Les Mayas auraient commencé à se livrer une guerre violente bien avant le déclin de leur civilisation


Certaines hypothèses ont été émise pour expliquer le déclin et la disparition de la civilisation Maya. On a parlé de la sécheresse et des changements climatiques qui ont suivi des guerres qui auraient été des éléments déclencheurs, mais d’après d’autres découvertes, il y aurait eu des guerres totales bien avant les changements du climat.
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Les Mayas auraient commencé à se livrer une guerre violente bien avant le déclin de leur civilisation


Les Mayas auraient commencé à se livrer une guerre violente bien avant le déclin de leur civilisation© Luis Castaneda Inc./Getty Images

Par Emeline Férard –

En menant une nouvelle étude, des chercheurs ont découvert qu’une cité maya avait été victime d’un incendie dévastateur bien avant le déclin de la civilisation. Une observation qui contredit l’idée selon laquelle la multiplication des conflits aurait joué un rôle dans la disparition des Mayas.

Les Mayas constituent l’une des civilisations précolombiennes les mieux connues. Grâce aux nombreuses traces qu’ils ont laissées derrière eux, les archéologues ont pu remonter leur histoire, comprendre leur culture et avoir un aperçu de leur mode de vie et de leurs traditions. Mais le tableau comporte encore de nombreuses zones d’ombre.

On sait aujourd’hui qu’après avoir connu son apogée, la civilisation maya a commencé à décliner dès la fin du VIIIe siècle avant de finir par disparaitre et de tomber dans l’oubli quelques siècles plus tard. Mais pourquoi cette civilisation a-t-elle disparu ? C’est le mystère qui intrigue depuis longtemps les spécialistes qui ont émis diverses hypothèses.

L’une d’elles avance que le territoire des Mayas aurait été frappé par des sécheresses et des changements climatiques qui auraient affecté l’activité humaine et conduit à une multiplication des conflits, au Xe siècle, vers la fin de la période dite classique. Une escalade de la violence qui aurait fait disparaitre des cités entières, et à terme toute une partie de la civilisation au début du XIe siècle.

Une récente découverte est toutefois venue bousculer les connaissances. Publiée dans la revue Nature Human Behavior, elle suggère que les différents royaumes mayas avaient commencé à se livrer une guerre violente bien avant le déclin de la civilisation.

L’énigme du lac guatémaltèque

Jusqu’ici, les recherches avaient suggéré que jusqu’au IXe siècle, les conflits chez les Mayas étaient relativement ritualisés et limités. Ils pouvaient ainsi impliquer l’enlèvement d’un membre de l’élite contre une rançon ou la destruction d’une structure symbolique. En revanche, les actions de destruction à grande échelle ou les attaques envers des populations de civils étaient supposées plus rares.

C’est pourtant bel et bien la destruction d’une cité entière que des scientifiques ont mis en évidence. Initialement, leurs recherches visaient à s’intéresser aux conséquences des sécheresses survenues à la fin de la période classique sur l’agriculture. Pour cela, ils avaient jeté leur dévolu sur un lac situé dans la jungle du Guatemala non loin des ruines d’une ancienne cité maya appelée Witzna.

Plus précisément, ce sont les sédiments présents dans le lac connu sous le nom de Laguna Ek’Naab qui intéressaient l’équipe de David Wahl, paléoclimatologue à l’Institut géophysique américain (USGS). Ce dernier pensait, grâce à eux, pouvoir révéler ce qui était arrivé à la population locale. Mais les chercheurs sont tombés sur une découverte à laquelle ils ne s’attendaient pas.

Au milieu des traces indiquant une culture du maïs et de la déforestation, ils ont identifié une couche épaisse contenant des fragments de charbon.

« Parce que les populations brûlaient souvent la forêt pour défricher la terre, il est assez courant de trouver du charbon dans les sédiments de lac de la région. Mais en 20 ans d’études, je n’avais jamais vu une couche aussi épaisse », a expliqué David Wahl au National Geographic.

Dans un premier temps, les chercheurs ont pensé que l’incendie qui avait produit tout ce charbon était sans doute dû aux sécheresses qu’ils voulaient étudier. Sauf que les analyses ont contredit leur hypothèse : elles ont indiqué que les fragments de charbon étaient entrés dans le lac entre les années 690 et 700, une période à laquelle aucune trace de sécheresse n’a été trouvée.

