Ce guerrier médiéval avait remplacé sa main amputée par une lame de couteau


Imaginer l’amputation au temps médiéval sans anesthésie, sans anti-douleur ouf ! Les archéologues, on trouve en Italie un guerrier lombard qui était amputé d’un bras. Ils ne savent pas trop si c’est la suite d’une infection ou un combat, mais il avait une bien drôle de prothèse pour remplacer sa main, un couteau. Très pratique pour un guerrier
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Ce guerrier médiéval avait remplacé sa main amputée par une lame de couteau

 

Crédits : Micarelli et al./Journal of Anthropological Sciences

par  Nicolas Prouillac

Une nécropole lombarde, découverte dans le nord de l’Italie à proximité de la commune de Povegliano Veronese, a réservé aux archéologues une surprise de taille.

Parmi les centaines de squelettes qu’ils y ont retrouvés, l’un d’eux appartenait à un homme qui, amputé de la main droite, s’était fait poser une prothèse terminée par une longue lame de couteau. La chercheuse Ileana Micarelli, de l’université de Rome « La Sapienza », et son équipe révèlent cette trouvaille excitante dans une étude parue dans le Journal of Anthropological Sciences.

L’homme aurait vécu entre le VIe et le VIIIe siècle et serait décédé avant d’avoir soufflé ses 50 bougies. Les observations des chercheurs les ont conduits à conclure qu’il avait perdu sa main suite à un traumatisme contondant.

S’il est impossible de déterminer avec précision la nature du choc, il est possible « que le membre ait été amputé pour des raisons médicales », indique Ileana Micarelli dans l’étude.

Peut-être avait-il souffert d’une grave fracture après une chute ayant rendu la chirurgie inévitable.

« Mais compte tenu de la culture guerrière des Lombards, il n’est pas exclu qu’il l’ait perdu au combat. »

Ce dont on est sûr, c’est que la lame mortelle qui a remplacé sa main ne lui servait pas qu’à couper le beurre. Il la portait vraisemblablement depuis longtemps au moment de sa mort. La prothèse a été retrouvée sur son torse, assortie d’une sangle et de matériau organique décomposé – probablement du cuir. Un examen approfondi des dents et de l’épaule de la dépouille indique que l’homme nouait la prothèse avec les dents, en tirant sur la sangle de cuir assez fort pour finir par s’en abîmer les dents.

Face à une telle découverte, on est tenté d’imaginer les nombreuses aventures et rixes auxquelles ce guerrier médiéval qui devait impressionner ses pairs a pu prendre part. Mais pour les archéologues, sa longévité est surtout le signe d’une communauté très unie. 

« La survie de cet homme lombard témoigne du sens de la communauté, du soutien familial et de la grande valeur [que les Lombards] accordaient à la vie humaine », conclut Micarelli.

Source : Journal of Anthropological Sciences

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Il y a plus de 1000 ans, cette femme a accouché dans sa tombe


Heureusement que la médecine en obstétrique ! Si les archéologues ont raison, cette femme enceinte aurait été enterrée après avoir subi la trépanation pour éclampsie. Elle serait morte plus tard après cette chirurgie primitive. Le bébé serait né probablement suite au gaz produit lors de la décomposition de la mère.
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Il y a plus de 1000 ans, cette femme a accouché dans sa tombe

 

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Crédits : Pasini et al. / World Neurosurgery

par Brice Louvet

Une ancienne tombe médiévale retrouvée près de Bologne, en Italie, contenait une femme enceinte blessée à la tête avec un fœtus entre ses jambes. Grâce au positionnement des os, les chercheurs ont conclu qu’il s’agissait d’une « naissance de cercueil », quand un bébé est expulsé de force du corps de sa mère après sa mort.

La tombe, datant du VIIe-VIIIe siècle après J.-C., était retrouvée en 2010 à Imola, au nord de l’Italie. C’est parce que le squelette adulte avait été retrouvé face visible et intact que les archéologues ont déterminé qu’il s’agissait d’une sépulture. Le fœtus entre ses jambes et la blessure à la tête, cependant, ont demandé une enquête approfondie, récemment publiée dans la revue World Neurosurgery par des chercheurs des universités de Ferrare et de Bologne.

En se basant sur la longueur de l’os du fémur, les chercheurs ont tout d’abord déterminé que le fœtus était à environ 38 semaines de gestation. La tête et le haut du corps du bébé se trouvaient sous la cavité pelvienne, alors que les os de la jambe étaient toujours à l’intérieur. Cela signifie qu’il commençait à se préparer à la naissance. Bien que rare dans la littérature médico-légale contemporaine – et encore plus dans le dossier bioarchéologique – il pourrait s’agir ici d’un cas d’expulsion fœtale post-mortem, ou naissance de cercueil. La bioarchéologue Siân Halcrow, de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande), explique que dans le cas de la mort d’une femme enceinte, le gaz produit lors de la décomposition normale du corps s’accumule parfois au point que le fœtus est expulsé de force.

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Crédits : Pasini et al. / World Neurosurgery

Cet exemple de naissance est intéressant d’un point de vue archéologique, mais l’état de santé de la mère le rend tout à fait unique : elle avait une petite marque sur son front et un trou circulaire de 5 mm juste à côté. Ce pourrait être, selon les chercheurs, les signes d’une trépanation, une ancienne forme de chirurgie du crâne. Non seulement la femme enceinte a été trépanée, mais elle a aussi vécu au moins une semaine après la chirurgie primitive. Dans l’article, les chercheurs italiens proposent une corrélation entre la chirurgie de la mère et sa grossesse : l’éclampsie

« Parce que la trépanation était autrefois utilisée dans le traitement de l’hypertension pour réduire la pression artérielle dans le crâne, écrivent-ils, nous avons émis l’hypothèse que cette lésion pourrait être associée au traitement d’un trouble de grossesse hypertensive ».

L’éclampsie est l’apparition de crises chez une femme enceinte souffrant d’hypertension artérielle liée à la grossesse. Et particulièrement il y a quelques siècles, cette affection était probablement une cause fréquente de décès maternel. Une femme enceinte qui souffre de fièvres, de convulsions et de maux de tête au début du Moyen Âge pourrait très bien avoir été trépanée.

