Pourquoi les théories du complot fascinent


Personnellement, je ne suis pas adepte de la théorie du complot, même si certains points seraient intriguant. Il y a des sujets qui font du tort aux gens, par exemple, les vaccins contre des maladies mortelles qui ont pourtant protéger une génération d’individus.
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Pourquoi les théories du complot fascinent

 

© ap.

Jeanne Poma

Les tours du World Trade Center, Charlie Hebdo, les extraterrestres, … Si certaines théories du complot sont inoffensives, d’autres peuvent avoir des effets extrêmement graves. Pourquoi l’être humain se laisse-t-il régulièrement tenter par ces théories fumeuses?

En Californie, une épidémie de rougeole vient d’atteindre un niveau qui nous ramène aux années 1990 et ce malgré l’introduction du vaccin en 1963. Le retour de cette maladie est dû aux mouvements « anti-vax » qui gagnent du terrain. Pour les adeptes de cette théorie, le vaccin serait extrêmement nocif et uniquement mis au point pour enrichir les laboratoires pharmaceutiques. Peu importe si cette maladie est mortelle, le vaccin est plus dangereux encore. Il y a cette théorie puis celle où l’on dit que personne n’a marché sur la lune, que tout a été tourné à Hollywood.

Nous n’aimons pas l’idée que quelque chose de terrible puisse se produire à l’improviste

Des chercheurs comme Karen Douglas, professeure à l’Université du Kent, ont voulu savoir pourquoi de telles croyances persistaient. Selon elle, cela fait partie de la logique de l’évolution. Nous sommes méfiants des autres groupes qui viendraient déstabiliser notre sécurité. Ceux qui croient aux conspirations semblent avoir un besoin intrinsèque et presque narcissique d’unicité. C’est l’idée qu’une personne a l’impression d’avoir accès à de rares informations ou à d’autres explications « secrètes » sur certains événements mondiaux. Celui qui croit devient expert et possède un savoir que ne possèdent même pas les soi-disant experts.

Il y a aussi les anxieux qui ne supportent pas l’idée de vivre dans un monde où des évènements terribles comme des meurtres de masse puissent avoir lieu sans contrôle.

« Il est donc psychologiquement réconfortant pour certaines personnes de croire en une conspiration bien organisée de personnes puissantes qui sont responsables de ces événements », affirme Stephan Lewandowsky, professeur de Psychologie à l’Université de Bristol.

Présenter des faits ne convaincra pas un adepte du complot

Lewandowsky a constaté que plus une personne croit en une conspiration, moins elle est susceptible de faire confiance aux faits scientifiques. Les preuves sont réinterprétées comme d’autres preuves de la conspiration. Une personne va croire à une théorie en fonction de sa psychologie et de ses idéaux. Nous sommes attirés par des modèles et nous acceptons de plus en plus les choses sans preuves. Nous disposons d’une quantité gigantesque d’informations sur le web mais nous acceptons des coquilles vides, remettant en doute tous les fondamentaux.

La stratégie la plus efficace reste l’éducation. Pour que chacun puisse mieux identifier les sources dignes de confiance. Certains sites web s’appliquent déjà à le faire. Les adeptes des conspirations sont peu susceptibles de changer leurs opinions, mais ceux qui « ne sont pas pleinement engagés » peuvent encore changer d’avis.

Enfin, nous pouvons tous être plus attentifs quant à ce que nous partageons sur les réseaux sociaux. Malgré les titres alléchants, portons une attention plus particulière aux contenus des articles que nous partageons.

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Les hommes se méfieront-ils des femmes au travail?


Les inconduites sexuelles doivent être dénoncées, mais que des conséquences négatives pour les femmes au travail serait franchement malheureux. Il semble que les inconduites sexuelles sont vraiment mal compris des hommes qu’ils considèrent cela trop risqué d’engager des femmes
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Les hommes se méfieront-ils des femmes au travail?

