La malbouffe est-elle responsable d’allergies alimentaires?


C’est une étude faite à petite échelle sur les allergies alimentaires. D’après cette étude une des causes seraient la malbouffe. Quoiqu’à première vue, cela parait sensée. Il va de soit que les allergies alimentaires ont augmenté ainsi que la malbouffe. Il faudrait tout de même d’autres études de plus grandes envergures pour le confirmer.
Nuage


La malbouffe est-elle responsable d’allergies alimentaires?


Qui veut un hot dog? | Clément127 via Flickr CC License by

Qui veut un hot dog? | Clément127 via Flickr CC License by

Camille Jourdan

C’est en tout cas ce que laisse penser une récente étude italienne.

Environ 240 millions de personnes dans le monde souffriraient d’allergies alimentaires, estime l’Organisation mondiale de l’allergie. Noix, gluten, lait de vache, soja… Les allergènes sont multiples, tout comme leurs causes. Une récente étude italienne vient peut-être d’ailleurs d’en identifier une nouvelle: la malbouffe.

Les travaux de Roberto Berni Canani, de l’Université de Naples, tendent en effet à montrer que ce que les anglo-saxons appellent la «junk food», pourrait bien être à l’origine de certaines allergies. Le Guardian rapporte que le chercheur a notamment étudié le taux de produits de glycation avancés, ou AGE, chez des enfants. Ces substances naissent à la suite d’une réaction entre les sucres d’une part, et les lipides et les protéines d’autre part. S’ils sont naturellement présents dans notre organisme, ils proviennent aussi de ce que nous mangeons, et notamment des aliments transformés.

Dans son étude, Roberto Berni Canani a relevé des taux d’AEG plus élevés chez les enfants présentant des allergies alimentaires. Et il se trouve que ces mêmes enfants consomment davantage de produits contenant de forts taux d’AEG que les autres

«Ils mangent beaucoup de snacks, de hamburgers, de frites… Beaucoup d’aliments indutriels remplis d’AEG», indique le chercheur.

Beaucoup plus de «junk food», donc (entre 20 et 40 % de plus), que les enfants non allergiques.

Or, les AEG sont déjà connus pour interagir directement sur les cellules immunitaires, et sur la barrière intestinale. Des études ont déjà montré que des taux élevés de ces produits dans notre organisme entraîne des diabètes, ou encore des maladies rénales. Alors pourquoi pas des allergies?

«Une théorie intéressante»

Cependant, le Guardian reste prudent: l’étude de Roberto Berni Canani a été menée à tès petite échelle, sur une soixantaine d’enfants. John Warner, professeur en pédiatrie au Collège Impérial de Londres, rappelle au quotidien britannique que les allergies ont de multiples causes, qui peuvent expliquer les résultats de l’étude italienne.

Il remarque que «ces enfants, consommateurs de malbouffe, sont moins susceptibles que les autres de suivre un régime méditerranéen, riche en fruits frais, en légumes et en poisson; un régime justement connu pour réduire les risques d’allergies».

Autres facteurs de risques auxquels ces enfants peuvent être exposés, selon le professeur: «le tabac, ou d’autres polluants».

De la même manière, son collègue Andrew Clark, consultant en pédiatrie à l’hôpital d’Addenbrooke, estime que des recherches complémentaires sont nécessaires, mais reconnaît toutefois que cette étude «soulève une théorie intéressante».

http://www.slate.fr/

Des milliers de cancers pourraient être évités avec ce changement des habitudes


Il y a des cancers qui sont peut-être génétiques, d’autres par l’environnement, mais il y a aussi ceux causé par une mauvaise alimentation. Manger trop de viande rouge, les aliments transformés, ainsi que les boissons sucrées seraient des causes de cancer qui pourraient pourtant être évités
Nuage


Des milliers de cancers pourraient être évités avec ce changement des habitudes


par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une étude récente suggère que plus de 80 000 cas de cancers diagnostiqués chaque année aux États-Unis pourraient être liés à une mauvaise alimentation. La consommation excessive de viande transformée et le manque de céréales complètes sont pointés du doigt.

S’appuyant sur un nouveau modèle mathématique, des chercheurs de l’université Tufts ont récemment estimé qu’en 2015, aux États-Unis, 80 110 nouveaux cas de cancers auraient été favorisés par un mauvais régime alimentaire. Cela représente environ 5% du nombre total de cas de cancer diagnostiqués cette année-là. D’après les chercheurs, c’est à peu de choses près équivalent au pourcentage de cas de cancers liés à la consommation d’alcool (4 à 6% des cas de cancers annuels). Ils détaillent leurs travaux dans la revue JNCI Cancer Spectrum.

Trop de viandes, pas assez de céréales complètes

Parmi les aliments sous-consommés par les Américains figurent notamment les céréales complètes, les fruits ou les légumes. En contrepartie, de nombreuses personnes se tournent vers les aliments connus pour favoriser la croissance de certains cancers. Cela inclut notamment les viandes rouges, ou transformées et les boissons sucrées.

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné les données de plusieurs enquêtes nationales sur le régime alimentaire américain. Grâce à un modèle informatique, ils ont ensuite pu établir un lien avec les cas de cancers déclarés en 2015. Parmi les maladies déclarées influencées par le régime alimentaire, on retrouve en premier lieu le cancer colorectal (38% du total). Sont également représentés les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, de l’utérus et du sein post-ménopausique. La tranche d’âge la plus touchée était celle des 45 – 64 ans.

