Les pédiatres mettent en garde contre les boissons végétales


Personnellement, j’utilise plus les boissons végétale que le lait, mais jamais je n’aurais substitué le lait de vache ou maternisé pour des jeunes enfants et des nourrissons. Cela est vraiment contre-indiqué pour la santé des enfants
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Les pédiatres mettent en garde contre les boissons végétales

 

Les pédiatres mettent en garde contre les boissons végétales

Photo Marie-Ève Dumont

Agence QMI

 

OTTAWA – La Société canadienne de pédiatrie incite les parents à faire preuve de prudence au moment de se tourner vers les boissons à base de végétaux, comme le lait d’amandes, pour nourrir leurs enfants.

Les pédiatres, en association avec les Diététistes du Canada, ont senti le besoin de faire cette mise en garde après «la publication de rapports faisant état de cas de malnutrition et d’un décès chez des nourrissons et de jeunes enfants à qui l’on avait principalement donné des boissons à base de plantes», peut-on lire dans un communiqué publié mardi.

Selon ces professionnels, opter pour du lait d’amandes ou de noix de coco ou, encore, pour des boissons à base de riz ou de chanvre plutôt que pour du lait de vache ou de soya enrichi peut être néfaste.

«Dans bien des cas, les parents ne réalisent pas que certaines boissons à base de plantes ne sont pas enrichies de minéraux ou de vitamines; ces produits ont une faible teneur en nutriments, à l’exception des glucides», a expliqué la porte-parole de la Société, la Dre Catherine Pound.

Un enfant entre deux et huit ans a besoin de 13 à 19 grammes de protéines par jour. Deux tasses de lait de vache en contiennent 16 grammes, tandis que deux tasses de lait de soya enrichi en contiennent 13 grammes. En comparaison, les boissons comme le lait d’amande n’en contiennent pratiquement pas. Les enfants qui en consomment doivent donc obtenir leurs protéines via d’autres sources, comme la viande et les lentilles.

«Ce qui rend la tâche des parents difficile, ce sont les messages contradictoires. Ils lisent dans les médias sociaux que ces boissons sont considérées comme « plus santé » ou entendent des renseignements erronés sur le lait de vache ou les boissons de soya enrichies», a souligné la diététiste Becky Blair, qui invite les parents qui souhaitent tout de même en donner à leurs enfants à consulter un diététiste.

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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF


24 millions d’enfants qui souffrent et beaucoup mourront à cause des guerres, de l’eau potable inaccessible, des soins et les vaccins qui ne peuvent être donnés dans des pays en conflits. C’est toute une génération en péril.
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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF

 

Près de six millions d'enfants sont menacés en... (Photo archives AP)

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible.

PHOTO ARCHIVES AP

 

Associated Press
Beyrouth

La violence et les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord menacent la vie de 24 millions d’enfants, a prévenu mercredi l’agence onusienne des enfants, principalement au Yémen, en Syrie et en Irak.

L’UNICEF a ajouté que de multiples facteurs – comme une épidémie de choléra au Yémen, les attaques contre les hôpitaux en Syrie et l’offensive pour reprendre Mossoul en Irak – privent les enfants de soins de santé de base.

L’agence onusienne a déclaré par voie de communiqué que le Yémen arrive en tête de liste, avec 9,6 millions d’enfants dans le besoin.

Elle dit que l’accès à l’eau potable et aux installations d’hygiène a été compromis, provoquant des éclosions de maladies hydriques, et que plusieurs enfants souffrent de la faim.

Le directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere, a déclaré que «la violence paralyse les systèmes de santé dans les régions touchées par le conflit et menace la survie même des enfants».

«Au-delà des bombes, des balles et des explosions, un nombre incalculable d’enfants meurent en silence de maladies qui pourraient facilement être évitées et soignées», a-t-il dit.

Ces données témoignent de l’ampleur du problème. Le Yémen est suivi de la Syrie, de l’Irak, du Soudan, de la bande de Gaza et de la Libye, selon l’UNICEF.

La guerre civile qui déchire le Yémen depuis deux ans a poussé le pays le plus pauvre du monde arabe au bord de la famine, et on constate une malnutrition aiguë répandue parmi les enfants.

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible. Plusieurs n’ont pas accès aux vaccins qui pourraient leur sauver la vie, et ceux qui tombent malades ou sont blessés peinent à être soignés, a déploré l’UNICEF.

En Irak, l’approvisionnement en eau potable des camps de personnes déplacées autour de Mossoul est exploité au maximum de sa capacité. De nouvelles familles, souvent accompagnées d’enfants mal nourris, arrivent quotidiennement, selon le communiqué.

Les forces irakiennes appuyées par les États-Unis seraient sur le point de reprendre le contrôle de Mossoul, trois ans après que Daech (le groupe armé État islamique) se soit emparé de près du tiers de l’Irak.

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Le Saviez-Vous ► Les pensionnats autochtones, le génocide culturel amérindien


Un résumé d’une assimilation des Amérindiens (qu’on nomme à tort indien) avec un témoignage d’une amérindienne en vidéo. Quand les européens sont venu en Nouvelle-France, c’est fut le début des ennuis pour les Premières Nations. Quand les colons se sont bien installés, des pensionnats ont été créer pour provoquer un génocide culturel chez les amérindiens. C’est le coté obscur de l’histoire Canadienne qu’il ne faut ne faut pas oublier .. Des enfants ont été séparé de leurs familles, violentés, abusé sexuellement par des missionnaires pour soit disant les civilisés à la culture blanche.
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Les pensionnats autochtones, le génocide culturel amérindien

RACONTÉ  PAR MARINE GASC

Au XIXe siècle, les Canadiens ont créer des pensionnats pour les enfants autochtones (pour les Amérindiens) afin de les civiliser. De fait, pendant plus d’un siècle (le dernier pensionnat a été fermé en1996), les enfants étaient battus, exploités, humiliés… Découvrez les pensionnats pour autochtones ou le génocide culturel au Canada.