 

Par Jennifer PeltzThe Associated Press

NEW YORK — Des hommes et des femmes commencent à se demander si le climat qui permet maintenant aux femmes de dénoncer les inconduites sexuelles dont elles ont été victimes ne risque pas d’inciter certains hommes à se méfier de leurs collègues féminines.

Oubliez les rencontres privées ou les repas pour apprendre à mieux se connaître. Méfiez-vous des conversations banales. Pensez-y à deux fois si vous êtes un homme bien placé qui envisage de prendre sous son aile une jeune collègue.

«Je commence déjà à entendre des grondements de répercussions: ‘C’est pour ça qu’il ne faut pas embaucher de femmes’, a récemment écrit en ligne la directrice de l’exploitation de Facebook, Sheryl Sandberg. Il se passe tellement de belles choses pour améliorer le climat de travail actuellement. Assurons-nous que ça n’aura pas l’effet secondaire indésiré d’empêcher les femmes d’avancer.»

Les interactions hommes-femmes au boulot rendaient déjà les Américains nerveux: un sondage New York Times/Morning Consult réalisé au printemps auprès de 5300 hommes et femmes a constaté que près des deux tiers d’entre eux considéraient qu’on devait être très prudent au moment d’approcher un collègue de sexe opposé. Un quart de personnes interrogées estimaient que les rencontres professionnelles privées entre un homme et une femme étaient inappropriées.

Mais dans un contexte d’indignation face aux inconduites sexuelles, des hommes se demandent maintenant s’ils peuvent complimenter une collègue ou lui demander comment s’est déroulé son week-end. Une politicienne de la Pennsylvanie s’est récemment inquiétée, sur Facebook, de voir les hommes complètement cesser d’adresser la parole à leurs collègues en raison, selon elle, «d’allégations d’inconduite sexuelle exagérées».

Certains patrons s’organisent maintenant pour ne plus être seuls avec une collègue, même s’il peut être compliqué d’ajouter une troisième personne, par exemple, lors d’une évaluation de la performance, dit le conseiller en ressources humaines Philippe Weiss.

Un spécialiste américain du droit du travail, l’avocat Jonathan Segal, dit que des hommes ont maintenant décidé de ne plus laisser entrer qui que ce soit dans leur bureau, plutôt que de risquer une conversation qui pourrait être mal interprétée.

«La question de l’évitement me préoccupe beaucoup, parce que la marginalisation des femmes en milieu de travail est un problème à tout le moins aussi criant que celui du harcèlement», confie-t-il.

Des experts préviennent qu’il pourra être problématique de limiter les interactions hommes-femmes, si cela freine la carrière des femmes. L’auteur W. Brad Johnson, qui a écrit un livre sur les hommes qui prennent une femme sous leur aile, est d’avis que des contacts limités envoient un message troublant.

«Si je refuse d’avoir une conversation individuelle avec vous en raison de votre sexe, je vous dis que ‘vous n’êtes pas fiable, vous êtes un risque’», explique M. Johnson, qui enseigne la psychologie à l’Académie navale des États-Unis.

Une professionnelle des communications, Jessica Proud, estime qu’il serait désolant que ce mouvement de dénonciation des inconduites sexuelles incite des hommes à ne plus engager, encadrer ou travailler avec des femmes. Elle s’est souvenue d’une campagne politique à laquelle elle a participé, quand on lui a dit qu’elle ne pouvait accompagner le candidat en raison de l’image que cela projetterait.

«Je suis une professionnelle, il est un professionnel. Pourquoi est-ce que ma carrière devrait être limitée? C’est insultant de plusieurs façons», dit-elle.

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Pourquoi certains menteurs ratent leur mensonges?


C’est difficile de réussir un mensonge, mais plus facile quand les gens ne sont pas trop observateurs dans le comportement, le langage gestuel, les émotions, ne connais pas la personne …
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Pourquoi certains menteurs ratent leur mensonges?

 

Éric Goulard

Expert en intelligence non verbale & crédibilité

Vous avez essayé de mentir et vous n’avez pas été cru? Cela peut arriver… mais pourquoi? Rassurez-vous, cela arrive à tout le monde. Voici les raisons de l’échec du mensonge.