“Nos résultats soulignent la possibilité de réduire le fardeau du cancer et les disparités aux États-Unis en améliorant la consommation de nourriture“, explique Fang Fang Zhang, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs appellent les autorités sanitaires à mieux informer les consommateurs, par le biais d’étiquettes, sur les bienfaits des céréales complètes et les dangers des viandes transformées.

Tourner le dos à la malbouffe

Rappelons qu’il y a quelques jours, une étude nous révélait que les aliments ultra-transformés nous poussent à manger davantage. Cela nous fait donc prendre plus de poids que la consommation d’aliments non transformés. Le fait de prendre conscience de ces mécanismes biologiques pourrait alors aider certaines personnes à se tourner malgré la tentation vers des alternatives plus saines.

On le rappelle, outre le fait de ne pas fumer et de faire un peu d’exercice, la clé d’une bonne santé est de tourner le dos aux aliments transformés riches en sucre, en sel et en gras. Contre les cancers, favorisez donc une alimentation riche en céréales complètes, fruits, légumes et haricots.

Source

https://sciencepost.fr

Le Saviez-Vous ► Du berceau à la tombe Gate­way Drug : une histoire du Happy Meal


Lors du 14 janvier dernier à cause du Shutdown, Donald Trump a servi à la Maison Blanche du Mcdonald à des joueurs de football.. De quoi faire frémir Michelle Obama !!! C’est une des raisons de revenir sur l’histoire des Happy Meal, ce que nous appelons en français les Joyeux festin pour enfants. En passant, l’origine de ces Joyeux festin n’est pas tout à fait américain, mais l’idée viens du Guatémala. C’est toute une stratégie pour habituer très jeune les enfants a aimer la malbouffe. Malgré les scandales, les oppositions sur les jouets, les calories, les Joyeux festin sont difficile à détrôner.
Nuage

 
Du berceau à la tombe Gate­way Drug : une histoire du Happy Meal

 

 

Pour les enfants, le menu iconique de Ronald est le premier d’une longue série de repas à McDonald’s. Il façonne ainsi leur dépendance à la marque.

 

par Ulyces

Du drive à la Maison-Blanche

Dans la luxueuse salle de récep­­tion de la Maison-Blanche, un major­­dome s’attèle à allu­­mer chaque bougie des chan­­de­­liers rococo qui ont été dispo­­sés sur une impo­­sante table laquée. Les rideaux lourds, les tapis épais et le portrait d’Abra­­ham Lincoln accro­­ché au mur contri­­buent à créer une atmo­­sphère feutrée et solen­­nelle, malgré la dizaine de jour­­na­­listes présents pour l’évé­­ne­­ment. Anachro­­nisme un brin gros­­sier, des boîtes colo­­rées estam­­pillées McDo­­nald’s jurent avec les plats en argent sur lesquelles elles ont été amon­­ce­­lées.

 

Voir l'image sur Twitter

Donald Trump s’ap­­prête ce lundi 14 janvier 2019 à rece­­voir les cham­­pions des Clem­­son Tigers, une équipe univer­­si­­taire de foot­­ball améri­­cain origi­­naire de Caro­­line du Sud.

« Ce ne sont que des bonnes choses, de la bonne nour­­ri­­ture améri­­caine. Si c’est améri­­cain, j’aime ça ! » clame-t-il aux jour­­na­­listes qui lui demandent s’il préfère le Filet-O-Fish ou le Big Mac. 300 burgers, des frites par milliers, et quelques pizzas : ce jour-là, le président améri­­cain sert sa « nour­­ri­­ture favo­­rite », qu’il a d’ailleurs payée de sa poche. Plus tard, les joueurs défi­­le­­ront devant les sauces Deluxe et les couverts en argent dans leurs élégants costumes, les plateaux en plas­­tique du DoMac ayant été rempla­­cés par des assiettes en porce­­laine.

Donald Trump explique avoir fait ce choix de menu à cause du manque d’em­­ployés dispo­­nibles à la Maison-Blanche, suite au shut­­down du gouver­­ne­­ment qui a débuté le 22 décembre. En refu­­sant de signer une loi budgé­­taire qui n’in­­clue pas les crédits néces­­saires à l’érec­­tion d’un mur à la fron­­tière mexi­­caine, le milliar­­daire a imposé la ferme­­ture de certaines admi­­nis­­tra­­tions en atten­­dant qu’un accord soit trouvé. La passion du Président pour McDo­­nald’s était déjà connue. Comme nombre d’Amé­­ri­­cains, Donald Trump a été nourri par la chaîne de fast-food dès l’en­­fance.

Voir l'image sur Twitter

Les accros au McDo d’aujourd’­­hui seraient-ils donc les initiés au Happy Meal d’hier ?

Une étude publiée en 2009 souligne le fait que, « contrai­­re­­ment aux substances telles que l’al­­cool et la nico­­tine, où la consom­­ma­­tion initiale débute souvent à l’ado­­les­­cence, les aliments riches en matières grasses et en sucre sont initia­­le­­ment ingé­­rés pour la plupart des gens pendant l’en­­fance ou petite enfance ».

Un condi­­tion­­ne­­ment précoce à la malbouffe qui empê­­che­­rait l’édu­­ca­­tion du palais et le lais­­se­­rait à son état primaire.

« Nous forgeons notre goût en grande partie dans l’en­­fance. Son éduca­­tion commence in utero, puis elle se fait par l’ex­­pé­­rience », confirme la diété­­ti­­cienne nutri­­tion­­niste Magali Walko­­wicz.

« Les enfants ne doivent pas manger tels ou tels aliments parce qu’ils les aiment, mais apprendre à les aimer parce qu’ils les mangent. S’ils consomment trop souvent des aliments au goût stan­­dar­­disé, cette éduca­­tion sera compro­­mise », explique-t-elle, assu­­rant qu’il est « très facile d’en­­tre­­te­­nir l’ap­­pé­­tence des enfants pour de tels aliments ».

