Un Québécois de 15 ans découvre une cité maya


Ce jeune garçon ira loin, avec des recherches et sa déduction, il se pourrait qu’il ai trouvé une cité perdue, sans pour autant visiter l’endroit en personne.
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Un Québécois de 15 ans découvre une cité maya

 

Un jeune Québécois de 15 ans a réussi à prouver qu’il y a un lien entre la forme des constellations et l’emplacement des cités maya. Avec sa théorie, William Gadoury a trouvé une cité perdue, à la surprise des scientifiques.

De déduction en déduction, en étudiant les livres spécialisés, l’adolescent de Saint-Jean-de-Matha a réalisé qu’il manquait une cité maya pour compléter le triangle de la constellation d’Orion.

«Il manquait l’étoile de Saiph, qui devait être représentée par une cité, dit William Gadoury avec un enthousiasme contagieux. Mais là, il y avait rien. Je me disais: est-ce que c’est moi qui ne l’ai pas trouvée à la bonne place? Est-ce qu’elle est ailleurs? »»

Il s’est précipité sur les images satellites pour confirmer son hypothèse que personne n’avait été encore émise. Ce qu’il a découvert l’a encouragé à pousser plus loin ses recherches.

«J’ai cherché avec Google Earth, j’ai trouvé quelques traces qui m’ont convaincu qu’il y avait vraiment la présence d’une cité maya», explique-t-il.

En partageant ses découvertes d’expo-science en expo-science, il est entré en contact avec l’Agence spatiale canadienne et d’autres experts ayant accès à de meilleures photos satellites.

«De savoir qu’un scientifique de l’Agence spatiale canadienne en voyait lui aussi, c’était impressionnant», a admis William Gadoury.

L’archéologue en herbe rêve maintenant du jour où il sera invité avec les scientifiques mexicains à visiter cette cité perdue dans la jungle du Yucatan.

«J’espère bien, s’exclame-t-il. C’est quand même un peu grâce à moi s’ils réussissent à y aller.»

Toutefois, l’archéologie par satellite peut parfois jouer des tours, comme le rappelle l’historienne Evelyne Ferron.

«Parfois, ce qu’on identifie, ce sont des structures ou des talus de pierres qui n’ont pas vraiment été des structures habitables, dit-elle. En Égypte, c’est arrivé.»

En attendant, William Gadoury savoure ses succès. Ce mois-ci, il participera à une exposition nationale à l’Université McGill. Ensuite, l’an prochain, ce sera une exposition internationale au Brésil. De plus, l’Institut national de la recherche scientifique veut l’aider à publier un article dans une revue scientifique.

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La vie figée de Joya de Cerén


Les archéologues ont pu mettre à jour quelques bâtiments mayas au Salvador qui étaient ensevelis sous des cendres volcaniques. Ces découvertes permettent de mieux comprendre la vie sociale de ce peuple disparu
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La vie figée de Joya de Cerén

 

le site de Cerén

Trois bâtiments de Cerén : une habitation (à gauche), une grange (premier plan) et le sauna communautaire (arrière plan).

Université du Colorado

François Savatier

Figée sous la cendre volcanique il y a 1 450 ans, la vie quotidienne du village de Cerén, au San Salvador, nous renseigne sur la société maya. L’influence des élites semble y avoir été étonnamment discrète.

 

Université du Colorado

L’un des vases polychromes mis au jour à Cerén. Cette céramique de luxe a probablement été échangée contre des produits du village dans l’un des marchés de la vallée.

Université du Colorado

Université du Colorado

La « route blanche » aussi appelée sacbé que les archéologues ont mis au jour à Cerén sous plus de cinq mètres de cendre. D’une largeur de deux mètres et flanqué de part et d’autre de fossés, il a été construit par accumulation et compactage de tephra (éjecta volcaniques). Des routes comparables ont été retrouvées chez les Mayas du Yucatan. Des traces de pied ont été retrouvés sur les bas-côtés de ce chemin. Les archéologues supputent que les habitants ont fui l’éruption en l’empruntant.

Université du Colorado

Une nouvelle campagne de fouille vient d’avoir lieu dans le « Pompéi des Amériques ». On surnomme ainsi les restes du village maya de Cerén, dans le centre-ouest du Salvador, brusquement figé sous une couche de cendres de 5,2 mètres d’épaisseur crachées par le volcan de San Salvador vers 660 de notre ère. L’équipe de Payson Sheets, de l’Université du Colorado, vient de publier ses derniers résultats de fouilles. Les archéologues ont mis en évidence les relations entre divers acteurs du village, qu’il s’agisse de familles paysannes, d’anciens, d’artisans à temps partiel ou d’autres membres de la communauté.

