Palenque. Découvrir les secrets des anciens Mayas


Une visite guidée à Palenque et découvrir une cité maya exploré par des archéologues pour comprendre la vie dans cette cité
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Palenque. Découvrir les secrets des anciens Mayas

 

Le Saviez-Vous ► Pourquoi y a-t-il un tapis rouge lors des cérémonies ?


Le tapis rouge qui était une marque de respect et de pouvoir lors des cérémonies ou réceptions a d’abord été réservé pour les dieux et déesses, ce n’est qu’avec le temps, que le tapis rouge s’est imposé pour les politiciens, les vedettes et autres
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Pourquoi y a-t-il un tapis rouge lors des cérémonies ?

 

tapis rouge cinéma festival

Crédits : Flickr / GabboT

 Qu’il s’agisse de figures politiques ou culturelles, les grandes personnalités de ce monde ont donc pour la plupart été amenées à arpenter le tapis rouge pour des occasions qui suscitent autant la curiosité que l’admiration. Mais d’où vient donc cette tradition de fouler le tapis rouge ?

Si l’usage du tapis rouge semble assez récent, il n’en est pourtant rien ! Dès la Grèce antique, des références à ce sol si reconnaissable sont répertoriées, notamment dans une pièce de théâtre écrite au Ve siècle avant J.-C. par Eschyle et intitulée Agamemnon. Durant l’intrigue, le héros est victime d’une ruse de sa femme Clytemnestre, qui désire le tuer pour se venger d’avoir tué leur fille, Iphigénie. Pour lui tendre un piège à son retour de la Guerre de Troie, elle dispose un tapis cramoisi au sol, feignant de lui réserver un accueil triomphal. D’abord hésitant à s’attribuer un honneur normalement réservé aux dieux, Agamemnon ose pourtant souiller de ses pas ce précieux symbole de pouvoir. Cet affront sera le dernier pour lui, puisqu’il sera tué par sa femme juste après.

Dans l’Antiquité, il est aussi courant d’en utiliser un de couleur mauve pour accueillir les personnes issues de l’aristocratie, et ainsi faire preuve de respect envers ceux des classes supérieures. Mais c’est véritablement la couleur rouge qui va s’imposer. Pourquoi ? Chez les aristocrates de la Renaissance – tout comme chez les Mayas et les Aztèques – un tapis coloré en rouge était synonyme de prospérité, notamment en raison du coût qu’impliquait la teinture du tissu, très chère à réaliser. Dès lors, cette couleur a été associée au prestige social, et plus généralement à l’opulence.

festival cannes

Crédits : PxHere

C’est beaucoup plus tard que le tapis rouge a été véritablement adopté, particulièrement par les Américains. En 1821, le président James Monroe effectue une visite officielle en Caroline du Sud, déplacement durant lequel il est accueilli avec les honneurs du “red carpet” : là encore, c’est un symbole de pouvoir autant qu’une marque de respect. À l’aube du XXe siècle, une grande compagnie ferroviaire américaine va également en utiliser pour orner les sols de ses trains, afin d’accueillir et de guider les passagers. Mais comment le tapis rouge est-il passé des locomotives aux soirées hollywoodiennes ?

Au fil des avant-premières et des cérémonies, le tapis rouge s’est imposé, notamment en 1922 à l’occasion de la première de Robin des bois, film d’Allan Dwan avec Douglas Fairbanks – véritable star de l’époque. Sid Grauman, propriétaire du cinéma qui accueille l’événement, a l’idée de mettre en place un tapis rouge pour ajouter au glamour de la soirée. Aussitôt, cette initiative est imitée lors de nombreuses autres manifestations similaires. C’est donc tout naturellement qu’en 1961, l’Académie des arts et des sciences du cinéma – celle-là même qui décerne les Oscars – l’adopte pour la prestigieuse cérémonie de remise des prix. Depuis ces années, le tapis rouge est donc devenu un incontournable des soirées glamour et des réceptions officielles.

Quand on voit la fascination qu’ils et elles peuvent susciter aujourd’hui, on peut affirmer que les stars de cinéma ont remplacé les dieux de l’Antiquité dans l’imaginaire collectif. Toutefois, seul le tapis rouge perdure.

Sources : LiveScienceMental Floss

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► 7 nouvelles passées sous le radar


    On fait un peu du coq à l’âne. 7 faits dans différents domaines, allant de l’archéologie du cacao chez les Mayas à la canicule en Australie.
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    7 nouvelles passées sous le radar

      Les Mayas mangeaient-ils leurs économies? Quelle musique donne la chair de poule aux festivaliers? Et pourquoi une autoroute fond en Australie?

      Voici des nouvelles qui sont passées sous le radar dans l’actualité de la semaine.

      Un texte d’Alain Labelle

      Quoi? Du chocolat

      Du chocolat présentant un glyphe Maya.

      Les fèves de cacao servaient de monnaie chez les Mayas. Photo : iStock/Arina Habich

      Une barre de chocolat valait son pesant d’or au temps des Mayas. Des archéologues américains affirment que le cacao était utilisé comme monnaie dans cette civilisation d’Amérique centrale dominante à l’époque précolombienne, un peu à la façon des pièces d’argent actuelles. Les Mayas n’auraient jamais utilisé de réelles pièces d’argent, pense Joanne Baron, du Bard Early College de New York.

