Le Saviez-Vous ► Cette tapisserie du XIᵉ siècle serait la première BD au monde


 

Cette tapisserie est une broderie qui raconte l’histoire d’un combat entre deux hommes pour avoir accès au trône d’Angleterre On la considéré comme la première bande dessinée a cause des 58 scènes accompagné de 2 000 mots en latin
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Cette tapisserie du XIᵉ siècle serait la première BD au monde

 

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Nous sommes nombreux à avoir chéri les histoires de nos héros préférés en relisant encore et encore les pages écornées de nos bandes dessinées ultra-colorées. Peut-être avez-vous une magnifique collection de BD Tintin ou Superman qui campe encore fièrement sur une étagère et qui vous inspire un tendre sentiment de nostalgie. Mais vous êtes-vous déjà demandé à quand remontent les débuts du « neuvième art » ? Pour certains, une broderie du XIᵉ siècle inscrite au patrimoine de l’UNESCO en 2007 en serait l’ancêtre !

Cette broderie, c’est la Tapisserie de Bayeux que certains aiment également appeler la Tapisserie de la reine Mathilde. Bien que les origines de cette œuvre en laine restent encore troubles, une légende voudrait en effet que ce soit la reine Mathilde et ses dames de compagnie qui se soient attelées à ce travail titanesque. Car là où une bande dessinée tient aisément dans un cartable d’écolier, la tapisserie en question affiche des dimensions pour le moins impressionnantes : 68,30 mètres de long sur 50 centimètres de haut (le tout pour pas moins de 350 kg). Mais les historiens spécialistes de la période médiévale se posent encore la question de son origine, notamment suite à des recherches menées par l’université de Caen dont les conclusions penchent plutôt pour une création anglaise faisant suite aux événements qui y sont narrés.

En effet, le sujet de cette œuvre didactique souvent considérée comme de la propagande raconte la conquête héroïque de l’Angleterre entre 1064 et 1066 par Guillaume duc de Normandie accompagné d’Odon, son demi-frère et évêque de Bayeux qui aurait commandité cette tapisserie. Guillaume est en effet celui qui a été désigné pour prendre le trône d’Édouard le Confesseur (1004-1066), le roi d’Angleterre. Mais le beau-frère du roi et comte de Wessex, Harold, est son rival et souhaite également devenir le nouveau roi. La tapisserie retrace cette histoire et la confrontation entre les deux hommes.

La broderie est découpée en 58 scènes qui se suivent avec dynamisme et accompagnées de légendes en latin (2000 mots). C’est pour ces raisons qu’on la considère comme la première bande dessinée de l’histoire.

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Vue d’ensemble d’une partie de la tapisserie. (Crédit : Bayeux.fr)

La scène 51 : la célèbre bataille de Hastings (octobre 1066)

La scène 51 : la célèbre bataille de Hastings (octobre 1066) au cours de laquelle Harold meurt.

Sources : MarieLebert ; BayeuxMuseum ; Wikipédia

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Des mosaïques romaines vieilles de 2000 ans découvertes à Uzès


 

Une belle découverte, cette fois-ci en France dans le Gard à Uzès. Des mosaïques datant de l’occupation romaine durant l’antiquité et médiévale.
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Des mosaïques romaines vieilles de 2000 ans découvertes à Uzès

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L’une des mosaïques découvertes à Uzès, en France.

Des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mènent actuellement des fouilles à Uzès dans le Gard. Des fouilles qui ont permis de mettre au jour de splendides mosaïques romaines appartenant à deux édifices antiques.

Un chantier de 4 000 mètres carrés vient de dévoiler de véritables trésors dans le Gard. Situé à  Uzès, ce chantier est fouillé par les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) depuis octobre 2016, en prévision de la construction d’un internat. Mais il a révélé bien plus que les spécialistes ne l’espéraient.

Après avoir dégagé un mur et plusieurs aménagements, l’équipe de l’Inrap a mis au jour plusieurs édifices dont l’un abrite deux vastes mosaïques qui remonteraient au premier siècle de notre ère. Des vestiges qui documentent pour la première fois la ville romaine d’Ucetia.

