La belle vie à la prison d’Archambault Bronzage et album de Céline pour Magnotta


Comment peut-on trouver qu’une justice existe quand on voit des assassins tels que Magnotta vivre mieux que des personnes âgées, des familles qui peinent à joindre les deux bouts. On se sent désabusé non ?
J’espère que le père de Jun Lin ne sait pas comment la prison au Québec, peut-être mieux que bien des endroits
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La belle vie à la prison d’Archambault

Bronzage et album de Céline pour Magnotta

 

En prison au moins jusqu’en 2037 pour le meurtre crapuleux d’un étudiant chinois à Montréal, Luka Rocco Magnotta se la coule douce, selon des correspondances dont le Toronto Sun a obtenu copie.

Le quotidien torontois a mis la main sur certaines lettres écrites par le meurtrier, où il décrit son emploi du temps: il travaille à la cuisine de la prison, mais passe aussi beaucoup de temps à s’entraîner, à se faire bronzer et à écouter des films et de la musique.

«Nos portes sont ouvertes 90% du temps, alors je me sens comme dans un environnement universitaire», a-t-il écrit dans une lettre envoyée à un ami.

«Je viens juste d’acheter l’album de Celine Dion et plusieurs autres. J’ai une stéréo et un lecteur de musique portable lorsque je vais me faire bronzer à l’extérieur», a-t-il ajouté.

Dans des photos obtenues par le Toronto Sun, on peut voir Magnotta, habillé avec des vêtements lui appartenant, poser avec d’autres détenus ou dans sa cellule tapissée de photos de Marilyn Monroe et de cœurs rouges à la prison d’Archambault.

Depuis, celui qui a tué et démembré Jun Lin à Montréal en mai 2012 a été transféré au pénitencier de Port-Cartier, selon le Toronto Sun.

Côté sombre

Même si un des amis de Luka Rocco Magnotta affirme que le détenu a des «centaines d’admirateurs», il soutient que le prisonnier peut être exigeant, parfois de manière direct ou en ayant un comportement passif-agressif.

«S’il refuse ses médicaments, Luka devient mauvais», a dit son ami. Il est vraiment différent lorsqu’il prend ses médicaments.»

Néanmoins, Magnotta réussit à plaire et à obtenir beaucoup d’argent de ses amis avec qui il correspond. Celui interviewé par le Toronto Sun affirme lui avoir versé plus de 5000$ au total pour combler ses besoins.

«Je sais que c’est nourrir le diable, mais on veut l’aider. Il peut être très charmant , mais plusieurs fois, il parle et agit comme un petit enfant qui a besoin d’aide.»

«Rusé, c’est la meilleure façon de le décrire. Très rusé», précise l’ami de Magnotta.

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Mort de Jun Lin Magnotta coupable de meurtre prémédité


Voilà la décision du jury après plusieurs jours de délibération sur le cas de Magnotta. Celui qui a tué, démembré son ami, un étudiant chinois, tout en filmant la scène et envoyer des morceaux du cadavre au Premier Ministre du Canada, puis avait fuit le pays. Il faut avouer que beaucoup de Québécois sont content du verdict, car à un moment donné, on se demandait si Magnotta allait s’en sortir sans trop de mal, tant que l’annonce du verdict a pris du temps.
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Mort de Jun Lin

Magnotta coupable de meurtre prémédité

 

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Par Michaël Nguyen

Luka Rocco Magnotta vient d’être déclaré coupable du meurtre prémédité de Jun Lin. Il a donc été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 2039.

Luka Rocco Magnotta (Crédit photo: Courtoisie)

«Coupable», a lancé le président des jurés, dans une salle comble.

Après 12 semaines de procès, 66 témoins et 43 jours d’audience, le jury a finalement retenu la thèse de la Couronne voulant que Magnotta avait planifié et délibérément tué l’étudiant chinois le 25 mai 2012.

Le jury n’a donc pas cru à la thèse de non-responsabilité criminelle proposée par la défense.

Prison à vie

En prononçant un seul mot, les huit femmes et quatre hommes composant le jury ont envoyé l’accusé de 32 ans en prison pour le reste de ses jours. Il pourra toutefois faire une demande de libération conditionnelle dans 25 ans, mais même si elle est acceptée, Magnotta restera toute sa vie sous le joug des services correctionnels.

Si le jury avait rendu un verdict de non-responsabilité criminelle, Magnotta aurait été interné à l’Institut Philippe-Pinel jusqu’à ce qu’il ne représente plus un danger pour la société.

 

Jun Lin (Crédit photo: Facebook)

    Son cas aurait été évalué chaque année.

    Deux thèses

    Lors du procès, deux thèses s’étaient affrontées.

