N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur


 

Aimez-vous les films d’horreur ou non ? En fait, la science comprend le mécanisme de la peur, qui fait que devant un danger imminent nous combattons ou nous fuyons comme nos ancêtres faisaient pour survivre. Aujourd’hui, nous pouvons avoir certains choix d’avoir peur. Pourquoi certains aiment ce genre de peur et d’autres pas. Personnellement, j’aime les films d’horreur durant la journée, mais pas ceux que le sang gicle partout et de la pire sauvagerie
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N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Kira Shaw

Certaines personnes aiment avoir peur. Il y a bien évidemment une raison scientifique.

Dans nos vies, nous avons tous connu la peur. Mais Halloween, c’est ce moment spécial où nous sommes nous-mêmes à la recherche de cet élan qui, habituellement, accompagne l’effroi. Avez-vous besoin d’un «spécialiste de la peur» pour la fête de cette année ? Ne cherchez pas plus loin que votre propre cerveau.

Witch Fingers Cookies | Ruocaled via Flick License by

Peut-être allez-vous passer cette soirée à regarder Les Griffes de la nuit en vous masquant les yeux? Ou bien préfèreriez-vous errer dans une maison hantée en guettant l’apparition de vampires ou de créatures surgissant de leur cachette?

Quels que soient vos goûts, confronté à des situations qui vous font froid dans le dos (ou qui vous chatouillent la colonne vertébrale), votre cerveau entre dans ce mode opératoire: combattre, ou fuir. Cette façon de réagir relève d’un mécanisme primitif de survie où votre corps répond par une réaction de stress face à une menace surgie dans notre environnement.

Zombies ! Pxhere

Le cerveau à l’œuvre

Si, à l’origine, cette réaction intervenait pour aider nos ancêtres à échapper aux prédateurs dans un monde empli de dangers, aujourd’hui, on ressent plus couramment ces sensations en cas de menaces mentales: à savoir des menaces peu susceptibles de mettre en danger notre intégrité physique mais celles capables probablement de déclencher une détresse psychologique.

Le dilemme combattre ou fuir provoque une réaction de votre amygdale, la partie de votre cerveau impliqué dans le fonctionnement émotionnel. Ce système cérébral originel fait partie intégrante du processus de peur, mais il est incapable de distinguer entre menace physique et menace mentale. Tandis que des paumes moites et de l’angoisse peuvent se justifier face à la présence d’un ours affamé, elles se manifestent également sous forme de scénarios anxiogènes quand il s’agit d’un entretien d’embauche ou en visionnant un film d’horreur.

Beaucoup d’éléments étayent l’implication de l’amygdale dans le processus de peur. Le plus impressionnant: si l’on enlève entièrement sur des rats cette partie du cerveau, ils ne manifestent plus la moindre conduite de peur ou d’évitement face à leur ennemi juré, le chat.

Fantôme ! Pxhere

Ainsi, au moment où la bande-son angoissante de votre film d’horreur se met à résonner de plus en plus fort et où l’apparition soudaine du meurtrier masqué vous fait sursauter, voilà qui servira de stimulus pour déclencher un signal dans votre amygdale. En réponse à la menace perçue, une substance cérébrale chimique, le glutamate, va être libérée et agir dans deux autres zones du cerveau. Le premier signal est envoyé en profondeur à la base du cerveau moyen (mésencéphale) que l’on n’arrive pas vraiment à contrôler. Ce qui risque de nous glacer ou bien de nous faire sursauter involontairement, et ce n’est guère indiqué si l’on tient un sachet de pop-corn sur les genoux.

Sentez-vous le shoot de dopamine ?

Le second signal est adressé à l’hypothalamus, une région du cerveau responsable de la production d’hormones. L’hypothalamus actionne notre système nerveux autonome, ce qui explique le déclenchement de notre instinct «combattre ou fuir».

Le rythme cardiaque et la pression sanguine augmentent, l’adrénaline et la dopamine (l’«hormone de récompense» du cerveau) sont diffusées dans tout le corps. Cela aide nos organismes à se préparer, soit pour engager le combat fatal, soit pour prendre nos jambes à notre cou. Voilà pourquoi vous ressentez une telle pulsion chaque fois que vous êtes effrayé.

Pourquoi certains aiment ça

Certaines personnes apprécient plus que d’autres ces expériences de frayeur et le rush qui les accompagne. Peut-être faites-vous partie de ces gens qui regardent des films d’horreur tout au long de l’année ou qui recherchent des sports de l’extrême ou encore des activités à risque.

Psychopathe ! Pxhere

Une constatation est en train d’émerger: notre chimie cérébrale sous-jacente serait aussi responsable des différences existant entre les individus prenant plaisir à avoir peur et les autres. Les travaux de David Zald et de ses collègues à l’université Vanderbild l’ont prouvé: en réponse à des situations qui donnent le frisson, les individus manifestent des réactions tout à fait diversifiées. La dopamine, nous le savons, se libère face à des contextes effrayants ou électrisants. Mais, chez les personnes déclarant raffoler de ce genre de situations, leur cerveau est dépourvu d’un «frein» réglant la libération de la dopamine et sa recapture par les neurones dans le cerveau.

Cela signifie une chose: c’est en raison de niveaux de dopamine plus élevés dans leur cerveau que ces individus éprouvent davantage de plaisir et de récompense face à des situations effrayantes ou à risque. Certains d’entre nous peuvent bien se recroqueviller peureusement rien qu’à entendre le nom du monstre des Griffes de la nuit, d’autres au contraire sentiront des bulles d’excitation monter en eux.

http://www.slate.fr

Trump, un «danger pour la démocratie», s’alarme un sénateur républicain


À la façon que vont les choses pour le gouvernement américain, on peut se demander combien de personnes vont rester tout au long du mandat de Donald Trump, s’il réussit à faire ses 4 ans, alors que la première année est remplis de scandale, mensonges, d’accusations souvent à tort etc ..
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Trump, un «danger pour la démocratie», s’alarme un sénateur républicain

 

«Nous ne devons jamais trouver normal l'affaiblissement de... (PHOTO AP)

«Nous ne devons jamais trouver normal l’affaiblissement de nos idéaux démocratiques», a notamment déclaré Jeff Flake, mardi.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Washington

Le sénateur républicain de l’Arizona Jeff Flake a livré mardi une charge solennelle contre le président Donald Trump, dénonçant dans un discours extraordinaire son «mépris flagrant de la vérité», et le dévoiement du parti républicain dans l’ère actuelle.