Jusqu’ici, les chercheurs ont fouillés douze bâtiments, parmi lesquels des habitations, des granges, des ateliers, des cuisines, des bâtiments religieux et une sorte de sauna communautaire. Il reste certainement de nombreux autres bâtiments à mettre au jour, et sans doute aussi plusieurs autres villages cachés sous les cendres volcaniques de la même éruption, qui couvrent plus de cinq kilomètres carrés. Pour le moment, aucun corps n’a été retrouvé, ce qui suggère que les villageois ont eu le temps de s’échapper avant l’éruption.

Les dernières traces de la vie quotidienne des villageois ont été si bien préservées par la cendre que les chercheurs ont retrouvé des traces de doigt sur des bols ou des traces de pied dans le sol des jardins (ceux ci sont reconnaissables aux traces qu’ont laissé les épis de maïs et autres plants de manioc dans les murs de cendre). Les archéologues ont retrouvé des toits de chaume, des couvertures tissées et des jarres remplies de haricots. Détail remarquable : la première pièce de l’un des bâtiments communautaires était équipée de deux larges bancs, où selon Payson Sheets, des « anciens » ou des individus éminents devaient se réunir pour prendre les décisions communautaires, telles les date de la fête de la récolte ou des libations rituelles, l’organisation des travaux de maintenance, etc.

Toutefois, les traces de vie retrouvées ont surtout l’intérêt de nous renseigner sur la socio économie maya. On avait jusque là l’image d’une société régie verticalement et de façon autoritaire par de puissantes élites vivant dans des villes aux réseaux de voies bien tracés, où les palais le disputaient aux temples et aux tombes monumentales, et qui exigaient un tribut des communautés villageoises de leur région. C’est pourquoi le fait que les villageois de Cerén semblent avoir été parfaitement libres de leur constructions, pratiques agricoles ou activités religieuses a frappé les archéologues.

Ces villageois ne semblent avoir eu des relations avec les élites que lorsqu’ils se rendaient sur les places de marché de la vallée Zapotitan pour échanger leurs surplus de céréales et le produit de leur artisanat contre des haches de jade (« l’acier » de la mésoamérique), des couteaux d’obsidienne (un verre volcanique), ou des céramiques colorées. Toutes les familles de Cerén possédaient en effet une hache de jade, qui servait à abattre des arbres et à travailler le bois. Près d’un quart des céramiques trouvées dans le village étaient polychromes. Selon les chercheurs, les villageois choisissaient le marché où ils se rendaient en fonction des taxes qui y étaient appliquées.

« S’ils pensaient que tel endroit était trop cher, ils allaient ailleurs, et ils avaient le choix entre une douzaine de marchés », souligne Rachel Egan, qui a mené les fouilles avec Payson Sheets. « C’est la première fois qu’une fenêtre s’ouvre sur les activités quotidiennes et la vie des Mayas du peuple. À Cerén, nous ne constatons aucune trace d’influence des élites, et certainement pas d’un contrôle qu’elle auraient exercées.»

Peut-être, mais alors d’où viennent ces routes de cendre blanche tassée bordées de ruisseaux, les sacbés – littéralement « chemins blancs » –, qui semblent avoir relié les villages de la région ? Les archéologues en ont mis un au jour sur une longueur de 150 mètres. Ils pensent que ce sacbé menait jusqu’à la ville voisine de San Andrès, de fondation maya. La découverte d’un chemin blanc est d’autant plus notable que de telles routes n’étaient jusqu’à présent connues que dans la péninsule du Yucatan, à quelque 800 kilomètres de Cerèn. contrairement à ceux du Yucatan, le scabé de Cerén n’est pas bordé de pierres de chaque côté. Il paraît neuf : l’un de ses fossés venait tout juste d’être aménagé. Il semble qu’il partageait le village en deux zones et menait à la place centrale et vers deux structures religieuses : un grand bâtiment cérémoniel et une structure utilisée par une shaman. Les mesures de résistance indiquent que le sacbé est extrêmement dur, ce qui prouve qu’il a été soigneusement damé par des ouvriers qui en ont tassé la surface pendant des jours en se servant d’instruments durs. Au Salvador, les ingénieurs du génie civil connaissent bien les excellentes qualités mécanique des remblais de téphras (éjectas volcaniques) semblables à ceux qui constituent lesacbé de Cerén. La construction en conditions humides facilite l’imbrication des micro grains d’éjectas volcaniques, ce qui permet d’obtenir des routes particulièrement dures.

