Quoi faire et ne pas faire en cas de disparition d’un proche


Quand un enfant manque à l’appel, on peut alerter la police au moment qu’on croit à une disparition. Chez les adultes, on se fit à la dangerosité de la disparition. Une chose importante au niveau des réseaux sociaux, on partage ceux qui viennent de source officielle en cliquant sur le lien avant de partager, on vérifie les mises à jour de cette disparition,à savoir si la personne est retrouvée ou toujours rechercher, ainsi, on évite certains détails que la population n’a pas à savoir ou que la disparition vire en boucle alors que l’affaire est élucidée
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Quoi faire et ne pas faire en cas de disparition d’un proche

 

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas nécessaire d’attendre 24, 48 ou même 72 heures avant de signaler la disparition d’un proche. Tout dépend du «niveau de dangerosité» de la situation. Par exemple, si une personne atteinte d’un trouble mental lourd manque à l’appel, mieux vaut avertir les autorités le plus rapidement possible.

«On peut faire une recherche rapide à l’endroit où la personne a été vue pour la dernière fois et demander immédiatement de l’assistance au poste du quartier», indique Jean Couture, relationniste du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Il faudra alors donner le plus d’information possible aux policiers. Le dernier endroit fréquenté, le nom de la personne (et surnom, s’il y a lieu), les vêtements qu’elle portait avant de disparaître, les problèmes de santé dont elle souffre, la plaque d’immatriculation de sa voiture, et les endroits qu’elle visite souvent sont un bon lieu de départ.

Si un enfant manque à l’appel

Le Réseau Enfant-Retour accompagne les familles d’enfants disparus et diffuse les avis de disparition dans un large réseau de partenaires, et ce, en cas d’enlèvement ou de fugue.

Le Réseau conseille de vérifier s’il manque des vêtements, de la nourriture ou d’autres effets personnels au domicile de l’enfant; cela pourrait indiquer une fugue.

La première étape est de mettre sur pied, avec l’aide de la police, un groupe de recherche composé de proches, qui fouillera les endroits les plus fréquentés de l’enfant. Il faudra aussi s’assurer que quelqu’un est toujours présent pour répondre aux téléphones que l’enfant pourrait appeler.

Un formulaire est disponible sur le site du Réseau, à remplir en cas de disparition.

Attention aux publications virales

«Il faut faire attention aux réseaux sociaux», avance le porte-parole du SPVM.

Des informations révélées publiquement, sur des plateformes comme Facebook ou Twitter, peuvent s’avérer indésirables pour les personnes disparues.

«Je pense aux jeunes fugueuses. Les parents mentionnaient souvent qu’elles se droguaient et se prostituaient. Ces publications sont tellement partagées que si ces jeunes femmes se cherchent un emploi un jour, la première chose qu’on verra en faisant une simple recherche, ce sont ces informations.»

Le SPVM conseille aux proches de personnes disparues de demander de l’aide aux enquêteurs avant de propager la nouvelle sur les réseaux sociaux.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Une collection d’anciennes illustrations médicales


Les anciennes images médicales, un petit côté glauque, alors que la botanique et les animaux semblent un peu irréels
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Une collection d’anciennes illustrations médicales

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Squelettes de foetus – RUYSCH, Fredrik (1638-1731)

La Hagströmer Medico-Historical Library fondée en Suède pour préserver des ouvrages anciens sur l’histoire de la médecine a sur son site toute une collection de vieilles illustrations médicales, biologiques et naturalistes plus fantastiques les unes que les autres.

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Enfant louchant avec une capuche de correction – Bartisch, Georg (c. 1535-1606)

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Cellules nerveuses – GOLGI, Camillo (1843-1926)

 

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Naissance – SIEGEMUNDIN, Justine (1650-1705)

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Anémones de mer – AECKEL, Ernst (1834-1919)

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Magazine pour les amoureux des fleurs – PFEIFFER, August (1777-1842)

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BOURGERY, Jean-Baptiste (1797-1849)

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Chenille – LEDERMÜLLER, Martin Frobenius (1719-1769)

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Cellules nerveuses – RAMÓN Y CAJAL, Santiago (1852-1934)

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BARTISCH, Georg (c. 1535-1606)

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Microscope – LEDERMÜLLER, Martin Frobenius (1719-1769)

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Lymphe et vaisseaux sanguins dans la peau humaine – RETZIUS, Gustaf (1842–1919) & KEY, Axel (1832–1901)

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Soldat blessé – OTIS, George Alexander (1830-1881)

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Examen obstétrique – MAYGRIER, Jacques Pierre (1771-1835)

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Nausée

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ROQUES, Joseph (1771-1850)

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RUETE, Christian Georg Theodor (1810-1867)

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Georg Constantin d’Albanie – BÄRENSPRUNG, Friedrich Wilhelm Felix von (1822-1864) & HEBRA, Ferdinand von (1816-1880)

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Batraciens – HAECKEL, Ernst (1834-1919)

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Des couches de cellules dans l’embryon – HAECKEL, Ernst (1834-1919)

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Garçon avec éléphantiasis – ALIBERT, Jean Louis (1768–1837)

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Colibris – HAECKEL, Ernst (1834-1919)

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Ephélide Lentiforme – ALIBERT, Jean Louis (1766–1837)

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Muscles – BERRETTINI, Pietro da (1596-1669)

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Main mécanique artificielle – PARÉ, Ambroise (1510-1590)

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Plique multiforme – Jean Louis (1766–1837)

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Maladie mentale – ESQUIROL, Jean-Etienne-Dominique (1772-1840)

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Rhinoceros – GESNER, Konrad (1516-1565)

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Muscles – SPIEGEL, Adriaan van de (1578-1625)

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Squelette – ESTIENNE, Charles (1504–1564) & RIVIÈRE, Estienne de la (d. 1569)

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Choléra – BAUMGÄRTNER, Karl Heinrich (1798-1886)

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« Cupping »

http://www.laboiteverte.fr/

Les robots sont (presque) meilleurs que vous


Je me souviens qu’on commençait à peine d’entre parler des ordinateurs et des prouesses qu’on pouvait faire avec cette technologie, qu’on commençait à parler que les ordinateurs remplaceraient des personnes aux emplois, puis nous sommes à l’ère de la robotisation qui semble plus qu’évident, malgré que les concepteurs se veulent rassurant que des catégories de personnes auront beaucoup de difficulté à travailler par manque de diplôme, ou un premier emploi et autres … La question que je me pose est comment ces personnes sans emplois vont survivre pour payer un logement-nourriture-habillement et les coûts rattachés ?
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Les robots sont (presque) meilleurs que vous

 

Photo: Ezume Images

Photo: Ezume Images

Les robots envahissent le marché de l’emploi. Des programmes informatiques de plus en plus puissants battent déjà les êtres humains à plate couture dans de nombreux domaines. Tour d’horizon d’un phénomène où la fiction rejoint la réalité, et ce, de plus en plus vite !

