Écoutez pour la première fois le son des vents martiens


Grâce à la sonde InSight a pour but d’étudier les tremblements de terre sur Mars. En attendant qu’il se mette au travail, il a enregistré le vent sur la planète rouge. La NASA a dû augmenter de quelques octaves pour notre oreille puisse l’entendre.
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Écoutez pour la première fois le son des vents martiens

 

Crédits : NASA/JPL-Caltech.

par Brice Louvet

L’atterrisseur InSight de la NASA, sur Mars depuis un peu moins de deux semaines, a récemment enregistré des vibrations causées par le vent soufflant sur les instruments scientifiques. Vous vous apprêtez à écouter les tout premiers “sons” des vents martiens.

Cela ne vous aura pas échappé : la sonde Insight, de la NASA, a survécu à la descente risquée dans l’atmosphère de Mars. À peine atterri, le robot nous a même gratifié d’une première photo (poussiéreuse), nous rassurant quant à ses capacités de fonctionnement. Ses panneaux solaires désormais activés, InSight a récemment pu configurer son sismomètre (SEIS), destiné à mesurer les “tremblements de Mars”. En attendant de pouvoir être déposé au sol pour commencer les analyses, l’instrument a enregistré d’autres types de vibrations. Un véritable régal auditif complètement imprévu.

Les sons de ces coups de vent ont été enregistrés par l’instrument SEIS, un sismomètre du Cnes, installé à bord de la sonde InSight, ainsi que par un capteur de pression.

“Ce sont les quinze premières minutes de données d’un des sous-composants du sismomètre”, explique Thomas Pike, de l’Imperial College à Londres et responsable de l’instrument. “C’est un peu comme un drapeau flottant dans le vent. Mais le son a vraiment l’air de venir d’un autre monde, ce qui est exactement le cas, poursuit-il. Notre oreille n’est pas habituée à reconnaître ce son”.

Des sons venus d’un autre monde

“Inaltérées, ces vibrations sont à peine audibles, car elles ont été enregistrées à une fréquence de 50 hertz, à l’extrémité inférieure de ce que l’oreille humaine peut détecter“, explique en effet le chercheur.

Une différence de fréquences que nous devons à l’atmosphère martienne, très fine et très peu dense (1% de l’atmosphère terrienne). C’est pourquoi la NASA a tenu à partager ce fichier audio avec un son décalé de six octaves, dans une plage audible pour l’Homme.

Tremblements de Mars

On rappelle évidemment que la mission principale d’Insight sera d’étudier les “tremblements de Mars” en plantant un sismomètre dans le sol. Si la plupart des tremblements de terre sur notre planète se produisent à cause de la tectonique des plaques, ce n’est pas le cas de Mars. L’objet de la mission sera donc de déterminer l’origine de ces vibrations martiennes.

Analyser les ondes sismiques martiennes pourrait également permettre de comprendre la composition de l’intérieur de la planète rouge. En traversant la planète, les ondes recueillent en effet au passage des informations contenues dans les sols. Si tel est le cas, nous serons alors en mesure de mieux appréhender la formation des planètes rocheuses en général, et donc de la Terre.

Source

https://sciencepost.fr/

Une astronaute met en garde: Mars n’est pas un "plan B" pour l’humanité


J’ose espérer que personnes ne croient que coloniser Mars serait le sauvetage ultime pour des terriens qui auront perdu la Terre.
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Une astronaute met en garde: Mars n’est pas un « plan B » pour l’humanité

© getty.

L’ex-astronaute américaine Mae Jemison a appelé mardi le monde à « une prise de conscience » des menaces du changement climatique, soulignant devant la COP24 sur le climat que la planète Mars ne pourrait pas devenir « un plan B » pour l’humanité.

Même si la lutte contre le changement climatique est « peut-être le problème le plus important » auquel l’humanité ait jamais été confronté, « nous devons le résoudre et c’est vraiment important de comprendre que c’est notre problème à tous », a déclaré la première afro-américaine à être allée dans l’espace, au 3e jour de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24) à Katowice, en Pologne.

« Quand les gens disent ‘sauvez la Terre’, ils se trompent. Il ne s’agit pas de sauver la Terre, il s’agit de s’assurer qu’on ne continue pas à l’endommager au point qu’elle ne puisse plus nous accueillir », a-t-elle noté, évoquant l' »incroyable planète bleue », « forte et résistante », qu’elle avait vue depuis la fenêtre d’une navette spatiale en 1992.