Pour les archéologues, le sacbé est le résultat d’un travail collectif très bien organisé. Par qui ? Cela reste un mystère, mais il s’agissait en tout cas d’une autorité présente localement. Les archéologues pensent que cela a fort bien pu être une assemblée communautaire. Plusieurs constatations suggèrent en effet que la communauté villageoise était organisée à l’échelle collective. Ainsi, certaines familles semblent avoir été plus particulièrement chargées de maintenir certains équipements. La maison de l’une d’entre elles, par exemple, regorgeait de pots et de bois de chauffage. Les archéologues soupçonnent que ceux-ci servaient à faire fonctionner le sauna collectif, où jusqu’à 12 personnes pouvaient s’asseoir tandis que l’on versait de l’eau sur un foyer central afin de créer de la vapeur. Ainsi, pour les archéologues, les « élites » exerçaient très peu d’influence directe sur la vie des villageois, qui s’organisaient de façon autonome.

Toutefois, on peut leur objecter que le fait que la communauté villageoise ait pris en charge les infrastructures régionales qui se trouvaient sur son territoire peut résulter de la pression d’une élite, même indirecte. Manifestement, le sacbé de Cerén répondait à une norme routière, qui, à quelques nuances près, se retrouve à 800 kilomètres de là. Si de telles normes existaient à une échelle aussi grande, n’est-ce pas parce qu’une élite souhaitait maintenir des réseaux de communication et d’échanges de grandes ampleur ? Notamment pour contrôler les communauté villageoises si besoin…

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Le Saviez-Vous ► Les Incas pratiquait la chirurgie sans bistouri


Les Incas, Mayas et Aztèque semblent avoir eu des techniques avancées pour la chirurgie avec des moyens de leur environnement. Il semble que certains ont survécu
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Les Incas pratiquait la chirurgie sans bistouri

 

Les Incas pratiquaient l'amputation, réalisée avec une lame en obsidienne après anesthésie du muscle avec des feuilles de coca et d'autres plantes. © Nicholas J. Saunders / The Art Archive / The Picture Desk / AFP

Les Incas pratiquaient l’amputation, réalisée avec une lame en obsidienne après anesthésie du muscle avec des feuilles de coca et d’autres plantes. © Nicholas J. Saunders / The Art Archive / The Picture Desk / AFP

Au XVIe siècle, la pratique de l’anthropophagie rituelle et des sacrifices humains apporta aux Incas une connaissance chirurgicale inégalée.

C’est ce que montrent les multiples trépanations observées sur les corps retrouvés. A l’aide d’une obsidienne (pierre noire à effet antiseptique) taillée, le chirurgien pénétrait sous la boîte crânienne sans toucher la dure-mère.

Les traces laissent imaginer une guérison

Il pouvait redresser le crâne, s’aidant parfois d’une prothèse en métal ou à base d’hévéa.

« Une étude menée sur 150 crânes trépanés montre que 60 % portent des traces de solidification, qui laissent penser à une guérison », rapporte l’ethnologue Denis Bombardier.

Chez les Chachapoyas, peuple andin ayant vécu de 900 à 1450 après J.-C., plusieurs momies au crâne trépané ont également été retrouvées.

Les Incas pratiquaient aussi l’amputation, réalisée avec une lame en obsidienne après anesthésie du muscle avec des feuilles de coca et d’autres plantes. Les tissus étaient recousus à l’aide d’aiguilles d’os ou de cheveux humains.

Un système d’agrafe astucieux

Chez les Mayas et les Aztèques, le travail était même achevé par des fourmis géantes, dont les mandibules pinçaient les bords de la plaie. On segmentait l’abdomen de l’insecte, et les mandibules, restant ancrées, faisaient office d’agrafes naturelles !

Par Caroline Tancrède,

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Du sang maya au bout des flèches


Des pointes de flèche datant des Mayas qui possèdent encore du sang humain et animal. C’est flèches Maya font partie toute l’histoire de croyance, de sacrifice et autosacrifice de ces peuples
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Du sang maya au bout des flèches

 

Pointes de flèches Maya en obsidienne découvertes sur des sites archéologiques du Péten, au Guatemala. Au fond, la péninsule de Nixtun-Ch'ich. Copyright Nathan Meissner

Pointes de flèches Maya en obsidienne découvertes sur des sites archéologiques du Péten, au Guatemala. Au fond, la péninsule de Nixtun-Ch’ich. Copyright Nathan Meissner

Par Bernadette Arnaud

La découverte de traces de sang humain sur des pointes de flèche au Guatemala témoignerait de la tenue de cérémonies d’autosacrifices chez les anciens Mayas.

