Les tiques chez le chat et le chien : comment bien les enlever et les éviter ?


À l’automne et au printemps, il faut être beaucoup plus alerte contre les parasites qui peuvent contaminer les chiens et les chats. Il est important de faire un examen après une sortie, histoire de voir s’il n’y a pas une tique qui s’est accrochée à notre animale et faire le nécessaire pour limiter les dégâts.
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Les tiques chez le chat et le chien : comment bien les enlever et les éviter ?

 

Savez-vous que votre chien ou votre chat peut héberger de petits êtres vivants qui sont néfastes pour lui : les parasites. Parmi ceux-ci, connaissez-vous les tiques ?

Aide-soignante Spécialisé Vétérinaire et Directrice pédagogique de l’ESAV – Institut Bonaparte, Isabelle Lacroix nous rappellent ce que sont ces parasites et pourquoi ils sont dangereux. Elle nous explique comment bien enlever une tique à son chien ou à son chat mais aussi comment éviter une infestation de tiques.

Qu’est ce qu’une tique ?

Les tiques sont des acariens parasites de nombreuses espèces : chiens, chats, chevaux, rongeurs… et même de l’homme.
Elles vivent dans l’environnement (forêts, broussailles, jardins…) et viennent se nourrir sur un hôte.
Elles sont hématophages (c’est-à-dire qui se nourrissent de sang). On peut les retrouver toute l’année, mais avec deux pics d’activités au printemps et à l’automne, lorsque les températures sont douces.

 

tique*

Les tiques sont surtout présentes à l’automne et au printemps

Est-ce dangereux ?

La tique en elle-même ne représente pas un risque particulier, elle peut entrainer une réaction inflammatoire, parfois un abcès. En revanche, elle peut transmettre des pathologies graves voire mortelles pour certaines ; parmi les plus fréquentes, on retrouve la piroplasmose et la maladie de Lyme chez le chien et l’hémobartonellose chez le chat.

Que faire si mon animal a des tiques ?

En cas d’infestation, il faut procéder au retrait du/des parasite(s) au plus vite avec un instrument adapté (crochet à tique). Idéalement le retrait doit avoir lieu dans les 24heures qui suivent l’implantation, afin de limiter le risque de transmission d’agents pathogènes.

Comment retirer une tique ?

  • Localiser le parasite en écartant bien les poils tout autour
  • Approcher le crochet et le faire glisser de part et d’autres de la tique
  • Réaliser un mouvement rotatif, comme si vous vouliez « dévisser » la tique, jusqu’à ce qu’elle se détache
  • Se débarrasser de la tique (ne pas la jeter dans la nature, ni dans une poubelle)
  • Désinfecter la zone d’implantation avec un antiseptique

 

crochet à tique

Un crochet à tique

A ne pas faire :

  • Ne pas tirer sur la tique
  • Appuyer sur le corps de la tique
  • Utiliser de l’éther ou de l’alcool

Ces erreurs peuvent entrainer la transmission d’agents pathogènes présents dans les glandes salivaires du parasite.

Et après ?

  • Surveiller la zone de morsure, en cas de rougeur, d’induration ou de changement d’aspect, consulter votre vétérinaire
  • Surveiller l’état général de votre animal jusqu’à 15 jours après le retrait de la tique. Toute fatigue, trouble alimentaire, trouble digestif ou autre doit faire l’objet d’une consultation vétérinaire.

Comment prévenir l’infestation de tiques ?

  • Eviter les zones infestées
  • Inspecter son animal après chaque promenade ou à défaut 1 fois par jour (au moment du brossage par exemple)
  • Utiliser un antiparasitaire externe efficace contre les tiques, résistant à l’eau, rémanent (qui dure dans le temps), et non toxique (les produits canins sont souvent toxiques pour les chats). Demandez conseil à l’Aide Soignant Vétérinaire de votre clinique qui saura vous conseiller le produit adapté.
  • Si vous résidez ou séjournez dans des zones infestées par la piroplasmose ou la Maladie de Lyme, sachez qu’il existe des vaccins les prévenants. Rapprochez vous de votre clinique vétérinaire ou l’on pourra vous informer sur le protocole vaccinal à mettre en place. 

> Astuce : Savez-vous que les nouveaux antiparasitaires sous forme de gomme à macher sont plus simples d’utilisation et très efficaces ? Parlez-en à votre vétérinaire !

Isabelle LACROIX
Aide-soignante Spécialisé Vétérinaire
Directrice pédagogique de l’ESAV – Institut Bonaparte

https://wamiz.com/

Le nombre de maladies transmises par les insectes a triplé aux Etats-Unis


Les maladies transmissibles par des insectes piqueurs aux États-Unis augmentent encore, et comme ce sont nos voisins, le Canada aussi voit des victimes de ces insectes. La cause serait la hausse de température, mais on refuse de parler que ce soit causé par les changements climatiques, pourtant les hausses de températures ne sont t’ils pas une des conséquences ? Il y a aussi des insectes qui ont voyagé a bord des bateaux, avions etc, qui sont aussi une conséquence de cette augmentation des maladies.
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Le nombre de maladies transmises par les insectes a triplé aux Etats-Unis

Image informatique d'un moustique transmettant une maladie

Image informatique d’un moustique transmettant une maladie

©FERNANDO DA CUNHA / BSIP / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Les cas de maladies transmises par les moustiques, tiques et autres insectes piqueurs ont triplé aux Etats-Unis entre 2004 et 2016, des experts faisant le lien avec la hausse mondiale des températures et une société de plus en plus interconnectée.

Plus de 642.000 cas de maladies transmises par des insectes piqueurs ont été signalés entre 2004 et 2016. Et entre ils ont triplé entre le début et la fin de la période examinée dans le rapport Vital Signs rédigé par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Maladie de Lyme, fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (FPMR), virus du Nil occidental ou Zika représentaient plus de 27.000 cas en 2004 mais dépassaient les 96.000 en 2016, selon ce rapport qui souligne que de nombreux cas n’étant pas signalés, ces chiffres sont probablement « considérablement » inférieurs à la réalité. 

Ces maladies posent « un risque croissant » et le « pays doit être mieux préparé pour faire face à cette menace de santé publique », a-t-il mis en garde.

« Zika, Nil occidental, Lyme et chikungunya –une liste croissante de maladies causées par la piqûre d’un moustique, d’une tique ou d’une puce infectés– ont représenté un défi pour les Etats-Unis ces dernières années, rendant malades de nombreuses personnes », a relevé Robert Redfield, directeur des CDC. 

La maladie la plus fréquemment véhiculée actuellement aux Etats-Unis par les tiques est la maladie de Lyme, qui peut provoquer de nombreux troubles invalidants et douloureux mais dont le diagnostic est difficile.

