Un manuscrit Mixtèque caché depuis des siècles a été déchiffré


Cela me fait penser au film le « Trésor national » avec Nicolas Cage. Un très vieux document qui en cacherait un autre, mais grâce à technique d’imagerie utilisée pour étudier la couleur des étoiles …
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Un manuscrit Mixtèque caché depuis des siècles a été déchiffré

 

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières

Ce qui est arrivé aux chercheurs d’une bibliothèque d’Oxford, c’est un peu le rêve fou du collectionneur qui s’apercevrait que sous une toile de Monet se cache un Rembrandt.

Ces chercheurs ont en effet réussi à déchiffrer un ancien et rare manuscrit Mixtèque qui se cachait sous le non moins rare codex Selden. Les codex sont les précieux (une vingtaine seulement) livres qui représentent tout l’héritage des civilisations mésoaméricaines: Mayas, Aztèques, Mixtèques, etc. Celui étudié par les chercheurs provient de la région mexicaine d’Oaxaca.

Le codex en question, Selden, date de 1560 environ et a survécu aux autodafés de l’inquisition espagnole. En forme d’accordéon et long, déplié, de cinq mètres, ce recueil de 20 pages est écrit sur du cuir de cerf recouvert d’une sorte d’enduit, le gesso. Un document déjà extrêmement précieux.

Mais dans les années 50, les chercheurs avaient « gratté » l’une des pages et trouvé une forme leur faisant penser que le codex était écrit sur un manuscrit encore plus ancien, rapporte le Guardian.

C’est seulement aujourd’hui que des chercheurs d’Oxford et d’universités néerlandaises ont réussi à reconstituer les pictogrammes et dessins en question, en utilisant une technique d’imagerie hyperspectrale, qui servait à l’origine aux astrophysiciens pour étudier la couleur des étoiles. Cette machine analyse un objet et peut « voir » des choses invisibles à l’oeil nu, effacées ou modifiées, en filtrant les différentes parties du spectre de la lumière.

codex mixteque

Une signification qui reste à trouver

Mais que dit ce manuscrit? Pour l’instant, 7 pages ont été analysées par les chercheurs.

« Ce qui est intéressant, c’est que le texte que nous avons découvert ne correspond pas aux autres anciens manuscrits mixtèques », explique Ludo Snijders, de l’université de Leiden et auteur principal de l’étude.  Notamment, la généalogie semble être unique.

On peut y voir plus de 20 personnages assis ou debout, tous tournés dans la même direction. Si ce genre de scène, dans les codex déjà connus, représente souvent un roi et son conseil, celles découvertes par les chercheurs comportent des hommes et des femmes, ce qui est inhabituel.

D’autres pages montrent des Mixtèques équipés de bâtons et de lances, des femmes aux cheveux rouges ou encore des noms de rivières. Un personnage spécial, grand et équipé d’une corde torsadée et d’un couteau en silex est également souvent présent. Si le nom semble proche d’un personnage important de deux lignées évoqué dans d’autres codex, il faudra des analyses plus poussées pour valider le lien.

C’est l’étape suivante pour les chercheurs: analyser l’ensemble des 20 pages du codex pour découvrir tout ce qui se cache sous l’enduit et mieux comprendre une civilisation complexe qui n’a laissé derrière elle que quelques écrits.

codex mixteque
Une page du codex Selden

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Le plus vieux papyrus exposé au Caire


Une pièce intéressante exposée au musée en Égypte, un vieux papyrus datant plus de 4 mille ans. Il est inscrit les détails sur la vie des ouvriers qui ont construit une pyramide, allant du lieu pour prendre les blocs, les portions pour la nourriture …
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Le plus vieux papyrus exposé au Caire

 

Le plus vieux papyrus découvert exposé au musée du Caire.

Le plus vieux papyrus découvert exposé au musée du Caire.   PHOTO : MOHAMED ABD EL GHANY / REUTER

Le plus vieux texte écrit sur papyrus est exposé pour la première fois, pour deux semaines, au musée du Caire, en Égypte.

Le papyrus date de 4500 ans et dépeint le travail des ouvriers lors de la construction de la pyramide du pharaon Khéops, la plus haute sur le plateau de Gizeh.

Il a été retrouvé en 2013 dans la région de Ouadi el-Jarf, sur la mer Rouge, par une équipe d’archéologues français et égyptiens.

Le manuscrit jette un peu de lumière sur la lVe dynastie, époque pharaonique méconnue.

Le papyrus « rapporte le quotidien et le mode de vie des ouvriers du port », selon le communiqué du ministère des Antiquités.

Il mentionne des ouvriers qui transportent des blocs de calcaire des carrières de Torah, sur la rive est du Nil, vers la pyramide de Khéops.

Sayed Mahfouz, un des archéologues de l’équipe franco-égyptienne à l’origine de cette découverte, a précisé que le papyrus a été retrouvé en morceaux, « il y a plus de 1000 pièces »,

Une des pièces fait état de la distribution des portions de nourriture parmi les ouvriers. Des hiéroglyphes indiquent le nombre de moutons utilisés.