Lorsque le menteur laisse échapper des indices

Le comportement de la personne est une formidable source d’informations. Il suffit d’observer la façon dont la personne se comporte dans une situation donnée pour apprendre beaucoup de choses la concernant. Observer une personne seule donnera des indications sur son état d’esprit ou son humeur. Une analyse rapide de son attitude, de sa posture et de ses gestes fournira des informations sur son dynamisme, son état de fatigue, son aisance par rapport à l’environnement, etc.

Mais avant toute analyse, prenez le temps de connaître le comportement de référence de la personne.

Le mensonge peut échouer à cause du comportement du menteur

• Apparition d’indices comportementaux
Il y a les gestes qui accompagnent le langage verbal. Ils sont naturels et soulignent le langage. Ces mouvements sont accompagnés d’expressions en relation avec ce qui est dit et ressenti.

Il y a également les gestes et les expressions qui ne sont pas en accord avec les paroles. Ils peuvent être simulés. Aussi, le ressenti peut trahir les pensées de l’individu. Ce sont ces gestes et expressions qu’il faut analyser. Il s’agit de repérer les désynchronisations entre le langage verbal et le comportement affiché.

Encore une fois, ce qui est montré n’est pas forcément ce qui est ressenti. Les simulations nous envahissent et il faut pouvoir les identifier.

Exemples d’indicateurs:

Les expressions faciales, les changements d’expressions, les micro-expressions ou les expressions anormalement longues.

Les gestes synchronisés ou désynchronisés avec le langage verbal, ou totalement en désaccord.

La respiration est un indicateur de stress et de tension. Par exemple: elle peut être longue ou saccadée, ou anormalement calme alors que la situation est stressante.

La voix nous indique si la personne est stressée ou calme. Ses variations sont une base intéressante : la hauteur, le ton, le rythme, le volume, etc.

• Apparition d’émotions non contrôlées
Il est difficile de cacher les émotions ressenties au moment du mensonge, car leur apparition est soudaine. Le menteur doit affronter le regard de l’autre tout en se contrôlant. Plus le nombre d’émotions à cacher est élevé, et plus le mensonge est difficile à réaliser. Simuler une émotion non ressentie est compliqué, car l’auteur oublie souvent de produire des signes distinctifs de cette émotion. Le mensonge « sonne faux » pour celui qui en est la cible.

• Tentative de créer une émotion non ressentie
La création d’une fausse émotion fait apparaître du stress, de l’angoisse ou de l’anxiété chez celui qui la produit. Le menteur doit être très bon pour réussir son mensonge.

• Méfiance insuffisante
Les gens n’ont généralement pas conscience qu’il est possible de décoder leur comportement. Soit ils ne le savent pas, soit ils sont peu méfiants.

• Manque d’entraînement
Un menteur peu entraîné à mentir, sur le sujet concerné ou vis-à-vis d’une cible particulière, aura plus de difficultés à convaincre et plus de chances d’échouer.

• Manque d’anticipation d’une question
La préparation, c’est aussi l’anticipation. Le bon menteur est préparé aux différentes alternatives qui risquent de se présenter. Un mensonge échoue parfois parce que le menteur a sous-estimé la cible. Il a prévu un scénario, puis il l’a répété. Cependant, il a oublié d’inclure un plan B ou un plan C, dans le cas où son mensonge ne passerait pas. Il a peut-être été préparé à la hâte… ou pas du tout. S’il n’est pas suffisamment entraîné face à cette cible et dans ce contexte, il n’a pas les ressources suffisantes pour rebondir. Dans son vécu, il n’a pas de souvenirs sur lesquels il peut se retourner pour rebondir. Donc, sans anticipation des questions qui pourraient surgir, il est démasqué.

• Peur
Le menteur qui n’est pas sûr de lui a peur d’être démasqué. Cela génère un stress. La peur est une émotion négative et visible. Une expression de peur laisse transparaître le stress, l’angoisse et l’anxiété. Le sentiment de perte de confiance fragilise le menteur. La peur est responsable de l’apparition de nombreux indicateurs comportementaux : de la transpiration, des tensions sur le visage ou sur le corps, des gestes saccadés, une voix tremblante, etc.