Les virus les plus transmis par les moustiques sont celui du Nil occidental, de la dengue et du Zika tandis que la maladie la plus communément inoculée par les puces est la peste. Lyle Petersen, directeur du département des maladies transmises par un vecteur au sein des CDC, a souligné que la hausse continue de la température de la planète pouvait favoriser la propagation de ces maladies tout en refusant de dire que le changement climatique en était responsable. 

« Nombre de ces maladies sont sensibles à la hausse des températures », a-t-il simplement précisé lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

« Des températures plus élevées vont avoir tendance à augmenter le périmètre de ces tiques vers le nord ainsi qu’à prolonger la saison » où elles sont actives, a-t-il poursuivi.

 Selon les CDC, d’autres facteurs entrent en jeu dans la propagation des maladies transportées par les moustiques, comme les voyages internationaux.

« Neuf nouveaux microbes –dont sept transportés par des tiques– ont été introduits ou découverts aux Etats-Unis depuis 2004 », a précisé M. Redfield.

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Dur de vivre avec la maladie de Lyme


De plus en plus, nous sommes confrontés avec des insectes vecteurs de maladies, comme la maladie de Lyme. Malheureusement, pour cette jeune femme, son diagnostic s’est révélé trop tard et doit donc supporter des douleurs qui peut la forcer à s’aliter pendant plusieurs heures.
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Dur de vivre avec la maladie de Lyme

 

Dur de vivre avec la maladie de Lyme

Photo Agence QMI


  • Agence QMI
     
    La maladie de Lyme, qui ne cesse de gagner du terrain en Estrie, cause de nombreux symptômes à une jeune femme de Magog qui peine à vivre une vie normale.

     

    Nadia Labbé, 22 ans, s’est fait piquer par une tique infectée alors qu’elle prenait part à un voyage humanitaire en Europe centrale, en 2013. Peu après son retour au Québec, elle a commencé à ressentir des symptômes de la maladie.

    Cependant, il lui a fallu rencontrer de nombreux spécialistes avant de se voir diagnostiquer la maladie de Lyme.

    La jeune femme trouve particulièrement difficile de se sentir impuissante face à la maladie.

    «Mes symptômes n’ont cessé de croître […]. Ils peuvent être tellement intenses que, certains jours, je demeure aliter plusieurs heures durant, m’empêchant d’accomplir même de banales tâches», a expliqué Mme Labbé à TVA Nouvelles.

    Nadia Labbé éprouve notamment de la fatigue, de la fièvre et des courbatures musculaires. Sa douleur est telle qu’elle a dû mettre de côté temporairement ses études en soins infirmiers.

    Un diagnostic posé rapidement est essentiel pour amoindrir les syndromes de la maladie de Lyme, les symptômes devenant de plus en plus intenses si elle n’est pas traitée rapidement, a expliqué la directrice de la Santé publique en Estrie, Dre Mélissa Généreux.

    «C’est sûr qu’il y a eu des cas où la maladie a été diagnostiquée plus tard, mais ce n’est pas la majorité des cas en Estrie», a ajouté Dre Généreux.

    Dans la province, c’est en Estrie que les Québécois sont les plus susceptibles de se faire piquer par une tique infectée. Quelque 120 cas ont été recensés dans la région en 2017, contre 74 en 2016. Le nombre de cas de maladie de Lyme a bondi de 166 % à la grandeur de la province.

    http://fr.canoe.ca/

  • Qui veut la peau du renard ?


    Je ne connais pas grand chose à la politique française, mais pour avoir vue Nicolas Hulot dans son émission Ushuaïa, j’ai été surprise sur sa décision de considérer le renard comme un animal nuisible. Il s’avère que malgré les inconvénients, le renard à une grande utilité dans la chaine alimentaire. Avec son grand appétit, il mange des mulots et des campagnols vecteur de la maladie de Lyme. Il n’est donc pass aussi nuisible que cela.
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    Qui veut la peau du renard ?

     

    Renard bondissant

    Le renard est encore considéré (à tort) comme un nuisible

    PATRICK GLAUME / BIOSPHOTO

    Par Loïc Chauveau

    Toujours considéré comme un animal nuisible, le petit carnivore roux est exterminé dans nos campagnes. Pourtant des études récentes montrent que ce prédateur du mulot participe activement à la lutte contre la maladie de Lyme.

    Explications.

    RÉPUTATION. Mais qu’est-ce qu’il nous a fait ? Personnage rusé et sympathique des contes et dessins animés, le renard est pourtant toujours exterminé dans les campagnes françaises. La chasse déterre, gaze, tire, piège au minimum 500.000 de ces canidés tous les ans ! Accusé de transmettre des maladies, de voler les poules et de détruire le gibier, le goupil a depuis des siècles mauvaise presse si bien que ses défenseurs peinent à se faire entendre. Pourtant, des voix s’élèvent pour mettre en avant la précieuse contribution qu’il apporte en particulier à la lutte… contre la maladie de Lyme ! Un fléau disséminé par les tiques et qui affecte chaque année entre 300.000 et 600.000 Français, atteints de douleurs et de fatigue intense après une morsure de cet acarien. De quoi remettre en question le statut de « nuisible » accolé à l’animal comme l’a signifié l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) à Nicolas Hulot dans une lettre à laquelle le ministre de la Transition écologique n’a pas encore apporté de réponse.

    Si le renard roux (Vulpes vulpes) joue un rôle dans la lutte contre la maladie de lyme, c’est en raison de son appétit. Il raffole en effet des mulots et campagnols. Efficace, chaque renard en dévore 6000 par an ! Or ceux-ci sont les grands vecteurs des tiques infectées par la bactérie Borrelia, responsable de l’infection. Une étude publiée en juillet sur le site de la Royal Society britannique a en effet montré que les acariens se cachent dans la fourrure des rongeurs pour se disperser sur de très vastes territoires. Une fois écloses, les larves des tiques, dont beaucoup sont infectées, se fixent aux organismes de ces petits mammifères évoluant au plus près du sol. Infestés à leur tour, ces derniers transmettent la bactérie à d’autres animaux lorsqu’ils sont ingérés. Or, le renard pourrait participer à la diminution du risque de transmission à l’homme en réduisant le nombre de rongeurs hôtes selon les chercheurs. Ils ont observé, à l’aide de centaines de caméras, 20 parcelles forestières de un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes. Résultat : plus l’effectif des renards et de fouines était important, plus le nombre de tiques infectées était faible ! En outre, les chercheurs ont établi que, plus les prédateurs étaient nombreux, moins les rongeurs étaient porteurs de tiques… car, s’abritant dans leur terrier, ils sortent moins.

