Stonehenge a-t-il été construit avec du lard ?



Si nous voulions faire un autre site de Stonehenge aujourd’hui, nous utiliserions de la grosse machinerie pour transporter les pierres qui viennent d’ailleurs. Avec toutes ces technologies, nous manquons cruellement d’imagination, car on ne sait pas avec certitude comment ces personnes ont pu transporter des pierres de 50 tonnes et les dresser sur le site. Ce n’est sûrement pas Merlin, ni les extraterrestres, peut-être sur des troncs d’arbre, des rondins, mais 50 tonnes, c’est pesant. Aujourd’hui, une nouvelle piste, ils ont trouvé des morceaux de poteries tout près du site qui contenaient beaucoup de graisse de porc, cela laisse à penser qu’ils auraient pu être utilisés pour lubrifier les pierres pour le transport. Mais rien n’est certain !
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Stonehenge a-t-il été construit avec du lard ?


Céline Deluzarche

Journaliste


La construction du monument de Stonehenge, érigé entre 2800 et 1100 ans avant J.-C, a fait l’objet d’innombrables théories. Une archéologue britannique suggère aujourd’hui que les mégalithes auraient été déplacés grâce à de la graisse de porc.

Les mégalithes de Stonehenge, au sud du pays de Galles en Grande-Bretagne, passionnent depuis de nombreuses années les archéologues et scientifiques. Les interrogations portent notamment sur la façon dont les pierres, qui pèsent pour certaines près de 50 tonnes, ont pu être acheminées et dressées sur le site. Le monument est constitué de plusieurs enceintes concentriques, l’une avec des blocs en grès provenant d’une carrière à 40 km au nord, une autre construite avec des « pierres bleues » provenant de collines à plus de 250 km.

Paniers géants et extraterrestres

De nombreuses hypothèses ont été échafaudées, comme l’utilisation de paniers géants en osier, de rondins en bois et boules de pierres, ou encore des troncs d’arbre. En 2016, dix étudiants de l’University College of London ont ainsi réussi à tirer un monolithe d’une tonne en l’attachant sur un traîneau en rondins à la vitesse de trois mètres toutes les cinq secondes. Dans les années 1970, des géologues ont même suggéré que les gigantesques dalles auraient été transportées par un glacier à la faveur d’un épisode glaciaire. À moins bien entendu que le site ne soit l’œuvre du sorcier Merlin, comme le rapporte la légende du roi Arthur décrite par l’écrivain médiéval Geoffrey de Monmouth, ou celle d’extraterrestres qui auraient utilisé le cercle comme piste d’atterrissage pour leur soucoupe volante.

    Les morceaux de poteries retrouvés à proximité de Stonehenge indiquent qu’elles contenaient une grande quantité de graisse. @EH_Stonehenge

    Des pots de terre remplis de graisse de porc

    Une étude de l’université de Newcastle avance aujourd’hui une nouvelle piste : les bâtisseurs se seraient aidés de graisse de porc pour faire glisser les pierres et les ériger à la verticale. Cette théorie s’appuie sur l’analyse de 300 morceaux de poteries retrouvées à Durrington Walls, près de Stonehenge, et montrant de grandes quantités de résidus de suif. On pensait jusqu’ici que cette graisse de porc était liée aux restes des repas des centaines de travailleurs venus sur le site pour la construction.

    Le cochon grillé à la broche

    Mais d’après Lisa-Marie Shillito, professeur d’archéologie à l’université de Newcastle et auteur de l’étude parue dans la revue Antiquity, cela ne colle pas. D’une part, les fragments retrouvés proviennent de récipients ayant plutôt la taille d’un seau que d’un plat de service destiné à servir la nourriture.

    D’autre part, « les os d’animaux qui ont été excavés sur le site montrent que beaucoup de porcs ont été grillés à la broche plutôt que découpés en morceaux comme on pourrait s’y attendre s’ils étaient cuits dans des pots », explique Lisa-Marie Shillito.

    Enfin, la quantité anormalement élevée de graisse indique forcément une autre utilisation que celle purement alimentaire.

    Cette hypothèse grassouillette est un peu moins glamour que celle des soucoupes volantes. Elle montre en tous cas que les scientifiques ne sont pas à court d’explications, et il est certain que le mystère va encore perdurer pendant des années.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le mystère demeure toujours sur la façon dont les immenses monolithes de Stonehenge ont été acheminés sur le site.

  • Une archéologue de l’université de Newcastle avance que la graisse de porc retrouvée dans des poteries pourrait avoir servi de lubrifiant pour faire glisser les pierres.

https://www.futura-sciences.com/

Il y a 5000 ans, on parcourait des centaines de kilomètres pour assister aux banquets de Stonehenge


Stonehenge en Angleterre dévoile peu à peu ses secrets. Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que cet endroit était un lieu de rassemblement pour festoyer, il y a plus 5 000 ans. On n’hésitait pas a faire plusieurs centaines de kilomètres pour l’évènement en hiver Comment les scientifiques ont pu conclure cela ? Grâce a des ossements de cochons qui ne sont pas natifs de la région bien en Écosse près du Pays de Gales. Il y avait aussi du boeuf au menu qui venait aussi de loin.
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Il y a 5000 ans, on parcourait des centaines de kilomètres pour assister aux banquets de Stonehenge

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par Brice Louvet

Les récentes analyses de restes de cochons retrouvés près de Stonehenge, en Angleterre, suggèrent que d’immenses banquets se déroulaient il y a près de 5 000 ans dans la région. Et l’on venait de loin pour y assister.

