Plus de 10 grains de beauté sur le bras droit? Vous risquez un mélanome


Curieux que le nombre de grains de beauté sur le bras droit pourrait être un indice pour un mélanome. Bien sur,en cas de doute, et ce, même s’il y a moins ou pas de grain de beauté, on peut toujours en parler au médecin
Nuage

 

Plus de 10 grains de beauté sur le bras droit? Vous risquez un mélanome

 

La présence de plus de 11 grains de beauté sur le bras droit permet de déduire... (Photothèque La Presse)

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

Agence France-Presse
Londres

 

La présence de plus de 11 grains de beauté sur le bras droit permet de déduire un risque accru de développer un mélanome, un type de cancer de la peau, indique lundi une étude du King’s College à Londres.

Selon cette étude publiée dans le British Journal of Dermatology, même si seulement entre 20% et 40% des mélanomes proviennent de l’évolution d’un grain de beauté, il est essentiel de parvenir à décompter le nombre total de grains de beauté sur le corps pour établir les risques de cancers de la peau.

Au total, 3694 femmes blanches ont participé à cette étude réalisée sur une période de huit ans au Royaume-Uni. Le nombre de grains de beauté de chacune a été décompté sur 17 zones différentes du corps. L’exercice a ensuite été reproduit sur 400 hommes et femmes ayant un mélanome.

«Nous avons démontré que compter plus de 11 grains de beauté sur le bras droit était associé avec un risque significatif d’avoir au total plus de 100 grains de beautés ce qui, en soi, est un indicateur fort du risque de mélanome», conclut cette étude.

«Cette évaluation clinique rapide doit être utilisée pour effectuer une estimation rapide du risque de mélanome», ajoute ce rapport qui invite les médecins généralistes à l’adopter afin que davantage de patients à risque soient suivis.

Le mélanome est un cancer très agressif dont la fréquence augmente très rapidement en Europe, notamment du fait de la mode du bronzage et qui touche plus de 13 000 personnes chaque année au Royaume-Uni.

En 2011, l’institut français de veille sanitaire (InVs) estimait que le nombre de mélanomes avait triplé entre 1980 et 2005 en France.

Les dernières statistiques publiées par l’Institut national français du Cancer (INCa) font état de 11 176 nouveaux cas estimés et 1672 décès en 2012.

Les personnes à peau claire ou aux nombreuses tâches de rousseur ont davantage de risques de cancer cutané lors de l’exposition au soleil.

Le syndicat national français des dermatologues (SNDV) recommande d’éviter le soleil entre 12 et 16h et de se protéger à l’aide de vêtements et d’un chapeau, et de crème solaire haute protection, en pensant à couvrir plus particulièrement les jeunes enfants. Il déconseille, en outre, les cabines de bronzage.

Le cancer de la peau le plus fréquent n’est toutefois pas le mélanome mais le carcinome, généralement moins grave, qui survient plus souvent sur des zones découvertes du corps (tête et cou) et après 50 ans.

http://www.lapresse.ca/

Allergies alimentaires, vaccins, groupe sanguin… 13 choses à savoir sur votre santé à l’âge adulte


Un petit aperçu des choses que nous devons savoir pour mieux gérer notre santé et répondre aux questions des médecins
Nuage

 

Allergies alimentaires, vaccins, groupe sanguin… 13 choses à savoir sur votre santé à l’âge adulte

 

 

Par Lindsay Holmes

 

Quand vous êtes enfant, la vie est simple. Vous devez faire la sieste à certaines heures. Vous pouvez manger des cochonneries sans qu’on vous en fasse le reproche. Sans oublier l’un des avantages les plus sous-estimés : ceux qui s’occupent de vous vous conduiront à vos rendez-vous.

Mais maintenant que vous êtes devenu adulte (même si vous n’avez pas encore l’impression de l’être), vous avez laissé derrière vous l’époque où vous ne vous souciiez pas de savoir quand vous aviez pris une douche ou vous vous étiez lavé les dents pour la dernière fois.Voici 13 choses que vous devez savoir sur votre santé maintenant que vous êtes sorti de l’enfance.

1. Votre groupe sanguin.

Vous êtes du groupe A? O? Le savoir vous permet d’appréhender votre état de santé. Comme le rapporte le Reader’s Digest, des études suggèrent qu’il existe un lien entre certains groupes sanguins et une légère augmentation des risques de maladies cardiaques, par exemple. Il est en outre important de garder ce type d’informations essentielles dans un coin de votre tête au cas où un médecin vous le demanderait.

2. L’activité physique que vous pratiquez.

Vous pratiquez la méthode Pilates? Du vélo dans une salle de sport? Du yoga? Le type de sport importe peu, du moment que vous faites de l’exercice. Cela permet non seulement de se maintenir en bonne santé physique, mais c’est également bon pour le moral. Selon des études, le sport (ne serait-ce qu’une petite balade) aurait une influence positive sur notre humeur, réduirait les risques de maladies cardiovasculaires et bien plus encore.

3. Vos antécédents familiaux.

Votre bagage génétique est une information cruciale pour mieux vous connaître et ainsi savoir à quels signes porter une attention particulière. Votre grand-mère a eu un cancer du sein? Votre oncle était toxicomane? Toute information est bonne à prendre, notamment si vous êtes à la recherche d’un nouveau médecin. Lors d’une première consultation, un professionnel de la santé vous demandera sans doute s’il y a eu des cancers, des maladies cardiaques ou des problèmes psychologiques dans votre famille. Alors, autant vous y préparer.

4. La détection des grains de beauté et les problèmes de peau.

On estime qu’environ 73 000 nouveaux cas de mélanomes, le plus grave des cancers de la peau, seront diagnostiqués en 2015. Les individus concernés sont de plus en plus nombreux chez les moins de 40 ans. Un dermatologue peut vous faire un bilan complet afin de vérifier qu’il n’y a aucun souci. Mieux vous connaîtrez votre corps, plus vous serez capable de remarquer un quelconque changement et de tirer le signal d’alarme.

5. La surveillance de votre tissu mammaire.

L’autopalpation est le meilleur moyen de dépister de manière précoce un cancer du sein. Selon l’American Cancer Society, il est conseillé de surveiller toute grosseur ou anomalie mammaire dès l’âge de 20 ans (précisons que les hommes doivent également faire attention à ces signes précurseurs, le cancer du sein pouvant toucher les deux sexes.)

