Cette tortue mena­cée a dû pondre ses œufs sur le goudron qui recouvre désor­mais sa plage


Une espèce en danger, la tortue verte, comme bien des tortues retournent généralement à l’endroit ou elles sont nées pour mettre au monde leur propre progéniture. Dans les Maldives, un aéroport international a été construit sur une plage à l’endroit même ou une tortue est venue mettre ses oeufs. Elle n’a pas eu d’autres choix que de les laisser sur la asphalte d’une piste d’atterrissage.
Nuage

 

Cette tortue mena­cée a dû pondre ses œufs sur le goudron qui recouvre désor­mais sa plage

 

Crédits : Adam Nasym/Twit­ter

par  Malaurie Chokoualé

 

Les tortues de mer retournent presque toujours sur la plage de leur nais­sance pour pondre leurs œufs, qu’im­porte la distance à parcou­rir.

Sur cette photo des Maldives qui a fait le tour du monde, une tortue verte s’est retrou­vée contrainte de pondre ses œufs sur un tarmac brûlant, car une piste d’at­ter­ris­sage a été construite sur l’an­cienne plage où elle est née, rapporte The Inde­pendent.

Cette tortue est pour­tant clas­sée comme étant en danger de dispa­ri­tion par l’Union inter­na­tio­nale pour la conser­va­tion de la nature. Mais les préoc­cu­pa­tions des auto­ri­tés des Maldives semblent à mille lieues de cette réalité-là, alors même que l’atoll de Noonu (subdi­vi­sion des Maldives) est histo­rique­ment connu pour être un impor­tant lieu de nidi­fi­ca­tion pour des centaines de tortues mena­cées.

Cons­truite en 2018, cette piste d’at­ter­ris­sage fait partie d’un plan de déve­lop­pe­ment d’un aéro­port, financé par les Émirats arabes unis à hauteur de 60 millions de dollars – une somme contre laquelle les tortues ont peu de poids. Les auto­ri­tés assurent que le nombre de ces animaux présents sur l’île n’a pas dimi­nué depuis la construc­tion de la piste.

L’aé­ro­port inter­na­tio­nal est encore loin d’être terminé ; il devrait très bien­tôt permettre au petit atoll de déve­lop­per le tourisme, tout en sacri­fiant sa biodi­ver­si­té… Une bonne nouvelle toute­fois : la tortue est actuel­le­ment en bonne santé.

Source : The Inde­pendent

https://www.ulyces.co

Le Saviez-Vous ► 10 endroits en voie de disparition


A cause des changements climatiques, du manque de geste concret contre la pollution, la déforestation, les exploitations a outrances du ventre de la terre, nous verrons quelques sites disparaitre dans le monde dans 5 a 100 ans environs.
Nuage

 

10 endroits en voie de disparition

Réchauffement climatique, montée des eaux, pollution de l’air, les conséquences de l’activité humaine se font sentir partout sur la planète. Résultat : plusieurs endroits, parmi les plus beaux sur Terre, vont disparaître.

Voici 10 de ces endroits de rêve qui ne seront plus que ça dans quelques années : des rêves.

 

1. La Grande Barrière de corail : d’ici 100 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, une vue aérienne de la Grande Barrière de corail, à Cairns, en Australie, le 7 août 2009. (Photo : Phil Walter/Getty Images)

La Grande Barrière de corail est le plus grand récif corallien du monde, avec près de 3000 récifs et 900 îles, sur une superficie de 344 400 kilomètres, soit la grandeur de la Hollande, de la Suisse et du Royaume-Uni réunis.

Située en mer de Corail, au large du Queensland, en Australie, c’est la plus grande structure créée par des organismes vivants au monde et c’est aussi la seule chose vivante sur Terre visible de l’espace.

La montée de la température des océans, la pollution de l’eau et l’acidification des eaux affaiblissent et tuent les coraux, un phénomène en augmentation continue dans les océans où se retrouvent des zones de corail.

En 2030, 60 % des récifs de corail de la Grande Barrière seront morts et la situation est irréversible.

D’ici 100 ans, quand tout le corail de la Grande Barrière sera mort, huit mille ans de création naturelle auront disparu.

2. Les Seychelles : d’ici 100 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, un palmier sur une plage de l’île de Praslin, aux Seychelles, le 6 mars 2012. (Photo : ALBERTO PIZZOLI/AFP/Getty Images)

Les Seychelles sont un archipel de 116 îles situé dans l’océan Indien et rattaché au continent africain. On y compte 90 000 citoyens.

C’est le paradis des centres de villégiature luxueux, mais les îles sont en danger à cause de l’érosion de la plage, suite à la mort du corail.

