crampes, douleurs, saignements… On sait rarement quels symptômes prendre au sérieux. Voici les signes auxquels il ne faut pas faire la sourde oreille – même si certains peuvent sembler bénins…

    Perte de poids inexpliquée

    Perdre l’appétit et du poids de manière inexpliquée doit vous alerter…

    Quelques kilos de moins peuvent être le symptôme d’une maladie sérieuse ! Des problèmes de thyroïde, un diabète, une affection digestive grave ou neurologique (Parkinson, par exemple), des soucis hépatiques, cardiaques, rénaux ou respiratoires sont parfois en cause.

    En clair, si vous ne faites pas de régime, n’avez rien changé à vos habitudes alimentaires et mincissez au point de devoir réajuster votre ceinture de quelques crans… n’hésitez pas, consultez !

    Troubles de la vue, faiblesse, engourdissement…

    Faiblesse soudaine d’un membre, baisse brutale de la vue ou vision double, trouble de la sensibilité, de l’équilibre, engourdissement, difficultés d’élocution, paralysie et confusion mentale : tous peuvent être les premiers symptômes neurologiques d’un accident vasculaire-cérébral (AVC).

    Si plusieurs de ces signes surviennent en même temps, et même s’ils disparaissent rapidement, faites immédiatement le numéro d’urgence !

    Seule une prise en charge rapide par une équipe de professionnels de santé peut permettre de limiter les dommages au niveau du cerveau… et de vous sauver la vie.

    Douleur dans la poitrine

    Des douleurs durables dans la poitrine s’apparentant à un poids sur les côtes et pouvant durer de quelques minutes à quelques heures, sont très souvent le signe avant-coureurs d’un infarctus du myocarde.

    Ces douleurs peuvent se propager dans le bras gauche, la mâchoire, s’accompagner de difficultés à respirer, de nausées et de vomissements ou de fièvre. Comme en cas d’AVC, il faut composer le numéro d’urgence sur-le-champ

    Migraine violente

    Une migraine soudaine et insupportable, plus douloureuse que toutes celles que vous avez connues auparavant, doit vous amener à consulter. Mieux vaut se rendre aux urgences.

    Les cas d’anévrismes sont rares, mais ils ne sont pas nuls ! Liés à la faiblesse d’une paroi vasculaire se dilatant, ils peuvent comprimer les nerfs environnants et provoquer des douleurs, voire des troubles visuels, mais surtout, en cas de rupture, ils entraînent une hémorragie cérébrale qui peut être fatale… D’où l’intérêt de voir un médecin dès leurs premiers signes.

    Douleur dans une jambe

    Une crampe persistante ou une douleur diffuse au niveau d’un mollet, accompagnée de lourdeur, d’œdème et d’une coloration rougeâtre, doivent systématiquement alerter.

    Ces symptômes peuvent être le signe d’un début de phlébite. Autrement dit : un caillot se trouve peut-être en train de migrer vers le cœur et les poumons, ce qui peut entraîner une embolie pulmonaire…

     

    Constipation soudaine

    Une constipation soudaine ne correspondant pas au rythme intestinal habituel (attention : tout le monde ne va pas à la selle chaque jour), peut être le symptôme d’une occlusion intestinale – motif d’hospitalisation très fréquent en France.

    Avec l’arrêt du transit, les matières s’accumulent, distendent l’intestin et provoquent des douleurs abdominales violentes et des vomissements.

    C’est une urgence… d’autant qu’une péritonite, voire une tumeur du côlon, peuvent être en cause.

    Saignements vaginaux

    Après la ménopause, des saignements vaginaux doivent être pris très au sérieux. Ils peuvent être le signe éventuel d’un cancer. On a trop souvent tendance à croire que de petites coupures sont en cause ou que quelque chose ne va pas au niveau des urines… mais il faut absolument consulter !

    Des saignements post-ménopausiques signalent généralement la présence d’une tumeur au niveau de l’utérus… Tumeur qui, aujourd’hui, se soigne plutôt bien si elle est prise en charge dès son apparition.

    Selles de couleur inhabituelle

    Des selles de couleur noire doivent donner lieu à une consultation. Elles peuvent indiquer la présence d’une hémorragie liée à un ulcère de l’estomac ou dans le tube digestif. Il faut voir au plus vite un médecin car il est indispensable de stopper les saignements et de vérifier qu’un cancer n’est pas en cause.