6. Vos allergies.

Cela ne concerne pas uniquement les personnes victimes d’allergies sévères au printemps ou quand elles goûtent un nouveau plat. Il existe plusieurs niveaux de gravité. Qui plus est, certaines allergies apparaissent avec l’âge. La meilleure façon d’agir est de consulter de temps à autre un médecin afin de vérifier que votre système immunitaire supporte toujours le chat de votre colocataire ou le pollen dans l’air. Pour vous prémunir des allergies, mieux vaut être au fait des traitements disponibles et rester attentif à la nourriture ou tout ce qui peut provoquer chez vous une réaction allergique.

7. Ce qui vous détend quand vous êtes stressé.

Pour les uns, c’est un long jogging. Pour les autres, un coup de fil à leur mère. Ce qui vous soulage lorsque vous êtes stressé est aussi ce qui vous permet de vous sentir bien. Des études ont démontré que l’excès de stress pouvait entraîner des problèmes cardiaques ou d’autres soucis de santé. En panne d’idées? Jetez un œil à cette liste de conseils pour déstresser.

8. Vos carences en vitamines.

Vous pouvez vous sentir bien, même si votre corps est en manque de quelque chose. Des carences peuvent avoir des conséquences sérieuses. Un manque de fer, par exemple, peut être un signe d’anémie et les carences en vitamine D sont associées à des problèmes psychologiques. Consultez votre médecin pour vous assurer que vous ingurgitez suffisamment de vitamines, dans l’idéal au cours des repas. Dans le cas contraire, un complément alimentaire pourra vous être prescrit.

9. Le bon médecin.

L’attitude d’un médecin au chevet du patient est un élément clé dans le choix d’une personne de confiance. Si vous n’êtes pas détendu, il vaudra mieux trouver quelqu’un qui vous corresponde davantage et qui vous mettra à l’aise (au final, l’objectif est d’aller voir le médecin et non pas de l’éviter). Cela ne s’applique pas uniquement aux généralistes, mais également aux thérapeutes, gynécologues, dentistes, etc.

10. Vos allergies alimentaires.

Que la caféine ait des effets négatifs sur vous peut avoir l’air de la pire des injustices. Mais il est indispensable de savoir quelle est l’influence de ce genre de substances sur votre bien-être ou votre comportement. Il en va de même pour l’alcool. La vie d’étudiant n’a (malheureusement) qu’un temps. Le moment est venu pour vous de connaître vos limites.

11. Une connaissance de base de l’assurance maladie.

CPAM, franchise, déduction: à elle seule, cette terminologie peut vous donner mal à la tête. Prenez le temps de vous documenter afin de mieux comprendre le fonctionnement de votre assurance maladie. Ce sera d’autant plus facile quand vous chercherez un spécialiste et d’autant moins étonnant au moment de mettre la main au portefeuille à la fin d’une consultation.

12. Les vaccins pour lesquels vous êtes à jour.

J’espère que la réponse est « tous ». Savoir contre quoi vous avez été vacciné vous sera utile, mais cela aidera aussi votre médecin à savoir quelle dose ou rappel vous prescrire. Des maladies comme la méningite sont mortelles, alors qu’elles peuvent tout à fait être évitées grâce à un vaccin.

13. La quantité de sommeil nécessaire à votre corps.

Il est recommandé de dormir au moins sept à neuf heures par nuit. Cela dit, chaque organisme réagit différemment. Et l’heure à laquelle vous allez vous coucher doit aussi être prise en compte. Vous devez aller au lit à 22h pour être sûr d’être dans les bras de Morphée à 23h? Faites ce qui est bon pour vous.

En fin de compte, vous savez mieux que quiconque comment fonctionne votre organisme. Être en accord avec votre corps et votre esprit? C’est cela, devenir adulte.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Opération chirurgicale inusitée L’homme au nez magnétique


On n’arrête pas le progrès, une prothèse de nez tenus par des aimants. Avec un tel nez, on peut enlever le nez et le remettre à volonté
Nuage

 

Opération chirurgicale inusitée

L’homme au nez magnétique

 

L'homme au nez magnétique

Crédit photo : The Mirror

TVA Nouvelles

Un homme à qui l’on a dû amputer le nez en raison de la présence d’un mélanome, a pu faire remplacer la partie enlevée grâce à une opération sophistiquée.

Richard Curry a été diagnostiqué avec un mélanome malin à l’intérieur de son septum (la mince bande de cartilage située entre les narines). Pour arrêter la tumeur de s’étendre, son nez a dû être amputé, rapporte le Mirror.

(Mirror)

Malgré ce cancer inquiétant, l’homme de 71 ans a eu de la chance. C’est que la prothèse qui remplace la partie enlevée de son nez est aimantée. Richard peut ainsi retirer ou remettre son nez comme bon lui semble grâce aux aimants.

Les aimants ont été placés à l’intérieur de ses pommettes et de sa cavité nasale.

«Perdre mon nez a été un véritable choc, mais je n’avais pas le choix, parce que ce cancer est certainement l’un des plus dangereux que vous puissiez avoir», a commenté le patient.

«Je suis reconnaissant que le cancer ait été trouvé à temps et retiré. Quand les médecins m’ont dit que je pouvais faire tenir mon nez avec des aimants, j’ai pensé que c’était extraordinaire.»

(Mirror)

«C’est confortable, et ça parait plutôt bien, et en plus, je suis encore capable de sentir les odeurs», ajoute-t-il.

L’homme qui réside en Grande-Bretagne porte son nez toute la journée, mais l’enlève lorsqu’il est temps d’aller au lit.

Des examens récents ont permis de confirmer que le cancer n’a pas refait surface chez Richard Curry. Pour le médecin qu’il l’a traité la procédure médicale était toute nouvelle, et inhabituelle.

«Les aimants sont utilisés fréquemment pour ceux qui portent par exemple des prothèses aux oreilles, mais c’était une première pour le nez», a indiqué le docteur Paddy Morar.

Les autorités médicales ont voulu parler de ce cas afin de montrer au public qu’il est possible d’avoir une vie normale après ce type de chirurgie.

http://tvanouvelles.ca/

Trois conseils pour bien surveiller ses grains de beauté


Pour éviter les mauvaises surprises avec les grains de beauté, il faut savoir les reconnaitre, et prévenir tout changements qui pourraient finir en mélanome
Nuage

Trois conseils pour bien surveiller ses grains de beauté

 

Pour les surveiller, appliquez la règle ABCDE. Photo : DURAND FLORENCE/SIPA

1. Apprenez à reconnaître

S’ils peuvent parfois se transformer en mélanome – en cancer de la peau – tous grains de beauté n’est pas forcément suspects. Un « poireau » ne comporte par exemple aucun risque de se transformer en cancer, même s’il est régulièrement frotté par le rasoir par exemple. Apprenez à les reconnaître. Il s’agit de petites lésions cutanées, les naevus pigmentaires, constituées d’amas de cellules mélanocytes qui produisent un pigment foncé appelé mélanine. Les cellules responsables du bronzage. Les grains de beauté ont donc souvent une coloration foncée. Certains peuvent être aussi plus nuancés sur une palette du brun clair au foncé. Ils apparaissent généralement après la naissance, entre 6 mois et 1 an, puis se multiplient selon les peaux durant l’enfance et l’adolescence. En moyenne, un adulte à la peau blanche présente 20 à 30 grains de beauté.