« Compte tenu des caractéristiques de la plaie et de la grossesse tardive, notre hypothèse est que la femme enceinte a subi une éclampsie, et qu’elle a ensuite été traitée avec une trépanation frontale pour soulager la pression intracrânienne », notent les chercheurs.

Si les conclusions des chercheurs sont correctes, l’état de la mère ne s’est malheureusement pas amélioré, et elle a été enterrée toujours enceinte dans une tombe bordée de pierres. Son corps se décomposant, son fœtus décédé a ensuite été partiellement expulsé.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi déteste-t-on les roux?*


Je ne déteste pas les roux, d’autant plus que j’ai une bru rousse avec qui je m’entends bien. Je suis contre toute discrimination envers la couleur de peau, son origine, les croyances (en autant qu’elles soient pacifiques) la langue, envers des handicapés et bien entendu envers la couleur des cheveux. À vrai dire, je ne comprends pas que des stéréotypes puisse encore exister envers les roux, que des mouvements anti-roux soient actifs. Il faut vraiment être ignorant et stupide de détester une personne pour sa couleur de cheveux.
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Pourquoi déteste-t-on les roux?*

 

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Illustration Laurence Bentz pour Slate

Christophe-Cécil Garnier

Non, Slate ne déteste pas les roux. Notre nouvelle série «Pourquoi déteste-t-on les…?» recense les préjugés courants pour mieux les démonter.

Je n’ai pas vu beaucoup de roux durant ma jeunesse, mais il y a au moins un moment gravé dans mon esprit. Je devais avoir quinze ou seize ans et j’allais à un festival vendéen appelé La Septième Vague, qui se déroule dans la charmante et bucolique commune de Brétignolles-Sur-Mer.

Mon père m’emmenait en voiture avec une amie. En arrivant dans la ville, nous fûmes pris dans un petit embouteillage –ce qui, il faut le dire, constitue un événement en Vendée. Alors qu’on attendait patiemment, un groupe de jeunes nous a dépassés. Deux garçons, puis deux filles et en bout de groupe, un autre garçon, roux, qui transportait un pack de bières.

«- Oh, c’est pas très cool, nous sommes-nous vaguement insurgés mon amie et moi.

– Ça va, répliqua mon père. Dans l’Égypte Antique, ils l’auraient tué à la naissance. Donc il n’a pas à se plaindre.»

La remarque nous interpella, avant de nous faire éclater de rire. Cette amie, qui a rencontré mon père cette seule et unique fois, m’en reparle encore.

Défiance depuis l’Antiquité

Il faut dire qu’il est assez aisé de se moquer des roux, même si personne ne connaît vraiment l’origine des clichés à leur propos.

«On a des preuves de défiance à l’égard des roux et des rousses depuis qu’il y existe des traces écrites, explique Valérie André, auteure de Réflexions sur la question rousseet de La rousseur infamante. Depuis l’apparition de l’écriture, en fait. On a l’habitude de citer la phrase de l’Esprit des Lois de Montesquieu:

“On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.”

En réalité, les égyptologues ont montré que c’était faux: les Égyptiens ne faisaient pas de sacrifices humains. Mais cela révèle une croyance très ancienne selon laquelle les roux sont maltraités».

Voilà, désolé Papa, la blague tombe à l’eau. Et il est inutile de blâmer Montesquieu pour cette fake news du XVIIIe siècle, l’ensemble du texte est une succession d’ironie pour dénoncer l’esclavage.

Une personne sans ascendant roux a 3% de chance de l’être, selon Valérie André, «quelle que soit l’ethnie» –et c’est important, nous y reviendrons.

La rousseur est due à la mélanine, les pigments responsables de la couleur de nos cheveux, de nos yeux ou de notre peau. Durant la gestation, deux types de mélanine sont synthétisés: la phéomélanine et l’eumélanine.

«Chez les roux, la synthèse reste bloquée aux phéomélanines. Celles-ci sont incapables de synthétiser des ultraviolets, ce qui explique que les roux sont plus sensibles aux coups de soleil, aux brûlures…», explique Valérie André, également chercheuse au FNRS, le CNRS belge.

Le phénomène est responsable de cette carnation«particulière des cheveux et des yeux, que l’espèce ressent très rapidement comme une sorte de dégradation, puisqu’il y a une rareté physiologique, continue la chercheuse.

On peut imaginer que dans les sociétés antiques, où l’on ne possèdait pas ces explications, il était totalement impensable d’avoir un enfant de cette teinte-là, dans un milieu où aucun ancêtre n’avait cette typologie».

Judas, le feu et la prostitution

Associez à cela une succession d’éléments qui, d’un point de vue extérieur et contemporain, frôlent l’acharnement du destin. Dans l’iconographie chrétienne, et principalement sur les vitraux, Judas est présenté comme roux –et sa traîtrise avec, alors qu’il n’existe aucune mention de sa couleur de cheveux dans les Évangiles.

Trahison de Judas recevant les trente deniers, maîtresse-vitre de l’église Saint-Ouen aux Iffs (Ille-et-Vilaine) | Via Wikimedia Commons

Dans la société occidentale, la rousseur devient rapidement associée au feu, «un élément dont on sait l’ambivalence qui l’entoure: il est capable d’une destruction complète, mais est aussi vital», note Valérie André.

 Sauf que dans l’imaginaire médiéval, le feu vient avec les démons; les personnes rousses se retrouvent ainsi associées au mal satanique.

En 1254, Saint Louis (Louis IX) publie même un édit stipulant que les prostituées doivent se teindre en roux, «couleur des feux de l’enfer et de la luxure», pour se distinguer des honnêtes femmes.

La construction de stéréotypes autour de la rousseur a été constante au fil de l’histoire, mais ils diffèrent en fonction du genre. Si certains, comme le fait de sentir «mauvais», s’appliquent aux deux, (avec parfois des explications vraiment capilotractées, comme ci-dessous), les rousses et les roux ne sont pas logés à la même enseigne –ou plutôt au même cliché.

Les femmes rousses sont présentées comme des femmes fatales, dangereuses et nymphomanes quand les hommes roux sont eux censés être laids, avec un sale caractère, hypocrites et «enclin aux crimes de sang», selon Valérie André.

«À ces croyances et bobards, on va vouloir donner un fond de rationalité et une assise très crédible aux préjugés. Au XIXesiècle, certains médecins italiens n’hésitent pas à écrire que les femmes rousses portent en elles le syndrôme de la prostitution.»