      Selon la scientifique, les Mayas échangeaient plutôt des fèves de cacao contre des biens et services, au même titre que le tabac, le maïs et le tissu. Cette forme de troc permettait de traverser les barrières ethniques et linguistiques.

      L’archéologue va même jusqu’à avancer qu’une pénurie de chocolat aurait pu contribuer à la chute de cette civilisation.

      Qui? Les amateurs de concerts de musique

      Des dizaines de personnes dansent.

      Des festivaliers lors de l’édition 2017 d’Osheaga  Photo : Osheaga

      Des chercheurs américains ont établi ce qui donne la chair de poule aux amateurs de concerts de musique. Le chercheur Matthew Sachs et ses collègues de l’université Harvard affirment que la signification des paroles et le volume du son sont en grande partie responsables du phénomène cutané.

      Pour arriver à l’établir, l’équipe a suivi la fréquence cardiaque et l’activité électrodermale de sujets qui écoutaient en direct trois de leurs morceaux de musique préférés.

      D’autres facteurs clés pour donner la chair de poule : la présence d’amis, une foule en délire qui chante en chœur et l’admiration portée à un artiste.

      Quel est le genre de musique dont l’écoute est le plus susceptible de hérisser vos follicules pileux? Le rock arrive en tête (31 %), suivi de la musique pop (29 %), de l’indie (7 %) du house (6 %) et des symphonies de musique classique (5 %).

      Combien? 44 %

      Carte mondiale montrant les rivières.

      Seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières.  Photo : UNC-Chapel Hill

      Les rivières de la Terre couvrent pas moins de 44 % plus de territoire que les précédentes études le laissaient penser. Une estimation basée sur l’analyse d’images satellites réalisée par les géologues George Allen et Tamlin Pavelsky de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill montre que l’ensemble des rivières du globe coulent sur environ 773 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que 0,5 % de la surface terrestre non glaciaire. À titre comparatif, toutes les rivières couvrent une plus grande superficie que l’État américain du Texas.

      À ce jour, seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières, mais elles se fondaient sur des données limitées.

      Ces informations détaillées permettront de mieux comprendre le rôle des rivières sur le climat mondial. En effet, une plus grande surface de rivières signifie un plus grand contact entre l’eau et l’air, de sorte que ces cours d’eau échangent probablement plus de dioxyde de carbone avec l’atmosphère qu’on ne l’estimait actuellement.

      Comment? Avec de la fibre optique

      Un câble de communication à fibre optique permet d'évaluer l'activité sismique.

      Un câble de communication à fibre optique permet d’évaluer l’activité sismique.  Photo : P. Jousset/GFZ

      Des sismologues allemands affirment avoir mis au point une méthode révolutionnaire, mais plutôt simple, de détecter les tremblements de terre. Philippe Jousset et Thomas Reinsch du Centre allemand de recherche en géosciences ont envoyé des impulsions de lumière dans un câble de communication à fibre optique existant pour évaluer l’activité sismique dans une région d’Islande. Ce type de câble est présent sous terre partout dans le monde et est utilisé pour fournir des services Internet et de télévision.

      La technique a permis de confirmer la présence de failles documentées, mais aussi d’autres qui étaient inconnues à ce jour. De petits séismes régionaux, des vagues provenant d’importants séismes lointains et des microséismes survenus dans le fond de l’océan ont également été enregistrés grâce aux câbles à fibres optiques. Des coups de marteau et le passage de voitures ont même été détectés.

      Quand? Il y a 13 millions d’années

      Représentation artistique des espèces Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi.

      Les espèces « Theosodon arozquetai » (à gauche) et « Llullataruca shockeyi »  Photo : Velizar Simeonovski.

      Une équipe internationale de paléontologues a mis au jour les restes fossilisés de deux espèces de mammifères ongulés, des animaux à sabots, qui vivaient il y a 13 millions d’années sur le territoire de l’actuelle Bolivie.

      Ces espèces, Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi, étaient des bêtes litopternes, c’est-à-dire que l’extrémité de leurs membres se terminait par trois doigts. Elles étaient des brouteuses de feuilles et d’herbe.

      Comme l’Amérique du Sud a été géographiquement isolée pendant la majeure partie des 66 derniers millions d’années, la richesse de ses fossiles en fait l’endroit idéal pour étudier des sujets tels que l’adaptation des mammifères à l’environnement et peut aider à comprendre comment ils ont évolué ailleurs sur la planète.

      Pourquoi? À cause de la canicule

      Des pneus endommagés par une route australienne.

      La surface de la route fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient.  Photo : Facebook/Tablelander/David Anthony

      Vous avez eu chaud la semaine dernière, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’ont eu à endurer les pneus des voitures et camions qui ont emprunté la route Millaa Millaa-Malanda, en Australie. Les autorités ont dû la fermer parce que sa surface fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient. Le journal Tablelancer explique que la route avait été réaménagée quelques jours auparavant, mais que les chaleurs intenses avoisinant les 40 degrés Celsius observées dans le Queensland cette semaine ont empêché le gravier présent dans l’asphalte de s’y agréger correctement.

      Où? Au Royaume-Uni

      Une archiviste observe avec une loupe le parchemin de la Déclaration d'indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni.

