Mark Marek retrouvé et arrêté


Ne cherchez plus …  Grâce a un citoyen qui a reconnu Mark Marek grâce a une photo diffusé a la télévision, les policiers ont procédé a son arrestation
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Affaire Magnotta : Mark Marek retrouvé et arrêté

 

La police d'Edmonton a lancé un mandat d'arrêt contre Mark Marek.

La police d’Edmonton a lancé un mandat d’arrêt contre Mark Marek. Photo :  Service de police d’Edmonton

 

Mark Marek, accusé de corruption de mœurs pour avoir publié une vidéo qui montrerait le meurtre de l’étudiant chinois Lin Jun, est à nouveau entre les mains de la police, au lendemain du lancement d’un mandat d’arrêt contre lui.

L’homme de 38 ans était recherché pour non-respect d’une des conditions de sa libération, après une précédente arrestation, le 16 juillet.

Selon le ministère de la Justice, il n’a pas informé son agent de libération conditionnelle d’un changement d’adresse et la police n’était pas en mesure de le localiser.

Les enquêteurs de l’unité des homicides expliquent qu’ils ont reçu jeudi un signalement d’un citoyen affirmant avoir reconnu Mark Marek à Leduc, car il avait vu sa photo en regardant les nouvelles à la télévision.

Des policiers ont ensuite été envoyés dans un secteur d’entreposage de Leduc où ils ont effectivement repéré le suspect. Ils l’ont ensuite suivi à une station d’essence avant de procéder à son arrestation, vendredi après-midi.

Le suspect comparaît vendredi après-midi pour s’expliquer sur sa disparition, quelques jours après avoir obtenu la libération sous conditions.

Il doit par ailleurs rester en Alberta jusqu’à sa comparution en cour le 1er août pour répondre à l’accusation de corruption de moeurs qui pèse déjà contre lui.

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Affaire Magnotta: Mark Marek recherché par la police


La saga de l’affaire Magnotta se poursuit. D’abord, la justice est longue à juger Luka Rocco Magnotta, et que maintenant, l’homme qui avait mis en ligne, en toute connaissance de cause la teneur d’une vidéo, s’est probablement enfui, car la police le recherche avec un mandat d’arrêt
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Affaire Magnotta: Mark Marek recherché par la police

 

La police a fait savoir qu'elle avait émis... (PHOTO POLICE D'EDMONTON, LA PRESSE CANADIENNE)

La police a fait savoir qu’elle avait émis un mandat d’arrestation à l’endroit de Mark Marek pour avoir enfreint ses conditions de remise en liberté.

PHOTO POLICE D’EDMONTON, LA PRESSE CANADIENNE

La Presse Canadienne
Edmonton

Les autorités policières d’Edmonton sont à la recherche du propriétaire d’un site internet qui fait face à des accusations en lien avec une macabre vidéo liée au meurtre dont est accusé Luka Rocco Magnotta.

La police a fait savoir qu’elle avait émis un mandat d’arrestation à l’endroit de Mark Marek pour avoir enfreint ses conditions de remise en liberté.

Les autorités policières demandent l’aide de la population pour retracer Marek, qui a été libéré du Edmonton Remand Centre le 25 juillet.

Il fait face à un chef d’accusation de corruption des moeurs, pour avoir prétendument mis en ligne une vidéo de Magnotta tout en sachant qu’elle illustrait un vrai meurtre.

La vidéo montrait, supposément, l’assassinat et le démembrement de Jun Lin, un étudiant d’origine chinoise inscrit à l’Université Concordia à Montréal.

Magnotta a présenté un plaidoyer de non-culpabilité et doit subir son procès en septembre 2014.

Lors de l’audience sur la libération sous cautionnement de Marek, la Couronne s’était opposée à sa remise en liberté, soulignant le fait qu’il n’avait aucune adresse à Edmonton et qu’il avait clairement déclaré à la police qu’il envisageait retourner dans sa Slovaquie natale. Selon la police, Marek vivait dans son véhicule depuis son retour à Edmonton.

Selon la défense, Marek avait planifié rendre visite à sa famille dans le pays d’Europe de l’est en septembre, mais qu’il n’avait nullement l’intention d’échapper à ses problèmes juridiques.

Marek avait déclaré au juge que son passeport avait été saisi.

