Le Saviez-Vous ► Le top 7 de la longévité animale


    C’est l’être humain, il y a des records de longévité de plus de 100 ans. Alors dans l’océan nombre animaux marins bat des records de longévité entre 50 ans et « l’immortalité »
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    Le top 7 de la longévité animale

    Par Andréa Haug, Futura

    Si l’Homme affiche d’impressionnants records de longévité dépassant le siècle, certains animaux marins n’ont rien à lui envier. Souvent de croissance lente, ces animaux vivent parfois dans les profondeurs marines et atteignent des dizaines, voire des centaines d’années. Voici un échantillon de ces êtres surprenants de vitalité.

    Crustacé : 50 ans pour le homard européen (Homarus gammarus)

    Parce qu’il a été découvert au début du XXe siècle en grande quantité au large de la commune bretonne de Loguivy-de-la-Mer et du fait de sa couleur naturelle, le homard européen porte aussi le nom de « Bleu de Loguivy ». Ce crustacé effectue pour trouver des partenaires sexuels des migrations encore mal connues. Les femelles portent leurs œufs onze mois durant avant leur éclosion, puis les larves planctoniques se fixent au bout de trois semaines sur le fond marin.

    Passés deux ans, les jeunes homards qui ne mesurent que 15 mm optent pour des crevasses en zone rocheuse. Ils deviennent des adultes reproducteurs à 4 ans et mesurent alors de 25 à 50 cm. Leur croissance s’effectue par mues successives : la carapace chitineuse se rompt et libère l’animal. Celui-ci se gonfle ensuite d’eau et gagne une taille supérieure et ainsi de suite. Ce phénomène ne laisse pas de traces sur l’animal, ce qui rend difficile l’évaluation de son âge. Néanmoins, les observations faites en élevage ou lors des campagnes de marquage d’animaux en milieu naturel permettent d’estimer l’âge des plus grands animaux à 50 ans et plus.

    Poisson : 150 ans pour l’hoplostèthe orange (Hoplostethus atlanticus)

    Hoplostethus atlanticus est appelé « poisson-montre » du fait de sa tête ronde et des canaux muqueux qui irradient de son œil rappelant les rouages d’une montre. L’animal habite les océans du Globe à des profondeurs comprises entre 900 et 1.800 mètres, notamment dans les canyons sous-marins.

    L'hoplostèthe orange a surtout été exploité dans les années 1970, en particulier en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il était alors commercialisé sous le nom d'« empereur ». Les stocks de l'époque ont déjà été décimés et ceux de substitution récemment découverts s'épuisent rapidement. © Pengo, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

    L’hoplostèthe orange a surtout été exploité dans les années 1970, en particulier en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il était alors commercialisé sous le nom d’« empereur ». Les stocks de l’époque ont déjà été décimés et ceux de substitution récemment découverts s’épuisent rapidement. © Pengo, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

    Lors de la reproduction, il forme de grandes agrégations durant lesquelles les mâles et les femelles libèrent leurs gamètes. Les œufs fécondés, puis les larves développées, remontent à environ 200 mètres de profondeur. Les alevins redescendent ensuite dans des eaux plus profondes à mesure qu’ils grandissent. L’espèce n’atteint sa maturité sexuelle qu’entre 20 et 30 ans, ce qui pourrait s’expliquer par un taux de prédation faible et la rareté des proies dans les abysses. Les adultes peuvent mesurer 75 cm de long pour un poids de 7 kg et l’âge du plus vieux spécimen connu, déterminé par radiation radiométrique des isotopes des concrétions minérales de ses oreilles internes, serait de 149 ans.

    Échinoderme : 200 ans pour l’oursin rouge géant (Astropyga radiata)

    Assez commun dans l’océan Indien et dans une partie de l’océan Pacifique, cet échinoderme doit son appellation à sa couleur et à sa taille pouvant atteindre près de 20 cm de diamètre, la plus grande connue parmi les espèces d’oursins. Les œufs sont fécondés en pleine eau, puis les larves se fixent après quelques semaines. Par 30 mètres de fond, les juvéniles attendent la nuit pour se nourrir, mais les adultes sont visibles le jour dans les herbiers et les étendues sableuses des lagons. Certaines des épines de l’espèce mesurent plus de 5 cm et les plus courtes sont venimeuses, mais sans danger pour l’Homme. L’oursin rouge géant est notamment capable de les régénérer en cas de cassure. S’il peut vivre une trentaine d’années, certains individus ont également atteint l’âge de 200 ans.

    Souvent rouge sombre, l'espèce d'oursin Astropyga radiata présente aussi des teintes de beige, orange, violet et noir. Ses épines regroupées laissent entrevoir des points bleus iridescents très lumineux. © Q. Phia, Wikimedia Commons, CC by-sa 2.0

    Souvent rouge sombre, l’espèce d’oursin Astropyga radiata présente aussi des teintes de beige, orange, violet et noir. Ses épines regroupées laissent entrevoir des points bleus iridescents très lumineux. © Q. Phia, Wikimedia Commons, CC by-sa 2.0

    Mammifère : 200 ans pour baleine boréale (Balaena mysticetus)

    Vivant dans les eaux arctiques, la baleine boréale est un cétacé mesurant jusqu’à 20 mètres pour un poids d’une centaine de tonnes. Sa longévité a été estimée à plus de 200 ans grâce à des cicatrices laissées par d’anciennes blessures. Cette longévité exceptionnelle pourrait s’expliquer par certains gènes. Par exemple, l’analyse du génome de la baleine montre des mutations uniques dans le gène ERCC1 impliqué dans la réparation de l’ADN endommagé. Un autre gène, appelé PCNA et associé à la croissance cellulaire et à la réparation de l’ADN, contient une section d’ADN dupliquée. Cette duplication pourrait ralentir le vieillissement du cétacé.