La gorge nouée, le sénateur de 54 ans, un conservateur considéré comme pragmatique sur de nombreux sujets comme l’immigration, a annoncé depuis l’hémicycle du Sénat, à la surprise générale, qu’il renonçait à briguer un nouveau mandat lors des élections législatives de novembre 2018.

Déclarant refuser d’être «complice» d’un pouvoir qu’il considère indigne, Jeff Flake a décrit pendant 17 minutes le «danger pour la démocratie» représenté par la présidence Trump.

«Nous ne devons jamais trouver normal l’affaiblissement de nos idéaux démocratiques», a déclaré le sénateur. «Les attaques personnelles, les menaces contre les principes, les libertés et les institutions, le mépris flagrant de la vérité et de la décence, les provocations dangereuses pour des raisons le plus souvent mesquines et personnelles».

«Nous devons arrêter de faire comme si le comportement de certains au sein du pouvoir exécutif était normal», a-t-il dit. «Il n’est pas normal», a martelé Jeff Flake, décrivant un comportement «dangereux, scandaleux et indigne».

Puis il s’est interrogé sur les enfants américains grandissant dans la période actuelle.

«Quand la prochaine génération nous demandera, « Pourquoi n’avez-vous rien fait? » Que répondrons-nous?» s’est-il demandé.

«Le silence peut s’assimiler à de la complicité», a-t-il résumé. «J’ai des enfants et petits-enfants à qui rendre des comptes».

«Je ne serai ni complice ni silencieux», a conclu le sénateur. «J’ai décidé que je serai plus à même de représenter les habitants de l’Arizona et de servir mon pays et ma conscience en me libérant des considérations politiques (…) qui me forceraient à bien trop de compromissions sur les principes».

Jeff Flake avait déjà critiqué la dérive de son parti sous l’emprise de Donald Trump, notamment dans un livre paru cet été et intitulé, en anglais, La conscience d’un conservateur.

Il avait lui-même été critiqué par Donald Trump en août et septembre, le milliardaire ayant encouragé une candidature rivale aux primaires de l’an prochain.

Mais jamais Jeff Flake n’était allé aussi loin, dénonçant non seulement le risque pour son parti mais pour la démocratie américaine.

Il ajoute ainsi ses critiques à celles de John McCain, son collègue de l’Arizona, et du sénateur du Tennessee Bob Corker, qui lui aussi dénonce vertement la personnalité du président américain depuis qu’il a annoncé qu’il quitterait le Congrès l’an prochain.

http://www.lapresse.ca

Psycho : les manipulations typiques en cas d’harcèlement sexuel


Il faut qu’un scandale arrive pour essayer de décortiquer un drame. Mieux comprendre les techniques que prennent les prédateurs sexuels pourrait peut-être permettre de mieux se protéger ou de reconnaitre une victime d’un prédateur
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Psycho : les manipulations typiques en cas d’harcèlement sexuel

Psycho : les manipulations typiques en cas d'harcèlement sexuel

Psycho : les manipulations typiques en cas d’harcèlement sexuel

Les prédateurs sexuels utilisent des méthodes très efficaces pour isoler, intimider, menacer la victime, puis banaliser la situation.

L’industrie du cinéma hollywoodien est en pleine tourmente depuis les accusations de harcèlement sexuel à l’encontre de Harvey Weinstein, un producteur de cinéma et l’un des hommes les plus puissants du milieu. Cet exemple parmi d’autres rappelle à quel point il est courant pour les hommes dans une position de pouvoir d’intimider les femmes de leur entourage. Mais quelles sont les stratégies utilisées par ces personnes pour manipuler leurs victimes ? La psychologue Melanie Greenberg s’est basée sur l’analyse des interviews, enregistrements et informations de la police pour expliquer les techniques des prédateurs sexuels sur le site Psychology Today.

Isoler

Le moyen le plus simple pour harceler une personne en toute « tranquillité » commence souvent par l’isolement. L’homme peut prétendre devoir s’arrêter chez lui pour prendre quelque chose, et finit par coincer sa victime dans un couloir en profitant de son avantage physique pour la dominer.

Banaliser

En cas de harcèlement sexuel, il arrive souvent que le prédateur essaye de minimiser la situation et qu’il se comporte comme s’il ne s’était rien passé. Ce type de stratégie pousse la femme à se demander si c’est elle qui exagère.

Culpabiliser

Les personnes qui pratiquent le harcèlement utilisent la culpabilité comme arme de manipulation. Il peut, par exemple, provoquer ce sentiment chez sa victime en lui faisant comprendre qu’elle lui doit des faveurs sexuelles par qu’il lui a donné du travail ou l’a aidée dans sa carrière.

Insister

L’insistance ne laisse pas d’autres options à la victime que de répondre fermement, voire brutalement, à des avances. Or, certaines femmes ne sont pas à l’aise avec ce type de réaction, et se retrouvent le dos au mur face à leur agresseur pour ne pas vouloir sembler malpolies.

Menacer

Les prédateurs sexuels utilisent leur pouvoir pour menacer de façon plus ou moins explicite leurs victimes, en leur faisant comprendre que leur refus implique des conséquences graves.

Intimider

Des études psychologiques ont prouvé que, lorsqu’on accorde un petit service à une personne, nous avons du mal à en refuser des plus importants. Un homme peut demander à une femme de lui faire un massage « en toute amitié » ou de rester juste quelques minutes dans sa chambre. Il en profite ensuite pour aller plus loin. La victime a du mal à refuser car elle a l’impression de n’accorder qu’un petit service.

http://www.santemagazine.fr

L’empoisonneur de petits pots pour bébé a avoué


C’est inquiétant de voir que des gens n’ayant pas toute leur tête faire des gestes qui peuvent être cruels envers les enfants. Heureusement, que l’homme qui voulait empoissonner des bébés avec des petits pots conçu pour eux a été arrêter et que les pots ont été saisis à temps
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L’empoisonneur de petits pots pour bébé a avoué

 

© epa.