Il est aujourd’hui coutumier de se rassembler dans le cadre d’événements (ou non d’ailleurs), pour festoyer. Mais la pratique n’est pas propre à notre époque. Il y a près de 5 000 ans, certains n’hésitaient pas à parcourir des centaines de kilomètres pour assister à des banquets gigantesques autour de Stonehenge et d’Avebury, en Angleterre. Nous savons même que du cochon rôti était servi. C’est en effet ce que suggère une étude, publiée dans Science Advances et menée par des chercheurs de l’Université de Cardiff.

Des cochons venus des 4 coins de l’île

Ces scientifiques menés par le docteur Richard Madgwick ont récemment analysé la composition chimique de 131 restes de cochons découverts sur quatre sites archéologiques du sud de l’Angleterre – tous à proximité des célèbres mégalithes (Durrington, Marden, Mount Pleasant et West Kennet Palisade Enclosures). Il ressort de ces échantillons que tous les animaux avaient été élevés soit en Écosse, soit au nord-est de l’Angleterre, soit à l’ouest du Pays de Galles. Autrement dit, les animaux venaient de loin. Et ils étaient encore vivants en arrivant.

Ces nouveaux résultats confirment des observations plus anciennes.

« On avait analysé des restes de bœufs et des céramiques qui, eux aussi, venaient d’assez loin, explique en effet Cyril Marcigny, co-auteur de l’étude. Et cette fois-ci, les analyses nous donnent une information supplémentaire, car on sait désormais que ces rassemblements avaient lieu en hiver ».

 On imagine alors ces éleveurs, venus de loin, proposer leurs animaux au menu. Aujourd’hui les choses n’ont guère changé. Lorsque vous êtes invités à manger, il vous arrive parfois d’apporter une contribution, n’est-ce pas ?

Des rassemblements préparés avec soin et très festifs

« La découverte la plus surprenante est de voir l’effort fourni par les participants pour qu’ils acceptent de fournir des bêtes qu’ils ont eux-mêmes élevées., relève Richard Madgwick. Il aurait été relativement facile de les acheter à proximité des lieux de fête. Les porcs ne sont pas aussi aptes à se déplacer sur la distance que les bovins et les transporter sur des centaines de kilomètres devait nécessiter un effort monumental ».

Pour le chercheur, cela suggère qu’il était probablement spécifiquement demandé que les porcs offerts devaient être élevés par les participants au festin, et non achetés sur place.

« Ces rassemblements pourraient être considérés comme les premiers événements culturels communs de toute l’île, poursuit Madgwick. Des habitants de tous les coins de la Grande-Bretagne descendaient dans les environs de Stonehenge pour partager des repas ».

Ces rassemblements étaient sans doute également très festifs.

« On sait que Stonehenge est doté d’une acoustique particulière, ajoute Cyril Marcigny. Probablement que les Hommes y jouaient de la musique en plus de manger les cochons qu’ils avaient amenés avec eux ».

Des découvertes qui confirment une fois de plus la place très singulière de ces sites dans les sociétés néolithiques.

Source

https://sciencepost.fr

Écosse : un monument mégalithique datait en réalité… des années 1990


Un cromlech est un cercle de pierres qui généralement a plusieurs millénaires. Tous les cromlechs ? Non, un archéologue s’est trompé avec une imitation fait par un fermier, il y a quelques années.
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Écosse : un monument mégalithique datait en réalité… des années 1990

 

Ces cercles de pierres ont souvent entre 3 500 et 4 500 ans (photo d'illustration).

Un cercle de pierres découvert en Écosse et supposé millénaire est en réalité une réplique construite dans les années 1990, rapporte « The Guardian ».

 

Par LePoint.fr

Ils le pensaient millénaire, il n’a même pas trente ans. Un monument mégalithique découvert en Écosse, et qu’un archéologue supposait âgé de plusieurs millénaires, a en réalité été construit dans les années 1990, rapporte The Guardian. Ce cromlech, cercle de pierres en alignement circulaire, se trouve à Aberdeenshire, dans le nord-est du pays et avait été authentifié.

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Le monument posait tout de même plusieurs questions, précise The Guardian, notamment à cause de sa petite taille et de la faible hauteur de ses pierres. Mais les archéologues de la région ont poursuivi leurs recherches sur le monument, jusqu’à ce que la vérité éclate grâce à un fermier, ancien propriétaire du lieu. Ce dernier a en effet avoué avoir construit le monument dans le milieu des années 1990, comme une réplique d’un véritable cromlech.