Naël Shiab

 

Tout a commencé par une demande de rendez-vous tout ce qu’il y a de plus normal, par courriel. L’actualité souhaitait obtenir une entrevue avec une entreprise française spécialisée dans les nouvelles technologies.

« Merci de votre intérêt pour notre produit ! Julie, en copie de ce mail, va nous organiser un call d’une vingtaine de minutes. »

Peu après, Julie répond, comme prévu, en propo­sant divers créneaux horaires.

« Lequel vous conviendrait le mieux ? » demande-t-elle.

Un dernier échange et le rendez-vous est fixé. Rien d’exceptionnel a priori, mis à part que Julie n’est pas une assistante comme les autres : c’est une intelligence artificielle.

L’algorithme Julie Desk a été créé à la fin 2014 par l’ingénieur de formation Julien Hobeika et deux de ses anciens camarades de classe. Julie comprend le langage humain et peut gérer vos rendez-vous, prévoir vos déplacements ou réserver au restaurant pour un repas d’affaires. Vous avez besoin de quelque chose ? Il suffit de lui envoyer un courriel

« L’avantage, explique Julien Hobeika, c’est le coût, évidemment, mais Julie est surtout plus rapide qu’une personne et elle est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle s’améliore aussi au fur et à mesure qu’on a recours à elle. »

Au Canada, en 2011, 330 000 assistants administratifs gagnaient en moyenne 33 000 dollars par année, selon Statistique Canada. L’abonnement annuel à Julie coûte un peu moins de 3 000 dollars avec toutes les options, et elle n’a pas besoin d’un bureau. Une nouvelle révolution industrielle se pointe à nos portes. Après la mécanisation puis l’informatisation, voici l’ère de la robotisation.

L’Institut Brookfield, dont le siège est à Toronto, a analysé les tâches effectuées dans près de 500 emplois au Canada et publié un rapport en juin. Conclusion : jusqu’à 40 % de ces emplois seront très probablement touchés par une forme d’automatisation d’ici 10 à 20 ans, et la technologie pour le faire est en grande partie déjà au point. Julie Desk n’est donc pas le fruit du hasard. Les probabilités que le travail d’assistant administratif soit robotisé d’ici deux décennies sont de 96 %, alors que 54 % de ses tâches peu­vent déjà être automatisées.

Pour obtenir une idée plus précise de la situation au Québec, L’actualité a croisé les résultats de cette étude avec les données du recensement de 2011. De 500 000 à 1 600 000 travailleurs pourraient ainsi être concernés dans la Belle Province. Les hommes seront plus touchés que les femmes, puisqu’ils sont plus nombreux à exercer des métiers manuels et que leurs tâches peuvent être effectuées plus rapidement et plus efficacement par des machines. Les travailleurs âgés de 15 à 24 ans, qui occupent souvent un premier emploi nécessitant peu de compétences, se trouvent aussi en première ligne, tout comme la population active sans diplôme universitaire. Les employés gagnant moins de 30 000 dollars sont également surreprésentés. Bref, la robotisation risque de frapper de plein fouet les travailleurs les plus vulnérables de notre société. Les vendeurs de commerce au détail, les serveurs au comptoir, les caissiers et les chauffeurs de camion font partie de ceux dont le métier est le plus susceptible de subir très bientôt une transformation forcée.

HOMMES

L’assistante virtuelle Julie Desk est née de l’autre côté de l’Atlantique, mais les initiatives québécoises ne sont pas en reste. ISA a vu le jour à… Chicoutimi ! Ellipse Synergie a décidé d’utiliser des algorithmes pour s’attaquer à un enjeu aussi personnel que délicat : la santé mentale. Seriez-vous prêt à parler à cœur ouvert de vos problèmes à un robot ? Le cofondateur de l’entreprise Louis-Raphaël Tremblay, 41 ans, n’en doute pas.

« Dans cinq ans, on aura démontré que le soutien psychologique de première ligne doit être assuré par un module d’intelligence artificielle », affirme l’ancien professeur de mathématiques et de sciences.

Selon lui, de nombreuses personnes n’osent pas appeler les services d’aide, entre autres parce qu’un inconnu se trouve à l’autre bout du fil. Gêne, appréhension, difficulté à exprimer le problème vécu… Avec un robot, aucun jugement n’est porté et tout reste strictement confidentiel. L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec a été séduite par l’idée et a commencé à offrir le service à ses membres au printemps 2016.

Une version d’essai est en ligne à psylio.ca. Une fois connecté, le logiciel ISA, doté d’une voix féminine, s’adresse directement à l’utilisateur et celui-ci répond à ses questions, aussi affichées à l’écran, en cliquant sur des options. ISA s’adapte à l’interlocuteur et lui prodigue des recommandations en fonction de la situation. L’utilisateur peut en tout temps cliquer sur un bouton d’urgence s’il souhaite parler de vive voix à quelqu’un.

JEUNES

« Qui ira consulter un psychologue par curiosité ? Personne, dit Louis-Raphaël Tremblay. On attend toujours à la dernière minute, quand les dommages collatéraux sont très grands. Pour la première fois, on peut prétendre s’adresser à tout le monde, même s’il n’y a rien de grave. » Disponible en tout temps et capable d’interagir avec des milliers de personnes en même temps, ISA est une révolution dans le domaine, estime son créateur.

Le Montréalais Ian Gascon a aussi ses robots… qui veulent s’occuper de vos économies ! Pionnier au Canada dans le secteur des robots-conseillers, il a lancé en 2010 Placements Idema et il a lui-même codé ses programmes informatiques. Ses algorithmes investissent dans des fonds négociés en Bourse.

« Je pense que tout système automatisé, en particulier en gestion de portefeuille, sera toujours meilleur qu’un gestionnaire qui prend des décisions arbitraires », affirme-t-il.

Certes, au début, il n’a pas été facile de convaincre ses clients de confier le fruit de leur labeur à un robot. Mais les gens sont de plus en plus à l’aise avec cette idée, précise-t-il. D’autant que ses conseillers numériques permettent d’abaisser les frais, et donc d’augmenter les rendements.

« Nous avons des systèmes qui nous permettent de passer moins de temps sur chacun des comptes et de générer des alertes au besoin. C’est essentiellement ma philosophie de gestion de portefeuille que j’ai traduite en système informatisé pour ouvrir de nombreux comptes à la fois et rendre le tout rentable. »

Et si vous préférez investir votre argent dans une propriété, sachez qu’il existe aussi des robots conçus à cette fin ! La jeune entreprise montréalaise Local Logic a mis au point un moteur de recherche qui permet d’évaluer une gamme de services, comme la proximité avec une épicerie, une école, l’accès au transport en commun, les infrastructures pour cyclistes, l’aspect verdoyant de la rue, le niveau de bruit, etc.