 

AUTOSACRIFICE. De très rares traces de sang humain sur deux pointes de flèches en obsidienne (verre volcanique)… voilà ce que des archéologues ont retrouvé parmi cent huit pointes de projectiles recueillis sur cinq sites* mayas de la région des lacs, dans le département du Péten, au nord du Guatemala. L’une d’entre elles aurait pu servir à la pratique du rituel sacré de l’autosacrifice (lire ci-dessous) selon Prudence Rice, professeur émérite, et Nathan Meissner du Centre de Recherche archéologiques de l’université Sud de l’Illinois (Etats-Unis), auteurs de ces travaux publiées dans leJournal of Archaeological Science.

Ces saignées volontaires étaient exécutées sur les doigts, les lobes de l’oreille, la langue…ou les organes génitaux. Elles furent pour les Mayas le sang le plus précieux offert aux dieux pendant près de 2000 ans ! Quant à la seconde pointe, elle été découverte à l’intérieur d’une habitation. L’étude de l’ensemble de flèches d’obsidienne datées de 1400 à 1697 ans de notre ère a également permis d’identifier des résidus de sang animal sur vingt-cinq d’entre elles via des analyses des protéines par immuno-électrophorèse. En particulier ceux de rongeurs, d’oiseaux, de lapins mais aussi de grands félins, animaux au fort pouvoir symbolique dans la religion maya.

Dans les anciennes sociétés mésoaméricaines, l’autosacrifice jouait un rôle religieux crucial.

Nulle part au monde cet acte de sacrifice de soi n’a pris des formes « aussi violentes, douloureuses et sanglantes, ni n’a été plus répandu et fréquent », écrivait en 2012, l’anthropologue français Claude François-Baudez, dans le livre** qu’il avait consacré à ce rituel peu étudié.

Photo : Autosacrifice de la reine K’ab’al, réalisé à l’aide d’une cordelette pleine d’épines lui traversant la langue. © Superstock / SIPA

Le sang recueilli dans des bols était ensuite brûlé dans de grands encensoirs d’où les fumées montaient vers les dieux mêlées à celles d’encens (copal). Ces cérémonies étaient pratiquées à l’aide de pointes d’obsidiennes, mais aussi de poinçons réalisés à partir d’aiguillons de raies, de dents de requin, de jade, d’os de félin ou de rapace… Des cordes étaient parfois passées à travers la langue ou les lobes d’oreilles. Ainsi, sur les célèbres linteaux du site de Yaxchilan, au Chiapas, dépeignant le spectaculaire autosacrifice des souverains, le spectateur peut contempler les saignées royales, dont celle de la Dame K’ab’al Xook (épouse du roi Bouclier Jaguar, 681-742) en train de se passer une cordelette d’épines à travers sa langue !

Des sacrifices très mutilants étaient aussi infligés par les prêtres et dignitaires aux prisonniers et ennemis capturés sur les champs de bataille, comme le montre la célèbre fresque polychrome du site de Bonampak

« Même si les Mésoaméricains n’étaient pas maso, écrit avec humour Claude-François Baudez, ils étaient de grands paranoïaques, toujours débiteurs d’une dette qui ne pouvait jamais s’éteindre ». L’autosacrifice a ainsi été la phase essentielle d’un cycle sans fin de dons et de contre-dons, mélange de sacrifice de soi, d’humiliations et de rédemptions car il fallait non seulement payer pour ses fautes, mais aussi contribuer à rembourser la dette de tout le genre humain ».

Les autosacrifices ont existé chez d’autres peuples d’Amérique, comme les Indiens des Plaines, plus au nord. 

* Les cinq sites mayas : Nixtun-Ch’ich’, Tayasal, Quexil, Ixlu, Zacpeten.

** « La douleur rédemptrice. L’autosacrifice précolombien », par Claude François-Baudez, éditions Riveneuve.

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Une citadelle Maya découverte dans la forêt du Guatemala


Grâce à la technologie, il est plus « facile » de trouver des ruines anciennes qu’aller avec les méthodes utilisées depuis des lustres, et ce, avec quelques indices et peut-être un peu de « chance ». Par les airs et un équipement performant, sûrement d’autres découvertes vont surgir dans les années à venir
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Une citadelle Maya découverte dans la forêt du Guatemala

 

citadelle Maya

Crédits : BRASS/El Pilar

Par Julie Aram

Une construction Maya évoquant une citadelle a été découverte dans la forêt située à la frontière entre le Guatemala et le Belize, grâce à une technologie de télédétection aérienne.