« Bahlam Jol a brûlé »

Il a fallu d’autres découvertes pour éclairer cette énigme. En menant des fouilles dans les ruines voisines de la cité Witzna, une équipe d’archéologues a constaté que de nombreux bâtiments semblaient avoir été endommagés ou détruits volontairement. Ils ont également mis en évidence de multiples traces d’incendie, suggérant que la cité aurait été engloutie dans les flammes.

Ce fragment gravé découvert sur le site de Witzna est issu d’un monument détruit et brûlé entre les années 650 et 750. – Francisco Estrada-Belli

Enfin, ils ont révélé une colonne de pierre portant une information aussi précieuse que rare : le nom que les Mayas donnaient à la cité, Bahlam Jol. Et le mystère s’est peu à peu éclairci. En cherchant ce nom dans la base de données des inscriptions révélées sur d’autres sites, ils sont parvenus à trouver une correspondance, dans une cité appelée Naranjo située à une trentaine de kilomètres.

Là-bas, se trouve un monument en pierre documentant une série de campagnes militaires menées contre les royaumes voisins. Et celui-ci porte une inscription indiquant qu’à une date correspondant au 21 mai 697, « Bahlam Jol a brûlé« .

« C’est exactement l’époque à laquelle le charbon semble s’être accumulé dans le lac, nous permettant d’associer avec certitude cette description à l’incendie », a affirmé David Wahl.

Sauf que Bahlam Jol n’est semble-t-il pas la seule cité à avoir subi un tel sort. Selon les chercheurs, le monument laisse penser que trois autres auraient connu le même scénario dans la région. Ce serait notamment le cas d’une ville, Komkom, aujourd’hui connue sous le nom de Buenavista del Cayo, où des traces d’incendies massifs ont récemment été trouvées.

Ces feux dévastateurs ont largement affecté les populations des cités attaquées. Les sédiments analysés dans le lac guatémaltèque ont indiqué que l’activité humaine avait chuté rapidement à Witzna après la catastrophe, suggérant une baisse soudaine de la population. Difficile de déterminer si les habitants ont été tués ou ont fui la cité mais l’incendie semble sans aucun doute avoir eu de sérieuses conséquences.

« Nos découvertes montrent que la guerre ne représentait pas pour les Mayas une entreprise rituelle, comme nous l’avons toujours pensé », a détaillé dans un communiqué Francisco Estrada-Belli, archéologue de l’Université Tulane qui a dirigé les fouilles dans la cité de Witzna. « Les Mayas faisaient la guerre pour conquérir et détruire leurs rivaux, comme n’importe quelle autre civilisation ancienne (ou non) ».

Un scénario à revoir

Pour David Wahl et ses collègues, ces découvertes indiquent que la destruction et les attaques de grande ampleur envers des cités – ce qu’ils appellent la « guerre totale » – étaient des pratiques utilisées bien plus tôt qu’on ne pensait. Même lorsque la civilisation se trouvait à son apogée. Ce qui suggère que les conflits violents n’ont sans doute pas été la cause du déclin des Mayas comme il a été supposé.

« Je pense, compte tenu de cette étude, que la théorie supposant qu’un présumé passage à la guerre totale a servi de facteur majeur dans l’effondrement de la société maya classique n’est plus viable », a assuré Francisco Estrada-Belli. « Nous devons repenser la cause de l’effondrement parce que nous ne sommes pas sur la bonne voie avec la guerre et le changement climatique ».

S’ils n’ont pas provoqué une escalade de la violence, les changements environnementaux pourraient tout de même avoir joué un rôle majeur dans le déclin des Mayas, en affectant par exemple la production de nourriture. Mais le puzzle est loin d’être résolu.

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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


Les archéologues ont trouvé grâce aux glyphes des liens entre les guerres des Mayas les planètes surtout Vénus, qui était synonyme du Dieu de la guerre. Ils savent qu’ils n’y avait pas de conflits lors de la saison des récoltes, mais il y en avait pendant la période de sécheresse.
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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


guerres etoiles maya

Thomas Boisson

Bien que de l’avis général des historiens, les Mayas étaient un peuple pacifique, les découvertes archéologiques ont révélé qu’ils semblaient se livrer à d’importants conflits meurtriers internes, entre différentes entités politiques, dans le but d’asseoir une nouvelle autorité politique pour la partie gagnante.