    Ce n’est pas la seule qualité à mettre au crédit du petit carnivore roux. Car les écologues savent depuis longtemps que son appétit vorace en fait aussi le protecteur des récoltes, cibles des mêmes mulots et campagnols !

    « Or plutôt que de protéger leurs prédateurs, on préfère éradiquer ces rongeurs avec un poison violent, la bromadiolone, qui intoxique toute la chaîne alimentaire ! », s’indigne Marc Giraud, porte-parole de l’Aspas.

    Tous les ans, dans chaque département, le renard se retrouve en effet invariablement sur la liste des « nuisibles » établie par le préfet. Des animaux dont il faut se débarrasser parce que jugés préjudiciables aux humains. Concernant Vulpes vulpes, les services publics invoquent trois raisons : atteinte à la santé et à la sécurité publiques, dommages importants causés aux activités agricoles et forestières et dégâts sur la faune et la flore. Les animaux incriminés peuvent être abattus tout au long de l’année, sans aucune limite. Côté santé, la rage vulpine ayant disparu de l’Hexagone à la fin des années 1990, c’est désormais au nom de l’échinococcose que cette chasse est justifiée. Ce parasite, qui vit à l’état de larve chez les rongeurs, passe chez le canidé où il se développe et pond des oeufs expulsés avec les fèces. Les kystes au foie que cette maladie provoque peuvent être dangereux pour l’humain si celui-ci ingère des plantes ayant été en contact avec des crottes infestées ou s’il est léché par un chien ayant contracté le parasite. Soit… une quinzaine de cas par an en France.

    Une réputation de voleur de poules et tueur de lapins

    Quant aux chasseurs, ils se disent inquiets des atteintes à la faune sauvage, le renard étant considéré comme un concurrent envers les espèces de gibier comme le lapin, la perdrix ou le faisan.

    « Faux ! dénonce Denis-Richard Blackbourn, écoéthologue attaché au Muséum national d’histoire naturelle. Le renard ne fait que profiter d’un gibier d’élevage qui ne sait pas se défendre dans la nature et constitue une proie facile. » 

    Vulpes vulpes est par ailleurs soupçonné de participer aux prédations dans les élevages de volailles en plein air. Aussi l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a-t-elle cherché à quantifier cette pression en prenant l’exemple du poulet de Bresse qui, pour satisfaire aux règles de l’appellation d’origine contrôlée, vit en extérieur.

    « Notre programme de recherche PoulHaieCREM a comptabilisé les pertes de jeunes poulets dans 36 exploitations, détaille Sandrine Ruette, de l’Unité prédateurs- animaux de l’ONCFS. Soit un taux de 13 %… ce qui n’est pas rien ! Mais nous n’avons pas pu déterminer la responsabilité réelle du renard par rapport aux autres prédateurs comme les rapaces. »

     Or, dans cette région, les « piégeurs » touchent 4 £ par animal tué. Raisons pour laquelle le canidé est traqué jusque dans son terrier par des chiens spécialement entraînés, tiré au fusil, étranglé par des collets ou emprisonné dans des cages. Ses défenseurs désespèrent.

    « Il y a un immense fossé entre son image d’animal rusé et sympathique et le sort qu’on lui réserve », déplore Marc Giraud.

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    Sécurité routière: nourrir le chevreuil l’hiver, une pratique dangereuse


    On aime les animaux sauvages comme les chevreuils qu’on rencontre parfois. Avec nos hivers, les gens bien intentionnés donnent des aliments à ces belles bêtes sans savoir qu’en fait nous causons plus de tort que de bien. Les chevreuils quittent leur habitat pour être nourris par l’homme et les mettent en danger face aux prédateurs, et à la domestication, au braconnage et bien sûr les accidents de la route. Sans compter que leur flore bactérienne est adaptée à la saison froide, alors leur donner une alimentation différente comme une carotte demande plus d’énergie et peuvent mourir des difficultés digestives. Alors mieux vaut les observer de loin tout en respectant leur manière de vivre
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    Sécurité routière: nourrir le chevreuil l’hiver, une pratique dangereuse

     

    Un chevreuil traverse une route en bondissant. Le... (photo carlos osorio, archives associated press)

    Un chevreuil traverse une route en bondissant. Le cerf de Virginie est impliqué dans plus de 5000 accidents de la route chaque année au Québec.

    PHOTO CARLOS OSORIO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

    PIERRE GINGRAS

    La Presse

    Le Québec a établi un record d’accidents de la route impliquant un chevreuil, en 2016. Voilà une des raisons qui incitent le gouvernement à vouloir interdire le nourrissage du cervidé en hiver. Cette pratique est d’ailleurs nocive pour la santé de l’animal, voire mortelle, en plus d’être un vecteur de maladies.

    Explications.

    Le nourrissage hivernal favorise les accidents de la route au moment où le chevreuil devrait être en forêt.

    PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONT-TREMBLANT

    Les chevreuils sont souvent attirés par dizaines sur les sites de nourrissage. Sur cette photo du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, on peut en compter plus de 40.

    PHOTO FOURNIE PAR LE MINISTÈRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS

    DES MILLIERS D’ACCIDENTS DE LA ROUTE

    En dépit des nombreuses campagnes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour dissuader le public de nourrir le cerf de Virginie en hiver, cette activité reste une pratique très répandue dans certaines régions. À tel point que Québec veut y mettre un terme. Paradoxalement, explique le biologiste François Lebel, coordonnateur de la gestion du cerf de Virginie au Québec, le nourrissage hivernal nuit même à la survie de l’animal. Et avec l’augmentation du nombre de chevreuils aux lieux d’alimentation, le risque d’accidents routiers grimpe. En 2016, on en a compté plus de 5600, faisant 2 morts et 240 blessés, un sommet en cinq ans.

    UNE QUESTION DE DENSITÉ

    La population de cerfs de Virginie au Québec, concentrée dans l’ouest et le sud de la province et en Gaspésie, s’élève à quelque 240 000 têtes. Le nombre d’accidents de la route est avant tout attribuable à la densité d’animaux sur le territoire, à l’importance du réseau routier et de la circulation. C’est la Montérégie qui détient le record dans ce domaine : 982 accidents l’an dernier (1 mort, 52 blessés). En Estrie, où l’on retrouve la plus grande densité de cerfs de Virginie, les accidents se chiffraient à 871 (38 blessés) et on en a dénombré 549 dans les Laurentides, où le nourrissage est très en vogue.

