Après la mort, le corps continue de bouger durant un an !


La ferme des morts a pour but d’étudier les cadavres humains pour progresser en médecine légale. Alyson Wilson est criminologue en Australie et a remarquer qu’un corps continue a bouger pendant un an. Comprendre ce qui se passe permet d’améliorer les enquêtes criminelles quand il y a meurtre.

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Après la mort, le corps continue de bouger durant un an !

Nathalie Mayer
Journaliste

La rigidité cadavérique est l’un des signes biologiques de la mort. Elle disparaît lorsque commence la décomposition. Et des chercheurs nous apprennent aujourd’hui que de fait, un corps peut bouger au-delà d’un an après la mort !

La découverte a eu lieu dans la « ferme des morts » qui se trouve en périphérie de Sydney (Australie). Pendant 17 mois, Alyson Wilson, une diplômée en criminologie de la Central Queensland University (Australie), a photographié les mouvements de l’un des 70 cadavres entreposés là. Son objectif était d’améliorer un système utilisé pour estimer l’heure du décès à l’aide de caméras time-lapse. Sa conclusion : les corps ne reposent pas vraiment en paix. Ils continuent de bouger pendant plus d’un an après la mort !

Rappelons que les fermes des morts constituent des établissements de recherche qui permettent aux scientifiques d’étudier des cadavres humains dans l’objectif notamment de faire progresser la médecine légale. L’institut australien de recherche expérimentale en taphonomie étudie les processus de biodégradation, notamment, intervenant depuis la mort jusqu’à la fossilisation.

Des scènes de crime à reconsidérer ?

Les chercheurs pensent que les mouvements du corps observés sont liés à la décomposition. Le corps se momifie et les ligaments s’assèchent. Sans compter les éventuels coups de pouce de certains insectes ou de gaz encore prisonniers dans le corps. Et voilà comment des bras initialement le long du corps peuvent se retrouver déplacés sur les côtés. Puis même, pourquoi pas, revenir en position.

Alyson Wilson espère que ces travaux pourront aider à estimer l’heure du décès avec une précision accrue. De quoi limiter le nombre de personnes disparues à lier à des cadavres non identifiés. Et comprendre comment la décomposition peut influer sur la position d’un corps pourrait également aider à réduire le nombre d’erreurs ou de mauvaises interprétations d’une scène de crime.

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L’homme de Cro-Magnon avait le visage couvert de nodules


Même vieux de 20 milles ans, l’humain avait des maladies génétiques, c’est ce que croient les scientifiques d’après une étude approfondie d’un crâne. Ils ont fait une reconstitution avec les nodules qu’il avait sur le visage
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L’homme de Cro-Magnon avait le visage couvert de nodules

 

À l'occasion des 150 ans de sa découverte,... (PHOTO AFP/VisualForensic)

À l’occasion des 150 ans de sa découverte, le fossile, dont le crâne est conservé au Musée de l’Homme à Paris, a été réexaminé pour faire une reproduction du visage de l’homme.

PHOTO AFP/VISUALFORENSIC

Agence France-Presse
PARIS

 

Le célèbre homme de Cro-Magnon a désormais un visage, marqué par de nombreux nodules bénins, dont un gros sur le front: il souffrait en effet d’une maladie génétique, selon une équipe de chercheurs français menée par le docteur Philippe Charlier.

Découvert en 1868 dans la grotte des Eyzies (Dordogne), le squelette de Cro-Magnon 1 est celui d’un individu mâle Homo Sapiens datant de 28 000 ans environ.

À l’occasion des 150 ans de sa découverte, le fossile, dont le crâne est conservé au Musée de l’Homme à Paris, a été réexaminé par le médecin légiste et anthropologue Philippe Charlier et d’autres chercheurs dont le paléoanthropologue Antoine Balzeau.

À l’issue de ces travaux, «nous avons fait une proposition de diagnostic: il souffrait d’une neurofibromatose de type 1», déclare à l’AFP Philippe Charlier.