« La Terre n’a pas besoin de nous »

« Nous devons être très clairs, c’est une première prise de conscience: la Terre n’a pas besoin de nous, nous avons besoin de la Terre. Et malgré mon envie d’aller sur Mars, ce n’est pas un plan B pour notre civilisation et notre espèce », a-t-elle encore ajouté.

Quelque 200 pays sont réunis depuis dimanche à Katowice, capitale polonaise du charbon, pour tenter de donner vie à l’accord de Paris. Ils doivent finaliser d’ici mi-décembre les règles d’application de ce pacte de 2015 qui vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l’ère pré-industrielle.

Un récent rapport des scientifiques du Giec, tout en évoquant les nettes différences en termes d’impacts attendus entre ces deux objectifs, a souligné qu’il faudrait, pour rester sous +1,5°C, réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici à 2030 par rapport à 2010.

https://www.7sur7.be/

La Nasa découvre un objet intrigant sur Mars


    Alors qu’on parle beaucoup de la sonde InSight, Curiosity est toujours en fonction sur la planète Mars. Ce dernier a trouvé quelque chose d’incongrue. D’après la NASA, cela pourrait être un caillou venu de l’espace ..ce qui serait en tout cas, le plus plausible.
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    La Nasa découvre un objet intrigant sur Mars

    Un objet inconnu « particulièrement brillant » a été repéré sur l’une des images prises récemment par Curiosity, indique la Nasa qui a décidé de renvoyer son rover étudier la pierre baptisée « Little Colonsay. » © AP, Nasa.

    Le rover Curiosity a découvert sur la planète rouge un objet particulièrement brillant qui intrigue les scientifiques de la Nasa. Est-ce une météorite, un morceau de métal natif,  ou autre chose? La Nasa a en tout cas décidé de renvoyer son robot mener des analyses chimiques de l’objet non identifié.

    On aurait tendance à l’oublier mais la sonde InSight n’est pas toute seule sur Mars. Son grand frère, le rover Curiosity, a élu domicile sur la planète rouge en 2012 et a déjà parcouru près d’une vingtaine de kilomètres dans la zone du cratère Gale. Les deux robots de la Nasa se trouvent à environ 600 kilomètres de distance l’un de l’autre.

    Y a-t-il eu de la vie sur Mars?

    Pour rappel, la mission de Curiosity a pour objectif de déterminer si l’environnement martien a permis l’apparition de la vie dans le passé. InSight se chargeant quant à elle d’explorer les profondeurs de la planète rouge afin de comprendre sa formation, et donc par comparaison celle de la Terre.

    Curiosity, qui est entré dans la troisième et dernière phase de sa mission, envoie régulièrement des images de son environnement via sa ChemCam (pour Chemistry and Camera complex). Un objet inconnu « particulièrement brillant » a été repéré sur l’une des images prises récemment par Curiosity, indique la Nasa qui a décidé de renvoyer son rover étudier la pierre baptisée « Little Colonsay. »

    « Les apparences sont parfois trompeuses »

    « Nous pensons qu’il pourrait s’agir d’une météorite car cet objet est brillant », a déclaré la NASA. « Mais les apparences sont parfois trompeuses », précise-t-on encore à l’agence spatiale américaine.

    Pour déterminer l’origine exacte de l’objet, il est indispensable de mener les analyses chimiques appropriées.

    Source: Nasa

Mars : Voyager dans l’espace pourrait endommager les intestins


L’exploration spatiale a permis de très découvertes dans divers domaines que ce soit d’Internet, des communications, de la santé etc. .. Mais pour faire un voyage jusqu’à Mars, il faut garder les astronautes en santé malgré les rayons cosmiques. Réussiront-ils un jour ? Peut-être ! Mais l’homme n’est pas fait pour vivre en dehors de son milieu naturel : la Terre.
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Mars : Voyager dans l’espace pourrait endommager les intestins

 

astronaute ISS

Crédits : Wikipédia / NASA

par Brice Louvet

Des simulations faites sur des souris destinées à refléter l’exposition humaine au rayonnement cosmique suggèrent que les voyages dans l’espace pourraient gravement endommager les tissus gastro-intestinaux des astronautes. Une problématique de plus pour les prochains vols à destination de Mars.