VILLE ANTIQUE MÉCONNUE

«C’est la première fois que l’on mène des fouilles préventives à Uzès», explique Marc Célié, directeur adjoint scientifique et technique à l’Inrap au site Le Monde. «Au départ, reconnaît-il, on n’espérait pas forcément de découverte majeure. Mais nous avons trouvé des vestiges tout à fait inattendus, de grande qualité, qui témoignent d’une occupation romaine importante».

Jusqu’ici, on savait en effet très peu de choses sur la ville antique d’Uzès. L’agglomération romaine n’était simplement attestée que par le toponyme Ucetia porté sur une inscription géographique de Nêmes, explique l’Inrap dans un communiqué. Une existence également attestée par de rares découvertes de fragments de mosaïques.

Toutefois, les fouilles réalisées sur le chantier de 4 000 m² constituant la cour de l’ancienne gendarmerie, ouvrent aujourd’hui une vraie fenêtre sur le passé d’Uzès. Elles ont révélé des vestiges remontant à différentes périodes de l’Antiquité, du premier siècle avant notre ère jusqu’au 7e siècle, ainsi qu’au Moyen-âge.

DES MOSAÏQUES RICHEMENT DÉCORÉES

Parmi les découvertes, figure celle d’un vaste bâtiment de 250 mètres carrés et composé de quatre pièces en enfilade. C’est dans l’une de ces pièces, une salle de 60 mètres carrés, que les archéologues ont découvert au sol «un pavement mosaïqué complexe». Autrement dit, deux splendides mosaïques accolées.

En bon état de conservation, les mosaïques sont ornées de motifs géométriques qui entourent une sorte de médaillon central. Sur la plus grande, ce médaillon est entouré de quatre animaux richement colorés : un hibou, un canard, un aigle et un faon. Mais la seconde mosaïque affiche elle aussi des détails fascinants.

D’après Pierre Barthélémy, envoyé spécial pour le Monde, elle présente un cartouche contenant un nom écrit en lettres blanches sur fond blanc : «Loukios Koinilos». Propriétaire des lieux ou artisan ayant participé à la fabrication de la mosaïque ? Pour l’heure, les archéologues ignorent de qui il s’agit et accumulent les interrogations au sujet du bâtiment.

DOMUS OU ÉDIFICE PUBLIC ? 

D’après les spécialistes de l’Inrap, le bâtiment a perduré jusqu’au premier siècle de notre ère après lequel ses espaces ont été en partie restructurés et l’entretien des mosaïques abandonné. Néanmoins, ils ignorent s’il s’agit d’une habitation urbaine privée, une domus, ou d’un édifice public comme le suggère notamment sa colonnade.

À partir de l’époque républicaine, Ucetia a prospéré pendant deux siècles avant d’être abandonné au 3e et 4e siècle. Pourquoi ? C’est l’une des questions auxquelles les archéologues espèrent répondre grâce aux fouilles. Outre le premier bâtiment, ils ont mis au jour un édifice de 500 mètres carrés présentant également une mosaïque et remontant lui au 5e siècle.

À Uzès, les fouilles sont cependant loin d’être terminées. Les archéologues viennent juste d’engager les recherches dans l’avant-dernier secteur de 1 100 m² et celles-ci ont déjà révélé des occupations antiques et médiévales. D’ici la fin de l’été, d’autres découvertes remarquables pourraient donc être annoncées.

http://fr.canoe.ca

Le plus grand empire du XIIe siècle découvert sous la jungle


Les avancées technologiques aident les archéologues à faire des découvertes dont certaines sont vraiment étonnantes. Au Cambodge, des cités datant de 900 à 1400 ans semblent enfouie sous la forêt. Reste maintenant, à confirmer
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Le plus grand empire du XIIe siècle découvert sous la jungle

 

A Cambodian child runs in front of Angkor Wat temple in Siem Reap le 25 mai 2008. | TANG CHHIN SOTHY / AFP

A Cambodian child runs in front of Angkor Wat temple in Siem Reap le 25 mai 2008. | TANG CHHIN SOTHY / AFP

Repéré par Mélissa Bounoua

C’est l’une des découvertes archéologiques les plus importantes de ces dernières années. Ces villes médiévales couvrent une superficie comparable à celle de la capitale du Cambodge.