« Les agents immobiliers consacrent des heures à chercher de l’information sur chacune des propriétés qu’ils recommanderont à leurs clients, dit Vincent-Charles Hodder, cofondateur de l’entreprise. Nous sommes capables de générer ça en quelques secondes. »

Local Logic couvre pour l’instant les 10 plus grandes villes au pays. D’ici fin 2017, l’objectif est d’ajouter à la liste les 100 plus grandes villes américaines. Vincent-Charles Hodder et ses collègues, d’ex-étudiants en urbanisme de l’Université McGill, ne comptent pas s’arrêter là. Ils veulent aussi renseigner les voyageurs sur les hôtels et auberges les mieux situés, partout dans le monde, grâce à un robot qui comprendrait, par exemple, un message texte.

Tous ces travailleurs virtuels, incroyablement performants et rapides, sonnent-ils le glas des assistants administratifs, des psychologues, des conseillers financiers, des courtiers immobiliers et des agents de voyages ? Et, qui sait, la fin de votre propre profession ? Devons-nous, pauvres humains que nous sommes, nous préparer à vivre des prestations de l’assurance-emploi ?

SALARIES

« Il n’y a presque aucun cas où Julie a remplacé un assistant, assure Julien Hobeika. Nos clients sont des entreprises qui n’en avaient déjà plus. C’est fini, l’époque où des gens serraient des boulons. Aujourd’hui, quand on recourt à un humain, c’est pour qu’il prenne une responsabilité par rapport à quelque chose. Ce n’est pas pour faire une tâche répétitive. »

L’entrepreneur souligne que sa boîte a même créé de l’emploi. Chaque fois que Julie prend une décision, un de ses employés doit la vérifier et l’approuver. Mais pour combien de temps ?

« On améliore notre algorithme grâce aux humains, dans l’idée d’utiliser de moins en moins d’humains pour faire les modifications. »

Du côté d’ISA, le but n’a jamais été de remplacer les pro­fessionnels en santé mentale, soutient Louis-Raphaël Trem­blay. L’objectif est au contraire de pousser les utilisateurs à en contacter un.

Une fois qu’ISA a compris ce qui se passe, elle dit : “Écoute, on a fait un premier bout de chemin ensem­ble, maintenant que tu as travaillé sur ce que tu vis, aimerais-tu communiquer avec une ressource près de chez toi ?” Et là, elle lui propose des services offerts dans un rayon de 50 km. Ainsi, toute la profession, psychologues, psycho­éducateurs et intervenants sociaux, en bénéficierait. »

En ce qui a trait aux robots-conseillers, Ian Gascon est catégorique.

« Si un conseiller n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités, aux technologies qui permettent de faire les mêmes choses pour moins cher, tant pis. C’est notre modèle d’affaires, et je pense que c’est gagnant pour le consommateur. »

L’expert financier pense tout de même que des humains seront toujours nécessaires pour résoudre des problèmes particuliers ou offrir des services plus personnalisés.

SCOLARISES

Côté immobilier, Local Logic a été pressentie par des courtiers qui aimeraient profiter de sa technologie. L’entreprise est d’ailleurs en pleine croissance et doit grossir ses rangs, même si elle se trouve dans une situation bien paradoxale.

« C’est difficile pour nous de planifier les ressources dont nous aurons besoin parce qu’on fait toujours de la recherche pour automatiser nos tâches, explique Vincent-Charles Hodder. Donc, dans deux ou trois mois, il est possible qu’on n’ait plus besoin de ces ressources parce que le travail sera automatisé. »

En revanche, l’entrepreneur avoue avoir de la difficulté à recruter de bons vendeurs.

« On l’a appris au fur et à mesure. On développe une relation humaine avec un client, un partenaire d’affaires, un investisseur. Et je ne pense pas qu’un robot va vraiment pouvoir remplacer ça. »

Une lueur d’espoir pour le travailleur simplement humain ?

Tous les entrepreneurs de ces domaines de pointe s’entendent sur un point : le marché du travail s’apprête à traverser une période de grande transformation. Le chômage deviendra-t-il endémique ? Les travailleurs que nous sommes laisseront-ils inévitablement la place à des employés immatériels ? L’intelligence artificielle prendra-t-elle le pas sur le cerveau humain ? Ou de nouvelles catégories d’emplois apparaîtront-elles ?

« Il y a des tâches que des algorithmes effectuent mieux que les humains, affirme Jean-Paul Isson, vice-président mondial de Monster Worldwide, un des plus grands sites de recherche d’emplois au monde. Mais l’algorithme ne peut pas toujours reproduire le flair, ce côté humain, que l’expérience, l’intuition apportent. C’est en combinant l’expérience, l’intuition et la technologie qu’on prend les meilleures décisions. »

Mathématicien de formation, il a lui-même créé des programmes informatiques pour prédire quels employés au sein d’une entreprise sont les plus à risque de démissionner. En fonction des heures travaillées, du salaire, de l’âge, des tâches, du secteur, de l’état de l’économie et de dizaines d’autres facteurs, ses robots peuvent envoyer une alerte à un patron et lui suggérer de modifier les conditions de travail d’un employé pour éviter un départ.

Et ce n’est pas tout. Bientôt, c’est un robot qui pourrait même être responsable de votre embauche !

« Quand vous avez des centaines de personnes qui posent leur candidature à un poste, il faut un temps fou pour passer à travers tous les dossiers, explique Jean-Paul Isson. On a mis au point un algorithme capable de lire les CV. »

Par exemple, si vous êtes à la recherche d’un analyste en marketing qui a étudié à Mont­réal, le robot peut donner une note à chaque candidature. Et ce travail-là, pour des milliers de CV, se fait en quelques secondes.

« Mais c’est toujours l’être humain qui prend les décisions au final », précise-t-il, rassurant.

Du moins, pour l’instant.

http://www.lactualite.com/

Des milliers de cerveaux pour étudier les maladies psychiatriques


Il y en a qui collectionnent des timbres, ce neuropathologiste a collectionner des cerveaux pendant une période de 1951 jusqu’au milieu des années 1990. Pour une raison d’argent, une partie de la collection fut donnée pour étudier les maladies mentales.
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Des milliers de cerveaux pour étudier les maladies psychiatriques

 

C'est une collection bien particulière qui a atterri cet été sur les étagères... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

 

MARINE LAOUCHEZ
Agence France-Presse
Duffel

C’est une collection bien particulière qui a atterri cet été sur les étagères de l’hôpital psychiatrique de Duffel, dans le nord de la Belgique: environ 3000 cerveaux, fruit de la sélection assidue d’un médecin anglais sur plus de quarante ans.

Baignants dans le formol ou figés dans de la paraffine, lobes frontaux, hippocampes et autres zones clés de cet organe majeur de notre système nerveux, parfois un cerveau entièrement conservé: voilà le trésor acquis par le Dr Manuel Morrens, directeur de recherche de l’hôpital, et que son équipe partage avec l’école de médecine de l’Université d’Anvers (nord).

