Les Méchins: l’eau potable de retour après… 13 ans


Surprenant qu’à notre époque qu’une municipalité au Québec n’avait pas accès à l’eau potable depuis plusieurs années. On imagine tous les problèmes que cela a causés suite a une contamination de l’eau potable. Alors que cela aurait pu être   réglée bien avant, c’était encore une question d’argent et pourtant l’eau potable est une nécessité …
Nuage

 

Les Méchins: l’eau potable de retour après… 13 ans

 

Diana Cindie Tremblay et son fils Noah peuvent... (Photo collaboration spéciale Johanne Fournier)

Diana Cindie Tremblay et son fils Noah peuvent enfin boire l’eau du robinet, ce qui n’était pas recommandé depuis 13 ans dans leur municipalité des Méchins.

PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER

JOHANNE FOURNIER

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Les Méchins) Si les Montréalais ont dû faire bouillir l’eau du robinet pendant deux jours, cette situation a été le lot quotidien pendant 13 ans des habitants des Méchins, dans la Matanie. Mais depuis deux semaines, les citoyens de l’endroit ont enfin de l’eau potable.

Fini le casse-tête de l’eau pour Diana Cindie Tremblay, une mère de famille qui vit aux Méchins depuis huit ans. Elle n’a plus besoin de surveiller son fils de quatre ans, Noah, afin qu’il ne boive pas l’eau du robinet.

«Quand il était bébé et que je lui donnais son bain, il fallait toujours le surveiller pour ne pas qu’il boive l’eau, raconte-t-elle. Pour le brossage des dents, c’était la même chose. Je devais acheter une cruche de 18 litres d’eau de source par semaine. Pour faire à manger, je faisais bouillir l’eau. Même pour le lavage, l’eau était brune et ça tachait le linge. Il fallait faire nos glaçons avec de l’eau de source. Ça coûtait plus de 400 $ par année.»

Native des Méchins, la conseillère Francine Verreault possède une garderie en milieu familial et héberge deux personnes âgées. Même si elle était soucieuse de faire bouillir son eau et de faire boire de l’eau de source aux gens autour d’elle, elle ne s’empêchait pas de boire l’eau du robinet. «J’ai jamais eu de problème», signale-t-elle.

L’histoire remonte en août 2000, à la suite de la tragédie de l’eau contaminée par la bactérie E. coli, survenue à Walkerton, en Ontario, qui avait causé le décès de sept personnes. Une vingtaine de municipalités du Bas-Saint-Laurent se retrouvent alors ciblées afin de mettre aux normes leur système d’eau potable.

Pour Les Méchins, cela signifie la construction d’une nouvelle usine de traitement de l’eau potable, au coût d’environ 8 millions $. Mais la municipalité de 1120 habitants n’en a pas les moyens, puisque le gouvernement ne finance que 50 % des coûts.

«En 2009, après les pressions du maire en place, Donald Grenier, le gouvernement accepte de financer 90 % des coûts», relate le nouveau maire par intérim élu le 6 mai, Steve Ouimet. «Le gouvernement et les ingénieurs de Roche nous dirigent vers un système membranaire développé par Dagua, une entreprise de Granby.»

Donc, l’usine est construite en 2011, à la suite d’un règlement d’emprunt de 1,1 million $. Mais, une semaine après sa mise en fonction, le système connaît des ratés. Pour ajouter aux malheurs, Dagua fait faillite quelques mois après.

Treize ans plus tard, les citoyens peuvent maintenant boire leur eau grâce au travail acharné du directeur des travaux publics des Méchins, Rossy Bouchard, mais aussi grâce à VO3, une entreprise créée par d’anciens employés de Dagua. Même si la majoration des taxes municipales n’a pas été uniquement causée par la mise aux normes du système de traitement de l’eau potable, il n’en demeure pas moins que l’accès à cet or bleu aura coûté cher aux contribuables des Méchins. De 2000 à 2013, leurs taxes municipales ont fait un bond de 117 %.

http://www.lapresse.ca

Située sur la rive sud du Saint-Laurent à 400 km à l’est de Québec, la MRC de La Matanie constitue la porte d’entrée de la Gaspésie et couvre une superficie s’étendant sur près de 3 400 km² abritant un peu moins de 22000 habitants.

http://www.mrcdematane.qc.ca/

Les Méchins est une municipalité canadienne d’environ 1 100 habitants située dans l’Est du Québec dans la municipalité régionale de comté de Matane au Bas-Saint-Laurent sur la rive sud du golfe du Saint-Laurent. La municipalité actuelle est née de la fusion de Saint-Paulin-Dalibaire, de Saint-Thomas-de-Cherbourg et des Méchins en 1982.

http://fr.wikipedia.org