2. Evitez le soleil

Là encore, toujours la même règle : évitez le soleil, notamment durant les heures les plus chaudes de la journée. Surtout pour les enfants. Les expositions solaires pendant l’enfance et l’adolescence influenceraient grandement le nombre et la taille des grains de beauté. Chapeau, t-shirt, crème… Tel est le triptyque recommandé pour toutes sorties ensoleillées. Même s’ils peuvent être présents à la naissance, la plupart des naevus viennent à l’adolescence pour atteindre 20 à 30 une fois adulte. Les personnes qui ont en plus de 100, doivent se faire suivre régulièrement par un dermatologue, car ils ont plus de risque de développer un mélanome (cancer de la peau). Risque accru par les expositions excessives au soleil. En bref, sortez couvert, surtout si vous avez la peau claire, beaucoup de grains de beauté et une mauvaise hérédité.

3. Respectez la règle « ABCDE »

Pour reconnaître un grain de beauté à risque de dégénérescence, appliquez la règle ABCDE.

A pour asymétrie.

B pour bords irréguliers. 

C comme couleur non uniforme.

D pour diamètre supérieur à 6mm

E comme Evolution (changement d’aspect).

Toutes lésions fragmentées qui se modifient – taille, couleur, relief, forme – doit être montrées à un dermatologue, qui étudiera sa nature avec un dermatoscope, une sorte de grosse loupe, pour en évaluer les risques.

Si un grain de beauté grandit rapidement, change de couleur, devient granuleux, irritant, saigne ou démange, filez consulter, il faudra peut-être l’enlever. Dans les cas mineurs, l’opération se fait généralement sous anesthésie locale. Bref, reluquez bien vos grains de beauté pour peaufiner votre bonne santé.

http://www.metronews.fr

Hausse alarmante des mélanomes au Canada


L’été c’est le soleil, la chaleur, et les activités extérieurs. Se protéger des rayons UV est une prévention contre le cancer de la peau. Car les mélanomes sont en net progression au pays
Nuage

 

Hausse alarmante des mélanomes au Canada

 

Le cancer de la peau est le cancer le plus répandu au Canada.

Photo Fotolia

OTTAWA – La formation de mélanomes est de plus en plus fréquente chez les Canadiens, indique un nouveau rapport de la Société canadienne du cancer (SCC).

Le cancer de la peau est le cancer le plus répandu au Canada et le mélanome est la pire manifestation de cette maladie, a dit la porte-parole de la Société canadienne du cancer, Kelly Fathers.

«Il y a presque autant de nouveaux cas de mélanomes malins qu’il y a de nouveaux cas de cancer du sein, cancer de la prostate, cancer du poumon et cancer colorectal confondus», a dit Dre Fathers.

Environ 6500 Canadiens recevront un diagnostic de mélanomes malins cette année, et 76 100 cas de cancer de la peau sans mélanome seront répertoriés. Selon le rapport spécial de la SCC, 1050 Canadiens atteints d’un mélanome et 440 atteints d’une autre forme de cancer de la peau mourront en 2014.

Ce rapport intitulé Statistiques canadiennes sur le cancer 2014 vient d’être publié en partenariat avec l’Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada. Selon cette nouvelle publication, les cas de mélanomes ont augmenté de 2 % par année chez les hommes depuis 2006, et 1,5 % chez les femmes, alors que les autres formes de cancer sont en baisse.

Nous avons observé la plus grande augmentation d’incidence de mélanomes dans le plus vieux des groupes d’âge, c’est-à-dire les 65 ans et plus», a dit Kelly Fathers.

Les facteurs les plus compromettants sont l’exposition aux rayons ultraviolets du soleil et les lits de bronzage. «Même si c’est attrayant d’avoir la peau bronzée, c’est une pratique dommageable, a-t-elle expliqué.

«Fort heureusement, le cancer de la peau peut être contré si l’on se protège du soleil», a ajouté Dre Fathers.

Cette dernière propose de prévoir ses activités extérieures avant 11 h et après 16 h, ou n’importe quand si l’index UV est de 3 ou moins.

Se mettre à l’ombre autant que possible, et porter des vêtements protecteurs comme de larges chapeaux et des verres fumés sont aussi de bons moyens de prévention. Kelly Fathers ajoute que les écrans solaires doivent être appliqués sur toutes les parties du corps qui sont exposées au soleil.

http://fr.canoe.ca

Peau: ce qu’elle révèle de votre santé


Cette peau qui se métamorphose aux cours des années. Que ce soit par la génétique, une mauvaise alimentation, certains abus et autres raisons, la peau peut montrer des signes d’alerte sur notre santé
Nuage

 

Peau: ce qu’elle révèle de votre santé

 

Rougeurs, démangeaisons, sécheresse, picotement, taches… Certains symptômes cutanés ne doivent pas être négligés. Stress, carence, trouble de la thyroïde, cancer… Votre peau en dit long sur votre état de santé!

Peau écaillée: vous manquez d’eau!

Depuis quelques temps, vous avez la peau comme écaillée sur le dos des mains ou niveau des bras? Pas étonnant, surtout si vous avez plus de 40 ans…

Quels signes doivent vous alerter?

‘Des écailles associées à des squames qui se détachent et souvent à des démangeaisons’, indique le Dr Nina Roos, dermatologue.

Problème en cause:  Un manque d’eau! Résultat: la peau se dessèche et s’écaille. La sécheresse cutanée est d’autant plus fréquente chez les femmes âgées de plus de 40 ans, en raison de la chute hormonale.

Que faire? Commencer par boire au minimum 1,5 litre d’eau par jour (eau, tisane, citronnade…), mettre de la crème hydratante tous les jours, privilégier les produits surgras (la glycérine et le beurre de karité qui contiennent et retiennent l’eau), éviter les bains (l’eau agresse la barrière cutanée) et l’eau trop chaude sous la douche, également trop agressive pour la peau. Si les symptômes persistent ou vous gênent vraiment, consulter.

Mycoses à répétition: un signe caché de diabète?

15 à 30% de la population française serait concernée par les mycoses de la peau. Maladie de peau très fréquente, elle traduit la prolifération de champignon.