Érosion, réchauffement climatique, dans moins de 100 ans, tout l’archipel des Seycgelles sera submergé.

3. Les Maldives : d’ici 100 ans

 10 endroits en voie de disparition

* La photo, prise le 9 septembre 2013, montre une vue aérienne de l’île de Male, la capitale des Maldives. (Photo : ROBERTO SCHMIDT/AFP/Getty Images)

Les Maldives,  ce sont 1199 îles, dont 202 habitées, d’Asie du Sud,  situées au sud de l’Inde. C’est le plus petit pays d’Asie en terme de population (400 000) et en surface de terre. C’est aussi l’une des destinations vacances les plus exclusives au monde.

C’est aussi le pays le plus bas au monde, avec une élévation moyenne de seulement 1,5 m (4 pieds 11 po) au-dessus du niveau de la mer.

D’ici 100 ans les Maldives se mériteront peut-être le titre peu enviable de premier pays ayant disparu sous la mer. Le risque est si grand qu’en 2008 le gouvernement maldivien a décidé d’acheter des terres dans d’autres pays pour ses citoyens qui seront déplacés suite à la montée des eaux.

Comme d’autres îles dans sa situation, les Maldives souffrent aussi de la dégradation de ses récifs de corail.

 

4. Venise : d’ici 80 ans

 10 endroits en voie de disparition

* La photo, prise le 10 juillet 2013, montre l’une des principales voies navigables de Venise. (Photo:  GIUSEPPE CACACE/AFP/Getty Images)

La ville italienne, sûrement la plus romantique de toutes les villes du monde, va se noyer. La cité aux canaux coule depuis longtemps, mais l’augmentation du nombre d’inondations chaque année rendra Venise inhabitable à la fin de ce siècle.

Le tourisme est aussi un facteur. En 2007, 21 millions de touristes ont visité Venise (soit 40 fois la taille de sa population).

La place St-Marc est inondée chaque année : 10 fois en 1900, 40 fois en 1980 et 60 fois en 2000. Et les inondations sont de plus en plus sévères, passant de 144 cm en juin 2000 à 147 en juin 2002.

5. La mer Morte : d’ici 50 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, un homme flotte dans la mer Morte. (Photo : Kristen Elsby/ Getty Images )

La mer Morte est un lac salé du Proche-Orient, partagé entre Israël, la Jordanie et la Palestine et alimenté par le fleuve Jourdain.

C’est le plan d’eau le plus salé au monde. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer oscille entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 28 %, avec 274 grammes de sel par litre. Y nager, c’est y flotter.

Aucun poisson et aucune algue ne peuvent subsister dans de telles conditions, d’où son nom de « mer morte », même si l’on sait maintenant qu’y vivent des organismes microscopiques.

Le lac est lourd d’histoire, pourtant au cours des quarante dernières années, il a rapetissé d’un tiers et s’est enfoncé de 80 pieds. Le niveau de l’eau descend de 4 pieds par année. Les hôtels et les restaurants qui donnaient sur son rivage sont maintenant situés à un mille du lac.

Les experts croient que la mer Morte va disparaître d’ici 50 ans, à cause des pays voisins qui tirent leur eau du fleuve Jourdain, l’unique source d’eau de la mer Morte.

En décembre 2013, Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne ont signé un accord pour sauver la mer Morte par la construction d’un canal. Mais le projet est encore au stade de projet.

6. Les glaciers des Alpes : d’ici 40 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, la pleine lune sur les Alpes autrichiennes. (Photo : Erin Butler/Getty Images)

Les Alpes, une chaîne de montagnes européenne administrée par huit pays, l’Italie, la France, Monaco, la Suisse, le Liechtenstein, l’Autriche, l’Allemagne et la Slovénie, forment une barrière de 1 200 km entre la Méditerranée et le Danube. Le plus haut sommet est le Mont Blanc, avec 4 810 mètres.

Les glaciers et les stations de ski des Alpes sont à une altitude plus basse que celle des Montagnes rocheuses, par exemple, et donc plus susceptibles aux effets du réchauffement climatique.

Les températures ont augmenté deux fois plus que la température moyenne globale depuis le 19e siècle, grimpant de près d’un degré à chaque décennie. Résultat : les glaciers alpins ont perdu 20 % de leur masse depuis les années 1980.

La disparition des glaciers est prévue d’ici 40 ans à cause de ce réchauffement climatique.