Des archéologues ont découvert plusieurs cités médiévales non loin du temple d’Angkor Vat, révèle le Guardian. 

Grâce à une nouvelle technologie qui se base sur le laser, le docteur australien Damian Evans a pu détecter des bâtiments moyenâgeux, et il est en mesure d’affirmer que des villes vieilles de 900 à 1400 ans se trouvent actuellement sous la forêt près du site d’Angkor. Et certaines ont une taille comparable à la capitale du Cambodge, Phnom Penh. Si ces recherches sont bien confirmées –les résultats détaillés seront publiées dans le Journal of Archaelogical Science lundi–, ces villes densément peuplées constituaient le plus grand empire au monde au XIIè siècle.

L’archéologue australien explique:

«Nous avons découvert des villes entières sous la forêt dont personne ne connaissait l’existence –sur le site de Preah Khan de Kompong Svay et Mahendraparvata sur Phnom Kulen, en partie révélé en 2012. Cette fois, nous avons tout et c’est immense, de la taille de Phnom Penh.»

Ce sont ses premiers résultats en 2012 qui lui ont permis d’obtenir des fonds pour continuer ses recherches et dévoiler l’ampleur de ce système urbain vieux de neuf siècles. Les archéologues se demandaient depuis des années s’il pouvait y avoir une ville sous le Mont Kulen et ont trouvé des preuves. C’est en faisant voler un hélicoptère au dessus de ces sites très touristiques que les lasers ont pu produire des images détaillées du sol qui ont conduit à cette découverte. Considérée comme l’une des plus importantes par les archéologues depuis des années, celle-ci pourrait remettre en cause les hypothèses sur la façon dont l’empire Khmer s’est constituté et la chute d’Angkor. Par ailleurs, les historiens ne s’attendaient pas à trouver des systèmes hydrauliques si élaborés.

Michael Coe, professeur d’anthropologie à l’université de Yale, spécialiste d’Angkor et l’empire khmer explique:

«Cette techologie de laser aéroportée marque la plus grande avancée de ces 50 ou 100 dernières années pour notre connaissance la civilisation d’Angkor.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Robin des bois a-t-il réellement existé ?


Si Robin des bois a vraiment existé, il serait connu sous un autre nom. D’après certains manuscrits quelques personnes au temps médiéval, auraient le bon profil de ce hors-la-loi.
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Robin des bois a-t-il réellement existé ?


(Source)

Voler aux riches… pour redonner aux pauvres! Se battre contre le vil prince Jean. Habiter en hors-la-loi dans la forêt de Sherwood… peut-être en collants! Le personnage de Robin des Bois est célèbre de par le monde et à la source de nombreux livres, films et séries télévisées. Mais a-t-il réellement existé? Quelles-sont les possibles origines de sa légende? –

L’époque supposée de Robin des Bois:


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Le roi Richard et Philippe-Auguste

Le plus ancien texte faisant mention de Robin des Bois date de l’an 1377 et s’intitule « Piers le laboureur ». Un texte qui nous parle brièvement de ce célèbre hors-la-loi, nous laissant ainsi comprendre que le personnage était déjà connu à cette époque. Robin des Bois est par conséquent un personnage de l’époque médiévale. Ce texte, et d’autres qui ont suivi, l’associent beaucoup au Roi Richard Coeur de Lion, qui a régné de 1189 à 1199. S’il a vécu, Robin des Bois a selon toute vraisemblance connu l’Angleterre des XIIe – XIIIe siècles.


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Page originale de « Piers le laboureur »

À cette époque, l’Angleterre était un royaume en guerre, alors que les États européens étaient en construction et conséquemment en luttes territoriales. Il faut noter que sous le roi Richard, le souverain anglais régnait entre autres sur certaines régions de la France et de la Sicile.  Le pays était de surcroît impliqué dans les Croisades afin de libérer et protéger Jérusalem, Richard se voyant comme défenseur de la chrétienté. Un roi au combat qui a, dans les faits, été très peu présent en Angleterre au cours de son règne, ce qui a envenimé ses conflits avec ses frères Jean et Philipe-Auguste.


