5 idées reçues sur l’obésité


 

Il y a beaucoup de préjugés face aux personnes obèses. Peut-être qu’ils font des mauvais choix dans leur alimentation, qu’ils n’ont pas une bonne hygiène de vie, mais beaucoup d’autres facteurs qui ne sont hors contrôle et qu’il est donc plus difficile de maintenir un poids santé
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5 idées reçues sur l’obésité

 

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L’obésité touche aujourd’hui 15% de la population adulte française. Cette maladie, directement liée au surpoids, reste pourtant mal connue et véhicule toujours de nombreuses idées reçues. « Les obèses mangent trop », « les obèses ont tout le temps faim », « les obèses n’ont qu’à faire un régime »… On fait le point.

On devient obèse en mangeant n’importe quoi

Difficile d’imaginer une personne obèse attablée devant une petite salade verte. Si l’obèse a un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, c’est « forcément » qu’il s’empiffre de hamburgers à longueur de journée, qu’il dévore 25 croissants au petit-déj’ et qu’il engloutit une tartine de Nutella XXL matin, midi et soir.

« C’est un préjugé aberrant, réagit Eugénie Auvinet, diététicienne et nutritionniste à Paris. L’obésité est une maladie multifactorielle. »

Et si l’hygiène de vie est (bien évidemment) l’une des 3 causes principales de l’obésité, il ne faut pas non plus négliger l’impact des deux autres facteurs majeurs du développement de la maladie, à savoir le manque de sommeil et le peu d’activité physique.

Par ailleurs, d’autres facteurs (qui ne concernent pas l’hygiène de vie) peuvent aussi conduire à l’obésité. D’abord, les maladies. Prenons par exemple le cas de l’hypothyroïdie, une pathologie qui touche en moyenne 1% de la population française et surtout les femmes. A cause du mauvais fonctionnement de la glande thyroïde, le métabolisme de base est ralenti : en clair, le corps brûle moins de calories au repos.

« Cela signifie que vous allez prendre du poids, alors que votre régime alimentaire n’a pas changé », analyse Eugénie Auvinet. Ce qui peut conduire à l’obésité.

Par ailleurs, l’âge a aussi son importance quand il s’agit d’obésité : à la ménopause, le bouleversement hormonal conduit à une perte musculaire et (une fois de plus) à un ralentissement du métabolisme basal. Résultat : le corps a plus de difficultés à brûler les calories absorbées et, alors que l’on continue à manger « normalement », les kilos s’installent.

« De plus, certains médicaments (notamment des antidépresseurs), des séjours répétés à l’hôpital ou encore des facteurs génétiques peuvent aussi entraîner l’obésité, ajoute Eugénie Auvinet. Ce n’est pas uniquement une question d’alimentation ! »

Les obèses ne contrôlent pas leur faim

« Si les obèses sont gros, c’est parce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter de manger. » La logique est imparable : si on souffre d’obésité, c’est parce qu’on ne sait pas se contrôler. Et malgré les collations, les déjeuners, les goûters et les diners, on n’est jamais rassasiés… Voilà pour l’idée reçue.

« Bien sûr, parfois, l’obésité est liée à l’hyperphagie, confirme Eugénie Auvinet. Mais ces cas restent assez marginaux. »

L’hyperphagie est un trouble alimentaire qui relève de la psychiatrie : en résumé, il s’agit d’une irrésistible (et quasi permanente) envie de manger.

« On ne peut pas généraliser : tous les obèses ne souffrent pas d’hyperphagie, loin de là », analyse la diététicienne.

D’ailleurs, l’hyperphagie ne touche « que » 600 000 personnes en France, quand l’obésité, elle, atteint plus de 6 millions de Français.

Pourtant, l’obésité pourrait bel et bien être (en partie) liée à un dysfonctionnement de la sensation de faim. C’est en tout cas la conclusion d’une étude française menée en 2013 par des chercheurs de l’université de Rouen. Chez une personne saine, la sensation de faim se déclenche lorsque l’estomac se met à secréter une hormone appelée ghréline. Pendant que l’on mange (pour calmer la faim), une zone de notre cerveau (l’hypothalamus) va évaluer les besoins énergétiques de notre corps. Et lorsque ces besoins sont comblés, il envoie des « signaux de satiété » à notre organisme : le taux de ghréline diminue jusqu’au repas suivant.

Chez les personnes obèses, si le taux de ghréline est normal, les chercheurs ont cependant découvert que cette hormone disparaissait moins rapidement lors de l’envoi des premiers « signaux de satiété » par le cerveau. Résultat : les obèses auraient faim plus longtemps, et mangeraient donc davantage.

Obésité : certaines personnes ne risquent rien

Hamburgers, pizzas, croissants… Chez la plupart des gens, le moindre écart se transforme quasi instantanément en cellulite. Pourtant, certaines personnes ne semblent jamais prendre un gramme, quoi qu’elles avalent… « C’est sûr, elles ne seront jamais obèses ! » se dit-on alors.

