Une clinique mobile pour les itinérants


Je trouve que c’est une très belle initiative que les itinérants puissent avoir accès à des services de santé mobile. Grâce à un camion doté de toute la technologie pour permettre un suivi adéquat à sa clientèle particulière
Nuage

 

Une clinique mobile pour les itinérants

 

QUEBEC HOMELESS

Même s’il fait un froid glacial ces jours-ci à Montréal, des centaines d’itinérants continuent de dormir dans les parcs et ruelles, au péril de leur santé. C’est pour offrir des soins médicaux à cette population vulnérable et marginalisée que la clinique mobile de Médecins du monde sillonne les rues de la ville depuis maintenant un an et demi.

«À ce temps-ci de l’année, on traite énormément de cas d’engelures, car nos patients n’ont pas de bonnes bottes d’hiver et enfilent parfois carrément des sacs en plastique dans leurs pieds», explique Véronique Houle, coordonnatrice du Projet Montréal de Médecins du monde.

Vu de l’extérieur, le camion blanc de Médecins du monde a l’air d’un simple véhicule. Mais à l’intérieur de sa boîte se cache une véritable clinique ambulante à la fine pointe de la technologie grâce au partenaire Telus. Le patient entre par l’arrière du camion, où une infirmière l’accueille pour une consultation. Tout au bout, une table d’examen permet au médecin bénévole (présent une fois par semaine) de s’adonner à un examen complet.

Un lieu «digne»

Chaque jour de la semaine, le camion se déplace à différents endroits de la ville pour offrir des soins de santé aux personnes itinérantes, mais aussi aux migrants à statut précaire, aux toxicomanes et aux travailleuses du sexe.

Il faut savoir que le personnel infirmier de Médecins du monde parcourt les rues de la ville depuis 1999 pour offrir des soins de santé à cette clientèle marginalisée par le système.

«Ce qui a changé avec la clinique mobile, c’est qu’on a enfin un lieu digne où accueillir les patients, explique Véronique Houle. Avant, pour prélever un échantillon d’urine, on envoyait la personne faire ça dans les toilettes d’un restaurant.»

Depuis son ouverture en juin 2014, les médecins et infirmiers de la clinique mobile de Médecins du monde ont effectué quelque 3000 interventions médicales, comme des vaccins, des tests de dépistage et des examens généraux.

On estime que la clinique a permis de réintégrer plusieurs centaines de personnes marginalisées dans le système de santé public.

«Les itinérants sont nombreux à bouder les hôpitaux parce qu’ils y ont vécu des expériences traumatisantes de rejet, souligne Mme Houle. Le but de la clinique mobile, c’est vraiment de rétablir le lien de confiance avec le système public.»

Entièrement informatisée

Ce qui étonne le plus de cette clinique mobile, c’est qu’elle est entièrement informatisée. Le camion de Médecins du monde est en effet doté d’une connexion Wi-Fi et d’un dossier médical électronique (DME) fourni par Telus Santé.

L’entreprise a équipé gratuitement la clinique mobile de ce système novateur qui ferait rougir les hôpitaux et cliniques du système public. Fini les dossiers papiers qui encombrent l’espace! Grâce à Telus, les médecins et infirmières peuvent ainsi facilement enregistrer les données médicales de tous leurs patients, tout en leur assurant une entière confidentialité.

«Ce qui est extraordinaire, c’est que le médecin qui est de garde peut avoir accès en tout temps aux dossiers médicaux des patients, de chez lui, sur son téléphone intelligent», précise la coordonnatrice.

S’il y a une urgence, le médecin peut consulter les photos prises par l’infirmière en poste et effectuer instantanément une prescription.

«Ça change tout de pouvoir offrir un feedback instantané aux patients, insiste Véronique Houle. Car pour un itinérant, la notion du lendemain n’existe pas. Très souvent, il ne sait pas où il va dormir le soir même.»

Les itinérants au pays visitent une clinique en moyenne dix fois par année, plus de 75 pour cent d’entre eux se sont rendus aux services d’urgence des hôpitaux et 31 pour cent ont été admis à l’hôpital pour une maladie grave. Les dossiers médicaux électroniques de Telus leur permettent maintenant d’être retracés dans le système lorsqu’ils visitent un établissement hospitalier et de recevoir un meilleur suivi qui tient compte de leur historique médical.

Hélène Chartier, vice-présidente, Marketing et stratégie de Telus Santé, croit profondément que chaque personne mérite de recevoir des soins de qualité peu importe sa situation :

«Notre technologie a un impact positif et direct sur la qualité et la continuité des soins offerts pour des personnes qui n’auraient pas pu bénéficier de traitements autrement.»

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Médecins du Monde lance une clinique mobile à Montréal


Ce genre d’action est concret, et nécessaire pour venir en aide aux itinérants .. Nous avons des difficultés de voir un médecin, ou d’avoir un rendez-vous pour des examens alors imaginez ceux qui vivent dans la rue
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Médecins du Monde lance une clinique mobile à Montréal

 

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

À défaut d’aller chercher des services médicaux, les itinérants et autres clientèles vulnérables verront ces services se déplacer jusqu’à eux.

L’organisme Médecins du Monde Canada mettra en service la semaine prochaine sa toute nouvelle clinique médicale mobile.

Il s’agit d’un véhicule muni de tout l’équipement pour des consultations médicales à bord duquel prendront place un médecin bénévole, une infirmière – ou un infirmier, selon le cas – et d’autres bénévoles, notamment des travailleurs sociaux.

«Ce sont des médecins qui nous donnent des heures de travail gratuitement, après leurs heures régulières», a tenu à souligner le directeur général de Médecins du Monde Canada, Roch Harvey.

Le véhicule sillonnera les rues de Montréal pour aller à la rencontre de personnes marginalisées.

«Avec la clinique mobile, on va se déplacer vers les lieux où on retrouve les besoins, dans les parcs, dans les ruelles», a expliqué M. Harvey.

L’intervention mobile offre le double avantage de donner un accès facile aux personnes vulnérables et de faciliter leur intégration au réseau de la santé.

«Ça s’adresse à des personnes qui sont dans la rue, qui vivent en itinérance, qui ne fréquentent pas les cliniques ou les CLSC parce qu’elles n’ont pas de carte d’assurance-maladie. Elles sont désorganisées, souvent ce sont des utilisateurs de drogue, certains ont des problèmes de santé mentale», a indiqué M. Harvey.

Cette clientèle se retrouve trop souvent marginalisée et pas nécessairement par choix, souligne-t-il.

«Ce sont des gens qui, pour différentes raisons, ne vont pas se faire soigner. Parfois, ils sont mal reçus quand ils vont dans les cliniques, ou ils n’ont pas de carte d’assurance-maladie, ils l’ont perdue. Nous, on apporte les soins à ces personnes», a-t-il dit.

Le projet est financé en partie par les pouvoirs publics, mais surtout par l’Oeuvre Léger et des donateurs privés.

Médecins du Monde a obtenu des succès considérables avec des projets similaires ailleurs, notamment en France et en Grèce.

http://www.lapresse.ca/