Une idée qui se retrouve chez les auteurs naturalistes, qui souhaitaient s’appuyer sur les sciences humaines et sociales dans leurs ouvrages. Chez Émile Zola, Nana, qui représente la prostitution dans les Rougon-Macquart, est rousse. Dans la nouvelle éponyme de Maupassant, Yvetteest destinée à devenir courtisane à cause de sa chevelure.

Des préjugés persistants

«Nous sommes dans un discours qui s’entretient de manière souvent fort inconsciente. Les gens véhiculent le préjugé, détaille Valérie André. On ne s’est pas beaucoup interrogé sur les origines de la question et on se retrouve avec un héritage ancestral, qui a eu tendance à muter. S’il y a une altération du préjugé, on se rend compte qu’il n’a pas disparu. Celui sur la sexualité des femmes rousses est utilisé dans la publicité pour les montrer séduisantes. Si c’est moins difficile à vivre aujourd’hui car la société est plus libérée, on n’en sort pas pour autant».

Une étude réalisée dans les années 1980 est détaillée dans l’ouvrage Le langage du corps et la communication corporelle de Marc-Alain Descamps. Si elle n’est conduite qu’auprès de quarante personnes, à qui l’on a demandé de juger une femme brune, une rousse et une blonde, les résultats collent parfaitement aux stéréotypes.

La rousse est considérée comme «traître à 95% et langoureuse à 92%».

Elle est également considérée comme la plus infidèle et la plus méchante. Dans une étude identique portant sur des modèles masculins, le roux est considéré comme le plus fidèle, «parce qu’il n’a pas beaucoup de choix».

Bien que ces clichés soient éculés, ils ont la vie dure. Pascal Sacleux a décidé de se lancer dans un travail photographique sur les roux en 2016. Ce photographe a commencé à y réfléchir après une chronique en 2014 de Fabienne Sintes, qui officiait alors sur France Info.

«J’adorais ses chroniques le matin. Elle parlait de la mort deMickey Rooney, un acteur des années 1950. Elle commence à dire: “Petit, rondouillard, rouquin, et pourtant, il aura connu huit mariages et non des moindres”. Je me suis dit: “C’est du délire, pas elle, pas ça!”. On peut piocher dans l’inconscient collectif sur les roux et dire que “c’est notoire”, mais pas une journaliste. C’est sa responsabilité de véhiculer ou non ce genre d’idioties. Ça m’a blessé, vraiment. J’étais en colère».

Exemples de photos prises par Pascal Sacleux

Une «roussitude» à assumer

Le photographe, qui a longtemps suivi «les cultures noires, africaines, afro-américaines ou caribéennes», se dit alors qu’il va effectuer un «travail sur mes semblables, ma propre minorité». C’est en avril 2016 qu’il se rend compte qu’il tient quelque chose, alors qu’il prend en photo un enfant roux d’une famille d’amis:

«On parlait du fait d’être roux, de “roussitude”. Je n’aime pas trop les mots inventés comme “roucisme”, parfois utilisé pour parler de “racisme anti-roux”, mais celui-là me convient bien. Ça fait un parallèle avec la négritude [un courant littéraire et politique théorisé notamment par Sédar Senghor, ndlr]. Après l’avoir photographié, sa mère m’a dit que ce que je lui avais raconté allait l’aider dans son identité. Et là, j’ai eu un flash».

Le projet de Pascal Sacleux est bien accueilli; il photographie 128 personnes en un an, «en quadrillant le secteur Vitré – Saint-Malo – Nantes» –il vit en Bretagne. Très vite, on lui raconte «des histoires effrayantes» de harcèlement.

Lui n’a jamais eu de problème:

«J’ai toujours été plutôt bien dans ma peau, à part vers 17 ans, une période où l’on est vulnérable. Mais on ne m’a jamais harcelé. Je savais qu’être roux était un petit peu différent, mais je ne savais pas à quel point ça pouvait être un calvaire».

Pascal Sacleux a recueilli bon nombre de témoigagnes. Avant notre appel, il avait photographié sa 700epersonne. Après son exposition «Bretagne: Ornements de rousseur» à l’aéroport de Rennes, il photographie de plus en plus de monde, lors de week-ends: 70 personnes à Carhaix, 124 à Quimper et 159 à Saint-Brieuc. Un tel engouement l’a surpris:

«Je me suis dit qu’il y avait vraiment un truc. Les gens sortent de leur tanière pour venir se faire photographier, alors qu’on ne les entend pas, qu’on ne les connaît pas. Ils trouvent le courage de venir et de se poser devant un photographe inconnu parce qu’ils sont roux et veulent se montrer. Derrière, il y a une attente. On sent qu’ils ont pris cher dans l’enfance et leur jeunesse», détaille-t-il, le ton enjoué.

«Les roux comme les autres ont les cheveux qui changent. Certains n’osent pas m’approcher parce qu’ils ont les cheveux blancs.» | Pascal Sacleux

Ce travail a débouché sur un autre projet: la publication à venir d’un livre, en collaboration avec Élodie, blogueuse du site La Vie en rousse, et la documentariste Marie-Savine Colin.

L’ouvrage sera «un état des lieux de la condition des roux aujourd’hui en France. Des gens dont on se fout éperdument et dont on n’entend jamais parler».

Ou quand on en entend parler, c’est souvent pour perpétuer des clichés. En 2017, l’émission «Sept à Huit» accueillait le chanteur britannique Ed Sheeran. Remarque du journaliste Thierry Demai­zière:

«Vous êtes né roux, bègue, avec un problème de tympans et un problème de vision».

Une culture commune exclusivement visuelle

L’avènement des réseaux sociaux a eu un effet non négligeable sur les stéréotypes, selon Valérie André:

«Cela a permis de libérer une parole qui s’est sentie totalement à l’abri du politiquement correct. Si vous notez tous les préjugés qui touchent les roux et les remplacez par “noirs” ou “juifs”, vous vous retrouverez au tribunal pour incitation à la haine raciale. Avec les roux, on se l’autorise.»

La chercheuse note également une déferlante de groupes anti-roux sur Facebook, qui ont conduit à des débordements. L’un deux avait mis en place une «journée nationale des coups de pieds aux roux». Selon son créateur, l’évènement était censé être une blague s’inspirant d’un épisode de South Park –qui traitait pourtant, comme à son habitude, le sujet de façon juste et satirique; 5.000 membres ont adhérés et le «gag» a engendré des agressions.