Les jeunes sont donc la cible parfaite des Happy Meal, conçus d’après Magali Walko­­wicz par « des entre­­prises agro-alimen­­taires qui dépensent des millions pour créer des aliments qui enchantent les papilles gusta­­tives des enfants, qui les confortent dans leur gour­­man­­dise primaire et déclenchent des sensa­­tions addic­­tives ».

Steven Witherly, scien­­ti­­fique en alimen­­ta­­tion, a ainsi publié en 2007 une étude dans laquelle il détaille ce qui rend certains aliments – telles que les frites – plus addic­­tifs que d’autres.

Il explique que l’in­­dus­­trie agro-alimen­­taire inves­­tit avant tout dans « l’oro­­sen­­sa­­tion mémo­­rable, qui corres­­pond au ressenti lorsque vous mangez un aliment conçu pour créer une sensa­­tion en bouche mémo­­rable pour votre cerveau et géné­­rer une envie de reviens-y », résume Magali Walko­­wicz.

Si l’on ajoute à ces recettes savam­­ment étudiées un marke­­ting d’une redou­­table effi­­ca­­cité, il est envi­­sa­­geable que le Happy Meal laisse une trace indé­­lé­­bile dans la vie des consom­­ma­­teurs.

« Avoir régu­­liè­­re­­ment en bouche des aliments étudiés pour leurs plaire condi­­tionne les enfants à en consom­­mer. Ce qui entre ensuite en jeu, c’est le souve­­nir des expé­­riences alimen­­taires, et c’est ici que la psycho­­bio­­lo­­gie de la malbouffe joue vrai­­ment contre les enfants, car leur cerveau enre­­gistre ces sensa­­tions », explique Magali Walko­­wicz.

Confron­­tés à une publi­­cité McDo­­nald’s, « leur cerveau déclen­­chera les souve­­nirs du moment où ils en ont mangé, et cela peut provoquer des réponses physiques, comme la sali­­va­­tion et la faim de cet aliment ».

Le menu de Ronald sera alors vu à tout jamais comme une comfort food aussi déli­­cieuse et rassu­­rante que la made­­leine de Proust ou les coquillettes au jambon.

Cajita feliz

 

Pour atti­­rer les familles dans ses restau­­rants, McDo­­nald’s a d’abord cher­­ché à se donner une image de tonton sympa. Mais le Happy Meal n’est pas né chez l’Oncle Sam. Tout a commencé dans les années 1970, au Guate­­mala, sur les banquettes de la fran­­chise tenue par Yolanda Fernán­­dez de Cofiño.

En 1974, son époux achète les droits pour ouvrir le tout premier restau­­rant McDo­­nald’s du pays. Pour l’ai­­der, madame Fernán­­dez de Cofiño décide d’aban­­don­­ner son rôle de mère au foyer, et les ventes finissent enfin par décol­­ler. Alors qu’elle tient la seule et unique caisse de son restau­­rant, Yolanda Fernán­­dez de Cofiño assiste au ballet des mères de famille, obli­­gées d’ache­­ter en grande quan­­tité pour combler leurs enfants.

 « Elles gaspillaient beau­­coup d’argent. Moi qui ai cinq enfants, j’ai pensé : “Il faut créer un menu spécial pour les petits, avec un hambur­­ger, des pommes de terre, un petit Sundae, et un bonbon ou un petit cadeau, pour que la mère n’ait plus l’im­­pres­­sion d’avoir dila­­pidé son argent” », raconte-t-elle.

Yolanda Fernán­­dez de Cofiño

Elle invente alors l’an­­cêtre du Happy Meal, « le menu de Ronald », et finit par le présen­­ter lors d’une conven­­tion, devant des respon­­sables améri­­cains du marke­­ting. L’idée de Yolanda Fernán­­dez de Cofiño remonte jusqu’au siège de McDo­­nald’s à Chicago, et inspire les respon­­sables de la marque, qui font alors appel à Bob Bern­­stein et à son agence de pub, Bern­­stein-Rein.

 « Ils se sont occu­­pés d’ajou­­ter une boîte, des jouets de première classe, et c’est comme ça qu’est née la Cajita Feliz [le nom du Happy Meal en Amérique latine] », résume la femme d’af­­faires.

En 1977, Bob Bern­­stein colla­­bore ainsi avec des illus­­tra­­teurs pour concoc­­ter le packa­­ging idéal. Une première version du Happy Meal est testée la même année à Kansas City où elle remporte un franc succès. La jolie boîte contient alors un burger, une portion de frites, un soda et des cookies.

Le premier Happy Meal vendu à grande échelle appa­­raît fina­­le­­ment en 1979. Il décline le thème du cirque. En plus de leur menu, les enfants découvrent dans la boîte un pochoir, un porte-monnaie et une gomme. La même année, McDo­­nald’s trouve le parte­­naire d’une vie pour sa nouvelle inven­­tion : le cinéma. Le Happy Meal revêt alors les couleurs du film Star Trek, offrant aux enfants des images et des puzzles à l’ef­­fi­­gie de Spock. Un emblème de la culture pop améri­­caine est né.

« C’est simple, je ne me suis pas rendue compte que j’avais inventé quelque chose de si impor­­tant », déclare aujourd’­­hui Yolanda Fernán­­dez de Cofiño.