    Requin : 400 ans pour le requin du Groenland (Somniosus microcephalus)

    Ce requin gris, plutôt dodu, mesurant cinq mètres, vit dans les eaux de l’océan arctique et serait le champion de la longévité chez les vertébrés. Sa croissance est estimée à environ 1 cm par an.

    Dans un article paru dans Science, une équipe internationale de chercheurs décrit comment ils ont réussi à mesurer l’âge de 28 requins du Groenland. Ces animaux ont été récupérés accidentellement dans des filets de pêche entre 2010 et 2013 et mesuraient entre 81 et 502 cm. Les chercheurs ont utilisé la datation au carbone-14 et tenu compte du fait que des essais nucléaires atmosphériques ont entraîné un pic dans l’alimentation marine dans les années 1960. Les résultats ont révélé que le plus grand requin, une femelle de plus de cinq mètres de long, avait environ 392 ans, avec une marge d’erreur de plus ou moins 120 ans. La maturité sexuelle des femelles est atteinte lorsqu’elles mesurent une taille de l’ordre de quatre mètres, soit à l’âge de 150 ans environ.

    D’après une recherche parue en août 2016, le requin du Groenland serait le vertébré qui vivrait le plus longtemps. © Julius Nielsen, University of Copenhagen

    D’après une recherche parue en août 2016, le requin du Groenland serait le vertébré qui vivrait le plus longtemps. © Julius Nielsen, University of Copenhagen

    Cnidaire : l’immortalité (théorique) pour la méduse Turritopsis nutricula

    Petite en taille, mais longue en espérance de vie. La méduse Turritopsis nutricula ne mesure en effet que 5 mm de diamètre, mais pourrait vivre ad vitam æternam. Originaire de la mer des Caraïbes, l’espèce est de nos jours très répandue.

    Grâce à un processus cellulaire particulier appelé transdifférenciation, l’animal est capable de stopper son vieillissement et même de rajeunir. Ce qui en fait un exceptionnel sujet d’études pour les biologistes et les généticiens et un sujet d’intérêt pour certains groupes pharmaceutiques qui envisagent déjà la production d’une crème rajeunissante contenant l’ADN de Turritopsis.

    « C’est comme si un papillon était capable de retourner en arrière au stade de chenille », explique Stefano Piraino, professeur à l’université du Salento, en Italie, et l’un des auteurs du premier article scientifique sur le sujet, disponible sur le site de The Biological Bulletin.

    La découverte de l’extraordinaire faculté biologique s’est faite par hasard : quel ne fut pas l’étonnement d’un étudiant qui avait oublié une méduse sur son plan de travail tout un weekend, de retrouver la semaine suivante l’individu sous la forme d’un polype ? Autrement dit, la méduse s’était métamorphosée en un stade antérieur à celui de sa vie adulte. Pour les scientifiques, le cycle biologique diffère dans le sens où un adulte libère ses gamètes qui, fécondés, donnent des œufs, puis des larves. Elles se posent sur le fond marin pour devenir des polypes qui eux-mêmes se transformeront en une nouvelle génération de méduses. C’est alors qu’au lieu de mourir, le parent de la nouvelle colonie, dans un but de multiplication, « rajeunit » lui aussi sur le fond marin en polype.

    Il bourgeonne par la suite et produit ainsi une nouvelle colonie de… clones de lui-même. Si elle est en apparence biologiquement immortelle, l’espèce reste pour autant vulnérable aux maladies, à la prédation, à la pollution ou encore aux traumatismes parmi différentes causes possibles de mortalité.

      Au lieu de mourir, la méduse Turritopsis nutricula rajeunit en polype. © muzina shanghai, Flickr CC by-nc-sa 2.0

      Au lieu de mourir, la méduse Turritopsis nutricula rajeunit en polype. © muzina shanghai, Flickr CC by-nc-sa 2.0

      Mollusque bivalve : 500 ans et plus pour la cyprine (Arctica islandica)

      La « praire d’Islande » vit, comme son deuxième nom l’indique, dans les profondeurs marines de l’île de l’Atlantique nord. Des spécimens pêchés et maintenus en captivité ont été estimés être âgés de plus de 400 ans, selon une étude sclérochronologique, une technique basée sur le nombre de stries de croissance de la coquille. Les œufs et les larves sont planctoniques et dérivent avec les courants. Puis les larves se métamorphosent en juvéniles qui se déposent alors sur les fonds marins, parfois à 500 mètres de profondeur. La croissance de l’animal est très lente avec une taille de 49 mm à l’âge de 7 ans. La maturité sexuelle serait en moyenne atteinte vers la douzième année d’existence. Un individu, mort en cours d’analyse, affichait même l’âge record de 507 ans. Le mollusque Ming, l’animal le plus vieux du monde, a été appelé ainsi en référence à la dynastie chinoise qui régnait à sa naissance. Il reste impossible de savoir combien de temps l’animal aurait pu encore vivre en milieu naturel.