«À notre connaissance, c’est la plus grande collection de ce genre au monde», sourit-il.

Constituée à l’origine de quelque 8500 cerveaux, la collection rassemblée par le neuropathologiste britannique John Corsellis à partir de 1951 et poursuivie jusqu’au milieu des années 1990 a bien failli disparaître pour cause de… pression foncière à Londres. Continuer d’héberger cette vaste collection dans la capitale devenait trop coûteux.

L’hôpital de Duffel a ainsi pu récupérer 3000 cerveaux, tandis qu’une partie du reste a été donnée à d’autres équipes de recherche à l’étranger.

En Belgique, les cerveaux seront exploités à des fins de recherche principalement sur la dépression et la schizophrénie, dans ce coin tranquille de Flandre.

Chacun d’eux est accompagné d’un dossier médical tenu à jour jusqu’au décès du patient.

La collection, rare, est très précieuse pour les chercheurs.

«Il est très dur d’obtenir des tissus de nos jours. D’habitude, on étudie le fonctionnement du cerveau plutôt grâce à des échantillons de sang. Là «avec cette collection de cerveaux, on peut y accéder directement», explique Manuel Morrens à l’AFP.

Les secrets du cerveau

En effet, à l’époque du Dr Corsellis (décédé en 1994), des considérations éthiques plus souples rendaient probablement plus aisée la constitution de ce type de collection, les autorisations nécessaires alors étant plus facilement obtenues.

L’un des principaux avantages de travailler sur des cerveaux de cette époque est que pour beaucoup d’entre eux, ils n’ont pas été affectés par des traitements médicaux, inexistants à l’époque.

«La recherche contemporaine est gênée par le fait que les cerveaux, en général, ont été prélevés sur des patients qui ont subi des traitements (médicamenteux)», relève le Dr Morrens.

Au contraire, avec cette collection, «nous allons pouvoir étudier la maladie dans sa forme la plus pure», s’enthousiasme-t-il.

«L’enquête» post-mortem sur ces cerveaux pourrait permettre de révéler certains secrets qui échappent encore aux scientifiques, selon Violette Coppens, chercheuse postdoctorale à Duffel.

«La psychiatrie est un champ de recherche relativement nouveau en terme d’investigations scientifiques», se réjouit-elle.

La biopsychiatrie, qui se spécialise dans la compréhension des troubles mentaux en termes de fonction biologique du système nerveux, n’a en effet commencé à croître en importance que dans les années 1980-1990. Et le cerveau, organe le mieux protégé – et donc le moins accessible du corps humain – est plus difficile à étudier.

De ces milliers de cerveaux, Violette Coppens et ses collègues prélèveront des coupes, qu’ils étudieront au microscope à la recherche d’inflammations.

Sur l’écran de la chercheuse ce jour-là apparaît une partie de cervelet dont la matière blanche a été teintée afin de mieux observer les cellules qui la composent.

La recherche actuelle sur les vivants reste limitée par la technologie, souligne Mme Coppens. Les scanneurs et IRM ne peuvent pas, par exemple, repérer quels types de protéines ou d’enzymes sont activés par les maladies.

«Est-ce que l’inflammation du cerveau peut provoquer ou aggraver ou influencer, d’une façon ou d’une autre, le cours médical des désordres mentaux ?», s’interroge Violette Coppens, les yeux rivés sur les méandres pourpres créés par la teinture.

C’est la question à laquelle l’équipe belge du Dr Morrens tentera de répondre après l’observation et la comparaison de milliers de prélèvements.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► 5 génies historiques qui ont souffert d’une maladie mentale.


Les maladies mentales peuvent toucher tout le monde, même les talentueux, les intelligents. Aujourd’hui, bien des maladies sont reconnues et peuvent avoir certains traitements, mais cela n’a pas toujours été le cas. Malgré des personnes connues ont du avancée avec leur maladie et ont montrés de grandes oeuvres en absence de traitements efficaces pour rendre leur vie en générale plus vivable
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5 génies historiques qui ont souffert d’une maladie mentale.

Parmi ceux qui souffrent de trouble bipolaire ou de schizophrénie sont des écrivains éminents, poètes, peintres et musiciens. Bien sûr, dans les moments où il n’y avait pas de médicaments pour ces maladies et tous ont été considérés comme des «imbéciles», un diagnostic précis était impossible. Cependant, nous pouvons être à peu près sûrs que les personnes souffrant de troubles mentaux ont formé la base de la culture moderne.

1. Edgar Allan Poe

Poe a été un pionnier de l’horreur et de la criminalité. Il a écrit des horreurs sombres avec des éléments de fantaisie. Ses œuvres «La chute de la maison Usher” et “Le Coeur Révélateur” sont considérées comme des classiques de l’horreur gothique. L’écrivain a subi de nombreux troubles et de l’anxiété; il avait peur de l’obscurité, subit une perte de mélancolie et de la mémoire et avait aussi une manie de la persécution et des hallucinations graves.

Élevé sans mère, il a appris à lire sur les pierres tombales du cimetière, tandis que ses conditions médicales préexistantes sont intensifiées en raison d’une dépendance à l’opium et la mort de sa jeune femme. Les tentatives ultérieures de mariage ont échoué et les amis qui ont été témoins de son alcoolisme et toxicomanie l’ont admis dans un hôpital psychiatrique, où il est mort après cinq ans.

2. Friedrich Nietzsche

Son point de vue et la philosophie a causé beaucoup de controverse. Le concept d’un homme surnaturel, le scepticisme moral et le nihilisme sont connus à ce jour. Tout le monde, même s’ils ne l’ont pas lu, au moins connaît le titre “Ainsi parlait Zarathoustra.” Il était maniaco-dépressif, était atteint de psychose et était un mégalomane. Il se considérait comme une unité exceptionnelle, ce qui lui a souvent conduit à tomber dans la dépression nerveuse.

Il criait de façon incontrôlable et sautait sans raison. Au cours des séjours dans un hôpital psychiatrique, il a formé son travail. À la fin de sa vie, sa condition s’est détériorée à un point qu’il était seulement en mesure de faire des phrases simples.

3. Ernest Hemingway

Cet éminent écrivain est l’auteur du contenu intemporel, dans lequel il a créé le personnage d’un guerrier exceptionnel, luttant contre les adversités impossibles à la toute fin. Un écrivain avec un prix Nobel, sportif, pêcheur et soldat, il est victime d’une grave dépression, d’anxiété et de manie de la persécution. La seule méthode connue de la lutte contre la maladie mentale était à l’époque des chocs électriques. L’auteur a subi une perte de mémoire, causée par les chocs électriques, et une tentative de suicide, parce qu’il s’était dit qu’il ne pouvait pas survivre plus longtemps. Sa famille a essayé de l’arrêter, mais après la session d’électrochocs suivante, il se suicida avec son fusil de chasse favori.