    Attention : la couleur des selles change en fonction de l’alimentation. Elles peuvent être très foncées, mais ce qui doit inquiéter, c’est une couleur goudron !

    Maux de tête et raideur de la nuque

    Des maux de tête accompagnés d’une raideur de la nuque et de fièvre (plus de 38,5 °C) sont les symptômes d’une affection redoutable, fulgurante et parfois mortelle… la méningite.

    Il est souvent difficile de bien évaluer ses signes. Sachez cependant que ne pas pouvoir poser son menton sur sa poitrine est un symptôme à prendre au sérieux ! Dans ce cas, un traitement antibiotique en urgence s’impose afin d’éradiquer la bactérie responsable, avant qu’elle ne se propage à l’ensemble des méninges et du cerveau.

    Gonflement du visage

    Le gonflement rapide des tissus du visage, du pourtour de la bouche, de la langue ou de la gorge durant quelques minutes, voire durant plusieurs heures, doit donner lieu à une consultation médicale immédiate.

    Il peut s’agir d’un oedème de Quincke, occasionné par une allergie à certains médicaments par exemple, et pouvant conduire à l’étouffement.

    Il faut réagir au plus vite !

    http://www.medisite.fr/

    Les pires maladies qui guettent les voyageurs


    Partir en voyage, prendre des vacances ou même aller pour affaire a l’extérieur du pays, mieux vaut s’informer des risques d’infections, prendre les vaccins et médicaments nécessaires et prendre toutes précautions conseillées pour que ce séjour ne devienne pas un cauchemar
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    Les pires maladies qui guettent les voyageurs

     

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    Photo Fotolia

    Frédérique Sauvée

    Avertissement: Certaines des photos qui suivent ne conviennent pas à tous les publics.

    Voici notre top 10 des maladies les plus effrayantes à attraper à l’autre bout de la planète. De quoi donner la chair de poule aux voyageurs, mais surtout leur permettre de partir bien informés, et vaccinés.

    Rage

    La rage est une maladie mortelle encore loin d’être éradiquée dans le monde. Elle se transmet par la morsure d’un animal contaminé, ou le contact d’une plaie avec sa salive. En Europe et en Amérique du Nord, la rage a été efficacement éliminée de la plupart des pays, mais elle reste encore une maladie endémique dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique. En safari ou en excursion dans la jungle (également dans la forêt amazonienne), pensez à vous faire vacciner si vous prévoyez entrer en contact – de près ou de loin – avec la faune locale.

    Maladie mangeuse de chair

    Maladie

    La bactérie «mangeuse de chair». Photo Wikimedia Commons

    La fasciite nécrosante est une terrible bactérie «mangeuse de chair» qui ronge les tissus et prolifère dans l’organisme de façon particulièrement rapide. Il faut bien souvent avoir recours à l’amputation des membres contaminés afin d’éviter la prolifération à travers l’organisme.

    Selon Santé Canada, la bactérie mangeuse de chair pénètre généralement dans le corps par une blessure mineure comme une coupure, une ecchymose ou par une plaie consécutive à une chirurgie. En 2011, une cinquantaine de passagers du Carnival Paradise auraient contracté la bactérie mangeuse de chair en utilisant les bains à remous du bateau de croisière.

    Maladies sexuellement transmissibles

    Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut oublier de se protéger! Présentes partout dans le monde, les maladies et infections sexuellement transmissibles représentent un fléau dans certains pays, notamment en Afrique et en Asie.

    Afin d’éviter tout risque inutile, on pensera à adopter des pratiques sexuelles sans danger et à se faire vacciner contre l’hépatite A, l’hépatite B ainsi que le virus du papillome humain (VPH) (actuellement recommandé chez les femmes et les hommes jusqu’à l’âge de 26 ans par Santé Canada), toutes ces maladies étant transmissibles lors de certaines activités sexuelles.

    Hépatite A

    Hépatite

    Coloration jaune de la peau et de la conjonctive des yeux (dans ce cas due à une hépatite). Photo Wikimedia Common

    Les symptômes de cette maladie sont facilement reconnaissables: jaunissement marqué de la peau mais également nausées, diarrhées et vomissements. Bien que rarement mortelle, l’hépatite peut rendre très malade. Elle est fréquente dans presque tous les pays sous-développés et se transmet par l’eau et les aliments, même dans les hôtels de bonne qualité ou lors d’une visite familiale.

