Dormir plus de 9 heures augmente les risques d’Alzheimer


Le sommeil est important pour tout le monde. La durée prolongée peut être un risque pour des maladies neurodégénératives. Par contre ne pas dormir assez peut aussi causer des problèmes de santé
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Dormir plus de 9 heures augmente les risques d’Alzheimer

 

 

Thomas Bignon
 

Selon une étude publiée dans l’American Academy of neurology, dormir trop longtemps augmenterait le risque de développer des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.

Les chercheurs ont étudié 2400 personnes pendant 10 ans. Ils ont découvert que dormir plus de 9 heures par nuit multiplie par deux les chances de développer une démence ou une maladie neurodégénérative.

Ils ont également constaté que ceux qui dorment trop ont un volume cérébral inférieur à la moyenne, que leur cerveau est plus long à traiter une information et qu’ils sont également sujets à des pertes de mémoire.

LA DURÉE DU SOMMEIL, UN OUTIL CLINIQUE

«La durée du sommeil pourrait constituer un outil clinique utile pour aider les personnes à prédire un risque d’évolution en démence dans les dix années qui suivent», explique le Dr Matthew Pase, du Boston University Medical Center en interview au Daily Mail.

Attention tout de même à dormir suffisamment, car un manque de sommeil peut également entraîner une prise de poids et rend plus vulnérable aux virus.

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Des nanoparticules issues de la pollution retrouvées dans le cerveau


Les particules de magnétite qui proviennent de la pollution atmosphérique peuvent être reliées par des maladies cardiovasculaires et pulmonaires, mais les chercheurs pensent qu’ils pourraient aussi être en cause pour des maladies dégénératives du cerveau
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Des nanoparticules issues de la pollution retrouvées dans le cerveau

 

Les particules retrouvées dans le cerveau ressemblent aux... (Photo FRED TANNEAU, archives AFP)

Les particules retrouvées dans le cerveau ressemblent aux nanosphères de magnétite que l’on trouve fréquemment dans les particules en suspension dans l’air en milieu urbain, et issues la combustion de carburant, avance l’équipe de recherche.

PHOTO FRED TANNEAU, ARCHIVES AFP

De minuscules particules de magnétite, probablement issues de la pollution atmosphérique, ont été retrouvées dans le cerveau, selon une nouvelle étude, qui estime que ces nanoparticules pourraient jouer un rôle dans le développement de maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer.

« Ces résultats suggèrent que les nanoparticules de magnétite présentes dans l’environnement peuvent pénétrer dans le cerveau humain, où elles peuvent représenter un risque pour la santé », affirment les auteurs de cette étude, publiée lundi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Il est encore trop tôt pour établir un lien de cause à effet avec la maladie d’Alzheimer, ont toutefois averti des experts extérieurs à l’étude.

Du fait de leur taille, de l’ordre du milliardième de mètre, les nanoparticules peuvent franchir des barrières physiologiques et se retrouver dans les poumons ou le sang.

Selon l’équipe de chercheurs basés au Royaume-Uni, au Mexique et aux États-Unis, les nanoparticules respirées par le nez parviendraient également au coeur du cerveau, via le nerf olfactif.

Des particules de magnétite, un oxyde de fer fortement aimanté, peuvent se former naturellement dans le cerveau, rappelle l’étude.Mais les caractéristiques des particules observées dans le cortex frontal de 37 individus (forme sphérique, taille très petite de moins de 150 nanomètres, surface lisse) suggèrent qu’elles se sont formées à très haute température, et donc pas à l’intérieur du corps humain.

« Ces particules ressemblent aux nanosphères de magnétite que l’on trouve fréquemment dans les particules en suspension dans l’air en milieu urbain », et issues la combustion de carburant, avance l’équipe de recherche.

Or, la magnétite est impliquée dans l’apparition dans le cerveau de dérivés réactifs de l’oxygène, des substances chimiques à l’origine de réactions d’oxydation associées au développement de maladies neurodégénératives comme Alzheimer, affirme-t-elle.

« Des travaux précédents ont mis en évidence une corrélation entre la quantité de magnétite dans le cerveau et la fréquence de la maladie d’Alzheimer », ajoute l’étude, citant deux publications de 2003 et 2008.