«Ce qui est intéressant, pointe Valérie André, c’est que la rousseur n’est pas réservée à une partie de l’humanité. Elle peut se retrouver partout: chez les Africains, les Asiatiques, les Européens. Cela empêche au fond qu’il y ait une stigmatisation par ethnie, même si les comportements anti-roux appartiennent selon moi au racisme ordinaire».

Exemples de photos prises par Pascal Sacleux

«Je n’aime pas parler de racisme anti-roux, surenchérit Pascal Sacleux. Je préfère le terme de “discriminations”. On ne forme pas une communauté; c’est ça qui peut faire la différence. Les Afro-Américains aux États-Unis ont la même histoire, via l’esclavage. Nous, on n’a pas de héros roux; on ne peut pas tous se ranger derrière Ed Sheeran. Je suis admiratif des cultures afro-américaines: elles ont eu la démarche de se sortir des clichés, des stéréotypes et des discriminations. Les communautés noires ont des cultures communes, des langues, des histoires. Les roux pas du tout. Notre culture n’est que visuelle, c’est la seule chose qui nous rallie.»

En parlant de ralliement, Pascal Sacleux va organiser en 2018, près de Rennes, un festival pour les roux et rousses, «mais ouvert à tous», précise-t-il.

«Le maire prévoit 500 personnes, je lui ai dit que ça allait plutôt être 5.000!»

Tout en sachant que cela relève «de l’ordre du fantasme», le photographe aimerait qu’il soit «aussi politiquement incorrect de se moquer d’un roux que d’un noir, d’un Asiatique ou d’un handicapé».

Pour atteindre ce but, il n’y a pas trente-six solutions. Valérie André l’illustre avec une dernière anecdote, personnelle cette fois:

«Quand je suis passée une fois à la télé, une maquilleuse italienne m’a dit que sa sœur avait eu un enfant roux, et que leurs parents ne voulaient pas le voir. Ils auraient préféré un trisomique». Elle marque une pause. «Le roux ne se sent pas roux en tant que roux, mais dans le regard de l’autre. C’est ce regard qu’il faut changer.»

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Le Saviez-Vous ► Comment le Moyen Âge traitait ses vieux


Au Moyen-âge, avoir plus de 50 ans, était hors norme, car la moyenne de vie était autour de 45 ans. La vieillesse était considérée comme un état triste, sénile attendant la mort. Cependant, les médecins n’étaient pas aussi catégoriques, même sur certains points, ils étaient avant-gardistes
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Comment le Moyen Âge traitait ses vieux

 

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Florian Besson et Nonfiction

Les sources de l’époque médiévale parlent peu des personnes âgées. C’est assez logique: l’espérance de vie étant globalement assez basse –autour de 45 ans–, les sociétés médiévales sont surtout composées de jeunes.

Il y a de grands vieillards, qui atteignent les quatre-vingt-dix ans, voire les dépassent allègrement –ainsi du centenaire Cassiodore–, mais ce sont clairement des exceptions. Dès lors, évidemment, nul besoin d’établissements destinés à accueillir les personnes âgées. Pour autant, le Moyen Âge a beaucoup réfléchi sur la vieillesse et le vieillissement.

À quel âge est-on vieux?

Les auteurs médiévaux pensent le plus fréquemment la vie humaine comme divisée en quatre âges: l’enfance, en gros de la naissance à une vingtaine d’années; la jeunesse, jusqu’à environ 35 ans; l’âge mûr, souvent désigné comme l’âge parfait, l’âge de l’équilibre et de l’accomplissement; et enfin la vieillesse, qui commence, selon les auteurs, à 50 ou 60 ans.

Ce dernier âge peut à son tour être subdivisé. Au VIIe siècle, Isidore de Séville distingue ainsi la vieillesse et la sénilité. Au XIIIe siècle, le scientifique anglais Roger Bacon distingue quant à lui trois étapes: la vieillesse (senectute), la sénilité (senium) et la décrépitude (decrepitam). Il insiste surtout sur le fait que le vieillissement s’accélère de plus en plus: il faut trente ans pour passer de l’âge mûr à la vieillesse, quelques années pour tomber dans la sénilité, quelques jours pour être décrépit –et quelques heures pour mourir.

Mais les auteurs savent aussi adopter une approche souple, basées sur les changements physiques et psychologiques: dans cette optique, la vieillesse se reconnaît par plusieurs signes.

Comme l’écrit Bacon par exemple, «les cheveux deviennent gris, les muscles plus faibles, le sang plus froid, on voit moins bien, l’esprit devient moins agile, le ventre s’affaisse, on perd le sommeil».

Voilà voilà…

Faut-il exclure les vieux?

Dans le Roman de la Rose, l’un des plus grands best-sellers du Moyen Âge, le jardin de Plaisir accueille toutes les vertus et les joies. Au dehors, au contraire, rôdent les vices et les erreurs: notamment Lâcheté, Tristesse… et Vieillesse.

Dans la poésie courtoise, la vieillesse est également dépeinte sous un jour extrêmement négatif: elle est comme l’hiver, une saison froide et cruelle, égoïste et méchante, loin de la douce générosité de la jeunesse-printemps.

La vieillesse est avant tout vue comme une privation: Michault Taillevent, poète bourguignon du XVe siècle, se moque ainsi du vieil homme qui essaye encore de courtiser une fille, alors que sa barbe grise l’a privé de toute sa beauté.

Aux XIIe-XIIIe siècles, les jeunes seigneurs s’impatientent vite lorsque leurs pères vivent trop longtemps:

«J’aime quand je vois changer les seigneuries, et les jeunes succéder aux vieux» écrit ainsi Bertrand de Born.

C’est l’ordre naturel des choses: les personnes âgées sont censées se retirer d’elles-mêmes du monde. C’est l’une des fonctions essentielles des monastères et des abbayes.

La vieillesse est privation, perte, affaiblissement. Plusieurs poètes jouent avec l’image du vieillissement, mais on devine parfois une réelle détresse derrière les vers –comme lorsque Charles d’Orléans écrit que

«le temps m’a volé ma jeunesse, et m’a laissé entre les mains de Vieillesse, à qui je dois demander ma maigre pitance, comme un pauvre errant».