4. Franz Kafka

Son travail inspire encore beaucoup de gens aujourd’hui. Des millions d’esprits à travers le monde ont été enchantés par ses cauchemars surréalistes, des situations de non-sens et de confusion. Sa littérature est née en raison de sa propre situation de vie et le manque d’acceptation pour son travail par sa famille. Kafka a souffert de névrose, d’anxiété, d’autres troubles mentaux et de la tuberculose. Ces maladies l’ont détruit mentalement et physiquement.

5. Virginia Woolf

Elle est considérée comme la personne la plus influente et talentueuse du XXe siècle. Ses essais d’avant-garde sur le rôle des femmes ou de la politique ont eu un impact énorme sur la société dans son temps. Malgré de nombreux succès, elle a souffert de dépression sévère. Elle a souffert d’hallucinations – pensant que les oiseaux chantent en grec. Elle avait des pensées suicidaires depuis le début de son enfance. Sa jeunesse a eu une énorme influence sur sa vie plus tard, en particulier parce qu’elle a été molestée. Elle détestait le contact physique avec les autres, même le moindre contact ou une poignée de main. Après la mort de sa mère, et plus tard son père, elle a fait beaucoup de tentatives de suicide infructueuses. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle a perdu sa maison à des raids et son mari a été presque tué. Cela a conduit à une rechute grave de sa dépression et au suicide. Elle a écrit dans une lettre qu’elle ne voulait pas continuer à gâcher la vie de son mari.

http://www.estpositive.fr/

Le Saviez-Vous ► Le "syndrome de Paris", mystérieux mal des Japonais


C’est étrange comme syndrome ! Déçu par la ville de Paris, alors qu’ils en rêvaient tant, développent un syndrome pouvant aller jusqu’à la dépression
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Le « syndrome de Paris », mystérieux mal des Japonais

 

Déçus par la réalité de la capitale,  une vingtaine de Japonais sont victimes de ce trouble chaque année.

Le phénomène est marginal mais il est bien réel : chaque année, le « syndrome de Paris » touche une vingtaine des Japonais installés dans la capitale française. Identifié dans les années 1980 par le Dr. Hiroaki Ota, psychiatre japonais qui exerçait à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, ce trouble est lié à un choc culturel, une forte déception qui peut engendrer jusqu’à la dépression.

Pourquoi un tel choc ? Où est le Paris des cartes postales, capitale du romantisme et du luxe, ou celui d’Amélie Poulain ? Lorsqu’ils arrivent dans la capitale, certains Japonais rêvant de cette ville merveilleuse découvrent que toutes les maisons ne sont pas rutilantes, toutes les rues propres et tous les habitants sveltes et bien habillés. Plongés dans le quotidien parisien, la désillusion est grande pour certains. Ainsi, une des premières choses que Sayaka, 28 ans, a vu en arrivant en France il y a un mois, est un pickpocket à l’œuvre. Un choc pour cette Japonaise qui a choisi de venir travailler à Paris dans une agence de voyage.

« J’ai aussi vu des gens qui jettent leurs mégots par terre après avoir fumé, c’est inhabituel pour un Japonais », souligne-t-elle au micro d’Europe 1.

tour eiffel, paris

© REUTERS

« Des personnalités fragiles ». Si Sayaka parvient à s’accommoder de ces différences culturelles, quelques-uns de ses compatriotes ne surmontent pas le choc. Le « syndrome de Paris » frappe en particulier les femmes, les jeunes de moins de trente et ceux qui sont installées à Paris pour plusieurs mois, voire plusieurs années.

« Le Dr. Ota avait remarqué qu’au moins un patient sur trois avait déjà des antécédents psychologiques au Japon », souligne pour Europe 1 le Dr. Alain Stern, chef du service psychiatrie à l’hôpital américain de Paris. « Ce sont des personnalités fragiles qui croient dans ce Paris merveilleux. »

Surviennent alors des « signes dépressifs, de l’anxiété, une perte de l’estime de soi brutale, un sentiment de déréalisation, d’étrangeté », liste le Dr. Stern. « Ces jeunes Japonais sont perdus. La déception active chez eux ce sentiment d’échec, de frustration. Ils se mettent à déprimer comme on pourrait le faire devant un deuil : c’est le deuil d’une image idéalisée. »

Pourquoi le Japon ?

Les Japonais sont particulièrement vulnérables car « leur pays s’est culturellement ouvert à l’Occident au XIXe siècle », note le Dr. Stern, à l’époque où l’image véhiculée de Paris, « c’était Versailles, Montmartre et le Moulin Rouge ». En outre, « leur culture et leur langue sont tellement différentes que le choc culturel est très important », à commencer par le code de politesse : au Japon, « on ne contredit pas son interlocuteur, on ne coupe pas la parole à l’autre », poursuit le Dr. Stern. « Or, les Parisiens ont le verbe haut, manient facilement la blague, estiment ouvertement leur ego, contestent, râlent… »

Mais cette incapacité à surmonter un choc culturel ne concerne pas que les Japonais à Paris. Des « syndromes du voyageur » ont par exemple été identifiés à Jérusalem et à Florence où ce sont respectivement les sites religieux et l’abondance d’œuvres qui provoquent des troubles psychiques auprès de certains visiteurs.

De mieux en mieux pris en charge, le « syndrome de Paris » est même anticipé par les sociétés japonaises qui mutent des employés en France. Pour les visiteurs qui développeraient ce trouble sur place, le traitement le plus efficace est toutefois radical : quitter Paris et retourner dans leur pays.

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Il photographie sa dépression pour la combattre, en 16 photos sublimes. Un travail artistique qui lui a permis de comprendre sa maladie


Je trouve intéressant qu’un photographe ayant connu la dépression ai voulu faire des autoportraits pour trouver un moyen d’exprimer ses émotions à travers la photographie
Nuage

 

Il photographie sa dépression pour la combattre, en 16 photos sublimes. Un travail artistique qui lui a permis de comprendre sa maladie

 

@EdwardHonaker

Il y a quelques années, le jeune photographe Américain originaire de San Diego Edward Honaker s’est fait diagnostiquer une dépression.

À partir de ce moment, il a commencé à saisir ce qu’il se passait autour de lui. 

« Votre esprit est ce que vous êtes, quand il ne fonctionne pas correctement, c’est effrayant » confie-t- il au Huffington Post.

Mettre des mots sur des maux est une étape difficile, parfois impossible à réaliser. Les images sont alors un moyen de création, d’expression et de communication efficace quand la parole a atteint ses limites. Edward a commencé à créer des autoportraits afin de comprendre la maladie dont il souffrait et ce qu’elle représentait pour lui.

