Les Google Glass réduiraient la vision périphérique


Google glass bientôt sera plus facile d’accès, mais devrons-nous mettre une limite d’utilisation lors de certaines activités ? Étant donné que le champ de vision peut être limité, cela pourrait occasionner des accidents
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Les Google Glass réduiraient la vision périphérique

 

Avant même d’être commercialisées, les Google Glass suscitent le débat. © Antonio Zugaldia, flickr, cc by 3.0

Les lunettes interactives du géant américain ne sont pas encore largement commercialisées, mais leur effet sur la vision soulève des interrogations. Des chercheurs ont montré qu’elles réduisent la vision périphérique, ce qui pourrait être dangereux en voiture.

Les Google Glass sont des lunettes interactives qui portent un petit écran transparent en haut à droite de la monture. Elles permettent de faire des photos, des vidéos, de surveiller sa messagerie et d’utiliser diverses applications. Différents modèles sont en cours de production, mais leur effet sur la vision reste méconnu.

Une des craintes que l’on peut avoir est que les Google Glass gênent la vision périphérique qui est pourtant essentielle aux activités quotidiennes, comme la conduite automobile ou le sport. Des montures de lunettes traditionnelles réduisent déjà le champ visuel. Comme les Google Glass ont des montures assez épaisses sur le côté droit de l’écran, on peut craindre qu’elles affectent la vision.

C’est pourquoi des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont comparé les impacts sur le champ visuel des Google Glass et de montures traditionnelles. Trois hommes en bonne santé qui avaient une acuité visuelle de 20/20 avec leur correction et des champs visuels normaux ont été testés en avril 2014. Ils ont porté des Google Glass pendant une heure pour s’y habituer, en suivant les instructions du fabricant. Les chercheurs ont noté la position du prisme, l’écran, par rapport à la pupille de l’œil droit et effectué des mesures d’ophtalmologie classique. Pour savoir comment ces lunettes seraient portées par les consommateurs, ils ont aussi étudié des photographies trouvées sur Internet et observé la position du prisme par rapport à la pupille. Les résultats paraissent dans JAMA.

L’écran, ou prisme, se trouve à proximité de l'axe de la pupille droite et pourrait gêner la vision.

L’écran, ou prisme, se trouve à proximité de l’axe de la pupille droite et pourrait gêner la vision. © Loïc Le Meur, flickr, cc by 2.0

Un champ de vision incomplet à droite

Les tests effectués sur les trois participants ont montré la présence de scotomes, des zones manquantes dans le champ visuel, lorsqu’ils portaient des Google Glass. La monture empêche un utilisateur de voir certaines choses du côté droit, celui où se trouve l’écran. Les problèmes venaient de la monture et non de l’effet de distraction lié à l’écran. L’analyse de 132 portraits de personnes portant les Google Glass a montré également que 59 % portaient les lunettes d’une façon qui pouvait interférer avec leur vision en raison de la position par rapport à la pupille. L’étude reste limitée, car elle compte peu de participants, mais les auteurs suggèrent que d’autres recherches soient réalisées si ces appareils viennent à se démocratiser.

Tsontcho Ianchulev, principal auteur de l’article, avoue être un fan de ces nouvelles technologies et a lui-même adopté les Google Glass mais, comme il l’explique sur CBS News :

 « J’ai presque eu un accident de voiture en conduisant avec. Et l’appareil était même éteint à ce moment. Donc cela m’a vraiment alerté sur la façon dont ma vision périphérique semblait être gênée par la monture ».

http://www.futura-sciences.com

De l’avion à la salle d’opération: un médecin veut des boîtes noires à l’hôpital


Une boite noire dans les salles d’opération, pas bête comme idée. Cela n’est pas pour les épier, mais pour mieux analyser les gestes des jeunes chirurgiens pour mieux performer.
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De l’avion à la salle d’opération: un médecin veut des boîtes noires à l’hôpital

 

TORONTO – Un chirurgien de Toronto cherchant à adapter la technologie des boîtes noires à bord des avions pour surveiller les opérations et améliorer les résultats pour les patients soutient que les résultats préliminaires sont encourageants.

Dans la salle d’opération du Dr Teodor Grantcharov, «toute la pièce est connectée». Des caméras et des micros captent les gestes et les conversations, et les données du patient, comme son rythme cardiaque et sa pression sanguine, sont enregistrées automatiquement par un appareil similaire à ceux utilisés à bord des avions.

Ce nouvel appareil chirurgical, qui est en fait bleu, doit changer la culture et la pratique médicales, soutient le Dr Grantcharov, un chirurgien à l’hôpital St. Michael et un professeur de l’Université de Toronto.

Une fois que les chirurgiens complètent leur formation et pratiquent de façon indépendante, «personne ne nous surveille, personne ne nous forme, et personne ne fait de commentaires», dit-il.

Cette absence de suivi, ainsi que la pression, pour les chirurgiens, d’avoir l’air de ne jamais se tromper, n’aide pas la communauté médicale, poursuit le médecin.

«Changer la culture commence avec le fait d’admettre ou d’être honnête à propos de nos limites.»

Inspiré par la volonté des transporteurs aériens de reconnaître l’erreur humaine et de reconstruire les accidents afin d’en tirer des leçons, il a commencé à développer la technologie il y a quelques années, et est en consultations avec Air Canada depuis six mois. Un projet pilote est en place à St. Michael depuis avril, et le médecin soutient que les patients désirent participer.

Le Dr Grantcharov précise que les données recueillies ce printemps et cet été doivent encore être analysées, mais que les résultats préliminaires démontrent que de petits obstacles dans la salle d’opération peuvent entraîner d’énormes différences.

Le médecin et son équipe sont aussi en contact avec Google pour une éventuelle utilisation des lunettes Glass afin d’offrir de la rétroaction aux docteurs, leur permettant de modifier leurs gestes en temps réel.

Ces genres de partenariat sont essentiels pour faire progresser la médecine, affirme Joshua Liu, un médecin devenu entrepreneur et fondateur de la PME médicale SeamlessMD.

«Il y a un rôle de plus en plus important pour les analystes de données, les programmeurs et les technologues pour aider l’hôpital à s’orienter dans le domaine des technologies les plus récentes, et les rendre utiles dans un contexte médical, qui est un système très complexe.»

«Ce qui est clair, désormais, c’est que vous avez besoin d’équipes interprofessionnelles pour travailler sur ces problèmes, puisqu’ils sont complexes., a-t-il, avant d’ajouter que l’hôpital de l’avenir abritera des professionnels de la santé, mais aussi des spécialistes technologiques, des programmeurs et des concepteurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca/