Nager avec les dauphins: danger pour les cétacés?


Partir en vacances et avoir la possibilité d’aller nager avec les dauphins, cela peut faire rêver. Ceux qui offrent cette activité prétendant que c’est sans risque autant pour les dauphins que pour les clients. Cependant, je suis plus sur le côté qu’il pourrait avoir des conséquences malheureuses pour ses mammifères marins
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Nager avec les dauphins: danger pour les cétacés?

 

© thinkstock.

Plusieurs associations écologistes se sont alarmées jeudi du danger que représenterait le développement des activités de « nage avec les dauphins » pour les cétacés de Méditerranée, un risque que contestent les professionnels.

Nageaveclesdauphins.com, Cala Rossa Dream… Plusieurs entreprises proposent, au départ de ports de la Côte d’Azur, des excursions pour nager avec les dauphins sauvages, au large.

Ces sorties ont « un véritable succès » en Méditerranée française, et « perturbent fortement les animaux ciblés », s’alarment les associations, dont France Nature Environnement (FNE), dans un communiqué.

« Harcèlement »

« Cette pratique consiste à placer les clients dans l’eau à proximité immédiate des cétacés (dauphins, baleines et cachalots) préalablement traqués par des avions de repérage à basse altitude », poursuivent ces associations, qui précisent ne pas viser le « whale watching » traditionnel, l’observation de mammifères marins depuis un bateau, suffisamment règlementé selon elles.

Mais la « nage avec des dauphins » constitue un « harcèlement » contre ces animaux, en plein sanctuaire marin « Pelagos », une vaste zone de Méditerranée où ils sont protégés, selon elles.

« L’immersion d’un homme à proximité d’un cétacé provoque généralement l’interruption de l’activité d’alimentation et de reproduction de l’animal ou encore l’éclatement du groupe et la séparation des nouveau-nés et de leurs mères », décrivent-elles, sans compter le danger « pour le client qui, dans la plupart des cas, méconnaît totalement le milieu et les mammifères marins ».

Impact difficile à mesurer

Les associations ont lancé une pétition pour interdire cette activité.

A minima, « nous demandons que les sanctions et les contrôles soient renforcés » précise à l’AFP François Piccione, de FNE, qui reconnaît que l’impact sur les dauphins est difficile à mesurer, faute d’étude chiffrée.

Ces accusations sont balayées par les professionnels, qui ont établi une charte de bonne conduite, explique à l’AFP Isabelle Frémont, exploitante d’un bateau, selon qui seules trois sociétés sont en activité en Méditerranée.

« Il n’y a danger ni pour les dauphins, qui adorent jouer dans les vagues des bateaux, ni pour les participants », assure-t-elle. « Ces associations, pour avoir des subventions, doivent montrer qu’elles protègent les dauphins. Du coup, elle s’acharnent sur nous », grince-t-elle.

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Mort de trois baleines noires: l’activité humaine montrée du doigt


Il y a eu 6 baleines noires de l’Atlantiques qui sont mortes dans le Golfe du Saint-Laurent au Québec, des nécropsies ont été faites sur baleines dont deux sont mortes probablement suite a une collision qui serait peut-être un bateau. Les baleines sont en voie de disparition, il est donc important de mieux comprendre leur migration pour mieux les protéger du trafic maritime
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Mort de trois baleines noires: l’activité humaine montrée du doigt

 

Même si la cause de la mort des... (ARCHIVES AP)

 

Même si la cause de la mort des baleines n’est pas établie avec certitude, les autorités devraient malgré tout tenter de trouver des moyens de diminuer les risques de collision, dit un expert.

ARCHIVES AP

ALISON AULD
Agence France-Presse
Halifax

Les blessures observées sur au moins deux des six baleines noires de l’Atlantique Nord retrouvées sans vie dans le golfe du Saint-Laurent semblent indiquer qu’elles auraient été percutées par des bateaux, selon des spécialistes des mammifères marins.

Tonya Wimmer, de la Marine Animal Response Society, a affirmé mardi que les données préliminaires des nécropsies pratiquées sur trois des baleines suggèrent que deux d’entre elles ont subi un traumatisme contondant, ce qui aurait causé des ecchymoses sur leurs flancs et des hémorragies internes.

La troisième baleine a perdu la vie après s’être emmêlée dans un filet à pêche qui s’est enroulé autour de sa nageoire et dans sa gueule.

L’équipe d’employés fédéraux, de vétérinaires et d’autres experts marins qui a participé aux autopsies à l’Île-du-Prince-Édouard ne peut pas encore dire avec certitude ce qui a causé la mort des baleines et doit attendre les résultats de tests sur les tissus des animaux.

Les spécialistes doivent remettre un rapport final d’ici deux mois.

Mme Wimmer souligne toutefois que les premières informations semblent confirmer que des collisions seraient survenues avec un bateau – l’un des dangers les plus mortels pour ces mammifères en voie de disparition.

«L’animal a été manifestement frappé par quelque chose de gros. Ce que cela pourrait être, nous ne savons pas», a-t-elle expliqué.

«Lorsque nous avons vu cela par le passé, les animaux avaient subi une collision avec des bateaux, mais pour ces deux-là, nous ne savons pas avec certitude ce qui s’est passé, puisque personne n’a vu ces animaux se faire frapper.»

Hémorragies internes

Les six baleines noires de l’Atlantique Nord ont été découvertes sans vie et en état de décomposition dans les eaux situées au nord de l’Île-du-Prince-Édouard et au sud-est de la péninsule de Gaspé le mois dernier. Lundi, les autorités ont annoncé qu’un rorqual commun avait été repéré dans les eaux à l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, mais la cause de la mort n’est pas encore connue dans ce cas.