Vitrine du musée du Caire avec des éléments du plus vieux papyrus découvert en Égypte

Vitrine du musée du Caire avec des éléments du plus vieux papyrus découvert en Égypte   PHOTO : MOHAMED ABD EL GHANY / REUTER

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Des textes de la Bible pourraient être plus vieux que ce que l’ont croyait


Il semble qu’on parle de l’Ancien testament vue que ces manuscrits datent avant JC. Cependant, j’aimerais bien voir les différences entre hier et aujourd’hui sur ces écrits, car je ne crois pas que la Bible d’aujourd’hui, soit tout a fait la même qu’il y a 2 mille ans
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Des textes de la Bible pourraient être plus vieux que ce que l’ont croyait

 

Des lettres inscrites sur de la poterie ont... (PHOTO DAN BALITY, ASSOCIATED PRESS)

Des lettres inscrites sur de la poterie ont été découvertes lors d’une fouille dans une ancienne forteresse à Arad, en Israël.

PHOTO DAN BALITY, ASSOCIATED PRESS

Associated Press
JÉRUSALEM

Des mathématiciens et des archéologues israéliens affirment qu’ils ont trouvé des preuves suggérant que des textes bibliques clés pourraient avoir été écrits plus tôt que certains universitaires le croient.

À l’aide de technologies d’analyse d’écriture comparables à celles utilisées par les agences de services secrets et les banques pour analyser les signatures, une équipe de recherche de l’Université de Tel-Aviv a déterminé qu’un célèbre ensemble d’inscriptions anciennes en hébreu, qui daterait d’environ 600 avant Jésus-Christ (av. J.-C.), a été rédigé par au moins six auteurs différents.

Même si les inscriptions ne sont pas de la bible hébraïque, leur découverte suggère une alphabétisation répandue en Judée à cette époque, ce qui pourrait soutenir la théorie de la composition d’ouvrages bibliques au même moment.

La découverte, dévoilée lundi par The Proceedings of the National Academy of Sciences, une revue scientifique américaine, contribue à un débat de longue date sur le moment où les textes bibliques ont commencé à être compilés pour la première fois : est-ce que cela a eu lieu avant ou après le siège de Babylone et la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C. et l’exil de ses habitants vers Babylone?

Au cours des dernières années, plusieurs chercheurs ont attribué la composition d’un groupe de textes bibliques, du Livre de Josué au second Livre des Rois, à la période suivant le siège, selon l’archéologue israélien Israël Finkelstein, qui a participé à l’étude. Cette théorie veut que les textes bibliques aient été écrits comme résultat de l’exil à Babylone, quand leurs rédacteurs ont commencé à réfléchir à leur passé, et ont couché leur histoire sur du parchemin.

L’équipe – composée d’étudiants au doctorat en mathématiques appliquées, de professeurs de mathématiques, d’archéologues et d’un physicien – a examiné 16 inscriptions à l’encre sur des morceaux de céramique découverts sur le site d’une ancienne forteresse militaire à Arad, dans le sud d’Israël.

Ils ont utilisé de l’imagerie multispectrale pour reconstituer des lettres hébraïques qui ont été partiellement effacées avec le passage du temps, et ont ensuite utilisé un algorithme informatique pour analyser les écritures pour relever des différences dans la méthode d’écriture.

Vaste maîtrise de l’écriture

Les inscriptions ne sont pas des textes bibliques. Elles détaillent plutôt les mouvements des troupes et les dépenses pour des provisions indiquant que des personnes à différents niveaux de la chaîne de commande militaire étaient capables d’écrire.

Le ton des écritures, qui suggère qu’elles n’étaient pas rédigées par des scribes professionnels, combiné à la localisation éloignée de la forteresse, indique une vaste maîtrise de l’écriture à l’époque.

Un haut niveau de littératie soutiendrait l’idée que les textes bibliques auraient déjà été écrits à cette époque.

L’on croit que les manuscrits de la mer Morte, la plus ancienne collection de textes bibliques, auraient été écrits des siècles plus tard.

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Le Saviez-Vous ► Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz»


Le génocide juif est certainement l’un des plus connu du 20 ème siècle avec la terreur exercée par Adolf Hitler durant plusieurs années, mais ce n’est pas ce génocide qui a fait plus de victimes … Cependant, c’est probablement le plus détaillé et souligné d’année en année.
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Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz»

 

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum.

Nicholas Chare et Dominic Williams

Certains membres des Sonderkommandos, les unités spéciales d’Auschwitz chargées de brûler les cadavres, ont réussi à laisser un témoignage des atrocités que les nazis leur faisaient commettre.

Ce que l’on appelle les «Rouleaux d’Auschwitz» sont plusieurs documents de différentes natures, réalisés par des membres du Sonderkommando, ou unité spéciale, un groupe de prisonniers principalement juifs obligés de travailler dans les crématoriums d’Auschwitz-Birkenau. (Les Rouleaux ont inspiré le film Le fils de Saul, Grand Prix du dernier Festival de Cannes et qui vient d’être nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.)

Ces écrits furent enfouis dans le sol des crématoires en 1944. Entre 1945 et 1980, huit cachettes de documents de cinq auteurs identifiés ont été découvertes, la plupart du temps par hasard; peu de ceux qui en connaissaient l’existence avaient survécu. Comme le montre notre ouvrage publié récemment, Matters of Testimony: Interpreting the Scrolls of Auschwitz, les documents enterrés à Auschwitz permettent de voir sous un angle nouveau et primordial le Sonderkommando et les témoignages de la Shoah.

