Il traverse la Méditerranée en pédalo pour un pari


Il y en a qui ont de bien drôle d’idée, mais bon, au moins il ne sera pas, tout seul, vue qu’un voilier va le suivre. C’est la moindre des choses, avec son embarcation qui est quand même précaire
Nuage

 

Il traverse la Méditerranée en pédalo pour un pari

 

Stéphane Eon à bord de son Vélonautic qui ne dépasse pas les 5km/h. Photo : DR

Eric Miguet

EXPLOIT – A 43 ans, Stéphane Eon, coach sportif, s’apprête lundi à partir de Palavas-les-Flots pour entamer une traversée de la Méditerranée en Vélonautic. Une sorte de pédalo qui doit l’amener en Corse en un peu moins d’un mois.

 

Ne comptez pas sur Stéphane Eon pour lâcher l’affaire. Un problème technique sur le bateau d’assistance ?

« Je pars quand même », répond ce sportif aguerri de 43 ans.

Un avis de fort mistral en Méditerranée ?

« On ne peut pas tout prévoir », réplique-t-il à la veille d’un défi pour le moins original.

A bord de son Vélonautic, une sorte de pédalo pour cycliste, le Montpelliérain, s’apprête lundi à passer près d’un mois en mer pour rejoindre le port de Calvi en Corse.

Défi à but humanitaire ? Pour un sponsor ? Pas du tout. Tout est parti d’un pari avec sa belle-sœur.

« Je n’ai rien à gagner, mais je lui ai promis que je le ferai », glisse-t-il, sûr de son fait.

Il faut dire que l’homme n’en est pas à son premier exploit. La Méditerranée, il l’a déjà traversée en kite-surf ou en planche à voile. Mais là, la partie s’annonce un peu plus lente.

« Le Vélonautic ne dépasse pas les 5 km/h. Il va falloir de la patience. Ça sera surtout mental… », s’amuse-t-il.

Un véritable effort

Point de départ de cette traversée un peu folle : Palavas-les-Flots. Après un crochet par Marseille, il rejoindra Fréjus pour tracer tout droit vers la Corse, aidé d’un voilier d’assistance

« pour me réfugier en cas de grosse tempête ».

Autre crainte, les navires en pleine mer.

« Parfois, ils ne nous voient pas, il faut rester attentif », précise-t-il.

À raison de 10 heures de vélo sur mer, le coach sportif dans le civil s’accordera quand même des temps pause « pour tenir le rythme ».

Sur son embarcation, Stéphane Eon n’a prévu que le minimum nécessaire. Des compléments alimentaires, de l’eau, de la crème solaire et des vêtements pour se protéger des intempéries. Mais de pas de rasoir.

« Je pense qu’à la fin, j’aurai une longue barbe ».

En espérant que sa belle-sœur puisse le reconnaître à son arrivée… Histoire de valider son défi en Méditerranée.

http://www.metronews.fr

La danse des petites raies


Elles sont magnifiques quand on peut les voir avec leur petites binettes
Il serait dommage qu’elles disparaissent dans ce monde
Nuage  

 

La danse des petites raies

Avec leurs bouilles de bébés et leurs petits jeux de jambes, ces raies semblent étrangement humaines. La vidéo a été tournée à l’aquarium Hatfield Marine Science Centre à Newport dans l’Oregon. Elle a généré près de 500 000 vues sur Youtube.

En réalité, il ne s’agit évidemment pas de jambes, mais bien de nageoires pelviennes qui leurs permettent de se déplacer de haut en bas.

La plupart des raies sont des ovipares, elles pondent leurs oeufs dans des capsules noires à cornes. Un mois après, une petite raie en sort. Du fait de leur mode de reproduction lent, elles sont considérées comme une espèce menacée. D’après les derniers rapports de l’Union International pour la Protection de la Nature 42% des espèces de raies risqueraient l’extinction en Méditerranée.

http://www.linternaute.com/

Une sécheresse a mis fin à des civilisations méditerranéennes il y a 3200 ans


Nous sommes vraiment peu de chose devant la nature. On croit être maitre des éléments alors qu’en fait, c’est le contraire. L’Histoire de la Terre nous montre comment des civilisations ont disparu. Il n’est pas exclu que cela se reproduise, mais contrairement au passé, par nos activités, notre pollution, nous faisons qu’accélérer le processus
Nuage