    D’un côté, Me Luc Leclair de la défense a plaidé la folie de son client. Selon lui, les dossiers médicaux de Magnotta parlent d’eux-mêmes, puisqu’il a été diagnostiqué schizophrène dès 2001.

    Deux psychiatres experts avaient soutenu la thèse de la défense. Le juge avait toutefois souligné que leurs avis étaient basés sur la version de Magnotta, qui n’avait pas été prouvée en cour puisque l’accusé n’avait pas témoigné.

    Me Louis Bouthillier de la Couronne avait de son côté plaidé que Magnotta s’était donné comme mission de commettre le meurtre parfait et d’échapper à la justice.

    Magnotta était ultraorganisé et il avait même envoyé six mois plus tôt un courriel à un reporter anglais, indiquant qu’il allait filmer un meurtre.

    «C’est vous qui devrez décider de la valeur que vous accordez à chaque élément de preuve», avait rappelé le juge au jury.

    Notons que les délibérations des jurés seront secrètes. Personne ne saura jamais comment ils en sont arrivés à ce verdict.

    Le procès en chiffres

  • 43 jours d’audience devant jury

  • 12 semaines de procès

  • 52 témoins de la Couronne sur 25 jours

  • 14 témoins de la défense sur 15 jours

  • 6 psychiatres experts entendus, dont quatre pour la défense

  • 20 jours d’audience pour entendre les experts

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Le père de Lin Jun sera présent tout au long du procès


Je ne sais pas si en temps que parents, j’aurais voulu assister à un procès d’un crime aussi atroce que celui de Magnotta. Regarder les vidéos qui montrent les détailles du démembrement de la Lin Jun sera sûrement quelque chose d’émotionnellement difficile à vivre. Je ne sais pas pourquoi, que cela a pris tant de temps à mettre ce procès à l’ordre du jour. Mais, ce que j’espère, c’est que la sentence sera lourde pour que plus jamais Magnotta voit le jour de la liberté
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Le père de Lin Jun sera présent tout au long du procès

Le père de Lin Jun se présente au... (Photo: Martin Chamberland, archives La Presse)

Le père de Lin Jun se présente au palais de justice de Montréal, accompagné de sa traductrice.

Photo: Martin Chamberland, archives La Presse

Sidhartha Banerjee
La Presse Canadienne
Montréal

Le père de Lin Jun, l’étudiant chinois tué et démembré en 2012, a traversé la moitié du globe pour assister au procès du suspect numéro un, Luka Rocco Magnotta, et obtenir réponse à ses questions.

«Certaines personnes ne comprennent tout simplement pas pourquoi un père veut regarder des preuves comme celles-là, mais c’est son choix, c’est son fils, a déclaré, lundi après-midi, l’avocat de Diran Lin, Daniel Urbas. Il a un intérêt personnel, il veut savoir ce qui est arrivé à son fils, comment c’est arrivé (…) et une question qui pourrait ne jamais être répondue: pourquoi?».

«Cela n’améliorera pas les choses, il obtiendra quelques réponses, mais je ne pense pas que cela effacera comment il se sent chaque jour», a-t-il expliqué devant les médias, M. Lin à ses côtés.

M. Magnotta a de nouveau plaidé non coupable aux cinq accusations qui pèsent contre lui, dont une de meurtre au premier degré. Son avocat, Luc Leclair, a déclaré aux jurés du procès pour meurtre prémédité qu’il va présenter une défense d’aliénation mentale et que l’état d’esprit de Magnotta sera l’élément central de cette cause.

Diran Lin a passé l’avant-midi dans la salle d’audience. Un traducteur était assis avec lui alors que les avocats présentaient leurs arguments. Il pourra regarder la majeure partie du procès depuis une pièce privée aménagée pour lui, adjacente à la salle, pour lui permettre de recevoir les explications des traducteurs et des avocats.

«M. Lin sera ici pratiquement tous les jours, tout dépendant de la nature de la preuve, a précisé M. Urbas. Il sera là pour voir par lui-même.»

Le père de la victime est le seul membre de la famille à s’être déplacé au Canada pour le procès. M. Urbas a affirmé que la mère et la soeur de Lin Jun ne pouvaient pas même s’approcher du palais de justice pour l’enquête préliminaire en 2013. Elles ont donc choisi de rester en Chine.

Les deux femmes n’ont pas encore recommencé à travailler depuis le drame. M. Lin a quant à lui quitté son emploi pour assister au procès.

«Chaque jour, nous tentons d’en parler à la mère, c’est comme si c’était arrivé hier, a raconté M. Urbas. Si elles doivent souffrir, si elles doivent être malheureuses, aussi bien être à la maison.»

Le juge du procès, Guy Cournoyer, a accepté en partie une requête de la famille de ne pas permettre la publication de certaines images et vidéos.