Pierre-Yves Daoust, du Collège vétérinaire de l’Atlantique à l’Île-du-Prince-Édouard, a dirigé les nécropsies sur les baleines noires et dit avoir découvert des hémorragies internes au thorax et dans les tissus mous.

«Cela suggère qu’il pourrait y avoir eu des forces de cisaillement importantes qui ont rompu les vaisseaux sanguins et causé un saignement interne fatal», a-t-il soutenu.

«Ce que nous avons vu est cohérent avec l’hypothèse du traumatisme contondant, et donc une collision avec un bateau (…) mais nous ne pouvons jamais complètement écarter la possibilité que certains changements anormaux soient arrivés après la mort», a-t-il ajouté.

Selon l’expert, même si la cause de la mort des baleines n’est pas établie avec certitude, les autorités devraient malgré tout tenter de trouver des moyens de diminuer les risques de collision, tout en poursuivant les recherches sur ce mammifère, qui a été chassé longtemps avant de devenir en voie d’extinction.

Les six baleines noires de l’Atlantique Nord trouvées mortes représentent environ un pour cent de la population estimée à 525 individus restants.

«Nous ne pouvons pas avoir une autre demi-douzaine de baleines tuées soit cet été ou l’été prochain avant que nous commencions à nous pencher sur les causes potentielles de mortalité», a résumé M. Daoust.

Il faut remonter au XIXe siècle pour voir tant de décès de baleines en si peu de temps, a fait remarquer Mark Baumgartner, de l’Institut océanographique Woods Hole, à Cape Cod.

Selon Tonya Wimmer, davantage de travail doit être fait afin d’identifier le chemin migratoire des baleines et leurs habitats pour s’assurer qu’elles soient protégées du trafic maritime et des activités de pêche.

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Le premier marsouin siamois du monde a été découvert par des pêcheurs


Les mammifères marins siamois sont très rares, quoiqu’il est difficile de les dénombrer. Ce marsouin siamois est a vécu peu de temps après sa naissance
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Le premier marsouin siamois du monde a été découvert par des pêcheurs

Marsouin

70 cm, 6 kg et… deux têtes.

HENK TANIS/ERWIN KOMPANJE

Marine Van Der Kluft

Un marsouin à deux têtes a été trouvé par des pêcheurs au large des Pays-Bas, dans la mer du Nord. C’est une découverte rarissime puisque c’est seulement le 10ème cas de siamois jamais recensé parmi les cétacés, et le tout premier chez les marsouins

Alors qu’un équipage néerlandais pêchait dans les eaux de la Mer du Nord le 30 mai 2017, ils prennent un drôle de poisson dans leurs filets… Il mesure environ 70 cm, pèse au minimum 6 kg, présente une nageoire dorsale et a… deux têtes. Surpris, les pêcheurs prennent quelques photos du spécimen puis rejettent le corps dans la mer.

 « Ils ont cru que c’était illégal de le garder », soupire Erwin Kompanje, conservateur des mammifères au Muséum d’Histoire Naturelle de Rotterdam. « Pour un cétologue, c’est un vrai cauchemar », confie ce passionné d’animaux rares au Washington Post. 

Spécimen très rare de marsouin siamois

En effet, il s’agit d’un spécimen très rare de marsouin siamois. Il (ou ils ?) fait partie de l’espèce marsouin commun, Phocoena phocoena, l’espèce de cétacés la plus répandue sur les côtes d’Europe. Il en existe environ 345.000 seulement dans la mer du Nord, selon une récente estimation.

Ici, il s’agit d’un cas de « marsouin siamois nouveau-né qui est apparemment né vivant, mais est ensuite mort rapidement », explique Erwin Kompaje dans un papier publié le 7 juin 2017 par le Journal of the Natural History Museum Rotterdam.

Grâce aux photos de bonne qualité, il a en effet pu observer l’animal et en tirer quelques conclusions, avec l’aide de C.J. Camphuysen (Royal Netherlands Institute for Sea Research) et Mardik Leopold (Wageningen Marine Research). 

© Henk Tanis et Erwin Kompanje.

On y voit donc deux têtes complètes et bien développées, qui partagent un corps lui aussi bien développé.

« C’est clairement un nouveau-né », indique Erwin Kompaje. « La nageoire dorsale n’est pas droite, elle manque de fermeté. De petits cheveux sont visibles sur les rostres », le museau chez les cétacés. « La fente génitale indique un sexe masculin ».

La naissance de siamois est un phénomène encore méconnu, mais 2 théories sont admises. L’une propose la fusion de deux embryons jumeaux, et l’autre une séparation incomplète du disque embryonnaire qui, au lieu de produire 2 embryons jumeaux, n’en produit qu’un.

10e cas connu de siamois chez les cétacés

Chez les mammifères sauvages, les cas de jumeaux siamois sont très rares. Leur nombre précis est difficile à estimer, étant donné le fort taux de mortalité avant et après la naissance. En 2014, on avait retrouvés des baleines siamoises échouées au Mexique.

« Ce cas serait le premier cas connu de jumeaux siamois chez le marsouin commun, et le 10ème cas connu dans toute la famille des cétacés ».

De plus, la moitié des cas connus concernent « des embryons ou de fétus trouvés lors de la dissection de femelles enceintes mortes ».

Ce qui aurait rendu la découverte d’un spécimen né vivant particulièrement exceptionnelle. 