7. Les forêts malgaches : d’ici 35 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, un lémurien saute d’un arbre à Antananarivo, à Madagascar, le 21 juillet 2014 (Photo : David Rogers/Getty Images)

Madagascar est une île au large de l’océan Indien séparée de l’Afrique par le canal de Mozambique. C’est la quatrième plus grande île du monde après le Groenland, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Bornéo.

L’île est entourée d’autres îles et archipels, dont l’île Maurice, les Seychelles les Comores et La Réunion.

Depuis 20 siècles s’y rencontrent des peuples venant d’horizons divers. Ancienne propriété française, le pays a gagné son indépendance en 1960, mais c’est, selon l’ONU, l’un des pays les moins avancés au monde.

Aujourd’hui, 33 000 des  200 km carrés (20 000 des 120 000 milles carrés) de la forêt originale ont été détruits, à force d’exploitation, d’exploration et de braconnage. D’ici 35 ans, c’est toute la forêt malgache qui aura disparu et avec elles, une faune et une flore unique que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, dont ses célèbres habitants, les lémuriens.

Plus de 80 % de la flore et de la faune de Madagascar ne se retrouve nulle part ailleurs sur terre, mais les réserves fauniques n’occupent que 5 % du territoire.

8. Le bassin du Congo : d’ici 25 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, prise le 6 avril 2006, à Bumba, au Congo, DRC, des villageois pagaient dans leurs canots de bois. (Photo : Per-Anders Pettersson/Exclusive by Getty Images)

Le bassin du Congo couvre quatre millions de kilomètres le long du fleuve Congo, en Afrique. Il comprend sept pays africains, soit le Burundi, le Rwanda, l’Angola, le Cameroun, la République africaine centrale, la République démocratique du Congo et la République du Congo.

93,2 millions de personnes y vivent et on s’attend à ce que cette population double d’ici 2035.

Selon les Nations Unies, jusqu’aux deux tiers de la faune et de la flore du bassin du Congo disparaîtront d’ici 2040.

En attendant, chaque année, 10 millions d’acres de forêts se dégradent à cause de l’exploitation minière et forestière, de l’élevage et des guérillas.

Le bassin du Congo renferme la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie.

Les forêts tropicales produisent près de la moitié de l’oxygène mondial.

9. Le parc national de Glacier : d’ici 15 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, une vue à partir du sentier Highlne, près de Logan Pass, dans le parc national de Glacier, dans le Montana, aux États-Unis. (Photo : MyLoupe/UIG via Getty Images)

Le parc national de Glacier est un parc national américain situé dans l’État du Montana, à la frontière entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Le parc est constitué de montagnes qui abritent des dizaines de glacier, 200 chutes, 712 lacs, dont la plupart sont encore sans nom, 260 espèces d’oiseaux, plus d’un millier d’espèces de plante et une soixantaine de mammifères.

Il fait partie d’un écosystème protégé plus vaste, l’Écosystème de la couronne du continent.

Alors qu’on comptait au moins 150 glaciers sur le territoire du parc de Glacier, on n’en trouve plus que 25. L’accélération du réchauffement climatique abaissera ce chiffre à zéro d’ici 2030.

Non seulement le parc se retrouvera sans glacier, mais tout son écosystème sera affecté. On parle ici d’une superficie de plus de 4000 kilomètres carrés (1 million d’acres).

Le Taj Mahal : dans 5 ans

 10 endroits en voie de disparition

* Sur la photo, le Taj Mahal, vu du sud, le 28 mai 2013 à Agra, en Inde.  (Photo : Daniel Berehulak/Getty Images)

(Source)

Le Taj Mahal (ou « palais de la couronne », en persan) est un mausolée de marbre blanc construit en Inde au 17e siècle par un empereur moghol en mémoire de son épouse.

Le Taj Mahal est considéré comme un joyau de l’architecture moghole, un style qui combine les architectures islamique, iranienne, ottomane et indienne.

C’est l’un des lieux les plus visités du monde avec 3,4 millions de visiteurs chaque année.

Les rives du fleuve Yamuna, où est érigé le Taj Mahal, sont polluées par la pluie acide causée par une raffinerie voisine. La pollution jaunit le marbre blanc du mausolée. Pour tenter de contrôler la pollution affectant le Taj Mahal, le gouvernement indien a créé une zone protégée de 10 400 km carrés (4 000 pi carrés) autour du monument.

Comme le fleuve Yamuna rétrécit de 5 pieds par an, son déclin a créé des fissures à certains endroits du Taj Mahal. Les minarets qui entourent le monument montrent des signes d’inclinaison, tandis que la fondation de bois s’assèche, faute d’eau.