      http://www.futura-sciences.com

      Le Saviez-Vous ► Top 8 des animaux dangereux pour l’Homme


      Quel animal est le plus dangereux ? Il n’est pas besoin de faire peur, ni d’avoir des crocs menaçants pour être dangereux. En fait, parmi tous les animaux, le plus minuscule serait le plus dangereux
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      Top 8 des animaux dangereux pour l’Homme

       

      Bien que les alligators et crocodiles soient de puissants prédateurs, l'homme a 9 fois plus de risques d'être frappé et tué par la foudre que dévoré par un de ces reptiles. ©AUSLOOS/SIPA

      Bien que les alligators et crocodiles soient de puissants prédateurs, l’homme a 9 fois plus de risques d’être frappé et tué par la foudre que dévoré par un de ces reptiles. ©AUSLOOS/SIPA

      Le corps sans vie mais « intact » de l’enfant de deux ans, happé mardi 14 juin 2016 par un alligator sur une plage du Disney World d’Orlando, en Floride, a été découvert le lendemain par les autorités. Après 15 heures de recherches, le petit Lane Graves a été retrouvé mort, probablement noyé.

      « Des témoins ont vu l’enfant être entraîné sous les eaux (…) il est évident à ce stade qu’il n’a pas pu survivre en étant submergé durant cette période de temps », a déclaré le shérif du comté d’Orange, Jerry Demings.

      9 fois plus de chances de mourir frappé par la foudre

      Si l’histoire du petit Lane est dramatique, ces attaques ne sont pourtant pas si répandues en Floride. Bien que les alligators y soient présents en nombre, seulement 14 personnes ont succombé aux 190 attaques de ces reptiles depuis 1997 dans la région, selon les autorités floridiennes. Ainsi, un américain a 9 fois plus de chances de mourir frappé par la foudre plutôt que de succomber à une attaque de reptile, d’après les chiffres de Centers for Disease Control and Prevention. 

      Parmi les plus dangereux, on retrouve en pole position le crocodile marin et les crocodiles du Nil. L’alligator d’Amérique, le caïman noir, le crocodile de Morelet, le gavial du Gange, le crocodile des marais et le crocodile de Johnston font également partie des espèces les plus hostiles. Mais ils comptabilisent à eux six 46 attaques mortelles dans le monde en 2015, contre 58 rien que pour les crocodiles du Nil et 54 pour les crocodiles marins, d’après l’organisme de statistiques CrocBITE.

      Une peur irrationnelle du requin…

       

      Autre prédateur redouté : le requin. Les attaques de cet animal, effrayantes et médiatisées, le sont d’autant plus pour leur rareté. En 2015, 164 attaques ont été recensées dans le monde, faisant six morts au total. En 2014, l’ISAF recensait trois cas mortels : deux en Australie et un en Afrique du Sud. Un chiffre encore plus faible que chez les crocodiles, avec 313 attaques en 2014 dont 165 mortelles, et dérisoire comparé aux décès causés par des animaux de ferme ou domestiques. Rien qu’aux Etats-Unis, 42 personnes en moyenne perdraient la vie chaque année, encornées par des vaches ou tuées par des chevaux.

      En France, si 33 décès dus à des morsures de chiens ont été recensés entre 1990 et 2010, plusieurs milliers d’attaques de canidés sont pourtant signalées chaque année. D’après une étude menée en 2012, les bergers allemands et les labradors seraient les chiens les plus mordeurs. Loin de là l’idée qu’ils soient plus dangereux que d’autres, mais étant deux races très populaires dans l’hexagone, le risque de morsures est ainsi multiplié. Quant aux morsures de serpent, elles causeraient la mort de 20 000 à 94 000 personnes dans le monde, d’après une étude publiée en 2008 dans le journal Plos Medicine.

      Les insectes responsables de nombreux décès 

      Et l’animal causant le plus de décès serait finalement… le moustique ! Vecteur de paludisme, cet insecte provoque chaque année la mort d’environ 500 000 personnes dans le monde. Les piqures de guêpes et abeilles causent, quant à elles, une quinzaine de morts chaque année en France. D’après les données dévoilées par Centers for Disease Control and Prevention, les guêpes, frelons et abeilles auraient provoqué la mort de 921 personnes en 15 ans aux Etats-Unis. Dans ce pays comme en France, le nombre de personnes allergiques aux piqûres d’insectes a considérablement augmenté. Classées comme deuxième cause de décès provoqué par un animal, les piqures mortelles d’insectes ont causé 242 décès de moins que les mammifères aux Etats-Unis (1163 morts) entre 1999 et 2014. Mais si la population allergique poursuit son inflation, les décès causés par ces insectes pourraient bientôt supplanter aux Etats-Unis le nombre de décès dus aux attaques et morsures de mammifères…

      Le Loup

      Le « grand méchant loup » a une réputation bien mal méritée.

      Une étude conduite en 2002 par l’institut des études naturelles norvégien a dénombré 331 personnes tuée par des loups sur une période de 50 ans. La plupart de ces attaques ayant été perpétrées par des loups atteints de rage. La première attaque a été enregistrée en 1557 en Allemagne, et la toute dernière recensée a eu lieu en 2001 en Lettonie. En France, 531 attaques (par forcément mortelles) ont été recensées entre 1578 et 1887.