Les récits des survivants du Sonderkommando d’Auschwitz sont principalement des réactions d’horreur et d’incompréhension face à leur abjecte situation. Les gardes étaient souvent décrits comme des brutes avinées, qui avaient trahi leurs coreligionnaires juifs en échange d’un sursis de quelques mois. Les auteurs les plus compréhensifs les présentaient quand même comme des hommes traumatisés et dépourvus d’émotions, et les survivants de l’unité spéciale eux-mêmes racontèrent souvent qu’ils n’avaient été capables de supporter leur sort qu’en abandonnant toute vie intérieure. Les Rouleaux d’Auschwitz nous offrent la possibilité d’entendre les vraies voix de membres des Sonderkommandos, depuis ce qu’ils décrivaient eux-mêmes comme le cœur de l’enfer. Loin des automates qu’en a fait la légende, on peut ici les voir comme des humains, qui pensent et qui ressentent.

Il est communément admis aujourd’hui que la Shoah est impossible à représenter. Les tentatives de représentation sont toujours accusées d’être des trahisons des expériences des victimes. Les Rouleaux nous montrent que certaines de ces victimes, pendant qu’elles le vivaient, ont fait tout leur possible pour faire savoir ce dont elles étaient les témoins.

Ces extraits donnent une idée de l’éventail d’écrits que produisit le Sonderkommando.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Emplacement du Crématorium III, à l’arrière du camp de Birkenau. Presque tous les manuscrits qui ont été découverts étaient enfouis ici. Ceux dont on sait précisément où ils ont été retrouvés étaient tous à gauche des ruines, sur la photo. Les SS ont fait sauter les bâtiments des crématoires avant l’évacuation du camp, en janvier 1945.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Liste en polonais écrite au crayon. Cette liste rend compte du nombre de gens tués dans les crématoires pendant le mois d’octobre 1944. La liste fait état de la date, du nombre de personnes tuées, s’il s’agissait d’hommes («m.»), de femmes («kob.») ou d’enfants («dzieci»); du lieu d’où ils venaient et du crématorium dans lequel ils étaient tués. Le Sonderkommando appliquait un système de numérotation différent de celui qui est utilisé aujourd’hui par le musée d’Auschwitz: «Kr. 1» est aujourd’hui appelé Crématorium II, et ainsi de suite. Le Crématorium IV (Kr. 3 dans le système de la liste) n’est pas mentionné car il avait brûlé pendant la révolte du 7 octobre 1944. Les 460 membres du Sonderkommando fusillés après la révolte sont mentionnés sur le côté droit de la page.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Détail d’une page extraite de La Déportation, texte écrit en yiddish par Leyb Langfus, le dayan (juge religieux) de Maków Mazowiecki, une petite ville au nord de Varsovie. Ce texte, qui remplit presque tout un cahier, raconte l’histoire de la déportation des Juifs du ghetto de Maków jusqu’à Auschwitz en décembre 1942. La plupart d’entre eux furent gazés à leur arrivée, mais Langfus fut désigné pour participer au Sonderkommando. Il a certainement écrit l’intégralité de ce récit après, à Birkenau. Langfus décrit de façon implacable la peur et les souffrances endurées, notamment la mort de sa femme et de son fils. Il prend également le temps d’organiser son récit en chapitres. Cet acte simple indique qu’il avait réfléchi à la manière d’organiser ces événements accablants et de les communiquer à un futur lectorat. L’encre de l’autre côté de la feuille a bavé au contact de l’eau et traversé le papier, mais la page est à peu près lisible. En haut de la page, il dit qu’il se sent écrasé de désespoir d’être incapable de protéger son fils. On distingue le titre du chapitre 4 («Fourbe supercherie») au milieu de l’image; il y explique comment les Allemands ont trompé les Juifs de Maków en leur faisant croire qu’ils allaient dans un camp de travail.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

Page du manuscrit de Zalman Lewental, rédigée en yiddish. Originaire de la ville de Ciechanów, au nord-ouest de Varsovie, Lewental fut déporté à Auschwitz fin 1942 et affecté au Sonderkommando en janvier 1943. On lui doit la description la plus détaillée du Sonderkommando, notamment le projet de révolte du groupe et sa réalisation, très loin de ce qui avait été prévu. Le manuscrit a été très abîmé par l’eau et les pages ont été séparées et mélangées lors d’une tentative de les sauvegarder. On ne possède aucune trace de leur ordre d’origine. Notre livre propose une reconstitution de cet ordre en se basant sur un fait simple mais négligé (et parfois difficile à voir): Lewental avait numéroté ses pages. Cet ordre montre qu’il n’a pas rédigé son récit de manière chronologique mais plutôt qu’après avoir fini d’écrire sur la révolte, il s’est mis à consigner d’autres histoires racontant comment les gens étaient arrivés à Auschwitz. Cette page (la plus ancienne, chronologiquement) parle d’événements qui se sont déroulés en 1939. En haut, on peut lire une bribe de ce qui semble être un titre. Le numéro de la page, 93, est visible dans le coin en haut à gauche. Cela laisse à penser que l’acte de résistance du Sonderkommando fut ce qui poussa Lewental à écrire, et qu’une fois cela fait, il continua à rédiger d’autres histoires, comme pour continuer à résister.

Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum

La deuxième page du manuscrit de Marcel Nadjary, écrit en grec. Il s’agit du dernier des manuscrits des Sonderkommandos à avoir été découvert en 1980; parmi les autres pages, certaines ne comportent que des bribes de phrases déchiffrables, et d’autres sont complètement illisibles. Nadjary, Juif grec de Salonique, prit part à la résistance contre l’occupation allemande avant d’être capturé et déporté à Auschwitz où il arriva en avril 1944. Son récit est très différent des manuscrits mentionnés plus haut. Il s’agit d’une lettre à des destinataires qu’il nomme, laissés derrière lui en Grèce. Il montre un patriotisme farouche, illustré par des majuscules lorsqu’apparaît le mot «Grèce.»Contrairement à Langfus et à Lewental, des Juifs polonais dont l’univers entier avait été détruit, Nadjary a de l’espoir pour l’avenir de la Grèce, faute d’en avoir pour sa propre survie. Il fut l’un des rares survivants du Sonderkommando mais il mourut avant que sa lettre ne soit découverte. Même le peu de ce qui est déchiffrable dans son texte nous permet de vraiment appréhender la variété des origines des membres du Sonderkommando, qui était composé de Juifs de nombreuses nationalités différentes.

Nicholas Chare et Dominic Williams

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Le Saviez-Vous ► Alde Manuce, imprimeur vénitien du XVIe siècle, a été le Steve Jobs de la Renaissance


Les débuts de la création des livres a suivi une route de changement pour rendre plus accessible à tous ceux qui savaient lire à la fin du XVe siècle, est semblable aux changements des journaux et livres en papiers via la tablette, le téléphone
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Alde Manuce, imprimeur vénitien du XVIe siècle, a été le Steve Jobs de la Renaissance

 

Les Odes d'Horace imprimées par Alde Manuce | via Wikimedia Commons (domaine public)

Les Odes d’Horace imprimées par Alde Manuce | via Wikimedia Commons (domaine public)

Nonfiction et Catherine Kikuchi

L’in-octavo, «livre de poche» de la Renaissance, a révolutionné les modes de lecture et d’écriture: on pouvait finalement emporter les livres au boulot… Événement tout aussi révolutionnaire que le passage au numérique.

En février 1455 était achevée la Bible de Gutenberg, le premier livre imprimé avec des caractères amovibles. Soixante ans après, en février 1515, mourait Alde Manuce, un des plus grands imprimeurs de la Renaissance. Au cours de cette période, l’imprimerie avait été implantée partout en Europe; on trouvait des livres produits par cette méthode dans toutes les villes, dans toutes les cours. Si certains intellectuels de la fin du XVe siècle ont été réticents à accepter la nouvelle technologie, la plupart l’ont accueillie comme un don de Dieu qui permettait la large diffusion des lettres et des connaissances.

Peut-être est-il nécessaire de se rappeler ces grandes figures du développement de l’imprimerie à une époque où le livre perd de son importance face à de nouveaux modes de lecture. Il ne s’agit certainement pas de le déplorer –ce site montre tous les usages féconds que l’on peut faire du numérique pour la diffusion de l’écrit!– mais davantage de se rappeler les évolutions dont le numérique lui-même est tributaire.

Alde Manuce, imprimeur élitiste

Alde Manuce, imprimeur et éditeur vénitien de la fin du XVe siècle, vivait lui aussi une époque de changements. Ce n’était pas un génie isolé, mais quelqu’un qui a su s’entourer des bonnes personnes pour faire fonctionner son entreprise éditoriale: l’édition et la diffusion des classiques grecs et latins. Alde était un humaniste avant toute chose, c’est-à-dire quelqu’un qui croyait au renouveau des lettres antiques et aux leçons que les hommes devaient en tirer. L’imprimerie était pour lui l’instrument par excellence de cette renaissance.

Pourtant, ce n’était pas un révolutionnaire. Les livres d’Alde étaient assez chers par rapport aux autres livres imprimés; ils étaient destinés à un public de connaisseurs lisant les classiques dans leur langue originale; il ne s’encombrait pas de production populaire ou de diffusion courante. Non, lui, ce qu’il voulait diffuser, c’était Aristote en grec, Ovide, Platon, ou des œuvres italiennes contemporaines hermétiques. Il a certainement fait beaucoup pour la diffusion des lettres dans une certaine élite intellectuelle européenne; mais en cela, il ne faisait finalement qu’exploiter une invention qui servait ses idéaux, sans la modifier en profondeur.

L’invention du «livre de poche» médiéval 

C’est dans le support même qu’il a réussi à innover. Les imprimeurs souffraient dans les premières années d’un sérieux complexe d’infériorité par rapport aux copistes: les manuscrits étaient des objets de luxe, personnalisés, avec des reliures et des enluminures qui en faisaient des œuvres d’art autant que des objets de savoir; les imprimés par contre étaient souvent perçus comme une production de masse bas-de-gamme, que certains collectionneurs méprisaient. C’est pourquoi les premiers livres imprimés ont cherché à copier le modèle manuscrit pour devenir des sortes de «manuscrits imprimés»: la mise en page était la même, les caractères étaient copiés d’écritures manuscrites, on laissait de la place pour des miniatures,… Or, Alde est l’un des premiers à avoir adopté des modèles de livres qui s’adaptent véritablement à l’imprimé, sans vouloir à tout prix copier les modèles existants. Il a produit de façon systématique de petits formats, les in-octavo, précurseurs des «Folio» ou «Livre de poche» actuels; il a adapté l’écriture à ces nouveaux formats; la mise en page était bien plus aérée… Tout était fait pour faciliter l’utilisation et la lecture

Finalement, l’’idée était de faire du livre imprimé un outil d’étude courant pour les lettrés qui les achetaient; cette évolution était rendue possible par la baisse significative de prix par rapport au livre manuscrit: l’imprimé restait un objet cher, mais ce n’était plus un objet de luxe, apanage seulement des plus riches. Les petits formats étaient destinés à un public d’administrateurs, qui ne pouvaient pas rester toute la journée dans le secret de leur propre cabinet, et devaient donc pouvoir transporter leurs livres, afin de méditer sur Platon entre deux écritures de chancellerie. Les caractères comme la mise en page ont dû s’adapter à ce nouveau format. De plus, la mise en page aérée permettait toujours la prise de note dans les marges et donc la personnalisation de ces volumes: des livres humanistes créés par un imprimeur humaniste, qui comprenait les besoins de ce nouveau marché.