De nombreuses constructions Maya ont déjà été découvertes sur le site archéologique de El Pilar, cette ville Maya située sur la frontière séparant le Guatemala et le petit royaume du Belize, s’étalant sur une superficie de quelques 2.000 hectares.

Mais jusqu’ici, aucune construction analogue à celle détectée par l’archéologue Anabel Ford (Université de Californie, États-Unis) et ses collègues n’y avait été repérée : perchée au sommet d’une crête, isolée des autres constructions de El Pilar, cette construction est dotée de fortifications. A l’intérieur de ces murs, quatre temples ainsi que des terrasses concentriques. En d’autres termes, rien à voir avec les autres constructions précédemment découvertes à El Pilar, caractérisées par des places ouvertes.

Cette construction, que les auteurs de la découverte définissent comme une citadelle, a été détectée grâce à un survol aérien de l’épaisse forêt qui recouvre cette région. A l’aide d’un LiDAR (Light Detection and Ranging) embarqué à bord de l’avion (un LiDAR est un système de détection qui permet d’effectuer des analyses à distance, via l’émission d’un rayon laser suivi de l’analyse du rayonnement réfléchi), les ruines de la citadelle recouvertes par la végétation ont ainsi pu être mises à jour, à quelques 600 mètres des autres constructions de El Pilar.

A l’heure actuelle, les archéologues ignorent la fonction de cet édifice, mais émettent plusieurs hypothèses. La première avance que cet édifice a été construit plus tardivement que les autres constructions de El Pilar, soit vers 1.200 ans de notre ère, alors que les autres constructions de El Pilar ont été vraisemblablement bâties lors de la période dite « classique de l’ère Maya, entre 200 et 1.000 ans de notre ère. Une hypothèse qui s’appuie sur le fait que les constructions Maya à vocation défensive sont devenues monnaie courante à partir de 1.200 ans ap. JC.

La deuxième hypothèse propose que cette citadelle est contemporaine des autres constructions de El Pilar, mais avait une fonction bien spécifique, que de nouveaux travaux pourront peut-être permettre d’élucider…

En savoir plus (en anglais) sur Popular Archeology : « Archaeologist Discovers Mysterious Ancient Maya Citadel »

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Le mystère s’éclaircit sur la disparition des Mayas


On se doute bien que la disparition des Mayas est due à une suite d’évènements et il semble qu’on pourrait prendre pour acquis que ce fut des trop longues périodes de sécheresse qui ont eu raison d’eux
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Le mystère s’éclaircit sur la disparition des Mayas

 

Grand Trou Bleu

Ci-dessus, une photographie aérienne du Grand Trou Bleu, un gouffre sous-marin situé près des côtes d’Amérique centrale, dans lequel des analyses sédimentaires ont été réalisées afin d’éclaircir les raisons de la disparition de la civilisation Maya. Crédits : U.S. Geological Survey (USGS)

L’hypothèse selon laquelle la disparition de la civilisation Maya a été causée par des vagues de sécheresse vient d’être pratiquement confirmée par des analyses sédimentaires menées dans un gouffre sous-marin.

En analysant les sédiments situés dans le Grand Trou Bleu, un gouffre sous-marin situé au large de la monarchie du Belize (Amérique centrale), des chercheurs ont vraisemblablement réussi à confirmer la théorie qui prévalait jusqu’ici pour expliquer la disparition de la civilisation Maya, laquelle avance que des vagues de sècheresse sont à l’origine de la disparition de cette ancienne civilisation.

Comment ces scientifiques ont-il procédé pour confirmer cette théorie ? Pour comprendre, il faut d’abord savoir que lorsque de fortes pluies s’abattent dans la région, les roches volcaniques sont pour ainsi dire « laver » du titane qu’elles contiennent, lequel se déverse alors dans le Grand Trou Bleu.

Or, en analysant la composition chimique des sédiments situés à l’intérieur de ce gouffre sous-marin, les auteurs de ces travaux se sont aperçus que les pluies avaient été particulièrement peu importantes entre l’an 800 et 1100 de notre ère. Ce qui renforce donc considérablement l’hypothèse selon laquelle la sécheresse serait à l’origine du déclin des Mayas. Ces périodes de sécheresse auraient en effet entraîné d’importantes famines, provoquant la disparition de cette civilisation.