      Une archiviste observe le parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni. Photo : Reuters/Hannah Mckay

      Une découverte bien particulière a été faite dans les archives du comté du Sussex, dans le sud du Royaume-Uni : un parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Si le document datant des années 1780 a été retrouvé l’an dernier par deux professeurs de l’Université de Harvard, ce n’est que cette semaine qu’une équipe de scientifiques a confirmé l’authenticité de ce manuscrit. Il n’existe qu’une autre copie parchemin de ce texte politique par lequel les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont fait sécession le 4 juillet 1776. Elle est conservée dans les Archives nationales américaines à Washington.

      Le parchemin aurait appartenu à Charles Lennox, le troisième duc de Richmond, connu pour son soutien aux révolutionnaires américains. Les chercheurs veulent maintenant établir comment le document s’est retrouvé en Angleterre.

      https://ici.radio-canada.ca/

      Une constellation de vestiges Mayas inconnus repérés au Guatemala


      Grâce a des technologies plus poussées, il est possible de voir tous les reliefs mêmes dans des forêts. Il a été utilisé au Guatemala et une découverte d’envergure a été mise à jour un cité maya comprenant pyramides, palais, lieux de culte, habitations, irrigations, terres cultivées
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      Une constellation de vestiges Mayas inconnus repérés au Guatemala

       

      Tikal Lidar

      Restitution 3D du site de Tikal, où une pyramide inconnue a été révélée.

      CRÉDITS: PACUNAM

      Par Bernadette Arnaud

      Des milliers de ruines mayas ont été détectées dans la jungle du Guatemala grâce à la technologie Lidar, révélant l’ampleur insoupçonnée des interconnexions entre cités.

      La découverte est exceptionnelle. Des milliers de structures et bâtiments mayas inconnus, dissimulés sous la canopée depuis des siècles, viennent tout juste d’être repérés par les archéologues. Ces constructions d’envergure comprennent des pyramides, des palais, des centres cérémoniels, mais aussi des ouvrages moins spectaculaires comme des parcelles cultivées ou des habitations. Toutes sont situées dans la jungle du nord du Guatemala, et c’est grâce à l’utilisation du Lidar (Light Detection And Ranging), un système de télédétection aéroportée, qu’elles ont été repérées dans le cadre d’un consortium créé sous l’égide de la Fondation PACUNAM (Patrimonio Cultural y Natural Maya), un fonds de recherche guatémaltèque à but non lucratif créé en 2006. Un projet franco-guatémaltèque, Naachtun, dirigé par Philippe Nondedeo, fait d’ailleurs partie de ce consortium, et a lui-même bénéficié d’une couverture Lidar sur 140 km2

      Ce système laser, couplé à un GPS de haute précision, permet en effet de détecter tous les détails au sol, y compris sous un épais couvert forestier. Il avait été notamment utilisé avec succès sur le site d’Angkor au Cambodge. L’ensemble des points enregistrés au cours du survol aérien est ensuite filtré à l’aide d’algorithmes puissants pour réaliser un modèle numérique du terrain via des restitutions photogrammétriques en 3D. Le Lidar permet ainsi une sorte de déforestation virtuelle digitale qui révèle tous les détails topographiques présents sur de vastes étendues.

      Les relevés Lidar ont révélé que la cité maya d’El Palmar était 40 fois plus étendue qu’on ne le pensait. © PACUNAM

      Cette cartographie numérique s’étend ici sur 2100 km2  découpés en neuf secteurs au nord du Péten, en particulier dans la « réserve de biosphère Maya », créée en 1990 pour protéger la plus grande superficie de forêts tropicales restantes en Amérique centrale. 

      En rouge, les différentes zones archéologiques survolées par le LiDAR, au nord de la région du Péten (Guatemala): El Zotz, La Corona-Achiotal, Holmul, Naachtun, Uaxactun, Xultun-San Bartolo, Tikal, El Peru-Waka et El Tintal. © PACUNAM

      « Le Lidar est une technologie de télédétection aéroportée relativement nouvelle qui permet une cartographie détaillée de la surface de la terre à une échelle très fine. Elle est de loin supérieure aux formes précédentes de cartographie par satellite ou par avion en ce sens que le Lidar peut pénétrer dans la végétation dense. Il est idéal pour les basses terres mayas, où la végétation de la jungle empêche la cartographie traditionnelle », a précisé Michael E. Smith, spécialiste d’archéologie mésoaméricaine à l’Université d’Arizona (Etats-Unis), joint par Sciences et Avenir.

       Les chercheurs ont ainsi découvert l’existence de plusieurs centres urbains, de systèmes d’irrigations sophistiqués et de réalisations telles que des chaussées surélevées pouvant être utilisées pendant la saison des pluies. Ils ont aussi pu pointer plus de 60 000 structures individuelles, qu’il s’agisse de maisons isolées, de réservoirs ou de fortifications. Une pyramide de 30m de haut -précédemment identifiée comme une colline-, a même été détectée à Tikal, pourtant l’une des villes les plus étudiées et visitées du monde maya!

      Comparaison de deux relevés Lidar, à gauche, la région d’El Zotz sous couvert forestier, à droite, la restitution 3D révélant tous les détails du sol et les structures présentes sous la forêt. © PACUNAM / Garrison/ Proyecto Arqueologico El Zotz.