« Je pense au contraire que personne n’est immunisé contre l’obésité, réagit Eugénie Auvinet. Mine de rien, l’IMC (indice de masse corporelle) grimpe rapidement et on peut vite devenir obèse si l’on se voit exposés à certains facteurs. »

Les facteurs en question, ce sont le manque de sommeil, d’activité physique et d’hygiène de vie. Mais il suffit aussi d’attraper une maladie, de commencer un nouveau traitement médicamenteux ou même de faire un séjour à l’hôpital pour voir sa courbe de poids grimper en flèche jusqu’au surpoids… voire jusqu’à l’obésité.

« A ce jour, les chercheurs n’ont découvert aucun gène qui protégerait contre l’obésité », conclut la diététicienne.

Cependant, nous ne sommes (malheureusement) pas tous égaux face à cette maladie. Ainsi, les généticiens estiment qu’en moyenne, un individu ayant des antécédents familiaux d’obésité a 5 à 8 fois plus de chances que les autres de devenir obèse…

Les régimes nous protègent contre l’obésité

Natman, Dukan, 5 :2, Cohen, Paléo… Obsédée par votre silhouette, vous enchaînez les régimes depuis votre plus tendre adolescence. Alors l’obésité… c’est sûr, ce n’est pas pour vous.

Mais vous avez tout faux. Dans des travaux publiés en 2009, le Dr Luc Périno, médecin généraliste, affirmait ainsi que « l’excès de régimes amaigrissants est un facteur de développement de l’obésité ».

Le coupable, on le connaît bien : c’est l’effet yo-yo. En effet, les régimes (et surtout ceux qui promettent une perte de poids « express » sans phase de stabilisation) ont un effet pervers : dès que l’on arrête de se serrer la ceinture, les kilos reviennent en force

« Souvent, on reprend même plus de poids que ce que l’on est parvenus à perdre, analyse Eugénie Auvinet. Ainsi, de régime en régime, les kilos s’additionnent sans que l’on s’en rende compte. » Ce qui peut conduire à l’obésité.

« Les régimes, surtout s’ils sont drastiques, dérèglent notre hygiène de vie personnelle, ajoute Eugénie Auvinet. Cela peut avoir des conséquences sur notre organisme, comme des troubles alimentaires. »

D’ailleurs, selon les résultats d’une étude française menée en 2013 sur plus de 630 femmes, 95% des cas d’obésité modérée ont pour cause les régimes d’amaigrissement. Une statistique qui fait froid dans le dos…

« Ne vous lancez pas dans un régime si vous n’êtes pas en situation de surpoids, conclut Eugénie Auvinet. Et surtout pas sans suivi médical. »

L’obésité, ça se soigne facilement

« Franchement, ce n’est pas difficile de sortir de l’obésité. On fait juste attention pendant deux semaines et hop, on retrouve un poids normal. »

« C’est faux, réagit Eugénie Auvinet. L’obésité n’est pas une maladie que l’on guérit d’un claquement de doigts : en général, il faut des mois, voire des années pour arriver à un résultat probant. »

Plusieurs raisons à cela : d’abord, chez certaines personnes, l’obésité est liée à des facteurs psychologiques (dépression, traumatisme…). Par conséquent, avant même d’entamer une diète, il faut résoudre ces problèmes, ce qui peut prendre du temps.

« Nous travaillons régulièrement en collaboration avec des psychologues », explique d’ailleurs la diététicienne.

Par ailleurs, physiologiquement, notre corps réagit à la perte de poids : si les 10 premiers kilos sont relativement faciles à éliminer (n’espérez pas non plus les perdre en deux semaines : en moyenne, il faut attendre deux mois pour voir disparaître ces 10kg en trop de manière définitive), c’est après que les choses se corsent.

« Au bout d’un moment, le corps freine la perte de poids, explique Eugénie Auvinet. C’est une étape difficile dans le traitement : ce ralentissement peut en effet avoir un impact sur l’estime de la personne que l’on soigne. » Bref, impossible de perdre 30kg en un mois… même en « faisant attention » !

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Des changements alimentaires peuvent reduire les symptomes de la menopause


Pratiquement toutes les femmes ont pendant la ménopause, des bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Il semblerait qu’une bonne alimentation faible en graisse aiderait a garder un poids santé et diminuer ainsi les symptômes qui peuvent être assez incommodant
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Des changements alimentaires peuvent réduire les symptômes de la ménopause

 

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Pour réduire leurs symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, les femmes devraient perdre quelques kilos, notamment avec un régime alimentaire faible en graisse et plus riche en fruits et légumes.

L’étude, publiée dans le journal Menopause, est la première à mesurer l’impact d’une perte de poids et l’influence des changements alimentaires sur les symptômes de la ménopause.

17 473 femmes ont été suivies pour l’occasion. Celles qui consommaient moins de graisse et plus de fruits et légumes notaient une réduction des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes.

En opposition, les femmes en surpoids ou obèses avaient plus de ces symptômes désagréables.

Avec l’âge, les femmes ont tendance à prendre du poids, il est donc favorable de prévenir la chose afin de ne pas vivre des symptômes de la ménopause de trop grande importance.

En fait, les experts mentionnent que la graisse corporelle assure une isolation, et c’est pourquoi les symptômes sont amplifiés.

 

http://sante.canoe.ca