En 1987, McDo­­nald’s trouve un nouvel allié et s’as­­so­­cie à Disney pour placer dans ses Happy Meal des figu­­rines Cendrillon, mais le plus gros succès arrive en 1997. Le fast-food place alors les Teenie Beanie, ces peluches à l’ef­­fi­­gie d’ani­­maux irré­­sis­­tibles, dans ses boîtes en carton. McDo­­nald’s en vend 100 millions en un an. Certains maga­­sins, à court de peluches, assistent à des scènes d’émeute, de bagarres et d’in­­ter­­ven­­tions poli­­cières.

Tama­­got­­chi, Furby, Barbie, Hot Wheels, et autres figu­­rines Space Jam : Ronald est ensuite toujours là où les enfants l’at­­tendent, et sait exac­­te­­ment quels jouets sont au cœur de leurs caprices. Au fil du temps, les collec­­tions deviennent cultes, s’im­­posent comme des emblèmes qui se vendent encore aujourd’­­hui à prix d’or sur eBay.

Mais après l’ex­­ci­­ta­­tion des années 1990 vient fina­­le­­ment la prise de conscience, lors de la décen­­nie suivante. L’obé­­sité infan­­tile est au cœur du débat, chaque calo­­rie est comp­­tée, et le gras saturé, le sel et le sucre conte­­nus dans le Happy Meal deviennent le mal incarné. En 2002, dix adoles­­cents déposent plainte contre McDo­­nald’s, esti­­mant que la chaîne et son redou­­table marke­­ting sont respon­­sables de leurs problèmes de santé. Premier géant alimen­­taire accusé d’un tel fait, la firme, empê­­trée dans une mauvaise campagne de presse, doit prendre des mesures.

Le siège du palais

Des mesures forcées, mais elles aussi très bien marke­­tées. En 2004, McDo­­nald’s vante ainsi un choix de menu plus large et plus sain pour son Happy Meal, qui comprend des pommes, des portions de frites plus petites, ou encore une brique de lait à 1 % de matière grasse. De la poudre aux yeux, si l’on en croit les diété­­ti­­ciens :

« McDo­­nald’s met en avant le nombre de calo­­ries idéal de ses menus et ses efforts nutri­­tion­­nels sur le choix des viandes, pois­­sons, et blé, mais le Happy Meal n’est abso­­lu­­ment pas un menu adapté aux besoins nutri­­tion­­nels d’un enfant », estime ainsi Magali Walko­­wicz. « Lorsqu’on se penche sur la qualité des calo­­ries du Happy Meal, c’est plutôt inquié­­tant. Le menu tel qu’il est composé par les enfants est très riche en glucides à fort impact sur la glycé­­mie », souligne-t-elle.

Les critiques ne faiblissent donc pas. Et de plus en plus de respon­­sables dénoncent le marke­­ting agres­­sif de la marque.

 « On est révolté par les marchands de tabac qui font de la publi­­cité auprès des jeunes, mais nous restons les bras croi­­sés lorsque les firmes alimen­­taires font de même. Pour­­tant, nous pour­­rions affir­­mer que les effets néfastes d’une mauvaise alimen­­ta­­tion sur la santé publique sont compa­­rables à ceux du tabac », souli­­gnait en 2013 Kelly Brow­­nell, profes­­seur de psycho­­lo­­gie et santé publique à Yale.

Le youtu­­beur le plus regardé au monde aime aussi le Happy Meal
Crédits : Ryan’s Toys Review/YouTube

Présent dans les écoles améri­­caines, à la télé­­vi­­sion, à travers les dessins animés et les jouets, McDo­­nald’s est omni­­pré­sent dans la vie des enfants, afin de pouvoir se rappe­­ler à leur bon souve­­nir lorsqu’ils seront adultes. Dans l’étude McDo­­nald’s and Chil­­dren’s Health: The Produc­­tion of New Custo­­mers menée en 2007, un scien­­ti­­fique montrait que les enfants de trois à cinq ans issus d’une famille à faibles reve­­nus préfé­­raient ainsi le goût des hambur­­gers, du poulet, des frites, des carottes ou du lait s’ils pensaient que les produits prove­­naient de McDo­­nald’s, que cela soit avéré ou non.

Une tendance qui prouve que les enfants « asso­­cient la marque aux aliments qu’ils aiment, tandis qu’elle crée un poten­­tiel à vie d’obé­­sité et de surcon­­som­­ma­­tion de produits riches en graisses et peu nutri­­tifs », expliquait Corpo­­ra­­tions and Health Watch dans son rapport.

L’or­­ga­­ni­­sa­­tion souli­­gnait égale­­ment que plus de la moitié des enfants de 9 à 10 ans inter­­­ro­­gés pensaient que « Ronald McDo­­nald savait très bien ce qu’il y avait de mieux à manger pour eux ».

« Le déve­­lop­­pe­­ment de la publi­­cité adres­­sée aux enfants a été motivé par des efforts pour augmen­­ter non seule­­ment la consom­­ma­­tion actuelle, mais aussi celle du futur. En misant sur le fait que les souve­­nirs nostal­­giques d’une marque conduisent à toute une vie d’achats, les entre­­prises prévoient désor­­mais des stra­­té­­gies de campagnes “du berceau à la tombe” », explique le jour­­na­­liste d’in­­ves­­ti­­ga­­tion Eric Schlos­­ser dans son livre Fast Food Nation: The Dark Side of the All-Ameri­­can Meal.

Pour certains, la solu­­tion passe notam­­ment par le retrait des jouets des Happy Meal, qui motivent souvent les enfants plus que la nour­­ri­­ture.