      « Dans certains cas, les centres urbains connus se sont révélés 40 fois plus vastes que ne le montraient les cartes existantes, y compris plusieurs complexes monumentaux considérés auparavant comme des sites distincts », a expliqué Francisco-Estrada Belli, de l’université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), impliqué dans l’étude où il dirige le projet Holmul*.

      L’une des plus importantes informations livrées par ces travaux demeure l’interconnexion ignorée existant entre différentes cités mayas, dans cette région pourtant bien connue des archéologues pour sa richesse architecturale, en particulier à la période dite classique (250 à 900 après JC).

      « La Réserve de biosphère Maya » est en effet célèbre pour abriter une forte concentration d’anciennes cités, dont Tikal, abandonnée au Xe siècle.

      Deux autres vues 3D de Tikal, sans le couvert forestier, obtenues à partir des analyses des relevés Lidar. © PACUNAM

      « N’oublions pas que sur chaque image obtenue, il y a un millénaire et demi d’occupation humaine concentrée ! », rappelle Dominique Michelet, directeur de recherche émérite au Laboratoire d’archéologie des Amériques (UMR 8096) au CNRS, impliqué dans le projet Naachtun.

      Aussi, pour lui, pas question d’interprétations hâtives. 

      « Passer de ces restitutions 3D à des extrapolations sur des chiffres d’occupation par les populations mayas, en évoquant des millions d’individus comme on a pu le lire, est tout simplement ahurissant », a poursuivi l’archéologue.

      Ce que confirme, à sa manière, Michael E. Smith: « Le Lidar va certainement contribuer à révolutionner l’étude de la colonisation et de la démographie des Mayas. Mais nous n’en sommes qu’au stade préliminaire pour établir de jolies cartes 3D… Pas encore celui d’avoir des résultats solides sur les architectures, la démographie ou encore le fonctionnement de ces sociétés « .

      Il faudra donc attendre des analyses plus fines pour obtenir des estimations sérieuses sur la population. Et ces étapes ne font que commencer pour les basses terres mayas, où tout le modèle d’occupation est désormais à revoir. 

      Image de la couverture Lidar de la région de Naachtun (140 km2) indiquant, par un point rouge, chacune des 12 000 structures repérées. © Naachtun/PACUNAM

      Le projet Naachtun

      « Les résultats de l’exploitation de l’imagerie Lidar sur la région du Guatemala au coeur de nos activités ont été un véritable choc », avoue Philippe Nondeneo, directeur du projet franco-guatémaltèque Naachtun, nom d’un important centre maya situé dans la région du Péten et le bassin d’El Mirador, que le chercheur étudie depuis 2011 avec Dominique Michelet. 

      Dans un texte à paraître, les deux chercheurs expliquent que les résultats livrés par la technologie Lidar ont étendu ce territoire d’investigation à 140 km2, soit 70 fois la zone d’étude abordée jusque-là. 12.000 structures de toutes périodes y ont été repérées! Soit une densité d’occupation supérieure à tout ce qu’ils pouvaient imaginer. Finalement, seules les zones marécageuses seraient exemptes de vestiges.

      « Si l’on compare ces résultats à l’ensemble des sites mayas qui ont aussi fait l’objet de cette couverture Lidar, il ressort que Naachtun, par sa densité de structures, est désormais comparable à la grande Tikal ! ».

      https://www.sciencesetavenir.fr

      La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique


      La plongée permet de faire de belles trouvailles en spéléologie. En effet, la plus grande grotte au monde qui forme un vrai labyrinthe à été découverte au nord du Yucatán, au Mexique. Un vrai trésor archéologique qui contient des tout un monde qui ont existé en passant par les Mayas, les premiers colons, les animaux disparus, ainsi qu’une grande source d’eau douce
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      La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique

       

      Xavier Demeersman
      Journaliste

      Des plongeurs ont trouvé des passages entre les grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos, au Mexique. Ensemble, ces dernières forment ainsi la plus grande grotte sous-marine connue du monde ! Le site est précieux pour l’eau douce qu’il renferme ainsi que pour sa biodiversité et ses trésors archéologiques.

      Plongeur infatigable spécialisé dans l’exploration des grottes sous-marines au Mexique, en particulier dans le Yucatán depuis quatorze années, Robert Schmittner a découvert, avec son équipe du projet GAM (Gran Acuífero Maya, ou Great Maya Aquifer, en anglais, qui signifie « grand aquifère maya »), après dix mois de recherche, des connexions entre les deux grands systèmes de Sac Actun et Dos Ojos. Ce labyrinthe immense de galeries submergées est long de quelque 347 kilomètres au total.

      Il s’agit donc désormais de la plus grande grotte sous-marine au monde, détrônant celle de Ox Bel Ha (269 kilomètres), également dans la même région mais plus au sud. Située au nord de la ville de Tulum et longue de 262 kilomètres, Sac Actun était, elle, deuxième. Quant à Dos Ojos (83,7 kilomètres), elle n’était pas loin : classée quatrième du classement. Mais, maintenant, puisque les deux systèmes sont connectés, ils n’en forment plus qu’un seul et gigantesque, qui porte le nom du plus grand des deux : Sac Actun, comme le veulent les règles en spéléologie.

      Bien sûr, Robert Schmittner ne va pas s’arrêter là : il a déjà commencé les recherches de passages avec les autres grands systèmes de la péninsule du Yucatán, convaincu que Sac Actun est relié avec eux (du moins avec certains). Rien que dans le nord-est de l’État de Quintana Roo, ils ne sont pas moins de 358 pour un total de 1.400 kilomètres (voir la liste ici).