Aujourd’hui, le numérique 

Repensons à la manière dont l’écriture s’est adaptée au numérique. Au début, les journaux ont cherché à rendre la lecture de leurs articles sur internet le plus proche possible d’une lecture «papier»; les numéros sont toujours disponibles en version pdf pour les lire comme si on l’avait entre nos mains; les liseuses également cherchent à reproduire l’expérience du livre traditionnel. Pourtant de nouveaux modes d’édition électronique apparaissent progressivement: on adapte la mise en page, on utilise des renvois, des liens hypertextes pour exploiter les possibilités d’internet… les habitudes de lecture et d’écriture s’adaptent. Les textes mis en ligne ou en format numérique ne sont plus de simples copies des pages imprimées. On ne lit plus son journal en prenant son café au petit-déjeuner, mais dans le métro; les éditeurs doivent donc s’adapter à une lecture plus rapide, une lecture sur des écrans d’ordinateur, de tablettes ou de téléphones portables, avec des écrans petits et tactiles. Tous ces changements qui nous rappellent singulièrement les changements progressifs des premiers temps de l’imprimerie.

Nouveau support, nouvelle manière de lire (et d’écrire)

La notoriété d’Alde Manuce en tant qu’humaniste et en tant qu’éditeur lui a permis de généraliser les changements de format, d’écriture et de mise en page qui lui semblaient les plus aptes à aider l’étude des lettrés de son temps. Il a de fait étendu certaines habitudes à l’ensemble de l’industrie du livre, en exploitant les transformations techniques et technologiques de son temps.

Bien sûr, tout ne s’est pas fait en un jour. Il restait des personnes attachées au manuscrit, comme il reste toujours des personnes aujourd’hui attachées au livre «papier». Il ne s’agit pas d’effacer l’un au profit de l’autre, mais de lire les uns à la lumière des autres.

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Comment faire revivre une langue qui n’était plus parlée depuis un siècle?


Je trouve important de garder sa langue parlée pour son histoire, ses légendes, sa médecine naturelle, sa science. Les Premières Nations en Amérique ont perdu beaucoup en apprenant souvent par la force, la langue des colons. Aujourd’hui, certaines tribut cherche leurs racines dans des manuscrits pour réapprendre leur langue maternelle. On a bien étudié la langue des civilisations disparues, pourquoi pas celle des amérindiens
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Comment faire revivre une langue qui n’était plus parlée depuis un siècle?

 

Extrait du dictionnaire MS 67.

Extrait du dictionnaire MS 67. Photo :  Archives du Séminaire de Québec

Un texte de Madeleine Blais-Morin

Depuis cet automne, à Wendake, tout près de Québec, on enseigne le huron-wendat dans un centre de la petite enfance. C’est la dernière initiative d’une aventure qui a commencé il y a des années. Pour redécouvrir cette langue, il a fallu fouiller dans des manuscrits du 17e et du 18e siècle écrits par des missionnaires.

Les enfants de 4 ans du Centre de la petite enfance Orak savent compter jusqu’à 10 en huron-wendat. Ça peut sembler peu, mais dans la communauté de Wendake, c’est un exploit qui cache des années d’effort, d’acharnement. Il a fallu redécouvrir cette langue entrée en hibernation au début des années 1900.

Comme tous les autres membres de la communauté, Marcel Godbout, un agent culturel au Conseil de la Nation huronne-wendate, ne parlait pas le wendat, enfant. Il sentait qu’il lui manquait quelque chose.

« Ça représente notre identité et qui nous sommes. Pour moi, c’était essentiel de tenter, par différents projets, de reparler à nouveau notre langue qui était endormie pendant une centaine d’années. »

Les manuscrits des missionnaires

Mais comment ranimer une langue qui n’avait plus aucun locuteur?

Megan Lukaniec, une linguiste, épluche depuis près de 10 ans des grammaires et des dictionnaires écrits par des jésuites et un frère récollet aux 17e et 18e siècles.

Selon elle, c’est en quelque sorte une ironie de l’histoire.

« Les jésuites n’avaient probablement pas prévu cette utilisation de ces documents-là. Mais ce processus de revitalisation linguistique, c’est aussi un processus de réappropriation. Donc, on se réapproprie les outils des jésuites pour faire revivre la langue. »

Megan Lukaniec croit qu’elle est probablement celle qui a le plus consulté ces manuscrits. Américaine, de descendance wendate, elle poursuit ainsi sa thèse de doctorat, mais surtout une mission.

« Moi, je m’attendais à venir ici pendant un an pour faire un peu un travail sur la langue, mais en voyant l’ampleur du travail à faire, puis aussi tout ce que la langue pourrait nous dire sur notre culture, notre peuple et l’histoire de notre peuple, je ne pouvais pas arrêter. »

Elle cite en exemple les simples termes de parenté qui sont porteurs de culture. Les relations doivent être spécifiées, explique-t-elle, en parlant d’abord de la personne la plus âgée. Il est donc impossible de dire en wendat : « Je suis ta fille. » Il faut plutôt dire : « Tu es mère à moi. » Selon Megan Lukaniec, c’est une preuve de respect qui est encodée dans la langue.