• Trop de contacts visuels ou contacts visuels trop intenses
Avez-vous déjà remarqué que les commerciaux ont souvent tendance à regarder leurs clients droit dans les yeux? Trois personnes sur quatre identifient un menteur parce qu’il ne les regarde pas dans les yeux ou détourne le regard. C’est une idée reçue. Ce n’est pas la personne qui regarde son interlocuteur droit dans les yeux qui est la plus honnête. C’est même le contraire! Les menteurs produisent plus de contacts visuels, car ils vérifient que leurs mensonges sont crus. Ils ont besoin de se rassurer. À l’inverse, dans une conversation avec une personne honnête, il est normal que son regard passe de gauche à droite tout en regardant son interlocuteur.

• Culpabilité
La culpabilité est une émotion qui joue contre le menteur. Le menteur peut ressentir un sentiment de culpabilité s’il a un lien personnel avec la cible ou s’il partage des valeurs sociales communes. Il est plus difficile de tromper une personne que l’on connaît bien, surtout si on l’apprécie. En trompant quelqu’un qui lui ressemble, c’est un peu comme si le menteur se trahissait lui-même. Il passera aussi plus facilement aux aveux. Dans une situation où le menteur ne connaît pas la cible, il réussira plus facilement son mensonge. À moins qu’il ait une attirance particulière pour sa cible, ses émotions mensonge peut échouer à cause de la cibleseront très probablement négatives. Si son interlocuteur est inconnu ou peu connu, celui-ci sera une cible parmi d’autres, anonyme. Alors, le menteur ne ressentira pas de culpabilité. Il sera plus facilement cru.

• La cible a la réputation d’être difficile à tromper.
Comme dans une négociation, les paramètres doivent être connus avant la rencontre, parfois même longtemps en amont. Il faudra pouvoir anticiper les objections de son interlocuteur. Les paramètres sont matériels et humains. C’est là que cela se complique!

• La cible a un comportement qui déroute le menteur.
Le comportement de la cible peut aussi influer sur le bon déroulement d’un mensonge. Elle peut annoncer la couleur brutalement, afin de provoquer un choc dans l’esprit du menteur. Elle peut avoir un comportement indiquant une méfiance. Le fait d’émettre des soupçons dès le départ peut ruiner les chances du menteur de réussir son mensonge.

• La cible a un bon sens de l’observation et de l’analyse.
Les indices comportementaux sont nombreux. Un menteur qui a conscience que son corps peut exprimer des expressions identifiables, comme des mensonges, aura peur. Même s’il ne s’agit pas d’une peur franchement exprimée, il ne sera pas complètement naturel. Les tentatives d’autocontrôle sont visibles et n’échappent pas à un regard entraîné à les reconnaître.

• La cible est face au menteur.
Il est plus facile de mentir à un inconnu : le menteur culpabilise moins. C’est aussi plus simple de mentir au téléphone ou par e-mail. En revanche, si la cible est face au menteur, la situation se complique, même si le menteur ne connaît pas personnellement la cible. Si la personne est assise devant lui, le menteur va devoir affronter son regard. Il sera plus difficilement crédible, car la pression qu’il aura sur les épaules sera beaucoup plus importante.

Lorsque le contexte n’est pas favorable au menteur

• Les enjeux du mensonge sont très élevés.
Plus les enjeux sont élevés, plus la pression augmente. Le menteur qui doit réussir son mensonge ressentira une pression liée à cette obligation de réussite. Le stress ressenti pourra être à l’origine de fuites comportementales. La capacité du menteur à gérer les tensions sera déterminante dans le succès du mensonge. La bonne gestion des émotions facilitera grandement sa réalisation, surtout si les enjeux sont élevés. Les enjeux peuvent être positifs ou négatifs. Le mensonge peut servir à obtenir une récompense ou à éviter une sanction.