/www.sciencesetavenir.fr/

Une étude explique enfin pourquoi les baleines sautent hors de l’eau


Les baleines à bosse n’ont pas besoin de téléphone sans fil pour communiquer avec d’autres baleines qui se trouvent à 1 à 4 km de distance. En effet, leurs sauts si impressionnants pour nous est une forme de communication
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Une étude explique enfin pourquoi les baleines sautent hors de l’eau

 

Humpback Whale breaching | Gillfoto via Wikimedia CC License by

Humpback Whale breaching | Gillfoto via Wikimedia CC License by

Repéré par Florian Adam

Repéré sur New York Magazine

Les majestueux sauts des baleines à bosse servent en réalité à communiquer avec d’autres groupes.

«Mais pourquoi donc les baleines sautent-elles hors de l’eau?»

À l’été 2016, la question était laissée en suspens, forcé de constater que «ces sauts impromptus demeurent ainsi l’un des grands mystères de nos océans».

Mais l’énigme vient d’être résolue! Une étude australienne, disponible dans son intégralité, parue dans la revue scientifique Marine Mammal Science brise le mythe.

Les mammifères marins ont développé des systèmes de communication performants, précisent les scientifiques. Contrairement aux ultrasons, les échanges non verbaux des baleines à bosse comme le «breaching», le fait pour les cétacés de sauter hors de l’eau pour ensuite s’écraser à sa surface, restent mal compris.  Il ne s’agirait pas d’un simple jeu pour eux, ou un plaisir pour nous, mais remplirait bien une fonction sociale. Ils ont remarqué que ce comportement avait surtout lieu durant la migration,

«une période où les animaux devraient conserver leur énergie», analysent les chercheurs.

Depuis la côte Est de l’Australie l’équipe a ainsi étudié, entre septembre 2010 et octobre 2011, 76 groupes de baleines, explique Haiki magazine.

D’un an d’observation, ils arrivent à la conclusion que les baleines à bosse, ou Megaptera novaeangliae, s’écrasent à la surface de l’eau pour communiquer, non pas au sein d’un même groupe, mais avec des mammifères éloignés. Ce comportement, précise l’étude, est moins observé dès lors que le groupe le plus proche est à une distance de 1 à 4 kilomètres.

Cité par le New York Times Magazine, la biologiste Ailbhe Kavanagh explique à Haiki magazine qu’«elles utilisent potentiellement se comportement quand les niveaux de bruit de fond sont élevés. Le signal acoustique peut mieux voyager que le signal vocal».

Un secret de moins pour ces géants de la mer.

http://www.slate.fr

Les plaisanciers nuisent à la survie des bélugas


Nous avons un impact sur les animaux sauvages qu’ils vivent sur la terre, dans les airs et dans les mers. Nous aimons tous les plaisirs d’été et nous pouvons profiter des activés plein air. Jusqu’à quel point, nous pouvons prendre possession des étendues d’eau pour s’amuser ? Pourquoi des gens ne tiennent pas compte du bien-être des animaux marins ? Tout comme sur le sol, nous empiétons sur leur territoire
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Les plaisanciers nuisent à la survie des bélugas

 

Robert Michaud, du Groupe de recherche et d'éducation... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Robert Michaud, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, affirme que les deux années où le nombre de bélugas nouveau-nés retrouvés morts a bondi, soit 2010 et 2012, coïncident avec les deux étés où le temps a été particulièrement beau et chaud et où il y a eu un grand nombre de plaisanciers.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

CHARLES CÔTÉ
La Presse

Ils ont été chassés jusqu’au bord de l’extinction. Les pêcheurs les détestaient, au point d’utiliser des bombes – subventionnées par l’État – pour les effrayer. Dans les années 20, le gouvernement du Québec versait une récompense de 15 $ par carcasse. Les bélugas du Saint-Laurent ont connu des heures bien difficiles. Et aujourd’hui, ils sont sur le point de disparaître.

De nos jours, qu’est-ce qui menace le « canari des mers » ? C’est un peu les touristes et plaisanciers qui les aiment… à mourir.

« On m’a dit que dans la baie Sainte-Marguerite, des Sea-Doo sont montés littéralement sur le dos des bélugas », s’insurge Daniel Martineau, professeur à l’école vétérinaire de l’Université de Montréal.

Cette anecdote est vraie, et il y en a bien d’autres, confirme Robert Michaud, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM). Il affirme que réglementer la navigation de plaisance et d’observation, c’est peut-être la priorité pour sauver le béluga, dont le statut d’espèce en voie de disparition a été confirmé cette semaine par le gouvernement fédéral.

« Minimiser le dérangement, c’est ce qui va être le plus payant à court terme », dit M. Michaud.

En effet, la période de la navigation de plaisance, soit juillet et août, coïncide avec celle où les femelles mettent bas et où elles nourrissent et élèvent les nouveau-nés.

Et, comme pour tous les mammifères, c’est une période cruciale pour la survie de l’espèce, où les dérangements sont nocifs.

« On a besoin de se réveiller. Le Parc marin [du Saguenay] aurait besoin d’adopter des mesures plus sévères. La réponse pourrait être plus musclée. » – Robert Michaud, GREMM

M. Michaud affirme que les deux années où le nombre de nouveau-nés retrouvés morts a bondi, soit 2010 et 2012, coïncident avec deux étés où le temps a été particulièrement beau et chaud et où il y a eu un grand nombre de plaisanciers.

« Pour l’instant, ce pourrait être seulement une coïncidence, mais c’est une piste importante », dit-il.

