Le Saviez-Vous ► Mer, océan, lac, étang : quelles différences ?


     

    Si vous êtes déjà demandé la différence entre la mer et l’océan ? Qu’est-ce qui qualifie une mare, un lac ou un étang ?
    Nuage

    Mer, océan, lac, étang : quelles différences ?

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Il n’est pas toujours aisé de différencier mer, océan, lac et étang. Même les scientifiques montrent parfois des désaccords quant à ces classifications. Quelques caractéristiques simples de chacune de ces étendues d’eau permettent d’y voir un peu plus clair.

    « Vaste étendue d’eau salée qui couvre une grande partie de la surface du Globe ».

    Les dictionnaires ne font pas toujours la différence entre une mer et un océan. Pourtant, comme il existe des différences entre un fleuve et une rivière, mer et océan présentent des caractéristiques bien définies.

    Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

    Les océans et les mers sont de vastes étendues d’eaux salées. © BrunoBordderr, Pixabay, CC0 Public Domain

      Quelles différences entre un océan, une mer et un lac ?

      Les mers et les océans sont tous les deux de vastes étendues d’eaux salées. Ils peuvent aussi bien être froids que chauds. Et tous les deux peuvent également subir le phénomène de marée. Même s’il est plus marqué du côté des océans.

      Mais trois critères essentiels permettent de distinguer une mer d’un océan :

  • Un océan est plus vaste qu’une mer. Le plus grand des océans de la planète s’étend sur une superficie de près de 180 millions de km2. Le plus petit océan couvre quelque 14 millions de km2. La plus grande mer, la mer d’Arabie, quant à elle, ne mesure qu’environ 3.600.000 km2.

  • Un océan est également nettement plus profond qu’une mer.

  • Un océan entoure un continent et repose sur un plancher basaltique. Une mer, quant à elle, repose sur de la croûte continentale.

      Les lacs, quant à eux, se différencient des océans et des mers essentiellement par le fait qu’ils sont remplis d’eau douce. Ils sont isolés de la mer, alimentés par un cours d’eau et comportent également un cours d’eau émissaire. Pour mériter la désignation de lac, il faut qu’une étendue d’eau soit suffisamment grande et profonde — supérieure à 20 mètres — pour permettre le dépôt de sédiments sur son fond et/ou la stratification thermique des eaux.

      Un étang est généralement moins grand et moins profond qu’un lac et plus grand et plus profond qu’une mare. © Zaimful, Pixabay, CC0 Public Domain

      Un étang est généralement moins grand et moins profond qu’un lac et plus grand et plus profond qu’une mare. © Zaimful, Pixabay, CC0 Public Domain

      Quelles différences entre un lac, un étang et une mare ?

      Contrairement au lac, l’étang est une étendue d’eau, douce ou salée, et surtout peu profonde (entre 5 et 10 mètres). Un étang se forme par accumulation d’une eau non absorbée par un sol trop imperméable. Son alimentation se fait par des sources de faible débit (eaux de pluies, ruissellements, ruisseaux, nappes phréatiques, etc.). L’eau d’un étang est donc stagnante. Et son écosystème est, de fait, bien différent de celui d’un lac.

      Une mare enfin, est de petite taille. Et sa profondeur est inférieure à 2 mètres. Elle peut être naturelle (mare forestière, mare de prairie, etc.) ou anthropique (mare de régulation de collecte d’eau, mare de réserve d’eau pour l’usage domestique, etc.) et elle n’est pas nécessairement pérenne.

      http://www.futura-sciences.com

    Dordogne : un couple condamné à faire taire les grenouilles


    Quand tu restes à la campagne et que tu ne tolères pas les bruits naturels des animaux, mieux vaut déménger en ville. Franchement ! L’être humain empiète sur le terrain des animaux et rien donner en retour ? Quand on est rendu à ne plus tolérer des cris d’enfants qui s’amusent dehors, les chants des oiseaux à l’aube, ou encore les croassements des grenouilles, c’est qu’on est atteint d’une grande intolérance
    Nuage

     

    Dordogne : un couple condamné à faire taire les grenouilles

     

    PAR CHLOÉ DURAND-PARENTI

    Le coassement des grenouilles installées dans leur mare indispose leurs voisins. La justice ordonne la mise à mort du plan d’eau.

     

    Nul n’est censé ignorer la loi, alors sachez-le : le coassement des grenouilles peut être considéré comme du tapage nocturne ! Ces bruyants batraciens peuvent ainsi, s’ils ont élu domicile chez vous, vous valoir une condamnation devant un tribunal. Cette mésaventure vient de survenir à Annie et Michel Pecheras, un couple vivant à Grignols, un petit hameau situé en Dordogne, non loin de Périgueux.

    Leurs voisins, exaspérés par les quelques dizaines de grenouilles installées dans leur mare, ont porté plainte il y a maintenant plusieurs années, exigeant la mise à mort du plan d’eau de 300 mètres carrés. En 2012, statuant en première instance, le tribunal de Périgueux les a déboutés de leur demande, donnant raison aux Pecheras. Seulement voilà : saisie à son tour, la cour d’appel de Bordeaux, elle, n’a pas suivi. Elle a considéré que le chant des rainettes à la saison des amours (qui dure environ deux mois), évalué à 63 décibels par un expert, constituait une réelle nuisance sonore. Elle a condamné Annie et Michel Pécheras à combler leur mare.

    Une mare plus que centenaire

    Le couple est dans l’incompréhension.

    « C’est un endroit très paisible. Moi, je viens me reposer ici une demi-heure tous les soirs », raconte Annie, citée par France Bleu Périgord, les larmes aux yeux à l’idée que ce « petit paradis » puisse disparaître. « On est à la campagne, c’est malheureux de ne pas pouvoir supporter le bruit des animaux », renchérit son mari.

    Selon eux, la mare est inscrite au cadastre du village depuis plus d’un siècle. Aussi le couple envisage-t-il de se pourvoir en cassation, en dépit des importants frais de justice qu’ils ont déjà été contraints d’engager. Tous deux espèrent parvenir à faire reconnaître l’utilité de leur mare.

    « Si les pompiers doivent venir éteindre un feu, c’est le point d’eau le plus proche », argue Michel, qui a également contacté l’association de défense des animaux sauvages pour l’aider à défendre cette « zone humide » menacée.

    http://www.lepoint.fr/