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Portrait du roi Jean

À la mort du roi Richard en 1199, c’est le prince Jean qui fut proclamé roi d’Angleterre. Un homme qui a vécu à une époque difficile économiquement pour son royaume et qui a fait face à beaucoup d’animosité tant des contrées voisines que de ses propres chevaliers. Il a en effet eu à augmenter les impôts afin de redresser les finances de l’État et lui fournir des fonds afin de combattre la France, ce qui a soulevé une importante vague d’indignation. 

Au Moyen-Âge, comme l’Angleterre était administrée selon le système féodal, le roi augmentait les impôts des nobles, qui la refilaient à leurs paysans, responsables de la culture des terres de leur seigneurie. 


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La Magna Carta, signée par le roi Jean en 1215

Il faut dire que l’Église était un grand propriétaire terrien à l’époque et était quant à elle.. exemptée d’obligations fiscales! Le poids de ces levées d’impôts a conduit plusieurs nobles à se rebeller contre le roi Jean. Comme ils risquaient leur vie pour leur patrie, payaient leurs armes et imposaient trop leurs paysans, ils voulaient avoir un mot à dire sur les guerres et les actions du roi.

Comme le roi avait besoin de ses armées, il fut contraint de signer une entente en juin 1215 qu’on appelle la Magna Carta. Une charte de droits unique dans l’Histoire qui a établi plus clairement les relations entre la noblesse et le roi et qui est à l’origine de la future monarchie parlementaire anglaise.

Qui aurait pu être Robin des Bois?

(Source)

L’univers connu dans les légendes de Robin des Bois est somme toute fidèle à la réalité historique, s’il a bien vécu aux XIIe – XIIIe siècles. Avec « Piers le laboureur », nous savons qu’en 1377, il était suffisamment connu et célèbre pour que des ballades soient chantées sur lui.  Son histoire semble donc s’être transmise par la tradition orale.


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Représentation de Robert Hode, 1474

Certains chercheurs croient que l’inspiration pour le personnage littéraire de Robin des Bois vient possiblement d’un homme du nom de Robert Hode. Il est mentionné dans des textes administratifs de 1225, qui stipulent que cet homme devait de l’argent à un monastère du Yorkshire et qu’il vivait en hors-la-loi dans les bois. 


(Source)

L’inspiration pourrait aussi venir d’un criminel du nom de William Robehod, mentionné dans un rouleau royal de 1262. Ce document est un pardon pour la saisie des biens de ce hors-la-loi, dont le nom de famille évoque un tantinet celui de notre célèbre prince des voleurs.

Mais l’histoire de Robin des Bois pourrait aussi être fortement inspirée d’un brigand du nom de Roger Godberg, qui aurait vécu entre 1230 et 1290. D’après certaines archives administratives du comté de Nottingham, cet homme, avec ses compagnons, aurait pillé plusieurs voyageurs dans la forêt… de Sherwood! Et aurait été poursuivi par le shérif de ce comté. Nottingham et son shérif ne sont toutefois mentionnés que dans quelques ballades anciennes, alors que les contes plus tardifs comme ceux du XVe siècle, situent Robin des Bois dans la région… du Yorkshire. À Doncaster, dans le sud de ce comté, se trouve par ailleurs un puit dit de Robin des Bois, dans la forêt de Skelbrooke Park.

Les constats:


(Source)

Si Robin des Bois a bel et bien existé, il semble avoir vécu vers les XIIe – XIIIe siècles en Angleterre et semble avoir choisi de tenir tête aux autorités locales (de Nottingham ou du Yorkshire), choisissant le pillage et la vie en marge de la société. S’agit-il d’un seul homme ou de plusieurs qui au fil du temps, par les contes et légendes qui divertissaient les gens dans les lieux publics et dans les soirées, en sont venus à être incarnés en un seul et même héroïque personnage?

Mystère! Mais une chose est certaine, vivre dans des forêts royales ou seigneuriales et y chasser aurait déjà été une raison d’être recherché!

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

http://www.historiatv.com/