Pour "voter", les lycaons… éternuent


Un moyen de communication assez inusité chez le lycaon. Une forme de démocratie, quoique pas tout fait au point. Pour aller à la chasse, il faut voter en éternuant. Sauf qu’il y a des inégalités si on est dominant ou novice
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Pour « voter », les lycaons… éternuent

 

Lycaons

Les lycaons sont des animaux sociaux qui prennent certaines décisions en groupe.

© GERARD LACZ / REX FEATU/REX/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont découvert que les lycaons ont une méthode très originale pour décider ou non du départ de la meute.

« L’un des exemples les plus flagrants de coordination de groupe chez les animaux sociaux est la décision de quitter un lieu de repos », indique une équipe de chercheurs dans une étude parue le 6 septembre 2017 dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

Ces scientifiques ont étudié 5 meutes de lycaons (Lycaon pictus) au Botswana. Et ils ont découvert que ces canidés ont une méthode plutôt inattendue pour décider s’ils doivent oui ou non partir à la chasse : pour voter, ils éternuent !

Eternuer pour donner son avis

Chez cette espèce, certains animaux ont une influence bien plus importantes que tous les autres membres du groupe. Mais cela n’empêche pas que des décisions collectives peuvent être prises comme, par exemple, pour un départ. Avant que la meute ne se déplace, tous les membres se rassemblent afin de « voter ». Ainsi, chaque rassemblement ne donne pas forcément lieu à un départ.

Selon cette étude, la probabilité du « succès » d’un regroupement est corrélée au nombre minimum d’éternuements audibles qui est de toutes façons anormalement élevé à ce moment là. Pour les chercheurs, les lycaons se servent donc de ces brusques expirations d’air comme d’un moyen de communication qui leur permet de donner leur avis.

Des votants inégaux

Après avoir observé 68 rassemblements, les scientifiques ont découvert que le nombre d’éternuements intervient comme un quorum : un nombre seuil d’ébrouements doit être atteint pour que la demande de départ soit validée. Mais des différences existent entre les initiateurs. En effet, si l’animal qui souhaite le mouvement du groupe est l’un des dominants, très peu d’éternuements -3 en moyenne- seront nécessaires pour amorcer le départ. Si la demande est initiée par un lycaon de faible rang, celui-ci devra « recevoir » 10 éternuements minimum pour voir sa requête validée.

Les chercheurs ont déterminé qu’il fallait environ 7,8 éternuements pour que le rassemblement soit un succès (c’est-à-dire qu’il mène au départ). Selon eux, lorsque l’éloignement du lieu de repos est demandé par un dominant, celui-ci n’essuie jamais de refus mais son accord n’est pas un prérequis pour le mouvement de la meute : si le nombre d’éternuements est suffisant, la requête est validée. Il existe donc un semblant de démocratie chez ces canidés mais mieux vaut ne pas avoir les cavités nasales encombrées lors d’un vote : le résultat du suffrage pourrait en être faussé !

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Zimbabwe: plus de 300 éléphants empoisonnés


C’est inacceptable que ce soit seulement les braconniers qui écopent des conséquences de ces crimes alors que ceux qui jouissent de ce massacre d’éléphants sont des riches, des gens des affaires ou de la politique. On lit ou entend a tous les ans du massacre d’animaux, a quand il y aura vraiment des actions pour que les sois-disant intouchables puissent payer de leur crime
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Zimbabwe: plus de 300 éléphants empoisonnés

 

La semaine dernière, l'administration des parcs nationaux avait... (PHOTO PHILIMON BULAWAYO, ARCHIVES REUTERS)

La semaine dernière, l’administration des parcs nationaux avait fait état d’une centaine d’éléphants empoisonnés. Quatre braconniers ont déjà été condamnés à des peines d’au moins 15 ans de prison pour ce crime.

PHOTO PHILIMON BULAWAYO, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Hararé

Le bilan des récents empoisonnements d’éléphants par des braconniers au Zimbabwe pourrait dépasser les 300 pachydermes tués, soit beaucoup plus que les premières estimations, selon un chiffre donné lundi à l’AFP par l’ONG Zimbabwe Conservation Task Force (ZCTF).

Les éléphants ont été empoisonnés au cyanure, et leurs défenses prélevées. De nombreux autres animaux, essentiellement des carnivores, ont été des victimes collatérales du massacre : des lions, des vautours, des lycaons et des hyènes ont péri après avoir mangé sur les carcasses des éléphants.

«En juillet, environ 300 éléphants sont morts d’empoisonnement au cyanure à Hwange», le plus grand et le plus célèbre des parcs du Zimbabwe, a indiqué à l’AFP Johnny Rodrigues, le président de ZCTF, «ils ont été découverts par un groupe de chasseurs qui survolaient la zone».

«Les autorités n’ont commencé à intervenir qu’en septembre, et le nombre de tués avait déjà fortement augmenté. La semaine dernière, on en était à 325 éléphants tués au total», a ajouté M. Rodrigues.

La semaine dernière, l’administration des parcs nationaux avait fait état d’une centaine d’éléphants empoisonnés. Quatre braconniers ont déjà été condamnés à des peines d’au moins 15 ans de prison pour ce crime.

Aucun porte-parole officiel n’était disponible lundi pour confirmer le chiffre de 325 éléphants tués donné par ZCTF.

Selon le président de cette ONG, les autorités minimisent sciemment les pertes : «On cache beaucoup de choses», a-t-il affirmé à l’AFP, «ceux qui ont été arrêtés et condamnés sont du menu fretin sacrifié par les gros et dangereux poissons, qui eux restent intouchables. Il y a parmi eux des hommes politiques et des hommes d’affaires importants», dit-il.

La police a ordonné aux villageois de la région de remettre aux autorités tout stock de cyanure d’ici à la fin du mois, sous peine d’arrestation.

Mais certains chefs traditionnels des villages en bordure du parc ont demandé aux autorités de faire preuve de clémence envers les braconniers condamnés, affirmant que la pauvreté les avait poussés, et non l’appât avide du gain.

On estime à 120 000 le nombre d’éléphants vivant dans les parcs du Zimbabwe.

Alors que l’Afrique australe a été relativement épargnée par le braconnage des éléphants jusqu’à maintenant, l’Afrique centrale et de l’Est subit un véritable massacre, avec 25 000 éléphants abattus en 2012.

L’ivoire récolté et exporté clandestinement est essentiellement destiné aux marchés asiatiques, et notamment chinois. Les défenses finissent comme objet d’ornement ou de sculptures d’objets d’art.

http://www.lapresse.ca/