 

Une sécheresse a mis fin à des civilisations méditerranéennes il y a 3200 ans

 

La disparition de civilisations florissantes dans l'est du bassin méditerranéen... (Photo: AP)

PHOTO: AP

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

La disparition de civilisations florissantes dans l’est du bassin méditerranéen il y a 3200 ans aurait résulté d’une longue sécheresse, selon des chercheurs français, qui soulignent le rôle clé du climat dans l’histoire des sociétés humaines.

L’effondrement politique et économique de certaines des civilisations les plus avancées, mycénienne, minoenne ou du vaste empire Hittite à la fin de l’âge de bronze avait jusqu’à maintenant surtout été attribué à des destructions humaines consécutives pour partie aux invasions dans le delta du Nil, les côtes turques ou en Syrie et en Palestine.

Les auteurs de ces travaux, publiés dans la revue américaine PLOS ONE, ont analysé les grains de pollen retrouvés dans des sédiments du lac salé de Larnaka sur l’île de Chypre.

Le changement des isotopes de carbone, la «signature chimique» des plantes locales et de la région montre que le lac a connu une période humide avant de s’assécher progressivement. Cette période correspond à une sécheresse de quatre siècles à l’origine de l’anéantissement de ces civilisations.

Combinant ces données avec des indices archéologiques comme des tablettes cunéiformes et des correspondances entre monarques, les chercheurs concluent que la crise de la fin de l’âge de bronze en Méditerranée orientale a simplement été «un épisode complexe ayant résulté d’une sécheresse provoquée par un changement climatique. Ce dernier a entraîné des famines, des invasions étrangères et des conflits politiques».

Selon ces chercheurs, dont David Laniewski de l’Université Paul-Sabatier à Toulouse, le principal auteur, l’effondrement de ces civilisations méditerranéennes met en lumière la vulnérabilité climatique des sociétés dépendantes de l’agriculture.

«C’est l’un des meilleurs exemples montrant comment une entité économique et commerciale internationale, composée de multiples Etats, peut s’effondrer en raison du changement climatique», estime Lee Drake, professeur d’Archéologie à l’Université du Nouveau-Mexique au sud-ouest des Etats-Unis. «Cela nous donne une idée de la manière dont cela se produit», ajoute l’archéologue qui n’a pas participé à cette étude.

La fin de la civilisation Maya est également attribuée à une longue sécheresse. Les historiens estiment aussi qu’un événement climatique pourrait avoir été l’un des déclencheurs de la Révolution française en 1789.

Mais dans le cas de la sécheresse dans l’est du bassin méditerranéen à la fin de l’âge de bronze, les causes ne sont pas totalement établies.

Les températures de surface de la Méditerranée se sont rapidement refroidies durant cette époque réduisant l’évaporation et les précipitations dans les terres, selon Lee Drake.

Cela a correspondu à un refroidissement général de deux degrés dans l’hémisphère nord, précise-t-il.

«La grande question est de savoir pourquoi un important changement de la température globale a pu provoquer une réaction aussi rapide en Méditerranée» relève ce chercheur.

«Je pense qu’il est très important de comprendre ce mécanisme car il n’est pas inconcevable qu’un tel phénomène se reproduise», dit-il à l’AFP.

«Le plus grand danger au Proche-Orient n’est pas nécessairement représenté par un Etat ou un dictateur mais plutôt par le changement climatique», juge-t-il.

http://www.lapresse.ca

La Méditerranée malade de ses poissons


Il y a des métiers qui pourraient être parmi les plus beaux métiers du monde mais avec les conditions économiques et en ajoutant les conséquences des problèmes environnementaux, il est difficile de travailler pour gagner sa croute. Et en Méditerranée c’est beaucoup de travailleurs qui sont touché
Nuage
 

La Méditerranée malade de ses poissons

 

Pêcheur d’anguilles dans le sud de la France.