    EN DEHORS DE LEURS RAVAGES

    Au Québec, les chevreuils se regroupent en décembre dans leurs ravages, quartiers d’hiver où ils sont relativement protégés de la neige par un couvert de conifères. Ils accèdent aux ressources alimentaires en circulant dans les mêmes sentiers, réduisant ainsi l’énergie dépensée. Les lieux de nourrissage poussent les cervidés à quitter leur habitat naturel et à s’aventurer sur la voie publique pour s’y rendre. En 2016, pas moins de 529 carcasses de chevreuils provenant du secteur Mont-Tremblant-Lac-Saguay ont été récupérées sur la route, en grande partie l’hiver. D’autres municipalités des Hautes-Laurentides et de l’Outaouais vivent la même situation.

    UN BILAN ROUTIER ENCORE PLUS IMPORTANT

    Les conducteurs québécois doivent déclarer tout accident impliquant un animal de 25 kg et plus, un règlement toutefois ignoré par un grand nombre, surtout si les dommages au véhicule sont minimes. Si bien que le nombre d’accidents de la route impliquant un chevreuil est probablement plus important que ne l’indiquent les statistiques. Novembre est le mois où on dénombre le plus d’accidents : 1010 sur un bilan annuel de 5622 en 2016. C’est la période du rut. Devenus hyperactifs, les mâles circulent énormément. De décembre à la mi-avril, on comptait 1800 accidents, nombre qui pourrait baisser sensiblement si les chevreuils restaient confinés dans leurs ravages.

    UN RÉGIME ALIMENTAIRE NOCIF

    Les gens nourrissent les chevreuils pour les observer de plus près et leur apporter un supplément alimentaire hivernal. Or, en début d’hiver, la flore bactérienne du système digestif de l’animal change complètement pour s’adapter à un régime alimentaire composé de ramilles. La digestion de carottes, laitues, maïs, fourrage et autres exige souvent plus d’énergie que cette nourriture n’en fournit. Il est fréquent, indique le biologiste François Lebel, que des cerfs pourtant en bonne santé meurent en raison de complications digestives.

    « L’animal doit notamment réchauffer cette nourriture en l’avalant, une dépense énergétique considérable. C’est comme si on se nourrissait de Popsicles tout l’hiver. »

    LA TRANSMISSION DE MALADIES

    Pour les biologistes, la sécurité routière n’est qu’un des aspects négatifs du nourrissage hivernal. Hors de ses ravages, le cerf n’est plus dans son habitat naturel. Augmenter artificiellement la densité des bêtes à un endroit donné favorise la transmission de maladies ou de parasites comme la tique porteuse de la maladie de Lyme, qui profite alors d’une dissémination accrue. Des prédateurs comme le coyote ou le loup seront inévitablement attirés sur les lieux. La situation est aussi propice au braconnage. De plus, le chevreuil voudra inévitablement varier son menu et dégustera arbres et arbustes ornementaux qui seront à sa portée, notamment les haies de thuyas.

    DES CHEVREUILS DOMESTIQUÉS

    Le nourrissage artificiel provoque aussi un début de domestication du chevreuil, indiquent les biologistes. Ils deviennent familiers, n’ont plus peur des humains et s’installent parfois à demeure non loin des endroits où on les nourrit régulièrement. Si bien que, même au cours de l’été, ils deviennent une nuisance pour la circulation routière, en plus de se servir allègrement dans les jardins de plantes ornementales et potagères. À Mont-Tremblant, certains chevreuils vivent dans la municipalité depuis déjà quelques générations. Les autorités ont pourtant fait des efforts considérables au cours des récentes années pour dissuader la population de nourrir les cerfs.

    INTERDICTION DANS LES ÉTATS DU VERMONT ET DE NEW YORK

    Source de problèmes pour les animaux et les humains, le nourrissage hivernal pourrait cependant être réglementé dans les municipalités, mais seulement une minorité d’entre elles font des efforts pour contrer le phénomène. À Duhamel, dans l’Outaouais, le nourrissage est une attraction touristique depuis longtemps. Pourtant, dans les États limitrophes du Vermont et de New York, nourrir le chevreuil est interdit sur tout le territoire, et ce, l’année durant. Au Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs estime qu’il devra éventuellement réglementer ou même interdire partout ce type d’alimentation artificielle.

    http://www.lapresse.ca/

    La maladie de Lyme gagne encore du terrain


    Il y a quelques années, si nous entendions parler de la maladie de Lyme, c’était dans un autre pays, mais avec les changements climatiques qui font nos hivers plus doux, laisse une venir les tiques qui transmettent cette maladie au Québec. Il y a de plus en plus de cas chaque année.
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    La maladie de Lyme gagne encore du terrain

     

    La maladie de Lyme se transmet à la... (PHOTO AP)

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    La maladie de Lyme se transmet à la suite de la morsure d’une tique porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi.

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    CAROLINE TOUZIN
    La Presse

    La maladie de Lyme a encore gagné du terrain au Québec. Depuis janvier, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a recensé 259 cas, soit 80 cas de plus que l’année dernière. Et l’année 2017 n’est pas terminée. Parmi les 259 Québécois qui ont contracté la maladie cette année, 184 l’ont acquise ici même au Québec, selon le plus récent bilan partiel du MSSS, publié ce mois-ci sur son site internet.

    Cette maladie jadis considérée comme rare n’a pas fini de progresser, avertit la Dre Alejandra Irace-Cima, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). La maladie de Lyme se transmet à la suite de la morsure d’une tique porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi.

    «La tique avance lentement, mais sûrement sur le territoire québécois», précise la Dre Irace-Cima.

    En raison des changements climatiques, la tique a migré vers le nord. Elle parvient désormais à survivre et à se développer ici en raison des hivers doux qu’on a connus ces dernières années.

    L’installation de la tique dans quelques régions du sud de la province est sans doute responsable de l’augmentation du nombre de cas déclarés et d’une plus grande proportion de cas acquis localement, selon la médecin-conseil à l’INSPQ. D’ailleurs, un pic a été noté au mois de septembre au cours des dernières années.

    Plus de régions touchées

    La région de l’Estrie est toujours – et de loin – la plus touchée par la maladie (119 personnes l’ont contractée dans cette région), suivie par la Montérégie (80 personnes atteintes, dont 46 qui l’ont contractée dans la région).

    Or, le nombre de régions touchées a augmenté par rapport à l’an dernier, passant de cinq en 2016 à huit cette année. Alors que 31 Montréalais ont contracté la maladie de Lyme depuis le début de l’année, une seule personne l’a possiblement acquise dans la métropole.

    L’augmentation du nombre de cas s’explique aussi par le fait que la population est mieux informée des symptômes et les médecins, mieux outillés pour les reconnaître, affirme la Dre Irace-Cima.

    Des symptômes à ne pas négliger

    Dans 70 à 80% des cas, les gens présentent une rougeur de la peau qui dépasse 5 cm après quelques jours, généralement à l’endroit de la piqûre. D’autres symptômes comme de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, une raideur à la nuque et des douleurs musculaires et articulaires peuvent s’ajouter.