• Le menteur est face à un groupe et non à une personne isolée.
Plus le nombre de personnes présentes est élevé, plus le menteur risque d’avoir des difficultés à maîtriser ses émotions. S’il s’agit d’un groupe, l’interlocuteur n’est pas unique. L’orateur devient un sujet d’observation, et tous ses gestes sont potentiellement observés par les autres personnes. Le groupe ne sera pas forcément capable de les analyser et de décrypter leur signification, mais si quelque chose ne va pas, il le verra.

• Le menteur est dans un environnement inhabituel
Un cadre familier permettra au menteur de mieux rester concentré sur le sujet. S’il se trouve dans un milieu inconnu, il devra apprendre à le connaître, en plus de la maîtrise de son comportement.

En conclusion

Il est extrêmement difficile d’avoir une parfaite maîtrise du comportement. Il suffit parfois d’un rien pour que le menteur perde les pédales et laisse échapper des signes de mensonge…

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pourquoi les clowns flanquent-ils la frousse?


Comme les clowns peuvent faire partie de la vie des enfants de façon positive, je trouve dommage qu’on a fait d’eux des monstres. Déjà que des gens puissent développer des phobies pour les clowns souriants, alors la peur pourrait augmenter avec les clowns tueurs comme dans les films d’horreur
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Pourquoi les clowns flanquent-ils la frousse?

 

© thinkstock.

Censés amuser la galerie, les clowns peuvent au contraire se révéler angoissants pour nombre d’entre nous. Une peur suffisamment répandue pour porter un nom: la coulrophobie. Mais pourquoi diable s’effrayer d’un personnage à la base comique?

Si leur nez rouge, leurs cheveux bouclés et leur éternel sourire vous fichent la trouille, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. En effet, environ 12% des Américains reconnaissent être effrayés par les clowns lorsque 43% d’entre eux affirment ne pas les aimer.

« Clowns tueurs »

Des chiffres qui devraient probablement augmenter après que des clowns ont une nouvelle fois semé la psychose aux Etats-Unis. Cette mode des « clowns tueurs » a d’ailleurs traversé ensuite l’Atlantique pour arriver au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou encore en Suède.

Imaginaire collectif

Cette phobie pour le moins particulière est notamment liée aux facteurs culturels et aux événements vécus. Dans les pays anglo-saxons surtout, mais la culture devient aujourd’hui mondiale, les « bad clowns » sont légion dans le cinéma, les séries télévisées et dans l’imaginaire collectif.

De Grippe-Sou au Joker en passant par Twisty le clown et Tahiti Bob, les exemples de clowns effrayants et/ou sanguinaires ne manquent pas.

Méfiance

Mais selon Rami Nader, docteur en psychologie à la North Shore Stress and Anxiety Clinic de Vancouver, cette peur s’explique principalement par la méfiance que nous éprouvons à l’égard des clowns. Comme il l’explique au site Health.com, dont les propos sont relayés par le Huffpost, nous ne leur faisons guère confiance. En cause, leur éternelle expression de joie, marquée par un sourire qui ne disparait jamais. Or, personne ne peut être constamment heureux, rappelle le spécialiste, auteur d’une étude sur le sujet. D’où cette impression que les clowns nous mentent, cachés derrière le maquillage, précise-t-il.

Grippe-Sou (Pennywise en anglais), le clown surnaturel du film « Il » est revenu, tiré du roman « Ça » de Stephen King. © DR.

Leur caractère malicieux et imprévisible a également tendance à nous ficher la trouille, explique par ailleurs Frank McAndrew, professeur de psychologie à l’Université de Knox dans l’Illinois et spécialiste des phobies.

Une réalité qui effraie

Contrairement aux créatures imaginaires comme les vampires ou les fantômes, les clowns sont eux bien réels et sont donc capables de causer du tort, ajoute Frank McAndrew. De plus, leur comportement particulièrement énervant (balancer des tartes ou de l’eau à la figure) n’améliore pas vraiment leur image.