Pour empêcher sa dégradation totale, dans cinq ans le gouvernement indien fermera l’accès au Taj Mahal à un public qui ne pourra plus l’admirer que de loin.

http://actualites.sympatico.ca/

Cinq victimes du changement climatique


Au Québec, l’automne nous a offert plusieurs jours de douceurs qui n’était pas habituelle, nous avons apprécier ces belles journées mais, cela ne veut pas dire que c’est mieux ailleurs. Des pays vont souffrir probablement plus vite que nous des conséquences des changements climatiques
Nuage
 

Cinq victimes du changement climatique

Un Birman constate les dégâts causés à un pont par une inondation, en octobre dernier. De tels spectacles pourraient se multiplier en Birmanie dans les prochaines années.

Un Birman constate les dégâts causés à un pont par une inondation, en octobre dernier. De tels spectacles pourraient se multiplier en Birmanie dans les prochaines années.

Photo: AFP

 

Charles Côté
La Presse

Il est «injuste» de «demander aux plus pauvres et plus vulnérables de supporter seuls le poids le plus lourd de l’impact du changement climatique», a affirmé lundi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lors d’un forum au Bangladesh.

À deux semaines de la conférence de Durban sur le climat où on constatera encore une fois l’inaction dans le domaine, voici cinq pays jugés vulnérables aux changements climatiques.

Les Montréalais se réjouissent du temps inhabituellement doux en ce mois de novembre, un avant-goût de notre climat futur, mais les perspectives climatiques sont beaucoup moins réjouissantes pour les pays où les conditions de vie sont déjà très difficiles.

Selon le plus récent rapport sur la vulnérabilité aux changements climatiques (Climate Vulnerability Report 2010), les trois quarts des morts anticipées qu’on pourrait porter au compte du phénomène à l’horizon 2030 concernent les enfants d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud.

Birmanie

Le pays de 60 millions d’habitants souffrira de plusieurs aspects du climat futur, comme les tempêtes tropicales plus dévastatrices, à cause entre autres de la hausse du niveau des océans, et les inondations. Le régime en place affirme agir en luttant contre la déforestation et en construisant des dizaines de barrages et digues pour tenter de prévenir les inondations et améliorer l’irrigation. Néanmoins, tous les voyants sont au rouge pour le pays à l’horizon 2030. Les Birmans subiront des effets aigus des changements climatiques dans les quatre aspects étudiés (santé, météo, perte d’habitat et économie).

Mozambique

La plus grande partie des 21 millions d’habitants du pays et ses principales infrastructures se trouvent dans les plaines côtières et sont donc vulnérables à la hausse du niveau de la mer. À l’intérieur des terres, la désertification attribuable au changement climatique touche 5000 personnes par année, un chiffre qui devrait tripler en 2030. Les solutions d’adaptation sont coûteuses pour ce pays où les trois quarts des habitants vivent avec moins de 2$ par jour.

Maldives

Comptant 345 000 habitants, cet archipel de 1190 îles de l’océan Indien culmine à 2,3 mètres. Autant dire qu’il est menacé d’être rayé de la carte. Si les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) gardent leur tendance actuelle, les Maldives seront englouties bien avant la fin du siècle. La lutte contre l’érosion côtière accapare déjà 16% de toute l’économie du pays. Le tourisme, principale industrie nationale, souffre déjà, car les récifs coralliens qui attirent les plongeurs du monde entier sont endommagés par l’érosion. Les Maldives ont décidé de prêcher par l’exemple en devenant un pays «carboneutre», c’est-à-dire qui n’ajoute plus de carbone dans l’atmosphère.

République dominicaine

Destination bien connue des vacanciers québécois et pays qui jouit d’un niveau de vie enviable par rapport à son voisin Haïti, la République dominicaine a tout à perdre dans le climat de l’avenir. Son agriculture subira des pertes de 100 millions par année, avec la baisse des récoltes de riz et de maïs. Le tourisme pourrait aussi souffrir, en raison des effets de la hausse des océans sur les lieux de villégiature. Les récifs coralliens, attraction touristique majeure, sont «extrêmement vulnérables» aux conditions climatiques futures, ce qui toucherait en outre les pêcheries.

Guinée-Bissau

C’est le pays le plus vulnérable aux changements climatiques. Plus de 60% de son économie est liée à sa zone côtière, où les mangroves servent à la fois de protection pour les rizières et de pouponnière pour les crevettes, une des principales pêcheries commerciales du pays. Et ces mangroves sont menacées par la hausse des océans, même si le pays de 1,4 million d’habitants n’est pas dans une région exposée aux cyclones.

http://www.cyberpresse.ca