      ©SUPERSTOCK/SUPERSTOC

      Les Araignées

      .Bien que la quasi-totalité des espèces d’araignées soient venimeuses, une dizaine d’entre elles seulement sont dangereuses pour l’Homme

      « Deux envenimations sont remarquables par leur fréquence, leur ubiquité et leur éventuelle gravité : le latrodectisme (symptomatologie essentiellement neurologique) entraîné par la morsure des veuves du genre Latrodectus, et le loxoscelisme (symptomatologie cutanéo-viscérale)«  expliquent dans un article publié dans la presse médicale Philip Pommier, Luc de Haro, chercheurs du Centre antipoison de l’hôpital Salvator de Marseille et, Christine Rollard, du Département de systématique et évolution du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

      En France, une seule espèce est dangereuse : la malmignatte. On la trouve en Corse et dans le Sud-Est de la France. La mortalité causée par ces animaux est toutefois pratiquement inexistante. 30 cas seulement ont été recensés entre 1973 et 1993 rapporte un article publié dans la presse médicale l’année suivante. 5 de ces cas ont été qualifiés de « sévères » sans pour autant être fatals à leurs victimes.

      ©Doral Chenoweth III/AP/SIPA

      Le Requin

      Le Musée d’Histoire Naturelle de Floride tient à jour une base de donnée (International Shark Attack File ou ISAF) qui recense les attaques de requin dans le monde.

      Pour l’année 2014 elle dénombre 130 « incidents » impliquant une rencontre entre ces prédateurs marins et l’Homme. Mais seulement 72 de ces attaques sont le fait de l’animal. Les autres ont été provoquées par la personne qui a cherché à toucher le squale (pêcheur tentant de les décrocher de l’hameçon ou de les sortir du filet, plongeur cherchant a les caresser…). Et ces attaques sont loin de faire des ravages puisque l’ISAF recense « seulement » 3 cas mortels en 2014 : deux en Australie et un en Afrique du Sud.

      ©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

      Les Abeilles

      Une étude de l’institut de veille sanitaire datée de 2014 a comptabilisé sur la période 2000 à 2010, 153 personnes décédées du fait de piqûre d’hyménoptères, soit en moyenne 14 décès par an. En 2004 et 2005, les décès ont été plus nombreux que les autres années : respectivement 23 et 20 décès. Le sex-ratio est en défaveur des hommes : 2,9 décès d’hommes pour 1 femme, soit 114 hommes pour 39 femmes sur la période 2000-2010. Les décès par contact avec un hyménoptère ont concerné en majorité des personnes de 45-64 ans.

      ©Yudy Sauw/Solent News/SIPA

      Les Méduses

      Avec les méduses, les accidents sont rares mais peuvent être mortels : en août 2014, un Français âgé de cinq ans avait succombé en Thaïlande à une piqûre de méduse-boîte, une des créatures les plus venimeuses de la planète.

      D’après l’ouvrage « méduse à la conquête des océans » co-écrit par Robert Calcagno Directeur général de l’Institut océanographique et Jacqueline Goy, Attachée scientifique à l’Institut Océanographie, et spécialiste de ces animaux, « on estime aujourd’hui à une cinquantaine le nombre de décès dus à des piqûres de méduse chaque année dans le monde ».

      ©Barry Bland/REX/REX/SIPA

      Les Crocodiles

      Les attaques de crocodiles sont recensé dans une base de donnée appelé « Crocbite » tenue par la Charles Darwin University en Australie celle-ci dénombre 313 attaques en 2014 dont 165 mortelles.

      « Les attaques de crocodiliens sur des humains sont plutôt rare affirme les chercheurs de l’Université Charles Darwin. Par exemple, si vous allez vous baigner dans le nord de l’Australie, vous avez statistiquement cent fois plus de risque de vous noyer que de vous faire mordre par un crocodile. »

      ©Sowersby/REX Shuttersto/SIPA

      Les Serpents

      « Bien qu’on ignore le nombre exact de morsures de serpents, on estime qu’elles concernent 5 millions de personnes chaque année et qu’il y a jusqu’à 2,5 millions de cas d’envenimement » chiffre l’OMS.

      Une étude publiée en 2008 dans le journal Plos Medicine estime, elle, entre 421.000 et 1,84 millions le nombre d’envenimations annuelles, dont 20.000 à 94.000 seraient fatales

      ©ARDEA/MARY EVANS/SIPA

      Le Moustique

      L’un des plus petits animaux de cette sélection est aussi le plus mortel. Le moustique, parce qu’il véhicules de nombreuses maladies mortelles, est l’animal qui décime le plus l’espèce humaine. En effet Selon les dernières estimations de l’OMS, publiées en septembre 2015, 214 millions de cas de paludisme et 438 000 décès ont été recensées en 2015. La dengue toucherait, elle, 390 millions de personnes par an (avec une mortalité comprise entre 1 et 20%). On estime chaque année à 130 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 44 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans les pays d’Afrique endémiques, où surviennent 90% des cas.

      ©LODI FRANCK/SIPA

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      Le Saviez-Vous ► 20 animaux gigantesques qui sont bien réels.