    Si la tique reste accrochée moins de 24 heures, le risque de transmission est faible. La maladie se soigne avec des antibiotiques. Non traitée, elle peut causer des lésions articulaires, cardiaques et neurologiques dans les semaines, voire les années qui suivent l’infection.

    Encore du chemin à faire

    L’Association québécoise de la maladie de Lyme – qui regroupe des personnes malades, mais dont le diagnostic n’a pas nécessairement été reconnu au Québec – estime que la hausse du nombre de cas est une «bonne nouvelle dans un sens».

    «J’ose espérer que les gens sont plus conscients des risques liés à la piqûre de la tique, vont consulter plus rapidement et que les médecins connaissent aussi mieux cette maladie», a indiqué sa présidente, Marguerite Glazer.

    Toutefois, des médecins qui travaillent dans certaines régions plus au nord de la province nient encore l’existence de la maladie dans leur région ou manquent de connaissances à ce sujet, déplore Mme Glazer.

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    Piqûres nocives


    On sait que le virus du Nil Occidentale et la maladie de Lyme sont transmises par des insectes infectés qui sont présent au Québec, mais il y a d’autres virus qu’on n’entend pas vraiment parler, pourtant ils sont bien présent sur le territoire québécois, certains n’ont pas de traitement, mais le corps peut lutter généralement contre l’infection, d’autres des traitements existent
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    Piqûres nocives

     

    Le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme ne sont pas les seules... (PHOTO ARCHIVES AP)

    PHOTO ARCHIVES AP

     

    CATHERINE HANDFIELD
    La Presse

    Le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme ne sont pas les seules maladies transmises par des insectes au Québec. Cet été, le Laboratoire de santé publique du Québec tâche de mieux cerner l’incidence des virus du sérogroupe de Californie dans la province. Ces virus transmis par des moustiques sont très répandus, mais très rarement symptomatiques.

    Explications.

    Des maladies transmises par des insectes au Québec Quelles maladies peuvent transmettre les insectes au Québec? Voici les plus souvent citées. Certaines sont répandues, d’autres, rarissimes.

    Virus du Nil occidental Nombre de cas au Québec en 2016: 30, dont 2 morts

    Transmission: Piqûre de moustique porteur du virus

    Symptômes: Identifié pour la première fois au Québec en 2002, le virus du Nil occidental est asymptomatique chez quatre personnes sur cinq. Les autres peuvent présenter ce qu’on appelle la fièvre du Nil: de la fièvre, des maux de tête, des myalgies et parfois des éruptions cutanées. Moins de 1 % développe une forme sévère de la maladie avec atteinte neurologique (encéphalite, méningite ou paralysie flasque aiguë).

    Traitement: Il n’y en a pas. La vaste majorité guérit sans traitement.

    Virus de Jamestown Canyon et de Snowshoe Hare Nombre de cas au Québec en 2016: 23 (15 pour le virus de Jamestown Canyon, 8 pour celui de Snowshoe Hare), dont 5 cas d’encéphalite

    Transmission: Piqûre de moustiques porteurs des virus

    Symptômes: Même si la très grande majorité des gens affectés n’auront aucun symptôme, certains vont présenter un tableau clinique semblable à celui du virus du Nil occidental: fièvre, frisson, maux de tête, raideurs… Dans de rares cas, ces virus peuvent causer des encéphalites et des méningites.

    Traitement: Il n’y a pas de traitement ni de vaccin spécifique. Dans la très vaste majorité des cas, le corps combat le virus par lui-même.

    Maladie de Lyme Nombre de cas au Québec en 2016: 179

    Transmission: Morsure de tique Ixodes scapularis porteuse de la bactérie Borrelia bugdorferi. Si la tique reste accrochée moins de 24 heures, le risque de transmission est faible.

    Symptômes: Dans 70 à 80 % des cas, les gens présentent une rougeur de la peau qui dépasse 5 cm après quelques jours, généralement à l’endroit de la piqûre. D’autres symptômes comme de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, une raideur à la nuque et des douleurs musculaires et articulaires peuvent s’ajouter. Non traitée, la maladie peut causer des lésions articulaires, cardiaques et neurologiques dans les semaines, voire les années qui suivent l’infection.

    Traitement: La maladie se soigne avec des antibiotiques.

    Anaplasmose et babésiose Nombre de cas au Québec en 2016: Aucun. À peine une douzaine de cas de ces deux maladies combinées ont été recensés au Québec entre 2006 et 2015.

    Transmission: Morsure de tique porteuse de la bactérie Anaplasma phagocytophilum(anaplasmose) ou Babesia microti (babésiose)

    Symptômes: S’il existe quelques différences de symptômes entre les deux, l’anaplasmose et la babésiose peuvent toutes deux provoquer de la fièvre, des frissons et des maux de tête, notamment. Chez les personnes en âge avancé ou dont le système immunitaire fonctionne mal, elles peuvent générer des complications, voire être mortelles (de 2 à 5 % pour l’anaplasmose et moins de 1 % pour la babésiose).

    Traitement: Ces maladies se traitent avec des antibiotiques.

    Encéphalite de Powassan Nombre de cas au Québec en 2016: Aucun. Seulement 7 cas ont été recensés au Québec entre 1990 et 2009.

    Transmission: Morsure de la tique porteuse du virus de l’encéphalite de Powassan

    Symptômes: S’il existe des cas bénins et asymptomatiques, l’encéphalite de Powassan peut provoquer des maux de tête fébriles et de l’inflammation des parties du cerveau, de la moelle épinière et des méninges. Parmi les virus transmis par des insectes, c’est celui dont le taux de mortalité est le plus élevé (de 5 % à 15 % de mortalité, séquelles dans 50 % des cas).

    Traitement: Il n’existe pas de traitement particulier.

    Et le Zika? Comme les conditions climatiques du Québec ne sont pas favorables pour eux, les deux principaux vecteurs du virus Zika, les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus, ne sont pas présents au Québec. Des cas de Québécois ayant contracté la maladie ailleurs dans le monde ont toutefois été signalés.

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    Sources: Institut national de santé publique du Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux, Direction de santé publique de la Montérégie et Direction de santé publique des Laurentides.

    La tique met 24 heures pour transmettre la... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

    La tique met 24 heures pour transmettre la maladie de Lyme à l’humain.