« Acquérir les pratiques des Blancs » dans les pensionnats

Les pensionnats avaient une mission très simple, retirer les enfants natifs américains à leurs parents afin de limiter l’influence de la culture autochtone, de leur apprendre les pratiques et les coutumes et ainsi en faire de parfaits petits Blancs. Ça fait flipper un peu et pourtant je n’invente rien, ce sont les mots du Premier ministre John A. Macdonald en 1883 :

«  Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l’influence de leurs parents, et la seule manière d’y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs »

A l’époque on veut permettre aux enfants amérindiens d’avoir les mêmes chances de réussir leur vie que les Blancs. C’est plutôt cool, mais le faire en voulant gommer les différences culturelles, c’est moche. D’autant que les moyens mis en place ne permettent pas d’offrir des chances de réussite aux enfants, au mieux ils apprennent à lire et écrire, au pire ils sont humiliés du fait de leurs langues, de leurs coutumes ou de leur couleur de peau.

Entre 1880 et 1996, plus de 150 000 enfants ont été placés dans les pensionnats.

Qu’est-ce qu’un pensionnat ?

La politique d’assimilation des Amérindiens par le Canada a été mise officiellement en place en 1880, or, entre 1830 et 1880, il existe déjà des établissements pour éduquer et convertir les natifs américains afin de les intégrer à la société.

Des missionnaires catholiques en sont à l’origine « aime ton prochain, mais seulement s’il te ressemble! » En Nouvelle-France, ça ne convainc pas vraiment les parents amérindiens qui préfèrent garder leurs enfants auprès d’eux et il n’existe aucune loi et donc aucune institution pouvant les contraindre à mettre les gamins dans ces pensionnats. C’est ce qui va changer en 1876 avec la loi sur les Indiens :

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« Notre législation indienne repose sur le principe que les autochtones doivent rester dans un statut de tutelle et être traités comme des pupilles ou enfants de l’État […] L’intérêt des autochtones comme celui de l’État requiert que tous les efforts soient faits pour aider l’homme rouge à sortir de sa condition de tutelle et de dépendance et il est clairement de notre savoir et de notre devoir de le préparer, par l’éducation et tout autre moyen, à un plus haut degré de civilisation en l’encourageant à assumer les privilèges et les responsabilités d’une citoyenneté entière. »

Le gouvernement fédéral décide qu’il faut des dispositions liées à l’éducation des Amérindiens (entre autres…). Et là, ça marque mal car les peuples autochtones sont obligés de laisser les enfants (à partir de 6 ans) dans les pensionnats (non mixtes). Dans un premier temps, les chefs amérindiens ne sont pas contre, ils espèrent donner aux gamins la chance de s’adapter à la nouvelle société mais aussi d’avoir l’opportunité de ne pas se laisser dominer par les étrangers en connaissant leurs codes, leurs coutumes, leurs langues. D’un autre côté, le gouvernement espère rendre les peuples autochtones plus indépendants financièrement en les intégrant dans la société et le commerce car le gouvernement verse des fonds publics aux peuples autochtones, il s’agit d’une protection financière en échange de l’occupation des terres (et j’aime autant vous dire qu’ils ne sont pas gagnants les natifs Américains).

En 1883, trois pensionnats autochtones (encore appelés écoles industrielles) sont en marche, ils sont gérés par le gouvernement fédéral et l’Église (catholique, anglicane et presbytérienne). Au cours des cinquante années qui suivent, un véritable réseau de pensionnats se met en place (jusqu’à 80 établissements en 1930). Seules deux provinces refusent de mettre en place les pensionnats : le Nouveau-Brunswick et l’Ile-du-Prince-Edouard. En 1945, le gouvernement décide de couper certaines aides financières aux familles autochtones qui refusent de mettre leurs enfants dans les pensionnats… Et les familles sont nombreuses car les conditions de vie y sont terribles.

La vie dans un pensionnat

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Plus de 150 000 enfants âgés de plus de 6 ans ont intégré les pensionnats autochtones, plusieurs milliers en sont morts. Environ 3200. Du fait des conditions sanitaires indécentes, les épidémies font des ravages, notamment la tuberculose et la grippe, mais aussi la violence. De fait, le taux de mortalité est cinq fois plus élevé dans les écoles industrielles que dans tout le pays.

Dès leur arrivée, les enfants sont humiliés. On les déshabille et on les lave devant tout le monde. Déso du point Godwin mais ça se passe pareil dans l’entrée des camps de concentration. Dans certains pensionnats, des enfants sont même frottés au détergeant afin d’éclaircir leur peau. Sauf qu’en fait ça ne marche pas, ils ne sont pas sales, ils sont Amérindiens.

« Dès que nous sommes entrées dans le pensionnat, les abus ont commencé. Nous avons été déshabillées, amenées dans un dortoir. Nos cheveux ont été vaporisés. […] On nous a dit que nous étions des petites sauvages stupides, et qu’on devait nous éduquer. » – Élaine Durocher

Les journées sont toutes rythmées de la même façon. Le matin les élèves sont en classe, l’après-midi ils travaillent. Chaque jour, ils sont réveillés par une cloche, doivent se lever seuls et partir au réfectoire pour un déjeuner frugal ensuite les enfants enchaînent trois heures de classe. Les cours sont donnés en français et en anglais. Après le déjeuner ils partent travailler, à aucun moment de la journée les enfants n’ont le droit de parler leur langue sous peine d’être battus.