Cette maladie génétique occasionne le développement de tumeurs bénignes des nerfs périphériques, à la fois superficielles et profondes (neurofibromes), ainsi que la formation de taches sur la peau.

Les travaux de l’équipe ont été publiés vendredi dans la revue médicale Lancet.

L’équipe dirigée par le Dr Charlier à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) a pratiqué sur l’Homme de Cro-Magnon un examen anthropologique et médical direct, et réalisé un microscanneur au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN).

Ils ont ensuite comparé les données avec celles issues de diverses collections anatomiques et pathologiques en France. Ce qui leur a permis de proposer ce diagnostic.

Le crâne de l’Homme de Cro-Magnon «présente une lésion au niveau du front qui correspond à la présence d’un neurofibrome», qui aurait érodé l’os, indique Philippe Charlier.

«Son conduit auditif interne gauche était lui aussi abîmé, vraisemblablement par une tumeur qui a grossi», a-t-il ajouté.

Munis de cette proposition de diagnostic, «nous avons ensuite réalisé une reconstitution réaliste de la face de cet homme d’âge moyen, en tenant compte de sa pathologie», poursuit le maître de conférences.

Et son visage est apparu, mangé par les neurofibromes: un gros nodule sur le front, d’autres plus petits sur les arcades sourcilières, d’autres encore près du nez et des lèvres...

«Il en avait partout».

Par «parti pris», les chercheurs ont choisi de présenter cet homme moderne «avec une barbe abondante».

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Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort


Chez les animaux, après leurs morts, une transcription des gènes continue pour un certain temps, il semble que cela serait aussi possible chez l’être humain. Comme si ces cellules luttent pour la vie. Cette connaissance pourrait mieux comprendre que certains receveurs d’organe développent des cancers et qu’en médecin légal, l’heure de la mort serait plus précise
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Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort

 

Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort

Plusieurs jours après la mort, des cellules continuent de vivre.Photo Gentside

La mort est un phénomène inéluctable qui met instantanément fin à toute forme de vie dans l’organisme. C’est du moins ce qu’ont longtemps pensé les scientifiques mais de plus en plus d’études semblent suggérer le contraire. C’est le cas de nouveaux travaux publiés par une équipe internationale dans la revue Royal Society Open Biology.

«Certaines cellules continuent de vivre après la mort d’un organisme», a expliqué au Mail Online, l’un des auteurs de l’étude, Peter Noble de l’Université de Washington. Plus précisément, ce scientifique et ses collègues ont découvert qu’au sein de certaines cellules, la transcription génétique, synonyme de vie, continuerait pendant plusieurs jours après la mort.

De l’activité cellulaire post-mortem avait déjà été mise en évidence par de précédentes recherches mais peu de scientifiques se sont intéressés à la transcription des gènes lorsqu’un animal meurt, ont souligné les auteurs. Pour en savoir plus, ils ont donc mené des observations sur différents spécimens dont des souris et des poissons-zèbres décédés.

DES CELLULES QUI COMBATTENT POUR VIVRE

«La mort est un processus qui dépend du temps. Nous avons encadré notre étude sur la mort en référence au « temps port-mortem » parce qu’il n’y a aucune raison de penser que lorsqu’un animal meurt, la transcription des gènes s’arrête brusquement», a relevé le Dr Noble.

Ce mécanisme correspond à  la «recopie» de l’ADN en ARN messager (acide ribonucléique). Et c’est à partir de cet ARN messager que les protéines sont produites.

Au cours de leur étude, les chercheurs ont donc vérifié l’activité de transcription de l’ARNm pendant 96 heures au sein de cellules situées dans plusieurs parties du corps. S’ils ont constaté que ce mécanisme diminuait bel et bien dans certaines cellules, ils ont en revanche découvert qu’il ne changeait pas voire augmentait dans d’autres même après 24 à 48 heures.