« On n’en sait pas encore assez pour établir si cette source externe de magnétite issue de la pollution de l’air peut être un facteur de cette maladie », a toutefois tempéré Joanna Collingwood, de l’université de Warwick.

« Je ne pense pas que l’on puisse dire pour le moment si cela cause la maladie d’Alzheimer, mais c’est une source de préoccupation, car les particules de magnétite ont été reliées à d’autres problèmes de santé tels que les maladies cardiovasculaires et pulmonaires », ajoute Peter Dobson, du King’s College de Londres, cité par le Science Media Centre.

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Communiquer avec un proche atteint d’Alzheimer


« Comme un casse-tête qui se défait, la personne aimée s’en va, elle aussi, morceau par morceau » Je trouve que c’est la meilleure définition qu’on peut donner à la maladie d’Alzheimer.
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Communiquer avec un proche atteint d’Alzheimer

 

Alzheimer famille

    Photo :Shutterstock
Isabelle Bergeron, Coup de pouce,

 

    Notre proche perd la mémoire, les mots, la raison…sa vie lui échappe. Comment garder un lien avec un être aimé atteint d’Alzheimer?

    Il y a huit ans, la mère de Diane, âgée de 92 ans, est décédée. Elle a vécu pendant sept ans avec l’Alzheimer. Diane aussi.

    «Avant qu’elle meure, je l’avais déjà perdue, dit Diane, 66 ans. Au début, ma mère pouvait encore me parler et elle me comprenait. Mais au fil des ans, la communication a changé, est devenue difficile. Deux ans avant son décès, elle ne me reconnaissait même plus…»

    Dur pour Diane qui, tout au long de cette chaotique maladie, a gardé avec sa mère un contact, un lien. Un pont.

    De la façon dont elle multiplie ses victimes, l’Alzheimer s’est fait une place, non désirée, dans la vie de beaucoup, beaucoup de gens. Environ 125 000 Québécois souffrent d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. À ça s’ajoutent quelque 500 000 Canadiens. Les deux tiers sont des femmes. Et les pronostics n’enchantent guère: tous les organismes de santé prévoient une hausse spectaculaire de ces cas. Par exemple, en 2038, ce sont 289 000 Québécois qui souffriront d’une forme ou d’une autre de démence. Car par «maladie apparentée», on entend une pathologie entraînant elle aussi une forme de démence.

    «Un mot qui n’est plus vraiment utilisé, parce qu’il est souvent associé à la folie, à l’aliénation mentale, dit le Dr Serge Gauthier, directeur de l’Unité de recherche sur la maladie d’Alzheimer de l’Université McGill. Mais en soi, ce mot signifie simplement une diminution des capacités intellectuelles.»

    Mémoire en déroute, jugement qui s’effrite, désorientation, changement de la personnalité, voilà tout ce que signifie aussi ce détestable mot.

    L’Alzheimer représente la source la plus importante de démence (65%) tandis que les 35% restants sont le résultat d’AVC, de Parkinson ou de ce qu’on appelle démence front temporale, une maladie neurodégénérative elle aussi, mais qui survient souvent plus tôt (dès 40 ans) et qui est héréditaire. Dans le cas de l’Alzheimer, bien que mille hypothèses aient été avancées pour expliquer sa cause (pollution, génétique, style de vie, etc.), les chercheurs sont toujours à la recherche de preuves.

    Quand les mots ne suffisent plus

    Ce qui est évident toutefois, c’est que maintenir un lien avec une personne dont la raison s’émousse est très difficile.

    «Depuis un an, je monologue pas mal!», lance Marie-Josée, 52 ans.

    Sa mère de 86 ans est atteinte d’Alzheimer depuis près de 10 ans. Comme un casse-tête qui se défait, la personne aimée s’en va, elle aussi, morceau par morceau.

    «Ça commence par des petites choses. Par exemple, au début, elle n’était plus capable de s’occuper de ses finances, puis de son hygiène, et ainsi de suite, explique Marie-Josée. Aujourd’hui, elle commence à oublier les mots et sa personnalité a changé. Elle qui était si enjouée, sociable, avec un bon sens de la répartie est devenue plutôt dépressive et ne participe plus aux conversations.»