« Ils m’ont volé ma langue. Ils l’ont sortie droit de ma bouche. Je ne l’ai plus jamais parlée. Ma mère me demandait : « Pourquoi, pourquoi? Tu peux m’écouter. » Elle disait : « Je pourrais te l’apprendre. » J’ai refusé. Et quand elle m’a demandé pourquoi, j’ai répondu : « J’en ai assez d’avoir des claques sur la bouche. Je suis tannée. Je suis tannée, c’est tout. » » – Rose Dorothy Charlie

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Le gouvernement justifie le travail (relativement intense) par l’apprentissage pour une meilleure intégration dans le milieu du travail. Ben oui, les petits sauvages doivent apprendre à rester assis pour le travail. En réalité, le boulot des gamins sert à payer les frais liés à l’organisation des pensionnats. Vu que le gouvernement ne veut pas mettre de fric dans les écoles industrielles, il donne du boulot aux missionnaires de l’Église et réduit au maximum le budget alimentaire et matériel. Durant les week-ends et vacances scolaires, les enfants autochtones doivent rester aux pensionnats pour ne pas perdre les bonnes manières. Il n’y a pas de classe mais des activités religieuses Il faut attendre 1960 pour que les enfants puissent rentrer voir leur famille durant les vacances. La séparation avec les parents est très difficile, en plus de ça, les enfants sont victimes de nombreuses violences.

Des enfants brutalisés et abusés dans les pensionnats

Un rapport publié en 2015 fait un triste constat (après plus de 7 ans de travail) à propos du traitement réservé aux enfants. Malnutrition, abus sexuels, violences physiques et psychologiques… Les témoignages sont assez horribles. Outre la qualité médiocre des enseignements apportés par des personnes incompétentes (les missionnaires), la qualité de vie est mauvaise, les enfants n’ont pas de vêtements adaptés aux saisons, ils sont malnutris et sont soumis à de nombreuses maladies sans que des soins particuliers leurs soient accordés.

« J’ai toujours blâmé le pensionnat pour avoir tué mon frère. Il s’appelait Dalton. […] Ils m’ont autorisé à aller le voir une fois avant sa mort, et il ne m’a même pas reconnu. Il n’était qu’un petit garçon allongé dans un lit à l’infirmerie, en train de mourir. » – Ray Silver

La culture autochtone est complètement humiliée, leur langue maternelle est interdite même lorsqu’ils écrivent à leurs parents… De nombreux enfants ont été battus, parfois à mort. Il existe aussi des cas de violences sexuelles par le personnel des pensionnats autochtones…

« Puisque je ne pleurais pas après avoir été battue, elles devenaient furieuses, vous savez, les deux religieuses. Elles commençaient tout simplement à nous battre et elles perdaient le contrôle. Elles nous jetaient contre le mur, nous jetaient sur le plancher, nous frappaient à coups de pied, à coups de poing. » – Géraldine Bob

« J’ai vu la religieuse pousser cette fille en bas de l’escalier. Elle ne s’est jamais relevée, et on nous a éloignés de là, on nous a envoyés en bas. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais elle n’est pas revenue avant des mois. Et, quand elle est revenue, elle était un peu paralysée. » – Margaret Plamondon

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« Ils me couraient après, m’attrapaient et m’amenaient à ce pédophile pour qu’il puisse m’agresser, profiter de moi comme il le voulait. Et on vivait dans la peur permanente. » – Richard Hall

« On me sortait chaque soir. Et ça a continué jusqu’à ce que j’aie environ 12 ans. Il y avait plusieurs superviseurs, des hommes et une femme. Et c’était dans le dortoir, c’était dans leur chambre; c’était dans l’abri d’auto; c’était dans son auto à lui; c’était dans le gymnase; à l’arrière du véhicule… » – Frances

Le rapport pose un constat assez négatif… Depuis 2008, le Canada a présenté plusieurs fois des excuses aux autochtones, reconnaissant sa responsabilité dans le génocide culturel. Aujourd’hui encore, le premier ministre et le gouvernement tentent de réparer autant que possible les erreurs du passé…

Entrez la légende de la vidéo ici

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Analyser la diète d’un matelot du 19e siècle grâce à ses ongles


Grâce à la découverte des deux bateaux de l’expédition Franklin (1845-1846) et des restes de l’équipage, des recherches sont faites sur leur alimentation et continuera pour découvrir éventuellement les causes de leurs morts.
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Analyser la diète d’un matelot du 19e siècle grâce à ses ongles

 

La chercheure au département de chirurgie de l’Université de la Saskatchewan, Nicole Sylvain, a participé à l'analyse des échantillons.

Les chercheures Joyce McBeth et Nicole Sylvain ont participé à l’analyse des échantillons.   Photo : Université de la Saskatchewan

L’analyse des ongles d’un matelot mort depuis 170 ans a permis à des chercheurs de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan de découvrir que les membres de l’expédition Franklin du milieu du 19e siècle n’auraient pas succombé à un empoisonnement au plomb, mais à la malnutrition.

L’équipe de recherche menée par l’entreprise TrichAnalytic Inc. a eu un aperçu de l’alimentation d’un des matelots grâce à des échantillons d’ongles de son pouce et d’un de ses orteils.

« Ils datent de 1846 », lance la chercheure au département de chirurgie de l’Université de la Saskatchewan, Nicole Sylvain.