Ces conflits sont désignés par les Maya via des glyphes très particulières représentant des étoiles, car corrélés le plus souvent à des phénomènes astronomiques. Ces guerres intestines ont été baptisées « guerres des étoiles » (star wars) par l’archéologue-linguiste américaine Linda Schele.

Durant le premier millénaire apr. J.-C., la civilisation Maya a été le siège de nombreux conflits. Le langage Maya place ces guerres dans quatre catégories et assigne à chacune une glyphe (symbole) spécifique. La plus importante de ces catégories est désignée par une glyphe étoilée et correspond à des conflits internes particulièrement meurtriers impliquant des partis politiques, combattant pour installer une nouvelle dynastie, asseoir sa domination sur un autre parti ou revendiquer son indépendance.

Pour le parti perdant, les conséquences pouvaient être extrêmement désastreuses. Le 29 avril 562 — date de la première guerre des étoiles selon les traces retrouvées — le conflit a opposé les cités politiques de Caracol et Tikal. Pour cette dernière, la perte de la guerre a entraîné une sombre période de 120 ans : déclin de la population, cessation de l’érection de bâtiments et destruction partielle de la Grande Place. De la même manière, la perte de Naranjo face à Calakmul en 631, a entraîné la torture à mort de son souverain, qui a ensuite été mangé.

glyphes etoiles maya

Deux glyphes de la catégorie « guerres des étoiles ». À gauche, une glyphe de la colonnade hiéroglyphique de Naranjo (613 apr. J.-C.). À droite, une glyphe du Monument 6 de Tortuguero (669 apr. J.-C.). Crédits : Robertson, Elizabeth C

Les glyphes représentent une étoile surplombant la Terre et déversant des gouttes dessus, ou bien alors une étoile au-dessus d’une coquille. Ces glyphes correspondent à un verbe, mais sa phonétique et sa signification exacte sont encore inconnues. Pour les astroarchéologues spécialistes de la civilisation Maya, l’étoile est utilisée car les chercheurs ont découvert que la majorité des guerres des étoiles étaient corrélées à des événements astronomiques.

Notamment impliquant la planète Vénus (visible le matin ou le soir). Pour les civilisations Mésoaméricaines, Vénus représente le dieu de la guerre (l’équivalent de Mars pour les romains ou Arès pour les grecs), nommé Chak Ek’, signifiant « Grande Étoile ». Le Codex de Dresde, le codex astronomique des Maya, comporte des tables de calcul pour déterminer la position et la trajectoire de Vénus.

codex dresde venus

Dans le Codex de Dresde, le codex Maya astronomique, la planète Vénus est personnifiée par le dieu de la guerre, tenant deux grandes lances et empalant ses victimes en passant au-dessus de leur tête. Crédits : Saxon State Library

Ainsi, 70% des dates d’apparition des guerres des étoiles correspondent aux phases nocturnes de Vénus, tandis que 84% d’entre elles sont corrélées à la première apparition visible de la planète en soirée. Bien que le lien exact entre les guerres des étoiles et Vénus soit encore flou, les archéologues pensent qu’au regard de la signification guerrière conférée à la planète par les Mayas, l’apparition de celle-ci était vue comme un présage militaire encourageant les guerriers à se lancer au combat.

En outre, les guerres des étoiles semblaient suivre une sorte de planning saisonnier, ayant majoritairement lieu entre novembre et janvier (période de sécheresse), et aucune entre septembre et octobre (période de récolte). Quelques dates (notamment à Tikal) correspondent également à la survenue d’éclipses solaires. Enfin, un nombre non négligeable de conflits semblent corrélés aux périodes rétrogrades de Mars, Jupiter et Saturne, impliquant un lien (encore inconnu) avec d’autres planètes que Vénus.

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Quand le monde perdu des mayas surgit de la jungle grâce au LIDAR !


LIDAR est une télédétection par laser, cette technologie permet de voir par exemple dans une jeune des structures cachées par le temps. C’est ainsi que LIDAR a pu révéler de nombreuses fortifications mayas. Cette découverte laisse à penser que les Mayas ont été en guerre pendant de longues périodes.
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Quand le monde perdu des mayas surgit de la jungle grâce au LIDAR !

