La route de la soie et des parasites


On sait aujourd’hui qu’avec la rapidité d’aller d’un pays à l’autre ainsi que le commerce peuvent amener des épidémies assez rapidement. Et cela a toujours été le cas, même dans les temps plus anciens à la différence, parasites ne pouvaient propager les maladies aussi vite que maintenant
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La route de la soie et des parasites

 

© Pomiti | Dreamstime.com – Riding Camel

(Agence Science-Presse) De nombreuses marchandises ont transité par la route de la soie : pierres précieuses, étoffes, métaux… et maladies infectieuses.

Au nord-ouest de la Chine, des scientifiques ont découvert des traces de parasites intestinaux dans des excréments humains vieux de 2000 ans, déposés sur des « bâtons d’hygiène », ancêtres de notre papier hygiénique.

Ces morceaux de bambous entourés de tissu constituent la première preuve de la prolifération des maladies infectieuses le long de la route de la soie. Ils ont été trouvés dans d’anciennes latrines à Xuanquanzhi, dans la province du Gansu, une antique station relais située à la limite orientale du désert du Taklamakan, qui a donné le gîte et le couvert à de nombreux voyageurs au cours des siècles.

 L’équipe sino-britannique explique dans son étude, publiée dans le Journal of Archaeological Science, avoir trouvé les œufs de quatre parasites différents, qui existent toujours aujourd’hui. Parmi eux se trouve la douve de Chine, un ver plat endémique des zones marécageuses que l’on contracte en mangeant du poisson infecté. Les chercheurs suggèrent que ce parasite devait provenir du Guangdong, une province du sud-est de la Chine située à 2000 kilomètres du lieu de la découverte, et aurait donc profité de cette route commerciale pour se répandre.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

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Les toilettes et thermes romains n’étaient pas des modèles d’hygiène publique


L’Empire romain était réputé pour son avancée du bien-être de la population entre autres par ses réseaux d’égouts, ses bains publics, etc, mais cela n’a par empêcher les maladies infectieuses de se propager probablement par une mauvaise gestion de ces nouvelles technologie du temps
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Les toilettes et thermes romains n’étaient pas des modèles d’hygiène publique

 

Thermes romains d'Alhama de Granada en Espagne / SuperCar-RoadTrip.fr vlia Flickr CC License By

Thermes romains d’Alhama de Granada en Espagne / SuperCar-RoadTrip.fr vlia Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Latrines, thermes et nourritures de l’Empire auraient, contrairement à la légende, contribué à la propagation des parasites.

Des infrastructures routières à l’hygiène publique, l’Empire romain est connu pour ses apports technologiques majeurs dans l’Antiquité. Les pays qu’il a conquis ont gardé les vestiges des réseaux d’égouts ou des aqueducs pour acheminer l’eau potable vers les villes. Thermes et latrines publiques participaient par ailleurs à la socialisation quotidienne des citoyens de Rome. Ces innovations techniques ont d’ailleurs été accompagnées de normes juridiques strictes pour l’époque en matière de gestion des déchets organiques.

Pour la première fois, des chercheurs ont examiné des traces de parasites intestinaux dans les anciennes latrines et des «coprolithes» (excréments fossilisés) de l’époque romaine, et leurs conclusions vont à l’encontre de l’idée commune selon laquelle les populations conquises par les Romains ont bénéficié d’une meilleure hygiène:

«Les preuves ont échoué à démontrer que la culture romaine du bain régulier dans les bains publics réduisait la prévalence de ces parasites», avertissent les auteurs. Ni les techniques utilisées ni les lois édictées par l’Empire «n’avaient de bénéfice évident pour la santé publique».

Non seulement ces parasites avaient tendance à se multiplier avec l’arrivée des Romains, mais les puces et les poux étaient tout aussi répandus dans leurs sociétés que chez les Viking ou à l’époque médiévale. La pratique régulière de bains dans les thermes n’aurait donc pas eu l’impact bénéfique en matière de santé publique qu’on lui attribue.