Ce résultat a été présenté lors de la conférence annuelle de l’Union Américaine de Géophysique, qui se tenait du 15 au 19 décembre 2014 à San Francisco. Un résumé de ces travaux (en anglais) est disponible ici : « Centennial and Extreme Climate Variability in the Last 1500 Year from the Belize Central Shelf Lagoon (Central America): Successive Droughts and Floods Linked to the Demise of the Mayan Civilization »

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Le Saviez-Vous ► L’Histoire de la gomme à mâcher


Le lien entre la Suède, la Grèce, l’Allemagne même chez les Amérindiens et les Mayas, est la gomme à mâcher, bien sûr, elle est différente de ce que nous connaissons aujourd’hui.
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L’Histoire de la gomme à mâcher

 

Sur tous les continents de la terre, dans toutes les cultures, pendant toutes les époques – la gomme à mâcher  fait partie de la vie quotidienne de l’homme. Le plus ancien gomme à mâcher trouvé par des archéologues, a plus de 9’000 ans et vient du sud de la Suède. La gomme à mâcher le plus ancien d’Allemagne a plus de 7’000 ans et est composé d’un morceau d’écorce de bouleau. Des archéologues saxons on découvert cette gomme à mâcher datant de l’âge de pierre en 2009 lors d’une fouille près de l’aéroport de Leipzig/Halle.

Les anciens Grecs, eux aussi, connaissaient une sorte de gomme à mâcher : Il y plus de 2’000 ans, ils mâchaient du mastic, de la sève issue d’un arbre appelé  le lentisque pour nettoyer leurs dents et pour se rafraîchir l’haleine. À la recherche que quelque chose de semblable, les Indiens de l’Amérique du nord recouraient à la sève d’épicéa; les Mayas de l’Amérique centrale eux, mastiquaient du « chicle », du concentré de jus du sapotillier.

Pionnier en matière de la gomme à mâcher

tl_files/Content images/geschichte Wrigley.jpgWilliam Wrigley Jr.

La  gomme à mâcher fut commercialisé vers la fin du 19e siècle. En 1893, Willian Wrigley Jr. était le précurseur de la commercialisation professionnelle  de la gomme à mâcher  et créa des produits de haute qualité et méthodes élaborées de production et d’emballages.

Les gommes à mâcher JUICY FRUIT et Wrigley’s SPEARMINT marquèrent le commencement de la Wm. Wrigley Jr Company à Chicago.

En même temps, William Wrigley Jr. était un précurseur de la publicité moderne: il fut le premier commerçant à faire de la pub pour ses produits dans des magazines, des journaux et sur des affiches. De son temps, une vraie sensation. Le succès ne se fit pas attendre longtemps et Wrigley devint une entreprise internationale.

Au commencement du 20e siècle, l’entreprise exportait ses produits dans de nombreux pays et créa des sites de production en dehors des USA.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?


Le 3 novembre 2013 l’Est américain, seules des phases partielles de cette éclipse seront visibles dans le sud de l’Europe (Espagne, sud de l’Italie et Grèce) et sur quasiment l’ensemble du continent africain. La science sait maintenant ce qu’est une éclipse, mais il fut un temps que ces phénomènes provoquer de grandes peurs chez les peuples
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Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?

 

Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est attendue par les astronomes. Un événement banal de nos jours, terrifiant pour nos ancêtres. Saviez-vous que les Incas pensaient que le Soleil allait se faire dévorer par un monstre céleste ?

Qu’elle soit totale ou partielle, l’éclipse n’effraie plus personne (ou presque) en 2013. Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est annoncée par les astronomes. Le fait d’être capable de prévoir et de comprendre un tel événement est une révolution. Il y a cinq siècles, les Incas – ignorant tout du fonctionnement de l’Univers – pensaient qu’un puma était en train de dévorer le Soleil lorsque la Lune le cachait. Et ils n’étaient pas les seuls à s’imaginer toutes sortes de scénario rocambolesques. Retour sur les croyances passées autour de l’éclipse.

L’éclipse vue par les Incas : un puma dévorant le Soleil

Si aujourd’hui les scientifiques sont capables de fournir une explication rationnelle à la formation d’une éclipse, à une certaine époque, l’être humain redoutait de voir le Soleil disparaître à jamais.

La civilisation inca (XIIIe—XVIe siècle) voue un véritable culte au Soleil. Pour elle, une éclipse du Soleil est synonyme d’apocalypse. Selon la croyance populaire, elle est la conséquence de la mort d’Int, le dieu du Soleil, dévoré par un puma. Dans la civilisation inca, le félin est le symbole des êtres surnaturels. Certains pensent qu’il est aussi à l’origine des orages : son rugissement est le tonnerre, les éclairs le reflet de ses yeux. Une éclipse solaire serait ainsi un combat entre le Ciel et la Terre. Pour effrayer l’animal, les Incas sortent dehors, prient, crient, et font un maximum de brouhaha.