      La plupart des animaux, nous les connaissons, mais ceux-ci dépassent les normes de grandeurs
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      20 animaux gigantesques qui sont bien réels.

      Si quelqu’un vous demande de penser à un animal de grande taille, à quel animal pensez-vous? Un éléphant ou une baleine bleue peut-être?

      Mais il existe également des animaux gigantesques, même parmi les autres espèces, des animaux qui ont dépassé la taille standard…

      Dans cette liste, nous rendons hommage à ces animaux. Vous trouverez, entre autres choses, un lapin géant et un cochon qui pèse plus de 900 kg! Quand nous disons que ces animaux sont gigantesques, ils sont vraiment gigantesques.

      # 1. Le Crabzilla crabe-araignée de mer du Japon.

      Ce crabe gigantesque, surnommé Crabzilla, mesure plus de 3 mètres de long. Il a plus de 40 ans, mais n’a toujours pas cessé de croître. On estime qu’il mesure plus de 4,5 mètres de long.

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      DARCUNCLE

      # 2. Weta géant.

      Deinacrida est l’un des plus gros insectes dans le monde, et cet insecte en particulier a été trouvé sur Little Barrier Island en Nouvelle-Zélande.

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      BUZGER

      # 3. Achatina fulica.

      Achatina fulica ou escargot géant africain, est la plus grande espèce d’escargot et peut atteindre plus de 20 centimètres de long.

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      VIVAS

      # 4. Cheval Moose.

      Ce cheval, qui porte bien son nom Moose, est un Percheron. Les Percherons sont très intelligents et travailleurs.

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      UPPYDAYAGAIN

      # 5. George le géant.

      Ce Grand Danois nommé George le géant est décédé en 2013, il était consacré le chien le plus grand du monde, il mesurait 1,09 mètres au garrot. Il pesait 111 kg et dormait dans son propre lit queen-size.

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      ODDEE

      # 6. La roussette de Malasie.

      On l’appelle aussi renard volant, c’est la plus grande chauve-souris du monde. Vous pouvez la trouver sur l’île de Nouvelle-Guinée et ils pèsent en moyenne 1,5 kg et son envergure peut atteindre 1,5 à 1,8 mètres.

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      PHOTOMONDE

      # 7. Roi des Harengs.

      Ce poisson géant s’appelle Roi des Harengs et ce poisson en particulier de 5,5 mètres a été trouvé en Californie, USA. Il a fallu 16 personnes pour le sortir de l’eau.

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      EWN

      # 8. Vache Blossom.

      La vache Blossom mesure 1,9 mètres de la pointe su sabots jusqu’au garrot – elle est la vache la plus grande au monde. Elle est malheureusement décédée l’année dernière, âgé de 13 ans.

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      GUINNESS WORLD RECORDS

      # 9. Crabe de cocotier.

      Le crabe de cocotier est la plus grand arthropode terrestre, il peut grimper dans les arbres. Il peut atteindre jusqu’à 40 centimètres de long et peser jusqu’à 5 kg.

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      YOUTUBE

      # 10. Ligre Hercules.

      Non, ce n’est pas un lion ni un tigre. Hercules est un hybride né de l’union d’un lion mâle et d’une tigresse et vit dans un zoo à Miami. Il détient le record du félin le plus grand au monde, il mesure 3,3 mètres de long et pèse 418,2 kg.

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      GUINNESS WORLD RECORDS

      # 11. Salamandre géante de Chine.

      La salamandre géante de Chine est le plus grand amphibien vivant au monde, et peut atteindre jusqu’à 1,8 mètres de long. En moyenne, ils atteignent un poids d’environ 25-30 kilogrammes.

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      PRETTY AWFUL THINGS

      # 12. Cochon « The Big Pig. »

      Ce cochon, nommé « The Big Pig, » pèse environ 900 kilogrammes. Il mesurait 2,5 mètres de long.

      Mais le plus gros cochon du monde est « Big Bill », un cochon qui a vécu jusqu’en 1933. Il pesait 1157 kg!

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      DAILYMOTION

      # 13. La méduse de Nomura.

      Cette espèce de méduses vit dans les eaux marines de Chine et Japon. Ils mesurent en moyenne 2 mètres de long et pèsent près de 200 kg.

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      CAPTFIREPANDA

      # 14. Le lapin Darius.

      Ce lapin détient le record du lapin le plus grand au monde. Il mesure 1,3 mètres de haut et pèse 22,2 kg. Sa famille dépense plus de 3.000 euros par an pour sa nourriture.

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      PO-CO

      # 15. Morpho Hercules.

      Morpho Hercules est considéré comme l’espèce de papillon la plus grande au monde. Les femelles, qui sont plus grandes que le mâle, ont une envergure de plus de 20 centimètres.

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      PROJECT NOAH

      # 16. Grenouille Goliath.

      La grenouille Goliath est considérée comme la plus grande grenouille de la planète, elle peut mesurer entre 17 et 33 cm de long et pèse 0,6 à 3,25 kg.

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      PLANETSAVE

      # 17. Crocodile marin.

      Le crocodile marin est la plus grande espèce de crocodile actuel et le plus lourd reptile vivant.

      Cette image a été prise aux Philippines, le crocodile mesure 6,4 mètres du nez jusqu’à la queue. Il a fallu trois semaines et 100 hommes pour chasser l’animal.