Un quinquagénaire allemand soupçonné d’avoir empoisonné des pots pour bébé et menacé de faire de même sur d’autres produits alimentaires distribués en Allemagne et en Europe, dans le but d’obtenir une rançon, est passé aux aveux samedi.

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© epa

« Le maître-chanteur présumé a reconnu les accusations relevant du pénal au cours de sa comparution devant le tribunal de Ravensbourg » et dit n’avoir pas mis dans les rayons de supermarchés d’autres produits alimentaires empoisonnés, ont déclaré les autorités allemandes dans un communiqué publié dans la soirée.

Menaces et rançon

Plus tôt dans la journée, la police de Constance et le parquet de Ravensbourg, dans le sud-ouest de l’Allemagne, avaient annoncé avoir interpellé la veille, près de Tübingen, cet homme de 53 ans, dont le nom n’a pas été révélé.

La chasse à l’homme avait été rendue publique jeudi, quand les autorités avaient dit rechercher activement un maître-chanteur non identifié qui menaçait d’empoisonner une vingtaine de produits de supermarché si on ne lui versait pas une rançon de plusieurs millions d’euros.

Ethylène glycol

Pour montrer son sérieux, ce dernier avait donné des indications ayant permis la saisie dans des commerces de Friedrichshafen (sud) de cinq pots pour bébé contenant de l’éthylène glycol, un produit présent dans les antigels et les liquides de freinage pouvant s’avérer mortel en cas d’ingestion en quantités importantes et en l’absence de traitement médical.

Grâce au visionnage de la vidéosurveillance des magasins où les pots pour bébé avaient été saisis, la police avait pu obtenir des images montrant clairement le visage du suspect, reprises par les médias.

Les enquêteurs avaient reçu des centaines d’appels de consommateurs inquiets mais aussi de personnes ayant donné des indices qui ont permis d’identifier l’homme de la vidéo.

Troubles psychologiques

Décrit comme « excentrique », le quinquagénaire souffre de « troubles psychologiques », a expliqué Uwe Stürmer, responsable de la police de Constance.

http://www.7sur7.be/

Non, l’apocalypse nucléaire n’est pas plus probable que pendant la Guerre froide


L’horloge de l’apocalypse est passée le 26 janvier 2017 avec Donald Trump comme président des États-Unis, les armes nucléaires, réchauffement climatique, etc. Peut-on craindre à l’apocalypse de la fin du monde ? Selon le site Human Progress, le monde n’ira pas, du moins pour le moment vers une menace nucléaire … Enfin l’avenir sera là pour affirmer ou non s’ils ont raison
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Non, l’apocalypse nucléaire n’est pas plus probable que pendant la Guerre froide

 

Atomic cloud over Hiroshima, taken from "Enola Gay" flying over Matsuyama, Shikoku | 509th Operations Group via Wikimedia CC License by

Atomic cloud over Hiroshima, taken from « Enola Gay » flying over Matsuyama, Shikoku | 509th Operations Group via Wikimedia CC License by

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Human Progress

Selon l’horloge de la fin du monde, l’humanité n’est plus qu’à 2 minutes de sa destruction. Faut-il relativiser cette menace?

 

Human Progress est un site internet qui remplit une mission difficile face au scepticisme ambiant. Nous convaincre que, selon la formule hollandienne, «ça va mieux», en tout cas dans certains domaines vus sous certains aspects. Chiffres à l’appui, les auteurs du site montrent par exemple que moins d’enfants souffrent de la famine, que plus de gens ont accès à la lumière ou à internet…

Et ça n’est pas tout. Parmi ces bonnes nouvelles, l’une nous concerne tous: selon le site, la probabilité d’une destruction mutuelle assurée de l’humanité par les puissances opposées serait plus faible que lors des pics de tension qui remontent à la Guerre froide. Ce message vient contredire l’appréciation que fait la célèbre «Horloge de la fin du monde» sur la situation internationale. Le 26 janvier 2017, les aiguilles de cette horloge, mise à jour par des scientifiques américains, est passée à 23 heures 57 minutes et 30 secondes, signifiant que, symboliquement, le monde n’était plus qu’à 2 minutes 30 de sa destruction.

Évolution de l’heure sur l’horloge de la fin du monde au fil des ans via Wikimedia CC

Pour relativiser l’imminence de ce risque, le site Human Progress s’appuie sur deux courbes, celles de l’évolution du nombre de têtes nucléaires détenues par la Russie et par les États-Unis depuis le début de la course à l’armement entre les deux grandes puissances du siècle précédent. Or la décrue s’est amorcée aux Etats-Unis dès les années 1960, alors qu’en Russie, le démantèlement de l’URSS en 1991 enclenche à son tour le mouvement de chute, très rapide.

Source: Human Progress

Le dernier décompte de la fédération des scientifiques américains, datant du début d’année, porte le nombre de têtes nucléaires américaines à 4.000, et celui de la Russie à 4.490. c’est donc un véritable paradoxe: ces quelques milliers de têtes sont certes largement suffisantes pour causer des dégâts irrémédiables à l’humanité… mais l’URSS avait dix fois plus de ces armes (40.149 têtes) en 1986! Et les États-Unis, plus de 31.000 en 1967.

«Personne ne peut prédire le futur, met en garde le site, mais un peu de perspective historique suggère que la menace d’une apocalypse nucélaire est plus éloignée que l’horloge de la fin du monde ne l’affirme.»

La bonne nouvelle doit elle-même être mise en perspective. Entrée en service après-guerre pour mesurer en priorité la prolifération des armes nucléaires, l’horloge a depuis pris en compte des menaces de différentes natures, en particulier le changement climatique et le regain de doctrines nationalistes dans plusieurs pays.