Certaines cellules sembleraient combattre pour rester en vie après la mort de l’organisme.

«Des cellules de types différents ont une longévité, un temps de production et une résistance au stress extrême différents», a commenté le Dr Noble pour Seeker. Il semble ainsi «que certaines cellules restent en vie et tentent de se réparer, en particulier les cellules souches». 

D’après leurs observations, les cellules encore actives post-mortem sont liées à différentes fonctions. Mais ce sont les cellules impliquées dans le développement embryonnaire, dans le système immunitaire et celles associées au développement de cancer qui se montrent les plus actives après la mort.

DES RÉSULTATS SIMILAIRES CHEZ L’HOMME?

Les scientifiques ont constaté que la transcription augmente à différents niveaux dans les différentes cellules. Cela dit, ils ont abouti à un certain degré de similitude entre tous les animaux testés, ce qui suggère que ces augmentations d’activité ne se feraient pas aléatoirement.

Par ailleurs, l’équipe a basé ses recherches sur le poisson-zèbre et la souris, car ces organismes modèles montrent de grandes similitudes avec l’espèce humaine. Ils pensent ainsi que le même phénomène pourrait se produire chez l’Homme. Une hypothèse valable alors que des études antérieures ont montré qu’un coeur humain est capable d’exprimer des gènes après la mort.

À l’heure actuelle, on ignore la raison pour laquelle la transcription des gènes se poursuit plusieurs heures après trépas. Mais les scientifiques suggèrent que ces activités cellulaires en augmentation seraient une réponse au stress extrême et soudain auquel l’organisme entier fait face lors du processus de mort.

DE LA VIE APRÈS LA MORT?

Peut-être mais cela ne veut en aucun cas dire que la résurrection est possible.

«Notre recherche ne fournit pas de preuve que les organismes peuvent être ramenés à  la vie », a souligné le Dr Noble.

En revanche, cette découverte s’avère précieuse pour comprendre pourquoi certains receveurs d’organes sont plus susceptibles de développer des cancers.

«Les gènes impliqués dans le cancer sont généralement exprimés dans des situations impliquant la prévention ou l’amélioration d’une croissance anarchique des cellules. Pourquoi ces transcriptions sont si abondantes après la mort est incertain», a précisé le spécialiste.

Néanmoins, les nombreuses transcriptions pourraient servir de «biomarqueurs» pour évaluer la «santé» de l’organe destiné à  être transplanté.

Une étude plus poussée doit être menée pour comprendre l’activité cellulaire des organes avant une greffe afin d’éliminer les cellules pouvant poser des problèmes au receveur. D’autre part, ces recherches pourraient avoir des applications dans la médecine légale, par exemple pour déterminer depuis combien de temps un patient est mort.

«En connaissant le taux d’activités cellulaires, nous avons été en mesure de déterminer précisément le moment de la mort pour un animal spécifique», a déclaré le Dr Noble. «En théorie, nous avons pris un « selfie génétique » d’un cadavre et nous utilisons cette information pour déterminer depuis combien de temps le cadavre est mort».

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DECOUVERTE. Des centaines de gènes "zombies" se réactivent après la mort


C’est un constat et il faut encore du temps pour que ce soit officiel ou démenti, mais si cette découverte s’avère réelle, ces gènes sont probablement s’activerait probablement aussi chez l’être humain, et pourrait expliquer les cancers a ceux qui ont reçu des dons d’organes d’une personne décédée récemment. Cela pourrait aussi être un atout en médecine légale
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DECOUVERTE. Des centaines de gènes « zombies » se réactivent après la mort

 

Molécule ADN © Creative Commons

Molécule ADN © Creative Commons

Par Lise Loumé

 

Quelques jours après la mort, certains gènes s’activent chez la souris et le poisson zèbre. Une découverte aux implications potentielles pour les greffes d’organes, la médecine légale… De quoi redéfinir notre conception de la mort ?