Des réalités bien différentes ailleurs

Si, à Wendake, on tente de faire revivre la langue, ailleurs dans d’autres communautés, des langues sont encore parlées, mais pas moins menacées, selon Lise Bastien, la directrice générale du Conseil en éducation des Premières Nations, auquel sont associées 22 communautés autochtones du Québec.

« C’est le message qu’on lance depuis plusieurs années : ça ne prend que deux ou trois générations pour qu’une langue soit vraiment en péril. C’est très court. »— Lise Bastien, directrice générale du Conseil en éducation des Premières Nations

Des langues sont enseignées dans les écoles de plusieurs communautés au Québec. Mais, selon Lise Bastien, le niveau de locution est très variable et les ressources clairement insuffisantes.

« Je sais que les gens sont tannés d’entendre parler d’argent. Par contre, que ce soit pour le fait français ou anglais ou toutes les langues du monde, quand on se donne des moyens pour la survie de notre langue, qui est un marqueur identitaire important, ça prend des ressources financières. »

Des préoccupations qui sont bien loin des enfants du Centre de la petite enfance Orak, à Wendake. C’est tout naturellement que des mots en wendat s’insèrent dans leur vocabulaire.

Ce ne sont que quelques petits mots. Mais, dans la communauté, ils sont porteurs d’un grand espoir.

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Un papyrus de l’Évangile en vente sur eBay sauvé par un chercheur


Drôle d’endroit pour trouver un manuscrit ancien surtout qu’à l’origine, il aurait dû être offert en don à des scientifiques. J’aurais bien aimé savoir ce que dit ce bout de texte, voir les différences avec le texte actuel, surtout qu’il date de plus de 200 ans après J.C
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Un papyrus de l’Évangile en vente sur eBay sauvé par un chercheur

 

INSOLITE – L’histoire du docteur Geoffrey Smith, c’est un peu celle d’un Indiana Jones « 2.0 ». Spécialiste de l’histoire du christianisme (et tout particulièrement des débuts de la religion) à l’université du Texas, ce dernier a remarqué sur eBay une étrange enchère en janvier dernier, rapporte le New York Times. Un papyrus grec de l’Evangile selon Saint-Jean était effectivement en vente au prix initial de 99 dollars.

« Je ne pensais pas que ce type de vente ne pouvait être autorisé sur ce site », explique le chercheur cité le New York Times, qui a donc contacté directement le vendeur l’exhortant de mettre fin aux enchères sur le champ.

 Demande entendue puisque le vendeur en question a mis fin à la vente, laissant ainsi Geoffrey Smith étudier ce fragment de papyrus.

Le chercheur date ce document entre 250 et 350 après Jésus-Christ et indique que sa taille correspond à peu-près à celle d’une carte de crédit. Sur un côté, sont inscrites six lignes de l’Évangile selon Saint-Jean alors que sur l’autre face apparaît un texte d’inspiration chrétienne non encore identifié. Rédigé en grec ancien, ce papyrus pourrait être d’une très grande importance pour le monde de la recherche. En effet, si toutes les hypothèses de Geoffrey Smith se confirment, ce serait la première fois qu’un texte issu du Nouveau Testament serait retrouvé sur un fragment issu d’un rouleau de papyrus (à l’inverse d’un codex qui était d’usage à l’époque).

Trafic de manuscrits

Reste que Geoffrey Smith ne digère pas vraiment l’idée d’être tombé sur un tel document en surfant sur eBay.

« Le fait que ce document ait émergé sur Internet en dit long sur la réalité du trafic de manuscrits et d’antiquités« , a-t-il déploré pointant le manque de surveillance de la part des sites concernés dans ce domaine.

Surtout que nous ne parlons pas là d’un timbre rare où autres objets pouvant être prisés des collectionneurs. Les textes bibliques en grec ancien figurent tout simplement parmi les plus anciennes traces de l’écriture chrétienne.

Dès lors, une question se pose. Comment un tel document a-t-il pu se retrouver sur eBay et pour des enchères dont le prix de départ a été fixé à 99 malheureux dollars ? Il se pourrait que ce fragment ait appartenu à Harold R. Willoughby, ancien spécialiste du christianisme décédée en 1962. Le vendeur est un parent de cet ancien professeur et a expliqué avoir trouvé ce papyrus dans de vieilles affaires de famille… Geoffrey Smith lui a donc demandé de faire don de ce papyrus à la communauté scientifique. Ce que l’intéressé n’a visiblement pas encore fait.

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EGYPTE. Le mystère du parchemin de 4000 ans


Un parchemin de 5 mètres de l’ancienne Égypte vient d’être trouvé sur les étagères du musée du Caire. C’est bien de faire l’inventaire pour dépoussiérer certains trésors.
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EGYPTE. Le mystère du parchemin de 4000 ans

 

 

Le musée égyptien du Caire où a été trouvé le manuscrit de 4000 ans. © Keribar / SIPA

Le musée égyptien du Caire où a été trouvé le manuscrit de 4000 ans. © Keribar / SIPA

Au royaume des papyrus, un exceptionnel parchemin (document sur peau d’animal) de 4000 ans, a été récemment découvert au Caire, en Egypte.