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Votre cœur est-il raciste?


Une étude qui examine le coeur lors d’une situation qui pourrait expliquer pourquoi, qu’il y a plus de victimes chez les noirs, mais le stress émotionnel peut aussi affecter notre jugement pour d’autres occasions
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Votre cœur est-il raciste?

 

Campagne Benetton, mars 1996

Campagne Benetton, mars 1996

Repéré par Peggy Sastre

Quand notre cœur fait boum, c’est là que les risques d’une erreur de jugement sont les plus élevés.

Selon une étude publiée dans Nature Communications, les battements de notre cœur peuvent renforcer des préjugés racistes –inconscients ou non– lorsque nous faisons face à un potentiel danger. Plus précisément, lorsque notre cœur se contracte pour propulser le sang dans notre organisme, c’est là que nous avons le plus de chances de laisser parler nos biais, en croyant par exemple qu’un individu noir porte forcément une arme.

Des recherches qui s’inscrivent dans la droite ligne des travaux de deux de ses co-auteurs,Hugo D. Critchley et Sarah N. Garfinkel, qui avaient précédemment montré que pendant la systole –une contraction des chambres du cœur–, l’organe ne se contente pas d’injecter du sang dans notre corps, il envoie aussi tout un tas de messages au cerveau. Des signaux, en particulier, relatifs à la peur et à notre gestion inconsciente des menaces.

Ruben T. Azevedo, autre co-auteur de l’article, précise:

«Si notre étude se focalise sur les préjugés dont sont victimes les Noirs, et dont les conséquences sont si souvent tragiques au quotidien, il est tout à fait possible qu’elle puisse s’appliquer à d’autres situations. En cas d’excitation physique et émotionnelle, comme lors d’une situation très stressante, des battements de cœur plus rapides et plus forts pourraient augmenter la probabilité de croire réelle une menace inexistante, et de mener à des erreurs de jugement.»

L’hormone du stress

En l’espèce, les participants (tous blancs) à l’étude devaient déterminer si la personne –noire ou blanche– dont la photo défilait sous leurs yeux avait un téléphone ou un pistolet dans sa main. Lorsque le choix s’effectuait pendant la systole, et non pendant la diastole, les volontaires ont eu 10% de chances supplémentaires de croire le noir armé, alors qu’il ne l’était pas. Des conclusions confirmant d’autres expériences menées en laboratoire sur des étudiants et des policiers et prouvant combien les erreurs de jugements nées des préjugés raciaux peuvent être mortelles, vu que les individus sont bien plus susceptibles de se tromper sur l’objet qu’un noir a dans la main –confondre un revolver et une clé à molette, par exemple–, avant de lui tirer dessus pour se préserver d’une menace illusoire.

Dans le cerveau, il suffit qu’un Blanc aperçoive furtivement le visage d’un Noir pour que ses neurones s’affolent, une réaction propre au «système de signalement de la peur» se manifestant notamment par une augmentation de l’activité de l’amygdale. Un phénomène qui a tout du cercle vicieux, tant le cortisol –l’hormone du stress– a tendance non seulement à exacerber notre vigilance à de potentielles menaces, mais diminue aussi notre capacité à nous raisonner, c’est-à-dire à contrôler et modérer l’effet de nos préjugés sur nos pensées et nos actions.

Une panique dont on ne connaît que trop les effets délétères. Aux États-Unis, on estime aujourd’hui que les noirs non armés ont jusqu’à deux fois plus de risque de se faire tuer par la police que leurs compatriotes blancs.

http://www.slate.fr/

Une professeure de Californie forcée de se cacher après une tirade anti-Trump


Déjà qu’être professeur n’est pas une profession facile, si en plus, ils risquent de menaces, de violences pour leur propos politique avec Donald Trump, c’est la loi du silence qui va régner pour eux
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Une professeure de Californie forcée de se cacher après une tirade anti-Trump

 

Donald Trump... (PHOTO DON EMMERT, AFP)

Donald Trump

PHOTO DON EMMERT, AFP

Agence France-Presse
LOS ANGELES

 

Une professeure d’université californienne, qui avait dit à ses étudiants que l’élection de Donald Trump était «un acte de terrorisme», vit cachée depuis que ses commentaires ont déclenché une série de violentes critiques et des menaces de mort.

Olga Cox, professeure associée de psychologie à l’université Orange Coast College de Costa Mesa, en banlieue de Los Angeles, a dû quitter la Californie après qu’une vidéo de sa tirade – secrètement enregistrée par l’un de ses étudiants – a été postée sur Facebook, déclenchant un raz-de-marée de critiques et menaces, selon le quotidien local Orange County Register.

Le syndicat qui représente Mme Cox a indiqué que l’enseignante et l’université avaient reçu plus de 1000 courriels et que Mme Cox avait également fait l’objet d’appels de menaces.

«Tu veux le communisme, va à Cuba (…), essaie de l’amener en Amérique et on te mettra une balle en pleine face», disait l’un d’eux, selon le président du syndicat Rob Schneiderman.

Selon lui, un autre courriel décrivait Cox comme une «cinglée» et promettait de diffuser son adresse.

Dans la vidéo publiée par les Jeunes républicains de l’établissement le 6 décembre, Mme Cox comparait l’élection du magnat de l’immobilier à «un acte de terrorisme» et critiquait les membres sélectionnés pour son gouvernement ainsi que le vice-président élu Mike Pence.

«Notre nation est divisée. Nous avons été agressés. C’est un acte de terrorisme», disait-elle aux étudiants.

«L’une des choses les plus terrifiantes pour moi et les gens autour de moi c’est que ceux qui sont à l’origine de cette agression se trouvent parmi nous», ajoutait-elle.

Beaucoup d’étudiants ont jugé ces commentaires offensants et l’association des Jeunes républicains a fait circuler une pétition pour demander son renvoi.

Lundi, plusieurs centaines d’étudiants et employés de l’université se sont rassemblés sur le campus pour lui apporter leur soutien, portant des panneaux en faveur de la liberté d’expression.