Dès lors, elle est couramment présentée comme une exclusion: dans le Roman de la Rose, Vieillesse lorgne tristement dans le jardin, cherchant en vain à y rentrer.

Mais est-on vraiment condamnés à (mal) vieillir? Les médecins du Moyen Âge n’auraient pas été si catégoriques.

Comment se préparer à la vieillesse?

Les médecins médiévaux, héritiers de la tradition grecque, insistent surtout sur l’importance d’avoir, tout au long de la vie, une alimentation saine qui permet de préparer une vieillesse agréable. La médecine est donc surtout préventive.

La tradition chrétienne pèse également lourdement sur ses conceptions: exactement comme on doit préparer son âme à la mort tout au long de sa vie, il faut préparer son corps à la vieillesse.

Pour bien vieillir, la règle d’or est la sobriété: les excès usent le corps. Dès qu’on passe dans la vieillesse, il faut s’économiser: pas trop de saignées, un exercice physique régulier mais modéré, et surtout pas trop de relations sexuelles, qui épuisent l’énergie du corps. Par contre, si vous avez l’occasion de vous serrer contre le corps nu d’un jeune homme ou d’une jeune fille, n’hésitez pas: cela rajeunit la peau!

En outre, la médecine médiévale est articulée autour de la théorie des humeurs: selon cette idée, le corps est gouverné par quatre «humeurs» qu’il convient de maintenir en équilibre. La vieillesse est dominée par le phlegme, une humeur froide et humide. Il faut donc absorber, dès l’âge mûr, des aliments chauds et secs: des fruits, surtout ceux venus du sud, de la viande et du vin. Et, au contraire, de se méfier des aliments froids que sont les poissons ou les légumes. Le poivre, le gingembre, le crocus stimulent le sang et permettent de rester jeune. Bref, il faut régler sa vie.

Dans son poème le plus célèbre, Le Passe-Temps, Michault reprend exactement cette idée:

«Je profitais de ma jeunesse / sans observer de règle / mais vieillesse m’attendait au pas / m’ayant tendu une embuscade».

Comment rester jeune?

Ces régimes de vie peuvent tendre vers la recherche d’un élixir de jeunesse, vieux rêve des médecins. Bacon par exemple élabore une recette à partir de substances dites «immortelles», notamment l’or, l’ambre gris, la chair de vipère et le romarin. Il insiste beaucoup sur le fait que l’homme est en théorie immortel: la vieillesse et la mort ne sont que des accidents.

Il est très intéressant de noter que ces rêves sont plus que jamais d’actualité: aujourd’hui, de nombreuses sociétés biomédicales font de la recherche de traitements destinés à prolonger la longévité l’une de leurs priorités. Faute de savoir (pour l’instant!) réveiller les morts, on cherche à vivre plus vieux.

En attendant de trouver une pilule de jouvence, reste un remède universellement recommandé par les médecins médiévaux: être heureux. Le bonheur réchauffe le sang, et donc retarde la vieillesse.

Bacon le dit, en citant Aristote:

S’amuser et jouir des choses qui font rire, entendre de la belle musique et des chants, porter des habits variés de riches couleurs, respirer des saveurs agréables, se divertir dans des jeux, profiter de la compagnie de ses amis».

Bref, ce que nous disent les médecins médiévaux, c’est que le meilleur remède à la vieillesse, c’est la socialisation: on vieillit moins quand on vit bien, avec des gens autour de soi.

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Un trésor médiéval rare découvert à l’abbaye de Cluny


J’aurais été excitée si j’aurais été cette étudiante qui travaillais avec d’autres pour délimité l’ancienne infirmerie de l’abbaye de Cluny en France. Ce fut sa première fouille et elle trouve un étonnant trésor car ils contient des dinars alors que les musulmans étaient loin de leur zone de commerce.
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Un trésor médiéval rare découvert à l’abbaye de Cluny

 

Les 21 dinars musulmans en or, retrouvés parmi 2200 deniers et oboles en argent dans un trésor enfoui à Cluny.

Les 21 dinars musulmans en or, retrouvés parmi 2200 deniers et oboles en argent dans un trésor enfoui à Cluny.

ALEXIS GRATTIER / UNIVERSITÉ LUMIÈRE LYON

Par Sarah Sermondadaz

Un pactole médiéval du 12e siècle contenant (entre autres) plus de 2200 deniers d’argent et 21 dinars musulmans en or a été découvert à l’abbaye de Cluny. Et c’est une étudiante en archéologie qui, la première, a vu le trésor au cours des fouilles !

TRÉSOR. 

« C’est une découverte exceptionnelle par sa nature inédite, mais surtout par les questions qu’elle suscite sur l’abbaye et ses secrets », s’enthousiasme Nathalie Dompnier, présidente de l’Université Lumière Lyon 2.

 Car c’est un trésor médiéval du 12e siècle, rien de moins, qui a été retrouvé sur le site de fouilles de l’abbaye de Cluny (en Saône-et-Loire) : plus de 2.200 deniers et oboles en argent, 21 dinars musulmans en or, un anneau sigillaire (par exemple utilisé afin de sceller et de cacheter la correspondance) et divers éléments en or.

« C’est la première fois qu’on retrouve de tels éléments à Cluny », se réjouit Anne Baud, enseignante-chercheuse à l’Université Lyon 2 au laboratoire archéologie et archéométrie.

Un trésor enfoui à 70 cm du sol sous l’ancienne infirmerie monastique… repéré par une étudiante !

Le pactole attendait sagement, enfoui sous le jardin abbatial actuel, depuis 800 ans.

« Nous l’avons découvert en sondant les sols dès le premier jour de fouilles, alors que nous cherchions à localiser l’angle de la grande salle de l’infirmerie monastique médiévale, dont il ne reste aujourd’hui plus rien en surface. Il faut savoir l’on ne dispose que d’un seul plan historique de l’abbaye : le plan dit anonyme de 1700, qui décrit certes les bâtiments… mais après le vaste démembrement de 1623 qui a vu la déconstruction des anciens bâtiments pour en reconstruire de nouveaux », explique Anne Flammin, ingénieur CNRS dans le même laboratoire. « Le trésor était caché dans un simple trou de remblai, pour combler un ancien mur aujourd’hui disparu. »

ÉTUDIANTS. Une belle histoire à laquelle ont d’ailleurs participé les étudiants du Master Archéologie de l’université, qui interviennent sur les fouilles afin de se former.