 

Maya-Opener

À Tikal, au Guatemala, seuls les sommets de monuments s’élèvent au-dessus de la forêt. Mais les analyses au lidar révèlent un paysage complexe sous le feuillage.

En haut: Matthias Kestel / Shutterstock. En bas: Francisco Estrada-Belli / PACUNAM

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

La télédétection par laser (LIDAR) a été l’élément déterminant dans les découvertes faites au Guatemala durant les trois dernières années. De nombreuses anciennes fortifications ont été mises à jour, et celles-ci auraient une importante signification.

Preuves de la guerre

Dans un communiqué publié le 27 septembre 2018, l’archéologue Stephen Houston de la Brown University (États-Unis) a déclaré que les fortifications mayas découvertes au Guatemala traduisaient un « sentiment de peur palpable ». En effet, la télédétection par laser a révélé des tours de guet de 6 mètres de hauteur, de hauts murs, des douves ou encore des monticules de pierres rondes (projectiles).

L’intéressé, qui travaille sur le site depuis 2016, a affirmé que cette forteresse baptisée La Cuernavilla – située entre les villes mayas d’El Zotz et de Tikal – représentait le système défensif le plus impressionnant observé dans la région. Il pourrait peut-être même s’agir ici de la plus imposante forteresse de toute l’Amérique ancienne.

LiDAR supprime numériquement la forêt pour révéler des ruines anciennes, montrant que les villes mayas telles que Tikal étaient beaucoup plus vastes que ne le suggéraient les recherches au sol.

PHOTOGRAPHIE DE WILD BLUE MEDIA/NATIONAL GEOGRAPHIC

Une guerre à grande échelle

Rappelons que la civilisation maya, connue pour avoir dompté la jungle et avoir bâti des villes prospères a décliné avant de disparaître, permettant à la Nature de reprendre ses droits. Stephen Houston estime que les historiens ont peut-être trop romancé la guerre maya, et concentré celle-ci vers la fin de la civilisation.

Or selon l’intéressé, une guerre de grande ampleur a été menée, et ce au fil des siècles. L’archéologue a indiqué que le paysage de cette forteresse inspirait un sentiment de peur, tant les dirigeants mayas semblaient préoccupés par les investissements concernant la défense.

Le LIDAR, technologie déterminante

Ces découvertes ont été faites via la télédétection par laser (LIDAR), technique de mesure à distance basée sur l’analyse des propriétés d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur. À la différence du radar qui emploie des ondes radio – ou du sonar qui utilise des ondes acoustiques – le LIDAR utilise de la lumière du spectre visible, infrarouge ou encore ultraviolet. Il s’agit d’une technologie de plus en plus populaire en archéologie ainsi que dans d’autres disciplines.

En février 2018, le LIDAR a permis de retrouver pas moins de 60 000 structures dans le Parc national de Tikal via la Pacunam Lidar Initiative. Cette action avait pris la forme d’un important scan aérien des 2 100 kilomètres carrés de la réserve de biosphère maya du nord du Guatemala.

Sources : National GeographicDiscover Magazine

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Découverte inédite d’une sépulture dans la "Pompéi" maya au Salvador


Au Salvador, eux aussi ont un Pompéi, mais pour la civilisation maya. Des sépultures ont été conservé dans la cendre volcanique et donnant aussi des informations sur le mode vie de ces mayas
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Découverte inédite d’une sépulture dans la « Pompéi » maya au Salvador

© DR.

Une sépulture, la première du genre, a été découverte dans la « Pompéi maya » à Joya de Ceren (Salvador), une ville ensevelie par une éruption volcanique il y a plus de 1.400 ans, a annoncé jeudi le ministre salvadorie de la culture.

Des ossements humains, en mauvais état, ont été découverts début novembre, enterrés avec un couteau d’obsidienne, dans ce site archéologique classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et situé à environ 35 km au nord de la capitale San Salvador.

La personne enterrée « habitait sans doute la ville mais n’a pas été tuée par l’éruption » du volcan Loma Caldera, selon l’archéologue Michelle Toledo.

« Nous pensons que cette sépulture date de l’époque classique tardive (600-900 ans ap. JC) car il y a dans la fosse de la TBJ », de la terre blanche jeune, issue de l’éruption de 535 ap. JC, a indiqué l’archéologue.