    Et cette manie de répéter, répéter, répéter…

    «Elle peut redire la même chose 10 fois en 30 minutes! dit Marie-Josée. Oui, ça peut devenir irritant. Et oui, ça demande beaucoup de patience! Des fois, je la perds. Mais c’est correct, je me donne ce droit. Il le faut.»

    La patience semble en effet une vertu essentielle dans la relation avec un proche dont les capacités disparaissent.

    «C’est tout à fait normal de perdre parfois patience, dit Sophie Éthier, directrice du certificat de gérontologie de l’Université Laval. Presque toutes les personnes atteintes d’Alzheimer répéteront mille fois une chose et feront répéter aux autres ce qu’ils ont dit. Plus ça va, pire ça devient. Dans ces moments-là, il faut essayer de faire diversion en parlant d’autre chose, par exemple, en sortant un album photo…»

 Un moyen qu’Anne-Sophie, 28 ans, utilise souvent avec son grand-père. L’homme de 74 ans vit la dernière étape de son existence. Il ne parle plus. Ne marche plus. À peine s’il réagit à la présence des gens autour de lui.

    • «Mais quand je sors les photos de sa jeunesse, là, je vois une lumière dans son regard, comme s’il se rappelait encore sa vie d’avant», raconte la jeune femme.

  • «La mémoire émotive reste vive très longtemps, même au dernier stade de la maladie, explique Jacinthe Grisé, gérontologue et psychologue. Une personne ne se souviendra peut-être pas des invités présents à son mariage, ni même de son conjoint, mais elle pourra se souvenir des émotions qu’elle a éprouvées cette journée-là. C’est pourquoi il est inutile de demander à une personne malade ce qu’elle a fait la veille, mais on peut tenter d’évoquer avec elle des souvenirs lointains; il y a des chances pour qu’elle se rappelle…»

    Quand les mots ne suffisent plus, il existe d’autres façons de créer un lien. Pour Caroline Ménard, psychologue à l’Institut de gériatrie de Montréal, tout ce que la personne malade aimait le plus peut servir à l’allumer et à lui apporter de la joie.

«La musique, un parfum particulier, un aliment qu’elle adorait ou la lecture de passages de la Bible, si la personne était très croyante, suggère la spécialiste. Il s’agit d’une autre façon de communiquer, une façon qui « parle » davantage aux personnes atteintes d’Alzheimer.»

    Tout comme parlent aussi les gestes. Souvent aussi, des personnes autrefois peu enclines aux démonstrations physiques apprécieront les gestes tendres à un stade avancé de la maladie.

    «Vers la fin, ma mère ne parlait presque plus et, en plus, elle était sourde, évoque Diane. Elle qui n’avait jamais aimé se faire toucher maintenant adorait ça. C’est devenu super important. Elle était comme une petite fille qui se sent rassurée quand on lui fait un câlin.»

Des gestes importants pour la personne malade et aussi pour les proches.

    «Jusqu’à la fin, maintenir un lien de quelque façon que ce soit, parfois simplement par une main posée sur l’épaule, fait du bien à la personne malade et aux gens qui l’aiment», assure Sophie Éthier.

    Le deuil blanc

    Néanmoins, l’Alzheimer et ses proches parentes font surtout du mal. Les experts ont qualifié cette traversée du désert de deuil blanc.

    «Le deuil blanc, c’est accepter la mort d’une personne aimée, la mort de son identité, en dépit du fait qu’elle est encore vivante physiquement », explique Sophie Éthier.

    «C’est comme si la personne s’étiolait doucement, illustre Anne-Sophie. Accepter que mon grand-père si aimant, de qui j’étais si proche, disparaisse ainsi a été vraiment difficile. On ne peut pas vivre ça seule; il faut en parler, à son conjoint, à ses amis, aux spécialistes si nécessaire. C’est l’unique moyen de faciliter un peu les choses. À part ça, c’est dur, c’est frustrant et ça enrage souvent! Ce qui m’aide un peu quand je vois mon grand-père (environ une ou deux fois par mois, car il habite à 300 km de chez moi), c’est que je le sens malgré tout encore plein d’émotions. Quelque part, il continue à vivre, même si ce n’est plus le grand-père que j’ai connu.»

    La mémoire s’en va, les émotions restent

    Et c’est vrai. Car si la maladie aspire les souvenirs, elle ne le fait pas avec les émotions.