L’Homme ambitionne de poser le pied sur Mars d’ici les 10 prochaines années. Mais qu’il s’agisse de la NASA, de SpaceX, ou encore des autorités spatiales chinoises, toutes ces organisations vont devoir faire face à de nombreuses problématiques. Outre les défis techniques inhérents à un tel voyage (au moins six mois), se pose aujourd’hui la question tout aussi essentielle de la santé des astronautes. Et ce sont principalement les rayons cosmiques qui posent ici problème. Sur Terre, un bouclier nous protège de ces rayons dévastateurs, nous menant à évoluer sans. Mais dans l’espace comme sur Mars, les principaux intéressés vont devoir faire avec.

Outre les éventuels cancers et autres fonctions cognitives altérées découlant d’une exposition prolongée au rayonnement cosmique, une récente étude publiée dans les Actes de l’Académie nationale des sciences (PNAS) nous révèle que les fonctions intestinales pourraient, elles aussi, être gravement endommagées. La muqueuse (couche supérieure) des cellules, normalement remplacée tous les trois à cinq jours par une migration de nouvelles cellules venant des couches inférieures, ne pourrait ainsi se renouveler. S’ensuivrait un risque élevé de développement de tumeurs dans l’estomac et le côlon. C’est du moins ce qui ressort d’une étude menée sur les intestins grêles de souris exposées à des sources non létales de rayonnement cosmique simulé.

« Les ions lourds tels que le fer et le silicium sont dommageables en raison de leur plus grande masse comparée aux photons sans masse tels que les rayons X et les rayons gamma (γ) répandus sur Terre, explique Kamal Datta, du Département de biochimie de la NASA. Avec la technologie de blindage actuelle, il est difficile de protéger les astronautes contre les effets néfastes des rayonnements ionisants lourds. Bien qu’il existe un moyen d’utiliser des médicaments pour contrer ces effets, aucun agent réellement efficace n’a encore été développé ».

Bien que les données observées chez la souris ne se traduisent pas systématiquement chez l’Homme, celles-ci invitent les chercheurs à repenser de nouveaux moyens de contrer les effets du rayonnement. Inutile de dépenser des milliards pour un tel voyage si l’intégrité physique des astronautes n’est pas maintenue.

« Il est important de comprendre ces effets à l’avance afin que nous puissions faire tout notre possible pour protéger nos futurs voyageurs spatiaux », conclut le chercheur.

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Surprise : de la vie retrouvée sous terre, à 600 mètres de profondeur


Des cyanobactéries ont été trouvées a plus de 600 mètres de profondeur dans un site en Espagne que le sol est riche en fer et qui ressemble à des paysages de Mars. Ce qui a de particulier, c’est jusqu’à maintenant on croyait que ces microbes ne pouvaient vivre en air libre alors que sous-terre, ni eau, ni lumière, elles peuvent vivre aisément dans des conditions extrêmes
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Surprise : de la vie retrouvée sous terre, à 600 mètres de profondeur

 

cyanobactéries vie Espagne terre 600 mètres mars

Un échantillon de roche foré depuis les profondeurs de la Terre avec à l’intérieur des millions de bactéries. Crédits : CAB / IPBSL

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs annonce la découverte de millions de cyanobactéries évoluant sous la surface de la Terre, à 613 mètres de profondeur. Une observation qui étonne : les cyanobactéries ont normalement besoin de lumière pour survivre.

En Espagne, la région de Rio Tinto présente un paysage atypique et riche en fer, qui rappelle étrangement certains paysages retrouvés sur Mars. Autre particularité : la présence de micro-organismes à plus de 600 mètres de profondeur, normalement dépendants de la lumière du Soleil. En témoignent des opérations de forage faites il y a quelques semaines au fond d’une mine abandonnée. Les tronçons échantillonnés par une équipe de chercheurs du Centre espagnol d’astrobiologie de Madrid ont en effet révélé la présence de cyanobactéries dans le creux des roches. Or, aucun photon ne peut atteindre une telle profondeur.

« Vous allez dans le désert, vous avez des cyanobactéries, vous allez à la mer, vous trouvez des cyanobactéries, vous allez dans la Station spatiale internationale, vous pourriez retrouver ces microbes, les faire descendre, et ils survivront, explique Fernando Puente-Sánchez, principal auteur de l’étude publiée dans les Actes de l’Académie nationale des sciences. Le dernier habitat que nous n’avions jamais analysé était le sous-sol ».

Mais alors, comment ces micro-organismes normalement dépendants de la lumière du Soleil peuvent-ils survivre sans photons ? Réponse : en tirant l’énergie nécessaire de l’hydrogène.

Si leurs congénères – même dans les endroits les plus sombres – arrivent à capturer l’énergie photonique pour diviser l’eau et générer des électrons pendant la photosynthèse, ces cyanobactéries, privées de lumière, ont quant à elles évolué pour se nourrir d’hydrogène, dont elles tirent leur énergie. Il y avait en effet moins d’hydrogène aux endroits où ont été retrouvés les microbes, comparés aux endroits où ils étaient absents.

Une preuve de plus que les micro-organismes sont ultra-résistants et parfaitement capables de s’adapter aux environnements extrêmes. C’est aussi une bonne nouvelle pour les recherches futures de vie microbienne dans les sous-sols de Mars, qui ne présentent ni eau ni lumière du Soleil.

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Vous pouvez acheter de la terre martienne expérimentale à 20 dollars le kilo


Ca vous tente d’avoir de la terre martienne ? Enfin, les chercheurs ont la signature chimique du sol de Mars grâce à Curiosity, ils ont pu faire un substitut de cette terre.
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Vous pouvez acheter de la terre martienne expérimentale à 20 dollars le kilo

 

terre Mars

Des chercheurs proposent à la vente des simulants de terre martienne. Credit: University of Central Florida

par Brice Louvet

Envie d’un peu de (fausse) terre martienne ? Des chercheurs de l’Université de Floride centrale (États-Unis) en proposent à la vente : 20 dollars le kilo, sans les frais de port. Une proposition retrouvée dans la revue Icarus.

Vous le savez, l’Homme ambitionne de poser le pied sur Mars, voire même de s’y installer. Mais la planète rouge étant inhabitable « à la mode terrienne », il est nécessaire de tester comment nos ressources pourraient réagir à l’environnement froid et sec de la planète. L’idée consiste alors à recréer les conditions retrouvées sur place en laboratoire. Des chercheurs de l’UCF, par exemple, ont mis au point une méthode capable de simuler de la terre martienne.

« Le simulant est utile pour la recherche lorsque nous cherchons à aller sur Mars, explique en effet Dan Britt, membre du groupe des sciences planétaires de l’UCF. Si nous partons, nous aurons besoin de nourriture, d’eau et d’autres éléments essentiels. Alors que nous développons des solutions, nous avons besoin d’un moyen de tester comment ces idées se porteront ».

Pour ce faire les chercheurs se sont appuyés sur la signature chimique des échantillons de sols collectés sur Mars par le rover Curiosity. Recréée ensuite en laboratoire, cette fausse terre martienne pourrait, par exemple, permettre les tests de nouvelles techniques en botanique – vous ne plantez pas des pommes de terre ou des tomates sur Mars comme vous le feriez sur Terre. Les chercheurs sont également capables, grâce à Curiosity, de simuler différents types de sols martiens.

« Sur Terre, par exemple, nous avons du sable noir, du sable blanc, de l’argile et de la terre végétale pour en nommer quelques-uns, note Kevin Cannon, co-auteur de l’étude. Sur d’autres mondes, vous pourriez trouver des sols riches en carbone, des sols riches en argile et des sols riches en sel. Avec cette technique, nous pouvons produire de nombreuses variantes ».

La technique est aujourd’hui standardisée, de sorte que les chercheurs de l’UCF peuvent se permettre de vendre leurs substituts. Ils proposent également la “recette”, gratuitement. Mais chercher tous les ingrédients nécessaires et mijoter le tout dans votre cuisine pourrait s’avérer compliqué. Il vous en coûtera ici en moyenne 20 dollars le kilo. Une trentaine de laboratoires ont d’ores et déjà passé commande à travers le monde.

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Sera-t-il plus facile de commettre un crime sur Mars?


Commettre un meurtre sur Mars est-il plus facile étant donné l’atmosphère et l’environnement est très différent. C’est une question qu’il faut penser si jamais, une colonie serait établi sur la planète rouge. Les indices seront peut-être plus faciles a trouver surtout si déjà le Big Brother fait partie de la communauté.
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Sera-t-il plus facile de commettre un crime sur Mars?