       

      Vidéo du projet GAM (Gran Acuífero Maya) résumant l’exploration des grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos. © Gran Acuífero Maya, YouTube

      Les eaux ancestrales des Mayas

      Au-delà de ses dimensions spectaculaires, le vaste réseau de grottes sous-marines représente de véritables couloirs du temps où gisent de nombreux vestiges du passé : des vestiges humains, mais aussi d’animaux et de plantes.

      « Cette immense grotte représente le site archéologique submergé le plus important du monde, a déclaré le spéléologue, puisqu’elle compte plus d’une centaine de contextes archéologiques, parmi lesquels se trouvent les traces des premiers colons d’Amérique, ainsi que celles de la faune disparue et, bien sûr, celles de la culture maya ».

      C’est dans les eaux du gouffre de 43 mètres de profondeur de Hoyo Negro (en français « trou noir »), dans le réseau de Sac Actun, qu’a été trouvé le squelette de Naia en 2007. Comme certains animaux de l’âge de glace, la jeune fille qui vivait dans la région il y a environ 13.000 ans est malheureusement tombée dans ce trou. Bien des siècles et des millénaires plus tard, les descendants de la civilisation maya considéreront ces cénotes (dérivé du maya dz’onot signifiant « puits sacrés ») comme des bouches à travers lesquelles ils pouvaient communiquer avec les dieux des mondes souterrains. De nombreux objets de leur culture y ont été pêchés.

      Enfin, en plus de ces trésors archéologiques, les eaux de ces multiples grottes inondées du Yucatán sont très précieuses pour la biodiversité qu’elles accueillent et, bien sûr, pour la grande réserve d’eau douce qu’elles constituent pour les habitants d’aujourd’hui en surface.

      CE QU’IL FAUT RETENIR

      • Des plongeurs spéléologues qui arpentaient deux grottes sous-marines dans le nord de la péninsule du Yucatán, au Mexique, ont découvert des passages entre ces deux dernières.
      • L’ensemble forme « le site archéologique submergé le plus important du monde ». Cet immense labyrinthe est long de 347 kilomètres, mais il pourrait être encore plus vaste…

       

      https://www.futura-sciences.com

      Une tombe royale maya inviolée découverte au Guatemala


      Une belle découverte au Guatémala, une tombe qui a pu rester intact vieux de 2 siècles ap. JC. C’est probablement la dernière demeure d’un des premiers souverains de la dynastie royale Maya
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      Une tombe royale maya inviolée découverte au Guatemala

       

      offrandes

      Offrandes entourant la dépouille d’un souverain Maya récemment découvert sur le site d’El Peru-Waka, au Guatemala.

      CRÉDITS: PROYECTO ARQUEOLOGICO WAKA

      Par Bernadette Arnaud

      Des archéologues ont découvert le tombeau d’un des plus anciens souverains mayas au Péten, dans le nord du Guatemala.

      Une vingtaine de vases en céramique, des spondylus, coquillages sacrés des eaux du Pacifique, des ornements en jade, des pendentifs sculptés… Tels sont les délicates offrandes que viennent de découvrir des archéologues sur le site d’El Peru, également connu sous le nom de Waka, dans le parc national Laguna del Tigre, à 78km de Tikal, au Guatemala. Là, dans les jungles épaisses du Péten, la tombe inviolée d’un monarque a été mise au jour par les archéologues guatémaltèques du  » Proyecto Arqueológico El Perú-Waka « .

      La sépulture du souverain maya a été provisoirement datée par une analyse céramique de 300-350 après J.-C., ce qui en fait le plus ancien sépulcre royal connu dans cette partie du Guatemala. Les anthropologues Juan Carlos Pérez Calderon, de l’Université San Carlos (Guatemala), Damien Marken, de l’Université Bloomsburg en Pennsylvanie, et David Friedel, professeur d’anthropologie à l’Université de Washington de St. Louis, co-directeurs du projet, ont annoncé ces trouvailles lors d’un récent symposium parrainé par le ministère de la culture du Guatemala.

      Selon le journal en ligne Phys. Org* qui relaie l’information, il s’agirait de la dernière demeure d’un des premiers souverains de la dynastie royale maya Wak apparue aux alentours du 2° siècle après J.-C. C’est en explorant un tunnel situé sous l’un des bâtiments cérémoniels de la ville, que les spécialistes sont tombés sur cette inhumation. Son identification princière a pu se faire grâce à la présence d’un très beau masque de jade recouvert de poudre rouge de cinabre, -du sulfure naturel de mercure-, symbole de sang, substance vitale, porteur d’un emblème royal dédié au dieu du maïs, une des divinités principales du panthéon maya.

      Le masque de jade recouvert de poudre cinabre mis au jour dans la sépulture. © Proyecto Arqueologico Waka. Ministère de la Culture et des sports du Guatemala.

      « Il est possible qu’il s’agisse du  roi Te ‘Chan Ahk, un roi Wak historiquement connu qui gouvernait au début du quatrième siècle après JC », ont expliqué les experts.

      Le précieux masque aurait glissé du visage du souverain, qu’il devait recouvrir à l’origine. D’autres masques de pierre verte identiques ont déjà été recueillis sur le prestigieux site voisin de Tikal dans les années 1960.