« UN PHÉNOMÈNE YOUTUBE »

À cela vient s’ajouter la mécanique des réseaux sociaux.

« On a un phénomène YouTube et GoPro avec les bélugas », dit-il.

M. Michaud ne veut pas blâmer l’ensemble des plaisanciers.

« Leur regroupement a fait campagne auprès de leurs membres et ils ont adopté un béluga », dit-il.

Il affirme aussi que les rencontres avec les bélugas ont tendance à marquer les humains en les sensibilisant à leur protection.

« Voir un béluga de près est une expérience qui peut changer notre perspective sur le Saint-Laurent et nous le faire apparaître comme un milieu sauvage avec des animaux fascinants, au lieu d’un endroit qui nous retarde pour aller travailler le matin », dit Robert Michaud.

Complication supplémentaire : les bélugas sont curieux de nature et s’approchent souvent des embarcations.

« Il peut même être difficile de les éviter. »

Des kayakistes peuvent en témoigner : parfois, la bête semble vouloir jouer en poussant leur embarcation doucement. Cependant, même ces rencontres peuvent perturber les bélugas, selon M. Michaud. Tout cela milite pour la création de refuges où la navigation serait carrément interdite, dit-il.

Une solution que Daniel Martineau appelle de tous ses voeux.

« Il faut interdire l’accès à la baie Sainte-Marguerite, lance-t-il. C’est comme si, au parc Kruger en Afrique, on permettait aux jeeps de ramasser des touristes, d’aller virer autour des lions à 30 milles à l’heure. Ce serait un scandale international. Comment se fait-il qu’on ne soit pas capables de protéger cette espèce adéquatement ? Je n’en reviens pas. »

Le Parc marin du Saguenay a indiqué hier qu’un nouveau règlement, publié en 2013, est actuellement à l’étape finale du processus d’approbation. Ce règlement interdira les motomarines, entre autres, mais ne prévoit pas de zone d’exclusion à la navigation.

DES TESTS DE GROSSESSE

Cette femelle béluga est-elle enceinte ou pas ? C’est à cette question que Véronique Lesage tente de répondre, afin de savoir pourquoi la population du béluga a commencé à chuter au début des années 2000, après des décennies de faible croissance. À partir de la semaine prochaine, la chercheuse de Pêches et Océans Canada va faire passer des « tests de grossesse » aux femelles.

« Un échantillon de gras est prélevé, explique-t-elle. On l’analyse pour les taux d’hormones liées à la gestation. »

Normalement, une femelle sur trois devrait être enceinte. De 50 à 70 échantillons seront prélevés et c’est la quatrième et dernière année de ce programme de recherche, dont les résultats seront connus bientôt.

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Les animaux aussi prennent de la drogue


Il n’y a pas juste l’être humain qui se drogue, les animaux aussi, à la différence que la plupart des drogues sont la plupart naturelles. Certains n’ont l’effet euphorisant, alors que d’autres peuvent devenir hallucinogène et parfois dangereux pour l’animal
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Les animaux aussi prennent de la drogue

 

(Illustration d'un kangourou) En Australie et en Tasmanie, les wallabies s'introduisent dans les cultures de pavot somnifère et consomment ces fleurs à opium. ©Pixabay/ CC0 Public Domain/Unsplash(Illustration d’un kangourou) En Australie et en Tasmanie, les wallabies s’introduisent dans les cultures de pavot somnifère et consomment ces fleurs à opium. ©Pixabay/ CC0 Public Domain/Unsplash

Par Johanne-Eva Desvages

Des mammifères marins aux animaux sauvages ou domestiques, certaines espèces présentent des penchants toxicomanes…

FÉLINS. De tous les animaux consommant de la drogue, le chat est l’exemple le plus connu. Accros à l’herbe, les félins d’appartement sont particulièrement sensibles à la cataire, une plante connue pour avoir un effet euphorisant sur eux. Aussi appelée menthe-aux-chats ou herbe-à-chats, elle libère une molécule chimique qui active le déclenchement de phéromones sexuelles. En quelques minutes seulement, les chats vont se mettre à renifler, se rouler à terre, lécher ou se frotter contre des objets, faire des étirements, des sauts ou somnoler. Certains peuvent aussi se mettre à baver. Les chercheurs suggèrent également que les chats auraient des hallucinations. Des comportements de chasse soudains sans aucune proie à chasser ont en effet déjà été observés.

Les félins d’appartements ne sont pas les seuls à consommer des drogues. Alors que la cataire procure le même effet aux tigres, léopards et lynx, les jaguars préfèrent machouiller les feuilles d’une plante utilisée pour l’ayahuasca, un breuvage à base de lianes, aussi appelée yagé. Celles-ci, plus fortes que la cataire, contiennent de la diméthyltryptamine, une substance psychotrope qui provoque notamment de fortes hallucinations et une multiplication des sens.

Les vaches et moutons en quête de sensations fortes

Dans les montagnes rocheuses canadiennes, les moutons à cornes dévient souvent de leur trajectoire pour atteindre des coins où poussent les lichens hallucinogènes. Ils empruntent ainsi des corniches escarpées et des sentiers étroits, ce qui les met en danger de mort. Un article paru en 1991 dans Journal of Range Management évoquait déjà des moutons consommant de la drogue, et plus particulièrement des variétés américaines d’astragale et d’oxytropis.