 

« Est-ce que la mort signifie réellement la fin de l’existence ? »

C’est sur cette interrogation philosophique que la très sérieuse revue Science annonce la parution d’une étude déconcertante : elle montre que chez les souris et les poissons zèbres – deux modèles animaux phares de la recherche médicale – des gènes sont encore en activité quelques jours après la mort. Un constat à prendre avec prudence puisque l’étude n’a pas encore été soumise à une revue à comité de lecture : elle a été déposée sur le serveur de pré-publication BioRxiv. Mais selon ses auteurs, des chercheurs de l’Université de Washington (États-Unis), cette technique pourrait trouver des applications médicales majeures dans deux domaines distincts : la greffe d’organes et la médecine légale.

Des gènes de développement s’activent après la mort…

Initialement, Peter Noble et ses collègues de l’Université de Washington ont voulu tester leur nouvelle méthode mise au point pour calibrer les mesures de l’activité des gènes. Ils l’avaient déjà utilisée en 2014 pour analyser l’abondance de micro-organismes dans les organes humains après la mort. La technique consiste grosso modo en la mesure de la quantité d’ARN messager, que les gènes utilisent pour dire aux cellules de produire plus ou moins de protéines. Une hausse d’ARN messager signifie une plus grande activité des gènes. Les chercheurs ont procédé à des mesures dans le cerveau et le foie de 548 poissons zèbres et 515 souris.

« Dans un premier temps, les chercheurs ont supposé que les gènes s’éteindraient peu de temps après la mort, comme les pièces d’une voiture à court de carburant. Mais ils ont découvert qu’au contraire, l’activité de centaines de gènes s’accélérait dans les 24 heures suivant le décès de l’animal, chez les poissons certains gènes sont même restés actifs quatre jour après (deux jours chez les rongeurs)« , raconte Science.

Parmi ces gènes qui s’activent après la mort, nombreux sont ceux qui sont bénéfiques en cas d’urgence : ils stimulent l’inflammation, déclenchent le système immunitaire ou aident l’organisme à lutter contre le stress.D’autres ont un rôle plus surprenant.

« C’est incroyable de voir des gènes de développement s’activer après la mort », commente Peter Noble dans Science.

Des gènes qui servent à sculpter l’embryon mais qui ne sont pas nécessaires après la naissance. Pourquoi donc s’activeraient-ils ? Les auteurs avancent une hypothèse surprenante :

« les conditions cellulaires des cadavres « récents » ressemblent à celles des embryons »…

Autre constat étonnant : la hausse d’activité de plusieurs gènes favorisant le cancer après le décès.

« Ce résultat pourrait expliquer pourquoi les gens qui reçoivent des transplantations d’une personne décédée depuis peu ont un risque plus élevé de cancer », précise Peter Noble. 

Des gènes s’activent après la mort chez l’homme aussi

Car même si cette activité a seulement été observée chez des souris et des poissons zèbres pour l’instant, « il y a des indices indiquant que ces mêmes gènes sont également actifs pendant un certain temps chez les humains décédés », assurent les auteurs.

Une hypothèse pas si saugrenue que cela puisque une précédente étude a montré que quelques gènes, y compris ceux impliqués dans la contraction du cœur et la cicatrisation des plaies, étaient actifs plus de 12 heures après le décès chez des individus qui avaient succombé à des traumatismes multiples, une crise cardiaque ou une suffocation.

Dans un texte accompagnant l’étude et publié sur bioRxiv, les auteurs exposent une deuxième utilisation possible de leur méthode : fournir une estimation précise du moment de la mort de l’individu, cruciale pour des enquêtes criminelles. Une technique qui réjouit d’avance le médecin légiste David Carter de l’Université Chaminade d’Honolulu à Hawaï, qui n’a pas pris part à ses recherches.