Elle explique que l’équipe a pu évaluer leur teneur en zinc grâce à l’accélérateur de particules du Centre canadien de rayonnement synchrotron.

« Avec ça, on peut voir dans la matière, on peut voir tous les éléments dans l’ongle, comme le zinc, avec une précision très spécifique. »

Les navires de l'expédition Franklin entrent dans les régions de l'Arctique en 1845-1846.

Les navires de l’expédition Franklin entrent dans les régions de l’Arctique en 1845-1846.   Photo : TrichAnalytics Inc.

L’équipe a découvert une carence en zinc, qui est un indicateur de malnutrition, infirmant ainsi la thèse de la surexposition au plomb avancée jusque-là par les chercheurs.

« Il y avait du plomb, mais c’était vraiment à la surface […] On a plutôt découvert que le zinc diminuait à mesure que l’expédition continuait », explique Mme Sylvain.

Elle souligne que la déficience en zinc entraîne une vulnérabilité aux infections et que le matelot étudié est probablement mort d’une pneumonie ou d’une tuberculose.

Les ongles de John Hartnell ont été fournis à l’équipe de recherche par la Fiducie du patrimoine inuit ainsi que le Musée canadien de l’histoire, après que les deux navires de l’expédition Franklin eurent été retrouvés le premier en 2014 et le deuxième en 2016.

L’équipe de recherche a maintenant l’intention de s’attarder aux cheveux d’autres marins pour avoir une meilleure idée de la cause de la mort des autres membres de l’équipage, qui comptait 24 officiers et 110 matelots.

Avec les informations de l’émission Pour faire un monde

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Fuir et résister, l’histoire méconnue des pensionnats


La plupart des gens, enfin, je crois, conçois que l’arrivé des Européens en Amérique a été le début de la disparition des droits des Premières Nations. L’Église et le gouvernement ainsi bien installés ont voulu assimiler les amérindiens à la foi et culture des blancs en obligeant les enfants d’aller dans des pensionnats tenu par des religieux. Mais peu sait vraiment ce qui s’est vraiment passé dans ces pensionnats. C’est une réalité qui n’est pas si loin, ces enfants sont maintenant des adultes qui ont levé le voile sur une enfance cauchemardesque
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Fuir et résister, l’histoire méconnue des pensionnats

 

Derrière la triste histoire des pensionnats autochtones se cachent des actes de résistance. Des parents ont défié l’Église et le gouvernement en cachant leurs enfants pour les soustraire à l’éducation des Blancs.

Un texte de Josée Dupuis

ENQUÊTE

Marie-Jeanne Papatie a vu ses frères et soeurs aînés quitter la réserve du Lac-Simon pour le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery près d’Amos, en Abitibi.

L’été suivant, son père les entend parler d’abus survenus dans cette institution. Il est secoué. Il n’est pas question de laisser partir sa plus jeune. Il a un plan : cacher Marie-Jeanne.

Il lui aménage une petite pièce au sous-sol, où elle dort sur un matelas de fortune. Par la fenêtre, elle peut voir la rue et l’autobus qui vient chercher les enfants.

Durant les jours qui suivent le départ des écoliers, le père Edmond Brouillard – un oblat qui maîtrise l’algonquin – fait le tour de la réserve avec en main une liste de noms pour s’assurer que tous les enfants sont bien partis. Chaque fois, le père de Marie-Jeanne répond que sa fille s’est enfuie au lac.

Marie-Jeanne se rappelle les mots de son père. «  Il ne faut pas que tu répondes quand on va t’appeler », lui disait-il lorsqu’il la cachait dans le sous-sol.

Une fois le père oblat reparti, Marie-Jeanne pouvait enfin sortir de sa cachette.

La petite fille de 5 ans passe ses journées toute seule, à marcher autour du lac. Le matin venu, avant l’arrivée du père Brouillard, elle retourne se cacher au sous-sol.

Marie-Jeanne a pu échapper au pensionnat indien. Mais par un triste retour des choses, le pensionnat l’a rattrapée. Un proche, victime d’agressions sexuelles à Saint-Marc-de-Figuery, l’a agressée à son tour. Il avait 19 ans. Elle, 8 ans.

« J’ai été épargnée du pensionnat. Mais j’ai quand même des séquelles. Ce qu’ils ont subi, ils l’ont ramené à la maison. Ils m’ont fait subir ce qu’ils ont subi. » – MARIE-JEANNE PAPATIE

La petite Marie-Jeanne libre et insouciante a cessé ce jour-là d’exister.

«  J’ai commencé à consommer à 11 ans. Je sniffais du gaz. Mon père me frappait parce qu’il ne voulait pas que je sniffe. On m’avait abusé la veille, et moi, je sniffais le matin  », raconte-t-elle, ajoutant n’avoir jamais dit à son père qu’elle était agressée.

Marie-Jeanne s’est mariée à l’âge de 14 ans. Elle ne consomme plus depuis plus de 20 ans.

Quand elle pense à son père et ce qu’il a fait pour la protéger du pensionnat, sa voix s’étrangle.

«  Mon père, aujourd’hui, je le remercie beaucoup. Je n’ai pas eu le temps de dire à mon père que je l’appréciais beaucoup.  »

Marie-Jeanne a pu vivre en algonquin avec ses parents et grands-parents jusqu’à l’âge de 7 ans. Puis, elle a fréquenté l’école primaire du village voisin.

Marie-Jeanne Papatie

Marie-Jeanne Papatie PHOTO(S) : RADIO-CANADA

6000 enfants morts dans les pensionnats

Quelque 150 000 enfants amérindiens, inuits et métis ont fréquenté les pensionnats indiens, la plupart contre leur gré, arrachés à leurs parents.