Les animaux consommant régulièrement ces plantes « se sont progressivement intoxiqués », indiquaient les auteurs del’étude en 1991 : « les moutons présentaient souvent des convulsions involontaires soudaines lorsqu’ils tentaient de prendre une bouchée de fourrage. La tête tremblait et rentrait sous la poitrine dans un mouvement de pompage, et les paupières papillonnaient pendant quelques secondes avant que l’animal ne soit en mesure de se nourrir ». Beaucoup sont morts de cette intoxication. 

Les animaux, tels que le mouton ou la vache, consommant des variétés américaines de l’astragale (appelées locoweed), s’exposent à de graves problèmes neurologiques et physiques. Les femelles peuvent aussi transmettre les toxines à leurs petits via le lait. Aux Etats-Unis, plusieurs fermiers ont également rapporté l’intérêt de leurs vaches pour cette plante. Les premiers cas recensés d’intoxication chez les vaches remonteraient à 1873 en Californie. Le locoweed agirait sur elles comme un tranquillisant. Elles peuvent rester immobiles de longues heures après l’avoir mangé et ne réagissent plus aux perturbations alentours. S’il est difficile pour l’animal de s’arrêter de brouter après y avoir goûté, il s’agirait davantage d’une attitude sociale répandue que d’une addiction, d’après les auteurs d’une étude datant de 1994. Cette conclusion n’en demeure pas moins contestée.

Champignons hallucinogènes pour les caribous

Beaucoup de cervidés consomment des champignons hallucinogènes, parmi lesquelles les caribous et les élans. A la recherche de nourriture, ces animaux vont déterrer des amanites tue-mouches congelés sous la neige hivernale. Après les avoir mangées, ils présentent souvent un comportement similaire à l’ivresse. Des caribous ont notamment été observés se mettant à courir sans but et sans raison, secouant la tête et faisant du bruit. Les animaux ayant consommé des champignons hallucinogènes se détachent également de leur troupeau. Déboussolés, ils deviennent des cibles faciles pour leurs prédateurs.

L’urine des caribous ayant mangé des amanites contient des agents psychoactifs. Les animaux buvant cette urine vont alors être sous l’effet de la drogue comme s’ils avaient consommé des champignons hallucinogènes. Après avoir traversé le système digestif du cerf, les agents psychoactifs des champignons sont même encore plus puissants, et la plupart des produits chimiques qui causent des effets secondaires indésirables ont été filtrés. Ainsi, cela donne lieu à des affrontements entre les caribous pour s’imposer comme celui qui boira cette fameuse urine. Mais les animaux ne sont pas les seuls à la consommer. Certaines populations de Sibérie et Scandinavie la boivent également pour en recevoir les effets, rapporte Animal Cognition. 

L’opium des wallabies

En Océanie, alors que la procureure générale de Tasmanie, Lara Giddings, faisait état en 2009 d’une audition parlementaire sur la culture légale de pavot somnifère (espèce végétale produisant l’opium), elle a révélé le penchant des wallabies pour ces fleurs. Les animaux, habitués à brouter l’herbe, s’introduisent régulièrement dans les champs et mangent les pavots somnifères, mettant en péril les cultures.

Sous l’emprise de l’opium, ils sont complètement « perchés et tournent en rond. Puis ils tombent », indique la procureure.

Ce problème a déjà été observé avec d’autres animaux : « il y a eu beaucoup d’histoires sur les moutons qui ont mangé certaines fleurs après la récolte et qui se sont tous mis à faire des cercles », a déclaré Rick Rockliff, porte-parole des producteurs de pavot de Tasmanie.

Ces petites escapades au milieu des fleurs à opium peuvent néanmoins causer beaucoup de dégâts. Un problème pour l’Australie qui fournit la moitié de la production légale mondiale, destinée à fabriquer la morphine et autres analgésiques.

Du poisson-globe pour les dauphins ?

Mâchouiller un poisson pour entrer en transe, c’est une technique peu commune adoptée par les dauphins. En 2014, nous avions déjà relayé cette vidéo montrant ces mammifères se saisissant d’un poisson-globe et se le passer de bouche en bouche en le pressant avec leurs dents. Une technique visant à faire secréter au poisson une neurotoxine les mettant dans un état de bien-être. C’est cette même neurotoxine (de type tétrodotoxine) qui constitue un poison mortel pour l’homme si la chair du poisson fugu consommée est mal cuisinée. 

© Youtube/ JohnDownerProd

Mais si le zoologiste Robert Pilley maintient que les animaux, après avoir inhalé la substance, « ont commencé à agir de manière particulière » et notamment « à traîner à la surface en y pointant leur nez comme s’ils étaient fascinés par leur propre reflet », cet avis est pourtant contesté par d’autres biologistes.« Je ne trouve rien de particulier dans le comportement de ces dauphins. Selon moi, c’est une surinterprétation de ce qui ne peut être qu’un simple jeu avec le poisson », avait notamment déclaré à Sciences et Avenir Alexander Gannier, président du Groupe de Recherche sur les Cétacés.

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Le bruit humain bouleverse toute la chaîne de vie océanique


La pollution sonore causé par l’être humain sur l’océan Pacifique peut s’entendre jusqu’a 10,999 mètre de profond, cela affecte plus d’espèces marines que l’on croit, par exemple : des poulpe, calmar, coquillage, poissons etc .. Le bruit peut même être la cause de l’échouage de troupeau entier
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Le bruit humain bouleverse toute la chaîne de vie océanique

 

En 2002, un échouage de baleines-pilotes sur une plage du Massachusetts. © JOHN MOTTERN / AFP

En 2002, un échouage de baleines-pilotes sur une plage du Massachusetts. © JOHN MOTTERN / AFP

Par Sylvie Rouat

Des grands mammifères marins au zooplancton, toute la vie océanique est aujourd’hui affectée par la pollution sonore liée aux activités humaines.