      Deux espèces de spondylus de l’océan Pacifique (Spondylus princeps et S. calcifer ) ont eu une importance cérémonielle et rituelle importante dans de nombreuses cultures préhistoriques du sud, du centre et du nord de l’Amérique. © Mary Evans/Sipa

      El Peru-Waka a été occupé de 500 av. J.C, à 800 ap. JC. Il doit sa prospérité à son emplacement stratégique au nord du Río San Pedro Martir d’où il contrôlait des voies commerciales. Proche des puissantes capitales mayas de Calakmul et Tikal, il a été découvert par des prospecteurs de pétrole dans les années 1960. Une série de campagnes de fouilles y sont menées depuis 2003, avec l’exhumation de plusieurs tombes de dignitaires.

      *Tomb of Early Classic Maya Ruler found in Guatemala,  Phys. Org, 14 septembre 2017

      https://www.sciencesetavenir.fr

      Un temple et un terrain de jeu de balle aztèques découverts à Mexico


      Une grande découverte à Mexico qui est construit sur des ruines datant des Aztèques. Ils ont découvert un temple qui servait a des jeux de balle du genre jeu de pelote. À certaines occasions lors de cérémonies religieuses, les perdants étaient décapités. Un jeu bien dangereux …
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      Un temple et un terrain de jeu de balle aztèques découverts à Mexico

       

      Temple Mexique

      Un archéologue mexicain commente la découverte récente d’un temple circulaire au centre de Mexico.

      CRÉDITS: ALFREDO ESTRELLA / AFP

      Bernadette Arnaud

      Spécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

      Un temple circulaire et les vestiges d’un terrain de jeu de balle cérémoniel aztèques viennent d’être mis au jour dans la capitale mexicaine.

      Les fondations d’un ancien temple aztèque ainsi qu’une portion de terrain de jeu de balle ou de pelote cérémoniel ont été découvertes dans le centre historique de Mexico, comme l’ont révélé le mercredi 7 juin 2017 les autorités mexicaines, lors d’une conférence de presse. Mexico City a en effet été construire sur les ruines de Tenochtitlan, l’ancienne capitale des Aztèques ou Mexica. Il n’est donc pas rare, lors de travaux de terrassement, de voir surgir d’antiques monuments, à l’instar de ceux récemment dégagés derrière l’imposante cathédrale coloniale. Celle qui domine la place du Zocalo, l’immense esplanade centrale de la ville. Dédié au dieu du vent Ehecatl, une des divinités primordiales du panthéon aztèque, le temple circulaire en stuc érigé à la fin du XVe siècle, dont seuls les niveaux inférieurs ont été retrouvés, possédait au temps de sa splendeur, un sommet en forme de serpent lové, a rappelé Eduardo Matos, archéologue à l’Institut national d’histoire et d’anthropologie du Mexique (INAH).

      Selon les spécialistes, c’est à l’emplacement même de ces vestiges exhumés, qu’en 1528, Hernan Cortez, le conquérant espagnol, aurait assisté pour la première fois au jeu rituel aztèque, à l’invitation du dernier empereur, Moctezuma. Un jeu spectaculaire aux règles qui pouvaient faire frémir, puisqu’en certaines occasions elles conduisaient à des sacrifices humains !

      Joueur de pelote de la zone maya-aztèque, représenté sur une stèle date de 600-900 de notre ère. Crédits: Ann Ronan Picture Library /Photo 12/ AFP

      Apparu vers 1500 avant notre ère, ce jeu qui opposait deux équipes et se pratiquait à l’aide d’une balle de caoutchouc de taille variable (jusqu’à 3kg !), se déroulait sur un terrain à la structure en H, le tlachtli. Plus d’un millier ont été découverts à ce jour dans l’ensemble de la zone maya-aztèque.

      Quelques Codex (manuscrits) et des chroniques espagnoles racontent ainsi que les joueurs utilisaient leurs hanches, coudes ou avant-bras pour garder la balle en jeu, tout en évitant de la toucher avec les pieds ou les mains. Des protections aux articulations et des vestes rembourrées permettaient d’atténuer l’impact des balles. Le but était de renvoyer la balle dans le camp adverse sans qu’elle ne touche le sol. Mais tout prenait une tournure plus dramatique lors des cérémonies religieuses. Le jeu de pelote étant une façon de recréer rituellement les étapes de la création afin d’assurer la continuité du cycle de la vie et de la mort dans le cosmos, la trajectoire de la balle qui correspondait à la course du soleil ne devait jamais s’arrêter. Or quand ce moment se produisait, gare à l’équipe vaincue… Ces célébrations se terminaient en effet par la décapitation des perdants. Leurs têtes atterrissaient sur les terrifiants tzompantli, les rateliers à crânes. Ce qui a certainement dû arriver aux propriétaires des 32 vertèbres cervicales mises au jour près du terrain de jeu, si l’on en croit l’archéologue de l’Inah, Raul Barrera…

      Seule une partie de la structure, un escalier et une portion des tribunes sont encore visibles. Les archéologues estiment que le terrain original mesurait 50 mètres de long. Le jeu de pelote est encore pratiqué dans une version soft, sous le nom d’ulama.