On estime que 6000 d’entre eux sont morts de malnutrition, de maladies, d’abus physiques, de suicide ou morts gelés après s’être enfuis.

De nombreux enfants ont été victimes d’agressions sexuelles de la part des religieux. Peu de parents autochtones ont tenu tête au gouvernement et à l’église en refusant d’envoyer leurs enfants au pensionnat. Mais il y en a eu.

Dans le volumineux rapport de la Commission de vérité et réconciliation, un bref chapitre est consacré à ce mouvement de résistance. Les cas sont peu nombreux et proviennent surtout de l’Ouest canadien. Aucun exemple québécois n’est mentionné.

Attiré par des bonbons

William Papatie, le mari de Marie-Jeanne, n’avait jamais parlé de son séjour au pensionnat, jusqu’au jour où il a pris la parole devant la Commission de vérité et réconciliation.

Il se rappelle l’été précédant son départ au pensionnat.

«  Les soeurs étaient venues nous rendre visite. Elles donnaient des suçons pour nous attirer. J’en voulais. “On va t’en donner au pensionnat”, lui répondaient les religieuses. C’est avec ça qu’elles nous ont attirés, avec des bonbons. »

Des soeurs et des enfants autochtones

Des soeurs et des enfants autochtones PHOTO(S) : OEUVRES OBLATES DE L’ONTARIO (DESCHATELETS / ARCHIVES)

William n’a que 5 ans lorsqu’il prend le chemin du pensionnat de Saint-Marc-de Figuery, où il sera victime d’abus répétés.

Un des religieux l’attire dans sa chambre avec des bonbons pour l’agresser.

«  Quand il est venu me voir, je ne savais pas ce qu’il voulait faire. Il m’a amené dans sa chambre. Il m’a donné des bonbons. C’est là qu’il a commencé à me toucher les parties du corps.  » – WILLIAM PAPATIE

William grandit avec la peur de parler. Le prêtre lui ordonne de se taire. Il fugue à deux reprises, mais la police l’arrête. C’est le père Edmond Brouillard qui vient le cueillir au poste.

Un été, il se confie à sa grand-mère, une femme très croyante, qui ne le croit pas tout de suite.

«  Mon père y a fini par me croire. Parce qu’à un moment donné, je saignais », raconte-t-il.

Pour Salomon Papatie, le choc est brutal. Il doit sauver son fils. À la fin de l’été, le père et le fils partent en canot pour rejoindre le camp familial à une centaine de kilomètres de la réserve. Personne ne viendrait chercher son garçon ici.

Entrez la légende de la vidéo ici

Mais l’Église catholique n’a pas dit son dernier mot. Le rabatteur en chef, le père Brouillard, est à ses trousses. Pas question de laisser un seul enfant se sauver : on craint l’effet d’entraînement.

Accompagné d’un aîné de la communauté, il réussit à le retrouver au fond des bois.

William se rappelle la scène. Son père dit au religieux :

«  Mon fils ne retournera plus à l’école, sa place est ici maintenant [à cause de] ce qu’il a subi au pensionnat. Je le crois maintenant.  »

Le père Brouillard rebrousse donc chemin, sans le petit William.

«  J’étais soulagé. Mon père m’a serré dans ses bras. J’étais surpris que mon père ait été capable de poser un tel geste, défier les autorités religieuses. Je le remercie beaucoup. » – WILLIAM PAPATIE

Un pupitre sur une table en Abitibi

Un pupitre sur une table en Abitibi PHOTO(S) : RADIO-CANADA/LUC SIMARD

Le père Edmond Brouillard a été condamné en 1996 à cinq ans de prison pour attentat à la pudeur, attouchements, sodomie, agression sexuelle et de grossière indécence. Ses victimes sont six Autochtones originaires du Lac-Simon et du grand lac Victoria, en Abitibi.

William et Marie-Jeanne auront au moins eu la chance de lui échapper. Quant au frère qui a agressé William, il n’a jamais été inquiété, même si son nom revient à plusieurs reprises dans le récit de nombreux pensionnaires.

Le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery a fermé ses portes en 1973.

Le dernier pensionnat canadien a fermé ses portes en 1996 près de Regina, en Saskatchewan.

Des soeurs et une famille autochtone

Des soeurs et une famille autochtone PHOTO(S) : OEUVRES OBLATES DE L’ONTARIO (DESCHATELETS/ARCHIVES)

Quand il est temps de fuir

Ces histoires de résistance se sont aussi déroulées ailleurs au pays. En Alberta, une communauté entière, les Foothills Ojibways, a fui l’Église, et cela dès l’arrivée des Européens en Amérique.

On les appelait les « Runners », ceux qui courent. Cette communauté a toujours refusé que ses enfants fréquentent les pensionnats.

Ils avaient un mot d’ordre : fuir les religieux.

« Nous avons fui les robes noires pour protéger notre spiritualité, notre culture, nos cérémonies, notre façon de vivre », nous dit le chef de cette nation, Jimmy O’Chiese, lorsque nous l’avons rencontré à Edmonton.

Le chef des Foothills Ojibways, Jimmy O’Chiese

Le chef des Foothills Ojibways, Jimmy O’Chiese PHOTO(S) : RADIO-CANADA/JOSEÉ DUPUIS

« Ils voulaient que l’on se débarrasse de tout ce qui pouvait avoir une signification spirituelle. Pour nous, se départir de tous ces objets sacrés, c’était perdre qui nous étions », explique M. O’Chiese.