CACOPHONIE. Le « Monde du silence » est de plus en plus cacophonique. Jusque dans le lieu océanique le plus profond du monde, le « Challenger Deep » à 10.900 mètres sous la surface de l’océan Pacifique dans la fosse des Mariannes, les capteurs enregistrent le vrombissement de bateaux croisant à plus de 10 km de là ! C’est l’expérience qu’a mené l’océanographe américain Robert Dziak, de la NOAA (US National Oceanic and Atmospheric Administration), en descendant un hydrophone de céramique inséré dans une coque de titane jusqu’au fin fond de la fosse la plus profonde du monde où s’exerce une pression de près de 1.114 fois la pression atmosphérique. Là, 23 jours durant, en juillet 2015, il a enregistré les sons qui résonnent jusque dans les endroits les plus reculés du globe.

Échouage massif de calmars géants

De fait, à mesure que les océans s’acidifient, le son se propage plus vite, plus loin. Et cette nouvelle pollution affecte directement la vie sous-marine. Le 10 mars 2016 étaient réunis à Paris divers acteurs du monde maritime pour débattre de ce  phénomène récemment découvert. C’est en 2001 en effet que, à la suite d’une étude géophysique réalisée au large des Asturies, en Espagne, s’est produit un échouage massif de calmars géants. L’étude du troupeau d’animaux morts a permis de découvrir une lésion de leur organe sensoriel, découverte qui a conforté l’hypothèse de cause à effet, entre l’utilisation des canons à air des géophysiciens et la désorientation des animaux.

« En 2008, nous avons recréé cette même situation en laboratoire, explique Michel André, directeur du Laboratoire d’Applications Bioacoustiques (LAB), en Catalogne. En utilisant des ondes acoustiques entre 50 et 400 hertz, nous avons mis en évidence que le bruit traumatise les organes d’équilibre des poissons. Mais il est difficile encore de déterminer les seuils de souffrance des espèces. La découverte des impacts de la pollution sonore sur les espèces est très récente. »

D’ores et déjà, les expériences ont montré qu’une baleine peut souffrir jusqu’à 2.000 mètres de la source d’émission !

© NOAA

Le problème du seuil acceptable des bruits en milieu marin est d’une incroyable complexité. Sur Terre, c’est simple : les sonomètres sont calibrés pour l’oreille humaine, notre espèce étant prise comme unique référence. Mais nos organes auditifs ne sont pas adaptés au monde sous-marin : ce que nous qualifions de « Monde du silence » est en réalité un brouhaha sonore permanent pour les cétacés et bien d’autres espèces. Quelles sont les espèces indicatives des niveaux de bruit acceptables ? Les baleines et dauphins – mammifères marins – se sont montrés depuis longtemps sensibles aux perturbations sonores qui entraînent des échouages d’individus isolés ou de troupeaux entiers.

« Le problème, note Michel André, c’est que le groupe des cétacés compte 80 espèces, qui communiquent avec des répertoires sonores variés et des comportements propres. De plus, au sein d’une même espèce ce répertoire est modulé en fonction de l’activité de l’animal – repos, chasse, reproduction… Il est difficile alors de comprendre leurs limites de sensibilité. »

Même les poissons dépourvus d’organe auditif souffrent

Parmi les poissons, certains communiquent également avec les sons, alors que d’autres n’en ont pas la possibilité, n’étant pas dotés d’organe auditif. Depuis 2011, le LAB suit ces espèces sourdes mais dotées d’organes sensoriels nécessaires à leur équilibre et leurs déplacements. Organes qui ont précisément des structures similaires aux organes auditifs. Le résultat des études montre qu’un traumatisme sonore affecte également ces organes. Dès lors, les animaux ne peuvent plus nager, se reproduire, etc. Ils deviennent des proies faciles et meurent en quelques jours. Au final, toute la chaîne alimentaire marine est en réalité touchée par la pollution sonore, des grands prédateurs au plancton :

« Notre travail sur les larves du zooplancton a montré des traumatismes similaires, alerte Michel André.Affectées par des niveaux sonores trop élevés, les larves ne grandissent plus… »

Au final, la pollution sonore affecte tout autant mammifères et poissons qu’invertébrés sourds, grands prédateurs comme minuscule plancton. La chaîne entière de la vie océanique souffre du tintamarre humain, qui empêche communications et sensations vitales.

Pour chaque espèce, il s’agit maintenant de comprendre quel est le niveau le plus dangereux à court et long terme » – Michel André, directeur du Laboratoire d’Applications Bioacoustiques.

Un véritable défi pour les biologistes marins. Car là encore, la diversité des organismes complique le travail : les coquillages, fixes, les seiches et les poulpes, lents, sont exposés plus longtemps au bruit – et souffrent donc plus fortement – que les crustacés véloces qui s’éloignent rapidement de la source de nuisance… Et puis il y a ceux qui s’adaptent. Les cachalots, par exemple, qui accompagnent de près les études géophysiques, au grand étonnement des prospecteurs. Ces expéditions utilisent des canons à air qui produisent un cône de bruit à l’intérieur duquel tout animal est condamné à mort. Toutefois, hors du faisceau le traumatisme n’est pas forcément mortel. Des prospecteurs s’étonnaient de voir de nombreux cachalots tourner autour de leur navire. En fait, ceux-ci guettent leurs proies naturelles, les calmars géants, affaiblis au sein du cône et devenus proies aisées. Cet exemple montre que l’activité humaine à déjà modifié certains comportements animaux.