    «C’est comme une personne qui perd la vue et dont les autres sens s’affinent, illustre Jacinthe Grisé. Plus une personne souffrant d’Alzheimer perd ses moyens, plus sa sensibilité émotionnelle augmente.»

    Notre humeur, notre stress, nos états d’âme… Autant d’éléments qui façonnent aussi notre lien avec notre parent malade. Autant de façons de le garder un peu avec nous, ou pas. Un sourire, une intonation pleine d’affection le rassureront alors que notre emportement, voire notre colère, le stressera au plus haut point.

    «J’ai souvent vu se chicaner mes oncles et mes tantes en présence de mon grand-père et je leur disais de ne pas faire ça, qu’il comprenait ce qui se passait d’une certaine façon…» dit Anne-Sophie.

    Des chicanes à propos de qui paiera quoi, de qui s’occupera de quoi, etc.: les effets produits par la maladie sur la famille, surtout si elle est nombreuse, sont souvent intenses.

    «Il arrive souvent que des conflits éclatent lors du partage des responsabilités à l’égard du parent malade, dit Jacinthe Grisé. Et je remarque que ce sont très souvent les femmes qui prendront le gros de ces responsabilités. Mais l’on voit aussi des familles qui collaborent, qui s’entraident, se soutiennent et même qui se réconcilient et règlent de vieilles disputes.»

    Comme tout événement dramatique qui survient, il peut éveiller chez les gens le pire comme le meilleur. Parfois un peu des deux.

    «Le manque de soutien psychologique des aidants, de la part de l’entourage ou des services de santé, ajoute aussi au poids déjà très lourd de la maladie et contribue à la détresse psychologique», insiste Sophie Éthier. Marie-Josée, elle, dit avoir de la chance.

    La travailleuse sociale qui l’accompagne dans cette épreuve est facile à joindre au bout du fil et toujours de bon conseil.

    «Heureusement que je l’ai!» reconnaît-elle.

    Heureusement aussi qu’elle peut compter sur son oncle. Mais ce dont elle se passerait, par contre, ce sont les commentaires insinuant que, parce qu’elle n’a pas d’enfant, sa mère l’est en quelque sorte devenue.

    «C’est ridicule! s’insurge Marie-Josée. Beaucoup pensent qu’une personne atteinte d’Alzheimer retombe en enfance. Beaucoup vont infantiliser les malades. Ma mère n’est pas une enfant. Elle a eu une vie. Elle m’a eue. Et puis, prendre soin de ma mère, ce n’est en rien comme prendre soin d’un enfant. Un enfant, tu as la satisfaction et la fierté de le voir grandir, évoluer, apprendre. Ma mère, elle, elle désapprend. Ce que je ressens, ce n’est pas de la fierté et du bonheur, mais de la tristesse et de l’impuissance.

    Retrouver un parent malade

    On est mal à l’aise ou on craint de ne pas savoir comment agir et quoi dire?

    Conseils d’experts.

  • On se renseigne auparavant sur son état: qu’est-il encore capable de faire et ne plus faire?

  • On évite de surprendre la personne, par exemple, en l’approchant par-derrière ou trop brusquement.

  • On se place devant elle et on la regarde dans les yeux pour capter son attention.

  • On lui parle avec des mots clairs, simples et précis.

  • Si la personne ne souhaite pas du tout entrer en contact avec nous, on n’insiste pas.

  • On évite les questions ouvertes; on opte plutôt pour celles qui peuvent être répondues par oui ou par non.

  • On évite les pronoms personnels, on nomme les gens: «Votre neveu François est parti en voyage…».

  • On se rappelle qu’une personne malade sera souvent plus confuse le soir. La communication sera donc plus facile plus tôt dans la journée.

  • On se rappelle que même à un stade avancé de la maladie, une personne reste toujours sensible aux émotions.

Pour aller plus loin

  • Le mystère Alzheimer, Marie Gendron, Les Éditions de l’Homme, 2015, 320 p., 29,95$ 
  • La maladie d’Alzheimer: le guide, Serge Gauthier et Judes Poirier, Livre de poche, 2014, 192 p., 12,95$.

http://www.coupdepouce.com/

Les pesticides ont des effets sur trois générations


Les pesticides ne sont pas juste nocifs pour les insectes utiles, mais aussi pour l’être humain et qui malheureusement, cela peut affecter plus d’une génération à cause des mutations génétiques
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Les pesticides ont des effets sur trois générations

 

Une récente étude américaine révèle que les gènes des personnes exposées transmettent les effets nocifs aux trois générations suivantes.