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      RECREOVIRAL

      # 18. Le chat Stewie.

      Il était le chat le plus long au monde. Malheureusement, il est décédé d’un cancer en 2013.

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      COONOSAIT

      # 19. Taureau « Field Marshall ».

      Le plus grand taureau au monde, Field Marshall, pèse 1,6 tonnes et vit sur une ferme au Royaume-Uni.

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      VIVANEWS

      # 20. Géant des Flandres.

      Les lapins géants des Flandres sont très facile à élever, et beaucoup disent que, comme les chiens, ils deviennent attachés aux gens. Le lapin dans cette photo pèse 10 kg.

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      WAROSU

      http://incroyable.co/

      Des visiteurs tropicaux dans le Saint-Laurent


      Un poisson tropical dans les eaux du St-Laurent semble devenir un nouveau lieu de résidence pour le poisson-lune. Ce qui laisse suggérer que la température du St-Laurent augmente et donc une conséquence des changements climatiques
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      Des visiteurs tropicaux dans le Saint-Laurent

       

      Ce poisson-lune a été observé dans la baie... (PHOTO FOURNIE PAR LYNE MORISSETTE)

      Ce poisson-lune a été observé dans la baie des Chaleurs par l’équipage du voilier RoterSand.

      PHOTO FOURNIE PAR LYNE MORISSETTE

       

      JOHANNE FOURNIER

      Collaboration spéciale

      Le Soleil

      (Sainte-Luce) Les spécialistes des milieux marins et les pêcheurs s’entendent pour dire que le poisson-lune, qui vivait traditionnellement dans les eaux tropicales, migre de plus en plus vers le Saint-Laurent. Pour la spécialiste des mammifères marins et du fonctionnement des écosystèmes, Lyne Morissette, le phénomène est un indicateur du réchauffement de la planète.

      Lors d’une récente mission scientifique sur le voilier RoterSand, la scientifique en a observé deux.

      «On en a aperçu un dans la baie des Chaleurs, au large de Grande-Rivière, raconte Mme Morissette. On a vu un autre individu après, au large de Gaspé. C’était des adultes de près d’un mètre et demi et qui devaient peser une tonne. J’en avais déjà vu dans les Caraïbes, mais je n’en avais jamais vu ici, dans le golfe.

      «C’est une chance, un hasard incroyable quand on est capables de l’apercevoir, s’étonne-t-elle encore. C’est parce qu’il est en mode repos quand il monte à la surface. C’est pas un animal peureux. Il n’est pas agile. Donc, on peut l’approcher pour l’observer. Ça a l’air d’un poisson blessé.»

      Quand elle et les membres de son équipage ont aperçu la nageoire dorsale du poisson, aussi appelé «môle», ils ont cru, sur le coup, qu’il s’agissait d’un requin.

      «Mais, on s’est vite aperçu qu’il nageait pas assez vite pour être un requin», relate la zoologiste.

      Si le fait de pouvoir l’observer est un coup de chance, sa découverte dans les eaux du Saint-Laurent est de moins en moins rare.

      «Il y en a de plus en plus», constate Lyne Morissette. La môle est un poisson qui a besoin d’un habitat dont la température est d’environ 12 °C. Or, s’il s’adapte à la température de l’eau du Saint-Laurent, la chercheuse fait un lien direct :

      «L’eau se réchauffe et les poissons-lunes changent d’habitat, est-elle forcée de déduire. C’est inquiétant parce qu’avec les changements climatiques, ça cause un débalancement à tout l’écosystème. Notre milieu marin ne fait pas exception. Un écosystème, c’est un peu comme gérer un orchestre symphonique. Ce que ça sous-tend, c’est qu’il n’est pas là pour rien. Alors qu’il vit habituellement dans les eaux subtropicales, principalement dans la zone des Caraïbes, il fait le choix de remonter de plus en plus au nord.»

      Sentiments partagés

      À la surprise de cette rencontre inusitée s’ajoutent des sentiments partagés.

      «Sur le coup, on est excités», décrit la chef de mission scientifique. «Mais, une fois qu’on revient à quai, qu’on regarde nos photos et nos vidéos, puis qu’on repense à ce qu’on a vu, ça nous amène à nous poser des questions.»

      Pour Lyne Morissette, le réchauffement du Saint-Laurent n’est pas un mythe. En 2012, elle a étudié et noté la température à partir d’un même point dans l’estuaire, au large de Rimouski. Le thermomètre indiquait alors six degrés. Un an plus tard, la température avait monté à huit degrés.

      «Pour un être humain, une variation de deux degrés, ça n’a pas vraiment de conséquences, fait-elle valoir. Mais deux degrés, c’est énorme pour un écosystème!»

      Outre les changements climatiques, une autre cause possible de la présence accrue du poisson-lune dans le Saint-Laurent pourrait aussi s’expliquer par la prolifération des méduses, qui composent son alimentation principale. Pour la spécialiste du fonctionnement des écosystèmes, l’augmentation des méduses représente un autre indicateur des changements climatiques.

      «Les méduses ont de moins en moins de prédateurs, observe Lyne Morissette. C’est pour ça qu’il y en a de plus en plus!»

      Parmi ses prédateurs, on trouve les tortues marines, dont la population est en déclin.