Si le Soleil tient une place centrale dans la civilisation inca, la Lune aussi est vénérée.Alors quand l’astre disparait, la panique s’empare du peuple. D’après la légende, les éclipses de Lune surviennent lorsque l’astre se laisse emporter par un sommeil trop profond et dévie de son chemin habituel. Conséquence : il risque de se perdre, pire, de tomber sur la Terre et d’écraser ses habitants ou d’être dévoré par un monstre. Pour réveiller la Lune, les Incas se mettent à faire le plus de bruit possible en jouant de toutes sortes d’instruments, en fouettant les chiens et en battant les enfants. Autre hypothèse : ces cris de chiens et d’enfants sont provoqués par les Incas pour toucher en plein cœur la Lune et ainsi la tirer de son sommeil.

À la fin de l’éclipse, le peuple loue le dieu Pachacamac, soutien de l’univers, pour avoir participé à la survie de l’espèce humaine.

VIDÉO – Dans Le Temple du Soleil, Tintin se sert d’une éclipse pour effrayer les Incas :

© DR – YouTube

Les Incas n’étaient pas les seuls à redouter les éclipses

Chez les Mayas : l’interprétation est à peu près la même que celles des Incas. Seule différence : le mangeur de soleil est un jaguar. Quant aux éclipses de Lune, ce serait le Soleil le glouton.

Dans l’Égypte antique : derrière l’éclipse solaire se cache le serpent Apophis, qui tente d’attaquer Râ, le dieu du Soleil. De par sa puissance, Apophis essaie de faire chavirer la barque solaire qui traverse le ciel et ainsi créer le chaos : la fin de l’univers.

Dans la Grèce antique : certains racontent à l’époque qu’une éclipse se produit lorsqu’Artémis, déesse associée à la Lune, rend visite à Endymion. D’autres pensent que ce sont des magiciennes malveillantes qui tentent d’attirer la Lune sur la Terre.

Dans la Chine antique : c’est la faute de l’Empereur. Considéré comme le fils des cieux, il doit s’assurer que Terre et Ciel s’entendent bien. Pour le peuple, une éclipse est le résultat d’un mauvais gouvernement.

En Inde : selon la légende, il s’agit d’une vengeance du démon Rahû. Le dieu Soleil et la déesse Lune l’ont empêché de boire un élixir d’immortalité. La tête de Rahû a été tranchée puis jetée dans l’espace mais comme l’anti-dieux a réussi à boire quelques gouttes de la potion, il rôderait encore au-dessus de nos têtes. Avec un seul objectif : dévorer le Soleil et la Lune en guise de vengeance. Une éclipse serait le signe que Rahû est parvenu à ses fins mais, sa tête étant séparée de son corps, il ne pourrait digérer les astres et les recracherait au bout de quelques minutes.

En Afrique : d’après la tradition populaire, les Mandingues (peuple d’Afrique de l’Ouest) pensent qu’un chat interpose sa patte entre la Lune et la Terre. Pendant toute la durée de l’éclipse, ils chantent et dansent sans s’arrêter.

MAIS, AU FAIT, C’EST QUOI UNE ÉCLIPSE ?

Il existe deux types d’éclipse :

l’éclipse solaire, qui a lieu lorsque la Lune se retrouve entre le Soleil et la Terre. Elle ne peut se produire qu’au cours d’une nouvelle Lune. Une partie de la Terre est alors plongée dans la pénombre.

– l’éclipse lunaire, qui se produit lorsque la Terre se retrouve entre le Soleil et la Lune, ce qui ne peut arriver que pendant une pleine Lune. L’astre se trouve alors dans l’ombre de la Terre.

> De la Terre, une éclipse correspond à l’alignement des trois astres (Terre, Soleil et Lune).

Lorsque la lumière de l’astre est complètement cachée, les astronomes parlent d’éclipse totale. Sinon, il s’agit d’une éclipse partielle.

Deux autres sortes d’éclipses ont été identifiées par les astronomes :

– l’éclipse annulaire a lieu quand la Lune et le Soleil sont parfaitement alignés avec la Terre, mais que la taille visible de la Lune est inférieure à celle du Soleil. De la Terre, la Lune semble entourée d’un halo de lumière.