Le bon équilibre écologique des mers est ainsi étroitement lié à une bonne gestion du bruit humain, tandis que se déploient de par le monde de grands champs d’éoliennes et que s’intensifie le trafic maritime même dans l’océan arctique. Dans cette perspective, le LAB installe dans tous les océans des stations acoustiques.

Une centaine de ces capteurs a déjà été positionnée, « mais c’est très insuffisant, note Michel André. Car le son est une donnée variable, se modulant différemment en fonction des conditions de température, salinité, pression, composition du milieu ».

Une source de bruit en Antarctique n’a de fait pas le même impact sur les espèces que dans les mers tropicales. La découverte de cette pollution sonore jusqu’à peu inconnue entraîne la création d’un nouveau domaine scientifique où tout reste à faire.

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Des visiteurs tropicaux dans le Saint-Laurent


Un poisson tropical dans les eaux du St-Laurent semble devenir un nouveau lieu de résidence pour le poisson-lune. Ce qui laisse suggérer que la température du St-Laurent augmente et donc une conséquence des changements climatiques
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Des visiteurs tropicaux dans le Saint-Laurent

 

Ce poisson-lune a été observé dans la baie... (PHOTO FOURNIE PAR LYNE MORISSETTE)

Ce poisson-lune a été observé dans la baie des Chaleurs par l’équipage du voilier RoterSand.

PHOTO FOURNIE PAR LYNE MORISSETTE

 

JOHANNE FOURNIER

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sainte-Luce) Les spécialistes des milieux marins et les pêcheurs s’entendent pour dire que le poisson-lune, qui vivait traditionnellement dans les eaux tropicales, migre de plus en plus vers le Saint-Laurent. Pour la spécialiste des mammifères marins et du fonctionnement des écosystèmes, Lyne Morissette, le phénomène est un indicateur du réchauffement de la planète.

Lors d’une récente mission scientifique sur le voilier RoterSand, la scientifique en a observé deux.

«On en a aperçu un dans la baie des Chaleurs, au large de Grande-Rivière, raconte Mme Morissette. On a vu un autre individu après, au large de Gaspé. C’était des adultes de près d’un mètre et demi et qui devaient peser une tonne. J’en avais déjà vu dans les Caraïbes, mais je n’en avais jamais vu ici, dans le golfe.

«C’est une chance, un hasard incroyable quand on est capables de l’apercevoir, s’étonne-t-elle encore. C’est parce qu’il est en mode repos quand il monte à la surface. C’est pas un animal peureux. Il n’est pas agile. Donc, on peut l’approcher pour l’observer. Ça a l’air d’un poisson blessé.»

Quand elle et les membres de son équipage ont aperçu la nageoire dorsale du poisson, aussi appelé «môle», ils ont cru, sur le coup, qu’il s’agissait d’un requin.

«Mais, on s’est vite aperçu qu’il nageait pas assez vite pour être un requin», relate la zoologiste.

Si le fait de pouvoir l’observer est un coup de chance, sa découverte dans les eaux du Saint-Laurent est de moins en moins rare.

«Il y en a de plus en plus», constate Lyne Morissette. La môle est un poisson qui a besoin d’un habitat dont la température est d’environ 12 °C. Or, s’il s’adapte à la température de l’eau du Saint-Laurent, la chercheuse fait un lien direct :

«L’eau se réchauffe et les poissons-lunes changent d’habitat, est-elle forcée de déduire. C’est inquiétant parce qu’avec les changements climatiques, ça cause un débalancement à tout l’écosystème. Notre milieu marin ne fait pas exception. Un écosystème, c’est un peu comme gérer un orchestre symphonique. Ce que ça sous-tend, c’est qu’il n’est pas là pour rien. Alors qu’il vit habituellement dans les eaux subtropicales, principalement dans la zone des Caraïbes, il fait le choix de remonter de plus en plus au nord.»

Sentiments partagés

À la surprise de cette rencontre inusitée s’ajoutent des sentiments partagés.

«Sur le coup, on est excités», décrit la chef de mission scientifique. «Mais, une fois qu’on revient à quai, qu’on regarde nos photos et nos vidéos, puis qu’on repense à ce qu’on a vu, ça nous amène à nous poser des questions.»

Pour Lyne Morissette, le réchauffement du Saint-Laurent n’est pas un mythe. En 2012, elle a étudié et noté la température à partir d’un même point dans l’estuaire, au large de Rimouski. Le thermomètre indiquait alors six degrés. Un an plus tard, la température avait monté à huit degrés.

«Pour un être humain, une variation de deux degrés, ça n’a pas vraiment de conséquences, fait-elle valoir. Mais deux degrés, c’est énorme pour un écosystème!»

Outre les changements climatiques, une autre cause possible de la présence accrue du poisson-lune dans le Saint-Laurent pourrait aussi s’expliquer par la prolifération des méduses, qui composent son alimentation principale. Pour la spécialiste du fonctionnement des écosystèmes, l’augmentation des méduses représente un autre indicateur des changements climatiques.

«Les méduses ont de moins en moins de prédateurs, observe Lyne Morissette. C’est pour ça qu’il y en a de plus en plus!»

Parmi ses prédateurs, on trouve les tortues marines, dont la population est en déclin.

La môle est le poisson osseux le plus lourd. Il peut atteindre un poids de 2000 kilogrammes et une taille de trois mètres. Il est appelé sunfish en anglais et «poisson-lune» en français.