C’est ainsi « une étudiante, lors du tout premier jour de fouilles en septembre 2017, qui a vu tomber les pièces vertes dans le trou creusé pour le sondage, après avoir été effleuré par une pelle mécanique ! », révèle Anne Flammin.

Le « plan anonyme » de 1700

La mystérieuse présence de devises étrangères en or

La composition (devises en argent, en or, anneau et autres éléments d’or) de ce trésor soulève de nombreuses questions. À commencer par la présence de dinars musulmans en or, bien loin de leur zone de commerce habituelle, alors qu’en Europe continentale, on utilise à l’époque surtout des monnaies en argent.

« Il est très rare de retrouver des monnaies du 12e siècle in situ, dans leur contexte historique, rappelle Anne Flammin. La plupart des trésors sont retrouvés par des particuliers à l’aide de détecteurs de métaux et sont alors perdus pour l’histoire, alors qu’il s’agit d’une source essentielle. »

DATATION.

« Ces dinars ont été frappés en Espagne et au Maroc, il est facile de les dater puisque leur date de fabrication y a été gravée, indique Vincent Borrel, doctorant au Laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident. Ils datent ainsi de 1121 à 1131 et ont été frappés en Espagne et au Maroc sous le règne d’Ali Ben Youssef de la dynastie berbère des Almoravides. » 

Quant aux deniers et oboles en argent, leur datation est plus complexe, car fait intervenir plusieurs origines :

 l’évêché de Meaux entre 1120 et 1134, le roi de France, « sûrement Louis VII », mais aussi l’abbaye de Cluny elle-même, qui avait le droit de battre monnaie ! « Les deniers clunisiens forment même la vaste majorité des deniers d’argent retrouvés », ajoute Anne Baud.

Origine des monnaies retrouvées

Les hypothèses soulevées par une « découverte romanesque »

« L’abbaye de Cluny avait des contacts avec l’Espagne, qui était alors dans la sphère d’influence musulmane, il est donc logique d’y retrouver des dinars. Toutefois, on n’a découvert que 10 échantillons de dinars en or en France, ce qui montre que de tels échanges étaient réservés aux personnages et aux échanges importants », évoque Vincent Borrel.

Et que valait ce trésor, à l’époque ? Guère plus qu’une fortune personnelle :

« À l’échelle d’un particulier, cela représente de 3 à 8 chevaux, soit une somme conséquente, mais seulement 6 jours d’approvisionnement à l’échelle de l’abbaye ! » 

MYSTÈRES.

 Le trésor semble ainsi avoir appartenu à un particulier, « peut-être à un dignitaire religieux, ce que suggère l’anneau sigillaire », avance Anne Baud. « Mais il faut savoir que des laïcs pouvaient entrer à l’abbaye pour y mourir… et parfois en ressortir. » 

Le 12e siècle s’avère aussi, pour Cluny, une époque de difficultés financières.

« C’est le moment où se bâtit la nouvelle abbatiale, où les moines font appel à de nouveaux financements. »

 Peut-être la découverte aidera-t-elle à éclairer la vie économique de l’abbaye, qui reste peu connue. Quant à l’identité du propriétaire du trésor, le mystère reste entier.

« Pourquoi cacher un tel trésor, puis l’oublier ?, s’interroge Anne Baud. Nous sommes face à une découverte historique, mais aussi romanesque ».

L’anneau sigillaire retrouvé  / Crédits : Alexis Grattier / Université Lyon II

www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► Ce barbier tue ses clients puis, un autre homme les dépèce


J’ai vu le film de Sweeney Todd avec Jonny Depp, et j’ai trouvé cela vraiment dégoutant. Et il semble qu’avec de légère différence du film, que ce barbier aurait probablement existé ainsi qu’un pâtissier qui avec les victimes préparaient des pâtés à la viande qui étaient aimé par la population sans savoir qu’ils mangeant de la viande humaine
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Ce barbier tue ses clients puis, un autre homme les dépèce

 

bee.girl

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Quand vous pensez à Paris, vous imaginez sûrement les beaux monuments, la capitale flamboyante, ses grandes avenues, les grands magasins et restaurants et les centaines de lieux chargés d’histoire. Depuis quelques années, de nombreux tours proposent de visiter Paris de façon originale selon des thématiques spécifiques. L’objectif est de découvrir la capitale sous un angle que l’on ne connait pas. Car on ne sait pas toujours ce qui s’est passé dans les rues dans lesquelles on passe.

Saviez-vous par exemple qu’au numéro 20 de la rue Chanoinesse, sur l’île de la Cité, se sont déroulés des crimes si horribles qu’ils auraient inspiré de Sweeney Todd. L’histoire de cet assassin est extrêmement célèbre, surtout au Royaume-Uni et le réalisateur Tim Burton en a même fait un film avec Johnny Depp sorti en 2007? Mais le fameux barbier tueur aurait donc existé dans le Paris médiéval au 14e siècle.

L’histoire raconte qu’en 1387, deux hommes, un barbier et son voisin pâtissier décidèrent d’unir leurs ‘talents’ pour tuer et transformer en pâtés à la viande les clients venus se faire raser. Leur plan était simple, le barbier accueillait ses clients pour un rasage.

Puis, s’il s’agissait de personnes dont la disparition ne serait pas vraiment remarquée, principalement des étudiants étrangers, il les envoyait par une trappe dans la cave où il les égorgeait. Son voisin pâtisser n’avait plus qu’à venir dépecer et découper les malheureux. Il concoctait ensuite avec la chair des pâtés à la viande qui étaient adorés par le tout Paris.

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Ils auraient pu continuer longtemps mais leurs agissements ont été stoppés par un chien. L’un des clients atrocement assassinés était un étudiant allemand marié et ayant un ami à quatre pattes. Ce dernier l’attendait devant le barbier, désespéré de ne pas le voir sortir. La femme du jeune homme, inquiète de ne pas voir son époux revenir, se lança à sa recherche et trouva le chien devant la boutique. Elle comprit que quelque chose de louche se tramait et appela la police.