La série de photographies illustre l’expérience de la dépression et de l’anxiété que vivait quotidiennement l’artiste. Elle lui a permis d’être un médiateur entre lui et les autres, une potentielle explication pour décrire ce qu’il traversait ou ressentait.

Dans son travail artistique, il a mis en images ses troubles psychologiques dans le but de trouver des pistes entre sa maladie et lui. De s’aider et d’aider les autres.

« Quand je faisais ce portfolio, je me suis demandé si j’étais le genre de personne vers laquelle d’autres, qui sont dans une période difficile et ont besoin de parler, se tourneraient », ajoute-t- il. « Honnêtement, à ce moment-là, je ne pense pas que c’était le cas. J’ai encore du chemin à parcourir mais toute cette expérience m’a rendu plus patient et empathique. »

En imaginant ces autoportraits, l’artiste conçoit un travail d’analyse et d’introspection sur ce qu’est véritablement la dépression.

Aujourd’hui, à 22 ans, il a réussi à combattre l’anxiété et la dépression qui le rongeait.

Il explique que « c’est difficile de ressentir une émotion quelconque lorsqu’on est dépressif et (il) pense que l’art peut vraiment émouvoir les gens ».

Ainsi, Edward « pense que pour mettre un terme aux stigmates autour des maladies mentales. Le meilleur moyen est d’être là pour ceux qui souffrent ».

Personne peut savoir exactement comment les autres souffrent… Soyons patients et tolérants face à cette maladie.


@EdwardHonaker

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Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: la schizophrénie


Être schizophrène n’a pas toujours été reconnu dans l’histoire de l’homme. Le pire moment pour être un schizophrène n’était pas dans l’Antiquité, mais plutôt au Moyen-Âge ! Juste à penser à la chasse aux sorcières, ces personnes étaient plus souvent qu’autrement accusé de faire un pacte avec le démon. Heureusement, au fil des siècles, cette maladie mentale est mieux comprise et des traitements ont été conçus pour aider ces personnes à mener une vie « normale »
Nuage

 

Il était une fois la maladie: la schizophrénie

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

La schizophrénie à travers les âges

Dans un premier temps, effectuons ce survol rapide de la perception de la maladie mentale dans la médecine occidentale :

L’Antiquité

Vème siècle av. J.-C.

Pythagore : Il est le premier à affirmer que le cerveau est le siège de l’intelligence et des maladies mentales.

Platon : Il enseigne que le principe vital est l’âme. Il illustre le conflit existant entre la raison, l’ordonné, le rationnel, et les appétits inférieurs désordonnés.

IVème siècle av. J.-C.

Aristote : Il décrit la notion de conscience qui est composée selon lui de trois piliers : sensation, conation (effort qui permet la naissance de la volonté) et l’affectivité.

Ier siècle av. J.-C.

Cicéron : Selon lui, l’homme est le seul responsable de son comportement, qu’il soit normal ou non.

1er siècle

Soranus : Il affirme pouvoir guérir les malades mentaux en parlant avec eux de sujets qui les intéressent ou dont ils ont peur.

Le Moyen Âge

IVème siècle

Saint-Augustin : Il est le premier à parler du pouvoir de l’introspection. Il écrit que l’homme doit se livrer à un examen rigoureux de lui-même, mais aussi bénéficier de l’aide spirituelle de Dieu.

XIIIème siècle

Saint Thomas d’Aquin : Comme Aristote, il croit que le cerveau est le siège des maladies mentales mais croit que le diable peut arrêter complètement la raison en troublant l’imagination et l’appétit sensible, comme cela se voit chez les possédés.

XIIIème siècle

La chasse aux sorcières. Transes, expériences oniriques, hallucinations, hystéries et psychoses délirantes sont le lot de ces «êtres faibles», fort probablement plus des malades mentaux que des possédés du démon. Mais comme il était admis que seul Dieu ou le diable avaient la possibilité de connaître l’avenir, gare à ces «sorcières et sorciers» qui se permettaient de prédire l’avenir. Le leur s’arrêtait souvent bien brusquement sur le bûcher.

La Renaissance

XVème siècle

L’expérience humaine redevient à la mode. L’étude des classiques, bannie au Moyen Âge, permet de commencer à dissocier maladie mentale et démons.

XVème siècle

Paracelse : Cet illustre alchimiste et penseur prend position contre les chasseurs et les brûleurs de sorcières.

L’ère moderne

XVIème siècle

Félix Platter : Ce médecin débute une classification des maladies mentales. Selon ce docteur, la plupart de celles-ci sont dues à des lésions du cerveau, sauf les fantasmes sexuels, qui seraient dus à l’œuvre de Satan. On ne peut pas se libérer de tous les démons si rapidement…

Jean Weir : À l’exemple de Paracelse, il condamne les bûchers et les chasseurs de sorcières. Il y consacre un livre, De praestigiis daemonarium (De l’imposture du démon) qui lui vaudra le sobriquet de «weirus heraticus». Dans son livre, il affirme que les sorcières devraient être soignées par des médecins plutôt que brûlées par des ecclésiastiques.

XVIIème siècle

Le roi Louis XIV : Il ouvre l’Hôpital général de Paris en 1656. Y sont amenés tous les pauvres de Paris (environ 5 000 personnes, les autres 35 000 ayant fui hors des murs pour ne pas y être conduits) et les malades mentaux dans le but de les éduquer et les remettre au travail. L’hôpital devenait un outil du roi pour contrôler les mendiants, les malades mentaux et les handicapés.

XIXème siècle

Philippe Pinel : Ce psychiatre définit la maladie mentale comme une atteinte physiologique provoquée par des émotions. Il décide de l’abolition de l’usage des chaînes pour retenir les malades mentaux et exige des traitements plus humains envers ces malades. Il publie en 1801 le Traité médico-philosophique sur l’aliénation mentale, dans lequel il classe toutes les maladies mentales en quatre genres : la mélancolie, la manie, la démence et l’idiotisme.

Bénédict Augustin Morel : Il a été l’un des premiers psychiatres à parler de démence précoce et à établir un classement des maladies mentales basé sur les causes et non sur les symptômes. Il publie un premier traité en 1852 : Traité des maladies mentales en deux volumes.

Emil Kraepelin : Il est considéré comme l’un des pères de la psychiatrie. Il publie en 1883 le Compendium der Psychiatrie et effectue une classification originale des troubles psychiatriques selon deux types qu’il nomme la maniaco-dépression et la démence précoce (dichotomie de Kraepelin).

XXème siècle

Sigmund Freud : La folie est un comportement dicté par les forces refoulées de l’inconscient, selon Freud. C’est la naissance de la psychanalyse.

Eugen Bleuler : Il conteste le terme «démence précoce» de Kraepelin, et lui préfère un nouveau mot : schizophrénie, qui illustre mieux cette scission ou fragmentation de l’esprit. Il attribue la schizophrénie à une défaillance des mécanismes associatifs du cerveau. Carl Jung a fait partie de ses assistants et il eut l’occasion de souvent rencontrer Sigmund Freud et d’avoir de nombreux échanges avec celui-ci.