M. Urbas a expliqué lundi qu’ils ont passé de nombreuses heures à discuter de comment la justice canadienne fonctionne, mais le père ne veut pas commenter lui-même, jusqu’au verdict.

M. Lin restera à Montréal jusqu’à ce qu’une décision soit prononcée.

«Il veut être présent. C’est le moins qu’il puisse faire», a affirmé l’avocat.

http://www.lapresse.ca/

EN PRISON : En attendant son procès, Luka Magnotta reçoit des lettres d’admirateurs en prison


Je ne comprends pas ces gens qui écrivent à Magnotta pour avoir des conseils avec ce qu’il a fait. Comment des gens peuvent admirer ce genre de personnage qui tuent par pur plaisir, par violence. Et puis, je trouve que c’est bien long le processus d’accusation pour un crime qui avait été filmé et que d’autres peuvent ne manquent pas. Il me semble que c’est un manque de respect pour la famille de la victime
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EN PRISON : En attendant son procès, Luka Magnotta reçoit des lettres d’admirateurs en prison

 

Luka Rocco Magnotta

PHOTO AFP / SPVM

Luka Rocco Magnotta

JOE WARMINGTON / AGENCE QMI

TORONTO – En attendant son procès prévu en septembre 2014, Luka Rocco Magnotta reçoit des dizaines de lettres en prison. Il prend également le temps de répondre à ses admirateurs, selon ce qu’a appris l’Agence QMI.

Magnotta a été accusé du meurtre prémédité de Jun Lin, tué à l’âge de 33 ans, à Montréal, au printemps 2012.

Au Centre de détention de Rivière-des-Prairies, où il est incarcéré, Luka Magnotta a droit à trois repas, une assistance médicale, du temps hors de sa cellule, des visites de sa famille et beaucoup de courriers.

«Il y a plus de messages que vous le pensez», a confié une source, soulignant que les lettres arrivaient du Canada, des États-Unis, mais aussi d’ailleurs dans le monde.

«C’est incroyable. Des gens lui écrivent et lui demandent des conseils», a indiqué la source, précisant que souvent il leur répondait.

Aucune loi n’est violée

Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique du Québec, Clément Falardeau, a expliqué qu’il est possible d’avoir des correspondances avec les détenus, et que selon sa compréhension, il n’y a rien dans la loi pour empêcher les gens d’écrire aux détenus.

John McKeller, un «ami» de Magnotta fait partie de ces correspondants.

«Il a un côté compatissant», a-t-il dit.

McKeller a dit ne pas souhaiter rendre publics ses échanges de lettres, pour le moment.

«Il se porte bien», a-t-il déclaré.

Selon John McKeller, toutes les lettres reçues ou envoyées au centre de détention sont examinées.

« Il n’y a pas grand-chose dans les lettres», a-t-il souligné. De plus, McKeller ne croit pas que ces correspondances viennent de «gens bien intentionnés».

L’équipe juridique de Magnotta, qui a décliné toutes les demandes d’entrevues des médias, a refusé de commenter.

Sorties

En attendant son procès, Magnotta est autorisé à sortir de sa cellule pour un certain nombre d’heures, chaque jour, et ce, dans un espace commun où il est seul.

Selon nos sources, il a reçu la visite de sa mère et a pu avoir des conversations au téléphone avec des membres de sa famille, notamment sa grand-mère.

En plus de l’accusation de meurtre prémédité, Luka Rocco Magnotta fait aussi face à des chefs d’outrage à un cadavre, de production de matériel obscène, d’utilisation illégale de la poste et de harcèlement envers Stephen Harper et des membres du Parlement.

Son procès a été fixé pour septembre 2014.

http://www.journaldemontreal.com

Magnotta Il bloguait abondamment sur son «extrême beauté»


Pas sur qu’il fait sourire bien des gens depuis qu’il est devenu un meurtrier, mais une chose certaine c’est que ce gars est vraiment arrogant dans ses propos. Une fierté vraiment mal placé
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Magnotta

Il bloguait abondamment sur son «extrême beauté»

 

Magnotta - Il bloguait abondamment sur son «extrême beauté»

 

Photo AFP / Archives

«Je suis un top model», c’est le titre du premier billet apparemment publié par Luka Magnotta en 2009 sur l’un de ses blogues. Il y parle essentiellement de son «extrême beauté», de la jalousie de sa famille et de ses amis à son endroit, ou encore de sa bisexualité, mais rien ne laisse entrevoir les crimes qu’il a présumément commis trois ans plus tard.