      La môle est le poisson osseux le plus lourd. Il peut atteindre un poids de 2000 kilogrammes et une taille de trois mètres. Il est appelé sunfish en anglais et «poisson-lune» en français.

      «C’est drôle que, d’une langue à l’autre, il change d’astre», rigole Mme Morissette.

      Peu importe comment on le nomme, une chose est certaine :

      «C’est vraiment un drôle de poisson, laisse-t-elle tomber. Il ne ressemble à rien d’autre!»

      AVEC LA COLLABORATION SPÉCIALE D’ANDRÉ BÉCU

      http://www.lapresse.ca/

      À quoi pourraient ressembler les extraterrestres?


      Quel aspect aurait les extraterrestres ? Car il y a sûrement la vie ailleurs ? Sur Terre, il existe des formes de vie qui ont été découvertes dans des endroits de chaleur ou de froid extrême alors pourquoi pas sur d’autres planètes. Reste à savoir à quoi ils ressemblent. Je suis d’avis que tout dépend de l’environnement qui pourrait être propice aux bactéries, insectes, animales .. mais s’ils étaient plus évolués je crois qu’ils nous ressembleraient
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      À quoi pourraient ressembler les extraterrestres?

       

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      Image tirée du film «Le Cinquième Élément», un film de science-fiction réalisé par Luc Besson (1997).Photo Gaumont

      Chaque personne possède sa propre idée de l’apparence que pourrait prendre les extraterrestres. Aidés de plusieurs représentations imagées dans les films d’Hollywood, certains imaginent de menus personnages en allumette alors que d’autres visualisent de dangereux monstres sanguinaires.

      Quoi qu’il en soit, les scientifiques commencent à s’intéresser à la question. Basant leurs théories sur des indices environnementaux et biologiques, les concepts sont tout aussi différents les uns des autres.

      Voici cinq théories qui ressortent du lot.

      LES MÉDUSES

      La docteure Maggie Aderin-Pocock travaille pour la firme spatiale Astrium. En se basant sur la théorie de la vie sur Terre, elle croit que les extraterrestres vivant sur des planètes avec une forte concentration d’hydrogène et de méthane ressembleraient à des méduses.

      La surface du corps de ces créatures serait métallique pour absorber la lumière, culminant vers un organe de pulsations lumineuses pour communiquer avec les autres individus. Une ouverture permettrait de capter des éléments chimiques pour grandir et se reproduire.

      LES INSECTES

      Les insectes sont parmi les espèces les plus résistantes de la planète. La coquerelle, par exemple, peut survivre neuf jours sans tête en raison de sa faible pression sanguine, retenir son souffle pendant 45 minutes et est quinze fois plus résistante aux radiations nucléaires que l’homme.

      Considérant qu’il existe un nombre presque infini d’environnements possibles dans l’espace, une forme de vie sous forme d’insecte est un pari plausible en raison de ses capacités d’adaptation et de résistance.

      LES HUMANOÏDES

      Le professeur de paléobiologie évolutive Simon Conway Morris, de l’Université Cambridge, croit que les extraterrestres seraient comme les humains, non seulement physiquement, mais aussi dans leurs faiblesses, telles que la violence, la cupidité et l’exploitation des autres.

      Selon lui, l’évolution est prédictible.

      «Lorsqu’une espèce prend le dessus sur les autres durant l’évolution, des schémas émergent», explique le professeur.

      VIE BASÉE SUR UN AUTRE ÉLÉMENT QUE LE CARBONE

      Bien que la majorité des formes de vie sur Terre est à base de carbone, il n’est pas exclu que les êtres vivants ailleurs dans l’espace soient différents.

      La théorie d’extraterrestres à base de silicone semble être privilégiée étant donné que le silicone est juste en dessous du carbone dans le tableau périodique et que les deux éléments partagent des similitudes chimiques. De plus, le silicone est largement répandu dans l’espace.

      Quoi qu’il en soit, des étrangers en silicone ne risqueraient pas de ressembler aux humains.

      LES MONSTRES

      L’astrobiologiste Lewis Dartnell, de l’Université Collège de Londres, explore de son côté les possibilités de formes de vie sur des planètes différentes de la Terre.

      Sur une planète couverte d’océans profonds, les formes de vie pourraient ressembler à ce qu’on trouve ici même sur Terre dans les bas-fonds des océans: des êtres adaptés à l’absence de lumière, chassant en groupe et communiquant à l’aide de bioluminescence.

      Sur une planète couverte de glace, on pourrait découvrir des bactéries survivant en créant un large réseau bactérien capable d’extraire l’énergie des champs magnétiques.

      Puis finalement, sur des planètes beaucoup plus massives que la Terre pourraient habiter des créatures énormes et puissantes, capables de tirer avantage de la gravité beaucoup plus forte.

      http://fr.canoe.ca/

      Un écosystème inconnu découvert sous la glace de l’Arctique


      Maintenant, nous savons, du moins pour bien des gens, que la vie existe même dans un environnement extrême. Cependant, il est étonnant de trouver un riche écosystème marin dans un endroit ou la température est la plus froide de la terre
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      Un écosystème inconnu découvert sous la glace de l’Arctique

       

      Par Julie Aram

      Un robot sous-marin a découverte la présence d’une vie sous-marine étonnamment riche sous les glaces de l’Arctique. Parmi les organismes découverts par l’engin, il y a des cténophores, des créatures translucides connues pour produire des reflets irisés (voir capture d’écran ci-dessus). Crédits : WHOI, Alfred Wegener Institute

      En naviguant sous les glaces de l’Arctique, un robot submersible a découvert l’existence d’une vie beaucoup plus abondante que ce qui était supposé jusqu’ici. Parmi les organismes vivants recensés, il y a notamment… de petits vers carnivores.