HIÉROGLYPHES. Le musée du Caire continue d’exhumer des trésors inédits ! Un rouleau de parchemin d’environ 2,5 mètres de long, entièrement recouvert sur ses deux faces de délicats hiéroglyphes et d’illustrations colorées, vient ainsi d’être retrouvé sur une étagère poussiéreuse par l’archéologue Wael el-Sherbiny, associé à l’université de Louvain (Belgique). Ce texte d’une longueur totale de 5 m, vieux de 4000 ans, figurait parmi des centaines de fragments de papyrus et manuscrits antiques. Son existence a été révélée lors du dernier Congrès International d’Egyptologie qui s’est tenu à Florence (Italie) en août 2015. Il s’agirait du plus ancien et plus long manuscrit sur cuir jamais trouvé en Egypte.

Ce document exceptionnel, décoré de divinités et d’entités surnaturelles aux puissants pouvoirs magiques, remonterait au début du Moyen Empire (2000 avant J.C. à 1780 av. J.C.). Soit 1000 ans avant ce qui était considéré comme la plus ancienne œuvre littéraire laissée par les anciens Egyptiens du début du Nouvel Empire (1500 av. J.C.) : le Livre des Morts (lire encadré). Selon l’égyptologue, la provenance du document, qui aurait été présent dans les collections du musée du Caire depuis 70 ans, n’a pu être précisément établie. Il semble toutefois qu’il ait été acheté à un marchand d’antiquité local par l’Institut Français d’Archéologie Orientale aux alentours de la Première guerre mondiale, avant d’être remis au musée Egyptien du Caire, juste avant le déclenchement du second conflit mondial.

« Ensuite, il est complètement tombé dans l’oubli », précise le chercheur.

Wael el-Sherbiny s’est donc retrouvé face à un véritable puzzle, le rouleau de cuir ayant été retrouvé fragmenté. Spécialiste des religions anciennes, il a cependant pu reconstituer l’ordre du document grâce à sa connaissance approfondie des textes sacrés anciens retrouvés à l’intérieur de certains sarcophages. Plusieurs des illustrations ornant ce parchemin n’ont d’ailleurs jamais été vues jusque-là.

« Le rouleau comporte une version étendue d’une composition qui était parfois reproduite sur certains sarcophages du Moyen Empire (dès 2000 av. J.C) appelé ‘Le Livre des Deux Chemins’, explique l’égyptologue français Pascal Vernus, ancien directeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE). (Lire Sciences et Avenir n° 821- juillet 2015). Elle était mise en œuvre dans l’arsenal touffu qui visait à assurer au mort la possibilité de revivre dans l’Au-delà ».

Le Livre des Deux Chemins, un texte très obscur, serait ainsi une gigantesque « carte » répertoriant les différents lieux de l’au-delà, avec ses dangers, ses gardiens et la liste des formules magiques à prononcer pour franchir toutes les épreuves le long du trajet. Les deux chemins étant deux routes, -une inférieure, peinte en noir, et une supérieure, en bleu- parcourant l’au-delà.

Seuls six autres manuscrits du même type seraient parvenus jusqu’à nous, mais uniquement sous forme de papyrus et non de parchemin. Les rouleaux de cuir, pourtant bien connus comme support dans l’Egypte pharaonique, sont en effet plus fragiles que les documents végétaux conservés dans les sables du désert grâce au climat sec. Le texte de cet inestimable rouleau, essentiel pour mieux comprendre les croyances funéraires des Egyptiens aux époques anciennes, devrait être prochainement publié dans son intégralité.

Un extrait du Livre des morts, conservé au Louvre. © Sipa

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Le Livre des Morts

Dans la civilisation égyptienne, la survie dans l’au-delà est une préoccupation majeure. Le Livre des morts, apparu à la fin de la 17e dynastie (1630 av.JC- 1539 av.J.C) et qui persistera jusqu’à l’époque romaine, est une collection de recettes magiques emportées par le mort dans sa tombe pour lui permettre d’affronter tous les dangers de l’au-delà et vivre éternellement. De composition très hétérogène, ce précis de survie comprend des formules héritées des Textes des pyramides (2350 a.J.C- 2321 av.J.C). Ce recueil de formules magiques copié sur papyrus était déposé près du défunt et destiné à l’aider à sortir d’une manière ou d’une autre de la chambre funéraire. C’est le savant Richard Lepsius (1810-1884), qui en traduisant une version tardive de ces textes, a baptisé Livre des morts celui dont le nom véritable est « Formules pour sortir le jour » (lire Sciences et Avenir n°649, 2001 « Les Livres secrets de l’Immortalité »).

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Un message dans une bouteille vieux de 108 ans


Ce n’est pas la première fois que l’on trouve des bouteilles à la mer, qui flottaient depuis des décennies, mais cette bouteille est vraiment particulière. En fait, elle fait partie d’un lot qui avait été mit en mer pour des expériences marines, il y a plus d’un siècle
Nuage

 

Un message dans une bouteille vieux de 108 ans

 

Un message dans une bouteille vieux de 108 ans

La bouteille, à gauche, et l’auteur du message qu’elle contenait, à droite.Capture d’écran Gentside

Retrouver une bouteille à la mer est déjà en soi particulièrement excitant, mais lorsque le message qu’elle contient s’avère être parmi les plus vieux en son genre, la découverte devient historique. L’incroyable trouvaille a été réalisée par un couple, sur une plage de l’île allemande d’Amrun, en mer du Nord.