      Le temple circulaire aurait quant à lui été bâti au cours du règne de l’empereur Ahuitzol (1486-1502), le prédécesseur de Moctezuma. L’ensemble mesurait 34 mètres de long et 4 mètres de hauteur. Il s’agit des derniers vestiges en date mis au jour dans le centre historique de Mexico, sur le site où se trouvait le Templo Mayor (Grand Temple), un des lieux les plus étudiés de la capitale

      « Cette découverte offre une nouvelle occasion de nous immerger dans la splendeur de la ville pré-hispanique de Tenochtitlan », a déclaré la ministre de la Culture Maria Cristina Garcia.

      Un hôtel se dressait juste au-dessus du site mais il s’est effondré en 1985 lors du tremblement de terre dévastateur qui a frappé la capitale mexicaine faisant des milliers de victimes. Les propriétaires de l’hôtel ont alors découvert ces éléments aztèques et prévenu l’institut national d’anthropologie et d’histoire. Les archéologues mexicains pensent que ce temple a été construit entre 1486 et 1502.

      (avec AFP)

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      La pyramide de Kukulcan a été construite comme une «poupée russe»


      Il n’y a pas juste en Égypte qu’il y a des pyramides. En autre au Mexique des pyramides existent au temps des Mayas. Elles sont différentes et grâce à une technologie non-destructrice, les archéologues peuvent voir en dedans pour découvrir qu’une pyramides fait comme des poupées russes
      Nuage

       

      La pyramide de Kukulcan a été construite comme une «poupée russe»

       

      Cette découverte est importante car elle va permettre... (ARCHIVES AFP)

      Cette découverte est importante car elle va permettre de connaître avec plus de précision la culture maya.

      ARCHIVES AFP

       

      Agence France-Presse
      Mexico

      Une structure pyramidale d’une hauteur de 10 mètres, qui pourrait dater des années 550-800, a été découverte à l’intérieur de la grande pyramide de Kukulcan, joyau de la cité maya de Chichen Itza au Mexique, ont annoncé mercredi des ingénieurs et anthropologues mexicains.

      Une autre structure analogue, mais plus grande, avait été découverte dans les années 1930, ce qui montre que l’imposant bâtiment a été érigé en, au moins, trois étapes: trois pyramides construites l’une sur l’autre pour parvenir à ce qu’on connaît aujourd’hui comme El Castillo.

      «C’est comme les poupées russes, il y en a une, et dessous une autre, et une autre», a expliqué René Chávez Seguro, chef de projet et enquêteur à l’Institut de Géophysique de l’Université nationale autonome du Mexique (Unam), lors d’une conférence de presse.

      La structure récemment découverte, qui serait la plus ancienne, mesure 10 mètres de hauteur. Celle découverte dans les années 1930 remonte à la période comprise entre 800 et 1000 et atteint les 20 mètres. El Castillo mesure près de 30 mètres, et date de l’époque de l’effondrement maya (1050-1300).

      Selon Denisse Argote, de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (Inah), il est courant de voir des structures importantes érigées en plusieurs strates dans l’archéologie préhispanique.

      «Cela peut être dû à la détérioration des structures, ou bien parce qu’un nouveau groupe arrive au pouvoir, parce qu’il y a une nouvelle lignée… Il peut y avoir de nombreuses raisons de construire une nouvelle structure sur une ancienne», a-t-elle détaillé.

      La pyramide récemment découverte l’a été grâce à une technique non destructrice, la tomographie, qui permet de reconstituer le volume de l’intérieur d’un bâtiment.

      Cette découverte est importante, a mis en avant Mme Argote, car elle va permettre de connaître avec plus de précision la culture maya, c’est-à-dire «la population originelle qui n’a pas subi l’influence de celle du centre du Mexique», qui a laissé son empreinte sur la pyramide de Kukulcan telle qu’on peut la voir aujourd’hui.

      http://www.lapresse.ca/

      Cette pyramide maya gazouille comme un oiseau


      La civilisation maya est vraiment exceptionnelle. Quelques pyramides ont la particularité d’émettre des sons. Celle dans l’État de Yucatán, au Mexique imite parfaitement le son d’un oiseau
      Nuage

       

      Cette pyramide maya gazouille comme un oiseau

       

      Cette

      La pyramide maya de Kukulcán

      Située dans l’État de Yucatán, au Mexique, la pyramide maya de Kukulcán a été érigée il y a plus d’un millier d’année en l’honneur du dieu éponyme représenté comme un serpent à plumes. Ce monument archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, se distingue par un grand nombre de singularité parmi lesquels un écho particulier qui déforme un clappement de main en un son similaire au cri du quetzal, un oiseau sacré endémique d’Amérique centrale. 

      David Lubman, ingénieur acoustique et directeur de son propre studio d’étude en Californie, s’est penché sur ce curieux phénomène. Pour observer l’effet sonore, il faut se placer comme le montre la vidéo ci-dessus, en bas des marches de l’escalier de Kukulcán et taper dans ses mains. Il en résulte alors un son qui rappelle étrangement celui du volatil dont les plumes étaient très recherchées durant l’époque précolombienne.

      UNE DIFFRACTION DU SON

      Selon le chercheur, les dimensions et l’architecture du temple laissent à penser que les constructeurs de l’époque tendaient précisément à obtenir un tel résultat. Les marches de l’immense escalier font en effet office d’instrument musical, scrupuleusement projetés pour provoquer la diffraction du son.

