Dans l’enfer de Cushing: la maladie qui fait engraisser


Une maladie rare qui heureusement se soigne a la condition toute fois, d’être déceler, car semble t’il, mettre le doigt sur cette maladie est très difficile d’ou l’importance d’être tenace parfois aide a trouver des réponses
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Dans l’enfer de Cushing: la maladie qui fait engraisser

 

Dans l'enfer de Cushing: la maladie qui fait engraisser

Marie-Michèle Rondeau est guérie de la maladie de Cushing. | ©Courtoisie et Étienne Laberge / Agence QMI

Lorsque Marie-Michelle Rondeau et Nicole Michaud ont reçu le diagnostic de la maladie de Cushing, elles ont enfin mis un nom sur une série de symptômes qui transformaient leur quotidien en cauchemar.

 

Important gain de poids, soudaine pilosité dans le dos et perte des menstruations, Mme Michaud connaît bien ces symptômes. En à peine deux ans, elle a pris 13,5 kilos (30 lb) au ventre et au cou.

C’est en 2009 qu’elle notait des signes évidents que quelque chose n’allait pas. Puis des boutons sont ensuite apparus sur son visage et elle était toujours fatiguée.

Ultimement, la maladie s’est attaquée à l’estime qu’elle avait d’elle-même.

«J’avais honte, a expliqué quant à elle Mme Rondeau, qui avait pris 21 kilos (47 lb). J’étais déformée, gonflée, j’avais beaucoup de poils. C’était dur. En plus, j’avais mal aux os et je ne pouvais plus tenir ma maison.» Son couple est passé à un cheveu d’exploser.

Dermatologue, médecin de famille, ostéopathe: les gens atteints de la maladie de Cushing consultent plusieurs spécialistes avant que l’un d’eux en cerne la cause.

«Tout le monde te passe le commentaire « mon Dieu, t’as bien engraissé ». Il faut que tu manges mieux», a expliqué Mme Michaud, assurant qu’elle mangeait bien, faisait de l’exercice, mais que rien n’y faisait.

Une tumeur dure à détecter

La grande responsable de cette maladie rare qui touche environ 500 Québécois est en fait une tumeur logée sur la glande hypophyse.

Celle-ci produit alors une quantité anormalement élevée de cortisone par les glandes surrénales.

«C’est difficile à détecter avec certitude puisqu’il est souvent impossible de la voir avec des radiographies», a indiqué le Dr André Lacroix, endocrinologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Le docteur a d’ailleurs dévoilé les résultats d’une étude internationale à laquelle le CHUM a participé avec 18 pays.

Ceci a mené à un traitement sous-cutané qui, jumelé à d’autres médicaments, a réussi à ramener l’équilibre biochimique du corps dans 93% des cas.

La chirurgie au niveau de la tumeur n’est donc plus la seule option possible.

Marie-Michelle Rondeau et Nicole Michaud sont guéries depuis un peu plus d’un an aujourd’hui. Elles ont retrouvé leur poids santé, mais doivent subir un suivi médical serré, car les risques de récidive de la tumeur sont réels.

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