Ces Anichinabés se sont déplacés à de nombreuses reprises au fil des années. À pied, en canot d’écorce et à cheval. Ils sont partis du Michigan, sont montés vers le nord et ont parcouru l’Ouest canadien. Ils se sont finalement établis à Hinton, en Alberta, au pied des Rocheuses.

Cette communauté n’a jamais signé de traité avec les Blancs.

Jimmy O’Chiese enseigne maintenant l’histoire des Runners au Yellowhead Tribal College à Edmonton. Il est professeur émérite, environnementaliste, botaniste et spécialiste de médecine traditionnelle.

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L’UNICEF a constaté des carences dans l’alimentation des bébés dans le monde


Des millions d’enfants dans le monde souffrent de malnutrition, dans les pays en voie de développement, mais aussi dans des familles riches que les enfants n’ont pas une alimentation adéquate. Le problème est grave car c’est dans les premières années qu’il est primordial que l’alimentation a un grand rôle dans la croissance
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L’UNICEF a constaté des carences dans l’alimentation des bébés dans le monde

 

La malnutrition affecte toujours 156 millions d'enfants de... (Photo archives AFP)

La malnutrition affecte toujours 156 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde

PHOTO ARCHIVES AFP

VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, dimanche, l’UNICEF appelle les gouvernements du monde à s’impliquer pour que les jeunes enfants soient mieux alimentés à ce moment critique de leur vie.

Le portrait est peu reluisant à l’heure actuelle.

L’organisme onusien a publié vendredi un rapport d’une centaine de pages dans lequel il souligne l’importance de bien alimenter les bébés dans les deux premières années de leur vie pour «leur santé, leur développement et leur survie».

La malnutrition affecte toujours 156 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde, tandis que 42 millions d’autres éprouvent des problèmes de surpoids ou d’obésité – soit 11 millions de plus qu’en 2000.

Le rapport considère deux facteurs: l’allaitement et l’alimentation. D’une part, le taux d’allaitement stagne dans certaines régions notamment parce que plusieurs pays ne prévoient pas de congés parentaux, ce qui dissuade les femmes à opter pour cette pratique. Pourtant, l’allaitement a prouvé ses bienfaits avec le temps. Le lait maternel fournit aux nourrissons de multiples anticorps et les protège de plusieurs maladies, dont la pneumonie et la diarrhée.

L’UNICEF interpelle les gouvernements pour remédier au problème: ils peuvent adopter des lois pour faire la promotion de cette habitude, a soutenu France Bégin, l’une des auteures du rapport, en entrevue avec La Presse canadienne.

L’allaitement est moins fréquent dans les pays industrialisés, mais il a tendance à se répandre avec l’expansion des congés parentaux en Europe et au Canada, par exemple.

Mis à part les congés de maternité, les pratiques des entreprises de lait maternités devraient être mieux encadrées pour limiter l’accessibilité à leurs produits. De plus, selon Mme Bégin, les systèmes de santé doivent être aussi mieux adaptés pour «appuyer les mères dès le premier moment, dès la première heure de vie de l’enfant».

D’autre part, les pays accusent de nombreux retards pour ce qui est de l’alimentation en termes de quantité et de qualité.

Selon les dernières données de l’UNICEF, la moitié des bébés de 6 à 23 mois ne consomment pas le minimum de repas par jour selon leur âge. Les enfants allaités de 6 à 8 mois doivent manger au moins deux fois par jour, tandis que ceux de 9 à 23 mois doivent consommer au moins trois repas. Les bébés qui ne sont pas allaités doivent quant à eux manger au moins quatre fois par jour à partir de 6 mois.

Actuellement, dans le monde, 70 % des nourrissons et des jeunes enfants sont considérés comme dénutris, c’est-à-dire qu’ils ne consomment même pas quatre groupes alimentaires parmi les huit catégories de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les familles pauvres sont évidemment surreprésentées dans ces statistiques, mais l’UNICEF note des carences dans les ménages plus riches aussi.

«Même dans les familles plus riches, on a des problèmes à avoir une alimentation adéquate. Parfois, c’est une question d’éducation et on ne sait pas que ce sont des aliments qu’on ne doit pas donner», a analysé France Bégin.

Il est parfois difficile de modifier des pratiques et des mentalités profondément ancrées dans la culture des pays, par exemple l’allaitement en public qui demeure toujours controversé dans certaines régions.

Pour y arriver, l’UNICEF tente de rejoindre des leaders d’opinion qui sauront sensibiliser la population.

«On va travailler avec des gens qui sont influents avec les médias sociaux, de plus en plus (…) On a besoin d’avoir beaucoup plus d’information, d’éducation», a souligné Mme Bégin.

http://www.lapresse.ca/

La malnutrition, la «nouvelle norme»


La malnutrition est la norme quel paradoxe ! À cause de la malbouffe, partout l’obésité prend de l’ampleur alors qu’ailleurs, c’est la malnutrition qui fait le plus de dégâts
Nuage

 

La malnutrition, la «nouvelle norme»

 

La malnutrition, la «nouvelle norme»

L’obésité et le surpoids progressent dans chaque région du monde.Photo Fotolia

La malnutrition devient la «nouvelle norme» dans le monde, l’obésité progressant pratiquement partout tandis que la dénutrition persiste dans les pays les plus pauvres, relève une étude dévoilée mardi.

La communauté internationale ne réussira pas à mettre fin à la malnutrition d’ici à 2030 si elle n’agit pas plus vigoureusement, estiment les auteurs duGlobal Nutrition Report, document établi par un groupe d’experts internationaux financé par des fondations philanthropiques et des organisations publiques.

Au moins 57 des 129 pays étudiés présentent des niveaux élevés tant de sous-nutrition – en particulier le retard de croissance et l’anémie – que d’obésité et de surpoids chez l’adulte, note ce rapport.

«Une personne sur trois souffre de malnutrition», relève Lawrence Haddad, coprésident du groupe auteur de ce rapport et chercheur associé à l’International Food Policy Research Institute, citée dans un communiqué de presse.

«Nous vivons dans un monde où être mal nourri est la nouvelle norme. Nous devons tous dire que c’est inacceptable.»

La malnutrition est responsable de près de la moitié des décès des enfants de moins de cinq ans et, conjuguée à des régimes alimentaires inadaptés, elle constitue le premier risque de santé publique, selon le rapport.

L’étude souligne que l’obésité et le surpoids progressent dans chaque région du monde et pratiquement chaque pays, représentant «un défi colossal».

Le nombre d’enfants de moins de 5 ans en surpoids approche désormais le nombre de ceux qui affichent un trop faible poids par rapport à leur taille.

«Nous sommes mal partis pour atteindre les objectifs en matière de nutrition», estime ce rapport. L’ONU a fixé dans ses objectifs de développement durable en 2015 de «mettre fin à toute forme de malnutrition» d’ici à 2030.

Exemple du retard pris, la baisse de l’anémie est si lente que l’objectif ne sera atteint qu’en 2130 au lieu de 2030. Les membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) visent une baisse de 50 % de l’anémie chez les femmes d’ici à 2025.

L’ÉLÉMENT CLÉ DU SUCCÈS…

Des progrès sont cependant enregistrés, par exemple le nombre d’enfants de moins de cinq ans en retard de croissance recule partout, sauf en Afrique et Océanie.

Des changements modestes pourraient mettre de nombreux pays sur les bons rails pour atteindre les objectifs en matière de nutrition, ajoute ce rapport.

«L’élément clé du succès est l’engagement politique», relève Lawrence Haddad.

En termes budgétaire, l’effort à faire reste «significatif» puisqu’il faudrait consacrer 70 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de réduction en matière de retard de croissance, de malnutrition sévère, d’allaitement et de baisse de l’anémie.

Le Global Nutrition Report fait un état des lieux annuel des objectifs de nutrition pris en 2013 par les membres de l’OMS à l’horizon 2025.

http://fr.canoe.ca/

Un enfant sur huit né en 2015 a vu le jour dans une zone de conflit


Guerre, pauvreté, viol, et plus encore, sont une réalité que des enfants naissent dans les pires conditions à travers le monde. Un enfant est généralement source de joie, mais dans de telle situation, comment peut-il grandir, recevoir une éducation adéquate, et vivre dans la sécurité physique et morale ?
Nuage

 

Un enfant sur huit né en 2015 a vu le jour dans une zone de conflit

 

Une femme de la minorité yézidie console son enfant dans un camp de réfugiés de Qamishli, en Syrie.

Une femme de la minorité yézidie console son enfant dans un camp de réfugiés de Qamishli, en Syrie. Photo :  Pigiste / Reuters

Le nombre d’enfants nés dans des zones de conflit s’est sensiblement accru en 2015 pour atteindre 16,6 millions de naissances, soit une sur huit, selon un bilan communiqué mercredi par l’UNICEF.

D’une année à l’autre, leur nombre progresse de plus de 125 000 naissances.

« Toutes les deux secondes, un nouveau-né pousse son premier cri en plein conflit, souvent dans des circonstances terrifiantes et sans accès aux soins », souligne Anthony Lake, le directeur général du Fonds des Nations unies pour l’enfance.

« Trop d’enfants commencent aujourd’hui leurs vies en situation extrême, un conflit, une catastrophe naturelle, la pauvreté, la maladie ou la malnutrition. Peut-il y avoir un pire départ dans la vie? », dit-il.

La mortalité avant l’âge de 5 ans est plus élevée pour ces enfants que pour les autres.

Au-delà des risques immédiats encourus par exemple lorsqu’une mère fuit des combats avec ses enfants ou qu’une femme enceinte accouche sans assistance médicale, les enfants nés en zone de guerre sont particulièrement exposés à des carences dans leur développement affectif et cognitif.

Un nombre important d’entre eux peut aussi être issu du viol de leur mère, avec des conséquences dramatiques (abandon à la naissance, rejet par les membres de leur famille).

« Il y a même des cas où des femmes ont tenté de tuer leurs enfants à la naissance », ajoute Debra DeLaet, qui enseigne la science politique à l’Université Drake de Des Moines, dans l’Iowa.

Globalement, l’UNICEF rappelle que les enfants représentent la moitié des personnes vivant dans une pauvreté extrême bien qu’ils ne représentent qu’un tiers environ de la population mondiale.

http://ici.radio-canada.ca/

La disparition des abeilles pourrait causer plus d’un million de morts par an dans le monde


Les abeilles sont d’une grande importance pour notre alimentation, sans elle, nous allons au-devant de carences alimentaires qui ont des conséquences néfastes pour la santé
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La disparition des abeilles pourrait causer plus d’un million de morts par an dans le monde

 

Le déclin global des pollinisateurs – essentiellement des abeilles et d’autres insectes – pourrait provoquer jusqu’à 1,4 million de morts supplémentaires par an, soit une augmentation de la mortalité mondiale de près de 3%, selon des chercheurs.

Cette accroissement de mortalité résulterait de la combinaison d’une augmentation des carences en vitamine A et en folates (vitamine B9 ou acide folique), vitales pour les femmes enceintes et les enfants, et d’une incidence accrue des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et certains cancers. Tels sont les phénomènes que provoqueraient, par le biais de modifications alimentaires, un effondrement de la population des pollinisateurs.

