Pourquoi tant de caries chez les tout-petits?


L’hygiène dentaire commence dès la naissance, car même le lait qu’il soit naturel, ou maternisé, contient du sucre. Bref, ce n’est pas seulement les bonbons qui causent problème, les aliments en général peuvent être susceptibles de donner des caries surtout aujourd’hui avec les aliments industrialisés
Nuage

 

Pourquoi tant de caries chez les tout-petits?

 

Le brossage des dents tôt dans l'enfance est important pour prévenir les caries.

Le brossage des dents tôt dans l’enfance est important pour prévenir les caries. Photo : Radio-Canada

La carie dentaire chez l’enfant est un véritable problème de santé publique. Les causes : le manque d’hygiène et les mauvaises habitudes alimentaires. Et les bonbons ne sont que la pointe de l’iceberg.

Un texte d’Émilie Jacob, de l’émission L’épicerie

La carie dentaire représente la première cause d’anesthésie chez les enfants d’âge préscolaire. Au Québec, 85 % des élèves de la 2e année du primaire ont au moins une dent temporaire ou permanente atteinte de carie réversible (une lésion qui se limite aux premiers stades du développement de la carie dentaire et qui peut être prévenue).

Les caries dentaires peuvent survenir dès l’apparition des premières dents, avant même que l’enfant ne commence à manger des sucreries. Le lait, le premier aliment, est riche en nutriments, mais aussi en sucre.

Dans son cabinet de dentiste, le Dr Pierre Jobidon reçoit de très jeunes enfants qui ont déjà d’importants problèmes de caries. Chaque année, il anesthésie 2500 enfants afin de les traiter.

« Le lait maternel, c’est le meilleur repas pour les bébés, mais il faut aussi savoir que si la fréquence n’est pas contrôlée, la durée n’est pas contrôlée, le lait maternel va aussi causer de la carie », dit-il.

Le dentiste Pierre Jobidon

Le dentiste Pierre Jobidon Photo : Radio-Canada

Il en va de même pour les bébés qui boivent des préparations lactées pour nourrissons et qui ont accès au biberon en tout temps.

À chaque rendez-vous, le Dr Jobidon répète aux parents qu’ils sont les responsables de l’hygiène dentaire de leur enfant.

« Avec un enfant qui n’a pas encore de dents, on devrait nettoyer ses gencives tous les jours à l’aide d’une débarbouillette. Juste ça, ça l’habitue à ce que quelqu’un fasse quelque chose dans sa bouche », explique-t-il. Puis, dès l’apparition de la première dent, il faut la brosser.

La dentition primaire, c’est la base. C’est ce qui dirige toute la croissance et le développement de la dentition adulte. Dr Pierre Jobidon, dentiste

Le pédiatre de l’Hôpital de Montréal pour enfants Denis G. Leduc est du même avis.

« Les parents sont étonnés qu’on leur conseille de brosser les dents aussitôt qu’elles apparaissent. Ils sont aussi surpris qu’on leur dise que la première visite chez le dentiste devrait être six mois après l’éruption de la première dent ou à l’âge de 1 an. »

Gâteries pour enfants

Gâteries pour enfants Photo : Radio-Canada

Il est important de faire attention aux premiers aliments solides que l’on donne à nos enfants. L’industrie alimentaire ne se gêne pas pour séduire les parents avec toutes sortes de gâteries pour nourrissons souvent riches en sucre, comme le confirmait récemment une étude publiée dans le journal de l’Association médicale canadienne, CMAJ Open.

« Je ne vois pas pourquoi on doit se fier à des aliments qui sont manufacturés et qui contiennent des produits chimiques », déplore le Dr Leduc, qui confirme que les habitudes de grignotage peuvent se créer très tôt.

Le pédiatre Denis G. Leduc

Le pédiatre Denis G. Leduc Photo : Radio-Canada

Pour la collation, il est recommandé de donner aux enfants des fruits et des légumes qui ne collent pas.

« Ça contient un peu de fructose, mais si on brosse ou on rince la bouche avec de l’eau après, on va contrôler », explique le Dr Jobidon.

Le dentiste va encore plus loin. Selon lui, il faut même limiter certains aliments sains dans l’alimentation des petits.

« Les pires, ce sont les bananes. Ça colle aux dents, ça va rester collé longtemps. Même chose pour les fruits secs. On les évite entre les repas. On peut en prendre au dessert. Tout ce qui colle, on le donne au dessert et on brosse les dents après. »

 Les bananes et les fruits secs collent aux dents.

Les bananes et les fruits secs collent aux dents. Photo : Radio-Canada

Les ravages peuvent se faire très rapidement.

« L’état général de la bouche est cariogène, la bouche est en état d’acidité, il y a toujours des sucres dans la bouche, il y a de la plaque bactérienne. À un moment donné, on n’en a pas, et six mois plus tard, on se réveille avec six, huit caries », conclut le dentiste.

http://ici.radio-canada.ca

La malbouffe causerait la dépression


Je ne suis pas vraiment surprise, et comment cela peut aller autrement étant donné que tout le corps a besoin de bons aliments pour fonctionner. Donc lui donner des aliments dont on ne sait pas trop ce qu’il y a vraiment n’aide pas en qu’en plus qui dit malbouffe est souvent relier a de mauvaises habitudes de vie
Nuage

 

La malbouffe causerait la dépression

 

La malbouffe causerait la dépression

Crédit photo : Agence QMI

Agence QMI

Malbouffe et aliments transformés seraient reliés à la dépression, selon une récente recherche menée par des scientifiques espagnols.

Les chercheurs de l’Université de Grenade ont constaté que les personnes qui mangent ce type d’aliments ont 51 % plus de risques de développer une dépression.

«Plus on consomme de malbouffe et d’aliments industriels transformés, et plus on est susceptible de souffrir de dépression», précise l’auteur principal de cette étude, Almudena Sanchez-Villegas.

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de scientifiques a réalisé une étude auprès de 8964 personnes, qui n’avaient jamais reçu de diagnostic de dépression ni pris d’antidépresseurs. Sur ce nombre, 493 ont développé une dépression et ont commencé à suivre un traitement.

Les chercheurs ont constaté que les participants qui mangeaient le plus d’aliments industriels transformés ou consommaient le plus de malbouffe étaient aussi plus susceptibles d’être célibataires, moins actifs physiquement et d’avoir de mauvaises habitudes alimentaires. Le tabagisme et travailler plus de 45 heures par semaine faisaient également partie des caractéristiques de ce groupe.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique « Public Health Nutrition ».

http://tvanouvelles.ca