Cette éruption cataclysmique du volcan Loma Caldera a détruit les localités maya alentour et est à l’origine de la formation du lac d’Ilopango, d’une superficie d’un peu plus de 50 km2.

C’est la première fois, en plus de 40 ans de fouilles, qu’une sépulture est découverte sur le site.

« Les excavations vont être étendues » jusqu’en décembre autour du lieu de la découverte, a indiqué Mme Toledo.

L’ensevelissement de Joya de Ceren par les cendres de l’éruption a permis de conserver les structures de la ville et de connaître le mode de vie dans la localité maya, notamment les rites, l’agriculture, le commerce, l’administration et les habitudes alimentaires. Des caractéristiques qui la font comparer à Pompéi, ensevelie par une nuée ardente du Vésuve en 79 ap. JC.

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Les traces de plus de 60 000 structures édifiées par les Mayas révélées


LiDar est un radar qui peut passer à travers la végétation reflétée par le sol et les structures rocheuses. Grâce à cette technologie, il a été possible de trouver des structures de la civilisation Maya. Des découvertes qui auraient pris plusieurs dizaines d’années à trouvées. Cependant, il faut maintenant que les archéologues confirment en temps réel ces découvertes … Imaginez, ils ne sont qu’à 8 % de la surface étudiée.
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Les traces de plus de 60 000 structures édifiées par les Mayas révélées

 

On voit en trois dimensions des traces de constructions (maisons, forts, temples) de différentes formes.

Vestiges de constructions mayas au Guatemala révélés par la technologie LiDAR.  Photo : Francisco Estrada-Belli/PACUNAM

 

Des images sans précédent ont permis à une équipe de chercheurs étrangers de révéler des détails inconnus de l’empire maya. Leurs résultats, récemment publiés, pourraient changer notre façon de voir cette civilisation mystérieuse.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pendant longtemps, partir à la recherche d’une civilisation perdue impliquait la réunion de spécialistes prêts à s’aventurer au cœur de territoires inconnus pendant de longues périodes. De nos jours, bien que le travail sur le terrain demeure irremplaçable, l’observation radar peut révéler l’étendue d’une civilisation avec une précision et une rapidité jamais obtenues auparavant.

Ce type d’observation a mené à une découverte révolutionnaire au mois de février dernier. Une équipe de chercheurs américains et guatémaltèques a révélé au monde des images préliminaires saisissantes de l’ampleur de la civilisation maya, qui a prospéré pendant 2500 ans à travers la péninsule du Yucatan, qui couvre le sud du Mexique ainsi que plusieurs pays d’Amérique centrale.

Lever le voile sur le passé

Les œuvres et les connaissances du peuple maya ont piqué la curiosité des archéologues et du public pendant des décennies. Malheureusement, tout ce qui nous reste d’eux sont des ruines ensevelies sous la jungle et difficilement accessibles.

Utilisant la technologie du LiDAR (Light Detection And Ranging), dont le principe est similaire à celui du radar, mais qui utilise des rayons laser au lieu d’ondes radio, les scientifiques ont pu voir à travers la végétation qui recouvre une bonne partie du territoire anciennement contrôlé par cet empire. Des mois d’analyses plus tard, le fruit de leurs recherches a été publié dans un article de la revue Science.

Ces impulsions laser ont la propriété de passer à travers la végétation, mais d’être reflétées par le sol et les structures rocheuses.

La façon dont les ondes sont altérées au contact du sol permet de révéler les changements topographiques et les structures artificielles, créant ainsi des images 3D de la surface, comme si la forêt y avait été coupée à blanc.

Animation montrant l’utilisation de la technologie LiDAR sur le site de Tikal, au Guatemala

Un empire complexe et interconnecté

Au total, les chercheurs ont survolé et cartographié plus de 2144 kilomètres carrés de la péninsule, ce qui leur a permis de repérer le chiffre impressionnant de 61 480 structures inconnues à ce jour. Parmi ces dernières, on retrouve des maisons, petites et grandes, des temples et des pyramides, mais aussi des territoires agricoles, des canaux d’irrigation et même des fortifications et autres structures défensives.

Bien que la densité moyenne des bâtiments soit estimée à 29 structures par kilomètre carré, ces derniers n’étaient pas uniformément répartis et étaient divisés en centres urbains de toutes tailles, de la région rurale jusqu’aux grandes villes, le tout entrecoupé de plus petits centres urbains. Plus de 106 kilomètres de routes reliaient entre elles les différentes régions découvertes.