« Il existe de nombreuses preuves en science sociale sur les effets des jouets gratuits. Cette nour­­ri­­ture est faite pour promou­­voir une consom­­ma­­tion addic­­tive et compul­­sive chez les enfants et les adultes », estime ainsi le profes­­seur de droit Joel Bakan dans son livre Child­­hood Under Siege.

La solu­­tion est-elle donc de bannir carré­­ment les Happy Meal de la vie des enfants ? Pas néces­­sai­­re­­ment, assure Magali Walko­­wicz.

« Trop frus­­trés, ils pour­­raient adop­­ter un compor­­te­­ment alimen­­taire anar­­chique dès qu’ils seront sans surveillance », explique la diété­­ti­­cienne. « Il faut leur apprendre que le McDo­­nald’s n’est pas là pour nour­­rir leur orga­­nisme mais pour leur faire plai­­sir, qu’il doit être occa­­sion­­nel. S’ils ont une vraie éduca­­tion nutri­­tion­­nelle, ils s’en détour­­ne­­ront d’eux mêmes tôt ou tard, car lorsque l’on a un palais éduqué à la vraie nour­­ri­­ture, au véri­­table goût des aliments, le McDo­­nald’s n’est tout simple­­ment pas possible ! » affirme-t-elle.

Quant à la passion du président améri­­cain pour la marque, peut-être vient-elle fina­­le­­ment d’ailleurs que d’une boîte Happy Meal.

 « Trump et l’in­­dus­­trie de la fast-food sont moti­­vés exac­­te­­ment par la même chose : la cupi­­dité pure », explique Eric Schlos­­ser. « Peut-être que son amour pour la junk food aidera à persua­­der les enfants à ne jamais s’en appro­­cher… » espère-t-il avec ironie.


Couver­­ture : Gate­­way drug.

 

https://www.ulyces.co/

La malbouffe du père nuit au bébé


    Je ne suis pas surprise et cela tombe sur le sens. Ce n’est pas juste la futur maman a faire attention a sa santé et son alimentation, le papa aussi doit faire des efforts. Cela diminue la qualité de son sperme et le bébé peut en subir les conséquences.
    Nuage

     

La malbouffe du père nuit au bébé

 

Une étude publiée cet automne dans Proceedings of... (PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS)

Une étude publiée cet automne dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) montre que la mauvaise alimentation des futurs papas a une incidence négative sur leur enfant dès la grossesse.

PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Pour mettre au monde un bébé en santé, il ne suffit pas d’avoir une bonne alimentation pendant la grossesse. Les futurs papas qui mangent mal avant la conception nuisent à la santé de leur futur enfant, ont découvert des chercheurs britanniques.

Le contexte

«On sait depuis longtemps qu’une mauvaise alimentation et l’obésité nuisent à la qualité du sperme et en diminuent la quantité», explique Adam Watkins, biologiste spécialiste de nutrition prénatale à l’Université de Nottingham, qui est l’auteur principal de l’étude publiée cet automne dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). «Mais il est extrêmement difficile de voir si la mauvaise qualité du sperme à la conception, ou plus généralement une mauvaise alimentation, génère de moins bons embryons puis des bébés en moins bonne santé. Les variables à contrôler sur le plan de l’alimentation sont trop nombreuses. Alors, il faut étudier cette question chez la souris.»

La genèse

Le biologiste britannique a commencé par étudier l’influence de l’alimentation chez la mère. Il a donné à des souris une diète pauvre en protéines durant quelques jours avant de leur implanter un embryon. Ensuite, l’alimentation revenait à la normale pour la grossesse. Le lien était clair: à l’accouchement, le bébé souris était en moins bonne santé. En 2011, il a lancé le même projet pour les pères.

«On donne aux souris mâles l’équivalent d’une diète extrêmement pauvre en fruits et légumes et riche en aliments transformés, en pizza, en chips et en boissons gazeuses», explique M. Watkins.

Ce que révèle l’étude

L’alimentation du futur papa avait une incidence négative dès la grossesse.

«On voyait, chez les souris femelles enceintes, le même type de problème que si elles avaient elles-mêmes une mauvaise alimentation, dit M. Watkins. Le sperme n’a pas un impact que sur l’ovule, mais aussi sur l’environnement général au début de la grossesse.»

À la naissance, les bébés souris dont le papa mangeait mal à la conception étaient plus gras, étaient quasiment diabétiques et leur foie comportait des symptômes de cirrhose non alcoolique.

Et maintenant?

Dans l’immédiat, les médecins qui rencontrent pour la première fois une patiente enceinte devraient poser des questions sur la diète paternelle, pas seulement sur celle de la future maman.

«S’il y a un manque de protéines et de vitamines, ou alors s’il y a trop de protéines et trop de gras, il faut garder cette information en tête pour le suivi de grossesse et immédiatement après la naissance.»

Au niveau de la recherche, M. Watkins veut maintenant identifier des molécules qui indiquent un mauvais environnement pour le foetus durant la grossesse.

«On peut se servir des changements observés dans le placenta et le foetus, lorsque l’alimentation est mauvaise à la conception, pour identifier des molécules à surveiller. Ensuite, on pourra trouver des suppléments à administrer pour corriger la situation. Idéalement, on pourrait aussi trouver des manières d’améliorer la qualité du sperme plus rapidement que par des changements d’alimentation, qui sont souvent difficiles à réaliser rapidement.»

En chiffres

> 55 % des calories de l’alimentation des hommes québécois de 19-30 ans proviennent d’aliments ultratransformés comme les boissons gazeuses, la pizza ou les croustilles.

> 47 % des calories de l’alimentation des femmes québécoises de 19-30 ans proviennent d’aliments ultratransformés comme les boissons gazeuses, la pizza ou les croustilles. 