Schizophrénie : le cerveau, cet inconnu

Le terme schizophrénie n’est apparu dans la littérature médicale qu’au début du vingtième siècle. Mais la maladie est probablement aussi vieille que toutes les autres maladies mentales. Un survol rapide des grandes dates dans l’évolution de la connaissance sur les troubles mentaux nous révèle trois grandes étapes : l’hypothèse physiologique, l’hypothèse religieuse, et le retour à la conception physiologique. Nous en avons illustré précédemment les principaux jalons ainsi que les tenants des diverses théories. Le lecteur comprendra qu’il ne s’agit ici que d’un survol rapide, presqu’un clin d’œil, sur l’histoire de la maladie mentale.

Les médecins, penseurs et philosophes de l’Antiquité, tant grecque que romaine, semblaient reconnaître l’origine physiologique de la maladie mentale. En effet, tant Pythagore que Socrate, Platon et Cicéron, reconnaissent le cerveau comme étant le siège de l’intelligence humaine. Cicéron ajoutera même qu’il est inutile de blâmer les dieux pour les problèmes de santé mentale des humains :

«L’homme est le seul responsable de son comportement, qu’il soit normal ou morbide», écrivit-il.

Le Moyen Âge allait marquer une nouvelle ère. Aux questions soulevées par les guerres, les grandes épidémies, la pauvreté et toutes les misères qui pouvaient se présenter, une nouvelle réponse s’était imposée : la religion. Seule compte la foi. C’est ainsi que le psaume 53 reprend du gallon. «Le fou est celui qui dit en son cœur que Dieu n’existe pas». Les maladies mentales sont considérées surtout comme une punition faisant suite à un ou à des péchés graves ou à des désordres moraux commis par le patient même, un membre de sa proche famille, ou ses ancêtres. Et pour les traitements, l’exorciste est bien plus souvent appelé que le médecin…

Soulignons l’œuvre de saint Thomas d’Aquin, qui prône que la plus grande des sciences est la théologie, à laquelle toutes les autres sont subordonnées, y compris la médecine. L’apogée de cette époque se terminera par une gigantesque chasse aux sorcières.

L’arrivée de la Renaissance et des intellectuels qui lisent les textes antiques accorde de plus en plus de crédit aux théories promouvant l’origine physiologique, et non plus démoniaque, des troubles mentaux.

Du XVIème au XIXème, la maladie mentale fut de mieux en mieux comprise, mais les traitements demeuraient fort limités.

Le vingtième siècle

Bien sûr, l’arrivée des médicaments de première, de deuxième et de troisième génération ont pu améliorer grandement la vie des personnes souffrant de schizophrénie. Des recherches sont aussi fort prometteuses.

Ainsi, le docteur Alexander Niculescu et son équipe de l’Indiana University School of Medicine viennent de publier dans un article de la revue Molecular Psychiatry une cartographie génétique de la schizophrénie. Il s’agit peut-être ici d’un premier pas vers des médicaments plus performants et des thérapies mieux individualisées et fort prometteuses. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2011, vingt-quatre millions de personnes dans le monde seraient atteintes de cette maladie.

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Les gens qui souffrent d’anxiété ont une perception du monde fondamentalement différente


Les maladies mentales sont encore aujourd’hui un sujet tabou, et pourtant plus la science avance, plus on constate que cela est causé par la génétique ou physiologique
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Les gens qui souffrent d’anxiété ont une perception du monde fondamentalement différente

 

The Huffington Post | Par Lindsay Holmes

Les gens qui croient encore que guérir d’une maladie mentale est une question de volonté ont une raison de plus de changer d’avis : selon une toute nouvelle étude publiée par la revue Current Biology, les personnes souffrant d’anxiété ont une perception différente du monde qui les entoure en raison d’une variation physiologique au niveau du cerveau.

Tout dépend de la plasticité du cerveau, de sa capacité à se modifier et se réorganiser en formant de nouvelles connexions. Ces changements inhérents dictent la manière dont une personne réagit aux stimuli. Des chercheurs de l’Institut Weizmann des sciences, en Israël, ont constaté que les personnes traitées pour des problèmes d’anxiété étaient moins susceptibles de faire la différence entre stimuli neutres (ou «sans danger») et menaçants.

Elles montraient une plasticité sur la durée, bien après la fin de l’expérience angoissante. Cela signifie que leur cerveau était incapable de faire la différence entre des situations nouvelles, sans importance particulière, et des choses familières ou non menaçantes, ce qui générait une sensation d’anxiété. En d’autres termes, les individus anxieux ont tendance à généraliser leurs expériences émotionnelles, qu’elles impliquent ou non une menace.

Plus important encore, les chercheurs ont remarqué que cette réaction n’était pas contrôlable, car elle est liée à une différence fondamentale au niveau cérébral.

Pour cette étude, ils ont demandé aux participants d’associer trois sons spécifiques à l’un des trois résultats suivants : perte d’argent, gain d’argent ou aucune conséquence. Dans la phase suivante de l’étude, les volontaires ont écouté une quinzaine de sons. On leur a ensuite demandé s’ils les avaient déjà entendus.

Le meilleur moyen de «gagner» ce jeu était d’éviter de généraliser ou de confondre les nouveaux sons avec ceux qu’ils avaient entendus dans la première phase de l’étude. Les chercheurs ont constaté que les sujets souffrant d’anxiété avaient plus de chances de penser qu’ils avaient déjà entendu un son.

Cette circonstance n’était pas due à un trouble de l’audition ou de l’apprentissage. Elle survenait parce que leur souvenir des sons antérieurs, associés à une expérience émotionnelle de perte ou de gain d’argent, était différent de celui des autres participants.

Les chercheurs ont également découvert que les personnes souffrant d’anxiété présentaient des différences au niveau du complexe amygdalien, la partie du cerveau associée à la peur. Selon les auteurs, ces conclusions pourraient expliquer pourquoi ce trouble se développe chez certaines personnes et non chez d’autres.

«Une tendance à l’anxiété peut être complètement normale, et même avantageuse du point de vue de l’évolution. Mais un événement émotionnel, même mineur, peut provoquer des changements cérébraux susceptibles de mener à de véritables troubles», indique Rony Paz, le directeur de l’étude, dans un communiqué.

Tout ceci nous rappelle une fois de plus que personne n’est responsable de sa maladie mentale : des preuves indubitables démontrent que les troubles psychologiques ont des origines génétiques et physiologiques. Une étude datant de 2015 suggère quel’anxiété est peut-être héréditaire; d’autres, que la dépression pourrait être une maladie inflammatoire.