Les chercheurs estiment que si la configuration des structures observées dans leur échantillonnage aérien était représentative des 95 000 kilomètres carrés qui formaient l’empire maya à son zénith, cette civilisation aurait pu abriter 7 à 11 millions de personnes entre les années 650 et 800 de notre ère.

Les relevés effectués ont aussi montré que les Mayas étaient capables de travailler en profondeur leur environnement et la géographie de la région, ce qui leur permettait de produire l’agriculture intensive qui aurait été nécessaire à la survie d’une telle population. Parmi les observations, on a même constaté l’utilisation d’agriculture en terrasses, un mode de culture en paliers permettant d’exploiter les flancs de montagnes.

Ces observations aériennes ont permis aux archéologues de gagner des années de recherches , mais devront quand même être confirmées par une observation directe sur le terrain, ce que les scientifiques ont pu faire jusqu’à maintenant avec 8 % de la surface étudiée.

L’utilisation du LiDAR pourrait permettre d’accélérer les découvertes dans un grand nombre de régions archéologiquement importantes à travers le monde.

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Le plus vieux texte d’Amérique


Le plus vieux texte de l’Amérique vient des Mayas. Ce fut un calendrier des mouvements de Vénus qui ne serait qu’une partie d’un document qui aurait probablement contenu 20 pages
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Le plus vieux texte d’Amérique

 

 

Le texte le plus ancien jamais retrouvé en Amérique est exposé dans un musée de Mexico pour la première fois. Il s’agit d’un traité maya d’astronomie a été écrit entre 1021 et 1154. Tout à fait fascinant!

Le masque d’un ancien grand roi maya découvert


Pakal le Grand est le fondateur de la ville de Palenque au Mexique au temps des Incas. C’est un roi a pris le trône à 12 ans jusqu’à sa mort à 80 ans, ce qui devait être très rare de vivre aussi vieux à cette époque. Les archéologues sont quasi certains d’avoir découvert le masque de Pakal, fait intéressant, il aurait été fait quand il était d’un âge avancé.
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Le masque d’un ancien grand roi maya découvert

 

masque roi maya

Crédits : INAH

par Brice Louvet

Une équipe d’archéologues annonce avoir découvert un masque représentant K’inich Janaab’ Pakal – ou Pakal le Grand -, l’un des rois les plus importants de l’ancienne culture maya. ll se trouvait dans les ruines mexicaines de l’ancienne ville de Palenque.

Intronisé à l’âge de 12 ans en 615 av. J.-C., il aura régné jusqu’à sa mort, à l’âge de 80 ans. Son règne est le plus long de l’histoire outre Atlantique. On lui doit également la construction du palais de la ville de Palenque, situé dans l’actuel État du Chiapas, au sud du Mexique. Une équipe de paléontologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) du Mexique explique avoir découvert la relique dans un bâtiment – appelé Maison E – en étudiant la façon dont les Mayas drainaient l’eau. Fait important : ce pourrait être en ces lieux que fut intronisé le souverain.

« Ce n’est pas la représentation d’un dieu. Après avoir regardé certaines images, il est possible que ce soit Pakal le Grand. Nous en sommes à présent tout à fait sûrs », explique l’archéologue Arnoldo González, responsable des fouilles. « Sous la tête [du masque] étaient disposées des figurines, des pièces en céramique, de petites assiettes, beaucoup d’os de poisson, qui donnent un aperçu d’un lien possible avec les sports aquatiques ».

Ce masque, un visage ridé, pourrait également être une représentation du roi Pakal le Grand durant sa vieillesse, suggèrent les chercheurs.

« Il est intéressant de noter que contrairement à d’autres sites mayas où les représentations sont génériques, à Palenque, de nombreuses caractéristiques que nous voyons dans la peinture murale ou la sculpture sur pierre sont des reflets fidèles de caractères spécifiques », explique l’archéologue Benito Venegas Durán, qui a participé aux fouilles.

Les fouilles ainsi que la conservation du bâtiment se poursuivront jusqu’en 2020. Il ne fait aucun doute que la ville abandonnée de Palenque – l’une des destinations touristiques les plus populaires du Mexique – regorge encore de surprises

Source

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