Mieux vaut être coulrophobe qu’arachnophobe

Heureusement, le risque est faible de tomber nez à nez avec un clown dans la vie quotidienne, à moins de travailler dans un cirque, plaisante Rami Nader. Les personnes souffrant de coulrophobie peuvent donc mener une vie tout à fait normale, sans stress à outrance, complète-t-il. Une fois ce nouvel épisode des clowns tueurs passé, les plus coulrophobes d’entre nous devraient aller beaucoup mieux, conclut Nader.

Star d’Halloween

Une chose est sûre, les clowns seront une nouvelle fois présents en masse dans les rues le 31 octobre prochain.

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Être gentil avec des inconnus est souvent mal vu, mais peut être bénéfique pour la santé


Vous souvenez du film Payer au suivant ou traduit aussi en France Un meilleur monde ? Il y a quelques années, être gentil pour un étranger n’était pourtant pas suspicieux, mais aujourd’hui, cela est devenu étrange, voir même un signe de danger. Faut-il s’arrêter pour autant de faire des gestes de bonté ?
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Être gentil avec des inconnus est souvent mal vu, mais peut être bénéfique pour la santé

 

Des fleurs pour être gentils | GLady via Wikimédia CC License by

Des fleurs pour être gentils | GLady via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Les actes de gentillesse et de générosité avec des inconnus sont bizarrement entourés de suspicions.

«J’ai toujours eu confiance dans la gentillesse des étrangers.»

Cette phrase, prononcée par Blanche à la toute fin d’Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, peut nous sembler étrange. En effet, quelque soit la situation, nous avons la plupart du temps tendance à nous méfier de tout acte de gentillesse en provenance d’un inconnu. Il suffit de songer à la méfiance que l’on a si une personne vient vers nous dans un café pour nous dire: «Bonjour, j’ai commandé un café mais je ne le boirai pas. Le voulez-vous?» Et s’il y avait quelque chose d’immonde dans ce café?

De manière générale, la bonté spontanée nous semble impossible, mais il est difficile de comprendre pourquoi. 

C’est pour cela que Sandi Mann, psychologue a l’université de Central Lancashire, a décidé d’étudier le phénomène du «Paying it forward», une expression philosophique que l’on a pu voir dans un film du même nom (Un monde meilleur en français, ou Payez au suivant ndlr ) sorti en 2000. Le principe est simple: il suffit d’être gentil envers une autre personne que l’on ne connaît pas forcément, de faire acte de générosité, et miser sur le fait qu’elle le rendra à son tour à quelqu’un d’autre. Elle a d’ailleurs trouvé de nombreuses histoires d’actes de générosité gratuite partout dans le monde, où les gens ne souhaitaient pas être récompensés mais demandaient à ceux que les bénéficiaires fassent à leur tour preuve de bonté avec d’autres.

Le site de la BBC explique que Sandi Mann a décidé de se prêter à l’exercice pour observer la réaction des gens. «Après tout, écrit le site, la plupart des gens ont l’intention d’être un peu plus gentil, mais nous avons l’impression d’être incapable de rassembler la volonté nécessaire. Alors pourquoi est-ce difficile de donner et d’accepter la gentillesse?»

Lors de ses tests, «la suspicion était la plus forte réaction», explique la psychologue.

Ce n’est que lorsqu’elle a fourni une explication rationnelle à son acte que la tension s’est apaisée. Selon elle, c’est parce que l’idée «étranger = danger» est extrêmement répandue dans la société avant de rappeler que des études ont montré que les gens étaient bien moins emphatiques que dans les années 1970. D’autres recherches ont aussi montré que la vanité et la rancune se répandent plus rapidement à travers la population que la générosité.

Et pourtant, les effets bénéfiques existent. Michael Norton, de l’Harvard Business School, a montré dans ses recherches que les gens consacrant plus d’argent aux autres étaient plus heureux que ceux qui le gardent pour eux.

«Dans tous les pays, riches ou pauvres, ceux qui donnent plus avaient tendance à être plus heureux.»

Il paraîtrait même, toujours selon une autre étude, que les femmes participant à des groupes de charité et de solidarité présentaient 16% de risque en moins de contracter une maladie grave.