Cependant, et malgré des recherches de plus en plus poussées dans ce domaine, les maladies mentales sont toujours fortement stigmatisées. Selon le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies, seules 25 % des personnes souffrant de troubles mentaux ont la sensation que leur entourage fait preuve de compréhension à leur égard.

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Maladies mentales: éviter de sombrer


La maladie mentale est encore en 2015 un sujet tabou, pourtant tout le monde est sujet à une maladie mentale au cours de sa vie. Cependant certaines maladies comme la schizophrénie ont son lot de préjugés difficiles à se défaire
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Maladies mentales: éviter de sombrer

 

Elle n'est pas contagieuse, mais touche lourdement ceux qui vivent avec le... (123RF/Brian Jackson)

ISABELLE DUBÉ
La Presse

Elle n’est pas contagieuse, mais touche lourdement ceux qui vivent avec le malade, notamment en raison des préjugés de la société. Comment faire pour tenir le coup lorsqu’un de nos proches est atteint d’une maladie mentale ? Où trouver les ressources pour garder le moral et éviter à notre tour de sombrer ? Isabelle Dubé fait le point.

Selon un sondage mené par l’Association médicale canadienne en 2008, 50% des Canadiens n’avoueraient pas qu’un membre de leur famille a une maladie mentale, contrairement à 72% pour un cancer. Aujourd’hui, le combat contre les préjugés envers les personnes atteintes de problèmes de santé mentale est loin d’être terminé. La Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM) rêve que la stigmatisation cesse et que les aidants ne vivent plus la honte.

«Quand deux voitures de police et une ambulance débarquent chez toi, ce n’est pas discret, raconte Pierre*. Les voisins assistent à la scène et jugent. C’est comme une histoire de lépreux.»

L’homme de 67 ans a un fils atteint de schizophrénie. Les préjugés de la société envers les personnes souffrant de maladie mentale, il les connaît. Depuis que son fils a reçu son diagnostic, il y a une dizaine d’années, Pierre a tout fait pour ne pas tomber dans l’autostigmatisation.

Christiane Trudel, de son côté, n’a pu y échapper. Son fils souffre aussi de schizophrénie.

«Les préjugés sont tellement forts dans la société qu’on se les applique à soi-même. On se sent coupable, on cherche où on a fait l’erreur, on s’isole et on a honte.»

Lorsqu’elle a reçu le diagnostic de son fils, elle s’est effondrée.

«Je ne voyais plus d’avenir pour lui, explique-t-elle. Ce qui m’a aidée, ce sont les groupes de soutien. Quand on est plus solide, c’est plus facile d’accompagner un proche.»

«Aujourd’hui, [mon fils] est un père de 34 ans qui s’occupe seul de ses deux filles et je suis très fière du chemin parcouru, je suis très fière de lui.» Christiane Trudel

C’est Pierre qui a appelé les secours quand son fils a voulu se suicider pour une énième fois. Il n’a pas été impressionné par l’intervention policière. Selon lui, les ambulanciers étaient beaucoup mieux formés pour faire face à une personne souffrant de maladie mentale.

«Débarquer avec leurs pistolets pour faire face à des crises de suicide, ce n’était peut-être pas la meilleure idée. Ils l’ont amené à l’hôpital armés. Ça encourage la stigmatisation. C’était il y a 10 ans. Maintenant, je crois que c’est mieux.»

Afin d’être bien outillé face à la maladie, Pierre est allé chercher de l’aide dès le départ.

«Ça m’a aidé à comprendre la schizophrénie, à comprendre comment ça se passait dans sa tête, à comprendre son comportement. J’ai pu faire une distinction entre les crises de colère et les crises suicidaires.»

Aujourd’hui, son fils âgé de 36 ans vit seul en appartement et réussit à équilibrer son budget.

«J’ai atteint mon but. Il s’adresse au centre de crise ou à la travailleuse sociale quand il en a besoin. Il prend ses médicaments. Je suis fier de lui. Je suis aussi conscient que rien n’est jamais sûr à 100%.»

*À cause des préjugés, Pierre souhaitait taire son véritable nom.

À éviter avec un proche atteint

Les personnes qui vivent ou s’occupent d’une personne atteinte d’une maladie mentale en ont lourd sur les épaules. Pour éviter de craquer, voici quelques points à éviter, selon Mélanie Tremblay, directrice générale de l’association OASIS santé mentale à Granby et vice-présidente de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM).

La prise en charge complète de la personne

«C’est un piège! Les proches ont l’impression que c’est de cette façon qu’ils auront du pouvoir sur la maladie: s’assurer que son loyer est payé, que l’épicerie est faite, qu’il prend ses médicaments. Mais ça déresponsabilise la personne atteinte.»

Affronter la personne

«Quand on parle à des gens qui sont psychotiques, qui ont des symptômes très présents, il faut éviter de dire: « Ce n’est pas vrai que tu entends des voix, ce n’est pas vrai qu’il y a quelqu’un qui est menaçant pour toi. » Pour la personne qui est malade, c’est bien réel.»

Diagnostiquer son proche

«Avec internet, on a tendance à le faire, ça semble facile. Mais la maladie mentale est difficile à diagnostiquer. Le diagnostic n’est pas une fin en soi. Il faut tout d’abord s’assurer du bon fonctionnement au quotidien de la personne atteinte.»

Être enragé contre le système

«On veut impliquer la famille dans le traitement pour diminuer les risques de rechutes. Si le proche est enragé contre le psychiatre, par exemple, ou une autre personne-ressource, il risque d’être exclu du processus. Le système de santé ne peut pas répondre à tous les besoins. Il faut accepter de prendre ce qui est disponible.»

S’attendre à une guérison

«Certaines personnes me demandent: « Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour qu’il soit guéri? » Il n’y a pas de pilule miracle. La personne atteinte, tout comme le proche, doit apprendre à vivre avec la maladie.»

À éviter en tant que proche 

  1. S’isoler.
  2. Se victimiser et s’apitoyer.
  3. Se sentir responsable de la maladie de son proche.

Où chercher de l’aide?

«Lorsqu’on apprend qu’un proche est atteint de maladie mentale, la détresse est élevée, soutient Christiane Trudel, présidente de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM) dans le Bas-Saint-Laurent. On ne peut pas rester seul avec ça. C’est important d’aller vers les organismes pour avoir du soutien et de l’information. Si on ne va pas chercher de l’aide, on peut finir par avoir soi-même des problèmes de santé mentale et physique. Plus on attend, plus la détresse et les problèmes augmentent.»

Quelques adresses: 

Montréal

Parents et amis du bien-être mental du sud-ouest de Montréal

www.pabemsom.org/

Greenfield Park

APAMM Rive-Sud

www.apammrs.org

Dorval 

Les Amis de la santé mentale / Friends for mental health

www.asmfmh.org

Sorel-Tracy

Le Vaisseau d’Or

www.levaisseaudor.org

http://www.lapresse.ca/