      La pyramide n’est d’ailleurs pas la seule à présenter une telle caractéristique. Celle d’Uxmal reproduit pour sa part le son de la pluie tombant dans une flaque d’eau sous les pas de ceux qui gravissent ses marches. À ce titre, on peut considérer les monuments maya comme d’énormes instruments de musique.

      À Kukulcán, David Lubman s’est attelé à enregistrer les échos produits par la structure et à les comparer aux cris de quetzal, disponibles dans la base de données du laboratoire d’ornithologie de l’Université américaine de Cornell, située à Ithaca, dans l’État de New-York.

      UN ÉCHO EN TOUT POINT SEMBLABLE À UN CRI DE QUETZAL

      Selon l’expert, les résultats sont particulièrement impressionnants. «Les deux enregistrements correspondent parfaitement. C’est stupéfiant.», a-t-il expliqué.

      Selon lui, la pyramide aurait été conçue pour répondre aux applaudissements de la foule lors des rassemblements religieux.

      Les échos étaient certainement considérés à l’époque comme une réponse ou un message divin formulé sous la forme d’un cri d’oiseau.

      «Le Temple de Kukulcán gazouillait comme un quetzal» assure le spécialiste. 

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      Des experts rejettent la théorie du jeune Québécois qui croit avoir découvert une cité maya


      Cette cité Maya, qu’un jeune québécois aurait découverte en étudiant les constellations existe-t-elle vraiment ? (Un Québécois de 15 ans découvre une cité maya) Après que la nouvelle a fait le tour du monde, des scientifiques contestent cette découverte. Reste que la seule façon pour savoir la vérité, serait de vérifier sur place, ainsi le doute sera dissiper
      Nuage

       

      Des experts rejettent la théorie du jeune Québécois qui croit avoir découvert une cité maya

       

      La cité maya de Palenque, dans l'État mexicain du Chiapas

      La cité maya de Palenque, dans l’État mexicain du Chiapas   PHOTO : ISTOCK

      Après avoir fait la manchette dans de nombreux médias du monde, le jeune William Gadoury fait face à la communauté scientifique, qui met en doute le résultat de ses recherches. De Paris à Cancún, ils sont plusieurs à rejeter sa théorie disant que les cités mayas ont été construites en fonction des constellations. Et la cité inconnue qu’il a découverte… ne serait qu’un champ abandonné.

      Un texte d’Azeb Wolde-Giorghis

      Au cours des derniers jours, William Gadoury, Québécois de 15 ans, a acquis une certaine notoriété. Cela faisait plus de trois ans qu’il faisait des recherches sur la civilisation maya. À l’aide de cartes et d’images satellites, il émet l’hypothèse que les Mayas auraient construit leurs cités en fonction des constellations dans le ciel.

      Il va plus loin en affirmant, avec l’aide de l’Agence spatiale canadienne, avoir découvert une cité inconnue qui compléterait le triangle d’Orion.

      Mais plusieurs chercheurs et archéologues émettent aujourd’hui des doutes.

      Joint au téléphone, le spécialiste de la civilisation maya Claudio Obregon Clairin, de l’Institut des arts et de la culture de Cancún, affirme que les Mayas n’ont jamais formé un empire. Donc, ils ne pouvaient pas se mettre d’accord pour construire des villes en fonction du ciel. Les Mayas n’étaient pas unis, chaque ville avait ses divinités et il y avait beaucoup de cités ennemies, comme Calakmul et Tikal.

      C’est dommage, c’est une hypothèse très jolie, très romantique. Claudio Obregon Clairin, spécialiste des Mayas

      Claudio Obregon Clairin ajoute par ailleurs que les Mayas suivaient 13 constellations et non pas 23.

      Également, selon lui, il est impossible que des cités se soient entendues sur une période de temps de 2470 ans.

      « C’est comme dire qu’on construit nos villes aujourd’hui en fonction des projets qu’on aurait eus avec les Romains ou les Grecs. C’est tout simplement impossible. »

      William Gadoury

      William Gadoury   PHOTO : RADIO-CANADA

      Claudio Obregon Clairin reste touché par le jeune homme et se reconnaît en lui. Comme William Gadoury, il s’intéresse aux Mayas depuis l’âge de 15 ans. À l’adolescence, en route pour l’école, il bifurquait souvent vers le musée d’archéologie. Il ne veut surtout pas que William soit découragé, au contraire.

      Selon lui, les photos satellites montrent un champ de culture de maïs, plutôt qu’une cité inconnue. Mais il n’écarte pas l’idée d’aller voir.

      « Il faudrait y aller, car tout le monde veut connaître la vérité. Et si on trouve une cité, c’est génial », dit-il.

      Éric Taladoire est professeur d’archéologie spécialisé dans la civilisation maya à l’Université Paris 1. Il rejette aussi la théorie de William Gadoury.

      Selon lui, les cités n’étaient pas contemporaines, puisqu’il y a sept siècles de différence entre certaines d’entre elles. Il se demande comment elles auraient pu s’entendre sur leurs emplacements. Quant au site découvert, il affirme qu’il représente un champ de cannabis.

      Chacun a son argument, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeune William aura réussi à remettre la civilisation maya sur la carte et que ses recherches ne laissent personne indifférent.

      Selon lui, seules des fouilles archéologiques permettront de connaître la vérité

      http://ici.radio-canada.ca/