Quels signes doivent alerter? La mycose cutanée se manifeste le plus souvent entre les orteils ou dans les plis cutanés (sous les seins, les aisselles ou à l’aine par exemple). On observe au début une tâche rouge, puis la peau pèle et devient gris blanchâtre. Le champignon s’étale ensuite en cercle ou en guirlande, un peu comme un rond qui s’étale dans l’eau. Les mycoses cutanées peuvent être isolées ou associées à une atteinte des ongles (selon le champignon en cause). 

Problème en cause:  Deux possibilités: la mycose résulte d’une cause externe comme la macération et/ou l’irritation (les pieds dans les chaussures). Ou d’une affection interne comme par un exemple un diabète (cette maladie étant associée à un affaiblissement du système immunitaire, l’organisme est moins à même de faire barrage à l’intrusion d’un champignon). Dans ce cas, la mycose est profuse ou récidivante.

Que faire? Une mycose nécessite une consultation médicale. Seul un médecin peut confirmer le diagnostic et proposer un traitement adapté. En prévention, il est conseillé d’éviter le port de sous-vêtement serrés, de sécher soigneusement les plis après la douche, de ne pas mettre de chaussures humides et de traiter les irritations de la peau car elles favorisent le développement d’une mycose.

Peau qui tiraille: une intolérance aux cosmétiques

Ponctuellement ou de manière récurrente, votre peau tiraille? Si cette sensation désagréable n’est pas le signe d’un grand danger pour votre santé, il ne faut pas le négliger.

Quels signes doivent vous alerter? Des sensations de tiraillements après la toilette ou depuis toujours à n’importe quel moment de la journée.

Problème en cause:

‘Des tiraillements au niveau de la peau sont souvent le signe d’une sécheresse de la peau soit parce qu’elle est agressée par un cosmétique ou une eau trop calcaire qui décape les couches superficielles de la peau, soit c’est de naissance. La structure de la peau est alors un peu perméable,’ explique le Dr Nina Roos, dermatologue. ‘C’est rarement dû a des carences alimentaires’, ajoute-t-elle.

Que faire?

‘Opter pour des savons surgras ou des nettoyants sans savon’, conseille la spécialiste.

Une prescription de compléments alimentaires peut aussi être utile mais dans ce cas, il vaut mieux consulter avant un dermatologue pour en discuter. Les compléments alimentaires ne sont pas anodins.

Grain de beauté suspect: risques de cancer

‘Le mélanome tue 1000 personnes par an en France’, indique le Dr Nina Roos, dermatologue. Le risque d’être touché par ce cancer de la peau augmente à partir de 40 ans. Le plus souvent, il se développe sur une peau saine. Plus rarement, sur un grain de beauté dont il modifie l’aspect.

Quels signes doivent vous alerter? Pour reconnaître un mélanome ou un grain de beauté suspect, les spécialistes utilisent souvent la règle ABCDE:

– A pour lésions asymétriques

– B pour bords irréguliers

– C pour la couleur qui est inhomogène, avec des nuances du brun au noir. Il y a parfois des zones dépigmentées, blanches.

– D pour diamètre. Il est souvent supérieur à 6mm

– E pour évolutivité: tout changement en taille, forme, relief et couleur.

Problème en cause:

‘Des expositions cumulées au soleil, pas forcément intense’ explique la spécialiste.

Par ailleurs, sachez qu’il existe une prédisposition familiale pour environ 10 % des patients atteints de mélanome.

Que faire?

‘Qu’elle soit rose, brun clair, foncée, bleue ou noire, quelque soit sa taille, une tache pigmentée d’apparition récente doit amener à consulter’ indique le Dr Roos.

En prévention, éviter le soleil entre 12h et 16h, se protéger en portant chapeau, lunettes et vêtements (surtout si on a la peau claire), appliquer de la crème solaire (indice 30 minimum) et renouveler toutes les 2 heures.

A noter:

‘Si aucun traitement n’est effectué, la tumeur se développe d’abord horizontalement, puis en profondeur, dans les différentes couches de la peau’, rappelle la HAS.

Des cellules cancéreuses peuvent ensuite migrer dans d’autres parties du corps et former de nouvelles tumeurs (les métastases).

Peau transpirante, bouffées de chaleur: un dysfonctionnement de la thyroïde ?

La peau peut révéler un dysfonctionnement de la thyroïde.

Quels signes doivent vous alerter?

 ‘Une peau cireuse, un petit peu imbibée, pâle, froide et parfois associée à une chute de cheveux’ indique le Dr Nina Roos, dermatologue. Ou à l’inverse ‘une peau plus chaude, rouge, qui transpire avec des bouffées de chaleur au visage’.

Problème en cause: Les premiers symptômes sont révélateurs d’une hypothyroïdie (la glande ne fonctionne pas). Les seconds, d’une hyperthyroïdie (elle fonctionne trop).

Que faire? Consulter. Les troubles de la thyroïde doivent être identifiés rapidement pour être bien pris en charge et nécessitent un suivi médical régulier.

Rougeurs, démangeaisons: déstressez!

Vous observez parfois des rougeurs sur votre peau? Vous souffrez aussi de démangeaisons? C’est peut-être du psoriasis. Selon le syndicat national des dermatologues, cette affection toucherait 2% de la population.

Quels signes doivent vous alerter?

‘En cas de psoriasis, on observe des lésions avec des rougeurs et des squames sur le dessus, elles sont de la taille d’une pièce de monnaie (parfois plus) et peuvent démanger’, explique le Dr Nina Roos, dermatologue.

Le plus souvent, l’affection est limitée aux coudes, aux genoux ou au cuir chevelu mais peut parfois atteindre tout le corps.

Problème en cause:

‘Globalement les causes du psoriasis sont génétiques. Sur un terrain favorisé, certains facteurs peuvent déclencher des poussées’, indique la spécialiste.

Par ordre de fréquence: stress, frottements et la prise de médicaments.

Que faire? Seul un médecin peut diagnostiquer un psoriasis. Si vous observez les symptômes cités ci-dessus, il faut consulter. Pour éviter les prochaines poussées, apprenez à mieux gérer votre stress (via une activité physique, la pratique de yoga…) et ménager votre sommeil! Côté traitement, discutez-en lors de la consultation médicale.

Peau sèche qui démange: un manque d’oméga3?

Votre peau est sèche, elle vous gratte? C’est peut-être dû à votre alimentation.

Quels signes doivent vous alerter? La peau est sèche, démange voire présente des plaques d’eczéma.