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Meurtre de Jun Lin: la vidéo est retirée du site web qui l’hébergeait


Une bonne chose de faite du moins pour le moment et j’espère que Monsieur  Mark Marek ne va pas remettre cette vidéo ne fut que par respect pour la famille de l’étudiant chinois Jin Lun. Par contre je trouve bidon que les canadiens veulent le voir en cour parce qu’il l’a identifié a la police .. alors que je crois que la majorité des canadiens trouve que c’était un devoir de citoyen . S’il a eu des menaces de morts (d’une minorité) suite a cette dénonciation c’est que ces personnes sont complètement malade dans leur tête
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Meurtre de Jun Lin: la vidéo est retirée du site web qui l’hébergeait

Jun Lin, la présumée victime de Luka Rocco Magnotta.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Gabrielle Duchaine
La Presse

La vidéo du meurtre et du démembrement de Jun Lin a été retirée du site web gore qui l’hébergeait et contre lequel la police pourrait porter des accusations. Le propriétaire envisage toutefois de la rendre à nouveau disponible plus tard.

«Je consulte mes conseillers juridiques à plusieurs sujets, dont celui-là», a indiqué Mark Marek, propriétaire du site.

Description encore en ligne

Le citoyen d’Edmonton a affirmé à La Presse avoir retiré les images le 31 mai. Pourtant, jusqu’à hier, la boîte contenant la vidéo était toujours bien visible sur le site web. Au-dessus de celle-ci, une note indiquait que le visionnement était actuellement difficile à cause de sa popularité, mais que le tout serait corrigé sous peu. Depuis ce matin, la boîte a disparu, et une mention indique que la vidéo n’est pas disponible.

«Désolé pour l’inconvénient», écrit le gestionnaire. Une longue description du meurtre filmé est toutefois encore publiée sur le site – tout comme une photo de Jun Lin la gorge tranchée.

Mardi, la police de Montréal a affirmé que des accusations pourraient être portées contre le propriétaire du site, qui a été le dernier à retirer la vidéo du crime. Dans une entrevue qu’il nous a accordée le 30 mai dernier, M. Marek expliquait que s’il retirait la vidéo, ce serait «comme jouer à l’autruche à propos d’un événement réel qui s’est passé dans notre environnement».

Félicitations et menaces

Il a finalement cédé sous la pression.

«Même si j’ai reçu beaucoup de félicitations de partout dans le monde, je n’ai reçu que des menaces de mort et du courrier haineux de la part des Canadiens, écrit-il dans un courriel envoyé hier. Luka Rocca Magnotta, le présumé meurtrier, vivait au Canada. Nous l’avons identifié et avons averti les Canadiens. Et pour ça, les gens veulent me voir en cour. Mettez-vous à ma place. N’enlèveriez-vous pas la vidéo en voyant que les gens n’ont plus rien à faire du tueur et veulent seulement lyncher celui qui a aidé à l’arrêter?»

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Meurtre et démembrement: on n’a pas le droit de montrer ça


En mettant à jour les statistiques de Word Press  j’ai regarder les recherches qui ont été fait pour arriver sur les deux billets mit hier soir sur  Luka Rocco  Magnotta. Entre les autres recherches en rapport a ce crime, il y a eu en moins de 24 heures plus de 60 demandes pour voir la vidéo. Je n’ai pas vue la vidéo et je ne veux pas la voir, juste les descriptions sont suffisant pour comprendre l’horreur … J’ai bien aimé l’intervention de Monsieur Yves Boivert du journal La Presse qu’il y a des limites a montré certaines choses sur vidéo sur le web ne fut que pour le respect de la victime … qui est un ressortissant chinois .. un adulte de 32 ans … sa famille doit être anéanti
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Meurtre et démembrement: on n’a pas le droit de montrer ça

 

Yves Boisvert
La Presse

C’est autre chose qu’un meurtre filmé. C’est un meurtre commis pour être filmé. C’est en cela que ce crime va au-delà de l’horreur d’une manière tout à fait contemporaine. Sans diffusion, il n’a aucun objet. L’assassin a tué et démembré un homme pour le montrer au plus grand nombre.

Un imbécile qui gère un site internet sinistre de «vrais crimes» a accueilli cette vidéo sans broncher la semaine dernière. Et l’a diffusée.