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    Courantes, mais… asymptomatique s«Excessivement répandus»

    «Jamestown Canyon» et «Snowshoe Hare». Ces deux termes ne vous disent probablement absolument rien. Pourtant, ces deux virus (qui font partie du sérogroupe de Californie) sont «excessivement répandus» au Québec, indique le Dr Jean Longtin, directeur médical au Laboratoire de santé publique du Québec. Selon les enquêtes sérologiques menées au Canada et aux États-Unis, pas moins du quart de la population aurait déjà contracté un virus du sérogroupe de Californie. Des moustiques communs et présents partout en Amérique du Nord et à la grandeur du territoire québécois en sont porteurs.

    «C’est très fréquent. La raison pour laquelle on ne s’en rend pas compte, c’est que la très, très grande majorité des expositions à ces virus-là entraînent des affections asymptomatiques.»

    1/100

    Entre 1 personne sur 100 et 1 personne sur 1500 va développer des symptômes (comme de la fièvre, par exemple) après avoir contracté un virus du sérogroupe de Californie. Les autres ne ressentiront rien du tout et n’auront aucune complication. Ni vu, ni su, ni connu.

    32 %

    Selon une étude publiée en 2012, 32 % des employés de trois parcs nationaux aux États-Unis (Great Smoky Mountains, au Tennessee et en Caroline du Nord, Rocky Mountain, au Colorado, et Grand Teton, au Wyoming) ont des anticorps contre un virus du sérogroupe de Californie, ce qui indique qu’ils l’ont déjà combattu.

    17

    C’est le nombre de virus qui font partie du sérogroupe de Californie, un groupe de virus apparentés découvert il y a 75 ans en Californie. Le virus de l’encéphalite de Californie et les virus La Crosse, Snowshoe Hare, Jamestown Canyon et Trivittatus sont présents en Amérique du Nord. D’autres sont répandus en Europe.

    Cinq cas d’encéphalite

    Une très, très petite minorité de personnes va cependant développer une maladie neurologique sérieuse après avoir contracté un virus du sérogroupe de Californie. En 2016 au Québec, cinq cas d’encéphalite causée par le virus de Jamestown Canyon ont été recensés, ce qui constitue une «augmentation du nombre de cas», selon un récent appel à la vigilance destiné aux infirmières et médecins de la région des Laurentides, que La Presse a obtenu. Aucun cas n’avait été recensé en 2015 (ni cette année). Les cas recensés en 2016 l’ont été dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Mauricie-Centre-du-Québec, de l’Estrie et de la Montérégie. Deux autres cas de myosite (inflammation des muscles) associés au virus de Jamestown Canyon sont survenus dans la région de Québec.

    «Vigie rehaussée»

    Comme les virus du sérogroupe de Californie sont peu connus, les médecins sont peu enclins à demander des tests de dépistage en laboratoire, constate le Dr Longtin, microbiologiste-infectiologue. L’an dernier, une trentaine de demandes de détection seulement ont été acheminées au Laboratoire de santé publique du Québec. C’est pour avoir une meilleure idée de la réelle incidence de la maladie au Québec que le Laboratoire mène un projet pilote cet été, conjointement avec le ministère de la Santé. Jusqu’au 31 octobre, les demandes d’analyse acheminées au Laboratoire pour le virus du Nil occidental (qui présente des symptômes similaires) qui s’avèrent négatives seront aussi testées pour les virus de Snowshoe Hare et de Jamestown Canyon

     Cette «vigie rehaussée» permettra de «mieux suivre l’évolution de ces maladies», indique Noémie Vanheuverzwijn, des relations de presse du ministère de la Santé et des Services sociaux. «De plus, lorsque les médecins vont faire face à une encéphalite, l’objectif est qu’ils demandent aussi un test pour les virus du sérogroupe de Californie, et pas seulement pour le virus du Nil occidental», précise-t-elle.

    1961

    Le virus de Jamestown Canyon a été isolé pour la première fois aux États-Unis en 1961 dans un bassin de moustiques recueillis dans le Jamestown Canyon, au Colorado. Au Québec, la maladie humaine causée par le virus du Snowshoe Hare a été observée dès 1978

    http://www.lapresse.ca/

    Gare aux pièges de l’été


    Nous n’avons peut-être pas eu de printemps, mais l’été est moins pire et certaines journées sont très chaudes et humides.. Ce qui par contre est malheureux, c’est d’avoir des soucis de santé qui arriver souvent pendant la saison estivale, que ce soit l’intoxication alimentaire, les piqûres d’insecte, l’herbe à pouce et encore bien d’autres maux, savoir les symptômes et surtout comment les éviter les pièges de l’été permet de mieux passer les dernières  semaines de vacances
    Nuage

     

    Gare aux pièges de l’été

     

    La chaleur peut être responsable d'une multitude de... (PHOTO MASTERFILE)

    La chaleur peut être responsable d’une multitude de malaises et maladies. Il faut donc demeurer attentif aux différents symptômes.

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    MÉLISSA PROULX

    Collaboration spéciale

    La Presse

    Comment traiter et, surtout, comment prévenir les problèmes de santé qui nous font la vie dure durant la belle saison ? Le Dr Laurent Vanier, médecin d’urgence à l’hôpital Charles-LeMoyne et à la superclinique Azur, explique les bons gestes à faire pour passer un été en toute quiétude.

    Intoxications alimentaires

    « Le premier coupable de la hausse des intoxications alimentaires durant l’été, c’est le barbecue. Les gens ont tendance à laisser leurs viandes ou condiments trop longtemps à la température ambiante, et il y a de nombreuses contaminations croisées au contact d’instruments ayant servi à manipuler la viande crue. »

    Comment les traiter ?? 

    « Les désordres gastro-intestinaux peuvent durer d’un à dix jours. Il n’est généralement pas nécessaire de consulter un médecin, sauf si l’état général est trop affecté, s’il y a persistance des symptômes ou présence de sang dans les selles. Sinon, il s’agit simplement de se garder bien hydraté. »

    Comment les prévenir ? 

    « Garder les aliments au frais aussi longtemps que possible. S’assurer que la viande est bien décongelée avant de la faire cuire. Éviter la contamination croisée. »

    Pour distinguer les différentes intoxications alimentaires: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/intoxication-alimentaire.html

    Otite externe (du baigneur)

    « Cette infection de l’oreille est causée par l’eau qui stagne dans le canal auditif externe en raison des baignades. Après un certain moment, les bactéries prolifèrent et créent l’infection. On la reconnaît par la douleur causée par le déplacement de l’oreille et parfois par la présence de pus. »

    Comment la traiter ? 

    « Des gouttes conseillées par le pharmacien suffisent la majorité du temps. Or, lorsque l’infection est bien installée, il faut consulter un médecin pour obtenir des gouttes antibiotiques plus ajustées. Dans un endroit isolé, on peut mettre quelques gouttes de vinaigre quatre fois par jour pour dépanner. »

    Comment la prévenir ? 