Problème en cause:

‘Une consommation trop faible d’acides gras insaturés (oméga 3 et 6)‘, indique le Dr Nina Roos, dermatologue.

Que faire? Le plein de ces acides gras! Comme notre corps ne les fabrique pas, il faut les puiser dans l’alimentation. Pour les oméga 3, privilégiez les poissons gras (saumon, sardine, hareng), les huiles de lin, de colza, de noix ou de soja. Quant aux oméga 6, on les trouve surtout dans l’huile de tournesol et de mais.

Attention: Si la sécheresse cutanée et les démangeaisons sont vraiment gênantes, n’attendez pas, consultez un médecin dermatologue. Le problème peut venir d’ailleurs, seul un spécialiste est à même de poser un diagnostic et de donner un traitement adapté.

Éruption de plaques rouges: c’est une allergie!

Il vous arrive d’avoir des éruptions de plaques rouges? Et si vous étiez allergique sans le savoir…

Quels signes doivent vous alerter? Une éruption de plaques rouges ou roses, plus ou moins gonflées, qui peuvent démanger. En cas d’urticaire, cela peut ressembler à des piqûres d’orties.

 ‘Elle est fugace et disparaît en une heure’, précise le Dr Jean-Charles Farouz, allergologue. 

En cas d’eczéma, il peut y avoir des minuscules cloques remplies de liquide.

Problème en cause:

‘Quand la survenue de l’urticaire est brutale, c’est une réaction allergique’, indique le Dr Sophie Silcret-Grieu, allergologue.

Elle peut être due à un aliment, un médicament ou au latex (gants par exemple).

 En cas d’eczéma allergique ‘l’apparition des symptômes se fait au moins 48h après le contact avec l’allergène’ précise le Dr Farouz.

Il peut faire suite à l’utilisation d’un cosmétique, d’un parfum, du contact avec du latex, de métaux (bijoux en cobalt, bouton de jean, pièce de monnaie…), de tatouages au henné ou de colorations capillaires. L’éruption est alors localisée à la zone en contact avec l’allergène (main, visage…).

Que faire? Si l’urticaire se manifeste sur le visage, notamment autour de la bouche, il faut  consulter immédiatement. La réaction peut s’étendre à la gorge et menacer la respiration (risque d’oedème de Quincke).

Dans les autres cas, ‘l’inconfort lié aux démangeaisons poussent les patients à venir consulter rapidement’, témoigne le Dr Nina Roos, dermatologue.

A noter: L’eczéma peut aussi intervenir sur un terrain prédisposé génétiquement (on parle alors d’eczéma ‘atopique’).

Dans ce cas, ‘certains facteurs favorisent le déclenchement des poussées: stress, médicaments, froid, arrêt des crèmes hydratantes ou modifications hormonales (ex: ménopause)’, indique le Dr Roos.

Picotement, échauffement: attention peau sensible!

Avoir une peau sensible peut parfois devenir un véritable calvaire! En cause, des sensations très désagréables et un casse-tête pour trouver des soins adaptés.

Quels signes doivent vous alerter?

‘Au quotidien, la peau semble fragile, tiraille, picote et/ou s’échauffe à la moindre agression’, expliquent Laurence Wittner et Hélène le Héno de l’Observatoire des Cosmétiques. Autres spécificités: ‘C’est souvent une peau fine, translucide et claire. Elle se marque peu à peu de rougeurs […] particulièrement sur le nez et les joues.’

Problème en cause: La peau sensible est de base plus fine.

‘Les couches superficielles de l’épiderme s’avèrent plus perméables, perdant ainsi leur rôle de barrière protectrice’, indiquent les spécialistes.

La peau réagit alors excessivement quand elle est en contact avec des éléments normalement non irritants: eau, froid, chaleur, vent, cosmétiques…

Que faire? Eviter les rinçages à l’eau du robinet et préférer les eaux thermales, bannir les savons et opter plutôt pour des pains dermatologiques, préférer les douches brèves et fraîches plutôt que des bains chauds, soigner la peau avec douceur en l’effleurant plutôt qu’en la frottant, bien hydrater la peau, opter pour des gommages extra doux avec des microbilles, éviter les cosmétiques avec alcool et préférer les produits ‘sans parfum’.

Peau: observez-vous de la tête aux pieds!

La peau est un système complexe. Nous vous avons présenté ici les affections les plus fréquentes qu’elle peut traduire… mais il y en a d’autres à ne pas louper! Pour se faire, le Dr Nina Roos, dermatologue recommande l’auto-examination.

En pratique:

‘Se regarder de la tête aux pieds dans un miroir et se demander: ‘Est-ce que j’ai une nouvelle tache?’ ou ‘Est-ce que j’ai un grain de beauté qui s’est modifié?’, explique la spécialiste.

L’idéal étant de procéder à l’auto-examination deux à trois fois par an.

‘On omet aucune partie du corps, on regarde sous la plante des pieds, entre les orteils… pour éviter le retard du diagnostic.’

A vous de jouer maintenant!

Sources

Syndicat national des dermatologues et vénérologues

Institut Gustave Roussy

http://www.medisite.fr

L’immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer


Se peut-il que les années noires du cancer soient bientôt chose du passé. Il semble que la science a fait de grands pas dans ce domaine, en changeant de tactique pour affronter le cancer. Donner des forces pour mieux combattre
Nuage

 

L’immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer

 

Représentation d’une tumeur cancéreuse. Photo :  iStockphoto

L’immunothérapie, un traitement révolutionnaire dont les essais contre le mélanome ont été particulièrement concluants, pourrait représenter un espoir pour guérir d’autres types de cancers, ont estimé des scientifiques réunis à Chicago au Congrès mondial de cancérologie.

L’immunothérapie est un traitement qui consiste à stimuler le système immunitaire pour l’inciter à attaquer lui-même les cellules cancéreuses, plutôt que de s’en prendre directement aux tumeurs avec des produits chimiques.

« Le génie de cette approche consiste dans le fait qu’elle est plus sélective et qu’elle produit des rémissions durables pas seulement parmi une poignée de patients, mais chez un grand nombre souffrant d’un mélanome métastasé ce qui est vraiment révolutionnaire », a lancé lundi le Dr Steven O’Day, professeur adjoint de médecine à l’Université de Californie du Sud.

Selon une étude publiée fin 2013, 40 % des malades atteints de mélanome (cancer de la peau) invasif traités par immunothérapie n’ont pas montré de signe de la maladie sept ans après. Les trois essais cliniques prometteurs dévoilés lundi devraient encore permettre d’augmenter ce nombre.