«Ça n’a rien à voir avec la liberté d’expression», a rétorqué l’un des étudiants qui s’opposent à elle, Vincent Wetzel, dans le Register, assurant que c’est «une enseignante qui abuse de sa profession», ajoutant que par ailleurs Mme Cox est une «bonne professeure».

Le syndicat d’enseignants a de son côté fait savoir que l’étudiant qui a enregistré Cox en cachette pourrait faire l’objet de poursuites, car cet enregistrement enfreint selon eux le code de conduite des étudiants.

Mme Cox devrait reprendre ses cours après les vacances de fin d’année. Des représentants de l’université et du syndicat n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de l’AFP.

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Le Saviez-Vous ► «Ghostwach», le faux documentaire d’Halloween qui a traumatisé l’Angleterre


En 1992, l’Angleterre à été traumatisé par un faux documentaire de fantôme au temps de l’Halloween. Ils croyaient que tout était vrai …
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«Ghostwach», le faux documentaire d’Halloween qui a traumatisé l’Angleterre

 

Repéré par Grégor Brandy

Quand les téléspectateurs sont persuadés de regarder la réalité, alors que tout n’est que fiction…

Vous avez probablement déjà entendu parler de l’histoire autour de La Guerre des Mondes et de son adaptation radio diffusée par Orson Welles le 30 octobre 1938, qui aurait causé un vent de panique un peu partout aux États-Unis, alors que les Américains étaient persuadés d’entendre un vrai journal et s’attendaient à l’arrivée des extraterrestres. Si cette histoire relève plus de la légende urbaine que des faits, il y a bien une autre histoire fausse qui a traumatisé une population. Pour de vrai.

Le site Mental Floss revient dans un article passionnant et détaillé sur un faux documentaire diffusé le 30 octobre 1992 sur la BBC.

«Après avoir déclenché plus de 20.000 appels, un accouchement, et des milliers de lettres enragées, l’équivalent du CSA britannique a convoqué une audition. Le 27 juin 1995, ils ont déterminé que les producteurs de “Ghostwatch”, avait délibérément “cultivé une sensation de menace”. En d’autres termes, la BBC avait été reconnue coupable d’avoir fait bien flipper onze millions de personnes.»

Ce soir-là, la chaîne britannique avait diffusé un mockumentaire sur une famille vivant dans une maison apparemment hantée où un fantôme refusait de partir et terrorisait la famille. Histoire de faire les choses bien, les producteurs avaient fait venir des animateurs familiers pour présenter le programme, et seul un des crédits indiquait que l’émission avait été écrite par un scénariste.

Au fur et à mesure de la soirée, on apprenait que Pipes (le nom du fantôme) était en fait probablement celui d’un homme dérangé, lui-même hanté par le fantôme d’un tueur d’enfants du XIXe siècle.

Au fur et à mesure, Pipes devient plus effrayant et dangereux, jusqu’à ce qu’une présentatrice «disparaisse dans le vide sanitaire sous les escaliers pendant qu’un expert en paranormal annonçait que les téléspectateurs venaient d’assister à une séance de spiritisme collective qui venait d’enhardir un peu plus Pipes. À la fin de l’émission, Michael Parkinson, un présentateur alors en studio était apparemment possédé par l’esprit du fantôme».

Autant dire que tout le monde n’a pas bien vécu cette histoire, visiblement persuadé que ce qui venait de se passer était réel. Quelques heures plus tard, la BBC prévient ses téléspectateurs que tout ceci était fiction. Trop tard. Tout le monde tombe sur la chaîne britannique –dont ses propres experts– et l’émission doit faire face aux conséquences sur son ambigüité.

Dix-huit mois après, un rapport publié dans le British Medical Journal évoque deux cas de stress post-traumatique chez des enfants de 10 ans à cause de cette émission. D’autres médecins évoquent eux aussi des cas similaires. Plus grave, un jeune adulte se suicide quelques jours après, et ses parents accusent «Ghostwatch» d’avoir joué un rôle.

L’émission annonçait en un sens le succès à venir de programmes similaires, comme Le Projet Blair Witch ou Paranormal Activity.

«Si ces films n’ont pas eu pour autre conséquence que des envies de vomir chez certains spectateurs, “Ghostwatch” a parfaitement combiné la crédibilité de la BBC avec une histoire de fantômes efficace pour créer une expérience que l’on ne dupliquera probablement jamais. Non pas que la BBC veuille la recréer. Depuis sa première diffusion, le programme n’a jamais été rediffusé au Royaume-Uni.»

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Inde : un pigeon placé en détention pour avoir transporté une lettre de menace


L’inde a raison de prendre la menace au sérieux, cependant mettre dans une vraie prison un pigeon, c’est excessif .. Surtout que le pigeon est innocent sur toute la ligne
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Inde : un pigeon placé en détention pour avoir transporté une lettre de menace

 

Un couple de pigeons./Photo d'illustration DDM

Un couple de pigeons./Photo d’illustration DDM

Un détenu pour le moins surprenant occupe actuellement une cellule de la prison de Pathankot, en Inde. En effet, comme le rapporte Ouest-France qui cite une déclaration de l’inspecteur de police Rakesh Kumar, un pigeon a été arrêté pour avoir transporté une lettre de menaces !

Une menace prise au sérieux par l’Inde

Le volatile portait un message en ourdou accroché à sa patte lorsqu’il a été attrapé par la police des frontières, entre l’Inde et le Pakistan. Il était écrit sur le papier :

 « Modi (le Premier ministre indien), nous ne sommes plus les mêmes personnes qu’en 1971. Maintenant chaque enfant est prêt à combattre l’Inde ».

De plus, la lettre était signée par le groupe jihadiste Lashkar-e-Taiba, instigateur des attentats de Bombay en 2009. Le gouvernement indien considère cette déclaration comme une menace ouverte car des insurgés pakistanais ont attaqué la base de Pathankot en janvier dernier, faisant sept morts. Par mesure de précaution, le pigeon a donc été placé en détention en attendant d’en savoir plus sur l’affaire.

