Le Saviez-vous ► Ce qu’il faut savoir sur le cerveau


Le cerveau, sans lui nous serions peu de chose. Peu à peu il délivre ses secrets sur ses fonctions.
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Ce qu’il faut savoir sur le cerveau

 

Maggie Steber/National Geographic Stock

Maggie Steber/National Geographic Stock

Le cerveau n’a pas besoin d’être présenté. Après tout, il est ce qui fait que vous êtes vous. Mais il est paradoxal que l’organe par lequel nous comprenons le monde en sache si peu sur lui-même. Pour commencer l’exploration, voici 20 choses à savoir sur notre cerveau.

  1. Un cinquième du sang qui circule dans le corps sert à irriguer le cerveau.
  2. Les neurones peuvent vivre plus de cent ans.
  3. Le cerveau est composé de 40 % de matière grise, formée par les neurones, et de 60 % de matière blanche, constituée des fibres nerveuses qui prolongent les neurones et conduisent les signaux électriques.
  4. L’épaisseur de la matière grise est maximale à 11 ans pour les filles et 12 ans pour les garçons. À ces âges, le cerveau adolescent possède alors plus de neurones qu’il n’en aura jamais à l’âge adulte. Après quoi le taux de neurones dégringole et la matière grise se « spécialise ». Les neurones les plus utilisés se renforcent, les autres disparaissent.
  5. Le cerveau consomme 20 % de l’oxygène et du glucose du corps.
  6. La peau, seule, est deux fois plus lourde que le cerveau. Ce dernier pèse environ 1,5 kg.
  7. Le cerveau utilise environ 20 watts de puissance, moins que l’énergie dégagée par une ampoule.
  8. La plupart des gens peuvent mémoriser jusqu’à 10 000 visages.
  9. Le cerveau peut commander à l’oreille de réduire sa réaction aux sons forts.
  10. La perte de conscience survient après 8 à 10 secondes d’absence d’irrigation sanguine du cerveau.
  11. Un nouveau-né à qui l’on ôte un hémisphère cérébral grandit en général avec des fonctions cérébrales normales. Le jeune cerveau se réorganise et l’hémisphère restant prend en charge les fonctions de celui supprimé.
  12. 1 personne sur 23 serait sujette à des perceptions synesthésiques. Le type de synesthésie le plus connu est celui de graphèmes-couleurs : le cerveau associe une couleur aux lettres de l’alphabets ou aux nombres.
  13. Le cerveau est configuré pour voir des formes dans chaque objet.
  14. On ne peut se chatouiller soi-même, car le cerveau anticipe le toucher.
  15. Les émotions facilitent la création et la préservation des souvenirs.
  16. Lorsqu’on voit une personne en détresse, les « neurones miroirs » présents dans le cerveau induisent des sentiments similaires.
  17. Lors du vieillissement, l’hippocampe (partie du cerveau qui joue un rôle clé dans le processus de mémorisation, notamment des souvenirs à long terme) perd environ 5 % de ses neurones. Ce qui entraîne quelques troubles de la mémoire. Les patients atteints d’Alzheimer perdent parfois jusqu’à 50 % des neurones de l’hippocampe.
  18. D’anciennes blessures à la tête peuvent accélérer l’apparition de la démence.
  19. L’alcool agit davantage sur le cerveau âgé, dont le métabolisme est plus lent.
  20. La partie du cerveau qui repère un objet est différente de la partie qui l’identifie.

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La maltraitance laisse des traces


Il y a des adultes qui ont réussit a s’affirmer et se sortir du cercle vicieux de la maltraitance étant enfant, mais beaucoup d’autre non … Il ne faut pas se leurrer la maltraitance, les abus sexuels ont des répercussions pour la vie autant moralement que physiologiquement
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La maltraitance laisse des traces

 

La maltraitance laisse des traces

Photo: Fotolia.com

La maltraitance laisse des traces dans la substance blanche du cerveau, ce qui pourrait expliquer les troubles dépressifs ou l’usage de drogues observés plus souvent chez les ceux qui ont été maltraités durant l’enfance, selon les travaux d’une équipe américaine.

 

La substance (ou matière) blanche du cerveau se distingue de la matière grise où se concentrent les neurones et représente les réseaux de fils entourés de gaines de myéline (blanches) qui permettent «le transfert de signaux à haut débit» et facilitent la communication entre les différentes zones du cerveau.

«Des perturbations au niveau des faisceaux de matière blanche ont été observées chez les adolescents exposés aux mauvais traitements dans leur enfance», expliquent des chercheurs américains dans une étude publiée mercredi par la revue Neuropsychopharmacology du groupe Nature.

«Nos résultats suggèrent que les perturbations de substance blanche observées chez les adolescents exposés à la maltraitance dans l’enfance peuvent être associées à un risque accru de troubles psychiatriques», en particulier dépression, comportements addictifs et usage de drogue, explique à l’AFP le chercheur Hao Huang, de l’université du «Texas Southwestern» à Dallas, co-signataire de l’article.

Études encore nécessaires

 

L’étude a été conduite sur un groupe de 19 adolescents volontaires ne présentant aucun trouble psychiatrique mais ayant souffert de maltraitance durant leur enfance.

Ils ont été victimes de violences physiques ou d’abus sexuels ou encore ont été témoins de violences au sein de leur famille pendant au moins six mois et avant leur dixième année.

Un groupe témoin de 13 adolescents a été constitué avec des adolescents volontaires sans antécédent de violences ni trouble psychiatrique.

Au terme d’un suivi qui a duré cinq ans, les scientifiques ont pu noter que cinq des 19 adolescents victimes d’abus ont développé une dépression contre un seul dans le groupe témoin et que quatre sont devenus des consommateurs de drogue contre un dans l’autre groupe.

Les «changements» au niveau de la matière blanche ont été observés chez les adolescents maltraités suivis dans cette étude, comme cela avait été aussi le cas dans quatre autres études précédentes.

Toutefois le «mécanisme exact» qui induit la «perturbation» de la substance blanche demeure inconnu et des études approfondies sur le sujet sont encore nécessaires, souligne Hao Huang.

Ces chercheurs américains, qui sont les premiers à évoquer un lien entre perturbation de la matière blanche et troubles psychiatriques, jugent qu’il faut interpréter leurs résultats «avec précaution» en raison notamment de la faiblesse de l’échantillon.

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