    Sa période d’incubation étant relativement longue (10 à 50 jours), les voyageurs peuvent avoir une mauvaise surprise à leur retour à la maison. Seules la vaccination et une précaution accrue par rapport aux aliments et à l’eau sont recommandées afin de prévenir la maladie.

    Fièvre du castor

    Appelée aussi giardiase, la fièvre du castor est une infection intestinale provoquée par l’ingestion d’un parasite microscopique. On est susceptible de l’attraper lors d’une baignade dans un lac, un cours d’eau ou un étang contaminé par les excréments de castors, mais également de chiens et même d’hommes, par lesquels le parasite est véhiculé.

    Les personnes voyageant dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine courent un risque plus élevé de contracter l’infection, car l’approvisionnement en eau potable est moins régulier. Attention donc où vous allez vous baigner et à l’eau que vous buvez.

    Bilharziose

    Bilharziose

    La bilharziose. Photo Wikimedia Commons

    Avec le choléra et le paludisme, la bilharziose représente un des problèmes majeurs de la santé publique dans les zones tropicales. Cette maladie parasitaire est due à la pénétration à travers la peau d’un ver qui peut atteindre jusqu’à 2cm de long.

    Celui-ci se loge dans les veines et peut pondre jusqu’à une centaine d’œufs par jour dans l’organisme du porteur. Appelé aussi dermatite des nageurs, ce ver peut s’attraper en baignade dans des eaux contaminées (lors d’une expédition en rafting par exemple), notamment dans les pays subtropicaux comme la Martinique. Un traitement très efficace permet toutefois d’en guérir.

    Ciguatera

    Ciguatera

    Le barracuda. Photo Fotolia

    Amateurs de poissons tropicaux, attention à l’intoxication! La ciguatera est une maladie d’origine alimentaire causée par l’ingestion de poissons contaminés par une toxine se trouvant dans les algues des récifs coralliens dans les océans tropicaux et subtropicaux.

    On évitera alors toute consommation de barracuda ou de vivaneau rouge (même décongelés ou cuits), particulièrement après des événements qui auraient perturbé les récifs coralliens, comme les tsunamis. Il y a 5 ans, 200 voyageurs ont été intoxiqués par la ciguatera en Colombie.

    Méningite

    Méningite

    Un homme de New Deli, en Inde, atteint d’une méningite. Photo Fotolia

    En cas de méningite, il faut agir très vite. Cette maladie transmise par les sécrétions respiratoires (salive, éternuements, toux) peut entraîner des séquelles graves telles que la surdité, l’amputation des membres ou des troubles neurologiques si elle n’est pas dépistée suffisamment tôt et soignée par des antibiotiques.

    Sa propagation se fait essentiellement dans les régions surpeuplées où le manque d’accès aux médicaments peut être lourd de conséquences. Afin de vous en protéger, un vaccin existe contre les quatre souches de méningite existantes. Autre précaution: évitez la foule.

    Malaria (ou paludisme)

    Malaria

    Malaria (ou paludisme). Photo Fotolia

    Vous êtes atteint d’une forte fièvre (plus de 38,5 degrés) lors d’un voyage en zone de malaria? Il est conseillé de consulter au plus vite un médecin afin de dépister une éventuelle infection du virus. Cette maladie est transmise par un moustique qui pique surtout le soir et certaines de ses formes sont fulgurantes et peuvent conduire à la mort en 48 à 72 heures.

    Un simple examen sanguin permet de l’identifier afin de la traiter avant qu’il y ait trop de dommages. À savoir: la malaria est présente en République Dominicaine, en Haïti et dans certains pays d’Amérique Centrale et du Sud. Un médicament pourra être prescrit en prévention.

    Fièvre jaune

    Condition d’entrée dans plusieurs pays où la maladie est fréquente, la vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée lors d’un voyage en Afrique et dans certains pays sud-américains (forêts tropicales humides ou savanes). Ce sont encore les moustiques qui sont les propagateurs de cette maladie, et cela essentiellement en journée.

    Les premiers symptômes qui se font ressentir sont des douleurs musculaires, de la fièvre ainsi que le jaunissement des yeux. Si elle n’est pas soignée à temps, la fièvre jaune peut provoquer une toxicité sévère au foie et au cerveau, pouvant entraîner la mort. Mieux vaut éviter tout risque et payer les 175$ de vaccination préalable en clinique de voyageurs.

    http://fr.canoe.ca