« Un grand atout pour le paysage »

Un camouflet pour les spécialistes  ? Pas du tout selon Neil Ackerman, archéologue dans la région d’Aberdeenshire :

« C’est évidemment embêtant d’apprendre cela, mais ça ajoute tout de même un élément intéressant à cette histoire. Une réplique aussi réaliste montre que la communauté locale connaît et apprécie l’archéologie de la région. »

Si le monument n’est pas authentique, Neil Ackerman affirme qu’il reste « un grand atout pour le paysage ».

Ces cercles de pierres ont souvent entre 3 500 et 4 500 ans, précise The Guardian et sont difficiles à dater.

https://www.lepoint.fr/

Le culte des crânes, plus vieux rituel humain?


Généralement quand les civilisations devenaient sédentaires. Ils contrôlaient l’agriculture et pratiquaient leur culte. Cette découverte aux frontières de la Syrie et la Turquie montre que ces ancêtres pratiquaient le culte des crânes semblent pourtant ne pas être le cas et pourtant site du même genre qu’à Stonehenge, sauf qu’ils sont décorés de gravures en relief
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Le culte des crânes, plus vieux rituel humain?

 

Göbekli Tepe

Vue aérienne du site archéologique de Göbekli Tepe Photo : German Archaeological Institute (DAI)

Des fragments de crânes trouvés sur le site archéologique de Göbekli Tepe, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie, montrent que certaines formes de cérémonies mortuaires pourraient être apparues dans l’histoire humaine beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’ici.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Ce site archéologique, découvert dans les années 90 et déjà surnommé « le plus vieux temple du monde », n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Situé à flanc de colline, on y trouve des structures construites par les humains, vieilles de 11 000 ans, dont des mégalithes, des colonnes rocheuses en T similaires à ce que l’on observe à Stonehenge, en Angleterre.

Contrairement à ceux du célèbre monument britannique, les mégalithes de Göbekli Tepe sont décorés de gravures en relief. Depuis leur découverte, un détail a attiré l’attention des chercheurs : pourquoi ceux qui ont érigé ce site y ont-ils accordé autant d’attention, à une période où l’humanité ne maîtrisait pas encore l’agriculture ni la poterie?

Des fouilles récentes faites par des archéologues allemands pourraient permettre de percer le mystère; ils y ont trouvé des crânes humains, dont certains étaient marqués de gravures jamais observées auparavant.

Selon les chercheurs, ces altérations laissent croire à la présence d’un culte des crânes, une forme de rituel où les ossements humains se voient attribuer une valeur symbolique. Cette découverte, publiée dans le journal Science Advances, fait reculer de 1500 ans l’apparition de ce type de culte dans cette région du monde.

Quelques-uns des objets trouvés sur le site de Göbekli Tepe.

Des représentations anthropomorphiques trouvées sur le site de Göbekli Tepe. (A) Une statue humaine intentionnellement décapitée. (B) Un porteur de cadeaux tenant dans ses mains une tête humaine. (C) Un pilier avec un haut-relief représentant un individu sans tête. Photo : Nico Becker, Dieter Johannes et Klaus Schmidt/Göbekli Tepe Archive (DAI)

Un symbolisme incompris

Les traces mises au jour par les archéologues montrent que les crânes ont été polis et que les habitants de l’époque les ont sculptés en faisant des entailles profondes. Des trous y ont été percés à des endroits précis, ce qui laisse croire que ces crâines étaient suspendus en guise de décorations.

Le site n’est pourtant pas un cimetière. Aucune tombe ni aucune forme de dépouille humaine n’y ont été découvertes. Les crânes gravés représentaient donc quelque chose de particulier aux yeux des premiers habitants de cette région.

Pour l’instant, les chercheurs n’ont pas recueilli assez d’os pour déterminer la signification des gravures, et les motifs pour lesquels ces crânes étaient modifiés demeurent inconnus. Dans d’autres cultes semblables, plus près de nous dans l’histoire, on modifiait les os pour honorer des ancêtres ou punir des ennemis tués au combat. Jusqu’à présent, les indices trouvés à Göbekli Tepe ne permettent pas de conclure que les habitants de cette époque avaient les mêmes intentions.

Des crânes qui ont subi des altérations

Détails de certaines altérations de crânes Photo : Julia Gresky/German Archaeological Institute (DAI)

Qu’est-ce qui est arrivé en premier?

Malgré l’incertitude, cette découverte ainsi que le site même de Göbekli Tepe pourraient avoir une incidence sur notre compréhension de l’ordre de l’établissement de la civilisation humaine dans la région.

On pense que les humains sont passés d’un mode de vie entièrement nomade à un mode plus sédentaire dès qu’ils ont commencé à pratiquer l’agriculture. Cette nouvelle sécurité alimentaire a mené aux premiers villages et a permis l’établissement des premiers vrais lieux de culte.

Or, les crânes découverts à Göbekli Tepe sont beaucoup plus anciens et datent d’une période où on ne maîtrisait ni l’agriculture ni la poterie.

Pour les chercheurs, d’autres fouilles seront nécessaires pour confirmer l’importance de la découverte de ce culte de crânes ainsi que la nature des rituels qui avaient lieu sur ce site.

http://ici.radio-canada.ca