Le professeur O’Day estime qu’il s’agit là d’une révolution. « Pour la première fois [grâce à cette thérapie] nous voyons des progrès significatifs contre d’autres types de cancers avec des tumeurs solides très difficiles à traiter », ajoute-t-il.

Lundi, un petit essai clinique a révélé une rémission sans précédent de deux jeunes femmes atteintes d’un cancer métastasé du col de l’utérus et traitées à l’aide de l’immunothérapie. La première patiente ne présente plus de trace de cancer depuis plus de deux ans et la seconde depuis un an.

Des percées récentes

L’idée de l’immunothérapie date d’il y a environ 100 ans, mais les essais se sont longtemps révélés décevants. Dans les dernières années, les médecins ont fait des percées importantes en utilisant des stratégies plus modernes : anticorps d’action ciblée, nouveaux vaccins et même thérapies cellulaires.

Approuvé en 2011 par l’Agence américaine des médicaments (FDA), l’anticorps Yervoy ou ipilimumab, a été la première immunothérapie à prolonger de façon significative la survie des malades avec un mélanome avancé, forme la plus mortelle du cancer de la peau.

Cette molécule dope le système immunitaire en bloquant l’activité d’une protéine appelée CTLA-4, utilisée par les cellules cancéreuses pour déjouer le système immunitaire.

L’anticorps Nivolumab, qui cible une autre protéine des cellules immunitaires appelée PD-1, a également obtenu des résultats encourageants pour d’autres formes de cancer avancé. Il a réduit les tumeurs chez 27 % des malades atteints d’un cancer du rein et de 18 % chez ceux souffrant d’un cancer avancé du poumon.

Développés par le laboratoire américain Bristol Meyers Squibbs, Yervoy et le Nivolumab auront bientôt plusieurs « compétiteurs ». Leurs résultats prometteurs ont déclenché une course parmi les grands groupes pharmaceutiques pour mettre au point d’autres molécules capable de bloquer la protéine PD-1 dans le système immunitaire.

Le marché potentiel de l’immunothérapie est estimé à quelque 35 milliards de dollars, selon des experts.

http://ici.radio-canada.ca

Le cancer de la peau continue de progresser au pays


Le cancer de la peau viens d’égaliser celui des poumons. Avec la belle saison, il est normal de vouloir s’exposer au soleil, mais il faut absolument prendre des précautions. Il semble que ce soit les adolescents qui sont les plus négligeant,. Le bronzage est malheureusement toujours à la mode
Nuage

 

Le cancer de la peau continue de progresser au pays

 

Au Québec, environ 930 mélanomes et 30 000... (Photo archives Associated Press)

Au Québec, environ 930 mélanomes et 30 000 autres cas de cancer de la peau (de types carcinome spinocellulaire et carcinome basocellulaire) seront diagnostiqués au courant de l’année, soit environ 30 % du nombre total de cas.

Photo archives Associated Press

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Alors que la belle saison est à nos portes, la Société canadienne du cancer (SCC) tire la sonnette d’alarme. Dans un rapport rendu public mercredi, l’organisme prévient qu’un type de cancer – l’un des plus facilement évitables – progresse davantage que les autres: le cancer de la peau.

Au Québec, environ 930 mélanomes et 30 000 autres cas de cancer de la peau (de types carcinome spinocellulaire et carcinome basocellulaire) seront diagnostiqués au courant de l’année, soit environ 30 % du nombre total de cas.

Pour ce type de cancer, qui est devenu le plus courant dans l’ensemble du Canada – ex aequo avec le cancer du poumon, à l’heure actuelle -, le principal facteur de risque n’est pas génétique, mais bien environnemental.

La surexposition aux rayons ultraviolets (UV) du soleil ou des lits de bronzage est à pointer du doigt, peut-on lire dans le document préparé en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada ainsi que les registres de cancer provinciaux et territoriaux.

«Malheureusement, la mode du bronzage est encore présente et les gens ont un peu perdu les consignes de sécurité. Ils s’exposent plus qu’avant et se protègent moins qu’il y a 20 ans. On voit qu’il y a encore de l’éducation à faire», résume André Beaulieu, porte-parole de la SCC.

«Les jeunes bébés, les enfants, ça, les parents ont compris. C’est bien intégré dans les moeurs. Mais dès que l’adolescence arrive, les consignes de sécurité sont complètement mises de côté», poursuit-il en entrevue avec La Presse Canadienne.

L’entrée en vigueur en février dernier de la loi québécoise interdisant aux moins de 18 ans de fréquenter les salons de bronzage est un pas dans la bonne direction, estime-t-il.

Les jeunes, surtout les adolescentes, devenaient rapidement accros à ces appareils, qui projettent des rayons UV d’une puissance de 5 à 15 fois plus élevée que ceux du soleil.

«La majorité des clients qui allaient dans les salons de bronzage commençaient avant l’âge de 18 ans. Le «pattern» que l’on observait, c’était qu’il y en avait beaucoup avant les cérémonies de diplomation, en secondaire cinq, expose M. Beaulieu. Et malheureusement, l’habitude durait jusqu’à la fin de la vingtaine.»

Martine Provost s’est glissée dans ces machines qu’elle appelle désormais des «cercueils» alors qu’elle était adolescente. La jeune femme aujourd’hui âgée de 33 ans, au teint et aux cheveux naturellement foncés, se faisait aussi dorer au soleil sans trop pécher par excès de prudence.

Le diagnostic, «brutal», est tombé le 14 mai 2013. Sa dermatologue lui a annoncé qu’elle était atteinte d’un mélanome et qu’il fallait opérer immédiatement, ce qui fut fait avec succès.

«C’était la fin de mon histoire avec le soleil», lâche-t-elle à l’autre bout du fil.

«Dans mon histoire, il y a quand même de l’espoir, parce qu’ils m’ont prise au bon moment – surtout qu’il y avait des métastases, poursuit Mme Provost. Maintenant, je me dis que c’est mon devoir de rencontrer les jeunes, surtout les jeunes filles, pour passer le message qu’il n’y a pas de façon sécuritaire de se faire bronzer.»

En février 2012, la SCC avait proposé dans un mémoire déposé en commission parlementaire d’inclure dans le projet de loi sur les salons de bronzage l’imposition d’une taxe à la séance de 10 %, avec un prix plancher de 1 $. L’organisme s’inspirait d’une loi adoptée aux États-Unis en juillet 2010.

À la lumière des statistiques rendues publiques mercredi, faudrait-il envisager de modifier la loi québécoise afin d’y inclure une telle disposition? Le porte-parole de la SCC ne se montre pas chaud à l’idée, disant préférer attendre de voir comment les choses ont évolué depuis.