 

Mars Attack  | D Mitriy via Wikimedia CC License by

Mars Attack | D Mitriy via Wikimedia CC License by

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur The Atlantic

Un journaliste de The Atlantic s’est très sérieusement posé la question.

 

Imaginons, dans quelques dizaines ou centaines d’années, que l’humanité colonise Mars. Il est probable qu’elle emporte avec elle ses tendances auto-destructrices. Comment sera alors gérée la criminalité? Un journaliste de The Atlantic, Geoff Manaugh, a tenté de répondre, tout à fait sérieusement, à cette question.

Christyann Darwent, archéologue californienne de l’université de Davis, travaille sur l’Arctique canadien, utilisé comme centre d’entraînement pour les astronautes en mission sur Mars. Si son expertise reste pour le moment terrestre, assure-t-elle à The Atlantic, elle peut tout de même apporter quelques réponses à propos de la planète rouge. Si un corps est laissé sur le sol de l’Arctique, sa partie exposée au vent et au froid se détériore de manière accélérée, rendant une identification plus complexe. En revanche, la partie ancrée dans le sol glacé peut, elle, être préservée. Ötzi, «l’homme des glaces» découvert en 1991, avait été assassiné 5.300 ans auparavant, mais son corps avait pourtant été retrouvé presque intact. Mars, dont les températures en surface sont en moyenne de -65°C pourrait donc fournir un sol plus ou moins adéquat aux crimes.

Climat sec, air gelé et exposition au soleil… Sur Mars l’ADN évolue différemment, compliquant l’analyse d’une scène de crime. Un coup de couteau ne produit pas non plus les mêmes éclaboussures de sang à cause de la plus faible gravité, et la datation au carbone pourrait bien être complexifiée, nous apprend Darwent, à cause de l’atmosphère de la planète.

L’environnement même de Mars est davantage mortel, suggérant pour Darwent, qu’un potentiel criminel pourrait bien s’en servir pour masquer ses crimes. Un empoisonnement pourrait passer pour une exposition à différents produits chimiques, le joint d’une combinaison spatiale pourrait être facilement saboté, une bouteille d’oxygène rendue volontairement défectueuse. Déguiser un crime paraît tout de suite plus simple.

Les lois de l’espace

Reste à savoir qui enquêterait sur d’éventuels crimes. Pour le moment, il n’y a pas encore de lois dans l’espace, ce qui suggère, pour Geoff Manaugh, que les Marshals américains pourraient jouer un rôle interplanétaire, en faisant appliquer les lois internationales.

Elsbeth Magilton, directrice exécutive du programme de droit de l’espace, informatique et télécommunications à l’école de droit de l’université du Nebraska, ajoute que «techniquement, votre juridiction vous suit. D’où êtes-vous le citoyen? Ce sont ces lois que vous emportez avec vous».

Dans l’espace, les lois pourraient aussi être adaptées à l’avance pour s’appliquer à une mission ou à certaines personnes selon leur nationalité. Veiller au bon respect de la loi pourrait aussi être une tâche confiée à un organisme extérieur pour éviter l’imbroglio en cas de meurtre de proportions internationales.

David Paige, un planétologue californien, membre d’une équipe de la Nasa qui travaille sur un système de radar pour explorer la surface martienne, se veut rassurant: les crimes seraient difficiles à commettre:

«Il y aura tellement de surveillance des gens de différentes façons», chaque ouverture de porte sera enregistrée et datée, chaque personne sera en permanence localisée et les signes vitaux des habitantes et habitants devraient être enregistrés en continu par des capteurs dans les vêtements.

«Si tout est plus ou moins confiné, je suppose qu’un enquêteur aura la vie facile en comparaison des enquêtes sur Terre.»

Pour Paige, le peuple envoyé sur Mars, sélectionné et choisi ne devrait tout simplement pas poser de problème. Pour Geoff Manaugh, cela ne constitue aucune garantie, puisqu’il n’existe aucun moyen de prédire l’état psychologique des descendantes et descendants des colons martiens.

Se préparer à se battre dans l’espace, Josh Gold, maître d’arts martiaux l’envisage déjà, et développe même le premier art martial de l’espace au monde qui prend en compte la différence de gravité.

http://www.slate.fr/