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Trump a dit à propos des femmes: «Il faut les traiter comme de la merde» et 140 autres inepties du candidat républicain


Comment les Américains peuvent vouloir un tel homme, entêté, menteur, misogyne, raciste, contradictoire, prétendre que l’arme nucléaire devrait être utilisée pour certains conflits, Comment il pourrait devenir le présidant des États-Unis alors qu’il manque totalement de civisme dans ses propos. S’il est élu Président, il sera sans doute le pire Président que les USA auront eu de leur histoire
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Trump a dit à propos des femmes: «Il faut les traiter comme de la merde» et 140 autres inepties du candidat républicain

 

Un masque représentant Donald Trump dans le «Trump Museum» de Cleveland, le 19 juillet 2016 | William EDWARDS/AFP

Un masque représentant Donald Trump dans le «Trump Museum» de Cleveland, le 19 juillet 2016 | William EDWARDS/AFP

Chris Kirk et Ian Prasad Philbrick et Gabriel Roth

Traduit par Nora Bouazzouni

Monde

Combien de fois Donald Trump s’est-il disqualifié de la course au poste le plus important au monde? À vous de juger.

Le Parti républicain a désigné mardi 19 juillet au soir Donald Trump comme candidat à la Maison Blanche. Cela fait treize mois qu’il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle et qualifié, dans le même discours, les immigrés mexicains de violeurs. Le flot continu de ses absurdités et de ses insultes a fini par nous rendre presque indifférents. Car nous avons beau savoir que Trump est raciste, misogyne, autoritaire et narcissique, difficile de se rappeler tout ce qu’il a pu faire et dire, et qui le disqualifie d’entrée du poste qu’il brigue désormais avec le soutien du Grand Old Party.

Nous avons donc dressé la liste de tout ce qui fait de Donald Trump un candidat inacceptable à la présidence des États-Unis. Que ce soient des propositions politiques qui ne devraient même pas donner lieu à débat, telle que la torture comme mesure punitive, ou des insultes, comme celle adressée à Rosie O’Donnell. Pris à part, chacun des éléments de cette liste ne disqualifie pas forcément Trump, mais leur cumul est éloquent.

Avertissement: Donald Trump se contredit souvent. Les opinions politiques répertoriées dans cette liste ici ne reflètent pas forcément son point de vue actuel. À vous de décider si vous trouvez ça rassurant.

1. A dit qu’il forcerait l’armée à commettre des crimes de guerre.

2. A dit à propos des femmes: «Il faut les traiter comme de la merde.»

3. A proposé la création d’une base de données destinée à surveiller les musulmans qui vivent aux États-Unis.

4. A dit que les femmes qui avortent devraient être punies.

5. A dit qu’un juge né aux États-Unis ne pouvait être impartial en raison de son «héritage mexicain».

6. A appelé à l’interdiction pour les musulmans d’entrer sur le territoire américain.

7. A prôné l’assassinat des familles de terroristes.

8. A promis l’expulsion de citoyens américains dont les parents sont entrés illégalement sur le territoire, ce qui constituerait une violation du 14e amendement.

9. A recommandé le waterboarding en guise de châtiment, même si cela ne mène pas à l’obtention de renseignements, parce que, «de toute façon, ils le méritent».

10. A recommandé la fermeture de toutes les mosquées.

11. A expliqué les agressions sexuelles au sein de l’armée par le fait qu’on «mélange les femmes et les hommes».

12. Fraternise avec des suprémacistes blancs avérés sur Twitter.

13. A proposé que les États-Unis réduisent leur dette en ne la remboursant pas entièrement.

14. S’est moqué du handicap d’un journaliste.

15. A insinué à plusieurs reprises que le président Obama était sans doute musulman.

16. A qualifié le réchauffement climatique de canular inventé par «les Chinois» pour des raisons de compétitivité.

17. S’est déclaré favorable à l’utilisation de la torture.

18. A défendu l’internement des Nippo-Américains par le président Franklin Delano Roosevelt.

19. A exhorté ses sympathisants à frapper les opposants venus à ses rassemblements pour protester.

20. A réagi après le meurtre de quarante-neuf personnes dans une boîte de nuit gay à Orlando en tweetant: «Ravi d’avoir eu raison au sujet du terrorisme islamiste.»

21. A refusé de produire sa déclaration d’impôt durant la campagne.

22. Ignorait la signification du terme «Brexit» jusqu’à un mois avant le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

23. A dénigré la carrière militaire du sénateur John McCain parce qu’il a été capturé par des Nord-Vietnamiens.

24. A qualifié les manifestations de la place Tian’anmen d’émeutes, et ajouté que la réaction du gouvernement chinois était une «démonstration de force».

25. Ne connaît pas le nombre d’articles dans la Constitution.

26. A indiqué que des sympathisants qui ont attaqué un SDF hispanique étaient «des passionnés» qui «aiment leur pays».

27. A dit: «Je pourrais me planter au milieu de la Cinquième avenue et tirer sur quelqu’un, que ça ne me ferait pas perdre d’électeur.»

28. Refuse de vendre une seule des 500 entreprises qui lui appartiennent s’il est élu, ce qui créerait des conflits d’intérêts sans précédent.

29. A dit à une avocate qui a demandé à prendre une pause afin de tirer son lait maternel qu’elle était «dégoûtante».

30. A qualifié les immigrés mexicains de violeurs.

31. A insinué qu’il pourrait refuser de servir en tant que président s’il était élu.

32. Ne paie pas ses factures.

33. A affirmé avoir fait don de 102 millions de dollars à des œuvres de charité, bien qu’aucun journaliste n’en a trouvé la preuve.

34. A dit que ses employées devraient «peut-être» songer à écourter leur congé maternité ou bien elles risqueraient d’être remplacées.

35. A dit de la modératrice politique Megyn Kelly qu’elle avait «du sang qui sortait de son… je-ne-sais-où».

36. A proposé de modifier les lois sur la diffamation afin de faciliter les poursuites judiciaires à l’encontre des médias.