Source: MSSS, 2015

 

https://www.lapresse.ca/

Gloutonmania: vivre de son ventre


Je trouve cela dégoutant et honteux ! Faire des compétitions de gloutonnerie, une activité très recherchée aux États-Unis. Il y a même des professionnels qui gagnent leur vie et paient les études de leurs enfants en participants a ces concours. Pourtant ce  »sport » est dangereux pour la santé, voir mortel. Pire encore sur YouTube, plus tu bouffes plus tu as des adeptes plus tu es payé. Pour avoir des fans, certains sont prêts à faire n’importe quoi et aller dans l’extrême comme des aliments avariés, des cafards vivants, etc. .. Sachez que même des enfants font des vidéos sur des  »cochonneries » qu’ils mangent, mais eux, c’est lentement, on les enfants manger.
Nuage

 

Gloutonmania: vivre de son ventre

 

Concours d'empiffrage de tarte à la lime, à... (PHOTO ROB O'NEAL, FLORIDA KEYS NEWS BUREAU, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Concours d’empiffrage de tarte à la lime, à Key West, en Floride.

PHOTO ROB O’NEAL, FLORIDA KEYS NEWS BUREAU, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

YVES SCHAEFFNER

Collaboration spéciale

La Presse

(Philadelphie) Aux États-Unis, les compétitions de bouffe sont un véritable phénomène suivies par des centaines de milliers de fans. Ailes de poulet, burgers géants, hot-dogs: au rayon malbouffe, il y en a pour tous les goûts. L’objectif: se goinfrer au maximum en un temps limité. Quelques superstars de l’oesophage en ont même fait un métier, à leurs risques et périls. Estomacs sensibles s’abstenir.

Cinq cent une ailes en 30 minutes

En février, la ville de Philadelphie s’apprête à accueillir le Wing Bowl, le Super Bowl de la bouffe: une gigantesque compétition d’ailes de poulet. Plus de 20 000 personnes sont attendues à l’aréna local pour voir la crème des mangeurs de compétition engouffrer plusieurs milliers d’ailes de poulet en 30 minutes.

Après le concours de hot-dogs de Coney Island, à Brooklyn, retransmis en direct à la télé chaque 4 juillet, le Wing Bowl est la seconde compétition de bouffe au pays. Plus de 40 000 $ de prix sont en jeu.

Alors, les gloutons professionnels prennent leur préparation au sérieux. Très au sérieux dans le cas de Bob Shoudt alias Notorious B.O.B. Champion en titre, Bob Shoudt s’entraîne quotidiennement depuis trois mois dans le but d’être au «sommet de sa forme» pour le jour J.

«C’est mon boulot. Cela peut paraître ridicule, mais c’est ce qui me permet de soutenir ma famille, de payer les études de mes enfants», explique le grand gaillard au crâne rasé et à la barbichette surdéveloppée.

Chaque jour, Bob Shoudt travaille l’élasticité de son estomac en ingurgitant des quantités phénoménales d’eau. À un jour de la compétition, il engouffre plus de 10 L d’eau en quelques secondes sous nos yeux. Un exercice qu’il compte répéter encore trois fois au cours des 24 prochaines heures.

Il peine à parler.

 «Cela devient dur de respirer avec toute cette flotte dans l’estomac», balbutie-t-il.

Rapidement, il se dirige vers les toilettes pour régurgiter tout le liquide qu’il vient de boire.

Il n’a pas le choix. Une telle quantité d’eau dans l’organisme pourrait lui être fatale.

«Cela pourrait provoquer un oedème cérébral. Je sais que je ne devrais pas faire ça.»

«Mais bon, cela en vaut vraiment la peine. L’année dernière, j’ai gagné 48 500 $ à ce concours», plaide-t-il.

Au cours des années, Bob Shoudt a amassé des tonnes de trophées. Il détient notamment les records pour la soupe au saumon (9 L en 6 minutes), les pâtes au chili (6,3 kg en 10 minutes), et les hamburgers Crystal (39 en 2 minutes).

Comme lui, ils sont quelques-uns à gagner des sommes importantes avec leurs mandibules. Certains, comme Joey Chestnut (11 fois vainqueur du concours de hot-dogs de Coney Island) ou Molly Schuyler (un minuscule brin de femme qui peut engloutir des centaines d’ailes de poulet en quelques minutes) ou Matt Stonie (qui a plus de 6 millions d’abonnés à sa chaîne YouTube) ne vivent que de leur ventre.

En juillet dernier, le légendaire Joey Chestnut a remporté son 11e titre au concours Nathan’s grâce à une performance de 74 hot-dogs ingurgités en 10 minutes, battant ainsi son propre record.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

L’été, des compétitions sont organisées pratiquement tous les week-ends à travers le pays. Il y a même des ligues! La plus importante, la Major League Eating, organise notamment le concours de Coney Island et établit un classement des «meilleurs» mangeurs. Bob Shoudt s’est déjà hissé au second rang du palmarès, derrière la mégastar Joey Chestnut.

Comment expliquer l’engouement pour une telle activité?

«Vouloir gagner à tout prix, c’est le truc le plus américain qui soit», avance James Splendore, un fan du «sport».

 Avec Mike Sullivan, il anime depuis quatre ans un podcast consacré à la discipline à partir de New York.

«C’est tellement fou, c’est tellement ridicule, c’est un truc presque primal», dit son collègue pour expliquer sa fascination pour le phénomène.

Un nouveau record!