PHOTO AFP

Guy Clavel
Agence France-Presse
Port-la-Nouvelle

Au pied de la criée de Port-la-Nouvelle, comme dans les autres ports de Méditerranée, les chalutiers sont à quai pour un mois, victimes d’une diminution de la taille du poisson et de la hausse du prix du gazole.

«Pour un pêcheur, c’est dur de faire rester le bateau à quai, c’est la pire chose qui puisse arriver», se désole le président du syndicat des chalutiers du port, Bernard Pérez, devant les neuf navires amarrés.

Les chalutiers de Sète (Hérault), du Grau-du-Roi (Gard), de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) et de Marseille respectent eux aussi un arrêt de pêche de 35 jours, une mesure prise pour la deuxième année consécutive. Ils sont indemnisés par l’Etat sur la base des revenus des années précédentes.

Cette décision, acceptée par tous les métiers de la mer, répond à une réalité simple: ces gros navires de plus de 20 m ne sont plus rentables en Méditerranée.

«On était dans une période très difficile, chaque armement sortait à perte», reconnaît M. Pérez.

Pourtant, la ressource traditionnelle de ces chalutiers, le «poisson bleu» (sardine et anchois), est toujours là. «Les poissons sont disponibles en nombre, avec une tendance à une hausse de la population, notamment pour les anchois», selon le dernier rapport PelMed (Pélagiques Méditerranée) de l’Ifremer.

Mais pour une raison indéterminée (qualité de la nourriture et des conditions environnementales…), on observe une forte mortalité après l’âge d’un an, constate David Roos, scientifique de l’Ifremer à Sète.

Sardines et anchois sont donc présents en grand nombre, mais de petite taille et «il y a une forte diminution de la quantité de poissons adultes capturable par la pêcherie», un phénomène observé depuis 2008, remarque-t-il.

«A Port-la-Nouvelle, le tonnage des poissons bleus est passé de 2600 à 400 tonnes entre 2008 à 2011, et à Port-Vendres, de 1200 à 700», précise Stéphane Péron, délégué à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) pour les Pyrénées-Orientales et l’Aude.

Les «petits métiers», pêcheurs avec des bateaux de petit tonnage, s’en sortent encore. Mais les chalutiers, gros consommateurs de gazole, ont du mal à survivre.

«Pour 1800 euros de recette par jour, on dépense 1400 à 1500 euros en gazole» et il faut encore payer l’équipage et les frais annexes, précise Bernard Pérez, armateur de l’Edouard-François.

«On aurait un gazole à un prix raisonnable de 0,40 centime, au lieu de 0,75 actuellement, les bateaux seraient rentables, on pourrait donner un salaire décent à l’équipage», estime-t-il.

Les pêcheurs de «bleu» ont bien tenté de pallier le manque à gagner en se tournant vers le poisson «blanc», comme le merlu, mais celui-ci est en diminution, victime de la surpêche.

Aujourd’hui, les chalutiers de la côte méditerranéenne française se trouvent donc dans une impasse et beaucoup pensent à cesser leur activité, avec destruction de leur bateau grâce au plan de «sortie de flotte» mis en place par le gouvernement et l’Europe.

«Le 1er juillet, on saura si le bateau est accepté à la casse ou si on reprend la mer…», lance désabusé le patron du Florence-Adeline, Denis Raynaud. «Ils ne veulent plus de nous en Méditerranée», lâche-t-il, désabusé.

«Ma crainte, souligne Bernard Pérez, c’est que tous les chalutiers de Port-la-Nouvelle s’arrêtent», avec la perte de 50 à 60 emplois directs, mais aussi de 200 indirects (criée, mareyeurs, poissonniers…). Déjà, la criée n’est ouverte que trois jours par semaine au lieu de cinq.