Les carences en vitamine A et folates peuvent atteindre les yeux, ce qui peut entraîner la cécité, et provoquer la malformations du système nerveux. 

Ces effets sur la santé toucheraient les pays développés et en développement, selon l’analyse publiée jeudi dans la revue médicale The Lancet.

Selon un scénario d’élimination complète des pollinisateurs, 71 millions de personnes dans les pays à faibles revenus pourraient se retrouver carencées en vitamine A, et 2,2 milliards, qui ont déjà une consommation insuffisante, verraient leurs apports se réduire encore.

Pour les folates, ce sont 173 millions de personnes qui deviendraient carencées et 1,23 milliard de gens qui verraient leur consommation déficiente se détériorer encore. 

Une baisse de 100% des « services de pollinisation » pourrait réduire les approvisionnements mondiaux en fruits de 22,9%, en légumes de 16,3%, et de 22,9% en noix et graines, mais avec des disparités selon les pays.

En somme, ces changements alimentaires pourraient augmenter la mortalité mondiale annuelle par les maladies non transmissibles et celles liées à la malnutrition de 1,42 millions de décès par an (+ 2,7 % de mortalité globale annuelle), selon l’étude dirigée par  le Dr Samuel Myers (Boston, Etats-Unis, Harvard TH Chan School). Une perte des services de pollinisation limitée à  50% équivaudrait à  la moitié (700.000) de la  mortalité supplémentaire qu’entraînerait la suppression totale des pollinisateurs, selon ces estimations.              

Une autre étude, publiée dans « The Lancet Global Health », quantifie une menace spécifique, jusqu’à présent jamais mesurée, pour la santé mondiale provenant des émissions de dioxyde de carbone (CO2)  dues à l’activité humaine.

Selon cette seconde étude, la réduction de la teneur en zinc des cultures vivrières importantes liées à l’augmentation des concentrations de CO2 dans l’atmosphère exposera au risque de carence en zinc (retard de croissance, problèmes de défenses immunitaires, morts prématurées) 138 millions de personnes supplémentaires dans le monde d’ici 2050.

Par ailleurs, avec la Fondation Rockefeller, The Lancet publie un rapport sur les changements environnementaux « qui vont bien au-delà des changements climatiques et menacent les progrès en matière de santé réalisés au cours des dernières décennies ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le tiers de la planète n’a toujours pas accès à des toilettes, déplore l’ONU


Déjà que l’eau potable n’est pas accessible partout, les toilettes ne sont pas accessibles partout dans le monde. Cela occasionne des maladies dû aux contaminations et sans parler qu’une femme où une jeune fille est plus vulnérable, car elle s’isole pour ses besoins naturels
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Le tiers de la planète n’a toujours pas accès à des toilettes, déplore l’ONU

 

Vendeur de toilette recyclés, aux Philippines.

Vendeur de toilette recyclés, aux Philippines Photo :  ? Romeo Ranoco / Reuters

Le tiers des habitants de la planète n’ont toujours pas accès à des toilettes, prévient un rapport publié mardi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF.

Ceux qui doivent s’en priver continuent à polluer les sources d’eau et à menacer la santé de millions de personnes à travers le monde. Cela contribue à la malnutrition et aux problèmes de croissance pendant l’enfance, handicapant chaque année quelque 161 millions d’enfants aussi bien physiquement que mentalement.

L’OMS a ajouté par voie de communiqué que la qualité de l’eau continuera à être mise en péril et que des gens continueront à mourir de maladies hydriques tant et aussi longtemps que tous n’auront pas accès à des installations sanitaires adéquates.

Le rapport conjoint des deux agences onusiennes évalue les progrès réalisés dans l’atteinte d’objectifs formulés en 2000 pour donner à tous les humains accès à de l’eau potable et à des installations sanitaires appropriées.

D’autres cibles ont été énoncées dans des domaines comme la pauvreté, la faim, la maladie et les inégalités.

Puisque ces cibles viennent à échéance cette année, l’ONU a lancé un nouvel effort pour énoncer de nouveaux objectifs de développement durable qui devraient se concentrer sur la façon dont seront dépensés 2500 milliards de dollars américains en fonds de développement d’ici 2030.

Les efforts précédents pour améliorer l’accès à l’eau et à l’hygiène ont engendré certains succès, puisque 2,1 milliards de gens ont amélioré leur accès à de meilleures installations sanitaires depuis 1990, selon le rapport.

En revanche, 2,4 milliards d’humains n’ont constaté aucune amélioration, dont 946 millions de personnes qui doivent toujours se soulager en plein air, fort majoritairement des habitants pauvres de régions rurales.

Au chapitre de l’accès à l’eau potable, 2,6 milliards de gens ont amélioré leur sort depuis 1990, contre 663 millions des plus pauvres du monde, soit davantage que les populations combinées de la Russie et de l’Union européenne,  qui n’ont profité d’aucune amélioration et qui doivent toujours s’abreuver du mieux qu’ils le peuvent.

Des experts préviennent qu’il ne faut pas être découragé par le fait que les objectifs n’aient pas tous été atteints. Par exemple, la mortalité infantile a été réduite de moitié plutôt que des deux tiers, ce qui n’est pas à dénigrer.

« On parle de 6 millions d’enfants qui ne meurent pas chaque année. C’est quand même une grande victoire », a dit Bjorn Lomborg, fondateur du groupe de recherches économiques Copenhagen Consensus Center.

http://ici.radio-canada.ca/