37. A dit: «Peu importe ce que [les médias] écrivent, du moment que ça a un joli petit cul ferme.»

38. A parlé de «l’Indienne» et «Pocahontas» au sujet de la femme politique Elizabeth Warren.

39. A fondé l’université Trump, qu’un ancien employé qualifie de «stratagème frauduleux visant les personnes âgées ou sans éducation».

40. A retweeté des statistiques bidons qui gonflaient démesurément le nombre d’homicides commis par des noirs sur des blancs.

41. A répété la phrase d’une sympathisante qui traitait Ted Cruz de «fiotte» (NDT: «pussy» en VO, mot d’argot qui désigne le sexe féminin).

42. S’est vanté de la taille de son pénis lors d’un débat entre les candidats à la primaire républicaine.

43. A empêché des journalistes ayant signé des articles négatifs d’assister à ses rassemblements de campagne.

44. A dit à une candidate participant à l’émission «Celebrity Apprentice»: «Ça doit être un joli tableau, de vous voir vous mettre à genoux.»

45. A engagé un nombre suspect de conseillers ayant travaillé pour Vladimir Poutine.

46. A remis en cause la citoyenneté américaine du président Obama, donnant ainsi une vitrine aux «birthers» (NDT: de «birth», naissance en VF, désigne les opposants à Obama persuadés qu’il a falsifié son certificat de naissance).

47. A spéculé sur la future poitrine de sa fille de 1 an.

48. A affirmé avoir vu des milliers de musulmans dans le New Jersey célébrer les attentats du 11 septembre 2001.

49. N’a pas immédiatement désavoué le soutien de David Duke, un cadre du Ku Klux Klan.

50. A affirmé que des musulmans américains connaissaient les intentions du tueur d’Orlando et des terroristes de San Bernardino.

51. A fait l’éloge du dictateur nord-coréen Kim Jong-un.

52. A fait affaire à plusieurs reprises avec des figures liées au crime organisé.

53. S’est prononcé en faveur du pillage des ressources pétrolières en Irak, en Libye et dans les autres pays pétroliers envahis par les États-Unis, contrairement aux règles inscrites dans la Convention de Genève.

54. A reversé à des membres de sa famille ainsi qu’à des entreprises lui appartenant de l’argent destiné à sa campagne.

55. A proposé de retirer la gratuité de l’enseignement public aux élèves les moins studieux.

56. A refusé d’écarter le recours aux armes nucléaires dans la lutte contre Daech.

57. Est son propre consultant principal sur la politique étrangère.

58. A donné les noms d’anciens élèves qui ont critiqué l’université Trump et les a menacés.

59. A commis sur son épouse de l’époque, Ivana, ce qu’elle a décrit dans une déposition comme un viol, avant d’affirmer, plus tard, qu’elle ne parlait pas littéralement.

60. A affirmé avoir donné 1 million de dollars à des organisations regroupant des vétérans, aucune n’ayant reçu l’argent jusqu’à ce que des journalistes enquêtent sur le sujet.

61. S’est moqué d’une ancienne Miss Univers parce qu’elle avait pris du poids.

62. A refusé de s’occuper de ses enfants, affirmant qu’un mari qui change des couches «joue le rôle de la femme».

63. A montré du doigt un sympathisant noir en disant: «Oh, regardez mon Afro-Américain là-bas!»

64. A dit: «Si Ivanka n’était pas ma fille, je sortirais peut-être avec elle.»

65. A fait retirer des publicités qui affirmaient que «le casier judiciaire des Indiens Mohawk est bien rempli» et qui visaient à protéger ses casinos de la concurrence.

66. A proposé la construction d’un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique afin d’empêcher l’immigration.

67. Conservait un recueil des discours de Hitler dans un placard près de son lit.

68. A fait l’éloge de Saddam Hussein pour sa capacité à tuer les terroristes.

69. A posté sur Facebook un lien soutenant la théorie conspirationniste selon laquelle le gouvernement Obama aurait soutenu activement al-Qaida en Irak.

70. A affirmé plusieurs fois, à tort, s’être opposé à la guerre en Irak.

71. A menacé Amazon de représailles pour la couverture médiatique négative parue dans le Washington Post.

72. A inscrit sur la liste de ses délégués pour la Californie le chef de l’American Freedom Party, un parti nationaliste blanc.

73. N’a pas compris l’expression «triade nucléaire» lors d’un débat entre les candidats à la primaire républicaine.

74. A affirmé qu’il n’y avait pas de «véritable assimilation» des familles de «deuxième et troisième générations» originaires du Moyen-Orient.

75. S’est réjoui de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne car une dévaluation de la livre sterling serait bon pour son terrain de golf en Écosse.

76. Avait réclamé la peine de mort pour les Central Park Five, cinq adolescents condamnés à tort de viol et d’agression puis blanchis.

77. A tweeté une image postée à l’origine par un compte de suprémacistes blancs représentant une étoile de David sur fond de billets.

78. A insinué que Bill et Hillary Clinton seraient responsables de la mort de Vince Foster, conseiller de la Maison Blanche.

79. A estimé que la décision de mettre Harriet Tubman sur les billets de 20 dollars était du «pur politiquement correct».

80. A dit de Carly Fiorina, ex-candidate à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016: «Regardez-moi cette tête! Qui voterait pour ça? Vous imaginez que ce soit ça, le visage de notre nouveau président?»

81. A défendu Corey Lewandowski, son chargé de campagne de l’époque, après qu’il a vigoureusement agrippé une journaliste.

82. A dit qu’il espérait une crise du marché immobilier.

83. Est convaincu que le monde serait «100% meilleur» si Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi étaient toujours au pouvoir.

84. A refusé de condamner des attaques antisémites contre des journalistes.

85. A proposé d’expulser 11 millions de sans-papiers vivant aux États-Unis.

86. A refusé qu’une employée prenne les commandes de repas des visiteurs de la tour Trump parce qu’il ne la trouvait pas assez séduisante.