«Je n’avais pas de preuve que la vidéo était véridique et il y avait de nombreuses spéculations selon lesquelles c’était une blague faite par quelqu’un qui a accès à des cadavres, comme un employé de morgue», dit Mark Marek.

Ah, seulement «accès à des cadavres»… Comme s’il était permis de mutiler des cadavres! C’est un crime, jusqu’à nouvel ordre. Alors, si c’est «une blague», c’est quand même un cas de 9-1-1!

Mais maintenant, ce Marek en question, qui habite Edmonton, sait que ce n’est pas «une blague». Il sait que c’est le meurtre d’un être humain «pour de vrai». Va-t-il retirer la vidéo de son site? Pas du tout.

«Si on enlevait la vidéo, ce serait comme de jouer à l’autruche à propos d’un événement réel qui s’est passé dans notre environnement», a-t-il dit à ma collègue Gabrielle Duchaine.

«Est-ce que cela serait une solution à quoi que ce soit? Est-ce que le fait de prétendre que la vidéo n’existe pas rendrait le monde meilleur? Est-ce que le fait de prétendre que Luka n’est pas capable de faire quelque chose d’aussi horrible en ne montrant pas sa vraie nature le rendrait moins dangereux?»

Non, ça rendrait le monde non pas meilleur, juste un peu moins laid.

Plein de choses sont «des événements réels» et on ne les montre pas. La pornographie juvénile est très réelle. La diffuser est un crime, pourtant.

Oui, mais dans le cas de la pornographie juvénile, le crime est la création, la possession ou la diffusion de l’image. Tandis qu’ici, il s’agit de la diffusion d’images d’un meurtre. Le crime, c’est le meurtre, pas l’image.

Distinction oiseuse en 2012. D’abord, ce crime a été commis pour être diffusé. C’est un acte de narcissisme morbide. Le diffuser, c’est non seulement en multiplier l’effet, c’est lui donner son sens. Accomplir l’oeuvre du meurtrier.

C’est très différent d’une photo de police prise après le crime. La vidéo n’est pas le témoignage du meurtre, c’en est la raison d’être.

Faut-il être dépourvu de toute humanité pour laisser voir le démembrement d’un être humain commis par un sadique, sous prétexte que «ça existe» ? Laisser sa famille vivre avec l’idée que ce crime est contemplé partout dans le monde, par des voyeurs morbides, mais sans doute aussi quelques maniaques?

Y a-t-il des moyens juridiques d’empêcher cela? Oui.

Le professeur Pierre Trudel, de l’Université de Montréal, est spécialiste du droit de l’information. La loi américaine dégage les sites du genre de celui de Marek de toute responsabilité – aux États-Unis. Ces sites, qui ne font que mettre en ligne les vidéos envoyées par les usagers, ne sont pas responsables de la diffamation ou des autres illégalités qu’ils contiennent.

Au Québec, par contre, une loi adoptée en 2001 dit que ces sites n’ont pas l’obligation de surveiller, mais que s’ils sont mis au courant d’une dérogation, ils doivent agir et retirer le contenu.

Mais plus directement, le Code criminel interdit la diffusion de matériel obscène. On pense généralement à de la pornographie, mais le matériel touchant à l’horreur, la cruauté et la violence est aussi visé.

Rémy Couture, spécialiste des effets spéciaux, est d’ailleurs présentement accusé d’obscénité pour avoir produit un film d’horreur – ce qui est très contestable dans un contexte artistique.

Mais ici, ce n’est pas de la fiction: c’est pour de vrai.

Quand le crime a été créé, on visait la fiction qui dépasse «le seuil de tolérance de la société canadienne», comme ont dit les tribunaux.

Personne n’imaginait qu’on fabriquerait un jour un meurtre en tant que matériel obscène.

On ne pensait pas qu’un jour quelqu’un serait assez malade pour faire ça. Mais songez que d’autres sont assez malades pour tenter de justifier cette diffusion.

De toute manière, c’est une diffusion criminelle. Mais à la lumière des événements, il est temps de créer un crime spécifique pour la diffusion de crimes par vidéo. Comme on l’a fait avec la pornographie juvénile, crime relativement récent.

Il ne suffit pas de dire aux enfants – et aux autres: ne regarde pas ça. Il faut que ce soit clairement illégal.

On n’a pas le droit de montrer ça.

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