– l’éclipse hybride se situe entre l’éclipse totale et l’éclipse annulaire. Il s’agit d’une transition entre les deux phénomènes. Ce type d’éclipse est très rare. La dernière a eu lieu en avril 2005.

Grâce au progrès de la science, l’être humain a pu éloigner au fil des siècles quelques-unes de ses peurs irrationnelles… comme la crainte que le ciel ne lui tombe sur la tête.

Par Cécile David

 

Découverte d’une frise maya exceptionnelle au Guatemala


Les mayas ont encore beaucoup de secret que la terre dévoile de temps a autre, voila un beau morceau qui viens d’être mis a jour, de quoi a rendre heureux les archéologues
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Découverte d’une frise maya exceptionnelle au Guatemala

 

Une archéologue nettoie la frise maya découverte en juillet.

Une archéologue nettoie la frise maya découverte en juillet. Photo :  Proyecto Arqueologico Holmul/Francisco Estrada-Belli

Des archéologues ont découvert une frise maya qualifiée d’« extraordinaire » sur une pyramide du centre précolombien de Holmul, au Guatemala.

La sculpture de pierre de 2 m sur 8 m est richement décorée d’images de dieux et de dirigeants, et comprend une longue dédicace.

Elle a été découverte en juillet par l’archéologue guatémaltèque Francisco Estrada-Belli et son équipe dans la province de Peten, dans le nord du pays.

« C’est une découverte extraordinaire qui n’arrive qu’une seule fois dans la vie d’un archéologue », s’est félicité l’expert lors d’une conférence de presse.

Les archéologues exploraient une pyramide maya datant de l’an 600, dans un secteur où on retrouve d’autres ruines classiques. La frise présente trois personnages principaux, richement ornés de plumes de quetzal et de jade, assis sur la tête de monstres.

L’inscription composée de 30 symboles se trouve au bas de la frise. Sa traduction a été réalisée par un expert de l’Université Harvard.

Le texte révèle que la pyramide a été commandée par Ajwosaj, roi de la cité-État voisine de Naranjo et tributaire de la puissante dynastie Kaanul.

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Mexique: découverte d’une importante cité maya


Une cité maya a été découverte, cachée depuis des siècles dans une forêt et ce n’est que par les airs qu’ils ont pu découvrir un tel site … Pour information, la stéréoscopie en gros cela veut dire : procédé permettant de restituer une impression de relief à partir du fusionnement de deux images planes d’un même sujet.
Nuage

 

Mexique: découverte d’une importante cité maya

 

Un groupe international d'archéologues a découvert dans l'est du Mexique une... (Photo JORGE DAN LOPEZ, Reuters)

PHOTO JORGE DAN LOPEZ, REUTERS

Agence France-Presse

Un groupe international d’archéologues a découvert dans l’est du Mexique une importante cité maya dont l’apogée se situerait entre les ans 600 et 900 de notre ère, a annoncé l’Institut national d’anthropologie (INAH).

Cette ville, qui s’étend sur 22 hectares dans l’État mexicain de Campeche, était restée cachée dans la forêt pendant des siècles avant sa découverte il y a deux semaines par une mission qui l’a baptisée du nom de Chactun, «Pierre rouge» ou «Pierre grande» en maya, a indiqué l’INAH dans un communiqué diffusé mardi soir.

La mission a été notamment financée par la National Geographic Society des États-unis, ainsi que par l’entreprise autrichienne Villas et la slovène Ars Longa.

«Il s’agit vraiment de l’un des plus grands sites des Terres basses centrales» de la civilisation maya, selon Ivan Sprajc, un archéologue du Centre de Recherches scientifique de l’Académie slovène des Sciences et des Arts, qui a dirigé l’expédition.

M. Sprajc a indiqué que la découverte a été rendue possible grâce à des photos aériennes, et avec l’aide de la technique de la stéréoscopie.

«Nous avons ainsi trouvé de nombreux traits qui étaient de toute évidence des vestiges architecturaux», a-t-il précisé.

«Ce sont des stèles et des autels – dont certains conservent des restes de stuc – qui reflètent le mieux la splendeur de la cité», contemporaine d’autres villes mayas comme Calakmul, Becan et El Palmar, selon l’INAH.

Le site compte aussi de nombreuses constructions de type pyramidal jusqu’à 23 mètres de haut, ainsi que des terrains de jeu de pelote, des cours, places, monuments sculptés et zones d’habitation.

Le site de Chactun est l’un des quelque 80 sites détectés par le Projet de reconnaissance archéologique du sud-est du Mexique, lancé en 1996.

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