« Elle a un grand potentiel pour faire aboutir nombre d’enquêtes criminelles », se réjouit-il auprès de Science. D’autres scientifiques partagent cet engouement pour ces travaux. « L’approche de l’équipe pourrait être utilisée comme un outil de diagnostic pour prédire la qualité d’une greffe », commente le biologiste moléculaire Ashim Malhotra de l’Université du Pacifique à Hillsboro.

En revanche, d’autres restent sceptiques quant à la fiabilité de la mesure utilisée pour l’ARN messager et expriment leurs doutes dans des commentaires sous l’article. Reste donc à savoir si cette étude passera le cap de la publication dans une revue scientifique…

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Le «microbiome», nouvelle ouverture pour la médecine légale


Lors d’un acte criminel, ce ne sont pas juste nos empreintes où l’ADN qui peuvent nous trahir, mais tout notre corps peuvent devenir des indices en médecine légale
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Le «microbiome», nouvelle ouverture pour la médecine légale

 

Les bactéries et colonies de microbes vivant dans... (Photo: archives La Presse)

Les bactéries et colonies de microbes vivant dans le corps des être humains et sur leur peau, appelées «microbiome», pourraient servir d’identifiant unique.

PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE

Agence France-Presse
Miami

Les bactéries et colonies de microbes vivant dans le corps des être humains et sur leur peau, appelées «microbiome», pourraient servir d’identifiant unique, un peu comme les empreintes digitales, selon des chercheurs lundi.

Leur étude menée sous la houlette de l’Université de Harvard est la première à examiner à quel point des personnes peuvent être identifiées sur la base des bactéries qu’abritent leur corps, qui peuvent varier en raison de l’âge d’une personne, de son régime alimentaire, de son origine géographique et de son état de santé général.

«Classer des ADN humains dans une base de données d’ADN est la base pour les sciences médico-légales, c’est fait depuis des années», explique le principal auteur de ces nouveaux travaux, Eric Franzosa, du département de biostatistiques à Harvard.

«Mais nous avons montré que le même type de classement est possible en utilisant des séquences ADN des microbes qui habitent le corps humain. Pour cela aucun ADN humain n’est nécessaire», ajoute-t-il.

Les scientifiques ont ainsi observé que des échantillons de selles étaient particulièrement fiables: ainsi, jusqu’à 86% des personnes ont pu être identifiées en étudiant les bactéries contenues dans leurs intestins un an après de premiers prélèvements.

Pour les bactéries sur la peau, les chiffres sont moins bons: un tiers des personnes seulement ont pu être identifiées, note l’étude publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Mais même lorsque l’identification d’une personne n’était pas possible, il n’y a eu que très peu de faux résultats positifs: soit la personne était identifiée, soit elle ne l’était pas, mais il a été très rare qu’une mauvaise personne soit identifiée à partir de ces échantillons.

L’étude a été basée sur un groupe de 120 personnes, parmi 242 qui avaient donné des échantillons de selles, de salive, ou de peau au Projet Microbiome Humain, qui conserve une base de données publique pour ses recherches.

Un algorithme a été utilisé pour établir des codes individuels basés sur les microbiomes des donneurs. Ceux-ci ont été comparés à des échantillons provenant des mêmes personnes collectés durant une visite ultérieure à peu près un an plus tard, et à ceux d’autres personnes.

L’étude a ainsi montré qu’il est possible de relier des échantillons de microbiomes à une base de données.

Les auteurs mettent cependant en garde contre d’éventuels problèmes éthiques, certaines informations personnelles pouvant être exposées, comme la présence d’une infection sexuellement transmissible qui pourrait être détectée à partir du microbiome d’une personne sans son consentement.

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L’ADN et l’imagerie 3D au secours des historiens


La médecine légale et tout ce qui l’entoure uni avec l’archéologie devient des aventures sur l’histoire et remettre quand cela est possible, la vérité bien en place comme celui de Richard III, Ramsès III, Henri IV etc
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L’ADN et l’imagerie 3D au secours des historiens

 

Le crâne de Richard III.... (Photo AFP)

Le crâne de Richard III.