    « Assécher le canal après chaque baignade à l’aide d’une serviette ou d’un séchoir à main pour les personnes susceptibles de faire des otites à répétition. »

    Plus d’information sur l’otite externe aiguë: http://www.cps.ca/fr/documents/position/otite-externe-aigue

    Réactions aux herbes

    « Le pollen de l’herbe à poux affecte les personnes allergiques vers la fin de l’été avec des symptômes de rhinite, conjonctivite ou asthme allergique. Dans le cas de l’herbe à puce et de la berce du Caucase, le contact direct avec la plante cause des lésions douloureuses sur la peau qui s’apparentent à une brûlure au deuxième degré. »

    Comment les traiter ? 

    « Après un contact avec l’une de ces deux plantes, laver abondamment la région affectée avec un savon gras et laver ses vêtements. Sur les lésions, on peut appliquer un baume de crème hydratante ou antibiotique offert en vente libre. Si les symptômes sont importants, on consulte un médecin, car un traitement antibiotique peut être indiqué. »

    Comment les prévenir ? « Savoir reconnaître les plantes et les éviter. »

    Reconnaître et limiter l’herbe à poux: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/reconnaitre-et-limiter-l-herbe-a-poux/

    Reconnaître et éliminer l’herbe à puce: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/reconnaitre-et-eliminer-l-herbe-a-la-puce/

    Brûlures causées par la berce du Caucase: http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/brulures-causees-par-la-berce-du-caucase/

    Maladies liées à la chaleur

    « Il existe tout un spectre de maladies liées à la chaleur dont les atteintes peuvent aller de mineures à sévères. Les crampes de chaleur et l’oedème de chaleur se caractérisent respectivement par des douleurs ou de l’enflure dans les membres inférieurs. Il y a également la syncope de chaleur qui est une perte de conscience brève. Ensuite, l’épuisement par la chaleur entraîne des symptômes de fatigue, de maux de tête, de nausée et de douleurs musculaires. L’atteinte la plus sévère, l’AVC de chaleur (coup de chaleur), avec ses symptômes de confusion, de perte de conscience et de paralysie, nécessite l’hospitalisation, peut avoir des conséquences neurologiques et même causer la mort. »

    Comment les traiter et les prévenir ? 

    « Demeurer à l’affût des symptômes, savoir s’arrêter, se mettre au frais lorsque possible et s’hydrater. À noter que l’usage de certains médicaments comme des décongestionnants et des antihypertenseurs augmente les risques de réactions à la chaleur. »

    Pour plus d’information sur la chaleur accablante et extrême: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/prevenir-les-effets-de-la-chaleur-accablante-et-extreme/

    Réactions aux piqûres d’insectes

    « La plupart des réactions aux piqûres d’insectes disparaissent au bout d’une à deux journées. Or, si une rougeur persiste, réapparaît ou se propage de façon significative, il peut s’agir d’une surinfection. »Comment les traiter ? « Lorsqu’il y a progression d’une infection, il faut consulter, car un traitement antibiotique oral peut être nécessaire. »

    Comment les prévenir ? 

    « Après une piqûre de guêpe ou d’abeille, il faut veiller à retirer le dard s’il est resté coincé. Ensuite, je conseille d’appliquer de la glace ou une crème antihistaminique pour soulager la douleur et éviter la propagation du venin. »

    Pour plus d’information sur les piqûres de moustiques et de tiques: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/se-proteger-des-piqures-de-moustiques/

    Maladie de Lyme

    « Le premier symptôme de cette infection bactérienne transmise par une tique infectée est une lésion cutanée rouge circulaire (dans 80 % des cas). Ensuite, il peut y avoir des maux de tête, une raideur à la nuque, de la confusion, des douleurs musculaires. La maladie non traitée peut entraîner des complications neurologiques, articulaires ou cardiaques. »

    Comment la traiter ? 

    « La tique met 24 heures pour transmettre la maladie, alors si on la retire à temps, les risques de transmission sont presque nuls. En haut de cette période de 24 heures, il faut consulter un médecin pour recevoir une dose d’antibiotique prophylactique. Un traitement prolongé est indiqué dès l’apparition des symptômes de la maladie. »

    Comment la prévenir ? 

    « Il faut porter des vêtements longs si on s’aventure dans les herbes hautes ou les boisés. Surtout, il faut être en mesure de voir la tique qui s’est accrochée, alors on inspecte ses membres inférieurs lorsqu’on visite une zone à risque. »

    Retrait d’une tique en cas de piqûre: http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/retrait-de-la-tique-en-cas-de-piqure/

    Carte et liste des municipalités à risque d’acquisition de la maladie de Lyme, 2017: https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/maladie-de-lyme

    http://www.lapresse.ca/

    Saviez-vous qu’une piqûre de tique, ce n’est pas banal?


    On entend parler de temps à autre au Québec, de la maladie de Lyme qui est transmis par la tique qui se propage de plus en plus. Il est donc important de savoir comment s’en préserver, et d’être conscient des premiers signes de cette maladie
    Nuage

     

    Saviez-vous qu’une piqûre de tique, ce n’est pas banal?

     

    Saviez-vous qu'une piqûre de tique, ce n'est pas banal?

    Photo Agence QMI

    Une tique, ça pique! Et certaines tiques peuvent transmettre des maladies, dont la maladie de Lyme. Ces petites bibittes vivent surtout dans les forêts, dans les herbes hautes et dans les broussailles, on ne les voit pas tout le temps! Avec la période estivale qui bat son plein, il est simple de se protéger de piqûres de tiques tout en profitant des activités que nous offre l’été!

    La maladie de Lyme, au Québec? Vraiment?

    Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de la maladie de Lyme au Québec. Qu’en est-il vraiment? La maladie de Lyme est une infection que vous pouvez contracter par une piqûre d’une tique infectée. Lorsqu’elle pique un humain, la tique se nourrit de son sang et peut rester attachée à sa peau pendant plus d’une journée. Plus la tique infectée reste longtemps attachée à la peau, plus le risque de transmission de la maladie est élevé.

    Une rougeur sur la peau qui grossit pour atteindre plus de 5 centimètres à l’endroit de la piqûre de la tique est le signe le plus courant de cette maladie. Elle apparaît entre 3 et 30 jours suivant la piqûre. Elle peut aussi être accompagnée d’autres symptômes tels que de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires. Cette maladie se traite facilement avec des antibiotiques, mais non traitée, des complications aux articulations, au système nerveux ou au coeur peuvent survenir.

    Au Québec, la maladie de Lyme est de plus en plus répandue chez les adultes et les enfants. Elle est particulièrement présente dans les régions de la Montérégie et de l’Estrie. Par contre, des tiques infectées peuvent également se trouver dans plusieurs autres régions. Il est donc important de se protéger lors de toute activité dans les hautes herbes et les forêts.