Alors si vous souhaitez vous aussi tenter la générosité gratuite, c’est facile. Sandy Mann recommande ainsi de commencer dans une «zone de confort», par de petits gestes. Un petit sourire dans le métro à vos voisins ou une gentille conversation avec des vendeurs dans les magasins est une première étape, mais cela peut, au final, changer beaucoup de choses. 

http://www.slate.fr/

Pourquoi les chats ont-ils peur des concombres ?


Il circule une vidéo des chats qui ont peur des concombres, assez inusités sauf qu’en réalité, c’est une réaction qui s’explique facilement
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Pourquoi les chats ont-ils peur des concombres ?

 

Un chat bondit de peur en voyant un concombre. ©Capture d'écran de Youtube / MrFunnyMals

Un chat bondit de peur en voyant un concombre. ©Capture d’écran de Youtube / MrFunnyMals

Étrangement, les chats semblent terrifiés par les concombres ! En réalité, la raison de leur peur est toute simple.

 

PEUR. Vous ne l’avez peut-être pas constaté, mais les chats sont en général effrayés par… les concombres ! En atteste la compilation dans la vidéo ci-dessous. D’ailleurs la rareté de la confrontation chat-concombre fait partie de l’explication.

D’après le Dr Roger Mugford, un spécialiste en comportement animal interrogé parle Telegraph : « La réaction observée est due à la nouveauté et à la surprise de trouver un objet insolite secrètement placé alors que les chats avaient la tête baissée dans leur bol alimentaire. »

En somme, les chats sont sur leurs gardes quand ils sont confrontés à quelque chose de nouveau et vont avoir tendance à s’en méfier comme s’il s’agissait potentiellement d’un prédateur, un serpent par exemple.

Or les petits félins rencontrent rarement des concombres dans leur environnement… Et si l’on ajoute à cela l’effet de surprise (comme lorsque le concombre est placé subrepticement à proximité du chat qui consacre toute son attention à autre chose), il n’est pas étonnant de déclencher les bonds et coups de pattes que l’on voit dans ces scènes filmées.

©MrFunnyMals / Youtube

http://www.sciencesetavenir.fr/a

Le Saviez-vous ► Expression : Mettre (avoir) la puce à l’oreille


Avoir la puce à l’oreille n’a pas toujours eu la même signification, mais on s’entends qu’aujourd’hui cela se rapporte a quelque chose que l’on redoute, qui nous agace ou que l’on soupçonne ..
Nuage

 

 Mettre (avoir) la puce à l’oreille  »

 

Eveiller l’attention, la méfiance, les soupcons (avoir l’attention éveillée, se douter de quelque chose ou se méfier de quelqu’un).

Cette expression a changé de sens au cours des siècles.
Elle est attestée pour la première fois au XIIIe, sous la forme mettre la puche en l’oreille, à une époque où les petits parasites pullulaient, quel que soit le niveau social de leur hôte, et où les tourments qu’ils provoquaient occupaient les esprits et les mains
(pour des séances de grattage où il n’y avait rien à gagner).

Bizarrement, elle signifiait alors « provoquer ou avoir un désir amoureux », sens que Jean de la Fontaine utilisait encore dans ses ‘Contes’ :

« Fille qui pense à son amant absent
Toute la nuit, dit-on, à la puce à l’oreille »

Au XVIIe siècle, l’expression se transforme, le ‘à’ remplace le ‘en’ et, surtout, le sens devient « être inquiet, agité », comme pour quelqu’un qui aurait senti une puce venir se loger dans son conduit auditif et qui en craindrait les conséquences ‘démangeatoires’.

Parallèlement, dès le XIVe siècle, on évoquait déjà les oreilles qui sifflaient ou démangeaient lorsque quelqu’un était supposé parler de vous.

C’est probablement l’association de ces bizarres démangeaisons (‘méfiez-vous, quelqu’un dit du mal de vous !’) et de l’inquiétude de quelqu’un ayant la puce à l’oreille qui a donné le sens moderne de cette expression.

http://www.expressio.fr