Et l’été dernier, le club de rugby de la commune voisine de Sigean a dû innover pour sa traditionnelle «sardinade»:

«On a pris des sardines d’Italie, reconnaît le secrétaire du club, Marc Guiboux, celles d’ici étaient trop petites».

http://www.cyberpresse.ca

Les vagues de chaleur causées par… le réchauffement


Avec internet et les réseaux sociaux, ainsi que la facilité d’avoir très vite les informations, nous avons plus de plus en plus des rapports directes lors d’une catastrophes naturelles. Il me semble qu’en temps que profane ont peut voir que la température change, que l’environnement est en plein tournant, quoiqu’on essaie de minimiser l’impact de ces changements. Pourtant c’est le moment de prendre conscience de nos actions face a la Terre et même si nous ne pouvons pas changer les choses nous pouvons probablement diminuer l’impact ou du moins le ralentir
Nuage

 

Les vagues de chaleur causées par… le réchauffement

 

«Ces dernières années, nous avons vu un nombre exceptionnellement élevé de vagues de chaleur record et destructrices», écrivent les auteurs de l’étude parue dans la revue Nature Climate Change. Ces considérations n’ont pas empêché les Montréalais de se réjouir et de profiter des chauds rayons du soleil la semaine dernière.

PHOTO: ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Charles Côté

La Presse

Il ne faut plus se gêner pour le dire: les vagues de chaleur qui fracassent tous les records, comme celle qui a enveloppé l’est du continent la semaine dernière, ne se seraient probablement pas produites si la terre n’était pas en train de se réchauffer.

C’est ce qu’affirment deux climatologues dans un article publié dimanche dans la prestigieuse revue Nature Climate Change. Ils invitent les scientifiques à changer leur discours.

«Ces dernières années, nous avons vu un nombre exceptionnellement élevé de vagues de chaleur record et destructrices, écrivent les auteurs. Plusieurs études récentes indiquent que plusieurs de ces vagues de chaleur, et peut-être la plupart d’entre elles, ne se seraient pas produites sans le réchauffement de la planète.»

L’article passe en revue plusieurs études ayant porté sur des phénomènes extrêmes: vagues de chaleur, pluies intenses et tempêtes.

Les auteurs, Dim Coumou et Stefan Rahmstorf, sont tous deux rattachés au réputé Potsdam Institute for Climate Change Research, en Allemagne. Ils signalent que l’affinement des recherches sur le climat nous permet de départager l’effet du réchauffement et les extrêmes «naturels».

«Il est très probable que plusieurs des événements extrêmes de la dernière décennie ne se seraient pas produits sans le réchauffement de la planète dû à l’action humaine», affirment les auteurs.

Jusqu’à huit fois plus de canicules

Actuellement, en Europe, 30% des records de chaleur sont dus au réchauffement. La durée des vagues de chaleur a doublé en Europe de l’Ouest entre 1880 et 2005. Dans l’est de la Méditerranée, l’intensité, la durée et le nombre de vagues de chaleur a été multiplié par six ou huit depuis les années 60.

Actuellement, aux États-Unis et en Australie, il y a deux fois plus de records de chaleur que de records de froid.

Et sur l’ensemble des continents, les étés extrêmement chauds frappent maintenant 10% du territoire, comparativement à seulement 0,1 ou 0,2% durant la période allant de 1951 à 1980. C’est de 50 à 100 fois plus.

Cependant, affirment les climatologues, certains phénomènes continuent d’être mal compris, dont les blocages atmosphériques comme celui qui a donné les températures exceptionnelles de la semaine dernière.

Incertitude

L’impact du nouveau climat est moins facilement décelable en ce qui concerne les précipitations extrêmes, comme celles qui ont causé les inondations au Pakistan en 2010.

Néanmoins, des tendances se dégagent. En Europe, aux États-Unis et en Australie, les indicateurs de précipitations intenses sont à la hausse. Et il est difficile d’ignorer les lois de la physique: plus l’air est chaud, plus il peut contenir de l’humidité. On observe que l’atmosphère terrestre contient 4% plus d’humidité aujourd’hui que dans les années 70.

Pour ce qui est des tempêtes, ouragans et cyclones, l’incertitude demeure.

«Plusieurs climatologues, dont nous-mêmes, ont coutume de répondre aux médias après des événements extrêmes avec la phrase voulant qu’un événement précis ne peut être attribué directement au réchauffement de la planète, relatent les auteurs. Trop souvent, le public comprend que l’événement n’est pas lié au réchauffement, alors que cela peut être le cas.»

http://www.cyberpresse.ca