Marianne Winkler et son mari étaient venus y passer des vacances au mois d’avril et auront emporté avec eux ce fantastique souvenir. Selon leTelegraph, la découverte n’a été relayée que très récemment car la femme, «intimidée par l’impact médiatique», a mis un certain temps avant de se confier aux journalistes.

DES INSTRUCTIONS À SUIVRE

À l’intérieur de la bouteille, un morceau de papier contenait les instructions suivantes: «Casser».

«Mon mari Horst et moi-même avons soigneusement essayé de récupérer le message en le faisant passer à travers le goulot, mais c’était impossible. Nous avons donc dû faire comme il était indiqué,» a raconté Marianne Winklern.

Le couple a trouvé un manuscrit écrit en anglais, allemand et néerlandais, demandant aux personnes ayant découvert la bouteille de la retourner à l’association de biologie marine (MBA) de Plymouth, moyennant un shilling de récompense, soit environ 0,11 $ CAD.

«Nous avons suivi les instructions, et l’histoire a suivi son cours,» a expliqué l’auteure de la découverte.

Le couple a pris soin d’envoyer le message dans une enveloppe de manière à ne pas l’endommager.

UN VASTE PROJET ÉTUDE SUR LES COURANTS SOUS-MARINS

Quelques jours plus tard, l’Association britannique de biologie marine a pris connaissance de l’incroyable découverte. L’institution a rapidement identifié la nature du manuscrit. Celui-ci avait été écrit il y a plus d’un siècle dans le cadre d’une étude des courants sous-marins.

Au total, 1020 bouteilles de ce genre auraient été jetées en mer du Nord dans cet objectif entre 1904 et 1906.

À la tête du projet: George Parker Bidder, célèbre biologiste marin britannique qui a ensuite assumé le rôle de président de l’association entre 1939 et 1945.

Les bouteilles ont été spécialement conçues pour flotter juste au-dessus du fond de la mer, de sorte qu’elles puissent être transportées par les courants sous la surface.

«Nous pensons que celle-ci fait partie de l’un des derniers lots envoyés en 1906, de sorte qu’elle daterait de 108 ans», a déclaré Guy Baker, directeur de la communication à la MBA.

Selon lui, il pourrait s’agir du plus vieux manuscrit jamais trouvé dans une bouteille jetée à la mer.

«Nous attendons la confirmation du Livre Guinness des records», a-t-il ajouté.

En attendant, l’association a tenu à récompenser symboliquement Marianne Winkler et son mari en leur offrant comme convenu… Un ancien shilling!

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L’une des «plus vieilles» versions du Coran découverte au Royaume-Uni


Il y a des trésors qui se cachent dans les grandes bibliothèques qu’on ne se douterait même pas. Quand enfin, on met la main dessus, il s’avère que ce sont des manuscrits qui ont fait l’Histoire
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L’une des «plus vieilles» versions du Coran découverte au Royaume-Uni

 

Des versets des chapitres ou sourates 18 à 20,... (PHOTO FRANK AUGSTEIN, AP)

Des versets des chapitres ou sourates 18 à 20, écrits à l’encre en hijazi, un style calligraphique arabe ancien, sont reproduits dans ce manuscrit.

PHOTO FRANK AUGSTEIN, AP

Une des plus anciennes versions manuscrites du Coran, possiblement la plus vieille, qui remonterait à la fin du VIe siècle ou au début du VIIe, a été découverte dans la bibliothèque de l’Université de Birmingham, a annoncé celle-ci mercredi.

Les feuillets manuscrits étaient conservés depuis près d'un... (PHOTO FRANK AUGSTEIN, AP) - image 1.0 

Les feuillets manuscrits étaient conservés depuis près d’un siècle au sein d’une collection de livres et de documents du Moyen-Orient, sans que personne ne soupçonne leur ancienneté.

PHOTO FRANK AUGSTEIN, AP

Les feuillets manuscrits étaient conservés depuis près d’un siècle au sein d’une collection de livres et de documents du Moyen-Orient, sans que personne ne soupçonne leur ancienneté.

C’est lorsqu’une chercheuse, l’Italienne Alba Fedeli, s’est penchée sur le texte pour sa thèse de doctorat que l’université a décidé de réaliser une datation au carbone 14.

«Le résultat est surprenant», explique David Thomas, spécialiste dans cette université de l’islam et de la chrétienté.

L’analyse a permis d’aboutir à la conclusion que le manuscrit avait été écrit entre 568 et 645 de notre ère, avec un degré de certitude de 95,4 %.

Or, d’après la tradition islamique, le prophète Mahomet (Mohammed ndlr) a vécu entre 570 et 632.

«L’analyse du parchemin montre qu’il y a une forte probabilité que l’animal dont provient la peau vivait du temps du prophète Mahomet (Mohammed ndlr) ou peu de temps après», ajoute David Thomas.

Des versets des chapitres ou sourates 18 à 20, écrits à l’encre en hijazi, un style calligraphique arabe ancien, sont reproduits dans ce manuscrit qui, selon Alba Fedeli, provient du même codex que des feuillets conservés à la Bibliothèque Nationale de France à Paris.

Le président de la mosquée centrale de Birmingham, Muhammad Afzal, a déclaré que «tous les musulmans du monde aimeraient avoir la chance de voir ce manuscrit».

Il sera exposé à l’Université de Birmingham du 2 au 25 octobre.

http://www.lapresse.ca/