      Un robot submersible a découvert sous les glaces de l’Arctique un écosystème marin jusqu’ici inconnu, notamment constitué de méduses, d’algues, de petits animaux planctoniques… et de petits vers marins carnivores. Un environnement étonnamment riche, qui a pu être filmé par le robot (voir un extrait vidéo en suivant ce lien) sur une durée cumulée de 16 heures.

      Depuis la découverte en 2012 de phytoplancton sous les glaces de l’Arctique (lire « Life Blooms Under Arctic Ice »), les scientifiques avaient l’intuition qu’un écosystème potentiellement plus riche que ce qui était supposé jusqu’ici se cachait sous les couches de glace de cette région. C’est pourquoi les océanographes de la Woods Hole Oceanographic Institution (Massachusetts, Etats-Unis) ont conçu un engin submersible capable d’aller explorer ces zones inconnues, baptisé Nereid Under Ice (NUI), et de filmer ses découvertes grâce à une caméra transmettant les images aux scientifiques de la mission via un câble de fibre optique.

      Quelles sont les découvertes effectuées par le robot Nereid Under Ice ? Elles sont multiples.Tout d’abord, il a la découverte de Larvacés, de petits animaux planctoniques nageurs et filtreurs.

      Il y a aussi la détection de cténophores, d’étranges créatures marines translucides connues pour diffracter la lumière en de magnifiques irisations colorées (ils sont visibles dans cette vidéo, à partir de 1’30, même si sur ces images leurs reflets irisés ne sont pas visible en raison de la faible lumière parvenant sous la glace), dotées d’incroyables capacités de régénération, et dont l’analyse de leur système nerveux a récemment montré qu’il était apparu totalement indépendamment de celui des autres êtres vivants (lire « D’étranges créatures marines bousculent la vision de l’évolution »).

      Autres animaux inattendus découverts par le robot Nereid Under Ice : des Chétognathes, soit de petits vers marin prédateurs, dotés de crochets mobiles qui permettent la capture de leurs proies.

      Aux côtés de la découverte de ces animaux, les scientifiques de la mission rapportent aussi avoir détecté la présence d’algues.

      Ces résultats ont été présentés lors de la conférence annuelle de l’Union Américaine de Géophysique, qui se tenait du 15 au 19 décembre 2014 à San Fransisco (Etats-Unis).

      http://www.journaldelascience.fr

      Les méduses disent merci à l’homme


      La surpêche, les engrais, la pollution, et autre ont donné un essor important pour la prolifération des méduses. Et cela est causé par l’être humain, qui est devenu malgré lui un allié pour les méduses
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      Les méduses disent merci à l’homme

       

      Sur les côtes atlantiques, les méduses – telle cette Chrysaora – pullulent de plus en plus souvent. © Institut océanographique / Michel Dagnino

      Par Céline Lison

      « L’année des méduses », maintenant, c’est tout le temps. Grâce à nous ! Pour se développer massivement, l’animal a besoin d’une nourriture abondante, d’eau chaude et d’aussi peu de prédateurs que possible. Un rêve exaucé… par l’homme.

      La surpêche vide les océans? Elle permet aux méduses de disposer de davantage de zooplancton puisque les petits poissons qui, comme elles, s’en nourrissent ne sont plus là pour en profiter. En prime, elles sont plus nombreuses à se délecter des larves, des oeufs et des alevins des poissons restants, ce qui accentue encore le déséquilibre. Les excès d’engrais finissent en mer? Le phytoplancton puis le zooplanction se développent, assurant la pitance des animaux gélatineux. Même la tortue, l’un des rares prédateurs des méduses, tend à disparaître, victime notamment des sacs en plastique qu’elle avale en croyant croquer sa proie préférée.

      Autre facteur favorisant les pullulations : le changement climatique. En Méditerranée par exemple, les relevés scientifiques indiquent que Pelagia noctiluca affluait en masse tous les douze ans environ jusqu’en 1999. Depuis, il ne se passe plus une année sans prolifération : le réchauffement de l’eau dans la zone favorise la multiplication ininterrompue de l’espèce.

      Ailleurs, plus localement, ce sont les centrales nucléaires qui, en rejetant leurs eaux de refroidissement, maintiennent une température idéale pour certaines méduses. À tel point qu’agglutinées, elles bloquent régulièrement les systèmes de pompage.

      « En faisant un bilan des pullulations à travers le monde, nous nous sommes aperçus que ce n’était pas une, mais plusieurs espèces de méduses qui avaient rapidement modifié leur cycle pour s’adapter », constate Jacqueline Goy, biologiste spécialiste de ces animaux.

       Présentes sur terre depuis 600 millions d’années, les méduses ont semble-t-il trouvé en l’homme l’allié idéal pour régner. 

      http://www.nationalgeographic.fr