Retour à Philadelphie. Le Wing Bowl va débuter à l’aréna des Flyers. Les participants font leur entrée sur des chars allégoriques. Ils sont 29 : 27 hommes et 2 femmes. Ils sont accompagnés de Wingettes, jeunes femmes en petite tenue qui sont chargées d’alimenter les concurrents en assiettes d’ailes de poulet.

Trois, deux, un… C’est parti. La compétition dure 30 minutes au total. À mi-parcours, bien des concurrents abandonnent. Le concours est retransmis sur des écrans géants au centre de l’aréna. Ce n’est pas joli-joli. Certains mangeurs sont sur le point de vomir, ce qui semble autant révulser qu’exciter la foule.

Le décompte final retentit. Les arbitres font l’addition. Molly Schuyler exulte. Elle vient de fracasser le record en engloutissant 501 ailes en 30 minutes, du jamais vu dans l’histoire du Wing Bowl.

À la clé pour la Californienne: plus de 35 000 $ de prix et une horrible couronne de poulets en plastique.

Troisième, Bob Shoudt repart les mains vides.

«Ça fait mal de ne rien gagner. Mais ça va. Cela me donne juste envie de revenir plus fort la prochaine fois», conclut-il, bon mangeur.

Trois records notables

> 74 hot-dogs: En juillet dernier, le légendaire Joey Chestnut a remporté son 11e titre au concours Nathan’s grâce à une performance de 74 hot-dogs ingurgités en 10 minutes, battant ainsi son propre record.

> 25,5 livres de poutine: Le même Chestnut, un Américain, détient aussi le record pour la quantité de poutine avalée, soit 25,5 livres de poutine en 10 minutes.

> 22,5 livres de kale: Est-ce que manger 22,5 livres de chou frisé cru peut être considéré comme «santé»? Le Nigérian Gideon Oji a défendu son titre en 2017, à la World’s Healthy Eating Competition, en réalisant cet exploit.

Bob Shoudt se filme en train d’engloutir des nouilles coréennes super-épicées.

PHOTO YVES SCHAËFFNER, COLLABORATION SPÉCIALE

Un «sport» extrême

Bob Shoudt ne le dit généralement pas en public de peur de susciter des moqueries, mais il est convaincu que les compétitions de bouffe sont un sport.

«Je faisais de l’athlétisme plus jeune, du cross-country, et ce que je fais aujourd’hui est plus exigeant», soutient-il.

Fasciné par les quantités gargantuesques de nourriture englouties par les mangeurs de compétition, le gastroentérologue David Metz de l’Université de Pennsylvanie a publié une étude scientifique sur le phénomène en 2007.

Pour comprendre comment les compétiteurs pouvaient engouffrer autant de nourriture, le docteur et son équipe ont comparé l’estomac d’un mangeur de compétition et celui d’un humain «normal». Ils ont découvert que les gloutons professionnels parvenaient à dilater de façon exceptionnelle leur estomac et à ignorer les signes de satiété.

«L’estomac du mangeur de compétition était tellement dilaté qu’on n’arrivait plus à le photographier avec une seule radiographie. Cela nous a pris plusieurs radiographies pour le capturer en entier», précise le gastroentérologue.

Plus alarmant: leur étude dressait la liste des dangers et des complications liés à cette pratique.

Et la liste est longue. Elle comprend notamment une perforation de l’estomac, une perforation de l’oesophage, un oedème cérébral, l’obésité et un étouffement…

Chaque année, plusieurs personnes meurent d’ailleurs en essayant de repousser les limites de leur estomac.

«Le problème, explique le Dr Metz, c’est que si vous avez de la nourriture dans l’oesophage qui s’empile pour se rendre dans l’estomac, cela peut déborder et bloquer la trachée. Les étouffements sont un vrai problème. Il y a des gens qui en sont morts, même durant des compétitions.»

Les chaînes gloutonnes

Mais tout cela ne décourage pas les adeptes, particulièrement sur la plateforme de diffusion YouTube. De plus en plus de mangeurs se filment en train de relever des défis alimentaires pour multiplier les «vues» et être ainsi rémunérés.

Raina Huang, youtubeuse de 23 ans installée à Los Angeles, a amassé plus de 10 millions de visionnements, en un peu plus d’un an, d’elle engouffrant de gigantesques pizzas et autres gargantuesques burgers.

Elle est bien consciente que son régime n’est guère recommandable, mais elle enregistre tout de même plusieurs vidéos par semaine, voire par jour.

«Je sais bien que ce n’est pas bon pour la santé, mais je suis jeune, j’ai le droit d’être stupide!», dit-elle en avalant neuf hamburgers, plusieurs frites et trois milk shakes pour une vidéo qu’elle compte mettre en ligne sous peu.

Naturellement, pour multiplier les visionnements, les youtubeurs ont tendance à se lancer des défis toujours plus extrêmes. Certains se filment en train de manger des cactus, d’autres des aliments avariés, voire des cafards vivants.

«Il y a des youtubeurs qui gagnent très bien leur vie ainsi.»

«Certains peuvent faire plusieurs centaines de milliers de dollars par année juste avec leurs vidéos», explique Bob Shoudt.

Si bien qu’à 50 ans, Bob Shoudt s’est lui aussi mis à filmer ses exploits dans l’espoir d’augmenter ses revenus. Pour l’instant, sa chaîne YouTube peine en comparaison des stars du genre. Alors, pour se faire remarquer, il a lui aussi tendance à relever des défis plus extrêmes.

En ce dimanche soir, il compte se filmer en train d’engloutir 10 paquets de nouilles coréennes super-épicées dans son salon.

 «Si j’y parviens, je crois que cela sera une première», dit-il.

C’est sa seconde tentative.

Les nouilles sont tellement épicées qu’il transpire à grosses gouttes. Rapidement, son nez coule. Il en pleure même.