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Les agents dépêchés sur place découvrirent la cave de l’horreur dans laquelle des kilos de chair et d’os s’amoncelaient, preuves irréfutables des atrocités commises par les deux hommes. La maison du barbier et celle du pâtissier furent rasées et les deux hommes brûlés vifs. Le pan de mur de la rue Chanoinesse resta vide durant des années avant qu’un commissariat ne soit construit sur l’emplacement de la maison du barbier. Le garage à motos des policiers se trouve désormais à l’endroit où plusieurs siècles auparavant, les deux horribles tueurs assassinaient leurs victimes.

Paris Bise Art

Paris Bise Art

Plusieurs historiens ont rapporté ces faits sans qu’une source officielle ne la confirme. On dit également que l’histoire de Sweeney Todd aurait été inspirée par les agissements d’un pâtissier de la rue de Marmousets. Apparemment plusieurs assassins transformant leurs victimes en pâté à la viande aurait sévi en Europe. Quelle horreur!!!

http://incroyable.co/

Un château médiéval se cachait sous la prison


Au moment d’un réaménagement d’une prison, une découverte d’un des deux châteaux médiévaux
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Un château médiéval se cachait sous la prison

 

gloucester prison chateau

 

Les prisonniers devaient s’y sentir comme des rois. Un château médiéval a été découvert par des chercheurs sous la prison pour hommes de Gloucester en Angleterre.

C’est pendant une fouille pour le réaménagement de la prison, que des chercheurs de la société Cotswold Archeology ont déterré un mur de la tour du château du 12e siècle et près de 900 artefacts, dont des tessons de poterie bien conservés et des dés en os, a annoncé ce lundi l’entreprise de services archéologiques.

« Nous sommes surpris par ce que nous avons trouvé, nous savions qu’il y avait un château, mais nous supposions que celui-ci était détruit », explique Neil Holbrook, archéologue et chef de la direction de la société.

prison chateau gloucester

Deux châteaux à l’architecture royale ont été construits dans cette ville. Le premier a été remplacé par un nouveau château autour de l’an 1110. La découverte récente concernerait le dernier château, avec une tour comparable à la Tour Blanche de la Tour de Londres, révèle Holbrook.

Les prisonniers ne se doutaient sûrement pas qu’ils marchaient sur de tels vestiges. En 1791, la prison de Gloucester a reçu ses premiers prisonniers et les vestiges du château, démoli en 1787, ont été ensevelis sous la cour de la prison. Les archéologues ont spécifié que les nouvelles découvertes seront analysées et protégées jusqu’à ce que le réaménagement du site de la prison ait lieu.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Voici les dernières potences médiévales d’Europe


3 piliers de pierres témoins des exécutions pendant la période médiévale en Suède. Les corps exposés face à la mer en guise d’avertissement aux étrangers
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Voici les dernières potences médiévales d’Europe

 

Les vieilles potences de Visby, en Suède. / Artifex via FlickrCC License by

Les vieilles potences de Visby, en Suède. / Artifex via FlickrCC License by

Atlas Obscura Traduit par Vincent Manilève

Ces anciens lieux d’exécutions se situent près de Visby, petite commune suédoise, et rendent les balades terriblement charmantes.

Les potences de Galgerbet, qui s’élèvent sinistrement au sommet d’une petite colline de la municipalité de Visby, sont effrayantes. Mais elles sont aussi un site historique important, un des seuls sites d’exécution, si ce n’est le seul, de la période médiévale qui a été restauré.

Les potences ont été construites autour du XIIIe siècle pour exécuter les criminels locaux. Quand on les utilisait, les grands piliers en pierre, entourés d’un petit mur, supportaient les poutres en bois où étaient pendus les criminels par des cordes ou des crochets. Ce site à exécutions a été établi au sommet d’une colline pour que les potences soient visibles depuis la mer, pour mettre en garde les étrangers qui en venaient et les habitants de la région contre les conséquences de leurs éventuels comportements criminels.

Les excavations archéologiques ont montré qu’il y avait une trentaine de personnes enterrées près des potences, problablement toutes exécutées. Quelques corps se trouvaient même dans des cercueils en bois, un luxe comparé aux autres, et appartenaient certainement à la classe aisée des citoyens, ce qui indique qu’il n’y avait pas que des criminels de base qui étaient exécutés.

Les potences auraient été utilisées jusqu’en 1845. Avec une histoire remplie d’exécutions, elles sont aujourd’hui un tragique rappel du passé . 

http://www.slate.fr/

Il veut réparer ses toilettes, il découvre tout un pan de l’histoire italienne


C’est une très belle découverte que ce restaurateur à fait sur son terrain. C’est l’histoire de plusieurs moments échelonnés à plusieurs époques à travers les siècles.
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Il veut réparer ses toilettes, il découvre tout un pan de l’histoire italienne

 

<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lecce#/media/File:Anfiteatro_romano_Lecce.jpg">The Roman Amphitheatre</a> / Roberto Leinardi via FlickrCC <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/GNU_Free_Documentation_License">License by</a>

The Roman Amphitheatre / Roberto Leinardi via FlickrCC License by

par Vincent Manilève

Un restaurateur italien est tombé malgré lui sur un trésor archéologique inestimable.

Au début des années 2000, quand Luciano Faggiano achète un bâtiment dans la ville de Lecce, située dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie, c’est pour en faire une trattoria. Les toilettes posaient cependant problème. Quand il commença à creuser avec ses deux fils pour en trouver l’origine, il a réalisé que ces toilettes cachaient quelque chose qu’il n’aurait jamais imaginé.

«Nous avons trouvé des couloirs souterrains et d’autres salles, donc nous avons continué à creuser», a expliqué Luciano Faggiano au New York Times, qui rapporte l’histoire.

«Le père et ses fils ont découvert un faux sol, qui menait à un autre sol fait de pierres médiévales, qui lui-même menait à une tombe des Messapes, qui ont vécu dans la région des siècles avant la naissance de Jésus. Vite, la famille découvre une chambre utilisée pour stocker le grain dans la Rome antique, et les fondations d’un couvent franciscain, où les nonnes ont préparé les corps des morts.»

Cette découverte a fait basculer leur vie. Les travaux, qui ne devaient durer qu’une semaine, ont mobilisé toute la famille pendant des années, y compris le plus jeune fils, âgé de 12 ans et suffisamment petit pour se faufiler dans les petites ouvertures. Prévenues par les voisins, les autorités sont vite intervenues pour le mettre en garde. Par la suite, Luciano Faggiano trouvera une bague ancienne chrétienne avec des symboles, des artefacts du Moyen-Age, des fresques cachées, et bien plus encore.