PHOTO AFP

LAURENT BANGUET
Agence France-Presse
Paris, France

Il suffit parfois d’un peu d’ADN et d’une bonne dose de rayons X pour faire passer des cadavres de l’ombre à la postérité, tels Richard III d’Angleterre ou Henri IV de France, et élucider des morts aussi mystérieuses que celles du pharaon Ramsès III ou d’Agnès Sorel.

Dernier en date de ces inconnus célèbres formellement identifiés grâce aux progrès récents de la médecine légale, le squelette exhumé voici plusieurs mois sous un parking de Leicester (centre de l’Angleterre). Il s’agit bien de la dépouille du roi Richard III, mort en 1485 à la bataille de Bosworth Field, selon les chercheurs britanniques qui ont effectué une comparaison génétique avec des descendants actuels de sa lignée maternelle.

Outre les causes probables de son décès (deux blessures fatales au crâne), l’autopsie montre que Richard III a subi des «humiliations» violentes, comme un coup d’arme blanche dans la fesse droite, que son régime alimentaire était riche en protéines mais que le souverain n’avait pas le bras atrophié dont Shakespeare l’affuble dans ses pièces.

Fin 2012, c’était la tête du roi de France Henri IV qui avait livré ses secrets à une équipe de scientifiques franco-espagnole réunie autour de Philippe Charlier, médecin légiste et grand spécialiste des énigmes historiques.

Poil d’aisselle

Retrouvée en 2008 après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête momifiée de Henri IV, assassiné en 1610, avait déjà été authentifiée sur la base de nombreux recoupements scientifiques et historiques.

En comparant son ADN à du sang séché attribué à son descendant Louis XVI, les chercheurs ont cette fois pu trouver un profil génétique commun entre les deux hommes que sept générations séparent.

Parfois surnommé «l’Indiana Jones des cimetières», le Dr Charlier a notamment brisé le mythe entourant un fragment de côte et autres débris attribués à Jeanne d’Arc. Spectromètres de masse, rayons X, datation au carbone 14, analyses de pollens et même l’intervention de «nez» issus de la parfumerie de luxe ont prouvé qu’il s’agissait en réalité des restes d’une momie égyptienne inhumée avec son chat…

C’est encore Philippe Charlier qui a révélé l’empoisonnement au mercure d’Agnès Sorel, favorite du roi français Charles VII, à partir d’un simple poil d’aisselle. Mais la science n’a pas pu trancher entre une surdose de mercure pour traiter des parasites intestinaux et un assassinat.

Un crime vieux de 3000 ans vient en revanche d’être révélé par les mêmes outils: celui du pharaon Ramsès III.

Par les archives de l’époque, les égyptologues savent que le pharaon a été victime vers 1156 avant JC de la «conspiration du harem», ourdie par l’une de ses épouses, la reine Tiyi.

Mais les textes anciens ne précisent pas comment le souverain a été assassiné, et une radiographie pratiquée sur la momie de Ramsès III dans les années 1960 n’avait rien révélé de probant.

Il aura fallu l’Allemand Albert Zink, rendu célèbre pour avoir fait parler la dépouille d’Ötzi, «l’homme des glaces» découvert en 1991 dans les Alpes à la frontière italo-autrichienne, pour en savoir plus.

Grâce à une technique 3D innovante, Albert Zink et son équipe ont réussi à identifier une blessure grave à la gorge, probablement un coup de couteau qui a tranché net la trachée du pharaon.

De son côté, le Dr Charlier doit prochainement publier les résultats de son étude des fragments du coeur de Richard Ier d’Angleterre, dit Richard «Coeur de Lion», et travaille également sur des squelettes de prétendus vampires de Transylvanie.

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