Sept minutes et quarante-trois secondes plus tard, il parvient finalement à vider l’énorme saladier.

«Ma bouche est en feu. Ce n’est vraiment pas plaisant», grogne-t-il avant d’aller éteindre ses deux caméras.

https://www.lapresse.ca/

Se détacher de la malbouffe produit des symptômes de sevrage similaires à ceux de la toxicomanie


Cela ne m’étonne pas du tout qu’une personne qui veut arrêter de la malbouffe passe par une sevrage au même titre que la cigarette.
Nuage

 

Se détacher de la malbouffe produit des symptômes de sevrage similaires à ceux de la toxicomanie

 

Crédits : Stevepb / Pixabay

par Brice Louvet

Maux de tête, sautes d’humeur, perte de sommeil… Une récente étude suggère que le fait de se détacher de la malbouffe déclenche les mêmes symptômes que ceux d’un sevrage de la cigarette ou du cannabis.

Si vous regardez attentivement les étiquettes des aliments que vous consommez quotidiennement, vous observerez alors que tous ou presque présentent une quantité de sucre généralement insoupçonnée. Et c’est encore plus pertinent avec la malbouffe et les aliments hautement transformés. Si beaucoup considèrent le sucre comme une drogue, quels sont alors les effets de la privation de cette nourriture sur l’organisme ?

Une récente étude publiée dans la revue Appetite nous montre aujourd’hui que celles et ceux qui tentent de réduire ou de stopper cette consommation de malbouffe éprouvent certains des mêmes symptômes physiques et psychologiques que les personnes qui tentent un sevrage de la cigarette ou du cannabis. Il s’agit notamment de sautes d’humeur, de maux de tête, d’anxiété et de troubles du sommeil.

« Cette étude offre la première preuve que les symptômes ressemblant à ceux du sevrage peuvent se produire lorsque les gens réduisent les aliments hautement transformés », note Erica Schulte, doctorante en psychologie à l’Université du Michigan (États-Unis) et principale auteure de l’étude.

Les chercheurs se sont ici appuyés sur les mêmes échelles utilisées pour évaluer les symptômes après un sevrage au tabac ou à la marijuana. Environ 200 adultes âgés de 19 à 68 ans qui tentaient de réduire leur consommation de nourriture hautement transformée ont été interrogés. Les mêmes symptômes sont alors ressortis. Ceux-ci semblaient par ailleurs plus prononcés entre le deuxième et le cinquième jour de sevrage.

« Les résultats ont montré que les symptômes que ressentent les personnes lors du sevrage du tabac ou de la marijuana peuvent également être perçus lorsque l’on élimine les aliments hautement transformés du régime », confirme la chercheuse.

Le fait de que le corps réagisse de la même manière prouve ainsi que les aliments hautement transformés peuvent – à l’instar de la cigarette ou du cannabis – créer une dépendance.

« Ces résultats font la lumière sur les obstacles auxquels les personnes sont confrontées lorsqu’elles changent leurs habitudes alimentaires, poursuit la chercheuse. En sensibilisant les gens au fait qu’ils peuvent éprouver de l’irritabilité ou des maux de tête lorsqu’ils réduisent leur consommation de malbouffe, ces derniers peuvent préparer des stratégies d’adaptation à l’avance ».

Source

https://sciencepost.fr/

Fast-food : des conséquences néfastes pour nos gènes !


La malbouffe n’apporte pas des bienfaits pour le corps, surtout s’il trône trop souvent sur le menu. Il change les règles pour le système immunitaire en modifiant les gènes épigénétiques et ouvrir la porte aux maladies cardiovasculaires, obésité, AVC, diabète …
Nuage

 

Fast-food : des conséquences néfastes pour nos gènes !

 

Fast-food : des conséquences néfastes pour nos gènes !

Le 7 mars 2018.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Bonn (Allemagne), consommer régulièrement une nourriture riche en gras et en sucres serait mauvais pour notre système immunitaire. 

Une modification de notre équilibre génétique

Les hamburgers, les frites, les pizzas, les crèmes glacées… L’ensemble des plats que nous trouvons dans les fast-foods sont appréciés des petits et des grands, mais ils ne doivent pas être consommés en trop grande quantité. Ces aliments riches en gras et en sucres et pauvres en fibres peuvent en effet être des facteurs de maladies cardiovasculaires et d’obésité, mais ce n’est pas tout.

Selon une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Cell, cette nourriture est reçue par l’organisme comme une attaque infectieuse et provoque une réaction de défense du corps. L’organisme se met alors à sécréter des cellules immunitaires supplémentaires qui contribuent à modifier durablement notre équilibre génétique. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont soumis des souris à un régime riche en lipides et en glucides.

Un risque de développer des maladies

« Le système immunitaire inné a une forme de mémoire », explique le professeur Eicke Latz, principal auteur de l’étude. « Après une infection, les défenses du corps restent dans une sorte d’état d’alarme et réagissent même aux plus petits stimuli avec des réponses inflammatoires plus fortes ».

Ces réponses inflammatoires pourraient favoriser le développement accéléré de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.

Selon les auteurs de cette étude, « la malbouffe provoque des modifications épigénétiques induisant une réponse immunitaire exagérée qui enflamme l’organisme ».

Les personnes qui consomment régulièrement la nourriture proposée dans les fast-foods multiplieraient ainsi significativement leurs risques d’AVC et d’infarctus. Il est donc très important de préserver les enfants et de leur proposer une alimentation saine indispensable pour rester en bonne santé. 

Marine Rondot

https://www.passeportsante.net/f