87. A proposé que l’on contraigne le Mexique à payer pour la construction d’un mur sur la frontière.

88. A tenté de courtiser l’électorat juif en leur servant des stéréotypes antisémites comme l’argent, l’influence ou les affaires.

89. A félicité une candidate à Miss Univers en l’embrassant sur la bouche, un geste qu’elle a trouvé «dégoûtant» et «inapproprié».

90. A demandé à son service de sécurité de confisquer les manteaux de ses détracteurs puis de les «jeter dehors, dans le froid».

91. A gagné des millions grâce à la faillite de casinos en déplaçant la dette sur les investisseurs.

92. A affirmé, à tort, que le président Obama avait «souhaité ses vœux pour Kwanzaa, mais pas pour Noël» (NDT: Kwanzaa est une fête célébrée par les Afro-Américains du 26 décembre au 1er janvier).

93. A dit que «les réfugiés tentaient de recruter nos enfants» en leur expliquant «à quel point l’islam est merveilleux».

94. A tenté de mettre en place un partenariat d’investissement avec Mouammar Kadhafi.

95. A déboursé 12.000 dollars pour un casque et un maillot dédicacés par le joueur de football américain Tim Tebow lors d’une vente de charité en se servant dans les contributions faites à la fondation Trump.

96. A tweeté: «Les meilleurs bols de tacos sont à la Trump Tower Grill. J’adore les hispaniques!»

97. A répété et approuvé une histoire inventée selon laquelle un commandant américain aurait ordonné l’exécution d’insurgés musulmans avec des balles trempées dans du sang de cochon.

98. A vendu, par l’intermédiaire de l’université et de l’institut Trump, des cours plagiant largement des documents existants.

99. S’est déclaré quatre fois en situation de faillite.

100. A estimé que le massacre perpétré dans une boîte de nuit gay d’Orlando aurait pu être évité si les clients avaient été armés.

101. A affirmé, de façon erronée, que Ferguson (Missouri) et Oakland (Californie)«faisaient partie des villes les plus dangereuses du monde».

102. A insinué que le père du sénateur Ted Cruz était impliqué dans l’assassinat du président John F. Kennedy.

103. A été partie civile dans au moins 1.900 procès et défendeur dans 1.450.

104. A traité Rosie O’Donnell de «grosse truie».

105. A tweeté: «Notre super président afro-américain n’a pas vraiment eu une influence positive sur les voyous qui détruisent gaiement Baltimore sans se cacher!»

106. A donné, pendant un discours, le numéro de téléphone personnel du sénateur Lindsey Graham.

107. A inscrit sur sa liste de cinq conseillers en politique étrangère deux énergumènes anti-Charia.

108. A estimé que les militants du mouvement Black Lives Matter «cherchent les ennuis».

109. A affirmé que l’armée américaine devrait se retirer du Japon et de la Corée du Sud etles laisser se défendre avec l’arme nucléaire.

110. A parqué dans des «enclos» les journalistes qui couvraient sa campagne électorale.

111. A insulté 239 candidats, journalistes, organisations, pays, politiciens en exercice et célébrités sur Twitter.

112. A affirmé qu’un projet de loi de dépenses fédéral servait à «financer Daech».

113. A proposé de s’autodésigner représentant au Commerce des États-Unis.

114. A menacé de «tout balancer» sur un scandale indéterminé concernant la femme de Ted Cruz, Heidi.

115. A proposé que la Chine assassine Kim Jong-un.

116. A suggéré que les alliés des États-Unis devraient payer pour la protection militaire américaine.

117. A tenté de saisir et détruire au bulldozer la maison d’une veuve à Atlantic City (New Jersey).

118. A dit: «Je pense que l’islam nous déteste.»

119. A proposé de taxer à 35% l’importation de véhicules fabriqués au Mexique, ce qui constituerait une violation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

120. A rapporté, de manière erronée, que certaines personnes avaient suggéré une minute de silence pour Micah Johnsnon, auteur présumé de la fusillade qui a coûté la vie à cinq policiers à Dallas.

121. A dit qu’Hillary Clinton s’était «fait empapaouter» par Obama en 2008.

122. A proposé de mettre fin aux zones sans armes.

123. A créé au moins quinze entreprises commerciales qui ont mis la clé sous la porte.

124. A suggéré un droit de douane de 45% sur les exportations chinoises.

125. A dit «7-Eleven» en voulait parler du 11-Septembre (NDT: les 7-Eleven sont des commerces de proximité implantés notamment aux États-Unis et les Américains disent «nine eleven» pour parler du 11-Septembre).

126. A fait l’éloge du conspirationniste Alex Jones, lui promettant qu’il «ne le laisserai[t] jamais tomber».

127. A affirmé que «le mouvement des birthers a été lancé par Hillary Clinton en 2008».

128. Estime qu’il «s’entendrai[t] très bien» avec Vladimir Poutine.

129. A dit que Mitt Romney se serait «mis à genoux» pour obtenir un soutien.

130. A prétendu être son propre attaché de presse.

131. A accusé Hillary Clinton de «jouer la carte féminine».

132. A affirmé, à tort, détenir «à 100%» la «plus grosse entreprise vinicole de la côte est».

133. A dit: «Si et quand le Vatican sera attaqué par Daech […], le pape s’en voudra de ne pas avoir prié pour que Donald Trumpa soit élu président.»

134. A décrit le leitmotiv de son administration comme «L’Amérique avant tout».

135. A remis en cause la religion d’Hillary Clinton.

136. A engagé un majordome qui estime que le président Obama devrait être «pendu pour trahison».

137. A remis en cause l’appartenance de Ben Carson à l’Église adventiste du septième jour.

138. A remis en cause la foi du sénateur évangélique Ted Cruz.

139. A affirmé que les États-Unis «se font arnaquer» par les autres pays membres de l’Otan.

140. A poursuivi en justice un ancien assistant de campagne à qui il réclamait 10 millions de dollars pour violation d’un accord de confidentialité

141. Fait confiance à un médecin qui a qualifié ses analyses comme étant«incroyablement bonnes».

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