Les pesticides sont au cœur de l’actualité et une récente étude américaine vient s’y ajouter. Des chercheurs ont révélé que leurs effets s’étendent sur trois générations.

L’étude a été menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Washington (Etats-Unis) et les résultats sont parus ce vendredi dans la revue Plos One. Les recherches ont été effectuées sur des rats et s’appuient sur le Méthoxychlore (MXC), un type de pesticide interdit aux Etats-Unis depuis 2003 pour son caractère très toxique, mais toujours utilisé dans plusieurs pays du monde.

Les trois générations suivantes plus exposées

Plusieurs études scientifiques ont déjà prouvé que les pesticides perturbaient le développement et le fonctionnement de l’appareil génital. Les conclusions de l’étude américaine ne sont pas plus rassurantes. Les chercheurs ont constaté une augmentation des risques de développer des maladies ovariennes et rénales.

Mais surtout, les trois générations suivantes sont aussi plus exposées à l’obésité :

« ce pesticide peut affecter le mode d’activation des gènes transmis, sans subir de mutation génétique. Ainsi si l’arrière-grand-mère est obèse ou atteinte d’une maladie ovarienne, l’arrière-petite-fille pourrait rencontrer les mêmes problèmes », souligne Michael Skinner, l’auteur principal de l’étude.

Des informations qui ne font que confirmer la nocivité des pesticides. En juin dernier une étude parue dans Environmental Health Perspectives révélait que l’autisme pouvait être provoqué par les produits chimiques agricoles. L’Inserm quant à lui, soulignait le risque de cancer de la prostate et de maladies neurodégénératives, telles que la maladie de Parkinson.

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Alzheimer : onze nouveaux gènes identifiés


L’Alzheimer, une maladie qui fait peur, une maladie que tout ce que l’ont à vu, connu, senti, entendu se perd peu a peu dans un brouillard sans fin. Cette maladie est toujours incurable, mais la science médicale avance peu a peu et chaque bout qu’ils découvrent est un grand pas …
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Alzheimer : onze nouveaux gènes identifiés

 

À gauche, le cerveau d'une personne de 70 ans atteinte de l'alzheimer. À droite, le cerveau d'une personne de 70 ans qui ne présente aucune trace de la maladie.

À gauche, le cerveau d’une personne de 70 ans atteinte de l’alzheimer. À droite, le cerveau d’une personne de 70 ans qui ne présente aucune trace de la maladie. Photo :  Université de Washington

Pas moins de 11 nouveaux gènes de prédisposition liés à la maladie d’Alzheimer ont été identifiés par une équipe internationale de généticiens à la suite de l’analyse la plus précise à ce jour de l’ADN de personnes atteintes.

Un texte d’Alain Labelle

Selon la Pre Julie Williams, de l’Université Cardiff, cette percée est significative, puisqu’elle permettra de donner une image plus claire de la maladie neurodégénérative la plus répandue au Canada et de mieux comprendre son émergence.

Ces nouvelles connaissances permettent de pratiquement doubler le nombre de gènes liés à la maladie, à 21.

L’émission Les Grands reportages présentera Claude et Claudette, une histoire d’amour et d’alzheimer. Ce documentaire est une allégorie sur la vie et la mort à travers l’histoire d’un couple dont le mari est atteint d’Alzheimer. Le mardi 29 octobre 20 h au RDI. La journaliste Marie-Claude Lavallée animera une émission sur le web à la suite de la diffusion.

Les résultats, publiés dans la revue Nature Genetics, semblent confirmer le rôle particulier joué par le système immunitaire dans son apparition.

Il n’en reste pas moins qu’un grand mystère entoure encore ce qui provoque la démence.

Les scientifiques découvrent au compte-gouttes certains indices dans l’ADN humain.

Ces travaux, réalisés par des généticiens spécialisés dans la démence provenant de 145 centres de recherche, ont permis d’analyser l’ADN de 17 000 personnes atteintes d’alzheimer et de 37 000 autres en bonne santé.