«Vous savez, il y a des pays qui ont banni complètement l’industrie du bronzage. On n’est pas rendus là. Nous, on dit quand même qu’il y a le libre choix de la personne. Je pense qu’on est encore à l’étape de conscientiser les gens», fait valoir M. Beaulieu.

La pression exercée par l’explosion du nombre de cas de cancer de la peau sur le système de santé est non négligeable: au Canada, les coûts atteignent actuellement environ 532 millions $ par année, et on s’attend à ce que cette somme grimpe à 922 millions $ par année d’ici 2031, selon la SCC.

Le cancer de la peau n’est toutefois pas le seul à progresser au pays, constate-t-on à la lecture du rapport intitulé Statistiques canadiennes sur le cancer 2014.

Inévitablement, le vieillissement de la population et la croissance démographique ont une influence à la hausse sur le nombre de cas répertoriés.

«On ne pourra rien faire contre ça. Là où on pourra faire des gains dans les prochaines années, c’est au niveau de la prévention et du dépistage précoce», souligne André Beaulieu.

Dans le cas du cancer colorectal, l’un de ceux dont l’impact sur la mortalité est le plus élevé, la SCC exhorte le ministère de la Santé et des Services sociaux à déployer au plus vite le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCC) à l’ensemble des Québécois âgés de 50 à 74 ans.

Dans le cas du cancer du poumon, le combat est bien loin d’être gagné, et ce, malgré les nombreuses campagnes de prévention et de sensibilisation aux conséquences du tabagisme qui ont été mises en oeuvre dans les dernières années.

Plus d’hommes au Québec qu’ailleurs au pays recevront un diagnostic de cancer du poumon, et près du tiers des décès par cancer, soit 31 % (27 % au Canada), sont imputables au seul cancer du poumon (hommes et femmes), souligne-t-on dans le rapport.

La proportion de cancers «évitables» – 60 % en compilant ceux du poumon et de la peau – surpasse donc les cancers dont les causes sont plutôt de nature génétique.

Martine Provost, elle, veut éviter à tout prix de revivre le même cauchemar, mais ne s’empêche pas de vivre pour autant.

«Je suis allée dans le Sud cet hiver, alors c’est sûr que ça m’a causé un petit stress. J’ai passé la semaine sous les parasols, avec un chapeau… et disons je suis très contente que les robes longues soient à la mode, parce que ça m’a permis de me protéger les jambes», rigole-t-elle.

Le rapport complet sur les statistiques canadiennes en matière de cancer est disponible sur le site Internet de la SCC.

http://www.lapresse.ca

Déjouer les coups de soleil sournois


Il fait beau, c’est l’été et on prend l’air et profite du soleil. Oui, on le sait ! Ne pas oublier de mettre de la crème solaire ! Vous savez pourquoi qu’il y a des cancers de la peau sur le nez, les oreilles, le cou, le dos et les jambes ? Vous mettez la crème solaire a vous et aux enfants ? Partout ? Êtes-vous certain ?
Nuage

 

Déjouer les coups de soleil sournois

 

«Il n'a pas fait beau pendant tes vacances? Tu n'es pas très bronzé!» La... (Illustration Geneviève Fredette, La Presse)

ILLUSTRATION GENEVIÈVE FREDETTE, LA PRESS

MARIE-EVE MORASSE
La Presse

«Il n’a pas fait beau pendant tes vacances? Tu n’es pas très bronzé!»

La couleur du teint est souvent associée à des vacances réussies même si, depuis des années, les dermatologues rabâchent qu’il faut s’exposer au soleil avec parcimonie. On a beau rester à l’ombre le plus possible et s’enduire de crème solaire, il arrive que des coins de peau échappent à notre vigilance. Carte des endroits à surveiller, chez les enfants comme chez les grands.

Sous les cheveux

«Je traite tous les jours des cancers de peau à la tête, au cuir chevelu, particulièrement chez les hommes chauves», constate Joël Claveau, dermatologue à la clinique du mélanome de L’Hôtel-Dieu de Québec.

Une casquette ou un chapeau suffisent pourtant à régler la question, chez les chauves comme chez les chevelus!

Le nez

Bien qu’il soit pour le moins évident, le nez rougit souvent par beau temps.

«C’est sur le nez que l’on trouve le plus de carcinomes, qui représentent 90% des cancers que l’on traite, parce que c’est un des endroits les plus exposés»,note Joël Claveau

Le nez dépasse souvent de la casquette ou du chapeau, d’où l’importance de lui accorder une attention particulière en le crémant plus souvent.

La nuque, les tempes et les oreilles

La nuque, les tempes et les oreilles figurent dans la liste des endroits les plus souvent laissés pour compte note le dermatologue Joël Claveau.

«Ce sont des endroits où on voit beaucoup de cancers de la peau. Dans le cas des tempes, par exemple, c’est un endroit qui est difficile à opérer», dit-il.

Le dos

«On voit beaucoup de cancers de la peau au niveau lombaire, juste au-dessus du maillot de bain, et sur les omoplates, là où c’est plus difficile de se rendre pour étendre de la crème», indique Joël Claveau.

Un chandail avec filtre solaire peut s’avérer une bonne solution. Au cours des dernières années, ces chandails sont devenus de plus en plus abordables et il en existe toute une panoplie qui s’adaptent aux goûts de chacun.

Les mains

Bien entendu, on les utilise pour étendre de la crème, mais le dessus des mains est souvent oublié au moment de l’application. À moins de jardiner avec des gants, mieux vaut les crémer attentivement.

Le torse

Lorsqu’il fait chaud, bien des hommes ont le réflexe d’enlever leur chandail, sans toujours prendre des précautions.

«Les mélanomes, forme la plus sérieuse du cancer de la peau, sont associés à des coups de soleil violents. On les trouve le plus souvent dans le dos chez les hommes. Ils se dépêchent d’enlever leur t-shirt pour passer la tondeuse en bedaine! C’est un classique», dit Joël Claveau.

Les jambes

L’été venu, les jupes raccourcissent et bien des femmes rêvent d’un hâle sur leurs jambes. Le bronzage est parfois atteint au prix d’un coup de soleil, et chez les femmes, c’est le plus souvent sur les jambes que l’on retrouve le plus virulent des cancers de la peau, le mélanome.

L’erreur la plus courante

Il faut rester à l’ombre lorsque le soleil est à son zénith, appliquer de la crème solaire plus d’une fois par jour et opter pour un indice de protection d’au moins 30: ces recommandations sont bien connues, mais il serait sage d’adopter d’autres réflexes liés à la protection solaire.