L’Italie est connue pour ses trésors cachés, que les habitants continuent de découvrir aujourd’hui encore. Et comme le précise le New York Times, Lecce a été à la croisée des invasions grecques, romaines, ottomanes, etc.

«Les premières couches [de civilisation] à Lecce datent du temps d’Homère, ou du moins selon la légende, explique l’historien local Mario De Marco au journal.Toutes ces populations ont laissé une trace.»

Severo Martini, membre du conseil municipal, ajoute:

«Peu importe quand vous commencez à creuser un trou, des siècles d’histoire vont en sortir.»

Il y a quelques semaines, le site Discovery News rapportait que des traces d’ADN du plus vieux Néandertalien avaient pu être extraites de son squelette découvert dans le sud du pays, à Altamura. Retrouvé dans une cave, l’homme d’Altamura aurait vécu il y a 150.000 ans. De quoi laisser présager de nombreuses découvertes à venir dans cette région d’Italie.

De son côté, Luciano Faggiano a transformé son immeuble en musée, et en a acheté un autre pour en faire une trattoria. Il espère que, cette fois-ci, il n’aura pas à sortir sa pelle. 

http://www.slate.fr/

Une trattoria est un restaurant italien, simple et sans prétention. L’ambiance y est ordinairement familiale et le service simple. Les trattorias n’ont habituellement pas de carte écrite et les mets servis sont traditionnels et bon marché. Une trattoria peut également avoir des activités de traiteur et de vente à emporter.

http://fr.wikipedia.org/

Un château du Moyen Âge en construction en France


Si, un jour, je vais en France, j’irais certainement visiter ce château en construction comme au temps du Moyen-âge. Voir la cuisinière et sa coquine en action ainsi que le talemelier comme s’ils étaient au temps médiéval
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Un château du Moyen Âge en construction en France

 

Un château du Moyen Âge en construction en France

Les outils et techniques de l’époque sont utilisés dans la construction.  Photo AFP

Marjorie Boyet

 

TREIGNY – Le pain au levain cuit dans le four et les premières peintures murales ornent les murs: la vie de château s’organise à Guédelon, au centre de la France, seize ans après le début des travaux de construction de ce château fort du XIIIe siècle.

Cette aventure pharaonique a germé en 1997 dans la tête de Michel Guyot, propriétaire du château de Saint-Fargeau, qui sous son enveloppe de briques roses cachait une ancienne enceinte médiévale, à une quinzaine de kilomètres de là. Un an plus tard, il décidait de lancer la mise en chantier d’un château respectant les techniques du Moyen Âge à Guédelon, en collaboration avec Maryline Martin, l’actuelle directrice du site.

Pas de recettes

Aujourd’hui, dans le four de la cuisine de Guédelon, le feu de bois crépite, tandis que la cuisinière Françoise de Montmollin et sa «coquine» – son aide de cuisine – préparent une arboulastre, une tarte aux herbes typiquement médiévale.

«Il ne pouvait pas y avoir de recettes à l’époque car seuls les moines écrivaient», relate Mme de Montmollin, 66 ans, dans sa longue robe violette, les cheveux couverts d’une coiffe blanche.

Grâce à des «testaments de paysans du XIIIe siècle» où «poulets, cochons, brebis» étaient légués en abondance, cette architecte de formation a déduit que la population de l’époque mangeait «beaucoup de viande».

«Ce n’est pas vrai dans tout le Moyen Âge; au XIVe siècle, on va mourir de faim», rappelle-t-elle.

«Je suis dans une cuisine XIIIe, avec des ingrédients XIIIe, des outils de cuisine XIIIe et ça ressemble aux enluminures; vous dire si c’est exactement le goût, je ne sais pas», nuance-t-elle.

Dans un coin de la cuisine, Max, le boulanger ou plutôt le «talemelier», travaille la farine fournie depuis deux mois par le moulin à eau de Guédelon, construit au coeur de la forêt à partir de vestiges du XIIe siècle découverts dans le Jura.

«On est certain que dans le pain médiéval, il devait y avoir un peu de sable», déclare l’homme jovial de 68 ans, «et beaucoup de gens mouraient d’empoisonnement du sang à cause des abcès».

À l’intérieur du logis, les murs d’une chambre se sont parés d’un sous-bassement ocre jaune et de végétaux stylisés dans des tons orangés.

«Raffinement»

 

La peintre, Valérie, 45 ans, s’est inspirée des fresques du XIIe siècle de l’église de Moutiers à 4 kilomètres de Guédelon.

Façade, mobilier, charpente, «tout était peint à l’époque, c’était une période très colorée avec des teintes très vives, très soutenues, mais on n’est pas parti dans l’idée de peindre tout comme à l’époque parce que ce serait peut-être un peu trop pour nos yeux maintenant», dit cette ancienne décoratrice sur céramique.

De l’extérieur, le logis et deux des six tours du château, dont la tour de la chapelle, ont pris forme. Les tailleurs de pierre s’activent au côté des maçons, qui montent les éléments de construction en haut des tours grâce à des «cages à écureuil», ancêtres de la grue.

«Ça devient un chantier un peu moins « bâtiment, pierre », on attaque la phase décoration», se félicite Maryline Martin.

Validé scientifiquement

Considéré comme un laboratoire à ciel ouvert, le chantier pédagogique, où travaillent 70 salariés et une vingtaine de bénévoles, attire 300 000 visiteurs par an, dont les entrées financent l’essentiel du coût des travaux.

Les artisans, forgerons, cordiers, vanniers, portent les vêtements de l’époque du règne de Saint-Louis, excepté les chaussures de sécurité, législation du XXIe siècle oblige.

Depuis l’origine de Guédelon, un comité scientifique valide chaque étape du chantier.

Pour l’aménagement des pièces du château, comme les peintures murales, Mme Martin n’est pas «encore 100 % sûre de (leur) proposition». «Si il faut, on refera, on rebadigeonnera», précise-t-elle.

Pour elle, «le château en devenir, un peu comme certaines pièces de Versailles qui n’ont jamais été terminées, pousse à la réflexion permanente».

Et cela pourrait durer «encore au moins quinze ans», selon elle.

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