Celui qui sera alors nommé par la presse du monde entier «le dépeceur de Montréal» a mis frénétiquement en ligne 44 billets au total, largement agrémentés de photos de lui, entre le 23 juin et le 1er juillet de cette année-là. Il s’agit parfois de textes interminables mis en ligne à quelques minutes d’intervalles.

Le jeune homme, qui dit avoir 26 ans à l’époque, y dévoile son égocentrisme exacerbé et commente par exemple certaines photos de lui, comme ce cliché où il apparaît torse nu, un blouson de cuir sur l’épaule, et les yeux mi-clos. Il se trouve « extrêmement sexy » et estime que cela doit être dur à supporter pour les gens moches qui l’admirent. Il raconte que parfois, lorsqu’il se regarde dans le miroir, il n’en croit pas ses yeux tellement il est beau.

L’auteur signe la plupart de ses textes «Luka Magnotta» et explique entre autres que la vie d’un mannequin n’est pas aussi facile qu’on le croit, «que faire attention à son image et à son apparence est un travail difficile» parce que la notion de beauté est très personnelle. Il est question de sa beauté en permanence.

«Les gens me haïssent parce que je suis beau», écrit-il, expliquant que les gars sont intimidés parce qu’ils se sentent «forcément laid à [ses] côtés». Il raconte qu’il a bien essayé de s’enlaidir, mais sans succès, parce que «rien ne peut cacher [sa] beauté».

Il semble parfois s’énerver lorsqu’il écrit que ce n’est pas de sa faute s’il est beau, mais que «c’est la faute de dieu, parce que dieu l’aime plus que les autres».

«Tout le monde veut me connaître et coucher avec moi, mais ils devraient d’abord savoir que je ne suis pas une pute […], je suis un gars sexy, oui, mais je ne suis pas une salope et je suis fatigué de ces gens qui font tout pour avoir mon attention et mon corps», affirme-t-il.

Magnotta demande aussi à ses lecteurs d’admettre qu’ils l’aiment et leur intime de cesser d’être jaloux de lui. La jalousie de tous ceux qui l’entourent vis-à-vis de sa beauté plastique et de son intelligence semble d’ailleurs le hanter, puisqu’il y fait tout le temps allusion. Il affirme même que des gens utilisent des photos de lui sur les réseaux sociaux pour faire croire qu’ils sont beaux, et aussi qu’il y a des centaines de faux sites web qui parlent de lui.

Dans une série de billets sur ce qui ressemble à une déception amoureuse, il déplore que ses amis le déçoivent et assure que, de toute sa vie, il ne pourra plus jamais faire confiance à personne. Il évoque aussi un lourd passé, précisant qu’il a eu «de nombreux partenaires, des problèmes avec la justice et que [son] nom a été cité dans tous les médias».

Enfin, une citation interpelle tout particulièrement a posteriori, d’autant qu’elle est livrée sans explication ni justification :

«Personne ne comprendra jamais ce que j’ai dû traverser ces dernières années et ça ne sert à rien que je vous le dise, et je ne le raconterai jamais. Vous n’étiez pas à ma place», écrit-il.

De nombreux sujets font également l’objet d’un billet, comme son intérêt pour la marijuana, son somnambulisme, son incapacité à contenir ses érections dans les douches collectives, ses trois séances de manucure par jour qu’il compare à de l’automutilation, sa passion pour les habits de fourrure et son rêve de porter un manteau en peau de tigre, ses reproches à son petit ami qui ne veut pas sortir du placard, ou encore sa certitude que les personnes qui ont peur des gais sont des homosexuels refoulés, et sa critique des patrons qui surveillent leurs employés sur les réseaux sociaux en dehors des heures de travail.


Magnotta s’intéressait à la scientologie

Dans son blogue tenu au début de l’été 2009, Luka Rocco Magnotta évoque son intérêt pour la scientologie.

«Cela me dérange vraiment d’entendre constamment de fausses rumeurs selon lesquelles l’Église contrôle les esprits», écrit sur ce blogue publié sur estrip.org et découvert par le magazineThe Village Voice.

«Je n’ai expérimenté que des choses positives en allant à l’Église et cela a changé ma vie pour le mieux, affirme celui qui est soupçonné d’avoir tué et démembré son ancien amant en mai dernier. Je n’ai personne, pas de famille ou d’amis à qui je peux faire confiance et l’Église agit comme ma famille à chaque fois que j’y vais.»

Il raconte que lorsqu’il était enfant, il souhaitait souvent se faire adopter par la vedette de l’Église de Scientologie, Tom Cruise. Puis, il écrit : «dans le passé, j’ai fait des choses mauvaises, mais qui n’en a pas fait?» et assure que ce qu’il veut dans la vie, c’est «d’aider les autres.»

«Si je peux faire sourire quelqu’un, alors je sais que j’ai bien fait mon travail», ajoute-t-il.

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