Ils ont ainsi pu déterminer que des versions de 21 gènes, ou d’ensembles d’instructions génétiques, rendent une personne plus à risque de développer la maladie. Cela ne signifie pas nécessairement que les personnes qui les possèdent développeront la maladie, mais simplement qu’elles sont plus à risque.

En outre, en connaissant mieux la fonction de ces gènes dans le corps, les chercheurs espèrent comprendre les processus qui mènent à l’apparition de la démence.

« Nous avons doublé le nombre de gènes associés, et une tendance très forte se dessine. » — Pre Julie Williams

Ces travaux laissent également à penser que le traitement du cholestérol dans le corps ainsi qu’un mécanisme de transport de molécules vers l’intérieur de la cellule sont impliqués.

Ces résultats permettront, selon les chercheurs, à d’autres équipes de mieux cibler les recherches et, à terme, de créer de nouveaux traitements incluant des médicaments ou des thérapies.

Aloïs AlzheimerAloïs Alzheimer

Alzheimer: l’histoire derrière le nom

Le neurologue et psychiatre allemand Aloïs Alzheimer décrivait il y a 107 ans ce qui constitue la base de nos connaissances sur la maladie qui porte aujourd’hui son nom.

Actuellement, la plupart des traitements qui ont fait l’objet d’essais cliniques visent à éliminer les plaques de bêta-amyloïdes. Et jusqu’à présent, seules deux cibles ont été découvertes, mais sans grand succès, puisque l’Alzheimer reste incurable.

Des chercheurs pensent que le processus de la maladie commence bien avant l’apparition des premiers symptômes.

Les dernières découvertes…

En octobre, des chercheurs britanniques ont découvert qu’un composé chimique bloque les dommages aux cellules du cerveau, ce qui pourrait éventuellement représenter une piste thérapeutique pour traiter les maladies neurodégénératives.

En septembre, des neurobiologistes américains ont découvert que des protéines qui contrôlent le développement de la vision après la naissance tiennent un rôle important dans l’apparition de la maladie.

En juin, une étude québécoise montrait que le fait de bloquer l’activité d’un certain récepteur du cerveau permet de rétablir la mémoire et la fonction vasculaire cérébrale de souris atteintes de la maladie.

En janvier, des chercheurs de l’Université Laval, du CHU de Québec et de la pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) annonçaient avoir découvert une façon de stimuler les mécanismes de défense naturelle du cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Depuis 2011, des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) testent un diagnostic biochimique, obtenu à la suite d’une analyse sanguine, qui permet d’identifier précocement les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

L’extrait vidéo qui suit explique en détail et en anglais la présente étude.

 

http://www.radio-canada.ca

Un spray nasal pour prévenir les suicides dans l’US Army


Une nouvelle méthode qui est en essai pour l’armée américaine pourrait d’ici quelques années aider de nombreux patients en dépression avec un risque de suicide. Cela serait un atout pour complété les traitements en santé mentale
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Un spray nasal pour prévenir les suicides dans l’US Army

 

L’armée américaine souhaite mettre au point un spray nasal pour diminuer les suicides de ses soldats. Crédits photos: US Air Force

Romy Raffin

L’armée américaine finance le développement d’un spray hormonal contre les pulsions suicidaires. Une innovation thérapeutique qui pourrait concerner de nombreux patients.

Un suicide par jour environ: les soldats américains n’ont jamais été aussi nombreux à mettre fin à leurs jours. Pour lutter contre ce fléau qui décime ses troupes – les morts par suicides dépassent désormais les décès sur le terrain, l’armée américaine a confié à des chercheurs la mission de mettre au point un spray qui empêcherait les militaires de s’ôter la vie. Au-delà du suicide, une nouvelle arme thérapeutique pourrait naître à l’issue du projet pour traiter la dépression ou même les troubles bipolaires des combattants, mais aussi d’autres patients.

C’est le Dr Michael Kubek de l’Indiana University School of Medicine qui dirigera les recherches, financées sur trois ans par le département de la Défense à hauteur de 3 millions de dollars . Ce n’est pas un hasard si le Dr Kubek a été choisi: ses nombreux travaux sur la TRH (thyrotropin-releasing hormone) ont retenu l’attention de l’ancien responsable de la santé publique de la marine américaine qui s’intéressait à de nouvelles approches contre le stress post-traumatique ou le suicide des soldats. Cette hormone de l’hypothalamus régule en effet la fonction de la thyroïde qui elle-même peut être à l’origine de troubles de l’humeur. Par exemple, la dépression est un symptôme fréquent chez les patients souffrant d’hypothyroïdie.