    Des moyens efficaces pour prévenir la maladie de Lyme

    Pour prévenir les piqûres de tiques lors des activités extérieures, il est recommandé:

    · d’utiliser un chasse-moustiques;

    · de demeurer dans les sentiers;

    · de porter des vêtements longs de couleur claire.

    Après une activité, il est important d’inspecter toutes les parties de son corps ou de celui des enfants pour vérifier si une tique est attachée à la peau. Si c’est le cas, il faut immédiatement la retirer, en utilisant une pince fine, telle une pince à sourcils, plutôt que les doigts ou les ongles, pour éviter de l’écraser. Si la tique infectée est écrasée, cela peut favoriser la transmission de la bactérie.

    Pour retirer une tique de façon sécuritaire, il est important de suivre la méthode adéquate.

    Pour en apprendre plus sur la maladie de Lyme, consultez le Portail santé mieux-être.

    N’oublions pas les animaux de compagnie

    Ils peuvent aussi se faire piquer par des tiques et être infectés par la maladie de Lyme. S’il y a des signes de la maladie, leur gravité varie et se révèle de diverses manières. Si vous repérez une tique sur votre animal, appliquez la même méthode que pour les humains: retirez-la, conservez-la et, en présence de symptômes, consultez un médecin vétérinaire.

    http://fr.canoe.ca

    Les changements climatiques ont profondément modifié la météo au Québec. Et ça va continuer.


    Partout dans le monde, nous sentons les changements climatiques, et ce n’est pas fini. Au Québec, nous aurons des changements de nos saisons. Certains seront probablement heureux que l’hiver deviendra moins froid et dura moins longtemps, sauf qu’il y aura plus de risque de verglas. La belle saison sera plus longue, mais des insectes qui véhiculent des maladies se sentirons aussi chez eux. Bref, ces changements auront peut-être des points positifs, mais il y aura beaucoup de conséquences
    Nuage

     

    Les changements climatiques ont profondément modifié la météo au Québec. Et ça va continuer.

    Plein écran(Illustration : Samantha Puth)

    Naël Shiab

    ESPACES VERTS

    Avec le printemps qui arrive de plus en plus tôt, la période de croissance des végétaux augmente d’année en année. À Montréal, les plantes poussent pendant 9 jours de plus aujourd’hui, par rapport à 1955. D’ici 2050, ce seront de 10 à 30 jours supplémentaires.

    CONCRÈTEMENT

    Les personnes allergiques au pollen n’ont pas fini d’éternuer. À Montréal, on a constaté que l’herbe à poux libérait ses allergènes pendant 20 jours de plus en 2002, par rapport à 1994. Ça ne va pas s’arranger. D’ici 2065, ce type d’allergies pourrait coûter jusqu’à 800 millions de dollars supplémentaires aux Québécois.

    CONSOLATION

    Les amateurs de jardinage seront comblés.

    CHALEUR

    La température moyenne a grimpé de 1 °C à 3 °C au Québec de 1950 à 2011. À Montréal, les nuits avec un humidex supérieur ou égal à 30 °C ont augmenté de 58 % pendant la même période. La surchauffe du Québec n’est pas terminée : on s’attend à de 4 °C à 7 °C supplémentaires d’ici 2100.

    CONCRÈTEMENT

    Plus il fait chaud, plus la mortalité augmente, notamment chez les personnes âgées. Avec notre population vieillissante et des températures maximales qui devraient battre des records, les projections font état de plus de 20 000 décès en raison des vagues de chaleur d’ici 2065.

    INSECTES

    Avec l’adoucissement de l’hiver et le prolongement de la saison estivale, certains insectes se propagent au Québec, comme le moustique vecteur du virus du Nil ou la tique qui transmet la maladie de Lyme.

    CONCRÈTEMENT

    Les projections montrent 600 décès supplémentaires d’ici 2065 à cause du virus du Nil. La tique porteuse de la maladie de Lyme poursuivra son inexorable colonisation du Québec à un rythme de 46 km par année, en direction nord-est. Ces deux maladies pourraient coûter près de 1,6 milliard de dollars à l’État et à la société au cours des 50 prochaines années.

    NEIGE

    Le Québec se couvrira de blanc moins longtemps. À Montréal, on remarque déjà 30 jours d’enneigement de moins aujourd’hui, comparativement à 1955. D’ici 2070, la métropole pourrait encore perdre de 45 à 65 jours d’enneigement.

    CONCRÈTEMENT

    La température oscillera plus souvent autour du point de congélation, ce qui multipliera les opérations d’épandage de sel pour assurer la sécurité sur les routes et les trottoirs. Les périodes de gel-dégel abîment aussi les infrastructures.

    CONSOLATION

    Les snowbirds n’auront peut-être plus besoin de migrer dans le Sud…

    ÉNERGIE

    Au Québec, avec le réchauffement planétaire, les besoins en chauffage baisseront l’hiver et l’air conditionné deviendra nécessaire l’été. Mais sur l’ensemble de l’année, la consommation électrique résidentielle devrait baisser de 6,7 % d’ici 2030.

    CONCRÈTEMENT

    La demande d’énergie au Québec, ailleurs au Canada ainsi que dans certains États américains a des effets notables sur les revenus d’Hydro-Québec.

    ÉROSION CÔTIÈRE

    D’ici 2100, le volume des glaces marines et côtières sera réduit de 90 %, et le niveau de l’eau aura grimpé de 30 à 75 cm. Les vagues causées par les tempêtes frapperont avec davantage de force les littoraux québécois et accéléreront l’érosion.

    CONCRÈTEMENT

    Des milliers de bâtiments publics et privés se trouvent dans des zones à risque, en plus de voies ferrées et de routes. D’ici 2065, les dégâts subis par ces infrastructures pourraient coûter près d’un milliard de dollars.

    PLUIE VERGLAÇANTE

    À Montréal, des épisodes de pluie verglaçante se sont produits 29 % plus souvent en 2008 qu’en 1979.

    CONCRÈTEMENT

    Le verglas provoque davantage d’accidents et de chutes. L’augmentation du nombre de fractures osseuses en hiver cette dernière décennie au Québec est attribuable à ces pluies glacées de plus en plus fréquentes.

    (SOURCES : Plan d’adaptation aux changements climatiques de l’agglomération de Montréal 2015-2020, Ville de Montréal, 3e trimestre 2015. Vers l’adaptation : Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec, édition 2015, Ouranos. Évaluation des impacts des changements climatiques et de leurs coûts pour le Québec et l’État québécois, Rapport d’étude, Ouranos.)

    http://lactualite.com/s