«Les gens ne mettent pas assez de crème solaire, répond d’emblée le dermatologue Joël Claveau. Toutes les études démontrent qu’il faut en appliquer de quatre à cinq fois plus que ce qu’on met habituellement!»

À ceux qui lui demandent si la crème solaire achetée l’an dernier est toujours bonne, il leur répond par l’affirmative, tout en faisant un brin de leçon au passage.

«Il aurait fallu passer deux ou trois bouteilles dans un été seulement. Une famille qui part à Old Orchard pour une semaine ne devrait pas partir avec une seule bouteille de 100 ml. Cinq grosses bouteilles pour la famille!»

 

6000

Nombre estimé de cas de mélanome qui seront diagnostiqués en 2013.

1050

Personnes mourront du mélanome, forme la plus sérieuse du cancer de la peau.

Source: Association canadienne de dermatologie

http://www.lapresse.ca

Cancer de la peau : Ce qu’il faut savoir


Le cancer de la peau peut arriver à n’importe qui, mais il y a des gens qui sont plus a risque que d’autres. Savoir reconnaitre les signes avant-coureurs peut aider a minimisé les risques … Mais c’est au médecin qui confirmera ou non si cancer il y a
Nuage

 

Cancer de la peau : Ce qu’il faut savoir

 

PAR LUCIE TURGEON  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

Les cancers de la peau sont de plus en plus fréquents et le mélanome est le type de cancer dont le nombre de cas augmente le plus rapidement. Lire ce qui suit pourrait vous sauver la vie!

3 types de cancer de la peau

Carcinome basocellulaire

C’est le cancer cutané le plus fréquent au Canada. Il apparaît sous la forme d’une petite bosse externe et translucide qui ressemble un peu à une verrue. Il peut croître et il est possible que sa surface soit recouverte d’une croûte. Celle-ci pourrait tomber et la région où elle se situait pourrait guérir, mais il est aussi possible qu’une autre croûte se forme. Habituellement, la lésion est rouge ou de couleur chair, mais il arrive aussi qu’elle soit pigmentée. Ce cancer cutané est le moins dangereux des types de cancers de la peau: il se développe localement et ne se répand pas sous forme de métastases. 

Carcinome spino-cellulaire

C’est le deuxième cancer cutané le plus courant au Canada. La peau est souvent plus épaisse là où il apparaît et elle présente des rougeurs. Le carcinome spino-cellulaire peut aussi se manifester sous la forme de bosses sur le cuir chevelu, d’excroissances semblables à des verrues, de plaies ou de croûtes sur la peau. Ce type de cancer peut se répandre très rapidement, il ne lui suffit que de quelques semaines. Il se développe souvent à partir des kératoses actiniques, ces lésions rouges ou brunes, croûtées et persistantes. Il arrive parfois que ce cancer se répande à d’autres parties du corps; les conséquences de cette étendue peuvent être graves et même mortelles.

Mélanome

C’est la forme la moins courante, mais la plus grave du cancer de la peau. Ce cancer tue 1 personne atteinte sur 5. Il apparaît habituellement sous la forme d’une tache brune et plate qui ressemble à une tache de rousseur. Ses bords sont irréguliers et la tache est le plus souvent asymétrique. Elle est fréquemment teintée d’au moins 2 couleurs (mélange de brun, de rouge, de noir et de gris). Les personnes atteintes affirment souvent que le mélanome ressemble à un grain de beauté en forme d’insecte écrasé. Heureusement, lorsqu’il est dépisté rapidement, ce grave type de cancer cutané présente l’un des meilleurs taux de guérison de tous les cancers, soit 90 %.

Où apparaissent-ils ?

La plupart des cancers de la peau se manifestent sur les parties du corps qui ont fréquemment, et pendant de nombreuses années, été exposées aux rayons du soleil: tête, cou, visage, mains, avant-bras, épaules, dos, thorax chez les hommes et arrière des jambes chez les femmes. Cela dit, ils peuvent tout de même apparaître n’importe où sur la peau. Par exemple, le cancer spino-cellulaire peut se développer sur le bout des oreilles ou sur les lèvres. De même, le mélanome peut apparaître sur la paume des mains, sur la plante des pieds, entre les orteils, sous les ongles, sur les paupières, sous les bras, sur les seins, sur les fesses et même sur les organes génitaux!
 
Qui est à risque ?

Personne n’est à l’abri d’un cancer de la peau (même pas ceux qui ont la peau foncée), mais certaines personnes sont plus vulnérables. Des études ont montré que les personnes à la peau claire et aux cheveux blonds ou roux, qui brûlent au soleil au lieu de bronzer, sont plus à risque. De même, les gens qui ont beaucoup de grains de beauté (plus de 50) ou qui ont des grains de beauté de forme ou de couleur inhabituelle (ou très gros), sont davantage à risque.

Des antécédents familiaux de cancer de la peau constituent un autre facteur de risque. Quiconque présente un ou plusieurs de ces facteurs de risque devrait faire examiner régulièrement sa peau par un dermatologue (une fois par année, par exemple). Cela est d’autant plus important que plus le diagnostic est précoce, meilleures sont les chances de guérison

Grain de beauté ou cancer de la peau ?

Comment savoir s’il s’agit d’un simple grain de beauté ou d’un cancer de la peau? Il suffit de suivre la règle de l’ABCDE:

A pour… asymétrie    

Les grains de beauté sont plutôt ronds et symétriques.
La plupart des mélanomes sont asymétriques.

B pour… bords    

Les grains de beauté ont un contour régulier, harmonieux et géométrique.   
Les bords des mélanomes sont souvent irréguliers, dentelés ou imprécis.

C pour… couleur
    
Les grains de beauté sont d’un brun homogène, clair ou foncé.   
Une modification non homogène de la couleur de la peau ou du grain de beauté (devient noir ou se teinte de rouge, de blanc, de bleu ou de gris) peut être symptomatique de  l’apparition d’un mélanome.

D pour… diamètre   
 
Les grains de beauté sont de petite taille.   
Les mélanomes ont en général un diamètre supérieur à 6 mm.

E pour… évolutif
    
Les grains de beauté changent au cours de la vie, mais ces changements se produisent très lentement: le cycle de vie d’un grain de beauté est d’environ 50 ans.   
Les mélanomes ont tendance à se transformer assez rapidement, que ce soit en ce qui a trait à leur forme, à leur grosseur ou à leur couleur.

Si on soupçonne une lésion pigmentée, qui répond à un ou plusieurs de ces critères, ou tout autre signe cutané anormal (plaque écailleuse ou croûtée, saignement, démangeaison ou gonflement cutané etc.) d’être un mélanome, on consulte un dermatologue dans les délais les plus brefs.

http://www.moietcie.ca/