Trop rapidement dégradée

 

Anxiété, schizophrénie ou dépression sont autant de maladies que la TRH pourrait aider à soigner, de nombreuses études le prouvent depuis une vingtaine d’années. Malheureusement, l’hormone perfusée ou avalée sous forme de pilule est rapidement dégradée dans l’organisme – en cinq minutes seulement – et parvient difficilement au cerveau car elle est bloquée par la barrière hémato-encéphalique, le filtre qui sépare la circulation sanguine du liquide baignant le cerveau (le liquide céphalo-rachidien). Un autre moyen d’administrer la TRH est de l’injecter directement dans la moelle épinière, un geste peu pratique et douloureux. Une solution alternative consiste à modifier l’hormone pour obtenir des dérivés plus résistants, comme la taltiréline disponible au Japon depuis 2000 sous forme de comprimés pour le traitement d’une maladie neurodégénérative du cervelet

De son côté, le Dr Kubek s’est orienté vers un autre moyen d’accéder au cerveau, plus rapide et non invasif, à savoir la voie nasale. Les molécules absorbées par les muqueuses du nez atteignent rapidement le cerveau via les nerfs olfactifs et contournent la barrière hémato-encéphalique. De plus, le neurobiologiste s’est servi de nanoparticules biodégradables (à base de polylactide) comme vecteur protecteur de la TRH afin d’obtenir des quantités plus élevées du produit, pour une meilleure efficacité. Le chercheur a déjà testé avec succès ce qu’il décrit comme «un type de pharmacologie entièrement nouveau» pour soigner l’épilepsie chez le rat, la TRH étant capable d’agir contre les convulsions.

Le temps que les médicaments fassent effet

 

Dans le cas des soldats américains, la TRH pourrait être utilisée comme un médicament de crise pour contrer rapidement d’éventuelles idées suicidaires en produisant un calme et une légère euphorie quasi-instantanément. Pour autant, ces aérosols n’ont pas pour ambition de se substituer aux thérapies actuelles, mais plutôt de les compléter:

«Le spray nasal pourrait stabiliser les patients immédiatement, le temps que les antidépresseurs fassent leur travail», explique le Dr Kubek, dans la mesure où les médicaments traditionnels contre la dépression ne sont efficaces qu’à partir de 2 à 4 semaines après le début du traitement.

La mise au point de ce vaporisateur innovant devrait se dérouler pendant un an en collaboration avec des pharmacologues américains et israéliens, suivis par des essais sur l’homme à l’université de Purdue, dans l’Indiana.

http://sante.lefigaro.fr

Les pesticides affectent le cerveau des viticulteurs


Une étude qui met en cause les pesticides et fongicides sur certaines maladies des viticulteurs. L’utilisation de ces produits chimiques dans le but d’éliminer tout insectes de leur plantations ne font qu’empirer sur la santé des personnes
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Les pesticides affectent le cerveau des viticulteurs

 

Les pesticides affectent le cerveau des viticulteurs

Crédit photo : Archives AFP

Agence QMI

Les fonctions cognitives, la mémoire, la concentration et la vigilance des viticulteurs exposés aux pesticides et aux fongicides se dégradent plus vite que celles des autres agriculteurs, selon une étude menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de l’ANSES ont analysé les données relatives à 900 viticulteurs âgés de 40 et 50 ans, et ce, durant une période de 12 ans. Au bout de cette période, la moitié des participants à l’étude avaient vu leur santé cognitive se dégrader. Les difficultés au niveau des performances cognitives étaient déjà mesurables dès la quatrième année suivant le début de la recherche.

Ces problèmes peuvent mener au développement de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. L’étude de l’ANSES a donc permis d’établir un lien entre l’exposition aux pesticides et aux fongicides et la dégradation des fonctions cognitives.


L’étude révèle également que ces dernières étaient davantage affectées chez les viticulteurs exposés à plusieurs produits en même temps.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Occupational and Environmental Medicine.

http://tvanouvelles.ca