Des Gaulois découvrent l’hygiène romaine… Astérix Gladiateur

Comment expliquer qu’une civilisation qui a développé les toilettes, l’évacuation des eaux usées et l’eau potable n’ait pas réussi à réduire les risques de maladies infectieuses? Le professeur Mitchell qui a dirigé l’étude avance plusieurs hypothèses. Les eaux chaudes des thermes n’étaient pas renouvelées fréquemment, offrant un milieu favorable au développement de parasites. Quant aux excréments, ils étaient bien évacués en dehors des villes, mais souvent utilisés comme engrais dans les cultures environnantes.

L’impitoyable étude accuse enfin les foodies romains de l’époque d’avoir popularisé le garum, une sauce de chairs et viscères de poissons qui macèrent dans une saumure: commercialisée dans tout l’Empire romain, cette «précieuse pourriture de mauvais poisson» (selon le philosophe Sénèque) aurait servi de vecteur aux vers intestinaux…

L’apport culturel et technique des Romains est donc remis en question. Maigre consolation, selon le professeur Mitchell: la pratique régulière des bains publics aurait au moins amélioré l’odeur des citoyens romains.

http://www.slate.fr/

Toux, rhume, grippe, gastro, et autres maladies infectieuses : Et si on réapprenait les bonnes manières ?


    Il n’y a pas très longtemps qu’on a compris l’importance des bonnes manières lors de maladies défectueuses et ce fut une avancée pour diminuer les contaminations, mais il semble qu’on oublie un peu ces principes de bases
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    Toux, rhume, grippe, gastro, et autres maladies infectieuses : Et si on réapprenait les bonnes manières ?

    Toux, rhume, grippe, gastro et autres maladies infectieuses : et si on réapprenait les bonnes manières ?

      Ne pas cracher dans la rue, mettre la main devant sa bouche quand on tousse, etc. Ces bonnes manières sont indispensables pour limiter la propagation des maladies infectieuses, telles le rhume, la grippe, la gastro. Pourtant, elles se perdent… Et si on les rappelait ?

      Pour se débarrasser de la tuberculose, on avait conçu de bonnes manières qui étaient efficaces. Depuis Pasteur, on avait compris l’existence des agents infectieux et appris à en limiter la propagation.

      Quelles sont ces règles ?

  • Ne pas cracher, notamment dans la rue ;

  • Mettre sa main devant sa bouche quand on tousse ;

  • Se laver les mains avant de manger et après chaque passage aux toilettes.

      Ces règles sont aussi efficaces pour limiter la propagation de la grippe et de bien d’autres maladies infectieuses. Pourtant, elles ne sont pas toujours appliquées par tous. C’est vraiment dommage.

      Prenons l’exemple de la toux. A défaut de mettre la main devant sa bouche quand on tousse, des micro-gouttelettes de salive vont projeter les virus jusqu’à 2-3 mètres ! Et une seule de ces micro-gouttelettes suffit à contaminer quelqu’un. On recommande aussi de se laver les mains après et sinon de tousser dans le creux de son coude pour ne pas infecter ses mains, premier vecteur de transmission des germes.

      …Le crachat dans la rue est tout aussi infectant. On marche dedans sans faire exprès, puis on rentre chez soi, attendu par bébé qui rampe sur la moquette….

      Le lavage des mains avant de manger et après chaque passage aux toilettes est une excellente habitude qui se perd, que ce soit en famille ou au travail. Cela permet pourtant d’éviter nombre de cas de gastro-entérite, de bronchiolite et autres rhumes.

      Idéalement, il faudrait éviter de serrer la main des autres et de les embrasser, quand on est porteur d’une maladie infectieuse comme la grippe, un rhume ou une gastro. C’est indispensable pour les bébés et les personnes fragiles. Il est aussi utile de se moucher avec des mouchoirs jetables (qu’on utilise qu’une fois ! Et que l’on jette tout de suite à la poublelle : inutile de les laisser séjourner dans nos poches).

      L’hygiène, une notion très récente

      L’hygiène est une notion encore très récente.

  • Savez-vous par exemple que la fourchette individuelle date du XVIIe siècle ?

  • Avant, on mangeait avec les mains directement dans les plats et on se mouchait avec les doigts….

  • Les médecins ont commencé à se laver les mains au début du siècle dernier.

  • Les poubelles spéciales pour les produits médicaux datent d’une dizaine d’années. Et de nombreux progrès restent à faire, comme on peut le constater avec le problème des maladies nosocomiales, ces infections que l’on attrape à l’hôpital.