«C’est drôle que, d’une langue à l’autre, il change d’astre», rigole Mme Morissette.

Peu importe comment on le nomme, une chose est certaine :

«C’est vraiment un drôle de poisson, laisse-t-elle tomber. Il ne ressemble à rien d’autre!»

AVEC LA COLLABORATION SPÉCIALE D’ANDRÉ BÉCU

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La plupart des baleines à bosse ne seraient plus en danger d’extinction


Il faut croire que la protection pour les espèces en danger porte fruit, car les populations des baleines a bosse augmenter sauf dans quatre régions précises ou la lutte doit continuer. C’est une bonne nouvelle, en autant que l’être humain continu a respecter ce mammifère
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La plupart des baleines à bosse ne seraient plus en danger d’extinction

 

Alors que les activités des pêcheries industrielles avaient... (PHOTO LUIS ROBAYO, ARCHIVES AFP)

Alors que les activités des pêcheries industrielles avaient provoqué une très forte réduction des populations de ces cétacés, la protection dont ils ont bénéficié au cours des quatre dernières décennies, a permis un accroissement constant de leur nombre dans la plupart de leurs habitats.

PHOTO LUIS ROBAYO, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis ont proposé lundi de retirer une grande partie des populations de baleines à bosse de la liste des animaux en danger d’extinction, soulignant le succès des efforts de protection depuis 1970 dans de nombreux endroits du monde.

L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) estime que ce statut ne se justifie plus pour 10 des 14 populations de ces mammifères marins.

Alors que les activités des pêcheries industrielles avaient provoqué une très forte réduction des populations de ces cétacés, la protection dont ils ont bénéficié au cours des quatre dernières décennies, a permis un accroissement constant de leur nombre dans la plupart de leurs habitats.

«Le retour de l’iconique baleine à bosse est un succès de la loi sur la protection des espèces en danger (Endangered Species Act)», a déclaré dans un communiqué Eileen Sobeck, administratrice adjointe du service de la pêche de la NOAA.

«En apprenant davantage sur cette espèce nous nous sommes rendu compte que leurs populations dans le monde sont largement indépendantes les unes des autres et les gérer séparément nous permet de concentrer les efforts de protection sur les animaux qui en ont le plus besoin», a-t-elle ajouté.

Parmi les quatre populations de baleines à bosse non visées par ce changement proposé par la NOAA, deux continueront à bénéficier de la protection de la loi américaine sur les espèces en danger d’extinction. Elles sont dans la mer d’Arabie et au large des îles du Cap-Vert.

Les deux autres populations seront considérées comme menacées. Elles sont en Amérique Centrale et dans le Nord Ouest du Pacifique.

Si la proposition de la NOAA est finalisée, les 10 autres populations de ces cétacés ne seront plus couvertes par la loi sur les espèces en danger mais resteront protégées dans le cadre de la législation sur la protection des mammifères marins.

Le service de la pêche de la NOAA a initié un réexamen étendu du statut des baleines à bosse en 2010, dont les résultats appuient la séparation de cette espèce en quatorze populations distinctes.

La NOAA ouvre une période de consultation publique de 90 jours durant laquelle toutes les parties prenantes sont invitées à présenter leurs avis, ce qui permettra à la NOAA de fonder sa décision finale sur les meilleures informations scientifiques et commerciales disponibles

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Mortalité des baleines : la réduction de vitesse des navires donne de bons résultats


Ce n’est pas encore une solution idéale pour minimiser la navigation sur le Saint-Laurent au Québec, mais au moins les mesures qui sont prises semblent porter des effets positifs, mais il y a encore beaucoup de choses qu’on pourrait faire.
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Mortalité des baleines : la réduction de vitesse des navires donne de bons résultats

 

Photo :  iStockPhoto

Les risques de collision entre les baleines et les navires ont diminué considérablement dans l’estuaire du Saint-Laurent. Une mesure volontaire adoptée en 2013 qui consiste à réduire la vitesse des bateaux dans certains secteurs a permis de réduire le taux de mortalité des mammifères marins.

Les zones d’alimentation des mammifères marins au large de Tadoussac ont été particulièrement ciblées. De nombreux navires marchands sillonnent ces eaux qui sont un passage obligé entre l’Atlantique et les Grands Lacs.

Ces navires heurtent parfois mortellement des rorquals. De là l’importance de réduire la vitesse de ces géants des mers.

« La vitesse moyenne était à 12,7 noeuds,et on a réussi à la réduire à 10.3. On est donc très très près de la cible de 10 nœuds », se réjouit Guy Cantin, chargé d’équipe à la conservation des Océans.

La réduction globale du risque est de 40 %, estime M. Cantin.

« C’est fragmentaire parce qu’on ne voit qu’une infime partie des collisions. La majorité passe inaperçue. Les animaux coulent, dérivent, on ne sait même pas qu’il y a eu collision », explique le chargé d’équipe.

Interdiction de passage

Des efforts sont également faits dans d’autres secteurs au nord du Saint-Laurent, notamment en aval des Escoumins. Les gestionnaires des océans souhaitent renforcer les mesures de protection du rorqual bleu qui fréquente cette partie du fleuve.

« Les navires empruntent encore la zone, idéalement, ils peuvent réduire la vitesse, mais on voudrait qu’il l’évite carrément », affirme Guy Cantin.

Les gestionnaires ont d’autres projets pour la survie des grandes baleines. Éventuellement, ils voudraient documenter davantage l’impact du bruit.

D’après les informations recueillies par Nicole Blackburn

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