Ce qui est clair, c’est que l’hygiène est l’affaire de tous. En effet, si vous êtes le seul à avoir de bonnes manières hygiéniques, vous serez exposé(e) aux autres tout en les protégeant de vos microbes. Il est donc important de rappeler ces règles aux enfants, mais aussi aux adultes qui auraient oublié que ce n’était pas qu’une simple question de politesse.

Mis à jour par Isabelle Eustache

Créé initialement par Dr Philippe Presles

Sources : Institut Moncey.

http://www.e-sante.fr/

Hausse marquée de cas de maladie de Lyme au Québec


À chaque saison estivale, nous risquons d’entendre parler de plus en plus de la maladie de Lyme, car elle gagne du terrain au Québec. Malheureusement, il y a aussi certaines M.S.T qui gagnent du terrain. Manque d’information ? D’enseignement ?
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Hausse marquée de cas de maladie de Lyme au Québec

 

La maladie de Lyme peut être traitée grâce... (PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L'EST)

La maladie de Lyme peut être traitée grâce aux antibiotiques.

PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

ARIANE LACOURSIÈRE

Le nombre de cas de maladie de Lyme ne cesse d’augmenter au Québec selon le dernier rapport de surveillance des maladies infectieuses du ministère de la Santé. Alors que la province enregistrait une moyenne de 27 cas par année entre 2009 et 2013, en 2014, le nombre de cas déclarés a atteint 125.

« La différence majeure, c’est qu’auparavant, les cas étaient acquis à l’extérieur du Québec. Mais maintenant, la moitié des cas sont acquis au Québec », explique la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Noémie Vanheuverzwijn.

La maladie de Lyme est transmise par la piqûre d’une tique infectée. En 2014, 85 % des cas de maladie de Lyme recensés au Québec l’ont été en Montérégie, révèle une nouvelle étude cartographique réalisée par le MSSS.

De toutes les municipalités québécoises étudiées par le MSSS, une seule présente un risque « élevé » de tiques infectées, soit Farnham. Dans cette municipalité, la bactérie responsable de la maladie de Lyme a été détectée chez plus de 20 % des tiques.

FIÈVRE ET FATIGUE

Sinon, une vingtaine de municipalités présentent un risque modéré de présence de maladie de Lyme. Dans ces municipalités, au moins une nymphe de tique est affectée par la bactérie responsable de la maladie. Au moins trois cas acquis localement ont été confirmés en 2014.

Dans son bulletin mensuel de vigie en santé publique publié hier, le MSSS rappelle que les premiers symptômes de la maladie de Lyme apparaissent entre 3 et 30 jours après la piqûre d’une tique infectée. Il s’agit souvent d’une rougeur sur la peau s’apparentant à une cible de plus de 5 cm. De la fièvre et de la fatigue peuvent également être constatées.

La maladie de Lyme se traite avec des antibiotiques. Mais si la maladie n’est pas traitée, elle peut causer des problèmes aux articulations, des troubles neurologiques ou même cardiaques.

Le MSSS rappelle que la meilleure façon de se prémunir contre la maladie de Lyme est d’éviter les piqûres de tique en portant par exemple des vêtements longs lors de promenade en forêt. Si une tique est observée sur la peau, il est recommandé de l’enlever de façon sûre rapidement. Car si elle est présente moins de 24 heures, les risques de transmission de la maladie sont plus faibles.

CHLAMYDIA, GONORRHÉE ET LÈPRE

Les cas de chlamydia et de gonorrhée sont également en hausse dans la province selon le dernier rapport de surveillance des maladies infectieuses du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Ces deux infections transmissibles sexuellement ont connu des hausses respectives de 22 % et 54 % en 2014. Le MSSS a enregistré 23 205 cas de chlamydia, autant chez les hommes que chez les femmes. La hausse des cas de gonorrhée, qui s’élèvent à 3291 en 2014, est principalement attribuable aux hommes, explique le MSSS dans son rapport. Les hôpitaux de la province ont également soigné un cas de choléra et deux cas de lèpre en 2014. Ces patients avaient toutefois contracté ces maladies à l’étranger.

http://www.lapresse.ca/